L'interprète de l’Yonne concocte une soirée spéciale réalisée à distance grâce à la magie de la digitalisation ce lundi 08 mars à partir de 18h30 sur sa page Facebook. L’occasion de la retrouver via écran interposé avant de pouvoir l’applaudir de nouveau sur scène dès que le contexte le permettra…

 

BREVE: La chanteuse Icaunaise profite de la vitrine offerte ce lundi 08 mars par la Journée internationale des Droits des Femmes pour faire entendre sa voix en début de soirée sur les réseaux sociaux.

Dès 18h30, sur sa page Facebook, l’artiste auxerroise donne rendez-vous à ses aficionados habituels. Mais, aussi à toutes celles et à tous ceux qui veulent découvrir les palettes éclectiques de cette référence de la chanson française dans le landerneau.

Présente il y a quelques jours encore à la manifestation revendicative organisée par les professionnels de la culture à Auxerre afin de demander la réouverture des salles de spectacle, Anne DAVID n’en poursuit pas moins ses activités en conservant le contact avec son public via la magie du numérique. L’occasion est donc trop belle de pouvoir la retrouver ce soir de manière virtuelle sur un écran d’ordinateur ! Et de célébrer avec elle cette journée 100 % féminine !

 

Thierry BRET

 

L’expression islamo-gauchisme occupe la une de tous les médias depuis plusieurs semaines. Le terme est revenu sur la toile publique et médiatique à la suite des propos tenus par la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Frédérique VIDAL. Pourtant, cette affirmation peut-elle être considérée comme réellement fondée ou sujet à polémiques : qu’en est-il vraiment ? Elément de réponses…

 

TRIBUNE : Commençons par une définition. « Islamo-gauchisme » : cela représente un mouvement qui est repris par l’extrême gauche et qui atteint à la liberté académique afin d’aller à l’encontre de la République française. Toutefois, le terme n’est pas nouveau. Il existe depuis 2003.

Or, il est revenu à la surface de l’actualité lorsque Jean-Michel BLANQUER, ministre de l’Education nationale, l’avait lui aussi utilisé le 22 octobre sur Europe 1. Il déclarait alors : « Ce qu’on appelle l’islamo-gauchisme fait aujourd’hui des ravages en France… ».

C’est au tour, désormais, de sa collègue Frédérique VIDAL d’employer cette expression. Elle l’a fait notamment le 14 février où elle devait annoncer que « l’islamo-gauchisme gangrène la société dans son ensemble et l’université n’est pas imperméable… ».

Suite à ses propos, elle a demandé au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) d’ouvrir une enquête « sur l’ensemble des courants de recherche sur ces sujets dans l’université ».

La représentante de l’Etat a ensuite donné le ton en restant campée sur ses positions concernant l’enquête du CNRS le 16 février à l’Assemblée nationale. Depuis ces déclarations, le débat polémiste ne cesse d’être omniprésent dans la sphère publique.

 

« On ne peut plus tout dire dans certaines universités… »  

 

Le CNRS a publié un communiqué de presse le 17 février afin de se positionner sur les intentions de Frédérique VIDAL : « « L’islamo-gauchisme », slogan politique utilisé dans le débat public, ne correspond à aucune réalité scientifique… ».

Des explications auxquelles il a été ajouté : « Le CNRS condamne avec fermeté celles et ceux qui tentent d’en profiter pour remettre en cause la liberté académique ».

Malgré ces propos, la vénérable institution confirme qu’elle participera à l’enquête souhaitée par la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

De son côté, la sénatrice du Val-d’Oise, Jacqueline EUSTACHE-BRINIO confiait face aux caméras de la chaîne Public Sénat : « Que la ministre des universités devait prendre la problématique à bras le corps et demander à ce qu’on regarde de plus près ce qu’il se passait vraiment dans les universités ».

De surcroît, selon elle, dans certaines universités « on ne peut plus tout dire » !

Elle semble faire partie, néanmoins, de la minorité qui possède cette opinion.

Pierre OUZOULIAS, sénateur des Hauts-de-Seine, pense, quant à lui, tout le contraire.

« Je crois que la ministre est incapable de répondre au malaise étudiant donc elle ouvre un contre-feu avec les allumettes du Rassemblement national : c’est catastrophique… ».

La sphère publique reste tout de même très opposée aux souhaits et affirmations de celle-ci.

Si nous écoutons le politologue Olivier ROY, il affirme sur France Inter que le terme d’islamo-gauchisme est une « confusion entre islam et musulman ».

Les islamo-gauchistes ne sont pas fascinés par l’islam. La plupart d’entre eux sont des gauchistes, c’est-à-dire des marxistes qui pensent que la religion est une illusion. Explications auxquelles il rajoute : « C’est un terme purement politique ».

Nacira GUENIF, sociologue et anthropologue, déclare de son côté sur France 24 : « On veut désigner des coupables ! Il y a des personnes dont on veut décrédibiliser la position et leurs travaux en les désignant à la vindicte publique comme étant des islamo-gauchistes… ».

Elle y ajoute qu’elle a elle aussi participé à une pétition afin que la ministre démissionne.

Concernant ladite pétition, ils sont à ce jour 17 300 personnes environ à avoir apposé leur paraphe au bas du document demandant le départ de Frédérique VIDAL.

Certains syndicats tels que la CGT, la FSU et Sud de la recherche et de l’enseignement supérieur, exigent eux aussi son départ.

 

Un mot-valise, reflet d’une démocratie de plus en plus oppressive ?

 

En se tournant vers les universités, le point de vue reste le même. Paul CASSIA, professeur de droit public, explique sur Public Sénat : « Là on dresse des universitaires contre d’autres universitaires : c’est très inquiétant. C’est le reflet d’une démocratie qui devient de plus en plus oppressive »

L’université Lyon 2, réputée pour sa pensée plutôt de gauche, ne semble pas être de l’avis de la ministre Frédérique VIDAL.

La professeure en Sciences de l’éducation Françoise LANTHEAUME ne comprend pas ce terme. « C’est un mot-valise utilisé par des politiques… ».

« L’islamo-gauchisme, c’est quelque chose qui n’existe pas trop à mes yeux. J’ai l’impression que c’est juste pour taper sur quelque chose, parce que c’est plus facile de taper sur la faculté et sur les étudiants. Ainsi, c’est bien pour avoir des électeurs. La vérité est que cela n’existe pas…déclare Aurélien LORI, élève en troisième année de licence à l’université Lyon 2.

A écouter plusieurs spécialistes de différents domaines d’étude, cette accusation de la part de la ministre auprès des universités semble infondée. Le débat n’en est que plus ouvert…

 

Jordane DESCHAMPS

 

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