Et encore une douche froide pour la région Bourgogne Franche-Comté ! Un de ces jets d’eau bien glacial, au sens figuré du terme, qui vous tombe dessus, de la tête aux pieds, quand il n’est pas projeté dans la face : ça calme !

Oups, le réveil du petit matin n’en sera que meilleur afin de reprendre ses esprits et passer enfin à autre chose. Car celles et ceux des observateurs de la sphère politique qui s’attendaient à de notables surprises à l’énoncé de la liste gouvernementale, déclamée par le secrétaire général de l’Elysée, en cette fin d’après-midi de vendredi, en auront été pour leurs frais. Surtout pour les prétendants politiques de notre contrée !

Certains croisaient encore les doigts de façon à conjurer le sort. D’autres espéraient en secret toucher enfin le Graal sur un malentendu à la Jean-Claude DUSSE (« Les Bronzés ») ! Quelques-uns ne se faisaient plus d’illusions quant à leur

avenir tricolore : résultat des courses, pas l’ombre d’un représentant politique de Bourgogne Franche-Comté n’est finalement admis dans le cénacle suprême de la République, à savoir le gouvernement. Un revers lourd de conséquence pour le

rayonnement public de notre territoire…  

 

Une « Bourguignon » n’en cache pas nécessairement un autre !

 

Ironie du sort, lié à ce funeste contexte géographique, il y a bel et bien une Brigitte BOURGUIGNON (sic) au poste de ministre de la Santé – cela ne s’invente pas – qui pourrait prêter à sourire et à nous dérider un peu. Non pas, au niveau des compétences de la personne. Mais, bien au niveau de son patronyme. C’est le seul fil d’Ariane direct avec notre région, désormais orpheline de tout représentant gouvernemental pour ce nouveau mandat.

Pas de veine, donc, pour la première contrée industrielle de l’Hexagone et l’une qui se dépeuple à la vitesse grand « V » au plan démographique. Comme se plaisent à le répéter bon nombre de politiques du sérail lors de leurs visites en entreprises. A l’heure où l’attractivité territoriale et ses leitmotivs de dynamique battent leur plein dans toutes les alcôves institutionnelles et économiques de notre pays, il est tout de même regrettable de ne pas avoir choisi un vrai (ou une vraie, aussi) capitaine d’industrie de la politique régionale, issu de la gauche, de la droite et du centre – bref tout ce qui compose à l’heure actuelle la Macronie dans toute sa splendeur -, possédant la dimension, voire l’ambition ministérielle.

 

 

La Côte d’Or ne fournit plus de ministres à l’Etat…

 

Pourtant, ces personnalités existent. Certaines ayant déjà tenu un rôle important par le passé dans le saint des saints de la politique hexagonale : la gouvernance au plus près de l’Elysée.

Ainsi, beaucoup pensaient que le maire de Dijon, l’ancien socialiste François REBSAMEN, converti à la cause LREM, serait dans les petits papiers de la nouvelle Première ministre, Elisabeth BORNE. A la tête de son propre mouvement, « Fédération Progressiste », l’ancien ministre du Travail, de l’époque François HOLLANDE, pouvait prétendre jouer un rôle stratégique à l’aune de ce deuxième quinquennat. Son nom était apparu à plusieurs reprises parmi les favoris des bookmakers de la politique française. En vain.

 

 

Autre ténor politique de la Côte d’Or : le sénateur François PATRIAT, un acteur de la vie publique très proche du locataire de l’Elysée. Les PME, le commerce, l’artisanat, voire l’agriculture et la pêche auront été ses items de prédilection lors de son passage en qualité de secrétaire d’Etat à l’époque de la cohabitation musclée devant rapprocher, bien malgré eux, Jacques CHIRAC à Lionel JOSPIN.

Très investi pour impulser la dynamique des comités de soutien à la candidature du ticket « Macron II » – il a effectué plusieurs fois le déplacement depuis Dijon jusqu’à Auxerre afin d’y rencontrer les aficionados de la cause présidentielle -, il n’a en revanche jamais laissé planer le doute sur ses intentions (aucunes) de ne pas reprendre un maroquin ministériel.

 

 

« La vie ne s’arrête pas à un poste au sein du gouvernement… »…

 

Quant au seul et unique représentant gouvernemental régional du précédent exercice, piloté par Edouard PHILIPPE, puis par Jean CASTEX, l’Icaunais Jean-Baptiste LEMOYNE, son bail n’a donc pas été renouvelé.

Lui qui avait vu au cours de ces cinq années de présence au cœur de la « Dream Team » de Matignon son portefeuille s’accroître tel un trader de la City ayant réalisé une OPA sur les Petites et Moyennes Entreprises après le départ forcé d’Alain GRISET.

Allait-il conserver son poste ? Le conforter en y ajoutant une nouvelle ligne de compétences à sa carte de visite ? Ou ne plus être intégré dans la partie ? Toutes les options étaient envisageables.

Rencontré il y a peu à Toucy, lors de l’inauguration de la permanence de l’un des prétendants à la députation dans la première circonscription de l’Yonne – Victor ALBRECHT -, Jean-Baptiste LEMOYNE était resté évasif sur le sujet. Se contentant de reconnaître avec humour que « la vie ne s’arrêtait pas à un poste de membre du gouvernement ».

Prémonitoire ? Sans aucun doute, mais il était beaucoup trop tôt pour en parler de manière convenue, selon le respect du sacro-saint principe de l’embargo informatif qui s’applique en France, au nom du protocole.

 

 

Même le patronyme de Guillaume LARRIVE, autre pointure de la politique régionale positionnée pourtant dans le camp adverse, celui des Républicains, avait circulé un tant soit peu sur les antennes des télévisions nationales pour figurer au sein de l’équipe gouvernementale.

« De la pure fiction, devait rappeler l’intéressé lors la conférence de presse de son lancement de campagne, un député ne répond pas aux ordres de l’Elysée ; il n’était donc pas question d’accepter ce qui aurait été une perte totale de légitimité…».

Des propos devant couper court à toutes les rumeurs et autres intox circulant çà et là, aux dires du parlementaire de l’Yonne.

 

Qui pour défendre les intérêts de la région BFC auprès de Matignon ?

 

Nonobstant, cette absence criante de représentativité géographique au sein du gouvernement ne peut être que préjudiciable in fine pour la Bourgogne Franche-Comté. Pour sa visibilité. Pour la défense de ses atouts et de ses intérêts. Pour son rayonnement à l’international, aussi. Et surtout pour pouvoir porter dans la stratosphère politicienne le développement de ses infrastructures et autres projets conduisant au renforcement de son attractivité économique.

Une véritable scoumoune, en fait, alors que d’autres régions, voire départements de France (à l’instar de celui du Nord) arrivent à placer quatre de leurs personnalités politiques parmi l’équipe de choc qui a pour mission de prioriser et de dynamiser les dossiers au cours de ces cinq prochaines années. La douche froide, vous dis-je !

Thierry BRET

 

Précurseur, le Syndicat départemental d’Energies de l’Yonne ? Oui, assurément. Sur un registre de plus en plus vaste, par ailleurs. Celui qui concerne la transition énergétique, sa véritable raison d’être au quotidien. La signature d’une convention de partenariat avec l’Université de Bourgogne et la SATT SAYENS l’atteste : le SDEY souhaite booster sa politique de recherche et développement avec les laboratoires universitaires. Incitatif pour accueillir des start-up régionales…

 

VENOY : C’était l’un des évènements majeurs parmi cet évènement. Eclectique dans son approche, entre la présence d’exposants et une trentaine de stands, et un plateau de conférences d’une pertinence aigue sur le sujet – les réels enjeux de la transition énergétique -, le Salon de l’Innovation 2022, porté par le Syndicat départemental d’Energies de l’Yonne (SDEY) comprenait un autre temps fort, haut en symbole au plan des retombées économiques à venir : la signature d’une convention de partenariat – plutôt un protocole d’accord-cadre avec exactitude – portant sur la coopération scientifique et technique avec l’Université de Bourgogne et la SATT SAYENS (Société d’accélération du transfert des technologies).

Soucieux d’impulser une réflexion s’appuyant sur la recherche et le développement, la fameuse « R&D » qui stimule d’ordinaire les industriels, le SDEY a voulu se rapprocher de ce pôle universitaire régional, qui englobe parmi ses ramifications plusieurs laboratoires. Des outils où les neurones et les expériences carburent à bon escient sur le sujet de prédilection de l’organisme institutionnel.

 

 

 

Les véhicules autonomes, l’une des priorités de ce partenariat…

 

Le contenu de cet accord se veut pragmatique. Il s’agit pour ses signataires de définir un cadre de coopération, de concertation et d’échange d’informations mais aussi de promotion et de suivi d’activités. Celles-ci se rapportant à la recherche, la formation, l’expertise et le renseignement scientifique définis sur un certain nombre de thématiques.

Les items, dans les grandes lignes, sont au nombre de quatre : l’amélioration de l’autoconsommation collective des bâtiments – cela induit la production, le stockage et les batteries -, le stockage des énergies et la réinjection sur les réseaux, des actions de développement à relayer au niveau du territoire, et, dernier point, tout un volet de réflexions sur l’optimisation des véhicules autonomes. A l’instar de ceux qui devraient être usités sur la commune de Vézelay.

Une louable intention de la part du SDEY qui possède un deuxième objectif derrière la simple signature de ce protocole, permettant de faire converger les esprits et les actes. Le Syndicat départemental d’Energies de l’Yonne aimerait devenir le partenaire idoine de start-up régionales, désireuses de croître et de prospérer. Un lieu pour les accueillir est déjà tout trouvé : les locaux que possède le SDEY à Migennes. Le Syndicat d’Energies en business center au service de la transition énergétique ? Rien d’impossible, en somme !

 

 

En savoir plus :

 

La signature de cet accord-cadre de coopération scientifique et technique a été ratifiée par Catherine GUILLEMIN, présidente de la SATT SAYENS, Vincent THOMAS, président de l’Université de Bourgogne et Jean-Noël LOURY, président du SDEY.

SAYENS a accès aux compétences et innovations des 6 500 chercheurs, 4 000 doctorants issus des 140 laboratoires de recherche publique répartis sur les régions Bourgogne Franche-Comté et Grand-Est (Lorraine, Sud Champagne-Ardenne et Troyes).

 

Thierry BRET

 

La Ligue 1 s’aperçoit par le petit bout de la lorgnette après le succès difficile face au Football Club de Sochaux-Montbéliard, véritable derby issu du rapprochement entre la Bourgogne et la Franche-Comté. Les supporteurs sont en liesse et espèrent beaucoup de la suite. Pendant ce temps-là, les artisans savent tirer leur épingle du jeu et proposent des produits appétissants pour les fans. Vivement la saison prochaine parmi l’élite !

 

BILLET :

 

Lundi

 

Un peu partout s’affichent les soutiens à l’AJA en perspective de leur ultime match à domicile vendredi prochain. Il est synonyme de montée en Ligue 1 en cas de victoire des Bourguignons. Mais, il est aussi conditionné à une défaite ou un match nul du leader, l’AC Ajaccio. Les artères et les vitrines auxerroises se sont colorées de bleu et blanc, rappelant les heures les plus glorieuses du club. Un maître artisan boulanger de la rue du Temple a même pour l’occasion créé une œuvre panaire du plus bel effet. Ne reste à espérer que ce ne soit pas de mauvais augure et que l’AJA ne se ramasse un pain dans cinq jours… !

 

Mardi

 

La scène se passe le dimanche 11 juin 2017, au soir du premier tour des législatives, dans le cellier des locaux du Conseil départemental. Invité par un élu sympathisant à se restaurer brièvement au buffet dressé pour l’occasion dans l’attente des résultats, Mathieu DEBAIN, suppléant de Paulo DA SILVA MOREIRA, candidat LREM dans la première circonscription, fut sommé par le directeur de cabinet du Président départemental d’alors, André VILLIERS, lui-même candidat dans la seconde circonscription sous les couleurs de l’UDI, de quitter les lieux séance tenante ! Cinq ans plus tard, Mathieu DEBAIN est toujours suppléant, mais de Victor ALBRECHT, cette fois-ci et toujours sous la bannière LREM. Pendant que du côté d’Avallon, André VILLIERS concoure à sa propre succession, mais investi lui aussi par la majorité présidentielle, sous l’étiquette « Horizons » avec Edouard PHILIPPE… L’on espère que les deux intéressés trouveront cette fois-ci l’occasion de déjeuner ensemble ! Compliquée parfois la politique…

 

 

Mercredi

 

Oh « T » moi d’un doute. On connaît Victor HUGO à la mairie d’Auxerre… ? Si, l’on en juge par ce panneau fièrement affiché au bas de la rue Bobillot, actuellement en travaux, il est à craindre que non ! L’on peut être « maître d’ouvrage », sans pour autant maîtriser le patronyme du plus célèbre de nos écrivains… Allô ? La Direction des services de la Culture à la mairie d’Auxerre ? Ah ! Ça ne répond pas ! Comment ne pas terminer en évoquant cette citation du grand « Victaure Hugeau »... ? « La liberté commence où l’ignorance finit… ».

 

 

 

Jeudi

 

Présent ce jeudi à Branches pour l’inauguration d’une borne de téléconsultation médicale à la mairie, le sénateur Côte-d’orien, François PATRIAT a évoqué en aparté, pour illustrer les déserts médicaux, l’accident qui lui était arrivé l’été dernier. Piqué par des frelons et pris en charge par les pompiers pour être transporté au CHU de Dijon, c’est en vain qu’il réclamât la piqûre salvatrice pour éviter un possible choc anaphylactique, la loi n’autorisant pas les « soldats du feu » à réaliser un tel acte. Une injection que l’ancien vétérinaire finit de guerre lasse par se faire lui-même, faute de trouver un médecin pour cela. Les services de l’Elysée ayant été avertis dans l’intervalle, c’est le président MACRON lui-même que l’infortuné finit par avoir au téléphone, mais toujours pas de médecin ! Une mésaventure qui n’est pas sans évoquer le célèbre sketch du regretté Fernand RAYNAUD : « Allo New-York ? Dites donc ! Vous ne pourriez pas me passer le 22 à Asnières… ? ».

 

 

Vendredi

 

Il est des histoires bêtes à pleurer. Comme celle de ce chauffeur-routier dans l’Aude, qui a été licencié sur le champ pour s’être rendu de manière impromptue à un rendez-vous médical de dernière minute pour son fils de six ans, lourdement handicapé suite à un AVC, survenu à la naissance. Larmes de tristesse, larmes de honte, larmes de colère…

 

Samedi

 

Il faudra patienter encore un peu pour voir monter l’AJA en Ligue 1. Ambiance de folie au stade mais également dans le parc voisin de l’Arbre-Sec, où avait été installée, pour l’occasion, une « fan zone ». Près de 4 000 personnes en communion avec les joueurs par écran interposé. Une scène qui me remémora ce jour de 1994 où pour la deuxième fois de leur histoire, l’AJA jouait une finale de Coupe de France à Paris. Un train de supporteurs avait même été affrété au départ d’Auxerre. Je me souviens de ce père de famille croisé sur le quai, son enfant sur les épaules, un fanion à la main, venu saluer les supporteurs en partance, pas assez riche pour pouvoir les accompagner m’expliqua-t-il, mais des rêves plein la tête… Le béotien footballistique que j’étais et que je suis encore, comprit ce jour-là toute l’importance d’un sport élevé par beaucoup au rang de religion. Pour le plus grand bonheur de l’abbé Deschamps, bien sûr !

 

 

Dimanche

 

Ce même soir, se déroulait la Nuit européenne des musées et à Auxerre comme partout en France, le public était invité à découvrir gratuitement les richesses du patrimoine jusque tard dans la nuit. Une manière insolite de se promener au fil de l’histoire, en des lieux magnifiés par le noir et l’obscurité, avec parfois de subtils jeux de lumière comme ici, en l’Abbaye Saint-Germain…

 

Dominique BERNERD

 

 

« On y croit ! ». Et, au vu des premières tendances informatives données par les instituts de sondage nationaux, ils auraient tort de ne pas arborer un large sourire – celui de potentiels vainqueurs de ces législatives en juin ? – sur leurs visages. Les trois candidats de ces échéances électorales dans l’Yonne et leurs suppléants sont prêts à croquer toutes les voix avec délectation qui viendront tomber dans leur escarcelle…

 

AUXERRE : 29 % contre 26 %. L’écart semble se creuser irrémédiablement au dernier pointage, proposé par les instituts de sondage,entre la NUPES et Ensemble. Un premier tour au bénéfice de ce surprenant attelage, qui s’est constitué en dernière minute, par une gauche en quête de résurrection, ayant soif de revanche, après son échec lors de la récente présidentielle.

Encore à touche-touche juste avant la désignation de la nouvelle Première ministre Elisabeth BORNE, les intentions de vote pour la NUPES continuent de prendre de la constante, en version exponentielle, à la plus grande satisfaction de ses ouailles qui croient mordicus en la victoire possible au soir des 12 et 19 juin prochains.

Le tribun de cette gauche, variante 2022, Jean-Luc MELENCHON qui se voit déjà Premier ministre à la place du Premier ministre – aurait-il lu les désopilantes aventures du fameux fakir « IZNOGOUD » né de l’imaginaire fertile de René GOSCINNY et de Jean TABARY- est peut-être en passe de réussir son pari. Du moins, la première étape de cette accession possible vers les arcanes suprêmes de l’exécutif national. Gagner la prime rencontre des deux manches des législatives 2022 ?

 

La montée en puissance de LFI et d’EELV au détriment du PCF et du PS…

 

En tout cas, dans l’Yonne, la mayonnaise, aussi savoureuse soit elle pour les adeptes d’une gauche unie et revivifiée, a pris une belle couleur sans que trop d’œufs ne se soient perdus en cours de route ! Même si les puristes du socialisme se plaindront en s’arrachant les cheveux de ne pas retrouver de candidats à la rose dans l’une des trois circonscriptions de notre territoire.

Et à ce petit jeu-là, de qui représente quoi, c’est d’une simplicité enfantine (IZNOGOUD nous revoilà !) et très simple : La France Insoumise (LFI) et EELV (Europe Ecologie Les Verts) tirent plus que convenablement les marrons du feu dans ce match qualificatif pour élire domicile à Matignon.

Net et sans bavure. Reléguant le Parti Communiste – il aura réalisé toutefois un score plutôt honorable avec un Fabien ROUSSEL disposant d’une très belle cote de sympathie y compris chez les électeurs de droite et du centre -, et surtout un Parti Socialiste, qui ne cesse de boire le calice jusqu’à la lie, après le naufrage de son égérie, Anne HIDALGO vers la seconde division. Ce n’est pas bien, localement, quand dans le même temps, l’emblématique club de football du terroir tente de bouleverser les paradigmes en espérant retrouver l’élite dès la saison prochaine.

 

Ni discordance ni fausses notes dans les arguments…

 

Ils y croient dur comme fer, ces candidats qui se lancent dans cette nouvelle joute électoraliste. Ils ont raison tant au plan mental que pour la motivation car l’appétit vient en mangeant, c’est bien connu.

On sent bien que dans les explicatifs de ces six personnes, les trois titulaires et leurs suppléants, il y a de l’engagement dans les propos, de la passion –elle semble être parfois viscérale pour servir une cause, celle de la défense des intérêts du peuple et de son pouvoir d’achat -, de l’envie, de l’espérance, de l’émotion. De vivre, peut-être, un instant historique si la courbe des sondages ne cesse d’aller dans leur sens ?

Résultante de cet accord national qui n’aura pas in fine accouché d’une souris, malgré moult circonvolutions et périodes d’atermoiements, cette déclinaison locale ne désire qu’une seule chose : être en parfaite harmonie afin de pouvoir interpréter la même partition. Sans couacs et fausses notes.

Force est de constater que la conférence de presse, proposée il y a quelques jours dans les locaux auxerrois de la formation écologiste, n’aura pas révélé de discordance dans les arguments.

Que ce soit chez les thuriféraires investis, hérauts de cette nouvelle alliance ou chez les chefs de partis, venus en témoin, rappeler que les bienfaits de cette coalition, faisant l’unanimité chez ses signataires.

 

 

La NUPES : une alliance qui va au-delà d’une simple candidature…

 

La NUPES (Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale) ne se présente pas pour tenter un coup d’essai, un brin expérimental, ou simplement occuper le terrain, avec ce nouveau scrutin. Que nenni ! La volonté farouche de ces auteurs est de la faire perdurer durablement dans ce paysage issu de la recomposition politique, née de l’après présidentielle qui aura mis à mal bon nombre de certitudes.

Même si, étymologiquement, la nouvelle appellation n’est pas très marketing (!) – doit-on prononcer le « s » terminal ou pas ? -, la NUPES a choisi comme logotype officiel la lettre « nu » (V), treizième de l’alphabet grec, voire même d’origine phénicienne selon les puristes, qui appliqué à la physique, correspond à la « fréquence ». Serait-ce un signe positif pour évaluer le nombre d’électeurs ayant déposé un bulletin étant favorable à cette alliance des partis de gauche au fond des urnes les jours de scrutin ? !

Au-delà de cette « fréquence » symbolisée par ce sigle antique, cet accord, qualifié d’historique par ses commentateurs (Mani CAMBEFORT pour le PS, Alain RAYMONT pour le PCF, Andy WALKDEN pour EELV, et Florent, le porte-parole de La France Insoumise s’exprimant au nom de tous ses camarades), se situe bien au-delà d’une simple candidature unique. Dans les trois circonscriptions de l’Yonne, la mobilisation des différentes composantes de cette nouvelle alliance est palpable.

 

 

Le « V » de « Nu » pour évoquer la victoire finale ?

 

Les thèmes de campagne ne manquent pas : la retraite à soixante ans, le blocage des prix, l’instauration d’une cuisine bio et gratuite dans les collectivités de type scolaire, la planification écologique – item plus que jamais d’actualité même dans la bouche d’Emmanuel MACRON visiblement ! -, la création de services publics pour redynamiser les territoires ruraux qui en ont grandement besoin, la revalorisation du SMIC à 1 400 euros, le soutien à l’agriculture, l’équité applicable dans la fiscalité ou encore le passage à la VIème République, l’inéluctable antienne de Jean-Luc MELENCHON, qui souhaite organiser un référendum d’initiative citoyenne et la fin de la « monarchie présidentielle ».

C’est sûr, les candidats de la NUPES, gonflés à bloc par les récents sondages, se voient investir fin juin le Palais Bourbon en nombre en réalisant le coup du siècle, c’est-à-dire provoquer une cohabitation et un changement de gouvernement.

Qu’en sera-t-il exactement vu du bout de notre lorgnette, dans l’Yonne, terre de droite et du centre droit, depuis tant d’années ?

Confiants,  titulaires et suppléants n’hésitent pas en guise de réponse à faire usage de la lettre grecque « nu » au terme de la conférence de presse, une lettre qui n’a pas été choisie par hasard en matière de symbole. Avec son « V » qui rappelle ostensiblement le signe de la victoire…

 

 

En savoir plus :

La liste des candidats :

Première circonscription :

Florence LOURY, titulaire et Claire LAROCHE-FONTAINE, suppléante,

Deuxième circonscription :

Philippe VEYSSIERE, titulaire et Judicaëlle CALIF, suppléante.

Troisième circonscription :

Manon DENE, titulaire et Jérôme THIRIET, suppléant.

 

Thierry BRET

 

C’était la fête à tous les étages à Montholon ! En effet, près de 260 personnes avaient répondu à l’invitation de la SARL PICON à l’occasion de la phase inaugurale de leur nouveau bâtiment. Les invités ont pu découvrir à loisir le dernier cri des véhicules exposés dont une superbe Renault Alpine, avant de visionner sur écran géant une rétrospective du garage.

 

AILLANT-SUR-THOLON : Ambiance festive au Garage PICON en cette fin d’après-midi du vendredi 13 mai. La cérémonie inaugurale du nouveau bâtiment qui accueille ce spécialiste de la réparation et de la vente automobile se sera déroulée dans un esprit de joie. Entre la restauration proposée par un « food-truck », privatisé pour la soirée, et la découverte de nouveaux modèles, de la marque hexagonale, Renault.

 

Une vraie saga familiale dans l’Aillantais…

 

Ouvert en 1962, le garage PICON n’a cessé depuis d’évoluer pour ajuster au mieux son offre vis-à-vis de sa clientèle. L’entreprise a été portée sur les fonts baptismaux en 1972 – soixante ans déjà, un bail ! -, par Georgette et Yves PICON. A l’origine orientée vers les machines agricoles, le couple opte pour une toute autre stratégie en proposant de distribuer les produits automobiles de l’enseigne aux losanges.

En 1977, leur fils ainé Jean-Yves les rejoint au pôle carrosserie. Il ouvre dans la foulée une station-service. Puis, au début des années 80, leur second fils, Luc part dans l’aventure : il prend la gestion de la réparation mécanique auto. Enfin, pour couronner le tout, quatorze ans plus tard, c’est au tour de la cadette de la famille, Christine, de venir apporter ses compétences de gestion et de comptabilité.

 

 

 

Avant qu’elle ne se dirige quelques années plus tard dans la vente des voitures et ne devienne la responsable des ressources humaines au sein de cette structure qui à ce jour compte seize personnes, réparties entre les deux sites de la société, à Aillant et à Appoigny.

Précisons qu’en 1995, les trois enfants modifient les statuts de l’entité en créant la SARL PICON. Ils sont également épaulés par la femme de Luc, Sophie qui s’occupe de toute la comptabilité, et de Pascal, le mari de Christine, technicien de la société.

 

Des investissements tant dans l’humain que le matériel…

 

Depuis cette équipe ne cesse de développer l’entreprise familiale, avec une réfection totale de l’atelier en 2004, puis le rachat de l’agence Renault à Appoigny en 2007, qui propose l’enseigne Citroën en plus de Renault et Dacia.

Durant la crise sanitaire, la société n’a pas trop souffert de la situation. Si ce n’est pour la formation du personnel, les aides au financement étant bloquées. La technologie se développant constamment dans l’automobile, avec entre autres l’arrivé de l’électrique, cela demande de trois à quatre stages de formations par technicien, avec des budgets de 5 000 euros par stage pour arriver à maîtriser cette technologie. Pour la SARL, cela nécessite qu’il y ait autant d’investissements dans l’humain que dans le matériel pour suivre la technologie et continuer ainsi d’évoluer afin d’apporter les compétences nécessaires à la clientèle.

 

Maryline GANDON

 

 

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