Un spectacle grandeur nature. Stylisé et rythmé comme dans un cabaret parisien avec jongleurs, instants de rêverie et présence sur scène d’instrumentistes surdoués, voire fantasques. En Monsieur Loyal pour tenir les rênes de ce rendez-vous festif : un Maxime LAUZET en méga-forme ! Les 1 500 invités de la célébration de l’anniversaire du centre de formation interprofessionnel de l’Yonne, accueillie à AUXERREXPO, n’auront pas eu à regretter leur déplacement, vendredi soir. Rarement l’apprentissage et la valorisation des métiers artisanaux n’eurent droit à pareille fête. Mais, il est vrai que l’on n’a pas un demi-siècle tous les jours !
AUXERRE : Quelle manifestation ! De la convivialité, de la bienveillance, de la passion, de l’envie à tous les étages. Des envies d’apprendre et d’entreprendre, aussi ! D’ailleurs, la formule du soir reviendra à la toujours sémillante Anne AZALBERT, ancienne directrice de la grande maison, de 1995 à 2006, qui très dynamique et au micro dont Maxime LAUZET, chargé de la communication de l’établissement ayant endossé la vêture de maître de cérémonie de la soirée, aura bien du mal à récupérer, lâchera la formule suivante à la limite de l’émotion : « il faut encourager et défendre « l’apprentreprendre » tel qu’on l’enseigne au CIFA… ».
On ne put qu’applaudir à la phrase originale et s’apercevoir que l’ex-directrice de l’établissement dont elle est si fière de la réussite de ses élèves n’avait rien perdu de sa répartie !
L’excellence, marque de fabrique du CIFA
Pour être un évènement grandiose, ce fut un évènement grandiose ! Cette soirée dont Didier CHAPUIS, l’actuel président, évoquait déjà les prémices organisationnelles il y a…douze mois, aura tenu toutes ses promesses. D’une part, par sa configuration opératoire avec dans l’après-midi la visite, façon portes ouvertes, du centre de formation et de ses caractéristiques si modernistes et fonctionnelles avec le « Clic Store » qui permet de proposer un enseignement en immersion virtuelle grâce à la technologie au cœur même de l’activité professionnelle représentant les cursus suivis par les apprentis ; le pôle coiffure ayant inspiré un partenariat avec, excusez du peu, la marque internationale « L’Oréal » (parce que le CIFA le vaut bien, apparemment !) ou encore l’institut de beauté, où l’esthétique s’apprécie tant dans le décorum que dans les cours qui y sont prodigués. Que dire encore du pôle mécanique dont il ne faudrait pas omettre l’importance et qui est équipé des derniers appareils utiles pour peaufiner sa connaissance en motorisation automobile. Enfin, saint des saints de la maison, connu et reconnu par nombre partisans de l’enseignement distillé autour des métiers de la filière artisanale, il y a le « Com des Chefs ». Même l’ancien directeur général de « Lasserre » à Paris et Meilleur Ouvrier de France, Gérald-Louis CANFAILLA, arborant son joli ruban tricolore autour du cou, ira de son compliment en soulignant que ce restaurant d’application ne démériterait pas s’il obtenait une étoile au Guide Michelin ! Respect ! Un restaurant d’application qui se permet de proposer très régulièrement des soirées à thèmes autour de la truffe et du foie gras, bondé comme un œuf chaque jour de l’année ou presque, et où il est nécessaire de réserver pour en apprécier, outre l’esprit cocooning, la délicate cuisine préparée et servie par nos jeunes toques en herbe ou de vertueux maîtres d’hôtel tout en politesse !

Hommage aux anciens directeurs et présidents
Présenté devant le tout Yonne ou presque, les représentants de la sphère institutionnelle, économique et politique du territoire nord-bourguignon, le spectacle offert par le CIFA en hommage à l’esprit d’entreprendre et à la valorisation de ces métiers de l’artisanat fut intense durant deux heures et demie ! Se succéderont sur la scène d’AUXERREXPO – décidément trois grosses manifestations s’y sont déroulées en moins de 24 heures, à mettre à l’actif de la bande à Sébastien FUENTES son directeur qui ne peut que se frotter les mains avec les assemblées générales de GROUPAMA et de 110 Bourgogne, plus ce raout de fin de soirée ! -, les anciens directeurs de l’établissement – diverses personnalités : on aura le plaisir d’y saluer outre Anne AZALBERT, la désormais bisontine Nicole HENRY-MUSTER et le « Savoyard » où il coule des jours heureux de retraité toujours fin gourmet, Marcel FONTBONNE, le père du défi culinaire « IRON COOK » qui a donné une dimension hexagonale à ce CIFA auxerrois, cher à son cœur. Dès fois qu’il en éprouverait encore un peu de nostalgie, il n’y a qu’un pas ! Il reviendra à l’actuel directeur, Lilian GARCIA, de prendre la parole au moment de la clôture de cet évènementiel de belle qualité, aux côtés de Maxime LAUZET – excellent en animateur vedette qui aura connu la frayeur de sa vie lorsque l’artiste peintre réalisant un tableau représentatif de cet évènement lui aura volontairement envoyé une goutte de peinture sur son pull d’un noir ébène !
Les anciens présidents auront aussi leurs instants de mise en lumière sous les projecteurs de la salle. L’excusé Pierre MARTIN, mais son fils, David était bien là en défenseur de la coiffure et des valeurs de l’artisanat, Etienne CANO – il fut également l’ancien patron du MEDEF de l’Yonne - et Michel TONNELLIER, qui malgré sa récente opération à un genou n’a pas hésité à se rendre sur la scène, muni de son fauteuil roulant. Didier CHAPUIS, actuel président – on ne présente plus ce chef d’entreprise qui aux côtés de son épouse Evelyne a vécu une expérience entrepreneuriale des plus folles depuis vingt ans en créant l’incontournable société de réception et de traiteur, devenue « FESTINS » que le sérail de l’Yonne (et même d’ailleurs) connaît très bien ! – ouvrira la manifestation. Avec un discours teinté de nostalgie, de messages forts et d’émotion.

Et si l’on se revoyait tous pour les cent ans !
On notera le clin d’œil malicieux et intéressant destiné à quelques anciens pensionnaires du centre de formation dont les carrières furent exceptionnelles après leur passage au CIFA, soit les « Quatre fantastiques de la réussite », réunis sur scène, le MOF et chef d’établissement du « Cordon Bleu » à Paris, Eric BRIFFARD, Michel MASSONNEAU, Meilleur Ouvrier de France en boucherie-étal et aujourd’hui professeur technique à l’Ecole Nationale Supérieure des Métiers de la Viande à Paris, le jeune Alexis PEUZIN, gérant de la boulangerie « Du levain au pain » à Auxerre et le coiffeur bien connu de la place auxerroise, Fabrice CORNILLON, gérant du salon de coiffure « Saint-Germain » à Auxerre. Un bel exemple de la réussite de ces métiers de l’artisanat et d’un savoir-faire amplement maîtrisé.
Si l’ancien maire de Champignelles et président de l’association de formation des élus de Puisaye-Forterre à travers « Les Entretiens de Champignelles », Jacques GILET évoqua longuement la genèse de la création du CIFA en 1975 – signalons que Didier CHAPUIS fut l’un des premiers avec Michel CHAUFOURNAIS à côtoyer cette promotion fondatrice ! -, il revint ensuite à l’ancien ministre Henri de RAINCOURT, toujours en verve oratoire avec zestes d’humour à l’appui de s’exprimer : « on se donne rendez-vous ici même pour fêter les cent ans du CIFA ! ». Il était accompagné du représentant de l’Etat, le préfet Pascal JAN, muni d’une béquille du fait d’une double déchirure au mollet, de prononcer quelques mots officiels. Un apprentissage soutenu à 100 % par l’Etat et les représentants politiques, présents dans la salle et assis au premier rang. On pense au président du Département Grégory DORTE qui ne nous aura pas gratifié d’une citation dont il a le secret ou des élus régionaux, venus en nombre, car on connaît le rôle indispensable de la Région envers la formation et l’apprentissage.

Saluons au passage les excellentes prestations scéniques du duo « Claire et Anto » – ils ont proposé un instant de pur onirisme en retraçant le parcours d’un apprenti au CIFA en mode ombres chinoises vraiment très poétique – ou les frères COLLE, qui tambourinent sur leurs instruments de percussion en virevoltant et en jonglant, avec humour depuis leur prime jeunesse. Mention spéciale au plus jeune des frères qui derrière les fûts de sa batterie nous produira un solo de batterie un peu dingue, digne des plus grandes références en la matière, Keith MOON, regretté batteur des WHO, aura pu apprécier l’exercice talentueux du jeune homme depuis la voûte céleste où il réside désormais depuis 1978 !

Naturellement, la cérémonie ne pouvait s’achever sans la présence sur scène d’un gâteau d’anniversaire et de ses cinquante bougies. Un gâteau introduit par l’un des spécialistes es chocolat de la place, j’ai nommé Olivier VIDAL, qui aura su allumer le feu à cette immense pâtisserie dont se délecteront ensuite les convives lors de la réception.
Il restera de cette soirée inoubliable de l’émotion et de jolis discours. Celui du président Didier CHAPUIS, chargé d’émotion à maintes reprises et qui aura eu le plaisir de se revoir en photo en 1975, alors jeune apprenti en formation, sur le grand écran de la scène. Un parcours de vie exceptionnel qui en dit long sur les réelles potentialités offertes à celles et ceux qui choisissent d’embrasser une carrière artisanale en privilégiant l’apprentissage…
Thierry BRET

Il s’en amuserait presque en affichant un sourire complice ! Trois ans et huit mois de présence vécus dans ce cadre propice à la réflexion et à l’action. Le vaste bureau du préfet de l’Yonne. La vue sur la rivière et les coteaux avoisinants y est imprenable. Un espace de travail très cosy où le représentant de l’Etat multiplie les rendez-vous avec des interlocuteurs venant des sphères institutionnelles, économiques, politiques et associatives. Médiatiques, aussi ! D’où cet entretien, long de plus de deux heures, où il est agréable de refaire le monde (et l’Yonne) sans trop se préoccuper de la montre…
AUXERRE : On aurait presque l’embarras du choix lorsque l’on est reçu chez le représentant de l’Etat, dans le cadre d’un entretien en mode face-à-face ! D’un côté dans l’immense pièce, sur la gauche, il y a la vaste table rectangulaire. L’idéal pour recevoir une douzaine de personnes devant débattre d’une thématique particulière. L’endroit est souvent privilégié par l’hôte de ce lieu pour y tenir ses conférences de presse. Au centre, tout en profitant de cet horizon qui s’ouvre vers les vignobles lointains, trônent des fauteuils et un canapé cuir de belle qualité. L’assise y est confortable, façon cocooning. L’idéal pour les conversations plus abouties et les discussions un peu moins cérémoniales. Certes, à l’autre bout de la pièce, il y a bien le fameux bureau préfectoral à l’épure traditionnelle, avec quelques chaises positionnées juste en face, afin d’inviter les interlocuteurs à se poser. Mais, de l’aveu même de Pascal JAN, préfet de l’Yonne depuis bientôt quatre ans, ce bureau, il ne s’y installe quasiment jamais. Une approche peut-être trop conventionnelle de la fonction ?
Souriant, d’une vêture toujours élégante – le préfet de l’Yonne aime assortir de pochettes colorées dont il a le secret ses costumes ! -, prolixe et jamais à court d’anecdotes, le préfet de l’Yonne aime s’installer dans le fauteuil du coin salon, le plus proche de la fenêtre et de son panorama. La vapoteuse, bien calée entre ses doigts. Une façon peut-être de mieux s’imprégner de cette ville d’Auxerre dont il connaît les moindres facettes depuis bientôt quatre ans. Sa longévité l’amuse. Trois ans et huit mois ! « J’ai intégré le top cinq de la plus grande durée de ce poste, plaisante-t-il, l’avantage, c’est que je vois les projets sur lesquels je travaille avec mes équipes aboutir ! ».
On ne pourra pas en dire autant de certains de ses prédécesseurs qui n’étaient déjà plus là après deux années de prise de fonction dans le département septentrional de la Bourgogne !
L’effet plus de la fourrière dans l’Yonne !
L’ancien recteur d’académie de Martinique et professeur de droit constitutionnel examine son bilan. Les cases se remplissent au fil des mois. Notamment, avec l’un des dossiers qui lui tient le plus à cœur, celui de la sécurité routière. Il n’y a pas si longtemps, notre territoire détenait des records hexagonaux morbides en matière d’accidentologie avec plus de 40 décès survenus sur les routes. Des drames plongeant des familles entières dans les affres de la souffrance…Sans omettre, les blessés, infirmes à vie.
« Aujourd’hui, nous avons réduit le nombre de morts de moitié sur les routes de l’Yonne, précise Pascal JAN, ce n’est pas assez, nous allons continuer les actions de prévention… ».
Le haut fonctionnaire est un homme pragmatique. D’écoute mais d’action. Même s’il doit bousculer un tantinet les codes pour parvenir à ses fins, dans l’intérêt des citoyens et de l’amélioration de leur cadre de vie sur notre territoire. « Je suis un préfet gestionnaire, insiste-t-il, mais pas un préfet qui fonctionne uniquement en mode projets…».
Les énumérer serait bien trop long. Mais, il en cite volontiers quelques-uns, à commencer par le dispositif de mise en fourrière dont il se réjouit pour les contrevenants ayant commis de graves infractions. Depuis la mise en application de cette mesure efficace dans l’Yonne, 1 400 automobilistes en ont eu pour leurs frais !
« Nous sommes le premier département de France à avoir autant immobilisé de véhicules en faute, sur le registre des poids lourds, ajoute-t-il, il faut savoir être visionnaire au niveau de la sécurité routière… ».
Le préfet des bilans et des indicateurs !
Ici, dans le corps préfectoral, le préfet agit comme un vrai « chef d’entreprise », en imprimant la ligne politique avec le concours du secrétaire général et relayé par ses équipes. Par le passé, avec Clémence CHOUTET, partie depuis sous les cieux de l’olympisme version Etat pour préparer les échéances alpestres de 2030, on aura pu le voir à l’œuvre sur des dossiers aussi prégnants que le plan addiction ou le soutien au projet sanitaire du « 1518 ».
L’eau, sur un territoire producteur de vin, intègre également ses priorités. « Il est nécessaire de faire régulièrement de la prévention sur les usages de l’eau, rappelle Pascal JAN, d’autant que la ressource se raréfie. C’est devenu une question cruciale sur nos territoires… ».
Pédagogue – çà, c’est toujours son côté recteur qui sommeille en surface en lui ! -, à l’écoute, Pascal JAN est un partisan de la transparence en matière de chose publique. « Il ne faut pas avoir peur d’être transparent vis-à-vis des autres, répète-t-il. Il est important de rendre public tout ce qui concerne la chose publique. Pour cela, il est nécessaire de produire des bilans et des indicateurs… ».
Des outils dont il use avec dextérité, aux côtés de ses services. Des outils devant s’appliquer sur chaque centimètre carré de ce territoire que ce pur juriste et universitaire, natif de Tours un 13 décembre 1967, aura appris à connaître avec beaucoup de détermination et de volonté, en bon sagittaire du troisième décan qu’il est !
« Je ne suis pas le préfet d’Auxerre mais bel et bien celui de l’Yonne, souligne notre personnage au regard bleu vert, parfois perçant, je multiplie les déplacements partout où le représentant de l’Etat doit être présent. Soit une centaine de visites organisées en entreprises ; autant de visites auprès des maires dans leurs communes ou des intercommunalités… ».
Des cycles qui reviennent à rythme soutenu chaque année où comme à Gurgy, il y a plusieurs mois, le préfet s’était immergé auprès de tous les acteurs fondamentaux de la commune afin d’y prendre le pouls des avis et doléances. Un reflet de la participation citoyenne, et pas uniquement dans le domaine de la sécurité des communes. Y avaient été abordés pléthore de thématiques, devant ensuite engendrer le travail des services de l’Etat…

La notion relationnelle de « l’aller vers » : sa priorité
« J’aime beaucoup cette notion relationnelle de « l’aller vers », explique-t-il entre deux prises rapides de vapoteuse, connaître le mieux possible les gens qui vivent sur un territoire suppose également d’humaniser ces relations instaurées avec eux… ».
Gestionnaire, le préfet de l’Yonne l’est, nous l’avons dit. Naturellement, via la DETR, soit la dotation d’équipement des territoires ruraux. Des aides précieuses de l’Etat permettant de financer les opérations d’investissement ou de fonctionnement que le préfet accorde ou…pas !
Parfois, le haut fonctionnaire donne un coup de pouce supplémentaire à ces financements forts utiles, en prenant une dérogation spécifique pour obtenir davantage. Histoire de pousser les projets et de mieux les accompagner dans l’intérêt général.
« Le préfet peut-être aussi à l’origine d’initiatives totalement novatrices, sourit-il, à l’instar de l’Observatoire départemental des Addictions, un projet qui lui tient à cœur.
« La parole de l’Etat doit être entendue et comprise de tous, argumente-t-il, avec de la souplesse, de la pédagogie, de la prévention mais aussi parfois en sanctionnant. L’objectif est de faire appliquer les règles… ».
Avec un sens éducatif qui sied très bien à l’homme de droit et d’enseignement qu’est Pascal JAN. La fameuse formule, « on le dit, on le fait », lui convient comme un gant, d’ailleurs. Un gant qu’il devrait étoffer dans son trousseau avec de nouvelles aventures administratives à prévoir en 2026, à l’aune d’une prochaine nomination dans l’un des autres départements de l’Hexagone ayant sa préférence ou un retour vers les DOM-TOM ? Ou, revenir à ses chères études universitaires en publiant d’autres livres et travaux (déjà une vingtaine d’ouvrages juridiques à son actif) et en enseignant aux étudiants de droit, toutes les subtilités liées à la constitution ! Un sujet ô combien d’actualité par les temps qui courent, non ?!
Thierry BRET
Ce fut nettement mieux que la saison dernière ! Pour cette édition 2025 de la fameuse manifestation portée par la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne, la « Nuit de l’Orientation » s’offrait un nouvel écrin bien légitime en étant accueillie au sein du nouveau concept flambant neuf « OCTOPUS » à la pépinière d’entreprises. Deux cents métiers et formations étaient représentés afin d’être connus des jeunes « astronomes » en quête du Graal…
AUXERRE : Le coup de chaud, c’était entre 17 et 19 heures ! Une noria de jeunes gens, accompagnés pour certains par leurs parents, qui s’est ruée dès l’ouverture des portes, non pas aux soldes d’hiver, mais dans les allées et bureaux accueillants les participants de la seconde édition de cette « Nuit de l’Orientation » qui n’a en vérité que d’aspect nocturne que le nom puisque devant s’achever aux alentours de…21 heures ! Mais, en quatre heures de temps, les nombreux visiteurs (ils étaient près de 900 la semaine dernière à l’Amphi à Sens lors de l’animation sénonaise) eurent largement le temps de sélectionner les filières et métiers de leur choix, répartis dans le lumineux espace du bâtiment « OCTOPUS » de la CCI 89 pour prendre attache avec un représentant de tel secteur d’activité ou un chef d’entreprise.
Au total, dixit Hervé AUBERGER, le responsable de la direction Formation de la chambre consulaire départementale, elles étaient une bonne soixantaine, les entreprises du cru ayant répondu favorablement à l’invitation. Quant aux filières, elles étaient encore plus nombreuses. De l’industrie à l’artisanat, du commerce aux métiers du BTP et des services, des transports à la filière sanitaire…tous avaient choisi cette manifestation pour expliquer à ces jeunes pousses, synonyme de relèves, d’être là.
Ici, on apercevra le président de la CPME de l’Yonne Didier BARJOT en pleine discussion avec une famille afin d’alimenter les discussions autour des métiers de bouche et de la restauration. Là, c’est Tessa CHARVET, de la CCI, qui prendra le pouls avec l’un des vignerons présent sur ce forum spécial carrière, le régional de l’étape version Irancy, Thierry RICHOUX !

Une découverte des métiers sans stress !
La réalité virtuelle aura attiré plus qu’il n’en fallait des candidats voulant tester les nouvelles technologies permettant de s’immerger dans un métier. Plus loin, sur des mange-debout, des chefs d’entreprise tentèrent de convaincre des jeunes gens de rejoindre les rangs de leur filière, via diplômes interposés. Ca bruisse, ça se bouscule, ça discute, ça rigole, aussi ! Bref, la « Nuit de l’Orientation » à la sauce CCI se veut conviviale, sans aspects superfétatoires, avec de l’humain, chose à remettre à la mode dans le milieu professionnel !
Sur le pôle communication et média, le stress est à proscrire autour d’Eugène LAMPION (Ici Auxerre), de Stéphane BOURDIER (Entreprendre dans l’Yonne) et de Sébastien FUENTES (Centre France Evènements) ! L’idéal en fait pour attirer le chaland qui viendrait s’asseoir à la table avec une bordée de questions sur les métiers de l’évènementiel et du journalisme !
Une découverte de métiers passionnante et éclectique qui aura permis aux représentants de la CCI Yonne, Jérôme MAYEL, son directeur, et son incontournable responsable de ce pôle, Sandra VERBRUGGEN, de s’activer en prenant le pouls de cette jeunesse en quête de pistes et solutions pour réussir à se placer en orbite dans l’univers de l’emploi. Bref, une « Nuit de l’Orientation » suffisamment scintillante en ce jeudi 27 novembre qui appelle déjà à son troisième rendez-vous en 2026…
Thierry BRET

Incontestablement, ce fut une belle soirée. Tant pour les récipiendaires des diplômes que pour leurs parents, trop heureux de voir leur progéniture toucher le Graal de fin d’année ! Quant aux taux de réussite annoncés par la directrice de l’enseignement supérieur du groupe scolaire Saint-Joseph-la-Salle, ils sont sans appel ! Notamment le 100 % de réussite obtenu par les collaborateurs juristes du cursus de notariat.
AUXERRE : Une remise de diplômes dans le saint des saints de l’enseignement privé de la capitale de l’Yonne n’est jamais une sinécure pour les élèves fréquentant l’établissement lassalien et leurs familles. 90 % de taux de réussite ici dans telle section ; 100 % de réussite dans telle autre ! Les chiffres, impitoyables, sont nets et sans bavure pour le groupe scolaire le plus important de l’Auxerrois. Et ce n’est pas cette nouvelle promotion qui modifiera la donne !
« Ce genre de soirée est fondamentale, souligne Céline MARTI, responsable de l’enseignement supérieur au sein du groupe scolaire Saint-Joseph-la-Salle, elle nous permet de développer des liens en revoyant les anciens étudiants. J’en veux pour preuve la présence de l’association ALUMNI, présidée par Hélène GRANDIN, qui assure l’interface de ce réseau… ».
Outre la remise des titres, il y aura aussi une projection sur le futur. Tant avec les bachelors, déclinés par Joannick PECHENOT, que d’autres idées qui circulent actuellement au sein du pôle décisionnel de l’établissement, avec la création de nouveaux masters ou de bachelors.

Repasser le seuil de la « grande maison » est beaucoup plus qu’un simple prétexte pour ces étudiantes et étudiants qui ont pu ainsi humer l’atmosphère du moment, leur remémorant sans doute quelques bons souvenirs.
« Nous souhaitons toujours être force de proposition par rapport à leurs projets, ajoute Céline MARTI.
La promotion de mai 2025, forte d’une quarantaine d’élèves de BTS et la session de bachelor fut au centre des préoccupations organisationnelles de la soirée, avec un François-Xavier WILLIG, directeur de l’établissement, à la manœuvre dans la prise de parole. Notons que la première session de bachelors se situe à 86 % de réussite.
Puis, la remise des brevets des collèges et celle du baccalauréat se dérouleront de la même manière que celle de l’enseignement supérieur : en famille !
Thierry BRET

L’évènement est labellisé dans le cadre de la Semaine de l’Industrie. Si vous êtes une femme en recherche d’emploi, en réorientation ou en projet de reconversion professionnelle, alors profitez de l’opportunité en venant à la rencontre des entreprises, des organismes de formation, et des structures partenaires de l’Yonne qui sont engagées pour l'égalité des chances dans le monde professionnel. Un forum au féminin pour découvrir les filières et les métiers auxquels les représentantes de la gent féminine n’auraient pas forcément pensé…
AUXERRE: Une dizaine de structures seront présentes pour représenter les secteurs suivants : le BTP, l’industrie, le transport-logistique, l’agriculture-viticulture, la cuisine, etc. Après de nombreuses années à organiser le « Carrefour des Carrières au Féminin » dans l’Yonne, l’association régionale « FETE » propose pour la première fois un « Forum Mix & Match » à Auxerre, en partenariat avec la Déléguée aux Droits des Femmes et à l’Egalité de l’Yonne, la DDETSPP de l’Yonne et le Lycée Fourier Saint-Germain ; Bon nombre d’acteurs locaux de l’emploi et de l’insertion seront aussi de la partie, grâce au soutien financier du Fonds Social Européen, du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté et de la Direction Régionale aux Droits des Femmes et à l’Egalité.
Le « Mix & Match » est un événement de promotion de l'égalité et de la mixité professionnelles. Il permettra à des femmes en recherche d’emploi d'élargir leurs horizons professionnels par la découverte de métiers et de formations peu féminisés auxquels elles n'auraient pas pensé.
L’entrée au « Mix & Match » est gratuite, il vous suffit de vous inscrire via ce lien : https://forms.gle/roZ3TDE1GNHkrvSk7 [RDV le mardi 2 décembre 2025 de 9h à 11h, au Lycée Fourier Saint-Germain (site Fourier), à Auxerre.
Rappelons que FETE – Femmes Egalité Emploi - est une association qui œuvre depuis 34 ans en Bourgogne Franche-Comté pour faire avancer l’égalité et la mixité professionnelles. Elle déploie des actions à destination d’un public large, de l’école à l’entreprise, afin de sensibiliser, former et accompagner.
Communiqué de presse de FETE