Cocoonés, choyés, placés sous le feu des projecteurs de l’écoute et de l’altruisme, les demandeurs d’emploi de l’Auxerrois ! Voilà une animation régulière qui sait panser les plaies béantes de l’inaction professionnelle et cette sournoise impression d’être laissé de côté. « Tapis Rouge » via le Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi (PLIE) réchauffe le cœur en redonnant espoir à ses bénéficiaires. Une lueur d’humanisme dans un monde social, englué vers les abymes…

 

AUXERRE : Cela ne fait pas un PLIE ! Et pourtant si ! Celles et ceux qui profitent des bienfaits vertueux de cette animation concoctée depuis plusieurs années par les responsables de ce Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi savent bien qu’il en ressort toujours quelque chose après coup.

Ce sentiment d’exister, enfin. De ne plus être considéré comme un vulgaire poids mort de la société parce que étiqueté chômeur ou demandeur d’emploi au quotidien. Ne devrait-on pas dire en recherche d’emploi, plutôt, afin de valoriser et de rendre leur dignité à celles et ceux qui éprouvent les pires des difficultés à se réinsérer dans une vie active aux contours si cruels et impitoyables.

Alors se voir dérouler le tapis rouge ne serait-ce qu’une journée une fois l’an est peut-être le plus beau des cadeaux de fin d’année que l’on puisse faire à ces femmes et à ces hommes (quasiment absents de cette session par ailleurs) qui veulent encore y croire.

Malgré les refus successifs de ces entreprises qui daignent encore leur répondre (elles se font rares !) à leur CV et lettres de motivation. Comment ne pas perdre la confiance en soi quand l’on devient invisible à tout ce qui vous entoure, y compris aux plus proches de vos connaissances et amis vous ayant depuis longtemps tourné le dos ! Etre un pestiféré dans cette société déshumanisée est devenue insupportable et n’est pas un rôle que l’on doit assumer avec légèreté en tendant la joue droite. Tandis que la bien-pensance nous livre au kilo des leçons de morale…

 

 

L’importance de l’image et de la confiance en soi : le retour au positivisme…

 

Le rouge, comme symbole de l’espérance ? Pourquoi pas, après tout. Même si au Phare, qui se pare de cette couleur chaude et chatoyante, on est aux antipodes des lumières stellaires du festival de Cannes. Mais, le rouge, c’est aussi le coloris qui incarne le mieux le pouvoir, la puissance, le plaisir et…le Père Noël !

Issus de la sphère industrielle, commerciale, services à la personne ou autres, les 48 bénéficiaires de ce rendez-vous organisé au millimètre près seront donc pris en charge par une équipe toute dévouée à leur cause : les professionnels qui exercent leur savoir-faire au sein du PLIE d’Auxerre, dirigé par l’excellent Wilfrid RICHEBOURG.

 

 

On sent de l’implication, de l’empathie, de la cordialité, de l’écoute sans jamais qu’il n’y ait de jugement sur le vécu des situations qui flirtent le plus souvent avec le pire.

Plans sociaux, licenciements économiques, décrocheurs, personnes en quête du premier job : le panel de ce pas de côté répété par 48 fois se veut malheureusement éclectique. C’est le reflet d’une société ingrate qui ne vit plus que dans l’urgence de la surconsommation et du profit poussé à son paroxysme sans se soucier nullement de l’humain. L’Apocalypse, avant l’heure ?

 

 

Reprendre son destin en main, accompagné par des spécialistes…

 

L’exercice est des plus agréables. On se fait coiffer par des mains expertes (merci aux jeunes apprenties de la Maison de la Coiffure et du CIFA qui excellent avec leurs brosses à cheveux pour assurer cette mise en pli inattendue).

Le maquillage, déposé délicatement çà et là sur des mines parfois défaites, adoucit davantage les visages. Chacune savoure l’instant. Enfin, on s’occupe d’elles. Afin de se préparer à vivre un exercice dès le tantôt où il sera question d’entretien d’embauche virtuel.

Les partenaires se prêtent à ce jeu de rôle avec compréhension et sérieux. Tous donnent de leur temps et de leurs compétences pour la réalisation de ce concept : coaches, spécialistes de l’image, de la prise de parole, de l’auto-école (l’un des freins à l’emploi demeure chez les plus jeunes l’inexistence de la mobilité) et anciens chefs d’entreprise (une douzaine).

 

 

D’autres ateliers proposent une remise en question interrogative sur la « e-réputation » et l’image que l’on donne sur les réseaux sociaux. Merveille de technologie pouvant virer au cauchemar si l’on y fait n’importe quoi !        

Envoyées par les services de Pôle Emploi, du GRETA, de l’ADAPT, de la Mission Locale et du PLIE, ces femmes de tout âge tentent de reprendre leur destin en main. Vaille que vaille. En pensant à l’avenir et à cette année 2022 qui pourrait enfin leur réserver de belles surprises au niveau professionnel ? C’est tout le bien que l’on peut leur souhaiter à l’issue de cette session.

 

Thierry BRET

 

 

Plus une minute à perdre pour assurer la conservation de l’emblématique édifice architectural, richesse du patrimoine culturel de la capitale de l’Yonne ! L’état de déliquescence avancée s’observe de part et d’autre du bâtiment séculaire rongé par l’humidité et le gel. Quant au toit du cloître, il est en piteux état avec ses bâches plastifiées qui cachent la misère : d’énormes trous où ruisselle en abondance la pluie. Un crève-cœur pour le maire-président Crescent MARAULT qui a intégré la réfection du site dans le cadre de son Projet de Territoire à dix ans. Chantier de réhabilitation à l’appui…

 

AUXERRE : Les choses sont claires comme cette eau de pluie qui détruit sournoisement les pierres de l’édifice depuis des lustres. Avant de parler de restauration de l’endroit, voire de son aménagement spécifique pour y optimiser le tourisme d’affaires et l’afflux massif de visiteurs à l’horizon 2027, l’essentiel parmi les priorités de ces travaux qui devraient débuter au cours du premier trimestre de l’année prochaine se situent bien ailleurs : c’est-à-dire la conservation de l’Abbaye Saint-Germain !

Il y aurait presque péril en la demeure à en écouter en filigrane les exégètes de l’édifice médiéval qui ont accompagné de leurs commentaires techniques, avisés et précis la visite du préfet de Région Fabien SUDRY, lundi en fin de matinée.

Un déplacement capital pour bien considérer l’ampleur des futurs travaux (surtout financiers !) auquel s’associaient le préfet de l’Yonne, Henri PREVOST (en visite la semaine dernière à Sens à la cathédrale elle-même en rénovation) et Crescent MARAULT, maire-président de l’Auxerrois.

 

 

Une Cité des arts et de la parole qui pourrait rester muette en cas d’absence de travaux…

 

Il est vrai que la nouvelle « Cité des Arts et de la Parole », au-delà de sa façade culturelle newlook qu’apprécie bon nombre d’Auxerroises et d’Auxerrois, a grand besoin d’un sérieux lifting pour retrouver enfin de sa superbe !

Une petite visite effectuée en catimini sous les toits du bâtiment principal laisse rêveur, dans la version cauchemardesque. Etat de délabrement garanti, revêtements au sol déplorable et une hasardeuse implantation d’une chaudière de plusieurs tonnes en hauteur qui laissent très perplexe !

Que dire de ces tôles et bâches en plastique qui enlaidissent les toits de ce majestueux édifice, chargé d’histoire et recelant des trésors uniques en France, posées çà et là au fil des ans pour tenter de résoudre la problématique principale, à savoir l’infiltration de l’eau !

 

 

Un projet global évalué à environ 35 millions d’euros…

 

Des rustines appliquées sur une jambe de bois qui font qu’à l’heure actuelle l’abbaye à défaut d’être la cité de la parole telle qu’elle devrait être dans sa flamboyance pourrait rester muette pour l’éternité à terme si l’on n’y remédie pas !

Crescent MARAULT, pour sa part, a décidé de relever le défi de ce chantier à la dimension pharaonique, au vu de l’importance des travaux. Il se dit affligé devant la dégradation du site. Et encore, il n’a peut-être pas tout vu !

Inscrivant ce projet de réhabilitation d’envergure (le chantier devrait courir sur cinq ans avec une demi-douzaine de tranches selon une enveloppe globale d’environ 35 millions d’euros), il a fait appel à la préfecture de Région et à son représentant, Fabien SUDRY, dans la perspective d’obtenir de louables subventions même si la Ville en mettra de sa poche, évidemment.

Les enveloppes européennes seront les bienvenues aussi pour mettre du beurre dans les épinards de ce très coûteux projet.

Rien que la réfection du cloître devrait générer le besoin d’un million d’euros. Douze millions seraient nécessaires à la phase de réhabilitation à proprement parlé. Un budget de 22 millions serait assuré pour les différentes phases d’aménagement du site.

« L’idéal, confie le maire d’Auxerre en contemplant le désastre imputable aux effets de l’érosion et de la pluie qui s’affichent sur les murs humides de l’église de l’abbaye, il nous faudrait obtenir 40 % de subventions des autres partenaires… ».

A terme, précisera-t-il en substance, l’abbaye Saint-Germain rénovée pourrait accueillir de 50 000 à 150 000 visiteurs d’ici une dizaine d’année, recevoir des séminaires et des colloques, devenir une place forte artistique et culturelle, s’ouvrir vers les quais de l’Yonne, être dotée d’un restaurant et de jardins.

Devenant ainsi le phare de l’attractivité touristique que la ville recherche tant pour attirer et capter l’intérêt des visiteurs venant de plus en plus loin…

 

Thierry BRET

 

 

 

 

La formule est plaisante. Très marketing, certes de prime abord, avec ce zeste indispensable de bienveillance philosophique. « Concrétisons vos idées, transformons vos opportunités ! ». A l’énoncé de leurs parcours respectifs, c’est certain : les deux jeunes femmes ne manquent ni d’allant ni de compétences. Export, gestion de projet, digital, oenotourisme, distribution. Placée en orbite depuis plus d’un an dans l’univers viticole, la start-up n’est pas prête de redescendre de sa courbe elliptique…

 

AUXERRE : La recette miracle de VINO UP ne tient qu’en un seul mot : assemblage ! Comme celui qui permet de façonner d’excellents nectars à consommer avec modération en temps ordinaire.

Mais, là, dans le cas présent, il n’est pas question de se restreindre, ni sur la quantité, pas davantage sur la qualité ! Voilà deux jeunes filles (de bonne famille !) dont il faut absolument croiser l’itinéraire tôt ou tard pour mieux en savourer la substantifique moelle professionnelle.

L’une est férue de distribution, de gestion de projet et d’export. Il s’agit de Flavie CULOT. Une évidence empruntée à son patronyme : elle n’en manque surtout pas !

L’autre s’est réalisée dans une vie antérieure au contact du digital, du marketing et du développement du tourisme viticole.

Betty BUFFAUT n’est autre que la progéniture du plus connu des cordonniers de la place, aujourd’hui coulant des jours heureux dans le sud de la France à la suite à une retraite méritée, Dominique. Les deux filles forment un tandem unique. Porteuse d’un projet entrepreneurial hors du commun dont elles dirigent la destinée depuis treize mois.

Alors quand il s’agit de célébrer comme il se doit le premier anniversaire de la structure, en faisant la nique à la COVID et à son climat anxiogène, nul autre endroit que « la Scène des Quais » et sa fameuse péniche, bien amarrée au port, ne convient mieux !

 

 

Les premiers clients hors de l’Yonne se manifestent pour bénéficier de leurs services…

 

Etrange paradoxe que celui-ci : ces deux esthètes au service de la vigne et de ses professionnels fêtent leur concept économique sur une surface aquatique ! Le sourire aux lèvres à grand renfort d’empathie dès que le moindre invité descend les quelques marches de la péniche faisant office de cabaret à Auxerre.

Que de chemin parcouru depuis un an pour les deux responsables de la start-up ! Une entité qui se positionne délibérément dans le conseil en développement commercial. Aujourd’hui, les exploitants du Grand Auxerrois et de la région de Chablis applaudissent des deux mains les judicieuses recommandations prodiguées par ces duettistes de choc et de charme.

Immatriculée le 06 novembre 2020, VINO UP a même élargi son champ d’actions auprès des acteurs de la filière de la bière et des spiritueux. Comptant parmi ses aficionados la brasserie FAYYAR de Saint-Bris-le-Vineux. Même un viticulteur de la Loire s’est déjà manifesté. Preuve que les deux comparses peuvent s’exonérer allègrement de la tutelle matricielle de leur département d’origine.

A court terme, des projets d'embauche devraient permettre de compléter l’équipe dès que l’activité partira en flèche. Ce qui ne devrait pas tarder au vue de la solide réputation que la TPE est en train de se faire. Dans l’Yonne mais également dans les territoires limitrophes…

 

Thierry BRET

 

 

Son nom était cité parmi les potentielles personnalités nationales à venir battre le pavé aux côtés des salariés de BENTELER. D’autres patronymes ont circulé de manière sous-jacente dans les couloirs (Jean-Luc MELENCHON, Marine LE PEN ou Eric ZEMMOUR). De la pure fiction, en vérité ! Seul l’ancien ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique de l’ère HOLLANDE, de surcroît candidat à la course à l’Elysée, a défilé aux cotés des grévistes dans les rues de Migennes. Impressions de l’intéressé…

 

MIGENNES : Il avait promis de venir : il a tenu parole ! L’ancien ministre socialiste de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique a délaissé quelques instants ses activités d’entrepreneur, ardent défenseur du « made in France », pour soutenir les salariés en grève de l’usine de sous-traitance automobile BENTELER à Migennes.

Candidat à la course à l’Elysée, le chantre de « La Remontada » en appelle au patriotisme des constructeurs automobiles français dans l’intérêt commun.

« Les constructeurs nationaux doivent assumer leur patriotisme économique et donc défendre les valeurs du « made in France » tant qu’ils le peuvent, en étant solidaires des territoires et de leur savoir-faire… ».

S’insurgeant contre le projet de fermeture annoncée du site industriel icaunais, Arnaud MONTEBOURG a lancé un vibrant appel au gouvernement.

« Il doit agir, et au plus vite, a lâché le chef d’entreprise qui évolue dans le secteur de l’agro-alimentaire, plutôt que vouloir relocaliser ce qui est très bien en soi, il faut déjà défendre les intérêts des sociétés implantées en France en s’opposant aux risques de délocalisation. On laisse détruire des fleurons de l’industrie hexagonale (ALSTOM, TECHNIP, ALCATEL, LAFARGE, ESSILOR, SUEZ). Tout cela est vendu, démantelé ou démonté. Et maintenant, c’est au tour de la sous-traitance automobile… ».

Donc, par ricochet, le déménagement du « made in France » ce qui est insupportable pour l’ancien député de Saône-et-Loire.

« Je suis contre cela et il faut se battre ! Le gouvernement a les moyens d’agir : qu’il le fasse ! ».

 

Il en va de la responsabilité du gouvernement : c’est possible !

 

Face à 600 personnes, l’orateur ne s’est pas fait prier pour tacler la gouvernance actuelle. « Quoi qu’il coûte à Emmanuel MACRON, il faut que BENTELER reste active et au service de la filière automobile française ! ».

Puis, micro en main, et devant les manifestants, le natif de Clamecy a rappelé que cette situation était comparable à celle d’un couteau planté dans le cœur.

« Nous avons donné les clés de nos usine à d’autres. Ils les ont installés ailleurs. La bataille du « made in France » est un engagement politique et économique. Il est légitime que vous défendiez vos outils de production… ».

 

 

Regrettant la perpétuelle désertification industrielle qui sévit dans les régions à moindre densité, Arnaud MONTEBOURG vise désormais la responsabilité du gouvernement.  

« Nous avons réussi lorsque j’étais ministre de l’Economie à défendre, à sauver, à remettre sur les rails des outils industriels. Donc, c’est possible ! Une prise en main au plus haut niveau de l’Etat (Bruno LE MAIRE ou Emmanuel MACRON) est nécessaire. Alors, c’est sûr : la présidence veut de la relocalisation. Mais, il faut déjà préserver les sites industriels fonctionnels en France avant qu’ils ne soient découpés en morceaux et qu’ils ne partent en Espagne, vers la Chine ou au Brésil ! ».

 

 

Le pouvoir politique au secours du domaine économique : il y a urgence…

 

Inadmissible pour le candidat à la présidentielle qui cible manifestement les constructeurs, toujours prêts à quémander de l’aide au gouvernement pour trouver des solutions sur les volumes, les prix, la pérennité de l’approvisionnement ou sur l’outil de travail.

« Est-ce que vous croyez qu’il est raisonnable dans le monde actuel d’aller faire travailler des usines situées à dix mille kilomètres de là afin d’approvisionner le site de Sochaux ?! Est-ce que vous croyez qu’il n’est pas préférable d’assurer l’approvisionnement de nos usines et de garantir la souveraineté et l’indépendance industrielle de notre pays ? C’est pourquoi le « made in France » est un sujet éminemment politique… ».

Avant de discuter avec les salariés en colère, Arnaud MONTEBOURG a harangué une ultime fois le gouvernement : « Je lui demande de prendre ce dossier en main et de régler le problème une bonne fois pour toutes, en liaison avec les constructeurs, avec les collectivités locales ici présentes et avec l’ensemble de celles et de ceux qui sont attachés à cet outil de travail…C’est comme cela que l’on règle les problèmes en France ! ».

Le pouvoir politique au secours du domaine économique : c’est l’objet de l’interpellation du candidat à la présidentielle qui a adressé un tweet à l’actuel ministre de l’Economie, Bruno LE MAIRE, l’invitant à prendre les mesures nécessaires pour sauver BENTELER.

Pour que ne meurt pas une entreprise active, au service de la filière automobile française…

 

Thierry BRET

 

Le souffle court, diminué par la présence obligatoire du masque sur le visage, ce n’est pas si simple de se mettre dans la peau d’un conducteur quand on ne possède pas le permis ! Une concentration maximale est requise afin d’éviter toutes les chausse-trappes que ne manque pas de distiller au détour d’une intersection l’un des programmes du simulateur de conduite. Deux de ces appareils ont servi de trame à la présentation du « Projet Mobilité », porté par la Mission locale de l’Avallonnais et du Tonnerrois…

 

AVALLON : Grande première pour les jeunes gens, âgés de 15 à 26 ans et non scolarisés du bassin méridional de l’Yonne. Celles et ceux qui ne possèdent pas encore le permis de conduire peuvent en effet bénéficier d’un coup de pouce fort agréable et judicieux à l’apprentissage de celui-ci, dans le cadre du projet « Mobilité ».

Un concept décliné, suite à un appel d’offres afin de se munir des fameux simulateurs, par l’Etat, la Sécurité Routière, l’agence nationale de la Cohésion des Territoires et le réseau des Missions Locales de Bourgogne Franche-Comté.

A date, 94 de ces organismes ayant pour vocation de maximiser toutes les aides et accompagnements pour faciliter l’insertion sociale des plus jeunes dans la vie active se sont engagés à proposer ce programme vertueux et numérique d’initiation au code et à la conduite en France.

Novatrice, la Mission Locale de l’Avallonnais et du Tonnerrois est la seule de notre territoire à avoir perçu pour l’heure cette dotation de deux appareils indispensables à cette vulgarisation.

 

 

Des tests ludiques des configurations proposées par le simulateur…

 

Loin de se substituer aux séances pédagogiques proposées par les auto-écoles (d’ailleurs deux établissements ont vu d’un très bon œil la prise d’initiative de l’Etat en faveur de cette première émancipation à la conduite), ces rendez-vous démonstratifs s’articulant sous divers angles (la conduite à la campagne, en zone urbaine, sur l’autoroute ou par conditions pluvieuses) mêlent à la fois les aspects ludiques de l’initiation (le plaisir de tenir pour la première fois un volant devant un écran qui propose un itinéraire à réaliser dans le respect du code de la route) et l’enseignement de la conduite à l’état pur.

Lundi en début d’après-midi, plusieurs de ces jeunes gens, intrigués par l’initiative et invités par la Mission Locale, se sont portés volontaires pour tester l’une des configurations de conduite de ce concept pouvant rappeler à bien des égards le principe d’un jeu vidéo.

 

 

Un parcours numérique à effectuer sans faute…

 

L’objectif étant de capitaliser le maximum de points bonus à chaque difficulté énoncée par le logiciel sur la totalité du parcours. A réaliser, évidemment, sans commettre de fautes inhérentes au code de la route et aux obstacles rencontrés virtuellement sur le circuit. Pas si simple, en vérité.

Après la démonstration assurée sur grand écran par la jeune Alexandra LEBLOND qui avait été choisie par les organisateurs pour servir de modèle à cette séance des plus suivies, ce fut le tour à ce jeune public de profiter de l’aubaine sous le regard intéressé de la sous-préfète d’arrondissement Cécile RACKETTE et de la première élue de la Ville, la conseillère régionale Jamilah HABSAOUI.

Au-delà de la perception liminaire à la conduite dont il faudra ensuite valider le processus habituel auprès d’une auto-école, ce système d’aide au permis répond à une autre vocation : sensibiliser la jeunesse à la mobilité. Un axiome nécessaire pour s’insérer dans la vie professionnelle.

Cela a été dit et redit à maintes reprises par les officiels lors de cette cérémonie de présentation : point de permis dans sa besace, pas de salut dans la vie active !

Des arguments que le public juvénile de ce jour aura sans doute eu le temps de méditer longuement durant la séance de tests.

 

Thierry BRET

 

 

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