Des ateliers, des rendez-vous avec experts et spécialistes, des aspects ludiques à découvrir à l’aide d’un quizz afin de remporter un prix spécial, des confiseries à déguster à la pause… : pas de doute la déclinaison icaunaise de la Semaine régionale de la création/reprise d’entreprise, proposée par les deux acteurs consulaires, avait de quoi séduire les porteurs de projets avant qu’ils n’appuient sur le bouton devant les placer sur orbite…

 

AUXERRE : Une quarantaine de rendez-vous formalisés au terme de la journée, une petite dizaine de stands pouvant accueillir les visiteurs en quête de renseignements, des entretiens en direct et en face à face afin de découvrir toutes les subtilités de l’entrepreneuriat : l’étape icaunaise de la Semaine régionale de la Création/reprise d’entreprise aura tenu toutes ses promesses dans l’un des bâtiments de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat.

Organisé avec la Chambre de Commerce et d’Industrie, ce rendez-vous, soutenu par la Région, BPI France et le Crédit Agricole, se retrouvait en présentiel à la plus grande joie des conseillers consulaires de la CMA qui officiaient en qualité de force accueillante au service de leurs hôtes.

 

 

 

Parmi les porteurs de projets ayant bloqué la date de cet évènement sur leur agenda, figuraient de futurs entrepreneurs désireux de se positionner dans le domaine de l’automobile, l’agriculture, la viticulture ou encore la communication.

Apparue en 2012, cette opération se justifie dans le calendrier des deux chambres consulaires afin de proposer aides et accompagnements pendant sept jours dans les huit départements de la contrée. Une incitation intelligente de fixer en Bourgogne Franche-Comté, celles et ceux des porteurs de projets en création/reprise d’entreprise qui souhaitent y développer leurs affaires…

 

Thierry BRET

 

 

 

Elles sont unanimes, les représentations syndicales, pour affirmer haut et clair que « l’intérêt des enfants » n’est pas du tout la valeur prioritaire du Conseil départemental de l’Yonne dans sa gestion des collèges. S’érigeant contre la fermeture du site « Alexandre DETHOU » à Bléneau – l’une des trois antennes qui compose l’établissement de Puisaye -, elles dénoncent d’une même voix une décision prise sans concertation qui provoque le énième recul des services publics dans les zones rurales…

 

AUXERRE: Même si le couperet est tombé de manière inéluctable quant à l’avenir de l’un des édifices qui compose le curieux ensemble pédagogique de Puisaye – un groupe scolaire éclaté sur trois sites distincts, sis à Saint-Sauveur-en-Puisaye, Saint-Fargeau et Bléneau -, ils ne baissent pas le pavillon ni les armes pour autant, les porte-parole des organismes syndicaux concernés par l’initiative. Soit Sud Education Solidaires, UNSA Education, SGEN CFDT, Force Ouvrière FNEC FP et U FSU.

Réunis sous le vocable démonstratif d’une conférence de presse, leurs représentants désapprouvent avec fermeté la cessation d’activité du site de Bléneau, une décision actée par le Conseil départemental et soutenue par l’Education Nationale il y a peu, qui prendra effet à la rentrée de 2023.

Une pilule amère et très difficile à avaler pour les syndicalistes pour qui, il est inacceptable de dépouiller un canton excentré, déjà déserté par les services publics, qui possédait avec cette structure pédagogique un moyen d’exercer un peu plus d’attractivité envers les nouveaux venus.

« A Bléneau, il ne reste plus que les services communaux, précise l’un des intervenants de cet exercice oratoire, cela a pour les habitants, les familles, les parents et les élèves eux-mêmes des conséquences terribles. Et pourtant, les politiques ne cessent de parler de cette ruralité et de sa défense. Supprimer un établissement scolaire qui accueillait plus de 120 enfants, c’est nier tout bonnement cette ruralité… ».

 

Utiliser le logiciel de l’économie n’est pas tenable pour l’éducation…

 

 

Alors, serait-ce le signe annonciateur d’un destin funeste pour le territoire le plus occidental du département ?

« Oui, répondent en chorus les interviewés, et de cela, on ne peut pas s’y résoudre ! Nous exigeons que les moyens humains et financiers nécessaires soient enfin attribués au collège de Puisaye pour ne pas voir les deux autres sites condamner leurs portes… ».

La proximité alléchante de la Nièvre et du Loiret inquiètent en parallèle. Et si les parents d’élèves répartissaient leurs enfants vers des établissements implantés sur ces terres limitrophes, en accueillant leur progéniture ? « Certes, on change d’académie mais il suffit de le faire à partir d’une dérogation…. ».

Il faudra attendre la validation de la carte scolaire, sans doute établie au printemps prochain, pour connaître la répartition exacte des jeunes gens et de leurs enseignants. Sans omettre le personnel administratif, six agents dont les emplois ne seraient pas menacés à l’heure actuelle.

« Utiliser le logiciel économique pour choisir la destinée d’un établissement scolaire ne peut être justifié pour le milieu de l’éducation, souligne le délégué départemental de U FSU, Philippe WANTE, un collège, ce n’est pas une entreprise, c’est pourquoi cette décision n’est pas tenable… ».

 

 

Quid des futures classes de ce secteur territorial qui de par leurs effectifs se gonfleraient inexorablement d’un surplus d’élèves devant se mouvoir par le biais des transports collectifs, plus long en terme de mobilité et éprouvant au niveau des amplitudes horaires ?

« Les moyens ne sont pas à la hauteur, rétorque tout de go l’intéressé, en outre, l’excellence du travail pédagogique réalisée à Bléneau (100 % de taux positifs aux examens) n’a pas été pris en compte. Il est regrettable que le rectorat se soit aligné sur les arguments budgétaires avancés par le Conseil départemental… ».  

Mais, là où les syndicalistes sont vent debout dans ce dossier, c’est contre la méthode d’annonce qui a été employée par l’organe institutionnel. Sans de véritables consultations, visiblement, alors que depuis des années, des signalements sur la vétusté des locaux avaient été réalisés par le corps enseignant et administratif.

« Les raisons avancées pour justifier cette décision sont révoltantes, précisent les orateurs du jour, car l’état délabré du bâtiment de Bléneau n’est que la conséquence des choix budgétaires du Département… ». Un exécutif qualifié de « cynique » par ce « carré d’as » protestataire…

 

Alerter les populations sur la disparition du service public en zone rurale…

 

Les discussions se poursuivent inlassablement et les arguments revendicatifs pleuvent en averses. Tour à tour, Claire CALVET (FO), Marie LAMOUREUX (UNSA Education), Jérôme COURTOIS (Sud Education) et Philippe WANTE (U FSU) évoquent l’altération de la vie scolaire, la dégradation logique des conditions d’accueil et de travail des élèves et des personnels, le rallongement des journées imputables au transport, les problématique induites par la restauration alors que le personnel en cuisine fond comme neige au soleil, le brassage de la population longtemps défendu alors que plane toujours les risques sanitaires de la COVID.

« Si l’intérêt des élèves avait été véritablement la préoccupation première, des moyens supplémentaires en termes de personnels aurait été attribués depuis longtemps, lâche avec amertume Marie LAMOUREUX.

Jérôme COURTOIS est même convaincu que le prochain site scolaire qui se verra intégrer la case perte et profit de manière définitive sera le collège de Brienon-sur-Armançon. Tandis que l’avenir du site de Saint-Sauveur devient un sujet d’inquiétude pour ses coreligionnaires.

Par cette prise de parole officielle, les syndicats désirent alerter la population rurale – mais aussi urbaine – sur la récurrence de ces fermetures successives, après celle du collège auxerrois Bienvenu-Martin.

« Nous allons proposer un grand rassemblement à Bléneau, début décembre, assorti d’une pétition pour informer sur les dangers d’une telle procédure qui n’est pas anodine, la fermeture d’un collège sur notre territoire. Nous ne voulons pas que l’établissement de Bléneau mette la clé sous le paillasson. Notre rôle est aussi de protéger les enseignants qui ne doivent supporter la double peine, avec la fermeture de leur établissement et la suppression de leurs postes… ».

La messe est dite. L’homélie portera-t-elle ses fruits à l’avenir pour qu’il n’y ait plus aucune fermeture d’établissements scolaires dans notre département ? Nul ne le sait, en vérité…

 

Thierry BRET

 

 

Doit-on croire aux coups de pouce de la destinée ? Et craindre les superstitions qui en sont parfois leur corollaire ? Un exemple récent : le « Trophée de la Dynamique du Territoire », deuxième du genre, dont les récompenses ont été distribuées dans les locaux de GROUPAMA, l’un des organisateurs avec INITIACTIVE 89. « Treize » candidats – un mauvais chiffre dit-on souvent - étaient en lice pour tenter décrocher le titre. « Treize », un chiffre porte-malheur ? Mais pas pour Arnaud SPILLEMAECKER : il s’est vu remettre le premier prix, au nom de sa société « SB Optique » !

 

AUXERRE : Affichant un large sourire de vainqueur, le patron de « SB Optique » présente le trophée aux photographes. Les officiels, c’est-à-dire ceux de l’organisation de l’évènement. Ceux, plus rares de la presse, qui ont daigné couvrir la seconde édition de ces « Trophées de la Dynamique du Territoire ». Une initiative, chère à Angélique COEURDOUX, directrice de l’association, INITIACTIVE 89, et à Jacques BLANCHOT, directeur des établissements de l’assureur mutualiste GROUPAMA dans l’Yonne et la Seine-et-Marne. Un concept ayant comme vocation de récompenser les porteurs de projets que sont les entrepreneurs du sérail.

Elles et ils étaient treize à se présenter sur la ligne de départ. « Treize » ? Tiens, tiens, le chiffre qui porte malheur. Oui, si l’on raisonne en pensant aux douze perdants qui n’auront pas pu décrocher le précieux sésame au terme de cette cérémonie protocolaire où chacun des acteurs eut tout le loisir de présenter, chrono en main, la raison d’être de sa société.

Enfin, pas tout à fait, puisque les organisateurs avaient décidé de plébisciter les trois projets les plus pertinents à leurs yeux. Des concepts originaux, prometteurs, insolites,...à l’instar des ceux qui seront restés à quai de cette édition 2022 ! Mais, ainsi va la vie !

 

 

Une succession de beaux projets pour cette édition 2022…

 

Vu de l’extérieur, on pourra toujours s’émouvoir de ne pas avoir assisté au triomphe de quelques-uns de ces dossiers marquants de cette promo d’exception, comme celui de la « Frênette », vantant cette boisson pétillante imaginée par un adorateur de végétaux – les frênes -  un traiteur de Villeneuve-sur-Yonne ou le projet proposant une ligne de produits cosmétiques de la charmante Anaïs BAMBILI, de la FEEL GOOD FACTORY, plébiscitée par le Réseau Bourgogne Entreprendre il y a peu. Que dire, aussi de l’ambitieux concept intergénérationnel de Sabrina HOHENGARTEN – « Les Rebelles » -, à destination des collectivités : celui-ci n’obtiendra pas d’accessits lors de cette soirée ? Mais, comme chacun le sait : dans toutes épreuves, il y a nécessairement des lauréats et des perdants !

Le tiercé de ce concours 2022 est de belle facture, pour autant. En provenance de Saint-Fargeau, Romain BAUDEL aura convaincu le jury composé de représentants de GROUPAMA Yonne et d’INITIACTIVE 89 par la qualité de son dossier. Un projet mettant en exergue l’un des plus beaux métiers de cet artisanat traditionnel, aujourd’hui très recherché car en profonde carence dans les campagnes, la boucherie charcuterie. Avec sa compagne, Malika, le professionnel redonne ses lettres de noblesse à cette filière, avec des produits carnés de belle qualité et labellisés. Méritoire pour obtenir le troisième prix de ce challenge…

 

 

Restant dans le domaine de l’alimentaire, au niveau du choix des jurés, c’est la société « CONSERV’YONNE » – une excellente initiative entrepreneuriale créatrice de recettes gourmandes concoctées à base de légumes du terroir en bocaux – qui se place en seconde position. A la grande stupéfaction d’une Elodie PALHEIRE, la gérante de cette jeune structure localisée à Sens, qui en eut presque le souffle coupé et l’émotion à fleur de peau, elle qui accusait déjà un léger retard à l’allumage pour prendre part aux festivités, cherchant désespérément le siège auxerrois de l’assureur mutualiste, la faute à un GPS capricieux !

 

 

Un véhicule itinérant pour assurer l’examen de la vue dans les campagnes…

 

Plus détendu, arborant un sourire éclatant et jovial, l’une des figures commerçantes de la place auxerroise – il est le gérant d’Optical Center rue de Paris -, le toujours très loquace Arnaud SPILLEMAECKER se vit remettre par la lauréate de l’année dernière, la ravissante Christina NGOUMBI – elle est la fondatrice du concept de crèches installées dans les zones d’activités économiques répondant au doux nom de « Copains Cabana » - le trophée gagnant de ce challenge.

Un sésame correspondant à un concept de véhicule itinérant qui assure de la mobilité citoyenne et thérapeutique au plus près du terrain en sillonnant les coins les plus reculés de notre territoire en matière d’optique. Sur rendez-vous, personnes âgées, EPHAD et même les entreprises peuvent accueillir le véhicule utilitaire qui propose avec son personnel des examens de la vision. Un projet sociétal qui devrait recenser une centaine de ces camionnettes à l’estampille d’Optical Center in fine. A l’heure de la désertification médicale en rase campagne, on applaudit la louable initiative des deux mains !

Les partenaires présents (Julien LE METAYER pour « Le Forgeur d’Images », Arnaud CHOIRAL pour « C-My PUB » ou Amandine VIMPIERRE de la société « LOOK UP ») furent mis à l’honneur au terme de cette soirée pour remettre les distinctions aux côtés du président de la Fédération des caisses locales de GROUPAMA Yonne, Pascal MAUPOIS, satisfait d’une cérémonie devant distinguer le savoir-faire très prometteur de chefs d’entreprise imaginatifs.

Il ne restait plus qu’à Gaétan QUILLIN et son service traiteur de sustenter tout ce petit monde de spécialités culinaires dont il a le secret pour prolonger plus tardivement ces retrouvailles heureuses pour l’entrepreneuriat…

 

En savoir plus :

Les trois lauréats des "Trophée de la Dynamique du Territoire" se sont vus offrir une prestation en communication.

Le 3ème prix a remporté une prestation chez « C MY PUB » d’une valeur de 500 euros financée par GROUPAMA.

Le 2ème prix  a obtenu une prestation chez « LOOK PUB » d’une valeur de 800 euros financée par GROUPAMA.

Le 1er prix a gagné une prestation chez « LE FORGEUR D’IMAGE » d’une valeur de 1 000 euros financée par GROUPAMA.

C’est donc un total 2 300 euros qui ont ainsi récompensé les trois lauréats.

Quant aux trophées, ils ont été réalisés par « C-MY PUB », et ont été également financés par GROUPAMA en faisant travailler une entreprise Icaunaise.

Le choix de financer une prestation et de ne pas attribuer un chèque comme l’an passé a été décidé pour créer encore plus de liens entre des entreprises du territoire Icaunais. 

A l’issue, un cocktail dînatoire, prestation de Gaëtan QUILLIN, offerte par GROUPAMA, a permis à tous les participants à cette soirée d’échanger entre eux pour créer des liens et générer de l’activité économique dans les territoires.

 

Thierry BRET

 

 

      

 

 

 

On le savait féru de sports collectifs, Jérôme CHAUFOURNAIS ! Il vient de le confirmer en renouvelant le partenariat avec le Rugby Club Auxerrois (RCA), une institution phare du ballon ovale dans l’Yonne. Un protocole d’accord a été paraphé avec le président du club sportif, David PARIZOT.

 

AUXERRE : Une vingtaine de joueurs du RCA ont investi la surface commerciale à l’estampille du centre E. LECLERC, samedi matin. Une présence des plus amicales et sympathiques puisque accompagnés de leurs dirigeants, les protégés du président David PARIZOT sont ainsi venus remercier, le temps de la pose photographique et de quelques gags facétieux à bord des caddies leur généreux donateur, Jérôme CHAUFOURNAIS, PDG de l’enseigne auxerroise.

Un prolongement de partenariat qui court sur les deux prochaines saisons, par ailleurs. Un accord qui mènera le terme de ce soutien jusqu’en 2024. Avec naturellement, la possibilité de poursuivre l’aventure, au-delà de cette date, il va de soi…

 

Thierry BRET

 

 

« Tel Sisyphe, le rocher que je devais porter en haut de la montagne était trop lourd… ». Confronté, adolescent, aux moqueries cruelles et stupides De l’environnement scolaire, pris en grippe par les enseignants parce que revendiquant sa « différence », c’est entre joies, pleurs et doutes que l’élu de l’opposition auxerroise a noirci les lignes de ce premier ouvrage. Sans colère ni esprit de revanche, mais dans l’espoir d’un avenir meilleur. Un avenir qui lui permet aujourd’hui de vivre pleinement son engagement en politique et une existence professionnelle épanouie…

 

AUXERRE: « Il était une fois, ma vie ; il était une fois, ma ville ». La ligne d’accroche résume à la perfection ce travail épistolaire inattendu mais plutôt bien fourni en anecdotes et détails par l’une des personnalités politiques de l’Auxerrois qui ne pratique pas la langue de bois d’ordinaire en séances publiques.

Un personnage, encore jeune dans ce long apprentissage de la vie politique, qui est peut-être clivant et inflexible lors de ses prises de parole mais qui veut démontrer son total attachement à sa ville dont il veut être un ardent défenseur des intérêts. Au nom de ses concitoyens qui l’ont élu.

Un livre de cent-cinquante pages, édité à compte d’auteur, que le trentenaire dévoilera officiellement en séance de dédicaces, ce samedi 26 novembre, à la librairie « Obliques » à Auxerre, en cours de journée. Un moment capital pour lui où il n’a pas hésité à se mettre à nu…sans fioritures

Un livre vérité. Permettant à son auteur de briser l’armure, de casser les codes, de franchir le Rubicon en ouvrant son cœur, son âme et peut-être même davantage, son aura, pour ce catholique, né dans une famille modeste et mais très aimante.  

L’ouvrage lui permet de se raconter, aussi, en toute intimité et avec pudeur, depuis sa prime enfance, en passant par une adolescente difficile et malheureuse au contact des autres, jusqu’à ce mois de mars 2020 où s’achève par un épilogue marquant, cette confession sans fard. Un ouvrage qui est rempli d’émotion.   

 

Une introspection profonde où le mal-être est à fleur de peau…

      

« Trente ans, l’âge mûr » chantait si bien Alain SOUCHON en 1978 qui se désolait de voir apparaître dans la glace de sa salle de bains les premières pattes d’oie au coin des yeux, signes annonciateurs de la vieillesse ennemie ! Mais, ici, point de cheveux blancs ou de calvitie naissante dans l’ouvrage rédigé de la griffe de Rémi PROU-MELINE. Au contraire, il y a de la reconnaissance en ce bel âge de 30 ans, où il est temps de tout dire. A cœur ouvert !

Il aura fallu plusieurs épisodes de confinement, insupportable épreuve de privation de libertés – le rédacteur la revendique à fleur de peau dans son quotidien ! – pour que germe dans sa tête l’ébauche de ce bouquin autobiographique.

Une introspection profonde, expliquant les valeurs intrinsèques qui l’ont aidé à tenir à la vie après de douloureuses expériences issues de la relation à l’autre. L’homme est un prédateur pour l’homme, c’est bien connu. L’auteur de ces lignes en a croisé quelques-uns, au masculin comme au féminin, au fil de sa jeune existence dans différents univers, notamment en milieu scolaire. Un monde cruel, impitoyable, dur, intolérant…où les choses se cachent et ne se disent pas. La peur du quand dira-t-on, camouflet à la bien-pensance…

A l’évocation de cette délicate période, le garçon, sensible, se trouble, pâlit quelque peu et essuie même deux ou trois larmes qui lui viennent facilement dans la prunelle de ses yeux, avant qu’elles ne coulent sous ses paupières.

On sent de la souffrance mise à vif sur le derme, un mal-être insurmontable que ce livre – un exutoire épistolaire, en vérité – permet de contenir. Sommes-nous tout près de la confession ?

 

Ne jamais reculer face à l’adversité et demeurer volontaire…

 

« Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, précise l’adage. Et pourtant, cela procure un bien fou de balancer librement sur le papier le trop plein d’émotion que l’on a sur le cœur afin de se sentir plus léger pour continuer le chemin.

Loin de la polémique, absolument inclassable dans la catégorie du livre politique même si plusieurs chapitres se consacrent à la vision du jeune homme sur la ville d’Auxerre et ses évolutions, « Réservoir de vie » dégouline de moments d’espérance, prouvant qu’il faut savoir se battre et faire face aux épreuves parfois implacables que peut nous infliger notre parcours terrestre.  

En somme, c’est un livre fort par le choix de ses thèmes, ses locutions et ses mots, un opus pour signifier à ses lecteurs qu’il ne faut jamais reculer face à l’adversité et rester pugnace, quoique qu’il advienne.

Un de ces ouvrages qu’il faut avoir lu pour reprendre confiance en soi, offrant même de judicieuses clés pour un avenir meilleur.

Il faut s’imprégner aussi des deux préambules, narrés tout en finesse et délicatesse par l’auteur qui ouvrent cet opuscule. Il y a celui adressé à son père, disparu il y a peu. Emouvant et triste. « Perdre son père, c’est perdre une partie de soi…Papa, je t’aime et tu me manques… ».

Que dire de la lettre écrite à l’intention de ses deux neveux, âgés de trois et huit ans. « Je n’aurai jamais d’enfants car je ne souhaite pas qu’ils endurent ce que j’ai pu vivre dans ma jeunesse : un traumatisme, même si je suis convaincu que vous connaîtrez une existence merveilleuse… ». Un choix irréversible ?

Des phrases qui mettent des bleus à l’âme et qui permettent de mieux comprendre qui se cache véritablement derrière la vêture de Rémi PROU-MELINE, trublion parfois dérangeant et détesté de la sphère publique locale – les insultes récurrentes qui tombent comme à Gravelotte sur les réseaux sociaux l’attestent et dont il fait fi en les ignorant – et comment il fonctionne réellement dans ce quotidien curieux que l’on appelle civilisé et moderne, fait de haine, d’incivilité et de violence.

Plus qu’une mise à nu retraçant le parcours de vie chaotique et en souffrance de son auteur, cet ouvrage à ligne ouverte veut rétablir la vérité – les vérités – en l’auréolant de lumière pour mieux combattre les ténèbres…Celles de ce monde dont il est urgent de revoir la copie...

 

 

En savoir plus :

Séance de dédicaces de Rémi PROU-MELINE

Librairie Obliques à Auxerre

Le samedi 26 novembre 2022

De 11h à 13h et de 14h à 18 h

Ouvrage : « Réservoir de vie »

Vendu à 15 euros.

 

Thierry BRET

 

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