Le soufflé des élections municipales est à peine retombé que d’autres échéances électorales pointent déjà le bout de leur nez à horizon de septembre. Les grands électeurs de l’Yonne choisiront les deux sénateurs de l’Yonne qui iront siéger au palais du Luxembourg. Sénatrice en chaire depuis 2017, Dominique VERIEN fait acte de candidature à sa propre succession en prenant l’initiative d’être la première candidate déclarée…

AUXERRE : C’est officiel l’élue originaire de Saint-Sauveur-en-Puisaye, la centriste Dominique VERIEN (UDI) est candidate à sa succession aux futures sénatoriales de septembre.

L’élection qui concerne uniquement les grands électeurs de notre territoire (un peu plus de mille maires et conseillers municipaux) se déroulera le 27 de ce même mois, synonyme de rentrée.

Tant attendue, la réforme constitutionnelle promise par le président de la République Emmanuel MACRON n’étant pour l’heure plus d’actualité, ce sont bel et bien deux sénateurs/sénatrices qui seront donc désignés par ce scrutin un peu particulier à l’automne.

La sénatrice, membre de la commission éducation, culture, patrimoine et communication a donc choisi de s’engager la première dans cette compétition où pourraient concourir une petite dizaine de candidats à l’échelle de notre département. Seuls deux de ces prétendants iront rejoindre l’hémicycle parisien en porte-étendard des élus de l’Yonne.

Dans un prochain article, la sénatrice sortante nous expliquera ses motivations tout en nous présentant le bilan de ces trois années vécues dans la chambre haute du Parlement.

 

Le rendu proposé par le comédien se veut sans pathos. Mais puissamment réaliste de par sa véracité. C’est une vision puisée à la source de rencontres humaines qui respirent la vérité dans sa nudité la plus absolue. Sur scène, Fred GUITTET incarne ce « paumé » solitaire. Ce « sans domicile fixe » que notre regard ne saurait apercevoir tant la honte nous submerge à ce simple contact. Un récit qui dérange les consciences mais procure du bien à l’âme…

AUXERRE : C’est l’un des deux spectacles à apprécier cette semaine lors des soirées composées par le théâtre d’Auxerre. Ce dernier renoue avec son public pour de chaudes retrouvailles. C’est tant mieux après toutes ces soirées perdues à mourir d’ennui sans que ne plane au-dessus de nos têtes la richesse éclectique d’une programmation fouillée. Quatre rendez-vous viennent boucler la saison ! Mais, quels rendez-vous ! Alors, ne boudons pas notre plaisir…

Second de ces deux spectacles à découvrir du 30 juin au 02 juillet à 20h30 : « L’Homme seul ».

L’écriture est directe, subjective et tellement réaliste. Elle relate cette perte de repères qui peut gagner n’importe lequel des quidams rejetés par notre société. Un simple accident de la vie, un moment d’égarement, le moindre petit grain de poussière, et c’est la bascule inévitable dans le vide insondable.

Ceux que l’on nommait autrefois les « demeurant partout » au Moyen-Age (il en existait beaucoup à cette époque-là), s’appellent désormais les « sans domicile fixe ». Des « SDF » comme ils disent en réduisant encore un peu plus leur pauvre titre de reconnaissance.

Le projet de cette pièce, conçue par Sébastien LANZ, n’a d’autre objectif que de nous faire toucher du doigt les causes de cette irrésistible descente aux enfers. Comment et au nom de quelle barbarie venue d’une autre époque, des femmes et des hommes en sont encore réduits aujourd’hui à vivre dans la rue, et à y mendier à l’heure de la technologie la plus aboutie possible ?

Pour mieux appréhender ce délicat sujet, l’auteur s’est appuyé sur les travaux d’un universitaire. L’érudit a planché sur le quotidien de ces mendiants du XIIIème siècle. Mais, il a poussé le bouchon encore plus loin en partageant l’existence de ces pauvres ères, maraudant dans les rues et collectant de précieux et pertinents témoignages sur leur existence.

Sur scène, Fred GUITTET se charge de transcrire ce flux de renseignements utiles devenant le temps d’un rendez-vous fort en réflexions cet homme seul, abandonné de tous. On n’en sort nécessairement ébranlé…

 

En savoir plus :

 

Clôture de la saison théâtrale à Auxerre

Quatre rendez-vous du mardi 30 juin au vendredi 03 juillet

A 20h30 au théâtre hors les murs sur le parvis et dans la cour technique

11 Rue du Pont

A partir de 16 ans

Verre de l’amitié à l’issue de la soirée

Représentations gratuites / Réservations indispensables auprès de l’accueil Billetterie du Théâtre au 03 86 72 24 24.

Afin de respecter les gestes de protection et pour le confort de tous, les places sont limitées à cinquante personnes par soirées.

 

10,59 % séparent in fine deux des candidats qui s’opposaient au soir du second tour des municipales à Auxerre. Soit un différentiel de 896 voix ! Elles ont fait la différence en faveur du porte-étendard des Républicains et de l’UDI, Crescent MARAULT. Chantre de la discrétion, le chef d’entreprise veut incarner la pratique d’une politique sereine mais ambitieuse en s’installant pour une mandature de six ans dans le fauteuil de maire. Mettant un terme définitif au règne de l’édile sortant, Guy FEREZ…

AUXERRE: Personne, pas même les spécialistes des prédictions en tout genre, n’avait envisagé un tel scénario dans la capitale de l’Yonne au soir de ce 28 juin qui restera à jamais gravé dans les annales de la vie politique icaunaise.

Même si le premier tour le créditait d’une avance plus que substantielle (37 % de suffrages par rapport à son rival le plus direct Guy FEREZ, pointé à 33 %), Crescent MARAULT ne s’imaginait pas être élu maire de la ville avec une avance aussi confortable. Soit un total de plus de 10 points au moment du verdict !

D’autant que la tenue de cette seconde échéance électorale était programmée quelque trois mois après le premier rendez-vous avec les électeurs. Un abyme insondable dans le contexte actuel.

Alors, c’est sûr : beaucoup feront remarquer que le résultat obtenu n’est pas très significatif des réelles intentions de vote de nos concitoyens qui ont été 57,69 % à s’abstenir de tout déplacement vers les urnes.

D’autres pensaient avec malice et certitude que le candidat de la droite et du centre droit avait déjà atteint son plafond de verre dès le 15 mars en obtenant ce score de 37 % qui le positionnait en tête. La logique des alliances devant faire le reste pour propulser vers un quatrième mandat successif le maire actuel qui aura assuré légitimement les prolongations durant la crise sanitaire.

Mais, au final, et au vu de l’ampleur de ce résultat surprenant, le succès de l’ancien maire de Saint-Georges-sur-Baulche ne peut être contesté d’aucune manière.

Elue avec 49,02 %, la liste « Soyez fiers d’Auxerre » aurait pu tutoyer la barre symbolique des 50 % malgré la triangulaire qui mettait en présence les listes de Guy FEREZ et Maud NAVARRE (« L’Assurance d’une transition sereine ») et celle portée par Florence LOURY et Denis ROYCOURT (« Auxerre Ecologie La Ville envie ». C’est tout dire !

Précisons que ces deux dernières listes obtiendront respectivement la seconde et troisième place de ce tour avec des scores de 38,43 % et de 12,54 %.

 

 

Vingt ans de patience pour l’électorat de la droite…

 

Etrange élection que celle-ci. Peu de monde aurait parié un centime d’euro sur la réussite finale du candidat Crescent MARAULT au tout début de cette campagne interminable qui n’en fut pas une au moment de l’emballage final, faute de meetings !

D’une part, Guy FEREZ faisait figure de prétendant indéboulonnable à la mairie du fait de ses trois mandatures successives. D’autre part, on connaît l’appétence de nos concitoyens pour le conservatisme à tout crin et le bonus de la prime au sortant qui ponctue le plus souvent le déroulé des échéances politiques.

A Auxerre, désormais, il faudra revoir sa copie après l’éviction très nette et sans ambiguïté de l’ancien maire socialiste qui briguait un renouvellement de bail sans arborer d’étiquette obédientielle particulière.

Autre enseignement à tirer à brûle-pourpoint : le report des voix et la tactique fusionnelle avec la liste des « Printemps pour Auxerre », conduite par Maud NAVARRE n’aura pas eu les effets escomptés dans les urnes.

Là où avait échoué l’actuel député Guillaume LARRIVE en 2014 le presque « inconnu » Crescent MARAULT aura triomphé avec la manière.

Entouré de lieutenants déjà inféodés aux joutes électorales dont le MoDem Pascal HENRIAT, l’entrepreneur d’Auxerre a délibérément choisi de faire une campagne loin des poncifs habituels de la communication et des médias.

Une stratégie qui avait déjà payé selon lui lors du premier tour de scrutin. Il ne lui suffisait plus qu’à confirmer une seconde fois sa ligne de conduite préférentielle devant le mener à la victoire finale…

 

 

Les élus auraient-ils perdu confiance en eux puisqu’ils n’ont plus la confiance des citoyens, vu le nombre croissant d’abstentionnistes ! Au congrès des maires de novembre 2019, 49 % des édiles souhaitaient abandonner tout mandat électif et ne pas se représenter. Les raisons sont multiples : manque de moyens financiers, relation complexe qui est devenue celle des citoyens contribuables face au maire fournisseur de services au fil du temps…

TRIBUNE : Difficile d’être un élu dans la société d’aujourd’hui ! La dépossession progressive de sa capacité d’action, du fait du développement des Communautés de Communes, a réduit les espérances de certains à néant.

Ministres, députés, conseillers départementaux et régionaux, maires sont soumis à des pressions constantes. En premier lieu, de la part de l’Etat, qui en permanence change les règles du jeu. Par exemple, il a fallu imposer une parité femme/homme dans les structures.

Si on suit l’évolution de la société, pourquoi ne pas étendre alors l’égalité parfaite des élus entre homme-femme-gay-handicapé-couleur de peau-âge… Ne souriez-pas, on y arrive doucement !

De plus, l’évolution de la fiscalité restreint la marge de manœuvre avec des budgets possibles réduits à une peau de chagrin. Cela limite de plus en plus les actions envisagées ! Quant aux échanges entre élus et citoyens, on frôle souvent l’écœurement de nombreux de nos représentants !

Le débat parlementaire est court-circuité par le pouvoir de l’Etat à grand renfort d’ordonnances, prémices d’une société qui se durcit de manière inexorable.

La limitation du nombre d’amendements possibles, la contrainte du temps de parole de l’élu, la possibilité de couper le micro à celui qui parle ne sont en fait que des atteintes à la démocratie.

  

L’influence néfaste des réseaux sociaux qui perturbe les débats…

 

Toujours parmi les sujets d’écœurement de nos élus : les réseaux sociaux. Ils interviennent pour tout et rien, en commentant méchamment un mot, un bâillement, la couleur de la cravate ou du costume de l’élu (e)…

Les intervenants sur ces réseaux insultent et dénigrent sous couvert d’anonymat (le courage des lâches…).

N’oublions pas les « fake news », et plus rares, les « sextapes ». Benjamin GRIVEAUX en est la dernière victime !

La fausse information touche chaque élu jusqu’au niveau présidentiel. Le doute ainsi instillé perdurera…

« Calomnier, calomnier, il en restera toujours quelques chose ». Francis BACON a hélas toujours raison.  

Les débats publics sont sans cesse perturbés par des agitateurs. Les invectives sont parfois violentes, et cela peut aller jusqu’au pillage et au vandalisme des locaux syndicaux et des partis politiques !

Alors, quand on éprouve de plus en plus la peur à exercer une quelconque fonction élective, on a raison d’arrêter !

L’élu (e), objectivement, peut craindre pour sa vie, craindre pour l’étalage de son existence personnelle sur la place publique, craindre la diffusion de fausses informations le concernant… On comprend mieux quand il ou elle souhaite remiser sa bannière tricolore au placard !

Ils et elles passent alors de l’état de mandataire du peuple à celui de martyrs ! Tout cela, ne serait-il que la faute aux réseaux sociaux, dites-vous ? Pourquoi pas ! Et en plus, s’il n’y avait pas de voitures, il n’y aurait plus d’accidents de la route !

Une récente étude révèle que nos braves élu(e) veulent se recentrer sur leur vie familiale et leur travail : tout espoir n’est donc pas perdu…pour gagner un peu de paix et de sérénité…

Comme le disait avec ironie le regretté COLUCHE : « Etre un homme politique, c’est cinq ans de droit et tout le reste de travers…».

Jean-Paul ALLOU

 

L’Hexagone se parera-t-il de la couleur verte au soir du second tour de ce scrutin municipal ? Loin d’être palpitante, la campagne 2020 figurera à jamais dans le livre des records du fait de son interminable longueur organisationnelle à la sauce des « Feux de l’Amour ». Toutefois, elle possède deux enjeux de taille pour les observateurs de la chose politique. Ce qui lui confère, il est vrai, un intérêt très particulier dans son appréciation finale.

D’une part, il existe pour ces exégètes de l’analyse et du commentaire avisés ce besoin viscéral de connaître le nombre d’abstentionnistes, la clé de voûte inéluctable de ce vote, qui feront de cette élection l’une des moins populaires et suivies de la Vème République.

D’autre part, alors que le phénomène, indéniable, s’est amplifié à très grande vitesse depuis les Européennes de 2019, il s’agira pour eux de mieux cerner et comprendre les origines de cette très nette poussée écologiste qui progresse à travers le pays.

Comme la pratiquait Monsieur Jourdain sans même le savoir dans son for intérieur au sujet de la prose, nos concitoyens sont tous devenus au fil de ces années antérieures des écologistes pur jus qui s’ignorent. Nonobstant, la minorité de sempiternels réfractaires à tout et à son contraire !

 

La France du quotidien verdit : c’est désormais une évidence…

 

L’écologie n’est plus un vain mot obscur, saupoudré d’illusions utopiques, voire totalement farfelues parmi les promesses de campagne de bon nombre de candidats. Certains de tout bord et de tout poil n’hésitent plus à repeindre leur tableau parfois angélique de propositions alléchantes d’un chatoyant coloris à la verte espérance.   

Il est désormais révolu le temps des prêches que beaucoup qualifiaient de parfaitement saugrenu du candidat écolo René DUMONT.

Il tentait vaille que vaille sur le tube cathodique de nos téléviseurs en 1974 de faire prendre conscience à nos concitoyens ignares des risques que la planète encourait déjà après la première crise pétrolière !

Le visage caché derrière de grosses lunettes d’écaille, ce personnage visionnaire mais au franc-parler arborait alors un pull-over d’un rouge écarlate pendant la campagne présidentielle. Un code vestimentaire distinctif qui lui permit de sortir l’écologie et la protection environnementale du néant dans lesquelles elles se trouvaient alors à cette époque. Même si ces notions en faisaient sourire et rire plus d’un !

Quatre décennies plus tard, force est de constater que René DUMONT n’avait pas tout à fait tort de nous alerter avec ses mots à lui sur les futurs maux de la planète. Même s’il n’obtint qu’un pourcentage insignifiant de suffrages…

De gauche comme à droite, en passant par le centre, sans omettre les extrêmes : l’intelligentsia politique y va dorénavant de son couplet environnemental à grandes doses d’arguments salvateurs qui pour la plupart tiennent résolument la route.

Entre-temps, la Terre a dû affronter une série de malaises sans précédent : le réchauffement climatique, le dérèglement de la météo, la fonte des glaces polaires et des glaciers, la multiplication des catastrophes naturelles en tout genre, la crise de l’eau et de la faim, la déforestation et la disparition de la biodiversité, sans oublier ces fameux trous dans la couche d’ozone. Du pur George ORWELL dans le texte à la simple lecture de cet énoncé qui n’est guère réjouissant pour notre avenir.

 

Chasser le naturel, il revient au galop !

 

Les faits s’apparentent déjà comme avérés par les premiers retours analytiques des sociologues. La crise sanitaire que les Français ont dû subir ces trois derniers mois renforce leur désir de vivre autrement à la campagne, d’accroître leur potentiel de nature au fond de l’assiette et dans leur mode de transport, de ne plus bouger de chez eux même pour y exercer leur travail…

Preuves manifestes que les paradigmes bougent et évoluent malgré tout : le nouveau monde réclame du vert à outrance non plus en le saupoudrant de décisions parfois arbitraires çà et là mais en l’incorporant de plein gré dans le tréfonds de son existence.

Aujourd’hui, et au seul plan politique, alors que certains bastions historiques de la gauche et de la droite pourraient tomber dimanche soir dans l’escarcelle des mouvements écologistes toutes obédiences confondues (Strasbourg, Lyon, Orléans, Montpellier, Annecy, Lille, etc.), un front républicain, une première, s’est constitué au cas par cas de manière locale entre forces du Parti socialiste et Les Républicains pour barrer la route d’un probable succès aux candidats verts !

Un front républicain qui, il n’y a pas si longtemps encore, était uniquement réservé pour faire chuter les candidats du Rassemblement national de leur piédestal dès le lendemain d’un premier tour victorieux.

Etranges alliances que celles-ci, entre vigoureux opposants d’hier qui deviennent amis de circonstance aujourd’hui le temps d’une élection pour demain alors que tous se revendiquent à géométrie variable des principes vertueux de l’écologie !

Chasser le naturel, il revient au galop comme le précise l’adage : décidément, c’est sûr, l’homme reste égal à lui-même dans son mode de fonctionnement, avant ou après la crise de la COVID-19 !  

 

Thierry BRET

 

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