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Les chiffres clés de la délinquance ont été dévoilés par le préfet de l’Yonne Patrice LATRON au cours d’une conférence de presse organisée dans ses bureaux. Si ces données statistiques traduisent une relative embellie pour notre territoire avec une diminution du nombre des délits enregistrés sur l’exercice 2017, il est néanmoins important de les nuancer de l’avis du représentant de l’Etat. Le total des infractions globales survenues sur le département est inférieur à 15 000 faits (14 995). Ombres qui ternissent le tableau : la hausse des atteintes aux personnes sous la forme d’agressions progresse de 11 % par rapport à 2016 tandis que la violence sexuelle enregistre un net développement avec 27,9 % de cas. Quant à la baisse des cambriolages, elle se réduit de 8,6 %, sur les résidences principales mais pas sur le résidentiel secondaire ni les cabanons de jardin, décidément au cœur de l’actualité.

AUXERRE : Alors que le dispositif de participation citoyenne devrait connaître un nouvel essor cette année dans plusieurs communes du territoire et que la complémentarité entre la gendarmerie nationale et la police s’en trouve renforcée, le préfet de l’Yonne Patrice LATRON a procédé à un exercice de synthèse face aux médias en commentant les derniers chiffres concernant l’épineux dossier de la délinquance.

Celle-ci amorce un sérieux recul de 8,8 % au niveau départemental en 2017 par rapport à l’année antérieure et situe l’Yonne en deçà de la moyenne nationale. Le taux de délinquance s’établit à 43,9 pour mille habitants alors que les statistiques nationales plafonnent à 51,2 pour mille habitants. Un moindre mal pour le département bourguignon qui occupe une position un peu plus confortable eu égard à certains de nos voisins.

Les explications concernant cette baisse proviennent d’une meilleure occupation du terrain par les forces de l’ordre et surtout de la montée en puissance de dispositifs préventifs.

Un état des lieux exhaustif de la délinquance…

Si à l’échelle du département, les forces de l’ordre ont constaté 1 746 cambriolages en 2017, ces infractions ont connu une baisse de 7,7 %, sauf au niveau des logements (8,6 %), sur l’ensemble de l’année. Toutefois, les relevés fournis sur le quatrième trimestre (+ 22,9 %) inquiètent sérieusement les acteurs du volet répressif. Près de la moitié de ces méfaits visaient des résidences principales tandis qu’un tiers des cambriolages étaient perpétrés dans des locaux professionnels, voire associatifs.

« Nous allons systématiser les informations et renforcer la coopération et la coordination de ces deux forces de sécurité intérieure en matière de lutte contre le cambriolage, ajouta Patrice LATRON très déterminé, en développant des analyses communes, en menant des opérations de portée départementale et en communiquant de façon concertée et proactive… ».

Sans qu’il s’appesantisse de trop sur la thématique qui fera l’objet d’une autre conférence de presse en février, le préfet de l’Yonne a évoqué la délinquance routière qui demeure un point noir sur ce département. « Il n’y a rien à redire, devait-il constater avec amertume, mais les chiffres sur l’accidentologie restent mauvais dans l’Yonne… ».

Laissant la parole à la procureure de Sens, Marie-Josée DELAMBILY, cette dernière aborda le nombre de plaintes et de procès-verbaux déposés l’année dernière dans l’Yonne : entre 11 500 et 12 000 dossiers, toutes procédures pénales confondues.

« Le trafic de stupéfiants aura occasionné des peines lourdes cette année, précisa-t-elle, avec dans le cas de prises importantes (400 grammes de cocaïne (évalués à 28 000 euros) et même de l’héroïne), des peines d’emprisonnement pouvant osciller entre 18 mois à cinq ans ferme… ».

La proximité avec l’Ile de France où se greffent d’importants trafics montre la porosité de notre territoire qui ne peut éviter de telle situation.

Au niveau des comparutions immédiates avec l’ouverture d’informations judiciaires, quelques gros dossiers de cambriolage ont mis en émoi tous les services de l’Yonne en 2017, notamment la fameuse affaire de l’effraction d’un bar-tabac à Sens qui entraînera pour les auteurs du délit de 2 à 4 de prison.

Du côté des violences intrafamiliales (30 à 40 % des gardes à vue), de nombreuses comparutions immédiates auront envoyés les auteurs de ces actes répréhensibles sous contrôle judiciaire, avec dans certains cas, l’éviction du conjoint violent.

Depuis l’affaire WEINSTEIN, la parole des femmes s’est libérée…

Quant aux violences observées sur les policiers et les gendarmes, elles peuvent conduire à une réponse pénale sans appel avec à la clé de deux à trois ans de prison ferme.

« Ce sont des faits inadmissibles et non acceptables, s’est insurgé Patrice LATRON, rien que sur l’exercice 2016, on a relevé 45 cas dont 42 ont entraîné des poursuites... ».

Signe de temps : les sapeurs-pompiers ne sont désormais plus à l’abri de ces incivilités, voire des agressions à leur endroit : huit d’entre eux en ont été victimes l’année dernière. Quelques cas sont déjà à signaler pour 2018.

Directeur départemental de la sécurité publique, le commissaire Thomas BOUDAULT rappela que ses services avaient déploré 5 779 faits divers, engendrant par rapport à l’année dernière une baisse de 5 %. « Nous nous situons en dessous de la barre des 6 000 infractions… ».

Si l’atteinte aux biens, et prioritairement le vol d’automobiles, se stabilise avec moult interpellations, les cambriolages ont enregistré une baisse sur les résidences principales, grâce aux vertus de la participation citoyenne et la sensibilisation de la population occasionnée via le nouvel outil numérique, Facebook Police, fonctionnel depuis peu. Les actes crapuleux et non crapuleux (+ 15 %) sur les femmes et les enfants se maintiennent. Mais, l’explosion des violences sexuelles (+ 120 % de viols et une progression de 15 à 33 délits) reste sous surveillance. « La libération de la parole des femmes depuis l’affaire WEINSTEIN est indéniable… ».

Si la hausse autour des stupéfiants progresse de 10 %, la police judiciaire aura réussi à démanteler des réseaux très structurés.

Intervenant pour présenter les statistiques de la gendarmerie, le colonel Rénald BOISMOREAU rappela de prime abord que 11 500 faits avaient été enregistrés cette année dans l’Yonne, situant notre territoire comme ayant enregistré la plus forte activité en Bourgogne Franche-Comté. Mais, il devait préciser que l’Yonne se classait à la 42ème place au niveau national.

Le centre opérationnel de la gendarmerie devait enregistrer 90 000 appels (via le 17) pour 15 500 interventions. La résolution des affaires aura été exposée par le colonel : 5 524 faits ont ainsi été résolus l’an passé. Signalons aussi que 34 procédures pénales permettant la confiscation d’avoir se seront soldées par une rétention de 734 819 euros de biens.

Que fera l’Etat en 2018 ?

Reprenant la main, le préfet de l’Yonne détailla ensuite le rôle de l’Etat à travers différentes actions.

« Le plan départemental de lutte contre les cambriolages aura pour conséquence d’améliorer la feuille de route opérationnelle entre la gendarmerie et la police. Avec plus d’échanges informatifs. Le développement de nouvelles méthodes, celles déclinées par la police technique et scientifique, se systématisera. Dorénavant, il sera question de relever les empreintes, de pratiquer les tests ADN, de procéder à des enquêtes de voisinage à chaud, et dans un second temps, d’initier une seconde enquête. Quant à l’orientation et l’organisation des patrouilles, elles seront revues dans le temps et l’espace... ».

Ces nouvelles mesures de coordination des deux forces seront placées sous l’autorité du Préfet. S’exprimant sur la participation citoyenne, Patrice LAFON réaffirma sa profonde conviction en son efficacité pour améliorer le lien social, le repérage et la cohésion sociale sur le département.

« C’est une excellente opportunité pour démultiplier les liens entre les habitants d’une commune ou d’un quartier, leurs yeux et leurs oreilles dans les villages. Mais, attention, tempère-t-il, les conditions de fonctionnement sont cadrées par la loi et supposent des conventions de partenariat signées avec les maires… ».

En 2018, il sera question de multiplier par trois le nombre de ses conventions qui ont déjà été validées par trente-et-une communes.

L’amélioration des liens avec la police municipale, dans une vingtaine de localités qui en possèdent, sera accentuée. Là aussi, cela supposera la mise en exergue de conventions de fonctionnement. Des réunions régulières à Auxerre entre la police nationale et la police municipale ont déjà permis de tisser des liens ténus.

La violence faite aux femmes induit une création de poste

Le recrutement d’une déléguée aux droits des femmes, ayant comme tâche de réaliser des missions préventives, devrait se finaliser ces jours-ci. Cette personne orientera son activité en lien étroit avec les procureurs d’Auxerre et de Sens.

Reste le volet de la radicalisation. Un sujet ô combien délicat et suivi sur le fil du rasoir par les services de l’Etat.

« La radicalisation concerne toujours une dizaine d’individus sur notre territoire. Nos services organisent des réunions régulières où nous échangeons des informations strictement confidentielles sur ces personnes. Ce suivi se réalise de manière étroite avec la justice et les services de police parisiens. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de nos opérations réalisées avec le centre national de la prévention de la radicalisation qui recueille tous les appels placés sous la plateforme spécifique à ce dossier… ».

En guise de conclusion, le préfet de l’Yonne termina par la délinquance sportive inhérente aux débordements occasionnés par certains supporters de football.

« Les violences autour des matches de football sont limitées et nous avons pour objectif de les contenir, compte tenu des équipes reçues à l’Abbé Deschamps. Aujourd’hui, sept personnes sont interdites de stade pour une durée de six mois suite à de fortes consommations d’alcool. Le 26 janvier dernier, l’interpellation de trois individus qui avaient introduit du matériel pyrotechnique et des bouteilles d’alcool dans l’enceinte sportive aura été menée avec grande sévérité… ».

Une volonté de fermeté qui sera le leitmotiv du préfet Patrice LATRON en 2018 pour que la baisse de la délinquance se poursuive…

Créée en 1802 par Napoléon Bonaparte alors Premier Consul, la plus haute distinction française est aujourd’hui détenue à l’échelle de l’Hexagone par 93 500 personnes. Le contingent de légionnaires dans l’Yonne, quant à lui, s’élève à 223 dignitaires. Certes, les heureux récipiendaires du célèbre ruban rouge n’étaient pas tous présents à la traditionnelle cérémonie des vœux organisée dans les Celliers de la préfecture, en présence de la secrétaire générale, Françoise FUGIER et de Patrick GENDRAUD, président du Conseil départemental. Mais, l’occasion fut donnée au président de la vénérable institution, Jean-François PIRET, d’évoquer les origines et la déontologie de ce précieux accessit obtenu pour l’excellence des services rendus à la patrie…

AUXERRE : Bâtonniers, délégués militaires, représentants des tribunaux et de la Cour d’Appel, membres du rectorat d’académie et de l’Education nationale mais aussi députés, sénatrices, ministre, maires ou conseillers départementaux et municipaux…le fleuron de l’intelligentsia de notre territoire n’aurait manqué sous aucun prétexte la flamboyante cérémonie des vœux des membres de la Légion d’Honneur en ce début d’année.

Comme à l’accoutumée, les Celliers de la préfecture de l’Yonne, amplement remplis, servirent de cadre idoine à ce rendez-vous protocolaire de très bon ton.

Un exercice que l’actuel président départemental de cet ordre émérite, Jean-François PIRET, pratique avec merveille et « privilège » comme il sied à le répéter en guise de préambule à ce rituel cérémonial de haute tenue.

Moins de nouveaux effectifs pour 2017…

Constatant une tendance baissière par rapport à l’année antérieure de 2016 où les effectifs des Légionnaires Icaunais s’étaient étoffés de cinq nouveaux membres, le président PIRET salua comme il se devait la seule et unique récompense accordée en 2017. Elle aura auréolé la vêture d’un militaire de carrière, en la personne du lieutenant-colonel GARERES, commandant adjoint du groupement de gendarmerie de l’Yonne. Ce dernier s’était vu remettre ses insignes dans le prestigieux cadre du château d’Ancy le Franc par le commandant de la région Bourgogne, le général KIM.

A contrario des fastes de cette somptueuse cérémonie, c’est dans un cadre privé et familial que le président de la Légion d’Honneur de l’Yonne devait assister à la remise de la croix d’Anne-Marie AUBOIRON, dirigeante d’entreprise de Créteil ayant rejoint le comité de Sens par Michèle VIGNOT, membre du Bureau départemental.

Pour être tout à fait complet sur l’actualité de la structure, un décret daté du 30 novembre dernier a promu chevalier dans l’ordre des Légionnaires de l’Yonne Charles FONTAINE.

« J’espère qu’à l’avenir, et malgré le souhait actuel de vouloir restreindre les nominations de nouveaux membres que davantage d’Icaunais puissent rejoindre nos rangs » devait poursuivre Jean-François PIRET.

La Société des membres de la Légion d’Honneur de l’Yonne possède un rôle prégnant…

Répartis sur trois comités, à Auxerre, Sens et Tonnerre, les 185 Légionnaires adhérents à la société départementale ainsi qu’aux deux délégations d’Avallon et de Puisaye Forterre participent à de nombreuses actions et activités de solidarité et d’entraide.

« Tous savent que le petit ruban rouge qu’ils arborent n’est pas une fin en soi et qu’il n’est pas à la boutonnière pour flatter une autosatisfaction ou son ego, rappela l’orateur, cela exige en revanche une continuité dans l’engagement et impose des devoirs… ».

Signe de reconnaissance envers celles et ceux qui ont donné un sens à l’action, l’acte volontaire de servir, le désir et la volonté de faire en étant fidèle à son idéal, la Légion d’Honneur concerne aussi bien militaires que civils, responsables des institutions que des chefs d’entreprises, femmes et hommes unis dans la même quête de l’altruisme immodéré. Toujours, en étant au service de la nation.

Un vrai devoir de transmission auprès des jeunes

Le devoir de transmettre aux jeunes générations intègre les priorités des Légionnaires de notre département. « Nous devons faire comprendre et expliquer à la jeunesse ce que les générations précédentes ont vécu et de fait les mettre en garde contre des avenirs incertains, insista Jean-François PIRET, nous avons ce devoir d’explication des tragédies passées en rappelant le souvenir de ces femmes et de ces hommes qui se sont battus pour notre liberté et que combattre pour elle représente un engagement immuable… ».

Collaborant au concours « Mémoire et Résistance » auprès des jeunes qui fréquentent les lycées et collèges, les membres de la Légion d’Honneur de l’Yonne entretiennent la flamme de toutes les manifestations patriotiques. Ainsi qu’aux remises de brevets de nationalité et cérémonies de citoyenneté qui permettent de rappeler aux nouveaux naturalisés que la France devient désormais leur patrie.

« Les Légionnaires doivent insuffler à cette génération les valeurs démocratiques, l’esprit républicain et l’esprit du civisme. C’est cela aussi notre engagement dans la valeur éducative de nos missions ».

Balayant d’un revers de la main, celles et ceux qui critiquent sciemment les porteurs du ruban rouge par envie ou par jalousie, Jean-François PIRET devait conclure son propos sur le rôle d’ambassadeur exercé par les membres de la Légion d’Honneur, et de « leurs valeurs à construire le monde de demain en s’appuyant sur l’héritage du passé… ».

L’exercice conjoint de la présentation des vœux à l’ensemble des entrepreneurs du département de l’Yonne s’est déroulé en préambule de la conférence politique de l’éditorialiste et journaliste Christophe BARBIER au Pôle Formation 58/89 à Auxerre jeudi soir. Si le milieu agricole n’était pas représenté sur scène contrairement aux années précédentes, la Fédération du Bâtiment, l’Union des industries et des métiers de la métallurgie et le MEDEF de l’Yonne ont pris soin de distiller leurs messages d’espoir en insistant sur leurs attentes pour 2018.

AUXERRE : En l’absence du président du MEDEF, Etienne CANO, retenu sur des obligations personnelles liées à la fulgurante montée des eaux dans le département, le délégué général du MEDEF de l’Yonne, Claude VAUCOULOUX s’est fait le porte-fort de l’organisme patronal en présentant ses vœux aux forces vives de l’économie territoriale.

Ce fut des souhaits de reprise et de pérennité pour les décideurs et acteurs de l’entrepreneuriat avec l’amorce de cette embellie constatée dans les faits depuis quelques mois.

« Il faut que les entreprises retrouvent enfin de la sérénité tant dans le domaine de l’industrie que du bâtiment et des services… ».

Claude VAUCOULOUX n’omettra point d’accorder une saine pensée au milieu agricole, une fois de plus en souffrance à la suite des aléas climatiques à répétition et de leurs conséquences imputables aux crues.

« Nous voulons un monde du travail apaisé et optimiste… »

Puis, ce fut le tour du président de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie à venir s’exprimer sur l’esplanade de l’amphithéâtre du Pôle Formation 58/89. Derrière le pupitre, André BEX poursuivit cet exercice commun en trois actes.

« J’espère sincèrement que la croissance perdurera en 2018, insista-t-il, et que les entreprises du secteur industriel pourront enfin recruter avec davantage de facilités et de moyens… ».

Mais, le président apporta un sérieux bémol à cette animation euphorisante et pavée d’intentions louables quant à l’énoncé des vœux. André BEX rappela, en effet, que « la baisse de charge du CICE devrait coûter 8 milliards d’euros par an… ». Un point important que chacun gardera en mémoire.

Quant aux réformes préparatoires autour de la formation et de l’apprentissage, le président de l’UIMM désira leur aboutissement de manière positive. « Nous voulons un monde du travail apaisé et orienté vers l’avenir ! ».

André BEIX conclura ses propos sur une note d’optimisme : « La récente création du nouveau pôle de sous-traitance consacré à la filière aéronautique représente une excellente opportunité pour les entreprises de l’Yonne. C’est un projet qui a reçu tous nos encouragements et notre soutien. Il est pertinent, audacieux et agile : ce qui n’est pas commun dans la réalité économique d’aujourd’hui… ».

Des tendances contradictoires dans le bâtiment malgré la reprise d’activité…

Nouvel homme fort de la Fédération départementale du bâtiment, Xavier PAPIN évoqua lors de son intervention les enjeux essentiels de cette nouvelle année. « Nous ressentons un vent d’optimisme qui souffle sur le bâtiment ».

Le représentant de la Fédération départementale du bâtiment, Xavier PAPIN, termina cette séance de bons procédés explicatifs. Pour lui, « 2018 équivaut déjà à un tournant avec la fin du compte pénibilité et le retour à la croissance de la construction de logements neufs ».

Même si, un léger tassement a été observé au terme du dernier trimestre 2017 qui pourrait calmer les ardeurs des plus optimistes si cette situation perdurait.

Parlant de la rénovation, Xavier PAPIN a fait le constat de similitudes comparables avec le logement neuf. « Il y a eu là-aussi un recul en Bourgogne Franche-Comté à la fin de l’année dernière… ».

Quant à l’emploi salarié, il a diminué dans le secteur du bâtiment, notamment dans l’Yonne, alors que paradoxalement les coûts des prix à la construction continuent à progresser depuis deux ans, soit + 2,8 %.

« L’un des enjeux majeurs de cette nouvelle année pour notre filière sera d’augmenter les prix afin de valoriser les marges tout en conservant les salariés qualifiés qui sont de plus en plus très courtisés car très rares… ».

Pour résoudre cette équation à plusieurs inconnues, Xavier PAPIN sollicite les pouvoirs publics et privés dans le cadre de la mise en place d’actions d’accompagnement pour répondre à ce frémissement de croissance.

Deux cents jours après l’accession fulgurante du leader du mouvement « En Marche » à l’Elysée, l’éditorialiste de l’Express et chroniqueur politique de BFM TV a livré devant une salle comble d’entrepreneurs attentifs réunis au Pôle Formation 58/89 à Auxerre une subtile analyse de la ligne politique du chef de l’Etat dont le principal ennemi, faute d’une opposition sérieuse et efficiente, serait lui-même si ce dernier s’aventurait trop près des cimes du narcissisme. S’interrogeant sur la personnalité parfois complexe et les méthodes un peu abruptes d’Emmanuel MACRON, et anticipant sur les principales réformes sociétales de l’acte II qui débute avec une année 2018 sans échéance électorale, Christophe BARBIER, fin spécialiste de l’exercice oratoire, a su capter avec un zeste d’humour un auditoire à l’écoute de ses arguments si précis…

AUXERRE : Qui est réellement Emmanuel MACRON ? Quelle personnalité se cache derrière le profil un brin juvénile de ce jeune loup de la politique et de la finance à la tête bien remplie qui a connu en l’espace de deux saisons une ascension si rapide qu’elle l’a propulsée dans le fauteuil présidentiel à l’Elysée ? Au nez et à la barbe des cadors de la politique politicienne, toutes obédiences confondues, qui convoitaient la place depuis si longtemps !

Protéiforme, séduisant, caractériel, le natif d’Amiens endosse tour à tour les postures de personnages historiques, voire de ceux issus de la mythologie grecque comme va le dépeindre près de deux heures durant l’emblématique journaliste à la célèbre écharpe rouge du paysage audiovisuel français.

Emmanuel MACRON : une incarnation d’un personnage historique ou mythologique ?

Auteur de nombreux ouvrages de référence sur les phases évolutives de la classe politique française, le dernier en date « Les derniers jours de la Gauche » se dédicaçait en seconde partie de soirée, Christophe BARBIER a déroulé le fil d’Ariane de ce feuilleton rocambolesque des Présidentielles 2017, ayant débuté plusieurs mois auparavant.

« Emmanuel MACRON incarne-t-il le nouvel Alexandre le Grand et tranchera-t-il les nombreux nœuds gordiens qui se présentent à lui ? Sera-t-il Hercule effectuant ses douze travaux au risque de s’épuiser mais le devoir accompli ? Ou bien interprètera-t-il le rôle d’Ulysse qui au terme d’un long voyage fascinant truffé de péripéties est revenu au point de départ ? Peut-être est-il tout simplement Denis de Syracuse avec une posture de dictateur. Mais, ce dernier vivait dans la crainte de voir l’épée placée au-dessus de sa tête lui tombée dessus : elle était tenue par DAMOCLES…Dernière hypothèse : il est PSAPHON, le monarque grec passionné par les oiseaux auxquels il leur apprenait à parler avec un seul mot : le sien. La marque du narcissisme qui pourrait vaincre le locataire de l’Elysée s’il n’écoutait que lui… ».

Qualifiant ce quinquennat d’atypique avec en chef de file un président hors normes, très éloigné des codes traditionnels suivis par les chefs de l’Etat de la cinquième République, Christophe BARBIER résume l’attitude du nouveau président en un mot pour évoquer sa stratégie de communication : « C’est un média à lui tout seul ! ».

« Tout est huilé et maîtrisé avec le concours de ses conseillers. La plupart des images qui suivent ses déplacements sont fournies par ses équipes de communication. Il a su coupé court avec les représentants médiatiques habituels dont il est distant. Distillant avec parcimonie sa pensée. Il n’y a peut-être que sur le sujet de son chien Némo qu’il communique de trop !, ironise l’éditorialiste de l’Express.

Une opposition en totale déshérence et contre-productive…  

C’est en novembre 2016 et contre toute attente que le jeune quadragénaire annonce sa candidature à la présidentielle. A la surprise générale qu’il appuiera avec la publication d’un livre : « Révolution ». Un titre prémonitoire dont tout le monde se moquait au début même dans son propre camp mais qui finira par s’imposer au vu des profonds bouleversements observés dans le giron politique.

« Primo, la révolution de Macron s’est traduite avec la dégringolade et l’éviction de  toutes les têtes politiques charismatiques de l’époque : Nicolas SARKOZY, Alain JUPPE, François HOLLANDE, Arnaud MONTEBOURG…Puis, il y a eu le naufrage de la Droite avec l’affaire FILLON… ».

Dès lors, le paysage politique se réduit. A gauche comme à droite. Du côté des extrêmes, ce n’est guère mieux. Le Front national rate le débat du second tour, offrant un boulevard au conquérant candidat. Les Insoumis et leur leader Jean-Luc MELENCHON se trompent. « Ils pensent que la rue va défaire le résultat sorti des urnes et que le scrutin électoral sera annulé par le biais de manifestations populaires… ». On connaît la suite : ce sera un échec.  

Quant à la physionomie politique actuelle, elle n’est guère brillante pour les forces opposantes selon Christophe BARBIER.

« Le Parti socialiste nous fait rire avec l’abondance de candidatures à la présidence d’un mouvement qui ne rassemble que 15 000 membres. Et puis quand on a des postulants qui se nomment Rachid TEMAL et Delphine BATO, c’est risible ! ».

Pour le journaliste qui accapare l’intérêt des 250 personnes présentes dans l’amphithéâtre, pas de doute possible : « HAMON et MELENCHON : c’est une assurance vie pour Emmanuel MACRON ! ».

Restent les Républicains. « Ils sont les mieux placés pour contrer la gouvernance du président de la République avec une meilleure situation financière dans le parti et un nouveau leader. Mais, pour réussir, Laurent WAUQUIEZ doit bénéficier d’un échec de la part de MACRON… ».

L’inconstance des élus d’En Marche et les méthodes de MACRON…

Poursuivant cette introspection dans l’appareil politique actuel, Christophe BARBIER ne pouvait pas aborder le rôle de l’ancien mouvement, devenu depuis un parti : « La République en Marche ».  

« Ses ennemis peuvent venir de sa propre majorité. La récente indélicatesse à la suite de la visite des officiels Allemands à l’Assemblée nationale le démontre. Tout cela sent l’amateurisme et l’apprentissage… ».

Quant aux méthodes employées par le président français, elles puisent leurs origines à travers le volontarisme empreint d’autorité (le côté JUPITER du personnage).

« C’est là qu’il ressemble le plus à François MITTERAND qui avait ce recul nécessaire et de la hauteur. Jacques CHIRAC voulait exercer sa présidence comme tous les Français avec une certaine fragilité. Nicolas SARKOZY à l’instar des Français qui rêvent de l’être en conquérant et en héros avec en outre le côté bling-bling. Quant à François HOLLANDE, c’était le président normal. Un élu « pépère » comme l’a appelé le magazine « Le Point » ! ».

Ses choix stratégiques, Emmanuel MACRON les adopte non pas pour réformer la France mais surtout pour la révolutionner : il désire changer de système en s’appuyant sur des ministres plus téméraires que d’autres qui demeurent dans l’obscurité.

Et Christophe BARBIER de citer Muriel PENICAUT sur la réforme du Code du travail : « elle a réuni les syndicats un par un, sur chaque morceau des ordonnances, en réalisant une profonde dispersion du front syndical. »

Du côté de Jean-Michel BLANQUER, « il pratique ses réformes avec du bon sens (collèges, baccalauréat) en s’alliant le soutien des parents d’élèves, des élèves et même des enseignants ! ».

Le Premier ministre Edouard PHILIPPE n’échappera pas à cet audit de l’éditorialiste. « Avec lui, notamment sur les dossiers de l’assurance chômage et de la formation professionnelle, cela se gère entre spécialistes sans bras de fer politique selon la rhétorique « Nous savons de quoi nous parlons et on explique après… ». Et ça marche : sa côte de popularité est au beau fixe ! ».

Quid des deux réformes fondamentales à venir ?

Balayant d’un revers de la main, les quelques réformes « cosmétiques » ou liées au symbole, comme le texte de loi contre les fake news (« cela n’empêchera jamais les menteurs de mentir ! ») ou celle sur les hydrocarbures qui ne change rien à la vie quotidienne des Français, Christophe BARBIER évoqua ensuite le poids des réformes intermédiaires. Ce sont celles qui modifient le système dont le Code du Travail (« un peu bricolé » selon lui) même si la fin de la pénibilité et la remise en cause du rôle des prud’hommes constituent des changements notoires.

Mais, que seront exactement les réformes profondes, celles qui se rapportent à l’assurance chômage et à la formation professionnelle ?

« La formation et l’apprentissage que le gouvernement souhaite faire évoluer de 7 à 15 % dans certains secteurs, sont des desseins très ambitieux pour la France. Il est temps aussi que les Français soient fiers d’avoir été formé par l’apprentissage, source de l’excellence et de la noblesse du travail. Maintenant, comment Emmanuel MACRON peut-il réaliser ce copieux chantier en moins de quatre ans ? Il compte beaucoup sur les relais professionnels et institutionnels pour le faire… ».

Du côté des retraites, cela ne fonctionne plus avec la croissance démographique  de la jeunesse et des seniors qui vivent de plus en plus vieux, engendrant des coûts incompressibles sur les soins et la santé. « Il faut se rendre à l’évidence, clame Christophe BARBIER, avec quatre actifs pour un  retraité, ce système ne peut plus fonctionner… ».

L’autre réforme capitale qui attend la présidence MACRON concerne l’Europe. « Le président français dispose d’une chance inouïe avec le BREXIT et l’affaiblissement de l’Allemagne. Il doit profiter de son rayonnement à l’international pour faire jouer les leviers économiques sur le Vieux continent… ».

La nouvelle économie sera-t-elle synonyme de davantage d’emplois ?

Le dernier volet de l’intervention de Christophe BARBIER se rapportera à la nouvelle économie dont se font l’écho de nombreux médias et spécialistes. « Or, elle ne nous dit pas si nous allons créer plus ou moins d’emplois, s’interroge le journaliste parisien, DARWIN ne va-t-il pas tuer SCHUMPETTER ? C’est la théorie de la destruction créatrice. On invente quelque chose de novateur mais qui ne sera pas forcément bénéfique pour l’emploi. Si tel était le cas à l’avenir, on serait alors confronté à une crise dans la crise. Le deuxième risque de l’évolution économique provient des gros entrepreneurs qui applaudissent la politique d’Emmanuel MACRON à tout crin, disant que l’on va dans le bon sens. Mais, tous attendent que cela fonctionne avant d’embaucher. Si c’est cela, c’est l’effondrement inévitable ! Il est nécessaire d’avoir de l’audace entrepreneuriale avec des soutiens politiques. La clé de l’avenir politique de MACRON en 2022 est simple : si les entreprises accélèrent les embauches dans les prochains mois, le chômage baissera. C’est ce dont aura besoin le président français à la veille de la validation de sa seconde mandature à l’Elysée. Mais, si cette équation n’est pas respectée, le risque d’implosion sera majeur… ».

Satisfait de la décision prise par le constructeur japonais d’injecter plus de 300 millions d’euros sur la seule unité de production en France, le distributeur de la marque asiatique dans l’Yonne, Eric FOUCHER, évoque une excellente opportunité pour son groupe éponyme. Si ses collaborateurs éprouvent déjà une certaine fierté devant cette nouvelle ayant capté l’intérêt du gotha politico-économique, les perspectives induites de construire de nouveaux véhicules gagnant en performance et en qualité énergétique interpellent déjà les fidèles de l’enseigne…

AUXERRE : En 2017, les ventes de la fameuse YARIS, modèle à multiples variantes (essence, Diesel et hybride) fabriqué sur le site industriel d’Onnaing aux portes de Valenciennes (Nord), auront permis au groupe concessionnaire FOUCHER d’écouler plus de deux cents véhicules sur sa zone de chalandise.

Et même si le constructeur nippon a prévu de restreindre petit à petit la voilure de la gamme Diesel, dans le cadre de sa politique menée en faveur du développement de produits en phase avec la transition énergétique, TOYOTA devrait favoriser la commercialisation de cette citadine parmi les trois structures que compte le groupe dans l’Yonne (Avallon, Auxerre et Sens).

La valeur ajoutée au niveau de la technologie et la sécurité…

Le déblocage de cette enveloppe de plus de 300 millions d’euros dans l’usine du nord de la France suppose le développement de la plateforme technologique, TNGA, qui étendue à la conception d’autres modèles apportera une valeur ajoutée supplémentaire en termes de technologie et de sécurité. Forcément, ce sont des éléments fondamentaux qui ne peuvent qu’orienter les choix de la clientèle particulière et professionnelle…

« Personnellement, je suis très satisfait que cela se déroule ainsi, précise Eric FOUCHER, l’initiative coïncide avec l’anniversaire de cette présence sans cesse réaffirmée du constructeur en France depuis bientôt vingt ans. Ce projet d’agrandissement aura comme conséquence directe de donner une sérieuse bouffée d’air pur aux sous-traitants industriels de la filière automobile mais aussi à ceux qui exercent leur métier dans le secteur du bâtiment. Ne parlons pas des retombées économiques induites sur l’ensemble du bassin du Valenciennois puisque l’on chiffre à plus de 700 le nombre de postes créé sur place en contrats à durée indéterminée… ».

Déjà un premier impact auprès des collaborateurs

Dès qu’ils ont eu vent de l’information, les personnels du groupe FOUCHER ont réagi de manière très positive. Leur enseigne fétiche se trouvait sous le feu nourri des projecteurs médiatiques autour d’excellentes nouvelles qui devaient mettre en exergue la création d’emploi, la sécurité, l’innovation et l’investissement économique.

« TOYOTA représente aujourd’hui le quatrième constructeur automobile en France, ajoute le dirigeant de FOUCHER, nous avons donc un large marge de manœuvre afin de progresser. Au plan mondial, le groupe asiatique est le plus gros vendeur de la planète et partage ce titre honorifique avec VAG, selon la fluctuation commerciale de certains modèles… ».

Aujourd’hui, il sort une YARIS toutes les soixante secondes des chaînes de fabrication à Onnaing. Le constructeur déploie ses ailes de puissance marketing en Europe avec ce modèle depuis cette base arrière. Tandis que les véhicules hybrides qui se destinent au marché américain sont assemblés dans le nord de la France avant d’être embarqués dans les zones portuaires des Pays-Bas ou de Belgique.

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