A date, 64 communes adhèrent à l’association des « Cités de Caractère » de Bourgogne Franche-Comté. Elle a pour vocation de promouvoir le patrimoine et le tourisme de nos territoires. Réuni dans la jolie localité de Druyes-les-Belles-Fontaines, samedi en matinée, son conseil d’administration, présidé par Frédérick HENNING, édile de Pesmes en Haute-Saône, a pu tirer les enseignements de cette année écoulée, au cours d’une séance de travail fructueuse.
DRUYES-LES-BELLES-FONTAINES : Son logo nous est connu. Il s’affiche de manière parcimonieuse mais avec élégance du fait de sa calligraphie originale aux entrées des localités qui y sont adhérentes. De petits panneaux qui se remarquent et identifient ce total de soixante-quatre villages et villes, à ce jour, qui possèdent comme dénominateur commun le désir de vouloir valoriser leur patrimoine à des fins de sauvegarde, de découverte touristique mais aussi de retombées économiques.
Samedi en matinée, onze membres du Conseil d’administration de ladite association se retrouvaient dans la salle du conseil de la mairie du quatrième village préféré des Français, période 2024 ! Objectif de cette réunion : faire le point à quelques jours de la bascule en 2026 sur les perspectives.
Parmi les propos entendus, on y parlera des plans « cavaliers » réalisés en 3 D et dont certains villages adhérents sont déjà pourvus. Celui de Druyes trône sur une table. Déplié, il présente en trois dimensions les aspects caractéristiques de la localité de fort belle manière esthétique. D’autres prétendants attendent déjà leur tour en vue d’une réalisation similaire dès l’année prochaine.
A la manette de la réunion qui se veut très participative au niveau de la circulation de la parole, Frédérick HENNING. Il en assure la présidence. Il explique à mon égard que les réunions du CA s’effectuent au rythme de croisière d’un rendez-vous tous les deux mois, une fois en Franche-Comté dont il est originaire, une fois en Bourgogne, comme c’est le cas aujourd’hui. Les deux secrétaires salariées assistent consciencieuses aux travaux où les élus se penchent sur les dossiers du moment.
« Notre cœur de métier, c’est la valorisation de notre patrimoine et la valorisation des connaissances autour de ses particularismes et spécificités. Nous répondons aux besoins de nos adhérents par le biais de solutions déclinées par notre ingénierie et de la veille informative… ».
Valoriser un patrimoine si important pour les communes
L’atmosphère est plutôt sympathique. Chacun y va de ses arguments mûrement réfléchis sur tel ou tel point de l’ordre du jour qui se déroule depuis ce matin. Café et viennoiseries accompagnent les échanges.
« La structure se porte bien, mais il faut répondre aux besoins des communes dans un contexte budgétaire très complexe, explique le président, il faut les soutenir dans leurs démarches de valorisation de ce patrimoine si important… ».
Soutenue par la Région et la DRAC, la structure associative est à l’écoute des besoins de ces collectivités de toute taille, qu’elles soient petites comme moyennes. De 50 habitants ou de 5 000 habitants, selon les cas de figure.
« Notre organigramme prend en compte ces différentes composantes, explique le premier vice-président et maire de Guérigny (Nièvre) Jean-Pierre CHATEAU, on doit créer cette idée de réseau avec des services, émanant de notre architecte qui travaille à nos côtés. « Cité de Caractère » est une association qui doit aussi se positionner en tant que réseau constructif à part entière envers les autorités que sont les préfectures, la Région, les départements. Nous apportons des réflexions pertinentes autour du développement de ce patrimoine dans nos territoires… ».
Se tourner vers les acteurs économiques du privé
L’entité n’est naturellement pas en concurrence avec les structures institutionnelles existantes dans le domaine du tourisme et du patrimoine.
« Nous intervenons toujours en collaboration avec elles, souligne Frédérick HENNING, nous réfléchissons également à étendre ce réseau, notamment sur la Nièvre… ».
Créé en 1989, le réseau est à l’image de ce que chacun en fait. « La difficulté dans une grande région aussi étendue que la nôtre est de faire vivre la structure en développant des contacts directs, en présentiels, ajoute le président, il faut rester humain dans notre communication… il n’y a que cela qui marche vraiment ».
Inquiets par la baisse des subventions, les adhérents pensent à d’autres stratégies. L’ouverture économique vers des partenaires privés et le mécénat est déjà à l’étude afin de pérenniser ce modèle associatif vertueux. Quant à la notion du patrimoine, elle s’inscrit dans une logique de développement du territoire et de son développement économique.
Pour 2026, les responsables de « Cités de Caractère » veulent garder la foi en restant résolument dans l’optimisme et en demeurant force de propositions auprès de leurs partenaires et adhérents. La prochaine rencontre du Conseil d’administration retournera en Franche-Comté, à la date du 07 février. Comme cela est établi dans le règlement intérieur de l’association.
Thierry BRET
Un spectacle grandeur nature. Stylisé et rythmé comme dans un cabaret parisien avec jongleurs, instants de rêverie et présence sur scène d’instrumentistes surdoués, voire fantasques. En Monsieur Loyal pour tenir les rênes de ce rendez-vous festif : un Maxime LAUZET en méga-forme ! Les 1 500 invités de la célébration de l’anniversaire du centre de formation interprofessionnel de l’Yonne, accueillie à AUXERREXPO, n’auront pas eu à regretter leur déplacement, vendredi soir. Rarement l’apprentissage et la valorisation des métiers artisanaux n’eurent droit à pareille fête. Mais, il est vrai que l’on n’a pas un demi-siècle tous les jours !
AUXERRE : Quelle manifestation ! De la convivialité, de la bienveillance, de la passion, de l’envie à tous les étages. Des envies d’apprendre et d’entreprendre, aussi ! D’ailleurs, la formule du soir reviendra à la toujours sémillante Anne AZALBERT, ancienne directrice de la grande maison, de 1995 à 2006, qui très dynamique et au micro dont Maxime LAUZET, chargé de la communication de l’établissement ayant endossé la vêture de maître de cérémonie de la soirée, aura bien du mal à récupérer, lâchera la formule suivante à la limite de l’émotion : « il faut encourager et défendre « l’apprentreprendre » tel qu’on l’enseigne au CIFA… ».
On ne put qu’applaudir à la phrase originale et s’apercevoir que l’ex-directrice de l’établissement dont elle est si fière de la réussite de ses élèves n’avait rien perdu de sa répartie !
L’excellence, marque de fabrique du CIFA
Pour être un évènement grandiose, ce fut un évènement grandiose ! Cette soirée dont Didier CHAPUIS, l’actuel président, évoquait déjà les prémices organisationnelles il y a…douze mois, aura tenu toutes ses promesses. D’une part, par sa configuration opératoire avec dans l’après-midi la visite, façon portes ouvertes, du centre de formation et de ses caractéristiques si modernistes et fonctionnelles avec le « Clic Store » qui permet de proposer un enseignement en immersion virtuelle grâce à la technologie au cœur même de l’activité professionnelle représentant les cursus suivis par les apprentis ; le pôle coiffure ayant inspiré un partenariat avec, excusez du peu, la marque internationale « L’Oréal » (parce que le CIFA le vaut bien, apparemment !) ou encore l’institut de beauté, où l’esthétique s’apprécie tant dans le décorum que dans les cours qui y sont prodigués. Que dire encore du pôle mécanique dont il ne faudrait pas omettre l’importance et qui est équipé des derniers appareils utiles pour peaufiner sa connaissance en motorisation automobile. Enfin, saint des saints de la maison, connu et reconnu par nombre partisans de l’enseignement distillé autour des métiers de la filière artisanale, il y a le « Com des Chefs ». Même l’ancien directeur général de « Lasserre » à Paris et Meilleur Ouvrier de France, Gérald-Louis CANFAILLA, arborant son joli ruban tricolore autour du cou, ira de son compliment en soulignant que ce restaurant d’application ne démériterait pas s’il obtenait une étoile au Guide Michelin ! Respect ! Un restaurant d’application qui se permet de proposer très régulièrement des soirées à thèmes autour de la truffe et du foie gras, bondé comme un œuf chaque jour de l’année ou presque, et où il est nécessaire de réserver pour en apprécier, outre l’esprit cocooning, la délicate cuisine préparée et servie par nos jeunes toques en herbe ou de vertueux maîtres d’hôtel tout en politesse !

Hommage aux anciens directeurs et présidents
Présenté devant le tout Yonne ou presque, les représentants de la sphère institutionnelle, économique et politique du territoire nord-bourguignon, le spectacle offert par le CIFA en hommage à l’esprit d’entreprendre et à la valorisation de ces métiers de l’artisanat fut intense durant deux heures et demie ! Se succéderont sur la scène d’AUXERREXPO – décidément trois grosses manifestations s’y sont déroulées en moins de 24 heures, à mettre à l’actif de la bande à Sébastien FUENTES son directeur qui ne peut que se frotter les mains avec les assemblées générales de GROUPAMA et de 110 Bourgogne, plus ce raout de fin de soirée ! -, les anciens directeurs de l’établissement – diverses personnalités : on aura le plaisir d’y saluer outre Anne AZALBERT, la désormais bisontine Nicole HENRY-MUSTER et le « Savoyard » où il coule des jours heureux de retraité toujours fin gourmet, Marcel FONTBONNE, le père du défi culinaire « IRON COOK » qui a donné une dimension hexagonale à ce CIFA auxerrois, cher à son cœur. Dès fois qu’il en éprouverait encore un peu de nostalgie, il n’y a qu’un pas ! Il reviendra à l’actuel directeur, Lilian GARCIA, de prendre la parole au moment de la clôture de cet évènementiel de belle qualité, aux côtés de Maxime LAUZET – excellent en animateur vedette qui aura connu la frayeur de sa vie lorsque l’artiste peintre réalisant un tableau représentatif de cet évènement lui aura volontairement envoyé une goutte de peinture sur son pull d’un noir ébène !
Les anciens présidents auront aussi leurs instants de mise en lumière sous les projecteurs de la salle. L’excusé Pierre MARTIN, mais son fils, David était bien là en défenseur de la coiffure et des valeurs de l’artisanat, Etienne CANO – il fut également l’ancien patron du MEDEF de l’Yonne - et Michel TONNELLIER, qui malgré sa récente opération à un genou n’a pas hésité à se rendre sur la scène, muni de son fauteuil roulant. Didier CHAPUIS, actuel président – on ne présente plus ce chef d’entreprise qui aux côtés de son épouse Evelyne a vécu une expérience entrepreneuriale des plus folles depuis vingt ans en créant l’incontournable société de réception et de traiteur, devenue « FESTINS » que le sérail de l’Yonne (et même d’ailleurs) connaît très bien ! – ouvrira la manifestation. Avec un discours teinté de nostalgie, de messages forts et d’émotion.

Et si l’on se revoyait tous pour les cent ans !
On notera le clin d’œil malicieux et intéressant destiné à quelques anciens pensionnaires du centre de formation dont les carrières furent exceptionnelles après leur passage au CIFA, soit les « Quatre fantastiques de la réussite », réunis sur scène, le MOF et chef d’établissement du « Cordon Bleu » à Paris, Eric BRIFFARD, Michel MASSONNEAU, Meilleur Ouvrier de France en boucherie-étal et aujourd’hui professeur technique à l’Ecole Nationale Supérieure des Métiers de la Viande à Paris, le jeune Alexis PEUZIN, gérant de la boulangerie « Du levain au pain » à Auxerre et le coiffeur bien connu de la place auxerroise, Fabrice CORNILLON, gérant du salon de coiffure « Saint-Germain » à Auxerre. Un bel exemple de la réussite de ces métiers de l’artisanat et d’un savoir-faire amplement maîtrisé.
Si l’ancien maire de Champignelles et président de l’association de formation des élus de Puisaye-Forterre à travers « Les Entretiens de Champignelles », Jacques GILET évoqua longuement la genèse de la création du CIFA en 1975 – signalons que Didier CHAPUIS fut l’un des premiers avec Michel CHAUFOURNAIS à côtoyer cette promotion fondatrice ! -, il revint ensuite à l’ancien ministre Henri de RAINCOURT, toujours en verve oratoire avec zestes d’humour à l’appui de s’exprimer : « on se donne rendez-vous ici même pour fêter les cent ans du CIFA ! ». Il était accompagné du représentant de l’Etat, le préfet Pascal JAN, muni d’une béquille du fait d’une double déchirure au mollet, de prononcer quelques mots officiels. Un apprentissage soutenu à 100 % par l’Etat et les représentants politiques, présents dans la salle et assis au premier rang. On pense au président du Département Grégory DORTE qui ne nous aura pas gratifié d’une citation dont il a le secret ou des élus régionaux, venus en nombre, car on connaît le rôle indispensable de la Région envers la formation et l’apprentissage.

Saluons au passage les excellentes prestations scéniques du duo « Claire et Anto » – ils ont proposé un instant de pur onirisme en retraçant le parcours d’un apprenti au CIFA en mode ombres chinoises vraiment très poétique – ou les frères COLLE, qui tambourinent sur leurs instruments de percussion en virevoltant et en jonglant, avec humour depuis leur prime jeunesse. Mention spéciale au plus jeune des frères qui derrière les fûts de sa batterie nous produira un solo de batterie un peu dingue, digne des plus grandes références en la matière, Keith MOON, regretté batteur des WHO, aura pu apprécier l’exercice talentueux du jeune homme depuis la voûte céleste où il réside désormais depuis 1978 !

Naturellement, la cérémonie ne pouvait s’achever sans la présence sur scène d’un gâteau d’anniversaire et de ses cinquante bougies. Un gâteau introduit par l’un des spécialistes es chocolat de la place, j’ai nommé Olivier VIDAL, qui aura su allumer le feu à cette immense pâtisserie dont se délecteront ensuite les convives lors de la réception.
Il restera de cette soirée inoubliable de l’émotion et de jolis discours. Celui du président Didier CHAPUIS, chargé d’émotion à maintes reprises et qui aura eu le plaisir de se revoir en photo en 1975, alors jeune apprenti en formation, sur le grand écran de la scène. Un parcours de vie exceptionnel qui en dit long sur les réelles potentialités offertes à celles et ceux qui choisissent d’embrasser une carrière artisanale en privilégiant l’apprentissage…
Thierry BRET

Un régal. Une performance scénique et pédagogique remarquable où les problématiques de la géopolitique et de l’économie se boivent comme du petit lait pour un auditoire qui en demande encore et qui prolonge les débats ! Habitué de ces lieux – sa dernière visite chez 110 Bourgogne remonte il y a sept ans sur la même scène et à cet endroit – l’économiste Philippe DESSERTINE a une fois de plus enthousiasmé et conquis par sa verve et son sens de l’humour les adhérents de la coopérative inter-régionale, venus l’écouter en nombre, à l’occasion de la présentation du rapport d’activité de l’exercice écoulé.
AUXERRE: Ah, Philippe DESSERTINE ! S’il n’existait pas, il faudrait l’inventer ! Toujours très prolixe dans ses commentaires avisés, mais toutefois très respectueux du temps d’intervention qui lui était imparti par les organisateurs de 110 Bourgogne (une heure de causerie pas plus), l’économiste lancé dans la course folle des municipales à Bordeaux comme tête de liste face au maire écologiste sortant a su en soixante-deux minutes chrono réconcilier les béotiens de la chose économique en vulgarisant le plaisir d’écouter une conférence grand public sur un sujet pourtant ardu sur le papier : « les nouvelles créations de valeurs dans l’agriculture ».
Le grand numéro de Philippe DESSERTINE : on en redemande !
Un style, une présence, des arguments chocs, des explications adaptés à l’extrême à son public, une ouverture au dialogue et à l’échange – la partie de ping-pong oral jubilatoire avec arguments en sus en fin de séance lors des questions avec le public avec le président de la FDSEA de l’Yonne Damien BRAYOTEL qui n’a pourtant pas sa langue dans la poche ! -, et un sens de l’humour inné ont fait que l’on aimerait bien tester ce type de personnage à la tête d’un gouvernement, voire d’un Etat ! Avec lui, c’est sûr : les choses semblent tellement plus faciles à comprendre et à appliquer surtout en période de crise ! Qu’elle soit d’ordre international où l’orateur nous a brossé un singulier tableau de la situation actuelle entre trois vieillards cacochymes que sont les présidents russe, chinois et américain. Mais, aussi d’ordre politique interne, avec le très navrant épisode offert par le gouvernement et nos parlementaires sur le feuilleton joué à l’infini de l’adoption d’un budget qui ressemble de plus en plus à une Arlésienne !
Bref, ça sourit, ça rigole, ça applaudit, ça prend des notes parmi l’auditoire mais surtout cela ne semble jamais s’ennuyer dans le public tant les arguments savoureux du conférencier tombent comme à Gravelotte et sans que l’on s’aperçoive vraiment que le temps qui s’égrène passe trop vite.
Le show DESSERTINE fait du bien à l’âme. Surtout à celle des agriculteurs de la coopérative qui ont eu pourtant en guise de préambule une présentation complète et chiffrées des résultats de l’exercice 2024/2025 lors de la présentation du rapport d’activité.

Quand Walter HURE redonne le moral aux troupes !
On doit au président de 110 Bourgogne Walter HURE l’ouverture des travaux. Un président qui est nettement plus à l’aise désormais sur une scène, micro en main, qu’à ses débuts empreints alors de timidité. Bon, Walter ne fait pas le show comme le célèbre économiste, mais il parle vrai, avec son cœur et sait détendre l’atmosphère en y ajoutant un zeste d’humour avec la salle. « En France, on change de Premier ministre relativement souvent ! ». Bing, c’est dit !
Un président qui est heureux de confirmer que cette coopérative qui rayonne bien au-delà des frontières de l’Yonne est sereine. « Je vais redonner le moral aux troupes ce soir ! ».
Aidé par le directeur de l’établissement, Jean-Marc KREBS, dans la partie de diffusion des slides, Walter HURE aura tiré les grands enseignements de cette année écoulée où les moissons furent perturbées par l’humidité, tant en été qu’en automne. Ce qui devait entraîner une diminution des rendements. « In fine, c’est une collecte de 305 000 tonnes, qui nous a posé beaucoup de questions, explique-t-il, et comment on s’inscrit dans la démarche d’optimisation de nos outils pour honorer nos contrats… ».
Un gros travail sur les grains où il aura fallu investir en conséquence en acquérant de nouveaux matériels comme ces onze nettoyeurs séparateurs à changer ou à renouveler. Voire l’acquisition d’une table densimétrique. Plusieurs groupes de froid ont été achetés également cette année afin de refroidir le grain sain dans les silos. Des trieurs « optique » correspondent à d’autres matériels achetés dans l’année afin de répondre au cahier des charges des acheteurs.
« Rien ne se fait sans l’union SeineYonne, valorisation de la collecte, souligne Walter HURE, je rappelle que les deux coopératives historiques sont YNOVAE et 110 Bourgogne, depuis le 01er juillet nous a rejoint Terre Bocage Gâtinais sur le département du Loiret. Ce qui représente un total de 850 000 tonnes de céréales à commercialiser au global pour l’année 2025… ».
Puis, le président évoqua les bons résultats obtenus cette année par la coopérative et le travail des équipes très mobilisées.
« De bons résultats obtenus malgré que ce soit une année difficile, insista l’orateur, le résultat de la coopérative c’est 1,3 million d’euros et au niveau du groupe et de ses filiales, c’est 1,8 million. Je suis fier de ce résultat et cela nous permet d’envisager l’avenir avec plus de sérénité malgré des collectes dégradées en termes de volumes et de qualité… ».
Un tour d’horizon complet des filiales
Corroborant ce qui avait été annoncé un peu plus tôt dans la soirée par le directeur de 110 Bourgogne, Jean-Marc KREBS, le président HURE fit un état des lieux de « 110 Vigne », une filiale leader sur le marché de la viticulture. Notamment sur le Chablisien, l’Auxerrois et le Châtillonnais.
« C’est grâce à la pertinence de nos techniciens et l’accompagnement avec tous les produits de phytosanitaire que nous sommes parvenus à ce résultat. Etre leader, cela veut dire qu’il faut continuer à s’améliorer… ».
Profitant de la présence commerciale de ses deux magasins, la filière « 110 Vigne » comme devait le confirmer Walter HURE, a su apporter une diversité de solutions au niveau de la motoculture, des tondeuses à gazon et de l’expertise. Tant auprès des professionnels que des particuliers.
« La vigne expérimentale est un excellent moyen de montrer ce que l’on sait faire, elle rentrera en production lors de la prochaine récolte en 2026. C’est une chance d’avoir une vigne et de présenter ce que l’on peut faire en démonstration… ».
Puis, l’orateur s’attarda sur la marque « NATI VERT ». Trente-quatre magasins sont aujourd’hui opérationnels dans le réseau.
« On conforte notre maillage territorial auprès du consommateur et des producteurs, c’est le lien naturel pour développer des produits locaux avec notre environnement… ».
Vint l’instant où le président parla de SOREAL, basé à Joigny. « Cette société d’alimentation animale est en pleine évolution et va être pérennisée au cœur de notre zone mais aussi elle proposera des débouchés pour les céréales de SeineYonne, notamment quand les années de récolte sont dégradées… ».
Des filiales qui contribuent sérieusement au résultat net de la structure coopérative.
Quant à l’avenir, il y a le projet « Trajectoire » qui fut présenté avec une vidéo, chapeauté par le service agro de la coopérative. Un projet qui permet de mieux connaître le sol et de l’optimiser afin de valoriser la production en partageant la valeur. Un contrat applicable sur une durée de cinq ans pour ramener de la valeur ajoutée sur les exploitations.
Améliorer les métiers et les process s’inscrivent également parmi les priorités 2026, malgré les carcans administratifs de la France ou de l’Europe.
« On a plein de choses à faire dans l’agriculture et il nous faut aider les jeunes ! ». Un message clair et limpide lancé aux politiques, cruellement absents dans la salle…
Thierry BRET
Le concept est simple. Il se décline auprès de toutes les fédérations de caisse départementale que compte l’assureur mutualiste sur notre secteur. Soit quatorze départements à l’échelle de l’Hexagone et du bassin Paris-Val-de-Loire. Une « Soirée Conférence » reposant sur l’ancien modèle des « Rencontres GROUPAMA », qui ont été repensées et conceptualisées différemment afin de redonner un coup de booster et de modernisme à l’animation drainant ainsi les sociétaires du spécialiste de l’assurance et de la prévoyance. Immersion au cœur de l’étape icaunaise, accueillie à Auxerrexpo…
AUXERRE : A la manette, il y a la Caisse régionale. Celle que l’on connaît sous l’appellation de « Paris-Val-de-Loire ». Une zone sectorielle impressionnante sur le papier (et dans la réalité) englobant Paris intra-muros, l’Ile de France et s’étendant de la Somme jusqu’à l’Indre-et-Loire. Au beau milieu de ceci, l’Yonne y figure en bonne position. Seul et unique département de Bourgogne Franche-Comté, par ailleurs, ce qui est en fait sa spécificité.
Autour du mange-debout alors que les ultimes préparatifs propres à la partie festive se peaufinent en arrière-plan, deux personnages clés de ce GROUPAMA version 2025, prêts à s’exprimer face à la presse. L’un se nomme Hayik AFSAR. L’autre s’appelle Olivier THIBAULT. Le premier n’est autre que le directeur général de l’entreprise assurantielle dont le siège social est à Olivet, au sud d’Orléans. Un brillant diplômé, ayant débuté sa carrière au sein du groupe de l’autre côté des Alpes, en Italie. Elégant, jeune, visionnaire, communiquant : il impulse depuis plusieurs mois la destinée de cette entité régionale qui a le vent en poupe et réunit une fois l’an ses sociétaires dans le cadre de cette manifestation spéciale. Le second nous est plus familier. Olivier THIBAULT ne s’était-il déjà pas illustré il y a quelques jours en remettant un joli chèque de 2 000 euros à l’un des représentants de la Ligue contre le Cancer de l’Yonne.

Une année 2025 stable mais haute au niveau des sinistres
Le prétexte de ces retrouvailles est simple. Dresser un bilan de l’actualité assurantielle nourrie au fil de ces derniers mois, bilan auquel on ajoute un saupoudrage économique passionnant, via un conférencier de belle facture. Cette année, c’est Jérôme FOURQUET, analyste politique connu et reconnu de la sphère médiatique, directeur du département « Opinion et stratégies d’entreprise » au sein de l’IFOP, qui aura endossé ce rôle d’invité d’exception durant cette « tournée » automnale 2025 ! Auxerre étant l’ultime étape de ces soirées permettant de regrouper élus, partenaires, sociétaires, journalistes. Un Jérôme FOURQUET qui revenait en l’espace de quelques semaines pour la seconde fois à Auxerre, après une brillante causerie distillée dans le cadre des Conversations de l’Abbaye, à Saint-Germain, répondant favorablement à l’invitation de Céline BAHR.
Mais, avant que le public ne se plonge au cœur des grands bouleversements sociologiques qui ont façonné la société hexagonale durant ces dernières années (les « Métamorphoses françaises » comme s’est plu à l’expliciter l’orateur du soir), il eut droit en amont à une présentation des résultats du groupe sur l’exercice actuel.
Groupe diversifié au niveau de sa prestation de services assurantiels, GROUPAMA possède un rôle important dans la gestion de la sinistralité imputable au réchauffement climatique. L’un des sujets principaux est précisément de gérer ce changement de paradigme autour de ces impacts qui ont explosé au cours de ces dernières années.
« Le département de l’Yonne n’a pas été épargné par l’évolution de ce phénomène, concède Hayik AFSAR, entre la grêle et les tempêtes, qui ont saccagé le travail des agriculteurs même si 2025 représente une année clémente pour l’Yonne… ».
Le Loiret, limitrophe, fut frappé on s’en souvient par les effets désastreux de ces aléas climatiques en juin 2025, une enveloppe de 8 millions d’euros provoqués par les sinistres pour le groupe.
« 2025 est peut-être une année meilleure que les autres années, ajoute le dirigeant, mais cela reste très haut au niveau des sinistres par rapport à ce qui était réalisé il y a dix ans… ».

Un fort ancrage territorial
Un exceptionnel d’il y a dix ans devenu chose courante désormais aujourd’hui. Quant à l’ancrage territorial, il est toujours aussi important. Grâce aux réunions proposées sur le terrain, les divers partenariats avec les formations aux gestes qui sauvent avec les sapeurs-pompiers dans les collèges, les opérations caritatives à l’instar des « Petits Princes » via trois marches organisées dans l’Yonne ou encore le don en soutien à la Ligue contre le Cancer.
« Notre ancrage territorial se manifeste aussi par la présence de plus de 150 agences réparties sur le territoire, ajoute le directeur général de la structure régionale, on possède aussi des pôles de gestion sur les départements, c’est une vraie fierté pour nous, y compris à Auxerre où se gèrent tous les sinistres automobile de Paris Val-de-Loire… ».
Un département de la Bourgogne du Nord qui n’est pas le territoire le plus peuplé mais qui possède la plus importante part de marché. Un cocorico sympathique pour Olivier THIBAULT !
« Nos partenariats fonctionnent très bien sur ce département, on travaille avec l’AJ Auxerre et on a développé un réseau très efficace… ».
Soit deux cents personnes qui occupent le terrain icaunais chaque jour. Un département historique pour le groupe. Le nombre de sociétaires repart à la hausse, également, une bonne nouvelle qui ne vient jamais seule. Ainsi, dans le domaine agricole, GROUPAMA a repris une belle dynamique dans sa conquête de parts de marché, ajoutant 250 exploitations de plus dans son escarcelle.
« Nous aurons un solde positif cette année, résume Hayik AFSAR, on a investi beaucoup d’argent au sein de la Fondation GROUPAMA qui lutte contre les maladies rares en soutenant les associations dédiées. Un loto est programmé en février à Vincelles avant l’organisation d’un concert avec le groupe local MALTAVERN en novembre… ».
Une fondation qui a fêté ses vingt ans cette saison. Partenaire du Stade Français, GROUPAMA contribue également à l’action « Rêves de Gosse » avec des actions découverte autour du rugby.
240 personnes ont assisté à cette soirée. Une fréquentation similaire aux six autres évènements déclinés dans sept départements du groupe. Grâce à une soirée vivante et interactive, riche en réflexions.
Thierry BRET

42 ans. Un âge de raison, un âge où il est de bon ton de se lancer de nouveaux défis, en se faisant plaisir. Peut-être en joignant l’utile à l’agréable, aussi ! C’est précisément l’âge du « capitaine » de ce vaisseau où l’équipage est représenté par 55 personnalités, et qui souhaite arriver à bon port, au soir du 22 mars 2026. « Nos villages, notre avenir » est justement le nom de baptême de cette embarcation qui sera pilotée par Aurélien PECOT, sur la commune de Charny-Orée-de-Puisaye. Un navire qui devra se soumettre auparavant au suffrage des urnes, face à la liste de l’actuelle élue, Elodie MENARD…
CHARNY-OREE-DE-PUISAYE : Le rendez-vous se déroulait sous la halle de la commune. Le cadre idéal pour une prise de vue photographique, à laquelle prendra part trente-trois des cinquante-cinq candidats constituant la liste « Nos Villages, notre avenir », dévoilée officiellement ce matin-même. Visiblement, les mines des participants sont réjouies. Le choix de la halle n’a pas été laissé au hasard : l’endroit symbolise les lieux de rassemblement et d’échanges. Une sorte d’agora, à l’ancienne…
Il aime les métaphores, l’orateur de ce petit matin blême couleur automne. « Nous sommes ici pour le dire tous très fort, nous levons l’ancre ! ». Une allusion à la chose maritime qui a l’heur de plaire à l’auteur de la petite phrase, Aurélien PECOT, un personnage investi dans la vie de ce secteur géographique qu’il affectionne tant. Le co-fondateur et animateur de la web radio OPUS s’en explique : « J’aime cette image : j’ai commencé à recruter l’équipage, un matelot après l’autre, et c’est ensuite, ensemble, que nous avons construit la coque de ce grand paquebot, solide, stable, prêt à prendre la mer… ».
Un équipage de 55 matelots issus de l’ensemble des villages qui composent ce secteur de l’ouest de l’Yonne. Avec 17 % de jeunes, il faut le noter.
« En France, commente la tête de cette liste, seulement 3 % des élus municipaux sont âgés de moins de quarante ans ! En incorporant, cette jeunesse, nous optons pour le choix de l’audace et le dynamisme… ».
Côté engagement, la liste a choisi de se positionner sur ce credo : « nous ne sommes pas contre, mais pour, explique Aurélien PECOT, « je veux être très clair, nous ne nous engageons par contre quelqu’un mais pour une chose, une commune qui avance, des villages vivants, un territoire où l’on travaille et où l’on grandit… ».
Serait-ce le propre d’une politique locale où tout doit être apaisé ? Pour mieux rassembler et construire ? « Oui, affirme-t-il à la cantonade. Cette liste est sans étiquette politique ou plutôt elle en comprend 55 ! Avec ses composantes diverses et variées, ses parcours et ses sensibilités… ».
Un équipage qui devra souquer ferme durant la campagne électorale en perspective face aux autres concurrents. En mettant en exergue les cinq piliers de son projet : la proximité et la décentralisation, l’entretien et le patrimoine, le volet jeunesse, familles, seniors et vie associative, la citoyenneté active prenant ses racines dans la sève de l’attractivité, la culture et le numérique. Et, ultime point : la confiance renforcée via la transparence et la simplicité…
Dès janvier, des réunions publiques, pour construire ce projet de manière participative, seront organisées dans les 14 villages de la contrée. Et comme on le dit dans le milieu maritime à l’aune de ce genre d’aventures : « bon vent » ! Sans oublier les pièges ce que l'on appelle la mer des Sargasses, symbolisée au niveau d'un scrutin par le choix des urnes !
Thierry BRET