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Courtenay, c'est comme un petit bout de l'Yonne dans le Loiret. Les habitants de l'ouest de notre territoire y apprécient, entre autres, son marché du jeudi sur lequel on retrouve notamment  les sympathiques frères MAGNONI, nos tripiers locaux qui sont également présents sur les marchés de Pont-sur-Yonne, Sens et Toucy.


COURTENAY : « L’Arcade ». C’est un « chouette » café-restaurant, situé en face de la halle du marché. Il fut longtemps tenu par Carole et Pascal qui s'étaient rencontrés au marché de Rungis, au resto « Le Méditerranée ». La souriante Carole en salle, Pascal aux fourneaux.

Je me souviens des anecdotes de ce dernier, narrant l'envoi d'une dizaine de sole meunière sur le coup de 06 heures ! C'est que la nuit passée au marché international, ça creuse ! Fils d'aubergistes berrichons, le chef était le spécialiste du pâté pascal, spécialité de cette jolie région. Enfin, sans flagornerie aucune, j'avais plaisir à compter ce cuisinier consciencieux parmi mes plus fidèles auditeurs, lorsque j'officiais sur les ondes de France Bleu Auxerre, aux côtés de Nathalie RIVAUD.

 

L’esprit de la maison demeure…

 

Voici peu, après une trentaine d'années, ils sont partis vers une retraite méritée,  contents et rassurés pour la clientèle d'avoir trouvé des successeurs. Rien n'a vraiment changé. Le comptoir est en enfilade ; le présentoir à journaux demeure toujours à gauche en entrant, quant à l'arrière salle au fond, elle n’a pas bougé ! C’est une sorte d'institution locale du bien-manger à prix modérés.

Ce midi-là, l'aimable serveur m'y installe en terrasse. Son jean est fendu de toutes parts ! C'est drôle, antan, le personnel de salle disposait d'une tenue souvent simple, mais un peu élégante. En 2024, tout cela est bel et bien révolu, mais passons.

En consultant le menu, je constate rassuré que l'esprit de la maison demeure.  Il est même précisé : « ici, on assaisonne, on braise, on poêle ! ». La formule « déjeuner » est proposée à 16 euros avec entrée, plat, fromage et dessert. Un peu moins au niveau tarif, si l'on choisit uniquement un ou deux plats.

 

 

 

On parle de lettres et de Moyen-âge !

 

Dans un menu à ce prix, il est rare de trouver des asperges fraîches. C'est le cas ici. Elles sont  déclinées à la flamande et fort bien assaisonnées avec du persil frais. En accompagnement, le pain de la boulangerie voisine est bon. Parmi mes voisins de table, l'un passe son temps au téléphone pour tenter de résoudre quelques problèmes ; quant à l'autre, un motard tatoué envisage d'écrire un roman à propos du Moyen-âge. C'est ce qu'il explique à la patronne, elle aussi férue de lettres.

 

 

Une bonne harmonie dans l’assiette de légumes verts

 

Parmi les plats, je choisis l'escalope aux champignons. Elle est accompagnée d’haricots verts. D'ordinaire, ce légume, ici provenant de la congélation,  ruisselle d'eau, est insipide, voire le plus souvent immangeable. Rien de cela aujourd’hui où le légume a été cuisiné et donc assaisonné. Cela donne à cette assiette copieuse, une bonne harmonie : c'est bon.

Côté fromage, le Brie de Courtenay demeure toujours en place : et c’est tant mieux ! Affiné et goûteux, c'est un produit plaisant. En dessert, la panna cotta aux fraises d'un producteur local est bonne, mais peut-être un rien trop sucrée.

Au final, on s’en tire à moins de 25 euros avec un pichet de rosé et un café !  On continue, comme jadis, à se régaler à « L'Arcade », et ça, c'est une excellente nouvelle.

 

 

En savoir plus :

 

Les - : un très léger bémol est à signaler sur l'attente entre les plats.

Les + : le service est aimable. Un bon rapport qualité-prix d'une vraie cuisine est également de la partie.

 

 

Contact :

 

L'Arcade

50, Place Armand CHESNEAU  

45320 COURTENAY

Tel : 02.38.97.42.36.

Ouverture : tous les jours sauf le dimanche soir et le lundi.

Détail : c’est proche des sorties d’autoroutes A6 et A19.

 


Gauthier PAJONA

 

 

 


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Tiens, changement de registre, aujourd’hui, dans les lignes de cet éditorial ! Et si on parlait enfin de la vie et de l’espérance afin d’oublier la triste réalité de notre ordinaire, ponctué de querelles intestines dans les partis politiques – tous sans exception à l’approche imminente de ces inattendues et capitales législatives -, de conflits en tout genre qui ne cessent de faire trembler les fondements de la planète et de ces agressions inciviques à répétition polluant au gré des jours qui passent, nos libertés. Sans omettre le pouvoir d’achat en berne, l’inflation toujours aussi galopante et le chômage qui frappe de plein fouet, jeunes et surtout seniors, condamnés à vivre dorénavant à l’ère de la précarité…

Le choix de ce thème, nous le devons donc à ce petit ruban vert, presque pomme acidulé, que bon nombre d’animateurs et de journalistes des chaînes de télévision ont porté ce week-end face caméra au revers d’une veste ou d’un chemisier.

Un ruban vert que bon nombre de citoyens ne connaissent même pas ou si peu alors que le sujet mérite amplement que l’on s’y intéresse de plus près.

Un ruban vert. Couleur de l’espérance, de toute évidence en termes de symbolique chromatique. Un coloris que toutes les associations assurant la promotion du don d’organes ont adopté en guise de référentiel au niveau de leur communication.

Sans doute, un grand nombre de nos concitoyens ne le savent pas mais le 22 juin – date où se rédigent précisément ces lignes – correspond à la Journée nationale du don d’organes. La vie et l’espoir en somme pour des milliers de malades, atteints de graves pathologies rénales ou autres troubles physiques, attendant patiemment en croisant les doigts qu’un donneur fera enfin le geste salvateur…

 

Des nuances un peu floues au niveau du législateur…

 

Un ruban vert. En guise d’aide-mémoire ? Pour toucher les consciences ? Pour lever les doutes et les « a priori » ? Sans doute. En 2023, ils sont encore près de 40 % de nos compatriotes à refuser catégoriquement la simple idée de se voir prélever d’un organe, ne serait-ce que pour apporter secours à autrui !

Un chiffre très révélateur malgré un texte de loi qui dit tout l’inverse, par ailleurs ! Que dit le législateur à ce propos : c’est en 1976 avec la loi Caillavet que l’Etat prend position sur ce sujet de société.

Le texte reçut le complément de lois concernant la bioéthique. Mais, comme le précisent les responsables de l’association France ADOT, « ces textes légaux ont toujours permis de respecter la volonté des personnes s’opposant aux prélèvements via le registre des refus officiels ».

Un registre qui est par ailleurs consulté par l’Agence de Biomédecine en France dès le constat de mort encéphalique de la personne, observée par les équipes médicales.

La difficulté, aujourd’hui, pour les associations qui militent en faveur du don d’organes en France est justement de sensibiliser très largement l’opinion publique. D’autant que le dernier texte de loi voté par les parlementaires sur cette thématique n’a pas vraiment donné satisfaction, laissant la place libre à l’interprétation suivante : « on est tous donneurs et que, si on en parle pas dans son proche entourage familial, les organes seront prélevées de manière systématique ».

 

 

Même les collectivités s’en mêlent

 

Or, le taux d’opposition à ces prélèvements a progressé de manière exponentielle dans l’Hexagone alors que le texte législatif avait pour vocation d’atténuer les doutes ! Un paradoxe de plus, qui inquiète la structure France ADOT.

Ses bénévoles – on ne peut que saluer leur pugnacité et leur sens de la communication afin d’informer le plus grand nombre – ne cessent de multiplier depuis les actions à travers le pays, à l’instar de cette Journée nationale pour développer une véritable culture du don en France.

Le ruban vert. Petit à petit, sa signification concerne aussi les collectivités. Notamment les édiles de municipalités qui n’hésitent pas à s’engager dans l’opération en assurant des plantations « d’arbres de vie », en hommage aux donneurs d’organes et à leurs proches qui en ont aussi accepté l’idée. Ce qui au plan psychologique n’est pas aussi évident que cela en a l’air.

Ne soyez donc pas surpris, si chemin faisant en parcourant l’Hexagone de part et d’autre, vous voyez aux entrées de ces agglomérations impliquées des signalétiques spéciales aux couleurs de ces « villes ambassadrices du don d’organes ».

 

« Savoir pour ses proches, ça change tout ! »

 

En 2023, plus de 21 800 personnes étaient en attente d’une greffe, indispensable à leur survie. 5 634 ont pu être réalisées. Les reins, en priorité pour 3 525 patients, mais aussi le foie avec 1 343 transplantations et le cœur, dans le cas de 384 interventions.  Toutefois, il y a un sérieux bémol à ce tableau : beaucoup sont encore dans l’attente. Ils étaient encore plus de 11 400 personnes au 01er janvier 2024 à espérer obtenir un organe sain d’un potentiel donneur afin d’avoir la vie sauve….

Grâce aux progrès des solutions thérapeutiques, moins de patients en liste d’attente sont décédés dans cet intervalle par rapport à 2022 : 823 décès contre plus d’un millier l’année précédente. On ne peut que s’en réjouir…

Mais qui sont les donneurs ? Des gens, comme vous et moi, bien sûr ! Quant à l’âge moyen des donneurs décédés, il s’élève à 57,8 ans, un chiffre stable depuis une décennie. L’an passé, 647 donneurs étaient âgés de plus de 65 ans ; notons aussi que les dons pédiatriques se développent avec 48 dons avec des personnes âgées parfois de moins de cinq ans…

Reste la présence sur soi de la fameuse « Carte d’ambassadeur du don d’organes ». Signe non anodin de l’engagement de son possesseur à cette cause, elle permet surtout aux proches de ne pas choisir à votre place. Tout ceci sous le sceau de l’expression, du recueil de consentement et du respect de la volonté. L’un des codes éthiques de France ADOT et des différents organismes qui promeuvent le don d’organes vers le plus grand nombre. En résumé, « savoir pour ses proches, ça change tout » ! Et cela peut aussi changer des vies, qu’on se le dise dans le cercle familial….

 

Thierry BRET

 


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Ainsi, « elles » et « ils » ressemblaient à ça ! De lointains ancêtres de l’ère préhistorique qui vivaient là, non loin des bords de l’Yonne, du côté de Gurgy et dont on a retrouvé des éléments à partir de leur ADN, lors de la découverte d’une importante nécropole. Des visages de femmes, d’enfants, d’hommes, parfois souriants, au regard profond à la limite de la méfiance comme si, nous autres, les gens du futur, venions les déranger dans leur éternité, peinte à l’aquarelle, et formant une fresque murale dont on pourrait contempler longuement chaque contour et aspérités. L’exposition, originale et didactique, s’apprécie jusqu’au 07 juillet à l’espace culturel…

 

GURGY : Etrange impression que celle-ci. C’est un curieux voyage dans le passé comme avec l’aide d’une machine à remonter le temps qui nous est proposé là, grâce à la contemplation de ces aquarelles au coloris sépia, finement ciselées – on les doit à l’artiste Elena PLAIN – dont les personnages nous fixent de leurs regards éternels et intenses comme par effet de miroir.

Mais, il ne s’agit nullement ici d’une œuvre imaginaire avec cette galerie de portraits, de femmes à la bienveillance affirmée, d’enfants à l’attitude de sauvageons et d’hommes dont les cheveux sont si hirsutes qu’ils affoleraient n’importe lequel des coiffeurs, présentés sous forme de fresque sur les murs de l’espace culturel.

Non, ce passionnant travail est avant tout d’ordre scientifique. Pédagogique, aussi. Et surtout, historique. Voire, même préhistorique pour les puristes !

Un extraordinaire rendu qui résulte de fouilles archéologiques menées non loin de là il y a plusieurs années, et conçu à partir de prélèvements d’ADN réalisés sur des ossements. Ceux retrouvés dans une nécropole de la préhistoire où vivait une communauté il y a…6 700 ans ! Une paille à l’échelle du temps !

 

Dix-sept chantiers de fouilles archéologiques dans la commune en cinquante ans

 

Face à nous, se présentent peut-être les lointains ancêtres de…Cyril CHAUVOT, maire de la commune ou de Jean-Luc LIVERNEAUX, le conseiller communautaire en charge de la vie culturelle de cette localité qui existait de facto sous une toute autre variante il y a donc un peu plus de six millénaires de cela !

D’ailleurs, les invités de la séance inaugurale de cette exposition ne manqueront pas de poser cette question obligatoire, venant à l’esprit de chacun : « sommes-nous en présence de nos ascendants ?! ».

De quoi peut-être redonner du grain à moudre aux chercheurs et autres paléontologues en quête d’analyses plus poussées !

D’autant que la bourgade à la fameuse escale fluviale jouit d’un patrimoine archéologique les plus importants de l’Yonne. Sans doute du fait de sa proximité au bord de la rivière ? Pour accréditer cette affirmation, Jean-Luc LIVERNEAUX rappellera un seul chiffre : « 17 », soit le nombre de chantiers de fouilles archéologiques entrepris depuis cinquante ans. Avec bien sûr, son lot de sites funéraires.

 

 

En savoir davantage sur notre passé

 

Pour les esthètes de cette discipline, ce sont des sources d’informations privilégiées pour mieux cerner la vie des hommes préhistoriques. Soit une période correspondante à – 3 000 avant Jésus-Christ.

A Gurgy, les chercheurs se sont donc attelés à réaliser des arbres généalogiques (ils ont pu en reconstituer deux) à partir d’ossements trouvés in situ. Une première…mondiale !

L’information perturbera même les rédactions de la presse nationale et scientifique. A l’été 2023, et sans qu’ils le sachent véritablement, les élus de la commune découvrent par voie de presse que leur village fait l’objet de publications scientifiques dont l’une est publiée dans « Le Monde » ! Mais, également le quotidien méridional, « La Marseillaise » ou « BFM TV ».

« Nous avons décidé de prendre contact avec l’une des scientifiques ayant travaillé sur cette étude, ajoute Jean-Luc LIVERNEAUX, une paléo-généticienne, nommée  Maïté RIVOLLAT. Avec son concours, et celui de son collègue, Stéphane ROTTIER, archéo-anthropologue – lui-même a effectué des fouilles sur le site des « Noisats » à Gurgy entre 2004 et 2007 -, est née la construction de ce projet d’exposition à laquelle s’est aussi adjoint le service Pays d’Art et d’Histoire de l’Auxerrois… ».

 

 

Un concept visuel à ne manquer sous aucun prétexte, en vérité ! Le public ne s’y trompe pas. A commencer par Crescent MARAULT, président de l’Agglo de l’Auxerrois, « on est vraiment chez nos ancêtres, les premiers Auxerrois à se sédentariser l’ont fait à Gurgy ! On est un territoire Pays d’Art et d’Histoire, et il était important que je sois présent au lancement de cette exposition… ».

Puis, le maire d’Auxerre de poursuivre : « valoriser, identifier et animer toutes ces richesses patrimoniales sur notre territoire peuvent nous permettre d’avoir une certaine dynamique au niveau ludique et pédagogique. Comme on peut le faire dans le cadre de notre partenariat actuel avec le Centre Georges Pompidou (l’exposition Botanique est accueillie à l’abbaye Saint-Germain à Auxerre) depuis plusieurs années… ».

Quant à Cyril CHAVOT, maire de la commune, il est comblé : « il est important de savoir d’où l’on vient… ». Et peut-être où l’on va aussi ?!

« Cette exposition permet d’en connaître davantage sur notre passé et notre Histoire ! ». A consommer sans modération !

 

 

En savoir plus :

Exposition « ADN Préhistorique »

Jusqu’au 07 juillet à l’Espace culturel de Gurgy

Ouvert le mercredi, le samedi et le dimanche de 14h à 18h

Entrée gratuite.

 

Thierry BRET

 

 


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Elle est dure, voire très difficile à avaler, à la limite de l’indigestion la « salade politique très épicée » vendue par le Président des Républicains Eric CIOTTI à l’ensemble de ses ouailles ! Un coup d’éclat mémorable et inattendu qui auront fait certainement se tourner dans leurs tombes respectives les chantres de la droite républicaine, Charles de GAULLE et Jacques CHIRAC ! Quoi qu’il en soit, rien ne sera plus jamais comme avant, au sein de la formation gaulliste, qui aura bien du mal à s’en remettre à terme. Il suffit d’analyser les premiers sondages d’avant législatives…

 

Lundi  

Cherchez l’Europe ! Depuis le double tsunami, déclenché par une extrême droite au plus haut de sa forme dans le pays et la dissolution de l’Assemblée nationale annoncée par Emmanuel MACRON, peu d’échos dans les médias des résultats dans les autres pays de l’Union. Comme si le psychodrame franco-français faisait de l’Hexagone le nombril de l’Europe ! Si les conservateurs du Parti Populaire Européen, alliés au groupe « Renew », restent la principale force au Parlement, on ne peut passer sous silence la montée inexorable de la droite extrême et radicale, dans la plupart des états membres de l’Union : Allemagne, Italie, Espagne, Pologne, Pays-Bas, Autriche, Belgique….Un peu partout, à l’exception notable des pays scandinaves, les partis d’extrême droite doublent la mise ou font leur entrée sur les bancs de l’organe parlementaire. Pas de quoi fouetter un chat, semble-t-il, face au « matou » de l’Elysée !

 

Mardi

C’est une bibliothèque à nulle autre pareille… Où l’on peut « emprunter » le temps d’une conversation, la vie d’une personne inconnue. Le concept est né à Copenhague, au Danemark, et permet à tout un chacun, de présenter son vécu, ses drames ou ses joies… Une bibliothèque « humaine » où chaque témoignage permet de faire reculer les peurs ou les préjugés vis-à-vis de « l’autre ». De celui que l’on n’aurait jamais rencontré en dehors d’un autre contexte ; de celui qui véhicule tant d’idées préconçues, le plus souvent, par méconnaissance ou ignorance. Une conjugaison au singulier qui redonne un peu d’humanité à chacun et suffit parfois à faire reculer les peurs et les phantasmes, propres à tout vote extrême…

 

Mercredi

Les portes de Matignon s’entrouvrent désormais un peu plus pour le parti à la flamme tricolore. Nommé Premier ministre, Jordan BARDELLA aura tout loisir jusqu’aux prochaines présidentielles de prouver que le RN est bien le seul parti capable de diriger et redresser le pays…, ou pas ! Mis au pied du mur, pas certain que toutes les promesses électorales puissent être tenues, face aux exigences économiques et sociétales, avec le risque pour lui en trois ans, de se discréditer auprès de son électorat et savonner la route de l’Elysée pour Marine LE PEN… De son vivant, l’ancien président François MITTERRAND, au style « florentin », se voyait souvent comparer à Machiavel, adepte de ruses et coups tordus. L’Histoire dira si Emmanuel MACRON s’inscrivait dans sa lignée…, ou pas !

 

 

 

Jeudi

Honteux ! Abject ! Traître ! Déshonneur !... Les noms d’oiseaux à l’adresse d’Éric CIOTTI sont légion depuis ces dernières 48 heures. Pour la plupart, émanant de ses anciens amis politiques, qui considèrent comme forfaiture la décision du Président de LR de pactiser avec le Rassemblement National en donnant l’impression « d’aller à la soupe » pour conserver à tout prix son mandat de député. Mais à bien y regarder, est-ce vraiment là une surprise, tant le tropisme de l’intéressé ces derniers mois envers la droite extrême relevait d’un secret de polichinelle ! Avec pour éléments de langage notamment en matière d’immigration, des mots comme « préférence nationale » ou « grand remplacement », difficile de distinguer son discours identitaire de celui d’un Jordan BARDELLA ! Pour autant, quelle image pitoyable donne-t-il de cette droite républicaine, « héritière du gaullisme », en s’accrochant ainsi à son poste de Président, transformant le siège du parti en « Fort Alamo » ! N’est pas John WAYNE qui veut ! Éric CIOTTI relève plus pour l’heure, d’un rôle de bidasse dans la « Septième compagnie » ! Quelle salade ! Niçoise, bien sûr…

 

 

Vendredi

Le racisme n’a toujours pas disparu des stades et certains pseudos supporters de clubs comme Lyon ou le PSG en font même leur carte de visite ! Comment imaginer que le public auxerrois ait pu un jour connaître pareille contagion… ? L’émouvant témoignage de Basile BOLI dans le documentaire « Des cris dans le stade », diffusé sur France 5, nous l’a tristement rappelé. Accueilli lors d’un match à Auxerre en 1990, après son transfert à l’OM par des cris de singe émanant des mêmes personnes qui l’encensaient quelques saisons auparavant lorsqu’il portait les couleurs de l’AJA. Des souvenirs douloureux que l’ancien défenseur central a toujours du mal à verbaliser plus de trente ans après, accentués par le fait raconte-t-il dans son témoignage, qu’il ne bénéficia alors d’aucun soutien de Guy ROUX, son ancien entraîneur et « père spirituel ». Dans l’hypothèse où demain, des joueurs comme OWUSU, SINAYOKO ou CAMARA, après avoir quitté l’AJA, revenaient jouer dans l’enceinte mythique de l’Abbé-Deschamps sous les couleurs d’un autre club, comment être certain de ne plus jamais y entendre de pareils cris simiesques… ?

 

Samedi   

Dans la série « Ils osent tout, c’est même à ça qu’on les r’connaît », comme disait le regretté Michel AUDIARD, un retour inattendu dans cette campagne des législatives, celui de l’ancien ministre du budget sous l’ère HOLLANDE, Jérôme CAHUZAC. Candidat sans étiquette dans la troisième circonscription du Lot-et-Garonne après avoir, est-il nécessaire de le rappeler, été condamné en 2016 à trois ans de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité pour fraude fiscale et blanchiment ! Prêt sans doute à aller à la rencontre des électeurs, « les yeux dans les yeux »…

 

 

Dimanche

Il faut parfois savoir prendre de la hauteur sur l’actualité pour souffler un peu et lui redonner quelques notes colorées, comme de se balader au soleil couchant au pied des éoliennes, sur les hauteurs de Montallery, hameau de Venoy… Avec un ciel se partageant entre bleu Républicain, rose PS, bleu Marine et violet LFI, pas certain que l’objectif initial soit atteint !  

 

Dominique BERNERD

 


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La transmission structure notre identité dès les premiers jours de la vie et même dès la gestation. L’histoire familiale transmise à un petit permet de développer un sentiment d’appartenance et un modèle de relations sociales. Le problème avec les enfants, c’est qu’on ne sait jamais ce qui est transmis et comment c’est reçu !

 

TRIBUNE : C’est vrai également pour la transmission génétique : on ignore ce qui est transmis comme ce que le corps du receveur en fera… La transmission familiale peut être positive mais peut aussi induire ce que les « psy » appellent « des loyautés sclérosantes ». Répondre à la demande implicite de ses parents, c’est parfois réparer le passé ou porter un secret de famille. Lire « Aïe, mes aïeux » d’Anne-Ancelin SCHUTZENBERGER : elle partage, à travers son analyse clinique et sa pratique professionnelle de près d'une vingtaine d'années, une thérapie « transgénérationnelle » et psycho-généalogique contextuelle.

L’inconscient familial se transmet via les émotions, en dehors des mots, et peut entraîner des conséquences sur plusieurs générations. Il faut chercher du côté de l’inconscient et comprendre ce que l’on porte du passé de la famille. La transmission vit aussi dans les émotions et l’inconscient ! La transmission peut être toxique ou encombrante comme dans le cas des survivants de la Shoah. Ceux qui ont fait silence de leur histoire afin de protéger leurs enfants se trompent : il est essentiel d’oser se libérer de cet héritage…

 

La transmission des biens matériels

 

L’héritage fait aussi partie de la transmission. Hélas, trop souvent l’unité familiale explose au moment du décès des parents. L’erreur la plus fréquente commise par les anciens : ne rien dire. La fratrie découvre chez le notaire les données de l’héritage. Lorsque les parents transmettent oralement les données de l’héritage, les dispositions sont rarement contestées au moment du décès. Les notaires sont unanimes sur ce point.

Chez les aristocrates, il existe un aspect à souligner : ils n’ont pas le sentiment de propriété. Ils sont les gérants d’un domaine afin de le transmettre, si possible amélioré, aux nouvelles générations. Dans ce cas, la transmission vise essentiellement l’histoire de la famille, qui parfois recoupe l’histoire de France !

 

 

La transmission chez les Compagnons du Devoir

 

Pour un compagnon, la transmission ne s’explique pas, elle se vit. C’est l’expérience qui est mise en avant : on apprend en faisant, sans même s’en rendre compte. Le jeune apprenti sera plongé dans une dynamique qui doit l’aider, non pas à comprendre mais plutôt à prendre conscience. La prise de conscience passant par l’expérience et la transmission orale des maîtres. Au-delà des rites et des légendes, des symboles, des valeurs, d’une culture et d’une identité forte, le compagnonnage du Devoir présente de nombreuses spécificités : la présentation des outils les plus sophistiqués (logiciels, IA, Internet…), transmission de l’expérience par le témoignage écrit, visuel et oral. Intégrer une formation, c’est jouer sur tous les registres possibles : l’ouï, la vue, le toucher, l’odorat et parfois le goût. Certains initiés, en signe de reconnaissance précisent : « je ne sais ni lire, ni écrire », à méditer…

 

Pour conclure

La transmission est vitale et nécessaire à la structuration d’une société et même d’une civilisation. On ne peut pas rester figer sur la seule transmission orale, mais cette dernière sera pertinente pour le passage de témoin de l’expérience et des savoir-être.

L’IA, importante pour notre évolution scientifique ne doit pas supprimer l’émotion de la transmission, il y va de notre survie. Si j’en crois l’Ecclésiaste (un des livres du « Pentateuque »), tout est vanité, on ne transmet rien sauf l’amour… A ne pas lire quand on est déprimé !

« Ce que l’on ne met pas en mots, s’imprime – et s’exprime par des maux ». Anne-Ancelin Schützenberger.

 

Paul GUILLON

 


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