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A date, 64 communes adhèrent à l’association des « Cités de Caractère » de Bourgogne Franche-Comté. Elle a pour vocation de promouvoir le patrimoine et le tourisme de nos territoires. Réuni dans la jolie localité de Druyes-les-Belles-Fontaines, samedi en matinée, son conseil d’administration, présidé par Frédérick HENNING, édile de Pesmes en Haute-Saône, a pu tirer les enseignements de cette année écoulée, au cours d’une séance de travail fructueuse.

 

DRUYES-LES-BELLES-FONTAINES : Son logo nous est connu. Il s’affiche de manière parcimonieuse mais avec élégance du fait de sa calligraphie originale aux entrées des localités qui y sont adhérentes. De petits panneaux qui se remarquent et identifient ce total de soixante-quatre villages et villes, à ce jour, qui possèdent comme dénominateur commun le désir de vouloir valoriser leur patrimoine à des fins de sauvegarde, de découverte touristique mais aussi de retombées économiques.

Samedi en matinée, onze membres du Conseil d’administration de ladite association se retrouvaient dans la salle du conseil de la mairie du quatrième village préféré des Français, période 2024 ! Objectif de cette réunion : faire le point à quelques jours de la bascule en 2026 sur les perspectives.

Parmi les propos entendus, on y parlera des plans « cavaliers » réalisés en 3 D et dont certains villages adhérents sont déjà pourvus. Celui de Druyes trône sur une table. Déplié, il présente en trois dimensions les aspects caractéristiques de la localité de fort belle manière esthétique. D’autres prétendants attendent déjà leur tour en vue d’une réalisation similaire dès l’année prochaine.

A la manette de la réunion qui se veut très participative au niveau de la circulation de la parole, Frédérick HENNING. Il en assure la présidence. Il explique à mon égard que les réunions du CA s’effectuent au rythme de croisière d’un rendez-vous tous les deux mois, une fois en Franche-Comté dont il est originaire, une fois en Bourgogne, comme c’est le cas aujourd’hui. Les deux secrétaires salariées assistent consciencieuses aux travaux où les élus se penchent sur les dossiers du moment.

« Notre cœur de métier, c’est la valorisation de notre patrimoine et la valorisation des connaissances autour de ses particularismes et spécificités. Nous répondons aux besoins de nos adhérents par le biais de solutions déclinées par notre ingénierie et de la veille informative… ».

 

Valoriser un patrimoine si important pour les communes

 

L’atmosphère est plutôt sympathique. Chacun y va de ses arguments mûrement réfléchis sur tel ou tel point de l’ordre du jour qui se déroule depuis ce matin. Café et viennoiseries accompagnent les échanges.

« La structure se porte bien, mais il faut répondre aux besoins des communes dans un contexte budgétaire très complexe, explique le président, il faut les soutenir dans leurs démarches de valorisation de ce patrimoine si important… ».

Soutenue par la Région et la DRAC, la structure associative est à l’écoute des besoins de ces collectivités de toute taille, qu’elles soient petites comme moyennes. De 50 habitants ou de 5 000 habitants, selon les cas de figure.

« Notre organigramme prend en compte ces différentes composantes, explique le premier vice-président et maire de Guérigny (Nièvre) Jean-Pierre CHATEAU, on doit créer cette idée de réseau avec des services, émanant de notre architecte qui travaille à nos côtés. « Cité de Caractère » est une association qui doit aussi se positionner en tant que réseau constructif à part entière envers les autorités que sont les préfectures, la Région, les départements. Nous apportons des réflexions pertinentes autour du développement de ce patrimoine dans nos territoires… ».

 

 

Se tourner vers les acteurs économiques du privé

 

L’entité n’est naturellement pas en concurrence avec les structures institutionnelles existantes dans le domaine du tourisme et du patrimoine.

« Nous intervenons toujours en collaboration avec elles, souligne Frédérick HENNING, nous réfléchissons également à étendre ce réseau, notamment sur la Nièvre… ».

Créé en 1989, le réseau est à l’image de ce que chacun en fait. « La difficulté dans une grande région aussi étendue que la nôtre est de faire vivre la structure en développant des contacts directs, en présentiels, ajoute le président, il faut rester humain dans notre communication… il n’y a que cela qui marche vraiment ».

Inquiets par la baisse des subventions, les adhérents pensent à d’autres stratégies. L’ouverture économique vers des partenaires privés et le mécénat est déjà à l’étude afin de pérenniser ce modèle associatif vertueux. Quant à la notion du patrimoine, elle s’inscrit dans une logique de développement du territoire et de son développement économique.

Pour 2026, les responsables de « Cités de Caractère » veulent garder la foi en restant résolument dans l’optimisme et en demeurant force de propositions auprès de leurs partenaires et adhérents. La prochaine rencontre du Conseil d’administration retournera en Franche-Comté, à la date du 07 février. Comme cela est établi dans le règlement intérieur de l’association.

 

Thierry BRET

 


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Un spectacle grandeur nature. Stylisé et rythmé comme dans un cabaret parisien avec jongleurs, instants de rêverie et présence sur scène d’instrumentistes surdoués, voire fantasques. En Monsieur Loyal pour tenir les rênes de ce rendez-vous festif : un Maxime LAUZET en méga-forme ! Les 1 500 invités de la célébration de l’anniversaire du centre de formation interprofessionnel de l’Yonne, accueillie à AUXERREXPO, n’auront pas eu à regretter leur déplacement, vendredi soir. Rarement l’apprentissage et la valorisation des métiers artisanaux n’eurent droit à pareille fête. Mais, il est vrai que l’on n’a pas un demi-siècle tous les jours !

 

AUXERRE : Quelle manifestation ! De la convivialité, de la bienveillance, de la passion, de l’envie à tous les étages. Des envies d’apprendre et d’entreprendre, aussi ! D’ailleurs, la formule du soir reviendra à la toujours sémillante Anne AZALBERT, ancienne directrice de la grande maison, de 1995 à 2006, qui très dynamique et au micro dont Maxime LAUZET, chargé de la communication de l’établissement ayant endossé la vêture de maître de cérémonie de la soirée, aura bien du mal à récupérer, lâchera la formule suivante à la limite de l’émotion : « il faut encourager et défendre « l’apprentreprendre » tel qu’on l’enseigne au CIFA… ».

On ne put qu’applaudir à la phrase originale et s’apercevoir que l’ex-directrice de l’établissement dont elle est si fière de la réussite de ses élèves n’avait rien perdu de sa répartie !

 

L’excellence, marque de fabrique du CIFA

 

Pour être un évènement grandiose, ce fut un évènement grandiose ! Cette soirée dont Didier CHAPUIS, l’actuel président, évoquait déjà les prémices organisationnelles il y a…douze mois, aura tenu toutes ses promesses. D’une part, par sa configuration opératoire avec dans l’après-midi la visite, façon portes ouvertes, du centre de formation et de ses caractéristiques si modernistes et fonctionnelles avec le « Clic Store » qui permet de proposer un enseignement en immersion virtuelle grâce à la technologie au cœur même de l’activité professionnelle représentant les cursus suivis par les apprentis ; le pôle coiffure ayant inspiré un partenariat avec, excusez du peu, la marque internationale « L’Oréal » (parce que le CIFA le vaut bien, apparemment !) ou encore l’institut de beauté, où l’esthétique s’apprécie tant dans le décorum que dans les cours qui y sont prodigués. Que dire encore du pôle mécanique dont il ne faudrait pas omettre l’importance et qui est équipé des derniers appareils utiles pour peaufiner sa connaissance en motorisation automobile. Enfin, saint des saints de la maison, connu et reconnu par nombre partisans de l’enseignement distillé autour des métiers de la filière artisanale, il y a le « Com des Chefs ». Même l’ancien directeur général de « Lasserre » à Paris et Meilleur Ouvrier de France, Gérald-Louis CANFAILLA, arborant son joli ruban tricolore autour du cou, ira de son compliment en soulignant que ce restaurant d’application ne démériterait pas s’il obtenait une étoile au Guide Michelin ! Respect ! Un restaurant d’application qui se permet de proposer très régulièrement des soirées à thèmes autour de la truffe et du foie gras, bondé comme un œuf chaque jour de l’année ou presque, et où il est nécessaire de réserver pour en apprécier, outre l’esprit cocooning, la délicate cuisine préparée et servie par nos jeunes toques en herbe ou de vertueux maîtres d’hôtel tout en politesse !

 

 

Hommage aux anciens directeurs et présidents

 

Présenté devant le tout Yonne ou presque, les représentants de la sphère institutionnelle, économique et politique du territoire nord-bourguignon, le spectacle offert par le CIFA en hommage à l’esprit d’entreprendre et à la valorisation de ces métiers de l’artisanat fut intense durant deux heures et demie ! Se succéderont sur la scène d’AUXERREXPO – décidément trois grosses manifestations s’y sont déroulées en moins de 24 heures, à mettre à l’actif de la bande à Sébastien FUENTES son directeur qui ne peut que se frotter les mains avec les assemblées générales de GROUPAMA et de 110 Bourgogne, plus ce raout de fin de soirée ! -, les anciens directeurs de l’établissement – diverses personnalités : on aura le plaisir d’y saluer outre Anne AZALBERT, la désormais bisontine Nicole HENRY-MUSTER et le « Savoyard » où il coule des jours heureux de retraité toujours fin gourmet, Marcel FONTBONNE, le père du défi culinaire « IRON COOK » qui a donné une dimension hexagonale à ce CIFA auxerrois, cher à son cœur. Dès fois qu’il en éprouverait encore un peu de nostalgie, il n’y a qu’un pas ! Il reviendra à l’actuel directeur, Lilian GARCIA, de prendre la parole au moment de la clôture de cet évènementiel de belle qualité, aux côtés de Maxime LAUZET – excellent en animateur vedette qui aura connu la frayeur de sa vie lorsque l’artiste peintre réalisant un tableau représentatif de cet évènement lui aura volontairement envoyé une goutte de peinture sur son pull d’un noir ébène !

Les anciens présidents auront aussi leurs instants de mise en lumière sous les projecteurs de la salle. L’excusé Pierre MARTIN, mais son fils, David était bien là en défenseur de la coiffure et des valeurs de l’artisanat, Etienne CANO – il fut également l’ancien patron du MEDEF de l’Yonne - et Michel TONNELLIER, qui malgré sa récente opération à un genou n’a pas hésité à se rendre sur la scène, muni de son fauteuil roulant. Didier CHAPUIS, actuel président – on ne présente plus ce chef d’entreprise qui aux côtés de son épouse Evelyne a vécu une expérience entrepreneuriale des plus folles depuis vingt ans en créant l’incontournable société de réception et de traiteur, devenue « FESTINS » que le sérail de l’Yonne (et même d’ailleurs) connaît très bien ! – ouvrira la manifestation. Avec un discours teinté de nostalgie, de messages forts et d’émotion.

 

 

Et si l’on se revoyait tous pour les cent ans !

 

On notera le clin d’œil malicieux et intéressant destiné à quelques anciens pensionnaires du centre de formation dont les carrières furent exceptionnelles après leur passage au CIFA, soit les « Quatre fantastiques de la réussite », réunis sur scène, le MOF et chef d’établissement du « Cordon Bleu » à Paris, Eric BRIFFARD, Michel MASSONNEAU, Meilleur Ouvrier de France en boucherie-étal et aujourd’hui professeur technique à l’Ecole Nationale Supérieure des Métiers de la Viande à Paris, le jeune Alexis PEUZIN, gérant de la boulangerie « Du levain au pain » à Auxerre et le coiffeur bien connu de la place auxerroise, Fabrice CORNILLON, gérant du salon de coiffure « Saint-Germain » à Auxerre. Un bel exemple de la réussite de ces métiers de l’artisanat et d’un savoir-faire amplement maîtrisé.

Si l’ancien maire de Champignelles et président de l’association de formation des élus de Puisaye-Forterre à travers « Les Entretiens de Champignelles », Jacques GILET évoqua longuement la genèse de la création du CIFA en 1975 – signalons que Didier CHAPUIS fut l’un des premiers avec Michel CHAUFOURNAIS à côtoyer cette promotion fondatrice ! -, il revint ensuite à l’ancien ministre Henri de RAINCOURT, toujours en verve oratoire avec zestes d’humour à l’appui de s’exprimer : « on se donne rendez-vous ici même pour fêter les cent ans du CIFA ! ». Il était accompagné du représentant de l’Etat, le préfet Pascal JAN, muni d’une béquille du fait d’une double déchirure au mollet, de prononcer quelques mots officiels. Un apprentissage soutenu à 100 % par l’Etat et les représentants politiques, présents dans la salle et assis au premier rang. On pense au président du Département Grégory DORTE qui ne nous aura pas gratifié d’une citation dont il a le secret ou des élus régionaux, venus en nombre, car on connaît le rôle indispensable de la Région envers la formation et l’apprentissage.

 

 

Saluons au passage les excellentes prestations scéniques du duo « Claire et Anto » – ils ont proposé un instant de pur onirisme en retraçant le parcours d’un apprenti au CIFA en mode ombres chinoises vraiment très poétique – ou les frères COLLE, qui tambourinent sur leurs instruments de percussion en virevoltant et en jonglant, avec humour depuis leur prime jeunesse. Mention spéciale au plus jeune des frères qui derrière les fûts de sa batterie nous produira un solo de batterie un peu dingue, digne des plus grandes références en la matière, Keith MOON, regretté batteur des WHO, aura pu apprécier l’exercice talentueux du jeune homme depuis la voûte céleste où il réside désormais depuis 1978 !

 

 

Naturellement, la cérémonie ne pouvait s’achever sans la présence sur scène d’un gâteau d’anniversaire et de ses cinquante bougies. Un gâteau introduit par l’un des spécialistes es chocolat de la place, j’ai nommé Olivier VIDAL, qui aura su allumer le feu à cette immense pâtisserie dont se délecteront ensuite les convives lors de la réception.

Il restera de cette soirée inoubliable de l’émotion et de jolis discours. Celui du président Didier CHAPUIS, chargé d’émotion à maintes reprises et qui aura eu le plaisir de se revoir en photo en 1975, alors jeune apprenti en formation, sur le grand écran de la scène. Un parcours de vie exceptionnel qui en dit long sur les réelles potentialités offertes à celles et ceux qui choisissent d’embrasser une carrière artisanale en privilégiant l’apprentissage…

 

Thierry BRET

 

 

 


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42 ans. Un âge de raison, un âge où il est de bon ton de se lancer de nouveaux défis, en se faisant plaisir. Peut-être en joignant l’utile à l’agréable, aussi ! C’est précisément l’âge du « capitaine » de ce vaisseau où l’équipage est représenté par 55 personnalités, et qui souhaite arriver à bon port, au soir du 22 mars 2026. « Nos villages, notre avenir » est justement le nom de baptême de cette embarcation qui sera pilotée par Aurélien PECOT, sur la commune de Charny-Orée-de-Puisaye. Un navire qui devra se soumettre auparavant au suffrage des urnes, face à la liste de l’actuelle élue, Elodie MENARD…

 

CHARNY-OREE-DE-PUISAYE : Le rendez-vous se déroulait sous la halle de la commune. Le cadre idéal pour une prise de vue photographique, à laquelle prendra part trente-trois des cinquante-cinq candidats constituant la liste « Nos Villages, notre avenir », dévoilée officiellement ce matin-même. Visiblement, les mines des participants sont réjouies. Le choix de la halle n’a pas été laissé au hasard : l’endroit symbolise les lieux de rassemblement et d’échanges. Une sorte d’agora, à l’ancienne…

Il aime les métaphores, l’orateur de ce petit matin blême couleur automne. « Nous sommes ici pour le dire tous très fort, nous levons l’ancre ! ». Une allusion à la chose maritime qui a l’heur de plaire à l’auteur de la petite phrase, Aurélien PECOT, un personnage investi dans la vie de ce secteur géographique qu’il affectionne tant. Le co-fondateur et animateur de la web radio OPUS s’en explique : « J’aime cette image : j’ai commencé à recruter l’équipage, un matelot après l’autre, et c’est ensuite, ensemble, que nous avons construit la coque de ce grand paquebot, solide, stable, prêt à prendre la mer… ».

Un équipage de 55 matelots issus de l’ensemble des villages qui composent ce secteur de l’ouest de l’Yonne. Avec 17 % de jeunes, il faut le noter.

« En France, commente la tête de cette liste, seulement 3 % des élus municipaux sont âgés de moins de quarante ans ! En incorporant, cette jeunesse, nous optons pour le choix de l’audace et le dynamisme… ».

Côté engagement, la liste a choisi de se positionner sur ce credo : « nous ne sommes pas contre, mais pour, explique Aurélien PECOT, « je veux être très clair, nous ne nous engageons par contre quelqu’un mais pour une chose, une commune qui avance, des villages vivants, un territoire où l’on travaille et où l’on grandit… ».

Serait-ce le propre d’une politique locale où tout doit être apaisé ? Pour mieux rassembler et construire ? « Oui, affirme-t-il à la cantonade. Cette liste est sans étiquette politique ou plutôt elle en comprend 55 ! Avec ses composantes diverses et variées, ses parcours et ses sensibilités… ».

Un équipage qui devra souquer ferme durant la campagne électorale en perspective face aux autres concurrents. En mettant en exergue les cinq piliers de son projet : la proximité et la décentralisation, l’entretien et le patrimoine, le volet jeunesse, familles, seniors et vie associative, la citoyenneté active prenant ses racines dans la sève de l’attractivité, la culture et le numérique. Et, ultime point : la confiance renforcée via la transparence et la simplicité…

Dès janvier, des réunions publiques, pour construire ce projet de manière participative, seront organisées dans les 14 villages de la contrée. Et comme on le dit dans le milieu maritime à l’aune de ce genre d’aventures : « bon vent » ! Sans oublier les pièges ce que l'on appelle la mer des Sargasses, symbolisée au niveau d'un scrutin par le choix des urnes ! 

 

Thierry BRET

 

 

 


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Alors que la 5ème édition de la manifestation « Auxerre Impériale » se déroulera le samedi 13 décembre sur les artères principales de la capitale de l’Yonne, un évènement qui commémore le 160ème anniversaire du décès du capitaine Jean-Roch COIGNET, natif de la belle cité de Druyes-les-Belles-Fontaines, la préfecture de l’Yonne s’est vu décerner en octobre dernier le label de « Ville impériale », lui permettant de rejoindre un prestigieux réseau, où ses valeurs patrimoniales et touristiques sont mises en évidence…

 

AUXERRE : Il y avait jusque-là Fontainebleau, Rueil-Malmaison ou La Roche-sur-Yon, il faudra désormais compter sur les atouts de la capitale de l’Yonne, Auxerre ! Officialisée « Ville impériale », la cité chère à Paul BERT hérite donc de cette labellisation nationale. Elle rappelle l’engagement de la collectivité pour la valorisation du patrimoine napoléonien et l’histoire du Premier et du Second Empire.

La candidature d’Auxerre s’est appuyée sur un riche héritage local, et plus particulièrement en cette année 2025 sur la commémoration du 210ème anniversaire de la rencontre historique du 18 mars 1815 entre un Napoléon Bonaparte, échappé de l’Île d’Elbe et le maréchal Ney, venu l’arrêter, se réconciliant dans l’actuelle préfecture de l’Yonne. C’est à Auxerre que s'est joué le tournant des Cent-Jours !

Depuis plusieurs années, la Ville d’Auxerre mène une politique culturelle ambitieuse autour de cette mémoire. Par le truchement de conférences accueillies à l’Abbaye Saint-Germain, la mise en valeur de la Salle Davout d’Eckmühl, des actions éducatives et artistiques, et surtout la série d’événements « Auxerre Impériale », dont la 5ème  édition se tiendra le samedi 13 décembre 2025, à l’occasion du 160ème anniversaire de la disparition du capitaine Jean-Roch COIGNET, fidèle d’entre les fidèles de l’armée de l’Empereur.

Notons, à ce titre, que moult reconstitutions, conférences et animations historiques rythmeront cette journée particulièrement intense et riche en informations.

Quatre figures impériales majeures sont liées à Auxerre. Par un étonnant concours de circonstances, à Auxerre se croisent les destinées de quatre acteurs majeurs de l’Histoire de France, tous liés - parfois de très près - à l’épopée napoléonienne. Autant de personnages dont les portraits traduisent un aspect essentiel de l’époque. Ce sont Louis-Nicolas DAVOUT (icaunais de petite noblesse, il se hisse au premier plan d’une carrière militaire inégalée. Maréchal d’Empire, stratège hors pair, il ne connut aucune défaite. Une salle lui est consacrée dans les locaux près de l’Hôtel de Ville), Louis-Joseph MARCHAND (premier valet de chambre de Napoléon, il l’accompagna dans les dernières heures de l'Empire, mais aussi en exil à Sainte-Hélène. « Les services qu'il m'a rendus sont ceux d'un ami », écrivait Napoléon, qui fit du fidèle Marchand son exécuteur testamentaire. Revenu en France, il s’installa à Perrigny, à quelques kilomètres d'Auxerre), Jean-Roch COIGNET, le grognard des « Vieux de la vieille », conscrit en 1799, soldat de la Garde impériale, il a suivi l’armée aux quatre coins de l’Europe et en a rapporté des « cahiers » qui demeurent un remarquable et unique témoignage de la vie de la troupe à cette époque et dont la valeur documentaire est une référence pour toutes les personnes participantes à la reconstitution. Revenu vivre à Auxerre, où sa maison est encore visible place Saint-Eusèbe, il est inhumé au cimetière Saint-Amâtre et Joseph Fourier, le savant. Il naquit à Auxerre où il vécut. Admiré de Napoléon en tant que brillant mathématicien et érudit, il fit partie des scientifiques qui participèrent à la campagne d’Egypte. Mathématicien et préfet sous l’Empire, figure scientifique majeure du XIXᵉ siècle, il est le découvreur de l’effet de serre, base de la climatologie actuelle, mais son application des mathématiques à la physique constitue également le fondement des études physiques actuelles.

 

Thierry BRET

 


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Le député de l’Yonne dénonce la programmation du film « Kneecap ». Il sera projeté ce lundi 08 décembre au cinéma Agnès-Varda à Joigny. Pour le parlementaire du RN, « ce film, tourné avec les membres et à la gloire de ce groupe de hip-hop d’Irlande du Nord n’a pas sa place dans un cinéma familial financé avec les moyens de la ville de Joigny ». Avis contraire de « Cin’Etc », le ciné-club de la ville du Centre-Yonne par communiqués de presse interposés…

 

JOIGNY : « Groupe ouvertement d’extrême-gauche, les membres de Kneecap revendiquent clairement une imagerie et des références à l’organisation terroriste IRA (Irish Republican Army) qui a fait 1 823 morts entre 1969 et 2001. Le nom même du groupe fait référence au « knee-capping », une pratique consistant à tirer une balle dans la jambe d’une victime, particulièrement utilisée par l’IRA et plusieurs groupes terroristes d’extrême-gauche en Italie et en Allemagne dans les années 90.

De plus, ce groupe s’est particulièrement manifesté ces derniers mois par son soutien au Hamas et au Hezbollah. Lors de l’édition 2025 de Rock-en-Seine, les membres du groupe ont multiplié les propos politiques en appelant la foule à « mettre la pression » contre Israël auprès du gouvernement français. Lors d’un concert à Londres, le groupe a scandé « allez le Hamas, allez le Hezbollah » en brandissant le drapeau du Hezbollah, lui valant des poursuites judiciaires et une interdiction de se produire au Canada.

Enfin, ce groupe fait régulièrement la promotion de l’usage des drogues. Móglaí Bap, l’un des chanteurs et acteurs du film, a déclaré en août 2024 : « Les drogues peuvent être très positives. Les gens doivent accepter que les jeunes consomment des drogues et les aider à le faire de manière responsable… ».

Une projection sur grand écran à Joigny que n’accepte pas le parlementaire de la troisième circonscription de l’Yonne, Julien ODOUL : « Il est inacceptable qu’une structure publique comme le cinéma Agnès-Varda, financée par les contribuables, diffuse un tel film. Ce groupe, « Kneecap », revendique clairement son soutien à plusieurs organisations terroristes, fait la promotion de la drogue, et ce film comporte d’ailleurs plusieurs scènes de prise de drogue. J’appelle la municipalité de Joigny, propriétaire du cinéma, à déprogrammer ce film à la gloire, sans aucune nuance, de ce groupe… ».

Un communiqué de presse signé du patron du Rassemblement national dans l’Yonne.

 

La réponse du berger à la bergère !

 

La réponse du ciné-club incriminé ne s’est pas fait attendre : la voici dans son intégralité : « Merci Monsieur ODOUL d’avoir attiré l’attention sur notre association, « Cin’Etc », ciné-club jovinien. L’association est indépendante, ne reçoit aucun financement public, est totalement libre dans ses choix de programmation, et les spectateurs souhaitant nous rejoindre seront les bienvenus. La société « CinEode », titulaire de la délégation de service public, nous accueille une fois par mois et les films sont proposés par le Comité de sélection (issu des membres de l’association) et choisis démocratiquement (oui, nous votons sur la qualité du film, sa réception dans les festivals et l’intérêt qu’il pourrait avoir pour les spectateurs).
Vous nous confortez évidemment dans notre choix de « Kneecap », comédie, labellisée « tous publics » et primée dans plusieurs festivals : aux Arcs, en France, mais aussi à Sundance aux Etats-Unis, et ayant obtenu un BAFTA en Angleterre, pays qui – lui – a su panser quelques plaies irlandaises. Vous avez sans doute, dans votre précipitation, servi à promouvoir notre association, et confondu le groupe de hip-hop et le film homonyme.

Or vous, qui êtes – comme nous tous – attaché à notre belle langue française, devriez être séduit par l’évocation d’un combat culturel similaire. Mo Chara, Móglaí Bap et DJ Próvai, issus des quartiers catholiques de Belfast-Ouest les plus discriminés par les unionistes protestants, rappent en gaélique pour affirmer leur identité, car « un pays sans langue est une demi-nation ».

Donc « Kneecap » – le film – doit avoir un certain intérêt pour les spectateurs puisqu’il a, sans doute à cause de cette quête culturelle, été projeté deux fois à Migennes, sans qu’il y soit trouvé à redire et sans demande de censure – puisque c’est de cela qu’il s’agit : demande de censure à géométrie variable, absente dans certaines villes, mais virulente dans d’autres ?

Merci encore d’avoir fait la promotion de notre association et nous serons heureux d’accueillir tous les spectateurs, qu’ils soient de Joigny ou d’ailleurs, le lundi 8 décembre à 20h15 au cinéma Agnès-Varda à Joigny ! ».

Communiqué de presse de « Cin’Etc ».

 


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