Projeter le quatrième opus cinématographique narrant les folles aventures du « dieu du tonnerre » dans la seule ville hexagonale qui porte un nom à l’identique du super héros de la saga des « Marvel » ne relevait nullement du pur hasard. Un joli coup de pub médiatique à porter au crédit de la cité orientale de l’Yonne qui n’en demandait pas tant, ni pour son cinéma-théâtre, ornementé de tous les attributs décoratifs d’usage pour faire de cet évènement culturel l’un des moments phare de l’année…

 

TONNERRE : C’est un retentissant « coup de tonnerre » qui a résonné au-dessus de la localité éponyme, chère à Cédric CLECH, édile de la ville et professionnel de la communication audiovisuelle !

Organiser une avant-première cinématographique nationale dans le charmant complexe du cinéma-théâtre qui jouxte l’hôtel de ville s’est très vite révélé fructueux quant aux retombées médiatiques, en amont et en aval de l’évènement.

La preuve : « Le Figaro », « Le Huffington Post » ou les antennes de « France Télévisions », sans omettre la presse régionale, se sont fait largement écho de cette soirée spéciale, peu ordinaire, qu’auront pu vivre durant près de deux heures 141 cinéphiles « privilégiés », choisis par tirage au sort ou invités par l’organisation, ce jour-là.

Concoctée par la filiale française de la compagnie Walt DISNEY, la manifestation artistique aura permis à ces spectateurs chanceux de découvrir avant tout le monde, y compris le public de Paris qui ne l’aura visionné que six jours plus tard, le quatrième volet de la saga aventureuse de cette divinité « bodybuldée » qui brandit lors de ces combats épiques son fameux marteau, baptisé « Stormbreaker ». Il s’agit évidemment de Thor, l’un des super héros les plus populaires des studios Marvel qui n’en finissent plus de caracoler en tête du box-office planétaire et de glaner des succès phénoménaux en exploitant tous les filons de ces fameux personnages, initialement issus de la bande dessinée américaine.

 

 

Un long-métrage à couper le souffle qui surfe sur le succès…

 

Les alentours proches du cinéma-théâtre, dont la programmation incombe à la comédienne Mariana GIANI – cette dernière était joliment déguisée pour la circonstance - étaient pavoisés d’éléments festifs, panneaux publicitaires, personnages vêtus dans l’esprit très décorum de ce long-métrage et autre tapis rouge, donnant un petit air de « Croisette » à la cité tonnerroise.   

Quatrième épisode de cette saga orchestrée autour de ce mythologique guerrier évoquant le grand nord – ce dieu de la protection, de la force et de la fertilité était vénéré par les peuples germaniques et scandinaves aux temps jadis -, « Love and thunder » (littéralement « amour et tonnerre ») a été réalisé par Taika WAITITI qui en a par ailleurs co-écrit le scénario : on n’est finalement jamais aussi bien servi que par soi-même !

Du côté de l’intrigue, précisons que ce film à effets spéciaux spectaculaires narre les aventures cosmiques et dangereuses du héros principal qui affublé de son emblématique marteau, et que rien n’altère ni n’arrête, part affronter un tueur galactique répondant au doux nom de Gorr, surnommé le « Boucher des dieux » !

Tout un programme à couper le souffle, en vérité, qui nous éloigne des scénarii imaginés par  Woody ALLEN, Claude LELOUCH ou Jean-Luc GODARD, pour les puristes du septième art !

 

 

Une petite demi-heure avant le « Grand Rex » à Paris…

 

Nonobstant, ce « coup de foudre », non pas à « Nothing Hill » mais sur la ville qui accueille la fosse Dionne, a suscité que du bonheur dans l’existence de la charmante Mariana GIANI, programmatrice du cinéma-théâtre, placé sous le feu nourri des projecteurs de la France entière ou presque.

« Ce projet à peine croyable et magnifique est le fruit d’un partenariat avec l’un des plus gros distributeurs de France, explique-t-elle, d’ordinaire, nous touchons ces films trois à quatre semaines après leur sortie nationale. Là, nous l’avons obtenu six jours avant les autres salles de l’Hexagone et même une demi-heure avant la mythique salle du « Grand Rex » à Paris ! ».

La jeune femme, habillée en Valkyrie – l’une des héroïnes de ce dernier épisode présenté à l’affiche depuis le 20 juillet aux côtés des autres succès de l’été – n’en revient toujours pas de cette inoubliable expérience vécue grâce à la complicité de la maison Disney.

Un seul regret, toutefois pour elle, que les 5 000 habitants de Tonnerre n’aient pu assister tous à cette séance exceptionnelle et valorisante pour la promotion culturelle de la ville.

Mais, par chance, ils auront toujours la faculté de pouvoir visionner ce film américain à fort potentiel aux heures chaudes de la journée ou en soirée, en se rendant entre amis ou en famille dans leur cinéma de prédilection. Du rêve et de la détente sur grand écran avec le mythe de « Si j’avais un marteau » !

 

Thierry BRET

 

Seraient-ils sportifs dans l’âme les « VIP » de l’Auxerrois au cœur de cet été si caniculaire ? On pourrait presque le supposer vu l’intérêt croissant qu’ils accordent à cette manifestation itinérante que représente le « Yonne Tour Sport ». Une animation qui se veut initiatique, à la découverte de multiples disciplines dispensées sur notre territoire et qui agrègent moult familles et leur progéniture aux abords des ateliers de démonstration. L’étape du jour était accueillie à Chevannes. Florilège de quelques moments vécus…

 

CHEVANNES : Entre deux gouttes de pluie, sous un ciel gris souris aux allures menaçantes, devant virer à l’orage le tantôt de toute évidence, ce « moment de fête », comme devait le qualifier en guise de préambule un Dominique CHAMBENOIT, maire de la commune, toujours aux petits soins pour ses hôtes et d’une belle efficacité oratoire derrière le micro pour détendre l’atmosphère, était placé sous le sceau de la convivialité et de la courtoisie…dans la plus pure des traditions républicaines.

Si l’on avait ôté de ce décor un brin champêtre et bon enfant les différents ateliers démonstratifs répartis çà et là qui accueillaient par petits groupes les têtes blondes du village, ainsi que quelques parents se muant épars en accompagnateurs, on se serait presque cru à une garden-party aux intonations résolument politiciennes, une veille de 14 juillet ! L’Elysée en moins !

 

 

Un aéropage de personnalités appréciant la qualité des installations…

 

Jugez plutôt : on pouvait y croiser les représentants de diverses coteries dont un député, nouvel impétrant dans la fonction de parlementaire, en la personne de Daniel GRENON (RN) ; son binôme, Pascal BLAISE (Avenir français) qui semble vouloir redonner ses lettres de noblesse à la fonction d’ordinaire peu usitée de « député suppléant » en multipliant les sorties tous azimuts sur le terrain ; des représentants du Conseil départemental de l’Yonne – logique, le « Yonne Tour Sport » est l’une de ses émanations les plus populaires -, et non des moindres avec le vice-président Christophe BONNEFOND (LR), Pascal HENRIAT (MoDem) et sa colistière Delphine BILLON, l’incontournable Yves VECTEN, éloigné pour un temps des moissons pour s’immerger au cœur de l’évènement, Michel DUCROUX, tout sourire et encore jeune le seul ayant osé se vêtir d’un short et t-shirt pour faire bonne figure dans ce milieu de sportifs en herbe !

Sans omettre des conseillers communautaires de l’Auxerrois à l’instar d’une Emilie LAFORGE, pimpante et radieuse comme l’astre diurne au zénith dans sa robe estivale, venue en proche voisine depuis Branches. On d'une Florence LOURY, de la NUPES, en tenue de sport et en famille.

Bref, cet aéropage de personnalités hétéroclites où s’ajoutait aussi Mathieu PASQUET, directeur de cabinet du président Patrick GENDRAUD – absent, car sous d’autres cieux en vacances ! – profita d’un rapide tour de terrain, au pas de charge, pour humer l’air ambiant de ce rendez-vous récurent qui se prolongera au-delà de la mi-août dans l’Yonne, en observant les bambins et de jeunes ados tenter l’impossible en gravissant un mur d’escalade gonflable ou en s’essayant au vélo tout terrain sur un tracé un rien sinueux entre des plots.

Le tout sous quelques encouragements nourris de parents admiratifs qui immortalisaient l’instant avec la dernière version de l’IPhone à la main.

 

 

Partageons ensemble les moments de fête et de mise à l’honneur…

 

Vint ensuite le temps des prises de parole. Une fois n’est pas coutume, un exercice plutôt écourté malgré la présence de plusieurs officiels se tenant très proche du pupitre sonorisé prêt à sauter sur le micro !

Chef d’orchestre de la journée, à l'instar de sa première adjointe Anna CONTANT toujours au four et au moulin au niveau de la logistique, Dominique CHAMBENOIT ouvrit le bal de cette séance oratoire. Texte posé devant lui dont il s’inspira parfois, le maire de la localité périphérique d’Auxerre exprima sa fierté d’accueillir cet évènement se voulant « rassembleur » et de « grande ampleur ».

« A Chevannes, devait-il renchérir, nous aimons partager avec vous tous et en toute simplicité ces moments de fête et de mise à l’honneur… ».

 

 

Puis, le maire remercia les équipes du Conseil départemental et salua les agents municipaux pour leur totale implication. Avant de passer le relais sine die à Daniel GRENON, dont se fut l’une des toutes premières interventions publiques depuis son élection datant du 19 juin.

Il est vrai, et comme il l’expliquera en aparté, que l’élu du Rassemblement National prend également ses repères au palais Bourbon où les activités ne manquent pas depuis le début de l’été ! C’est le moins que l’on puisse dire. Hier soir encore, Daniel GRENON assistait dans l’hémicycle au vote du projet de loi concernant le pouvoir d’achat.

 

 

Les « spécialistes du tir à l’arc oratoire » décochent leurs premières flèches !

 

Loin des ors de l’Assemblée, l’élu de la première circonscription fit donc une brève introspection dans sa propre carrière lorsqu’il salua le travail des éducateurs – « sportifs » devait ajouter péremptoire un Pascal HENRIAT au meilleur de sa forme en coupant net le député ! - qui encadrent le « Yonne Tour Sport ».

« Dans mon existence, poursuivit en ponctuant de quelques silences pesants le parlementaire se remémorant ses lointains souvenirs, j’ai été instructeur dans l’univers du tir à l’arc à Migennes… ».

Un peu plus loin, Daniel GRENON exprimera le souhait, en s’adressant aux représentants du Conseil départemental, de « voir davantage de manifestations mini-sportives se décliner dans les communes aux quatre coins du territoire pour y occuper les enfants et faire naître ainsi de la graine de champions…».

Réponse du tac au tac et un tantinet ironique du très en verve Pascal HENRIAT, casquette rivée sur la tête version hip-hop : « C’est ce qui se passe déjà depuis un mois avec le Yonne Tour Sport ! ».

Sans s’en laisser compter malgré les sourires naissants de quelques-uns, le député bleu marine reprendra la balle au bond derechef, concluant ainsi son intervention : « eh bien moi, je veux que cela s’accélère à l’avenir car je suis plutôt d’un naturel exigeant ! ».

Et bing ! C’était la première passe d’armes verbale en directe, distillée presque à fleuret moucheté pour rester dans l’esprit sportif entre ces deux-là – ils ne devraient pas passer leurs vacances d’été ensemble, on l’imagine aisément ! – et pas si anodine que cela.

Elle en dit déjà long sur les futures prises de parole publiques et les divergences qui émailleront l’actualité politico-institutionnelle de notre territoire dès la saison prochaine.

Vivement la période de rentrée afin de pouvoir observer de visu si toutes les flèches décochées par ces « archers » de la politique territoriale – des Guillaume Tell qui s’ignorent ?! - toucheront bel et bien leur cœur de cible à l’avenir !

 

Thierry BRET

 

 

Cycles et piétons n’ont plus que quelques semaines à patienter avant de pouvoir traverser en toute sécurité la D 606 à hauteur du pont de la Cour Barrée, entre Escolives et Champs-sur-Yonne. Grâce aux feux tricolores mis en place et à la passerelle en phase finale de réalisation qui leur sera réservée pour passer d’une rive à l’autre. Un atout supplémentaire pour le département en matière touristique, que ce soit dans le cadre du « Tour de Bourgogne à vélo » ou d’une boucle familiale, au départ d’Auxerre, via les sections aménagées de chaque côté de la rivière.

 

LA COUR BARREE : A peine ralentis par les températures caniculaires de ces derniers jours, les travaux vont bon train sur le pont enjambant l’Yonne et le canal du Nivernais à hauteur de Champs-sur-Yonne, sur l’ancienne route nationale aujourd’hui rebaptisée D 606. Débutés le 16 mai dernier, ils devraient s’achever mi-septembre. Avec à la clé, une passerelle flambant neuve toute de bois et métal revêtue qui, associée à des feux tricolores pour réguler le trafic routier, permettra aux cyclistes comme aux randonneurs, de ne plus avoir à se confronter à la circulation automobile pour continuer leur balade.

Montant de l’opération : 627 K€, cofinancés pour 30 % par le Département, 30 % par la Communauté d’agglomération de l’Auxerrois. Les 40 % restants étant du ressort de la Région. Plusieurs projets ont été envisagés, dont l’un passant sous le pont existant mais vite écarté, du fait d’un coût trois fois plus élevé. La solution retenue est celle d’une passerelle en bois au tablier incrusté d’aluminium anti dérapant, qui déborde du pont de 80 cm pour une largeur totale de 2,50 m, séparée de la route par un muret, tout en conservant une largeur de circulation de 6,50 m pour les véhicules.

 

 

Une réalisation qui ressemble à un bon compromis…

 

Un « bon compromis » selon Christophe BONNEFOND, vice-président du Conseil départemental, en charge de la commission des structures, qui mise aussi sur l’intérêt touristique d’une telle réalisation : « outre le fait de s’inscrire dans le grand « Tour de Bourgogne à vélo », cette passerelle permettra à des familles d’effectuer, une boucle cyclable au départ de l’Arbre-sec et, via la route de Vaux, de rejoindre en toute sécurité l’autre rive pour revenir le long de l’Yonne sur Auxerre par Augy ».  

 

 

Si le projet n’a souffert d’aucune contestation au sein de l’instance départementale, comme de la Communauté d’agglomération de l’Auxerrois, quelques voix protestataires se sont fait entendre parmi les riverains. Certains craignant notamment des nuisances sonores supplémentaires engendrées par le redémarrage des voitures et camions arrêtés aux feux. Plus de 8 500 véhicules dont 750 poids lourds empruntent quotidiennement cet axe et les feux tricolores seront équipés d’un bouton d’appel, à l’image de ce qui existe en ville pour les piétons, afin de limiter les nuisances que pourrait provoquer un arrêt prolongé.

 

 

Priorité à la sécurisation des lieux…

 

Pour Christophe BONNEFOND, il y avait urgence à sécuriser les lieux : « même s’il n’y a jamais eu d’accident grave, on joue la prévention avant tout. Et puis, qui peut dire combien on aura de vélos dans dix ans ? Certainement beaucoup plus qu’aujourd’hui et je suis convaincu qu’à l’été 2023, ils seront nombreux à faire la boucle en famille… ».

Son homologue au Conseil départemental Yves VECTEN est déjà dans les starting-blocks : « dès que les moissons sont finies, on va m’y voir souvent du côté du canal et pour l’instant, toujours sur un vélo normal sans assistance électrique… ».

L’on n’en attendait pas moins du maire d’Escamps, dont tout le monde connaît l’âme sportive bien trempée !

 

Dominique BERNERD

 

Rejoindre le cercle vertueux des « Petites Villes de demain » offre aux localités bénéficiaires, comme on pourrait sans douter, son lot de précieux avantages. Tant au niveau des moyens mis en œuvre par l’Etat au service de l’ingénierie que dans le cadre de la redynamisation de l’attractivité commerçante d’une commune. Pourtant, de l’aveu même de Nicolas SORET, édile de Joigny et président de la Communauté de communes du JOVINIEN, il persistait un sérieux « angle mort » dans le dispositif : celui du volet sécuritaire. Aujourd’hui, résolu et contractualisé par une convention d’engagement avec la Gendarmerie et le Parquet…

 

JOIGNY : Fidèle à son franc-parler, Nicolas SORET l’affirme sans ambages : avoir omis le volet sécuritaire du programme initial « Petites Villes de Demain » déployé par l’Etat, était une « erreur » manifeste. Celle-ci vient donc se réparer en toute logique, du moins au vu du prisme local, avec la signature de la convention d’engagement et de sécurité, venant compléter ce dispositif.

Un accord multipartite qui réunit les services de l’Etat, la Gendarmerie nationale, les représentants de la Ville de Joigny et le Parquet. Il aura pour vocation première de renforcer la protection du territoire et des citoyens en mettant en œuvre, selon la formule consacrée, « des moyens adaptés ».

Avant que ces derniers ne soient dévoilés concrètement par les différents signataires, le vice-président de la Région Bourgogne Franche-Comté évoqua l’engagement de la Ville de Joigny à vouloir travailler aux côtés des forces de l’ordre et de l’Etat à l’optimisation de la sécurité de tous les acteurs de la vie sociétale.

 

L’entente parfaite entre tous les acteurs de la sécurité citoyenne…

 

Dans l’absolu, cet accord quadripartite se matérialise par l’installation de nouvelles caméras de vidéosurveillance – cinq appareils supplémentaires devraient être posés d’ici la fin d’année grâce aux subsides financiers issus du Fonds d’intervention et de prévention de la délinquance (FIPD) -, quant à la coordination entre la police municipale et la gendarmerie, elle devrait s’accroître au fil de prochaines semaines, grâce au déport des images collectées par la vidéo-protection municipale vers la gendarmerie. Un procédé de contrôle dont les éléments audiovisuels sont par ailleurs conservés une quinzaine de jours.

 

 

Cette coordination s’articulera aussi au niveau de processus basiques d’identification (le fameux « qui fait quoi ? ») afin que la fluidité règne en maître absolu dans cette relation qui unit la police municipale, la gendarmerie et le parquet.

D’ailleurs, très prolixe sur le sujet, Nicolas SORET ne manquera pas d’insister sur les « bonnes relations » existantes entre toutes ces parties, liées étroitement à la sécurité de ses administrés. Ce qui ne fut pas toujours le cas, manifestement, lorsque par le passé, la ville du Centre Yonne manquait cruellement d’effectifs afin de veiller au grain de la dérive sécuritaire.

 

Des « armes efficaces » pour remettre sur le bon pied les délinquants…

 

Fort heureusement, ce chapitre est désormais clos et se classe dans les méandres du passé. Sur un registre un peu similaire, l’élu de l’Yonne devait souligner un peu plus tard que « les relations que la municipalité entretient avec le Parquet n’avaient jamais été aussi fructueuses ».

Confortant ainsi les propos tenus par l’ancienne Garde des Sceaux Nicole BELLOUBET qui, lors de sa visite à Joigny en mai 2018, avait encouragé les magistrats à parler en direct avec les élus !

Un dégel des relations qui aura permis in fine à Nicolas SORET de mettre en place un Groupement local du traitement de la délinquance (GLTD), une « arme stratégique » que l’élu juge extrêmement efficace dans la lutte contre la délinquance, fédérant la justice et tous les services sociaux de la collectivité.

Grâce à l’emploi de cet instrument de travail, cela aura permis de remettre sur les rails du civisme plusieurs personnes du cru qui prenaient ostensiblement le chemin de la marginalisation.

On notera également, parmi les actions ciblées amenées à se développer à la suite de cette convention, des campagnes de sensibilisation aux dangers d’Internet, la lutte ô combien d’actualité en cette période estivale contre les cambriolages et celle qui l’est tout autant face à l’insécurité sur les routes.

Le préfet de l’Yonne Pascal JAN insista sur l’adaptabilité, la proximité et la réactivité imputables à cette convention devant se décliner entre les quatre parties. Une sécurisation de proximité qui fera appel aux aspects « inventifs » et où il pourrait sans aucun doute « s’expérimenter » des choses…Comme à Tonnerre et à Saint-Florentin, localités également signataires de ce contrat.

 

 

 

En savoir plus :

 

Les signataires de ce contrat d’engagement et de sécurité « Petites Villes de Demain » :

Nicolas SORET, maire de Joigny,

Frédérique COLAS, maire-adjointe de Joigny,

Pascal JAN, préfet de l’Yonne,

Le colonel Christophe PLOURIN, commandant du Groupement de gendarmerie du département,

Le major Julien OURY, commandant de la Brigade territoriale autonome de Joigny,

Hugues de PHILY, procureur de la République, était excusé : il avait précédemment signé la convention…

 

Thierry BRET

 

 

Trois longues années de phase préparatoire. Une éternité, tout de même, quand on a l’âme chevillée au corps pour vivre à fond la passion de cette discipline qui permet de tutoyer les nuages. Pourtant, l’abnégation était au rendez-vous en ce jour de festivité nationale qui n’aurait pas déplu à Jacques TATI ! Car, au-delà de la tentative, celle de battre le record de France en séquence de grande formation, c’est bel et bien à un « Jour de Fête » que nous ont conviés les vingt-quatre parachutistes réunis sur la base de « Paris Jump »…

 

SAINT-FLORENTIN : Sur le papier, et vu de la terre ferme, cela semble si facile. La règle du jeu apparaît d’une aisance extrême. Il s’agit de construire deux figures accueillant vingt-quatre parachutistes en chute libre. Un vol en formation qui s’appréhende toutefois à 4 400 mètres d’altitude, très haut au-dessus de nos têtes. Une paille pour les sportifs chevronnés qui ont décidé de tenter le coup et de s’offrir un nouveau titre de gloire à ajouter à leurs brillants palmarès !

Le projet se nomme « le Challenge 2022 ». Ce n’est ni plus ni moins qu’une tentative de record hexagonal à réaliser dans le ciel du Florentinois, un jour de 14 Juillet.

Plusieurs essais ont eu lieu la veille. En vain. Mais, pas grave : c’était surtout pour se mettre en jambe, façon de parler quand on est suspendu à son parachute le nez dans les nuages, et trouver les bonnes sensations, favorables à la confiance collective. Rappelons que pour être homologuée et validée par les trois juges internationaux, la séparation entre les deux figures doit être totale. Logique, car tout le monde doit avoir lâché la main de son coéquipier avant de construire la seconde image.

 

 

Motiver les quadragénaires de la discipline autour d’un projet…

 

Partis de deux avions, les vingt-quatre champions réussiront donc l’exploit avec pugnacité le 14 juillet. Donnant encore plus de relief et de cocorico à leur tentative ! Précisons que pour mener à bien cet exercice qui sera immortalisé désormais dans le livre des records des parachutistes, les sportifs étaient coachés par Paul (Polo) GRISONI, un cador de la discipline qui possède l’un des plus beaux palmarès tricolore, et Nicolas DAVID. Le tout aura été filmé et photographié par Guy MARCEAU, Olivier JEAN et Pascal HONS.

Programmé depuis 2019, le projet repose sur l’initiative portée par Alain LIMONIER. Le proposant à Paul GRISONI, l’objectif est de préparer un record de France, catégorie « vétéran », qui soit réservé aux adeptes de la discipline de plus de quarante ans. Après moult séances d’entraînements, conçues en soufflerie, à bord d’avions, la motivation est intense entre ces quadras toujours verts, prouvant ainsi que la dynamique au sein des parachutistes passionnés n’atteint pas le nombre des années !

On connaît la suite. Il aura fallu au total trois saisons pour peaufiner chacun des gestes minutieux indispensables à la conception de la double figure, au sol et dans les airs, avant de se lancer avec bonheur dans le grand bain.

La performance est belle. Engendrant de facto les records tellement espérés par ses auteurs, tant vétéran que national, qui sont tombés comme de jolis fruits mûrs et juteux dans l’escarcelle de ces acteurs de l’impossible posée sur l’aérodrome de Saint-Florentin.

 

Thierry BRET

 

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