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Sécuriser les parcours professionnels des demandeurs d’emploi et des salariés du particulier employeur dans la région Bourgogne Franche-Comté représentait l’ambitieux objectif de cette signature de convention tripartite, survenue il y a quelques jours à Dijon. Le Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, Pôle emploi et la Branche professionnelle des salariés du particulier employeur ont paraphé les documents officiels qui les lient désormais à ce partenariat valorisant le soutien à la professionnalisation du secteur de l’emploi à domicile autour des métiers de la petite enfance et de la prise en charge du handicap dans une contrée particulièrement propice…

DIJON : Océane CHARRET-GODARD, vice-présidente du Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté et Frédéric DANEL, directeur régional de Pôle emploi n’ont pas hésité un seul instant à l’issue de cette cérémonie protocolaire et des commentaires avisés de l’ensemble des intervenants à apposer leurs signatures au bas des pages des documents officiels. Ceux qui entérinaient cette convention importante et inédite, permettant de sécuriser les parcours professionnels.

Depuis plus d’une vingtaine d’années, IPERIA L’Institut, fort de la confiance des branches professionnelles des assistants maternels et des salariés du particulier employeur, conçoit et déploie le dispositif de professionnalisation du secteur de l’emploi à domicile en forte croissance depuis une décade. L’institut est d’ailleurs devenu au fil des ans le référent incontournable de ce secteur d’activité par le truchement de son expertise et ses conseils prodigués dans le cadre de cette professionnalisation.

Aussi, était-il tout naturel de retrouver ses représentants aux côtés des partenaires institutionnels de ce protocole d’accord mis en place depuis peu. Partant du postulat qu’emploi et formation correspondent aux clés de la dynamique économique territoriale, chacun devait souligner les aspects fondamentaux de ce nouvel engagement.

Un enjeu collectif pour répondre à de véritables besoins identifiés…

Ainsi, la vice-présidente de la Région restait persuadée « que la loi sur la réforme de la formation professionnelle en 2015 a sans aucun doute révolutionné les choses avec l’apparition de la notion de compétences ». « Plus former et mieux former, c’est devenu une priorité pour le Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, devait-elle rappeler à l’assistance. Cette convention symbolise les modes de coopération au service de la sécurisation des parcours professionnels des demandeurs d’emploi sur notre territoire… ».

Un item que ne démentait pas Frédéric DANEL, le directeur régional de Pôle emploi. « L’effort autour de la qualification pour un retour progressif vers l’emploi doit être encore plus important dans notre contrée car le niveau de formation est plus bas qu’à l’échelle nationale. Certes, devait-il poursuivre, l’emploi à domicile intègre les secteurs économiques qui recrutent le plus mais paradoxalement, ils éprouvent beaucoup de difficulté à pouvoir le faire… ».

Expliquant que cette convention tripartite représentait une formidable opportunité, le signataire de ce protocole d’accord appelait à une intense mobilisation suite à cet engagement entre les partenaires et à une mutualisation des moyens, notamment ceux visant à s’informer sur les besoins de ce secteur d’activité afin de pouvoir sensibiliser de manière optimale les demandeurs d’emploi à ces métiers.

Une activité économique en forte progression et porteuse d’emplois…

Vice-présidente de la Commission paritaire nationale de l’emploi et la formation professionnelle (CPNEFP) de la branche professionnelle des salariés du particulier employeur, Marielle BROUARD effectuait un focus intéressant sur la réalité de ce secteur qui recense plus de 64 000 particuliers employeurs et plus de 59 000 salariés en Bourgogne Franche-Comté. Attractifs aujourd’hui, les métiers de la famille le seront encore plus demain en présentant de réelles opportunités de développement économique équitable entre zones urbaines et zones rurales. Les projections sont simples : à horizon 2030, près de 45 000 nouveaux postes seront à pourvoir d’où la nécessité impérieuse d’y adjoindre de véritables dynamiques en termes de professionnalisation.

« Entre 2012 et 2016, constatait Marielle BROUARD, nous comptabilisons plus de 5 500 départs en formation continue en modules courts sur l’offre prioritaire de notre branche et celle des assistants maternels du particulier employeur et 1 500 parcours de certification… ».

Innovantes et actives, les branches du particulier employeur ont pu instaurer le titre d’assistant maternel/garde d’enfants qui œuvre à la reconnaissance des professionnels de ces métiers. « Celles qui le désirent peuvent même se spécialiser dans la prise en charge du handicap grâce au certificat de qualification professionnelle assistant maternel/garde d’enfants handicap qui a été mis en place récemment, souligna Véronique DELAITRE, la présidente de la même commission.

Déjà une application concrète de ce dispositif dans la Nièvre…

Se qualifier sur les problématiques inhérentes au handicap doit aussi permettre aux demandeurs d’emploi de bénéficier de solutions novatrices. La prise en charge de ces publics fragilisés au domicile intègre le cœur de métier des professionnels de la petite enfance. La création d’un certificat de qualification professionnelle handicap de spécialisation a traduit cette volonté ; d’une durée de 175 heures, il vient compléter les compétences générales sur la petite enfance déjà acquises par les stagiaires au cours de leur formation assistant maternel/garde d’enfants.

« Depuis 22 ans, saluait Anita POUPARD, présidente d’IPERIA L’Institut, nous n’avons jamais cessé de croire en l’importance de renforcer l’attractivité des métiers qui constituent le secteur de l’emploi à domicile : c’est-à-dire assistant de vie, assistant maternel, garde d’enfants et employé familial. Nous avons aussi noué des partenariats constructifs dont le socle repose sur ces certificats de professionnalisation handicap. L’un dans la Nièvre qui concerne un parcours long permettant à des demandeurs d’emploi de suivre un parcours de formation complet (le titre d’assistant maternel/garde d’enfants et le CQP handicap de l’enfant). L’autre en Côte d’Or qui concerne l’obtention du certificat de professionnalisation handicap adulte. Ce cursus se rapporte aux personnes déjà détentrices du titre d’assistant de vie dépendance. Grâce à ces deux spécialisations, les opportunités professionnelles se renforcent et existent mais elles ne rencontrent pas forcément les publics formés… ».

Mais, les choses devraient évoluer positivement à l’issue de la signature de cette convention tripartite puisque les futurs certifiés spécialisés disposeront dorénavant des savoirs et des savoir-faire pour prendre en compte les spécificités de chaque situation de handicap, adaptant au passage leur accompagnement aux besoins des particuliers employeurs ou des enfants au sein de leur domicile.

Enfin, Magali CAZENEUVE, directrice opérationnelle de l’INFA Bourgogne Franche-Comté Grand Est, expliqua le solide partenariat mis en exergue entre les branches professionnelles et IPERIA l’Institut, depuis plus de vingt ans. « Nous dispensons à l’heure actuelle plus de 50 modules de formation. Par exemple, depuis le 25 septembre, une dizaine de stagiaires sont ainsi formés à la Fondation INFA de Nevers au métier d’assistant maternel/garde d’enfants avec un CQP handicap enfance. Ce programme pédagogique est mené à titre expérimental dans le cadre des nouvelles actions co-construites par IPERIA L’Institut, Pôle emploi et le Conseil régional. Il se terminera à la fin du mois de février 2018… ».

La société de service de l’Yonne, spécialiste de la prévision météorologique et de préconisations technologiques auprès des professionnels de l’agriculture et du bâtiment, profitera d’une soirée exceptionnelle organisée ce vendredi 15 décembre dès 18 heures à la salle des fêtes de BEINES pour s’interroger sur les conséquences de ces fameux changements climatiques qui perturbent, et ce n’est pas fini, de plus en plus notre quotidien…

AUXERRE : Arnaud BELLEMERE, conseiller auprès des viticulteurs avec une structure indépendante qui s’appelle PROVYNETUM, Yves RICHARD, climatologue au CNRS de Dijon, Alain MAZAUD, climatologue au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement de Paris ou encore Loïc ROUSVAL, présentateur météo sur la chaîne de télévision « CNEWS », ont tous répondu favorablement à l’invitation de Raphaël ROTH et de son équipe de METEO 89 à l’occasion de ce plateau conférence, premier du genre, ayant attrait à une thématique d’importance auprès de nos concitoyens qu’ils soient particulier ou professionnels : les tendances actuelles de la météorologie.

Vendredi 15 décembre, à partir de 18 heures, les intervenants de la première table ronde auront tout le loisir de pouvoir débattre sur une thématique qui semble déjà cruciale dans le choix de l’intitulé : « l’adaptabilité aux changements climatiques ». Un sujet qui donnera d’emblée le tempo et l’orientation de ce que voulaient les responsables de la jeune structure prévisionniste de l’Yonne en proposant ce concept.

Réveiller les consciences sur les risques encourus par les professionnels

« Il s’agit surtout d’interpeller les professionnels du bâtiment, des travaux publics et des filières agricoles de la situation, explique Raphaël ROTH, les prévisions météorologiques sont devenues primordiales pour les entreprises de ces segments d’activité puisque leurs chiffres d’affaires en dépendent parfois… ».

Outre la présentation officielle de cette jeune start-up, née de la passion commune de la climatologie entre trois jeunes gens, Raphaël ROTH, Clément MEIRONE et Alexandre SLOWIK qui ont officialisé leur outil en septembre 2016, l’objectif sera aussi de faire réagir les consciences autour du facteur risques engendré désormais par de nombreux phénomènes incontrôlables et surtout imprévisibles. Le territoire de l’Yonne ayant payé un lourd tribut au printemps 2016 lors de crues mémorables qui demeureront dans les annales selon les experts avisés à l’instar de l’assureur GROUPAMA…

Fournisseuse de prévisions qualifiées auprès d’une quinzaine de gros domaines viticoles de la région de Chablis, l’entreprise METEO 89, accueillie aujourd’hui dans le business center de l’assureur mutualiste en son siège d’Auxerre, dispose à l’heure actuelle d’un site Internet faisant référence dans le paysage : il est l’un des plus consultés par les internautes de notre territoire. Et pour cause, non seulement les prévisions météorologiques y sont fiables, précises et pertinentes, mais en outre, elles font l’objet de remises à jour constantes selon des cycles évolutifs de trois heures. Traduisant ainsi le sérieux et le sens du professionnalisme de ces jeunes gens, adorateurs de géographie à la base.

La seconde table ronde évoquera l’évolution du bâti et de l’économie locale par rapport au réchauffement climatique. Plusieurs acteurs de la vie professionnelle et institutionnelle s’exprimeront, en donnant leur point de vue sur une situation difficile à gérer. On attend sur scène les représentants de la CAPEB, la Confédération artisanale des petites entreprises du bâtiment avec son président Jean-Pierre RICHARD, ceux de la coopérative agricole 110 BOURGOGNE (Eric DUCORNET) ou encore la direction de BIG MAT GOURMAND, négoce de matériaux de construction, représentée par Vincent EYBERT BERARD.

Faire l’exégèse des solutions météos existantes pour répondre aux besoins des entreprises…  

Alexandre, Clément et Raphaël qui pianotent le plus souvent sur leurs claviers de leurs ordinateurs afin de traquer les courbes des précipitations, les tendances des températures, la nébulosité du ciel, le point de rosée, le taux d’humidité expliqueront dans le troisième tiers de cette intervention les impacts de ce réchauffement dans l’Yonne. Avant d’aborder les solutions préventives qu’ils déclinent par l’entremise de leur structure, et destinées aux métiers de l’agriculture, de la viticulture et du bâtiment.

D’ailleurs, dès l’apparition des périodes délicates où les grands froids induisent de fortes gelées, le trio ne lésine pas sur les horaires de présence au bureau ni d’apporter des réponses en direct aux problématiques rencontrées par les agriculteurs et les viticulteurs. L’équipe de METEO 89 change alors de registre et troque sa casquette de prévisionniste avec celle de conseiller pour inciter les professionnels confrontés à ces aléas hivernaux de choisir le système de lutte le plus efficient contre le gel à titre d’exemple.

« Nous développons un nouveau service de prévisions autour des traitements phytosanitaires, en étudiant d’autres paramètres comme celui du taux de condensation ou du taux de rosée. METEO 89 est aujourd’hui la seule entreprise en France à développer ce concept… ».

Au terme de cette soirée importante, les responsables de la SASU auront donc accompli leurs missions : celle de dévoiler toutes les subtilités novatrices de leurs applications visant à tranquilliser les professionnels les plus exposés face aux rugueux caprices de Dame Nature…

Alors que le Conseil d’administration du centre de formation déplore la non-mobilisation récurrente des parents d’élèves, phénomène constaté depuis plusieurs assemblées générales, la structure pédagogique réaffirme, en revanche, sa profonde volonté de s’ouvrir plus largement vers les milieux professionnels et les entreprises en vue de favoriser le soutien de ses opérations. Il est vrai qu’avec son potentiel et ses dix-sept salariés, la MFR du JOVINIEN entend jouer les rôles de premier plan dans l’accompagnement des jeunes générations en proie aux incertitudes professionnelles…

VILLEVALLLIER : « Nous devons nous placer dans un schéma offensif pour obtenir des résultats ! ». La tonalité du propos est sans ambages et traduit la volonté de l’équipe directionnelle de cet établissement du Centre Yonne à se surpasser afin d’engranger une nouvelle dynamique, porteuse d’effets à court terme. Et même si la désaffection des parents d’élèves inquiète quelque peu (bien qu’elle ne soit pas si surprenante que cela en règle générale), le cap semble tracé tout droit pour la Maison familiale et rurale de VILLEVALLIER à l’aune de 2018.

Nonobstant cet état de fait, Sylvie LOGETTE, présidente de la structure, met en garde contre cette raréfaction préjudiciable de la cellule parentale. De moins en moins de représentants familiaux désirent intégrer le conseil d’administration, un outil essentiel et démocratique associé à la bonne gouvernance de cette entité. Or, à l’heure actuelle, ce conseil n’accueille que dix-sept personnes alors qu’il pourrait en recevoir davantage, jusqu’à 24 selon les statuts prévus à cet effet. En dessous de dix membres, le quorum ne serait alors plus atteint et pourrait mettre en péril les aspects fonctionnels de l’institution, avec le risque de bloquer totalement son mode opératoire si l’engouement venait à faire défaut aux personnes de bonne volonté. Hormis cela, côté chiffres, la MFR ne peut se plaindre de l’exercice écoulé.

Des bénéfices, certes, mais une trésorerie malmenée par les obligations sécuritaires…

« Cette année, nous avons réalisé d’excellents bénéfices, à hauteur de 98 000 euros, annonce Yannick VILLAIN, directeur du centre de formation spécialisé dans les métiers agricoles et ceux de la restauration collective, ce bon résultat s’explique en partie grâce à l’action formation due à Pôle Emploi qui nous ramène un chiffre d’affaires s’élevant à 60 000 euros. Cela facilite la croissance de notre activité tout en stabilisant les charges… ».

Néanmoins, il subsiste un bémol de taille dans ce bilan flatteur présenté devant une assistance attentive : la trésorerie qui s’enlise parmi les remboursements d’emprunts réguliers et les investissements nécessaires à la remise à flot d’un bâtiment vétuste du XIXème siècle, devant s’absoudre de ses défauts imputables au temps tout en faisant une cure de jouvence au niveau de ses atouts sécuritaires. Sur deux ans, une enveloppe de 350 000 a été consentie aux améliorations de la sécurité du site qui accueille près de 120 apprenants, de la plus jeune des générations du niveau 4ème et 3ème jusqu’aux élèves des classes de terminale. Sans omettre les professionnels bénéficiant de formations continues dispensées in situ.  

Face à cette situation paradoxale, alors que les résultats au niveau de sa pertinence pédagogique se confirment d’année en année, la Maison familiale et rurale demeure de santé fragile malgré ses nombreux projets ambitieux. L’établissement, fort heureusement, ne livre pas une bataille en solitaire contre les aléas de l’existence et de la conjoncture économique. La Région contribue à 70 % à son budget de fonctionnement. Le Département intervient pour 20 %. Des financements proviennent aussi du ministère de l’Agriculture. Pourtant, ces subsides indissociables à la tranquillité opérationnelle du lieu taraudent les esprits de ses dirigeants : comment trouve-t-on l’équilibre au niveau de la trésorerie à terme quand on sait que les enveloppes s’amenuisent ?

« La résolution de l’équation ne passe que par l’adoption de nouvelles stratégies, ajoute Yannick VILLAIN, où il faudra nous adosser sur l’intervention et l’appui de partenaires privés avec des soutiens visibles des entreprises... ».

Référencer le positionnement de la structure auprès des partenaires économiques…

Dès l’année prochaine, la MFR de VILLEVALLIER entreprendra un audit analytique très affiné de ses forces et de ses faiblesses dans le cadre d’un DLA, dispositif local d’accompagnement. Conçu par les Foyers Ruraux, cette étude financée par la Région Bourgogne Franche-Comté occupera des diagnostiqueurs sur l’ensemble de l’année avant qu’ils ne rendent leur verdict décisif. Autre piste de réflexion palpable : le positionnement d’acteur incontournable de la formation agricole sur le territoire de l’Yonne. Mais, aussi sur le secteur de la restauration collective, autre cheval de bataille prégnant du centre.

« Notre objectif est de devenir un véritable laboratoire d’idées, un creuset où les expérimentations techniques soient enfin reconnues par l’ensemble de ces filières professionnelles. Tout en y incorporant des approches actuelles liées à l’environnement comme la déclinaison des aléas climatiques…Demain, nous ne formerons plus des dizaines d’élèves vers les métiers de l’agriculture. Pour diverses raisons et surtout celles qui trouvent leurs explications dans la crise conjoncturelle que vivent ces filières. Par contre, la MFR répondra aux problématiques des professionnels pour recevoir davantage de formations. Nous deviendrons un pôle de ressources agricoles avec notamment le développement de nouvelles formes d’exploitations à l’instar de l’agriculture de conservation… ».

Ce changement d’axe telle la Terre qui assurerait la bascule de ses pôles avec les conséquences que l’on pourrait entrevoir n’est plus un concept aléatoire dans la vision stratégique de la gouvernance de la Maison familiale du JOVINIEN. Au contraire, les responsables du centre ne veulent pas se faire rattraper par le quotidien avec des lendemains qui déchantent. Ils veulent ardemment exprimer leurs réelles ambitions. En se créant de nouveaux enjeux…

Dès le mois de janvier, une vingtaine de circonscriptions bénéficieront de nouveaux dispositifs et de méthodes de travail innovantes au niveau de la sécurité dans le paysage national. Qu’il s’agisse de zones urbaines ou de secteurs ruraux. Cette police, qualifiée de sur mesure par le Ministère de l’Intérieur, devrait apporter à chacun des territoires les réponses appropriées pour restaurer la tranquillité et le retour à la confiance. Histoire de rappeler que le Gouvernement ne demeure pas insensible aux préoccupations essentielles de nos concitoyens, notamment sur le volet sécuritaire. Une explication de texte que le préfet de l’Yonne, Patrice LATRON, a fourni, aux côtés du directeur départemental de la sécurité publique, Thomas BOUDAULT, et du colonel Rénald BOISMOREAU, commandant du groupement de gendarmerie de l’Yonne, aux forces de l’ordre ainsi qu’aux partenaires des instances locales dans un souci de concertation et d’échange…

AUXERRE : Alors que le nombre de cambriolages suscite les plus vives préoccupations chez les forces de l’ordre du département du fait de leur recrudescence, le représentant de l’Etat, Patrice LATRON, a exposé à une centaine de responsables du tissu institutionnel, judiciaire, associatif et de l’entrepreneuriat les contours du nouveau programme en faveur de la police de sécurité du quotidien. Un exercice que le préfet réitèrera par deux fois : devant les policiers du commissariat d’Auxerre (la réunion a eu lieu le 21 novembre) et face aux militaires de la gendarmerie nationale le 06 décembre prochain…

La PSQ repose sur la mutualisation de grands objectifs…

La constitution de cette police de sécurité du quotidien (PSQ) a été définie par le président de la République Emmanuel MACRON durant la campagne électorale au printemps dernier. S’appuyant sur une meilleure connexion entre les forces de police et celles de la gendarmerie, elle reposera sur l’articulation optimisée de ces structures afin de gagner en efficience tout en étant recentrée sur ses missions premières. Cette police de demain sera mieux équipée, mais aussi mieux protégée, et exercera son travail avec l’ensemble des acteurs publics ou privés, et non côte à côte comme c’est encore le cas à l’heure actuelle…

Bref, ce lifting ô combien nécessaire arrive à point nommé pour renforcer l’efficacité des forces de l’ordre dans l’accomplissement de leurs missions quotidiennes, et surtout lui restituer ses lettres de noblesse. D’ailleurs, Emmanuel MACRON avait formulé son intention dans un discours datant du 18 octobre, « d’agir efficacement pour redonner la confiance aux Français sur la capacité de l’Etat à les protéger et à réduire ce sentiment d’insécurité ressentie par les concitoyens face à la menace terroriste mais aussi vis-à-vis des infractions commises journellement… ».

Par ce dernier terme, il faut englober tout ce qui fait naître un sentiment d’insécurité chez les Français : les infractions routières, les cambriolages, mais aussi les implantations et campements illicites, les rodéos sauvages, les occupations de halls d’immeubles, les incivilités dans la rue et les transports, et naturellement, afin d’être raccord avec les soubresauts de l’actualité, le harcèlement des femmes dans la rue.

Une visibilité des forces de l’ordre qui va se renforcer…

Au cours de cet exercice de concertation, le préfet de l’Yonne, Patrice LATRON, a souhaité donné la parole à l’ensemble des participants. Mais, il écoutera avec grand intérêt dans le même temps les représentants des forces de l’ordre pour s’assurer que l’évolution de leurs missions sur le terrain soit au plus proche de leurs besoins et de leurs attentes.

Cette modernisation de la sécurité quotidienne en France passe par cette réflexion entre tous les acteurs même si des choses se pratiquaient déjà en fonction du bon sens et de l’intérêt général. Mais, cette fois-ci, avec le programme PSQ, les représentants des forces de l’ordre (policiers et gendarmes) ont envie d’inscrire durablement dans le marbre ces prérogatives.

Comme le précisait en aparté lors de la conférence de presse, le commissaire Thomas BOUDAULT, « la police est déjà engagée dans la concertation et un travail de proximité avec les représentants des forces économiques, tels que les artisans et les commerçants ».

L’apport de nouveaux outils numériques, on pense à la tablette digitale « NEO » qui équipe les forces de l’ordre, est un précieux auxiliaire pour mener à bien ces diverses missions. Mais, d’autres pistes existent à l’instar des unités équestres sur les lieux à forte concentration ou les forces circulant en VTT : mais, pour l’heure, ces dispositifs ne sont pas encore programmés dans l’Yonne.

On ne sait pas également si le département du nord de la Bourgogne Franche-Comté intègrera la liste de cette vingtaine de circonscriptions nationales devant servir de test expérimental dès janvier prochain.

Des expérimentations citoyennes observées dans les communes…

Une chose est sûre : les contrevenants ne connaîtront plus de répit dans un avenir proche car les forces de l’ordre intensifieront leur présence sur le terrain dès 2018. Notamment dans le domaine des infractions imputables au Code de la route. Quant aux effectifs, ils devraient croître puisque 10 000 nouveaux fonctionnaires, candidats à l’embauche, ont été programmés durant le quinquennat dont 1 800 dès 2018.

Enfin, sur le volet des cambriolages, des efforts supplémentaires et le renforcement de la coordination police/gendarmerie occuperont les esprits des cadres des forces de l’ordre au cours de ces prochaines semaines. Des propositions seront également faites auprès des élus des municipalités afin de susciter la mise en place de moyens à vocation citoyenne (signalement des voisins, auto-surveillance…). Une quarantaine de communes ont adopté ce processus de partenariat civique avec beaucoup de réalisme et efficacité : le nombre de cambriolages a ainsi diminué de plus de 70 % dans ces bourgades de l’Yonne.

Cinq mille exemplaires par coupon d’une valeur d’une, deux, cinq, dix et vingt « cagnoles » devraient circuler sur le territoire de l’Yonne dès le printemps 2018. Respectant une parité simple à retenir en terme de conversion par rapport à l’euro (une équivalence de un pour un), cette monnaie propre à notre département rejoindra le lot de la centaine d’initiatives financières existantes qui actuellement se développent à la vitesse grand V dans l’Hexagone. Le tout étant ordonnancé depuis Lyon, siège de la NEF (Nouvelle économie fraternelle) et de sa banque centrale à l’origine de cette phase exponentielle de la monétisation en France, sans que rien ne soit laissé au hasard dans ce vaste projet ambitieux initié par l'association COURTS CIRCUITS…

AUXERRE : « Une partie du fonds de garantie (près de 70 %) sera attribuée à des projets globaux à vocation solidaire, tandis que le reliquat sera lui réinjecté dans le développement d’initiatives économiques locales…».

Méthodiquement, Pascal PAQUIN, l’un des interlocuteurs de ce concept très ambitieux d’instaurer une monnaie locale sur le nord de la Bourgogne, explique avec moult détails les mécanismes précis de ce nouveau système monétarisé qui concernera bientôt l’ensemble de la population, qu’elle soit particulière ou professionnelle.

Car, LA CAGNOLE n’est pas le fruit d’une expression anachronique ni régionaliste à la sauce folklorique. Bien au contraire, le précepte repose sur une historicité établie et surtout de nombreuses velléités qui éclosent çà et là à travers le pays. Par comparaison, il existait en 2015 une quarantaine de monnaies territoriales qui avaient libre cours. Aujourd’hui, on en dénombre déjà une centaine. Mais, ce palier devrait très vite s’étendre puisque ce sont plus de deux cents projets qui sont en voie de développement à l’heure actuelle dont beaucoup pourraient faire florès en Bretagne, notamment parmi ses grands centres urbains…

Le lancement de la monnaie se travaille d’arrache-pied…

Quant à l’Yonne, elle s’inscrit déjà dans un singulier particularisme à l’instar du Puy de Dôme avec son environnement rural très prononcé à l’échelle du département.  Le lancement inaugural conçu en harmonie avec l’association Le Jour de la Terre se peaufine déjà parmi la quarantaine de membres qui travaille avec sérieux à l’aboutissement de ce projet. Le jour J, la présence de Philippe DERUDDER, grande figure de l’explosion des monnaies locales à travers la planète, pourrait se confirmer sous la forme d’une conférence très attendue. La parole de cet entrepreneur d’origine canadienne est respectée dans le giron des nouvelles économies. Son vécu professionnel démontre que ce personnage charismatique n’a rien d’un doux rêveur. Même si il existe quelques exemples désagréables ici et là du bien-fondé de ces monnaies (Nantes, Toulouse, des villes où le subventionnement à outrance des municipalités devait nuire à la bonne faisabilité du concept), ailleurs, l’essor des monnaies locales n’est plus à mettre en doute depuis 2015.

« Toutes les règles propres au fonctionnement de « La CAGNOLE » ont été posées depuis un an et demi, confie Pascal PAQUIN, les bases initiales du projet ont vu le jour en juin 2016 avec le concours du groupe fondateur « ALTERNATIBA », un mouvement qui travaille à la mise en valeur concrète de nouvelles approches économiques et environnementales. Ce groupe a reçu le renfort d’une vingtaine de personnes convaincues de faire évoluer les choses après avoir visionné l’excellent film « Demain », une référence du genre… ».

Durant six mois, les représentants de la structure associative COURTS CIRCUITS s’affaireront à l’écriture de la charte et de ses statuts, à concevoir une collégiale fonctionnant à partir de commissions de travail spécifique où se prennent les décisions, à affiner le développement de ce projet ambitieux et insolite.

« Nous ne sommes pas dans une aventure avant-gardiste, ajoute Pascal PAQUIN, nous sommes juste situés dans un espace citoyen qui peut être rejoint à tout moment par celles et ceux qui le désirent… ».

Tous les quinze jours, une quarantaine de personnes se réunissent au sein de sept commissions et apportent leurs expériences à la mise en exergue de ce nouveau projet selon un mode opératoire qui ne requiert pas le besoin de désigner un président. A contrario, deux membres de cette structure s’occupent de la trésorerie et l’ensemble des adhérents sont déclarés à la préfecture. En bonne et due forme.

« Nonobstant, explique Pascal PAQUIN, et d’un point de vue légal, pour prétendre utiliser la monnaie, il faudra adhérer à l’association : soit 5 euros pour les citoyens et 25 euros pour les entreprises… ».

Un système de transaction proche du chèque vacance…

Comparables dans sa phase utilitaire aux chèques vacances ou aux chèques déjeuners, les coupons de la CAGNOLE serviront aux paiements de prestations commerciales diverses qu’elles soient culturelles, alimentaires ou autres. Le prestataire ne pourra rendre en revanche l’argent en euro, en faisant l’appoint.

Quant aux entreprises, il n’y aura pas de double affichage du prix ou du devis, tout sera effectué en euros. Au niveau comptable, l’amorce de ce nouveau mode de paiement ne modifiera en rien les usages habituels. La seule incidence effective apparaîtra au niveau de la saisie manuelle d’une caisse.

« Pourquoi une entreprise aurait-elle intérêt à employer cette monnaie locale à l’avenir ? C’est simple, concède Pascal PAQUIN, elle prouvera avec la mise en valeur à ce concept son engagement vers la transition environnementale et aux nouvelles approches de l’économie. Référencé sur un annuaire et un site Internet, l’entrepreneur volontaire bénéficiera d’une aide substantielle de la part de l’association quant à la recherche de fournisseurs et de clientèle. Quant au consommateur citoyen lambda, il profitera de remises régulières selon les volontés des entreprises (offres commerciales), en étant respectueux dans son acte consumériste… Les entreprises partenaires ciblées seront exclusivement des commerces et des structures de type TPE/PME… ».

Créer un véritable engouement économique de proximité…

A l’origine, ces envies de monétisation locale constituent un geste purement politique et contestataire afin de retirer en partie l’argent des flux financiers traditionnels qui alimentent le terreau de la spéculation au détriment des échanges.

Quant à l’association initiatrice du concept, elle pourra aussi garantir des prêts à court terme et à taux zéro en vue de développer les projets des entreprises. La possibilité de créer une paire d’emplois d’ici deux à trois années n’est d’ailleurs pas exclue pour assurer la gestion de ce processus. Comme l’ont fait les auteurs de la monnaie locale de Saint-Etienne en créant des emplois partagés…

De même, les collectivités auront la faculté de pouvoir signer une convention de partenariat avec l’association gestionnaire de la monnaie locale : cela leur permettra de payer des services locaux en cagnole. Sur le volet des collectivités, Pascal PAQUIN est formel dans ses arguments : « notre projet est viable économiquement de lui-même tout en conservant son indépendance : il sera fondé sur le principe des cotisations de ses membres.. ».

D’autres idées germent dans les esprits réfléchis des membres de la collégiale qui anticipent la suite de ce programme ambitieux. L’Auxerrois et la Puisaye seront les premiers points d’ancrage de l’implantation progressive de la CAGNOLE avant que les autres secteurs géographiques de l’Yonne ne disposent réellement des précieux coupons au printemps 2018.

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