Prompte à l'anticipation, la présidente de l’exécutif régional a déjà réagi à l’investiture du quarante-sixième président des Etats-Unis. D’une part, elle lui expédie en guise de cadeau deux bouteilles de vins issus de notre terroir. D’autre part, la présence du responsable américain est sollicitée lors de la 161ème vente aux enchères du domaine des Hospices de Beaune en novembre…

DIJON (Côte d’Or) : Elle n’aura pas tardé à réagir à l’investiture du nouveau pensionnaire de la Maison Blanche Marie-Guite DUFAY ! Le candidat démocrate à peine installé dans le bureau ovale que déjà était adressé le courrier officiel à l’estampille de la Bourgogne Franche-Comté vers Washington. Destinataire de ce pli élogieux : Joe BIDEN en personne !

Outre les félicitations de circonstances, l’élue socialiste souhaite le meilleur au successeur de Donald TRUMP dans la tâche qui l’attend ces prochaines semaines.

Profitant de ce message épistolaire, Marie-Guite DUFAY aspire au rétablissement rapide des relations commerciales entre les deux pays, des liens vitaux pour la pérennité de l’économie territoriale.

Un clin d’œil utile et astucieux de manière manuscrite fait au responsable de la première puissance mondiale. D’autant que les vins de Bourgogne et du Jura subissent de plein fouet depuis le mois d’octobre 2019 une taxe de 25 % sur leur valeur commerciale dès leur introduction sur le sol américain.

 

 

Un manque à gagner de 33 millions d’euros imputables à la fiscalité…

 

Pour mémoire, l’administration TRUMP avait décidé de cette mesure coercitive, renforcée il y a peu par des droits de douanes supplémentaires mettant en sérieuse difficulté les vignerons et les viticulteurs de la contrée.

Des décisions complexes pour la corporation viticole sachant que les Etats-Unis représentent le premier marché export des vins de Bourgogne. Le manque à gagner étant déjà estimé à plus de 33 millions d’euros.

La missive est accompagnée d’un signe de cette confiance retrouvée. Deux bouteilles de vins issus de lycées viticoles du cru font partie du voyage. Histoire de faciliter le retour en grâce de la viticulture bourguignonne aux States !

Mais, comme un cadeau ne vient jamais seul, la présidente de la Région invite aussi le nouveau président américain à se rendre dans l’Hexagone afin de participer le 21 novembre à la 161ème vente aux enchères du domaine des Hospices de Beaune.

Un vrai gage de cette amitié retrouvée dont ont besoin les deux partenaires sur le dossier de la viticulture ?

 

Thierry BRET

 

 

La Nièvre et le Jura ont rejoint le projet il y a peu. Conçu en Saône-et-Loire, le concept a eu tôt fait de gagner en les convaincants l’ensemble des acteurs de la filière agricole de Bourgogne Franche-Comté. D’où le soutien de la Région. « J’veux du local » s’inscrit parmi les belles réussites de ces instruments numériques qui relient les producteurs du terroir à leurs consommateurs directs.

AUXERRE : Avec deux cent douze producteurs répertoriés dans la base de référence de l’outil pour sa seule partie icaunaise, on peut se satisfaire de la pertinence et de la fonctionnalité de la plateforme digitale, « J’veux du local ». Depuis son lancement survenu sur notre territoire au plus fort de la crise sanitaire au printemps dernier, le nombre d’inscriptions a fait florès dans le landerneau.

Des émules de toutes les filières qui croient mordicus à ce besoin constant de renforcer les liens entre les consommateurs et ceux qui produisent, la plupart du temps en circuit court, dans un périmètre très proche.

Les objectifs quantitatifs tels qu’ils avaient été définis à l’origine ne cessent de progresser. Dans l’Yonne mais aussi sur l’ensemble de notre contrée.

Toute la Bourgogne Franche-Comté décline désormais cette ambitieuse vitrine commerciale et représentative d’un savoir-faire à faire connaître et à partager autour de soi.

Par ailleurs, la jauge de ces professionnels à découvrir via le site est loin d’être limitative pour optimiser durablement cet outil. Rien que pour l’Yonne, selon les informations fournies récemment par le président de la Chambre départementale d’Agriculture Arnaud DELESTRE, un potentiel de quatre-vingt intervenants supplémentaires est encore envisageable pour accroître le nombre de références à visiter.

Sans compter que les viticulteurs sont encore peu présents sur ce registre numérique consultable gratuitement par nos concitoyens.

Le service communication de la chambre consulaire devrait dans les jours qui viennent augmenter les appels du pied auprès de cette filière, incitant ses représentants à se faire répertorier sur ce catalogue réactif.

Précisons, pour être tout à fait complet, que deux artisans de bouche, des éleveurs bouchers et traiteurs de l’Yonne, figurent également en bonne place sur cette plateforme.

 

En savoir plus :

 

La plateforme de l’alimentation de proximité « J’veux du local-Nos Terroirs de l’Yonne » favorise les circuits courts en Bourgogne Franche-Comté.

https://www.jveuxdulocal89.fr

 

Thierry BRET

 

 

Satisfécit pour les responsables de l’association créée à l’initiative de la Chambre d’Agriculture de l’Yonne et de la FDSEA 89. Lors de son immersion instructive programmée durant son déplacement dans le Sénonais, la ministre déléguée auprès de la ministre du Travail, de l’Insertion et de l’Emploi Brigitte KLINKERT a pu s’entretenir avec des salariés qui luttent contre la précarité alimentaire…

SENS : Le contact a été qualifié de très positif par la ministre déléguée du travail et de l’emploi en visite de découverte sur le Sénonais où elle a pu discuter avec plusieurs salariés de l’association d’insertion solidaire locale.

Ces échanges ont permis à Brigitte KLINKERT de bien assimiler le mode de fonctionnement de cette structure associative, portée sur les fonts baptismaux de la création en 1995 par la Chambre départementale d’Agriculture et la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA 89). Une structure présidée par Michel JOUAN.

Opérationnels sous le statut d’atelier Chantier d’insertion, les « Jardins de la Croisière » peuvent accueillir une quarantaine de personnes qui éprouvent des difficultés socio-professionnelles. Toutes sont issues de la partie septentrionale de notre département.

D’autres, une bonne trentaine, interviennent sur le site dans le cadre d’un travail d’intérêt général. In fine, ce sont entre soixante et quatre-vingt personnes qui exercent leur savoir-faire dans les équipes de production de légumes bio, de vente ou sur les chantiers verts.

La visite a pu se dérouler en présence du préfet de l’Yonne Henri PREVOST, de Marie-Louise FORT, présidente de la Communauté d’agglomération du Grand-Sénonais et de la députée de la troisième circonscription Michèle CROUZET.

Brigitte KLINKERT s’est fendue après son départ de Sens d’un message sympathique sur son compte Twitter où elle rappelle que l’Etat, dans le cadre du plan de relance « France Relance » soutient financièrement les structures associatives promouvant l’insertion solidaire en France.

 

Thierry BRET

 

Petit à petit, le projet prend forme. Des deux côtés de la Méditerranée. Surtout de manière beaucoup plus avancée en Côte d’Ivoire, premier fournisseur mondial de fèves de cacao. Le Festival « CHOCO VINS » puisque tel est son nom de baptême pourrait voir le jour en 2021, à défaut l’année suivante vu le contexte sanitaire à...Auxerre ou à Chablis ! Porté par l’association LUNE d’AFRIQUE, il célèbrerait le mariage savoureux entre les produits de la vigne et les parfums suaves du chocolat…Une première en Bourgogne.

AUXERRE : La culture cacaoyère représente une tradition agricole séculaire dans l’un des états d’Afrique de l’Ouest qui en exporte le plus les fèves à travers le monde : la Côte d’Ivoire depuis sa zone portuaire d’Abidjan. C’est-à-dire 41 % de l’offre mondiale grâce à ses 1,2 million de tonnes produites chaque année.

Poussant dans les forêts tropicales, les arbres atteignent leur production maximale à l’âge de sept ans, sachant que cette essence peut vivre allègrement au-delà de quatre décades consécutives. Une période suffisante pour en extraire la substantifique moelle qui impose l’économie de ce pays producteur sur l’ensemble du globe.

Riches en amidon, en matière grasse et en alcaloïdes, les fèves de cacao servent à  la conception de nombreux produits alimentaires. Dont en priorité, le chocolat et ses fameuses vertus apaisantes.

Localement, la culture du cacao se pratique de manière générale à l’aide de petits matériels agricoles tels que la machette et la daba, une houe à manche court dont se servent les ouvrières (elles sont très nombreuses à exercer leur savoir-faire) et les ouvriers.  

Alors quand l’idée d’associer cet aliment antistress dont raffolent petits et grands et le nec plus ultra de la production agricole de Bourgogne (le vin) dans un concept évènementiel à venir, le sang n’a fait qu’un tour dans le corps de Dieusmonde TADE !

 

 

Une rencontre internationale sous la forme de colloque mais aussi de dégustations…

 

Le président de l’antenne auxerroise de Lune d’Afrique n’est jamais à court d’imagination pour rapprocher grâce à des opérations ludiques et conviviales les peuples lors d’évènementiels hauts en couleurs.

On se souvient il y a quelques saisons de cela de la bigarrée manifestation « Miss Africa Tresses Fashion », concoctée en terre de l’Yonne avec le concours de la diaspora africaine et d’une dizaine de pays du Continent noir. Un succès retentissant pour cette opération consacrée à la mode et à la coiffure qui devrait d’ailleurs se réitérer dès que les conditions sanitaires le permettront dans notre département.

Pour le futur projet que souhaite mettre en exergue le responsable de Lune d’Afrique, il s’agira de marier avec une évidente subtilité deux produits nobles des arts culinaires et de la gastronomie : le chocolat et le vin.

 

 

 

Le concept se présenterait sous la forme de rencontres internationales, doublement célébrées dans l’Hexagone (le point de chute définitif pourrait en être Auxerre ou Chablis) et en Côte d’Ivoire, pays d’origine de l’ancien journaliste instigateur du projet vivant désormais en France depuis les tragiques évènements qui ont endeuillé sa nation dans les années 2000.

Conçu sous la forme d’un événementiel ouvert au grand public, ce forum original mêlerait à satiété échanges de renseignements, savoir-faire autour d’ateliers démonstratifs, dégustation de produits, conférences…

Il se dit même qu’une cinquantaine de producteurs de cacao ivoiriens seraient prêts à être du voyage en Bourgogne du Nord pour prendre part à cette manifestation insolite ayant des portées, outre culturelles, artisanales et touristiques, purement économiques.

 

 

 

La Maison de la Francophonie, celle des Jumelages et la Ville d'Auxerre déjà interpellées par le concept…

 

Lune d’Afrique s’appuiera sur le concours d’organismes habitués à traiter les relations internationales sur l’Auxerrois. Ainsi, la Maison de la Francophonie et la Maison des Jumelages et des Echanges internationaux par l’intermédiaire de sa commission économique devraient être dans la boucle organisationnelle de ce futur rendez-vous.

Dont la date ne peut être raisonnablement arrêtée par son concepteur africain puisque la situation sanitaire ne le permet pas décemment au vu des évolutions récentes.

Toutefois, Dieusmonde TADE promet l’organisation d’une cérémonie officielle courant 2021 pour porter sur les fonts baptismaux ce projet qui a déjà reçu les encouragements de l’élu auxerrois, Nordine BOUCHROU, interpellé par la pertinence de cette perspective intercontinentale.

Cependant, au pays des éléphants, les choses semblent s’activer avec un réel enthousiasme. Le principe de marier les succulentes saveurs du cacao africain et les vins de la Bourgogne septentrionale séduit les nombreux producteurs locaux. Notamment ceux qui travaillent dans l’importante région de production frontalière proche du Libéria. Des récompenses seraient également attribuées lors de ce festival pour sceller l’amitié existante entre les deux pays.

 

 

Des retombées économiques envisageables entre l’Yonne et l’Afrique ?

 

D’autres exportateurs de fèves de cacao, le Ghana et le Cameroun, ont fait déjà connaître leur désir de participer également à cette animation.

Pour sa campagne promotionnelle en faveur du  futur évènement, Lune d’Afrique s’appuierait sur le concours d’artistes africains (la chanteuse ivoirienne Candice) et icaunaise (l’auteure-interprète Anne DAVID) permettant de donner une note musicale et festive à l’ensemble.

Quant à la présidente d’honneur de Lune d’Afrique international, la première femme agrégée en mathématiques sur ce continent Joséphine GUIDY WANDJA, elle a déjà accepté de tenir le rôle de marraine de ce premier rendez-vous international, le CHOCO VINS Festival.

Restent à connaître désormais le nom des partenaires institutionnels et privés réunis autour de ce concept unique dans l’Yonne. Une entreprise qui nécessairement évoquera les bienfaits du commerce équitable, des échanges internationaux et de probables débouchés économiques entre le monde des viticulteurs, dont on ne connaît pas encore la position officielle sur ce dossier, et les premiers producteurs mondiaux de ce cacao à la si délicate texture gustative une fois transformées en délicieux chocolat.

 

Thierry BRET

 

Veillée d’armes pour la députée de la troisième circonscription de l’Yonne Michèle CROUZET. Aux côtés de deux autres élus de l’Assemblée nationale, la parlementaire du Sénonais dévoilera le contenu du rapport de la mission d’information sur les sels présents dans l’industrie agro-alimentaire. Une conférence de presse organisée ce mercredi 13 janvier à Paris permettra de faire toute la lumière sur les additifs nitrés utilisés dans la conception des produits de la charcuterie.

PARIS : Producteurs artisans ou industriels, associations de consommateurs, experts scientifiques, représentants de la profession des bouchers, charcutiers et traiteurs, services administratifs de l’Etat… : tous ou presque ont eu voix au chapitre lors de la quarantaine d’auditions diligentées par la mission d’information sur les additifs nitrés dans l’industrie agro-alimentaire.

Une mission portée depuis le 03 mars 2020 par trois élus de l’Assemblée nationale, à savoir les députés Barbara BESSOT-BALLOT (LREM), Michèle CROUZET (MoDem) et Richard RAMOS (MoDem).

Objectif de cette initiative : interdire de manière progressive la présence des additifs nitrés dans l’un des produits phare de la gastronomie ayant les faveurs des consommateurs de l’Hexagone, la charcuterie. Des produits trop souvent pointés de l’index par une large frange du corps médical pour ses aspects cancérigènes…

Dès sa mise en place, la mission d’information a voulu faire toute la lumière sur l’utilisation de ces additifs nitrés (nitrites, nitrates…) dans les produits de charcuterie. Des additifs suspectés de provoquer des risques pour la santé humaine. Au bas mot, quatre mille cancers pourraient ainsi être évités chaque année si l’on retirait de l’alimentation ces nitrites et autres nitrates.

 

 

 

La FICT est prévenue face aux nouvelles règles…

 

Mercredi, les trois rapporteurs de cette mission d’information livreront leurs analyses fondées sur les enjeux scientifiques, économiques, industriels, culturels et sociaux attachés à l’emploi des additifs nitrés dans la fabrication de la charcuterie.

Conséquence : sept propositions seront ainsi formulées afin de permettre la mise en œuvre et l’accompagnement d’une interdiction progressive de l’utilisation de ces substances, conformément à la proposition de loi déposée par les trois rapporteurs le 14 décembre 2020.

Des préconisations qui ne devraient sans doute pas satisfaire les membres de la Fédération française des industriels charcutiers traiteurs (FICT) invités à ne plus ajouter d’additifs nitrés dans leurs produits dès 2023 pour les charcuteries crues et en 2025 pour les charcuteries cuites.

 

Thierry BRET

 

 

 

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