Elles sont unanimes, les représentations syndicales, pour affirmer haut et clair que « l’intérêt des enfants » n’est pas du tout la valeur prioritaire du Conseil départemental de l’Yonne dans sa gestion des collèges. S’érigeant contre la fermeture du site « Alexandre DETHOU » à Bléneau – l’une des trois antennes qui compose l’établissement de Puisaye -, elles dénoncent d’une même voix une décision prise sans concertation qui provoque le énième recul des services publics dans les zones rurales…

 

AUXERRE: Même si le couperet est tombé de manière inéluctable quant à l’avenir de l’un des édifices qui compose le curieux ensemble pédagogique de Puisaye – un groupe scolaire éclaté sur trois sites distincts, sis à Saint-Sauveur-en-Puisaye, Saint-Fargeau et Bléneau -, ils ne baissent pas le pavillon ni les armes pour autant, les porte-parole des organismes syndicaux concernés par l’initiative. Soit Sud Education Solidaires, UNSA Education, SGEN CFDT, Force Ouvrière FNEC FP et U FSU.

Réunis sous le vocable démonstratif d’une conférence de presse, leurs représentants désapprouvent avec fermeté la cessation d’activité du site de Bléneau, une décision actée par le Conseil départemental et soutenue par l’Education Nationale il y a peu, qui prendra effet à la rentrée de 2023.

Une pilule amère et très difficile à avaler pour les syndicalistes pour qui, il est inacceptable de dépouiller un canton excentré, déjà déserté par les services publics, qui possédait avec cette structure pédagogique un moyen d’exercer un peu plus d’attractivité envers les nouveaux venus.

« A Bléneau, il ne reste plus que les services communaux, précise l’un des intervenants de cet exercice oratoire, cela a pour les habitants, les familles, les parents et les élèves eux-mêmes des conséquences terribles. Et pourtant, les politiques ne cessent de parler de cette ruralité et de sa défense. Supprimer un établissement scolaire qui accueillait plus de 120 enfants, c’est nier tout bonnement cette ruralité… ».

 

Utiliser le logiciel de l’économie n’est pas tenable pour l’éducation…

 

 

Alors, serait-ce le signe annonciateur d’un destin funeste pour le territoire le plus occidental du département ?

« Oui, répondent en chorus les interviewés, et de cela, on ne peut pas s’y résoudre ! Nous exigeons que les moyens humains et financiers nécessaires soient enfin attribués au collège de Puisaye pour ne pas voir les deux autres sites condamner leurs portes… ».

La proximité alléchante de la Nièvre et du Loiret inquiètent en parallèle. Et si les parents d’élèves répartissaient leurs enfants vers des établissements implantés sur ces terres limitrophes, en accueillant leur progéniture ? « Certes, on change d’académie mais il suffit de le faire à partir d’une dérogation…. ».

Il faudra attendre la validation de la carte scolaire, sans doute établie au printemps prochain, pour connaître la répartition exacte des jeunes gens et de leurs enseignants. Sans omettre le personnel administratif, six agents dont les emplois ne seraient pas menacés à l’heure actuelle.

« Utiliser le logiciel économique pour choisir la destinée d’un établissement scolaire ne peut être justifié pour le milieu de l’éducation, souligne le délégué départemental de U FSU, Philippe WANTE, un collège, ce n’est pas une entreprise, c’est pourquoi cette décision n’est pas tenable… ».

 

 

Quid des futures classes de ce secteur territorial qui de par leurs effectifs se gonfleraient inexorablement d’un surplus d’élèves devant se mouvoir par le biais des transports collectifs, plus long en terme de mobilité et éprouvant au niveau des amplitudes horaires ?

« Les moyens ne sont pas à la hauteur, rétorque tout de go l’intéressé, en outre, l’excellence du travail pédagogique réalisée à Bléneau (100 % de taux positifs aux examens) n’a pas été pris en compte. Il est regrettable que le rectorat se soit aligné sur les arguments budgétaires avancés par le Conseil départemental… ».  

Mais, là où les syndicalistes sont vent debout dans ce dossier, c’est contre la méthode d’annonce qui a été employée par l’organe institutionnel. Sans de véritables consultations, visiblement, alors que depuis des années, des signalements sur la vétusté des locaux avaient été réalisés par le corps enseignant et administratif.

« Les raisons avancées pour justifier cette décision sont révoltantes, précisent les orateurs du jour, car l’état délabré du bâtiment de Bléneau n’est que la conséquence des choix budgétaires du Département… ». Un exécutif qualifié de « cynique » par ce « carré d’as » protestataire…

 

Alerter les populations sur la disparition du service public en zone rurale…

 

Les discussions se poursuivent inlassablement et les arguments revendicatifs pleuvent en averses. Tour à tour, Claire CALVET (FO), Marie LAMOUREUX (UNSA Education), Jérôme COURTOIS (Sud Education) et Philippe WANTE (U FSU) évoquent l’altération de la vie scolaire, la dégradation logique des conditions d’accueil et de travail des élèves et des personnels, le rallongement des journées imputables au transport, les problématique induites par la restauration alors que le personnel en cuisine fond comme neige au soleil, le brassage de la population longtemps défendu alors que plane toujours les risques sanitaires de la COVID.

« Si l’intérêt des élèves avait été véritablement la préoccupation première, des moyens supplémentaires en termes de personnels aurait été attribués depuis longtemps, lâche avec amertume Marie LAMOUREUX.

Jérôme COURTOIS est même convaincu que le prochain site scolaire qui se verra intégrer la case perte et profit de manière définitive sera le collège de Brienon-sur-Armançon. Tandis que l’avenir du site de Saint-Sauveur devient un sujet d’inquiétude pour ses coreligionnaires.

Par cette prise de parole officielle, les syndicats désirent alerter la population rurale – mais aussi urbaine – sur la récurrence de ces fermetures successives, après celle du collège auxerrois Bienvenu-Martin.

« Nous allons proposer un grand rassemblement à Bléneau, début décembre, assorti d’une pétition pour informer sur les dangers d’une telle procédure qui n’est pas anodine, la fermeture d’un collège sur notre territoire. Nous ne voulons pas que l’établissement de Bléneau mette la clé sous le paillasson. Notre rôle est aussi de protéger les enseignants qui ne doivent supporter la double peine, avec la fermeture de leur établissement et la suppression de leurs postes… ».

La messe est dite. L’homélie portera-t-elle ses fruits à l’avenir pour qu’il n’y ait plus aucune fermeture d’établissements scolaires dans notre département ? Nul ne le sait, en vérité…

 

Thierry BRET

 

 

Forcément, le suspense était là au rendez-vous ! Qui, parmi la centaine de convives, chefs d’entreprises et cadres supérieurs, présents dans l’un des salons d’honneur de l’AJ Auxerre, allait être touché par la grâce – celle du hasard et d’une main innocente selon la formule consacrée – pour remporter le maillot de l’un des joueurs du club de football, évoluant en Ligue 1 ? La réponse ne se fit pas trop attendre après le tirage au sort effectué par Romain DAUCHEL : ce fut Guillaume PETIT, de CICHY Manutention, qui remportait la précieuse tunique…

 

AUXERRE : En voilà un qui est satisfait et qui ne regrettera nullement sa soirée. Chargé de la clientèle industrie au sein du spécialiste de la manutention, l’enseigne CICHY, Guillaume PETIT s’est vu remettre un superbe maillot de l’AJ Auxerre, au terme de la traditionnelle soirée évènementielle, permettant de cultiver les relations publiques, l’opération « Cartes de visite ». Au terme de ce rendez-vous, écourté pour la circonstance puisque programmé juste avant le premier match de la Coupe du Monde de l’équipe de France face à l’Australie, un tirage au sort permettait au président du club bourguignon, Baptiste MALHERBE, d’offrir cette parure à l’une des personnes invitées issues de la sphère économique icaunaises. Les partenaires indispensables dont la structure sportive a besoin pour porter ses nombreux projets…

Le principe de cette tombola, ouverte à tous les participants, était simple : chacun des convives devant placer sa carte de visite au fond d’une urne transparente, urne devenant l’un des éléments clés de la fin d’animation avec le rendu du verdict.

 

Thierry BRET

 

 

L’accompagnement, l’écoute et l’engagement. Des mots qui sont en similitude avec le parcours exceptionnel de l’invitée d’un soir. Celle qui honore de sa présence l’évènement commémoratif du trentième anniversaire. Un sérieux bail, d’ailleurs, pour les acteurs du Comité pour l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés de l’Yonne. Un acronyme à retenir, CITHY par tous et que Virginie DELALANDE, en conférencière hors pair qu’elle est, aura su assimiler…

 

VENOY : Ce ne sont pas de simples bougies décoratives posées sur un gâteau d’anniversaire qu’auraient pu souffler les responsables de la structure associative, CITHY, lors de leurs retrouvailles chaleureuses afin de célébrer les trente ans d’existence, accueillies dans cet antre de l’évènementiel que représente la salle des fêtes des Joinchères. Mais, ils auront plutôt déclenché un véritable feu d’artifice de bonheur et d’espoir intérieur grâce à une manifestation conçue comme on les aime. Simple, sincère, humaniste, conviviale.

Devant un public tout acquis à leurs causes, représentatif des nombreux partenariats et soutiens additionnés de-ci, de-là dans l’Yonne, Daniel CARTEREAU, président de la structure associative et David SAUTEREAU, directeur, ont donc en parfait maître de cérémonie de la séance déroulé leur feuille de route. Celle de la présentation scénographique d’une entité trentenaire qui en l’espace de trois décennies aura accompagné  la bagatelle de 16 000 personnes atteintes d’un handicap, permis de travailler avec 6 000 employeurs, en maintenant plus de deux mille emplois locaux tout en favorisant 8 000 recrutements de trois mois et plus, bien évidemment encadrés de très près. Bref, un vrai travail d’orfèvre destiné à un public parfois en grande déshérence professionnelle et qui n’en demandait pas tant !

 

 

« Accompagner, c’est être là et soutenir les plus fragiles… »…

 

L’accompagnement. C’est l’histoire, l’ADN, la source originelle de cette association résolument dynamique. Celle qui conjugue différents dispositifs indispensables au retour vers la vie active. Chacun de ces outils sera présenté à l’aide de courtes vidéo – David SAUTEREAU aux manettes de la technique a sans doute raté sa vocation de réalisateur de courts-métrages tant il s’appuie sur les images afin d’illustrer ses propos ! – qui conforte le rôle essentiel d’un acteur incontournable de l’employabilité des personnes victimes de handicap.

Des vidéos qui mettront en exergue, témoignages concrets en substance, le poids de CAP EMPLOI 89, de PAVA, de L’H’ACTIVATEUR ; autant de moyens appliqués au quotidien pour extraire ces personnes de l’ornière dans laquelle les aléas de la vie peuvent les maintenir.

 

« Accompagner, c’est être là, ajoute un David SAUTEREAU, prolixe le micro en main, c’est permettre de soutenir les plus fragiles et les emmener vers la réalisation d’un projet dans la vie active… ».

CAP EMPLOI 89, une signature connue et reconnue de bon nombre de décideurs économiques qui n’hésitent pas à s’en référer dans le cadre du recrutement, de l’insertion, du maintien dans la durée des travailleurs parmi leurs effectifs.

 

 

L’audace doit faire des merveilles…

 

L’écoute est ensuite aborder. « Ecouter la différence de l’autre, parfois dans le silence, offre l’opportunité de lever les freins à l’emploi, ajoute le jeune homme, n’oublions pas que nous évoluons dans une société qui est encore source de discrimination. Tout doit aller vite, il faut que tout entre dans des cases, et pourtant, cette écoute est fondamentale pour rétablir une relation de confiance dans l’accompagnement entre les personnes atteintes d’un handicap et les valides… ».

Reste l’engagement. « L’audace doit faire des merveilles pour que les acteurs de la vie s’engagent aux côtés des publics handicapés, souligne le directeur décidément en verve de CITHY, faisant référence à Virginie DELALANDE, invitée d’un soir.

Puis, il sera temps de présenter chacun des membres de cette incroyable équipe.  

Avant que ne prenne la parole l’une des femmes plébiscitées par le magazine « FORBES » en 2020 – excusez du peu ! -, une Virginie DELALANDE plus inspirante que jamais ! Coach, conférencière, auteur de son état : un joli cursus pour celle qui fut connue et se révéla à nous comme étant la première avocate sourde profonde de l’Hexagone !

 

Thierry BRET

 

 

Doit-on croire aux coups de pouce de la destinée ? Et craindre les superstitions qui en sont parfois leur corollaire ? Un exemple récent : le « Trophée de la Dynamique du Territoire », deuxième du genre, dont les récompenses ont été distribuées dans les locaux de GROUPAMA, l’un des organisateurs avec INITIACTIVE 89. « Treize » candidats – un mauvais chiffre dit-on souvent - étaient en lice pour tenter décrocher le titre. « Treize », un chiffre porte-malheur ? Mais pas pour Arnaud SPILLEMAECKER : il s’est vu remettre le premier prix, au nom de sa société « SB Optique » !

 

AUXERRE : Affichant un large sourire de vainqueur, le patron de « SB Optique » présente le trophée aux photographes. Les officiels, c’est-à-dire ceux de l’organisation de l’évènement. Ceux, plus rares de la presse, qui ont daigné couvrir la seconde édition de ces « Trophées de la Dynamique du Territoire ». Une initiative, chère à Angélique COEURDOUX, directrice de l’association, INITIACTIVE 89, et à Jacques BLANCHOT, directeur des établissements de l’assureur mutualiste GROUPAMA dans l’Yonne et la Seine-et-Marne. Un concept ayant comme vocation de récompenser les porteurs de projets que sont les entrepreneurs du sérail.

Elles et ils étaient treize à se présenter sur la ligne de départ. « Treize » ? Tiens, tiens, le chiffre qui porte malheur. Oui, si l’on raisonne en pensant aux douze perdants qui n’auront pas pu décrocher le précieux sésame au terme de cette cérémonie protocolaire où chacun des acteurs eut tout le loisir de présenter, chrono en main, la raison d’être de sa société.

Enfin, pas tout à fait, puisque les organisateurs avaient décidé de plébisciter les trois projets les plus pertinents à leurs yeux. Des concepts originaux, prometteurs, insolites,...à l’instar des ceux qui seront restés à quai de cette édition 2022 ! Mais, ainsi va la vie !

 

 

Une succession de beaux projets pour cette édition 2022…

 

Vu de l’extérieur, on pourra toujours s’émouvoir de ne pas avoir assisté au triomphe de quelques-uns de ces dossiers marquants de cette promo d’exception, comme celui de la « Frênette », vantant cette boisson pétillante imaginée par un adorateur de végétaux – les frênes -  un traiteur de Villeneuve-sur-Yonne ou le projet proposant une ligne de produits cosmétiques de la charmante Anaïs BAMBILI, de la FEEL GOOD FACTORY, plébiscitée par le Réseau Bourgogne Entreprendre il y a peu. Que dire, aussi de l’ambitieux concept intergénérationnel de Sabrina HOHENGARTEN – « Les Rebelles » -, à destination des collectivités : celui-ci n’obtiendra pas d’accessits lors de cette soirée ? Mais, comme chacun le sait : dans toutes épreuves, il y a nécessairement des lauréats et des perdants !

Le tiercé de ce concours 2022 est de belle facture, pour autant. En provenance de Saint-Fargeau, Romain BAUDEL aura convaincu le jury composé de représentants de GROUPAMA Yonne et d’INITIACTIVE 89 par la qualité de son dossier. Un projet mettant en exergue l’un des plus beaux métiers de cet artisanat traditionnel, aujourd’hui très recherché car en profonde carence dans les campagnes, la boucherie charcuterie. Avec sa compagne, Malika, le professionnel redonne ses lettres de noblesse à cette filière, avec des produits carnés de belle qualité et labellisés. Méritoire pour obtenir le troisième prix de ce challenge…

 

 

Restant dans le domaine de l’alimentaire, au niveau du choix des jurés, c’est la société « CONSERV’YONNE » – une excellente initiative entrepreneuriale créatrice de recettes gourmandes concoctées à base de légumes du terroir en bocaux – qui se place en seconde position. A la grande stupéfaction d’une Elodie PALHEIRE, la gérante de cette jeune structure localisée à Sens, qui en eut presque le souffle coupé et l’émotion à fleur de peau, elle qui accusait déjà un léger retard à l’allumage pour prendre part aux festivités, cherchant désespérément le siège auxerrois de l’assureur mutualiste, la faute à un GPS capricieux !

 

 

Un véhicule itinérant pour assurer l’examen de la vue dans les campagnes…

 

Plus détendu, arborant un sourire éclatant et jovial, l’une des figures commerçantes de la place auxerroise – il est le gérant d’Optical Center rue de Paris -, le toujours très loquace Arnaud SPILLEMAECKER se vit remettre par la lauréate de l’année dernière, la ravissante Christina NGOUMBI – elle est la fondatrice du concept de crèches installées dans les zones d’activités économiques répondant au doux nom de « Copains Cabana » - le trophée gagnant de ce challenge.

Un sésame correspondant à un concept de véhicule itinérant qui assure de la mobilité citoyenne et thérapeutique au plus près du terrain en sillonnant les coins les plus reculés de notre territoire en matière d’optique. Sur rendez-vous, personnes âgées, EPHAD et même les entreprises peuvent accueillir le véhicule utilitaire qui propose avec son personnel des examens de la vision. Un projet sociétal qui devrait recenser une centaine de ces camionnettes à l’estampille d’Optical Center in fine. A l’heure de la désertification médicale en rase campagne, on applaudit la louable initiative des deux mains !

Les partenaires présents (Julien LE METAYER pour « Le Forgeur d’Images », Arnaud CHOIRAL pour « C-My PUB » ou Amandine VIMPIERRE de la société « LOOK UP ») furent mis à l’honneur au terme de cette soirée pour remettre les distinctions aux côtés du président de la Fédération des caisses locales de GROUPAMA Yonne, Pascal MAUPOIS, satisfait d’une cérémonie devant distinguer le savoir-faire très prometteur de chefs d’entreprise imaginatifs.

Il ne restait plus qu’à Gaétan QUILLIN et son service traiteur de sustenter tout ce petit monde de spécialités culinaires dont il a le secret pour prolonger plus tardivement ces retrouvailles heureuses pour l’entrepreneuriat…

 

En savoir plus :

Les trois lauréats des "Trophée de la Dynamique du Territoire" se sont vus offrir une prestation en communication.

Le 3ème prix a remporté une prestation chez « C MY PUB » d’une valeur de 500 euros financée par GROUPAMA.

Le 2ème prix  a obtenu une prestation chez « LOOK PUB » d’une valeur de 800 euros financée par GROUPAMA.

Le 1er prix a gagné une prestation chez « LE FORGEUR D’IMAGE » d’une valeur de 1 000 euros financée par GROUPAMA.

C’est donc un total 2 300 euros qui ont ainsi récompensé les trois lauréats.

Quant aux trophées, ils ont été réalisés par « C-MY PUB », et ont été également financés par GROUPAMA en faisant travailler une entreprise Icaunaise.

Le choix de financer une prestation et de ne pas attribuer un chèque comme l’an passé a été décidé pour créer encore plus de liens entre des entreprises du territoire Icaunais. 

A l’issue, un cocktail dînatoire, prestation de Gaëtan QUILLIN, offerte par GROUPAMA, a permis à tous les participants à cette soirée d’échanger entre eux pour créer des liens et générer de l’activité économique dans les territoires.

 

Thierry BRET

 

 

      

 

 

 

L’équilibre entre ce qui relève de la sphère privée ou de la chose publique ne cesse d’évoluer, tant les frontières sont mouvantes. La « peopolisation » du monde politique en est un exemple marquant depuis plusieurs années. Comme l’est, la mainmise des réseaux sociaux sur notre quotidien. Un sujet d’importance que le conseil scientifique du Cercle Condorcet Auxerrois a choisi pour trame de ses travaux cette année. Avec pas moins de onze tables rondes au programme….

AUXERRE : Comme à l’accoutumée, il y a eu un plateau de choix pour les animer, parmi lesquels nombre d’intervenants de renom, qu’il s’agisse de l’historienne Michelle PERROT, de la journaliste et réalisatrice Mireille DUMAS, de la romancière Carole MARTINEZ, du politologue Pascal PERRINEAU ou bien encore de l’ethnologue Pascal DIBIE, aux attaches départementales bien connues.  

Avant même la première table ronde de la matinée, les discours introductifs ont donné le ton, rappelant combien l’instrumentalisation de la vie privée pouvait fragiliser la vie publique.

L’adjointe à la Ville d’Auxerre en charge de la Culture, Céline BÄHR s’interroge : « comment concilier dans nos démocraties le respect de ce qui est indéniable et l’exigence de transparence ? Comment trouver un équilibre qui garantisse à la fois les libertés de l’individu et celle des citoyens… ? ».

Glosant sur les dérives, en la matière, du politique au travers d’exemples récents : « le rendez-vous galant à Disneyland, le divorce annoncé sur un plateau télé, l’écart de conduite en scooter n’ont pas redoré le blason de la fonction présidentielle… ! ».

 

 

A la recherche du quart d’heure de célébrité dans les médias…

 

Même constat pour la Conseillère régionale Isabelle POIFOL-FERREIRA : « privé de plus en plus de son aura, de ses attributs et de ses pouvoirs, l’homme politique croit nécessaire pour acquérir une valeur symbolique, de performer dans les médias, d’incarner une histoire dans laquelle il connecte à la fois des éléments de sa vie privée et de sa vie publique… ».

Dénonçant au passage le rôle joué dans cette porosité entre vie privée et vie publique, par la télévision au travers des premières émissions de télé réalité, repris depuis, via Internet et les réseaux sociaux : « on souhaite tous notre quart d’heure de célébrité, comme disait Andy WARHOL, mais cette célébrité a un prix et tous ne peuvent pas l’assumer, car on sait que s’exposer, c’est aussi se mettre en danger… ».

Dévoiler son intimité sous les feux des projecteurs n’est pas anodin car il est de plus en plus difficile d’en conserver le mystère face aux outils de communication désormais sans limites : « je n’ai jamais compris ce besoin de raconter sa vie dans les médias, c’est fascinant, mais c’est aussi effrayant… ».

 


Une frontière de plus en plus ténue qui pose aussi le problème de l’aspect mercantile des choses, rappelle Valentine ZUBER, présidente du Conseil scientifique des Entretiens : « à travers des méthodes commerciales plus ou moins encadrées, ce phénomène d’exposition de soi pose de réelles questions car il existe aujourd’hui toute une économie liée à cette publicisation de l’espace privé… ».

Notamment au travers du rôle de plus en plus prégnant joué auprès des plus jeunes par les influenceuses et influenceurs de tous horizons.

 

Protéger et accompagner cette école laïque et publique, le joyau de tous…

 

Les Entretiens d’Auxerre accueillaient cette année, et pour la première fois, une classe d’élève du lycée Fourier qui, après avoir travaillé en amont avec leurs enseignants sur le thème retenu autour d’un programme spécifique, ont planché en ateliers et échangé avec un certain nombre d’intervenants, le temps de la manifestation.

Une belle manière de renforcer la relation avec un public plus jeune, rappelle le président du Cercle Condorcet Auxerrois, Sylvain JOLITON, qui en souligne toute l’importance : « nous pensons que notre école publique, laïque, il faut la protéger, l’accompagner quand on peut le faire et surtout, il faut la choyer. Cette école laïque et publique à laquelle on tient tant, est précieuse et c’est notre joyau à tous… ».

 Concluant dans un sourire, face à un parterre où les cheveux blancs sont la norme : « vous comprenez pourquoi d’un seul coup, nous rajeunissons… ! ».   

 

Dominique BERNERD

 

 

 

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