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Ouvrir le plus largement possible ses portes pour répondre aux attentes de ses partenaires est devenu le postulat essentiel de la délégation départementale de Pôle emploi dans l’Yonne. Celle-ci innovera ce mercredi 25 avril à Auxerre en organisant un premier forum consacré à l’une des filières les plus en recherche de main d’œuvre qualifiée et de professionnels pour amorcer la reprise : le bâtiment et les travaux publics. Ce rendez-vous, soutenu par une multitude de spécialistes de ce segment majeur de l’activité économique, dont la Fédération départementale du bâtiment de l’Yonne, devrait apporter bon nombre de pistes et de réflexions nourries aux demandeurs d’emploi en quête du Graal…

AUXERRE : Responsable de l’agence Pôle emploi d’Auxerre, Séverine DUTREIX qualifie ce rendez-vous novateur décliné par ses services comme étant fondamental à l’attractivité de notre territoire.

« C’est une grande première que nos équipes vont proposer aux personnes en recherche d’emploi mais aussi aux entrepreneurs ayant besoin de consolider leurs effectifs en vue de se préparer aux enjeux de l’embellie économique qui se fait jour dans notre région et qui se traduit par la hausse progressive des carnets de commande. Ce Forum conçu autour de la double filière du bâtiment et des travaux publics constitue une réelle avancée stratégique pour Pôle emploi puisque cette manifestation se tiendra également en extérieur… ».

Une preuve supplémentaire que la vénérable institution souhaite être de plus en plus active aux côtés de ses nombreux partenaires. Et pas seulement parmi ses bureaux au sein de son infrastructure.

Mettre en exergue les entreprises qui ont de réels besoins de recrutement…

Première des deux raisons qui justifie la création de ce nouveau rendez-vous qui devrait par ailleurs se réitérer avec d’autres branches d’activité ultérieurement : la valorisation des métiers à travers leurs filières et le prisme indispensable de la formation.

Des items qui répondent amplement aux attentes des demandeurs d’emploi, et notamment des personnes qui cherchent de nouvelles motivations professionnelles en changeant de cap, histoire de faciliter leur retour progressif dans la vie active.

La seconde explication prend sa source dans une évidence digne de La Palice : mettre sous le feu des projecteurs le temps d’une animation événementielle les entreprises qui procèdent à des recrutements immédiats.

Ce sera le cas avec la société NOGUES qui a confirmé sa présence le jour J. L’entité professionnelle de Saint-Fargeau recherche précisément de nouvelles recrues pouvant étoffer ses effectifs de monteur poseur de charpente ainsi que des zingueurs. Une réelle difficulté qui ressemble parfois à un véritable casse-tête chinois pour assurer la pérennité de l’outil industriel dirigé par Jean-Dominique DAGREGORIO, responsable de cette structure.

Un florilège de partenaires investis dans cette mission promotionnelle…

Parmi les nombreux partenaires qui se sont associés à cette louable démarche : la Fédération départementale du Bâtiment de l’Yonne (FFB), par la voix de son délégué général, Christian DUCHET. Mais aussi d’autres organismes influents de la filière : le GEIQ BTP, l’ARIQ, l’AFPA, le GRETA, etc.

Outre la présentation d’offres d’emplois, bon nombre de renseignements concernant les opportunités de formation seront ainsi expliqués aux visiteurs de cette rencontre où viendront témoigner des chefs d’entreprise sur la situation réelle du secteur et ses potentialités en termes de recrutement et de perspective de carrière. Le parvis de l’agence auxerroise, au 49 de la rue Guynemer, accueillera une exposition d’engins de chantier avec peut-être des démonstrations à la clé. Le tout sera fonctionnel dès 13h30 ce mercredi après-midi…

Alors que la SAS spécialisée dans le commerce de gros, en produits de revêtements, de tapis et moquettes, et ameublement a cessé toute activité professionnelle depuis le 20 juin 2017, son infrastructure physique cherche à nouveau des repreneurs afin d’exploiter et optimiser ce site unique et fonctionnel, localisé en bordure de la zone industrielle de Saint-Julien du Sault. Implanté en ZRR (zone rurale revitalisée), le bâtiment au modernisme surprenant offre de multiples opportunités en matière de logistique et de stockage pour une entreprise départementale ou extra régionale du secteur logistique ou transport qui souhaiterait étoffer ses capacités de production…

SAINT-JULIEN DU SAULT : 15 200 mètres carrés de surface totale qui offrent la possibilité d’une future extension, trois mille mètres carrés de zone de stockage sous couvert à plus de onze mètres de hauteur, cinq cents mètres carrés de bureaux administratifs et commerciaux, pouvant être décloisonnés et modulables à souhait…l’ancien cadre professionnel qui a accueilli durant quatorze ans l’entreprise GEC DIFFUSION peut se comparer à un somptueux écrin qui n’attend plus que son retour en grâce opérationnel après la cessation d’activité de l’entreprise originelle qui l’a occupée depuis son édification.

Propriété de l’ancien dirigeant de cette SAS qui a cessé son fonctionnement en juin 2017, Eric BAUBY, le site est mis en vente depuis peu. L’offre tarifaire initiale se situe à trois millions d’euros hors taxes. Une enveloppe budgétaire se justifiant pour l’ex-entrepreneur, aujourd’hui retiré des affaires, qui consacre son emploi du temps à d’autres préoccupations plus enclines avec ses sensibilités actuelles dont la pratique du tennis.

« L’édifice comprend des zones de pavement avec du marbre, précise l’ancien responsable de cette SAS de gros qui a employa jusqu’à une quinzaine de collaborateurs in situ, les zones de bureaux sont toutes équipées pour recevoir les dernières technologies inhérentes au multimédia ou à la téléphonie… ».

Une immersion au cœur de ce bâti à l’état quasi neuf

Jouant les guides, Eric BAUBY nous fait découvrir pièce par pièce l’ensemble de cet édifice étonnant où les possibilités d’aménagement sont nombreuses.

Les quatre quais de débarquement, placés de manière latérale, rappellent que l’accès aux poids lourds est ainsi facilité.

« Ce type de complexe conviendrait idéalement bien à une structure professionnelle spécialisée en logistique, dans la distribution commerciale, voire dans le transport, argumente le propriétaire.

Clôturé, sécurisé, ergonomique, doté d’une pointe d’esthétisme dans le choix de ses coloris et de ses équipements (zones bureaux, sanitaires…), le site présente de sérieux atouts qui pourraient séduire un entrepreneur de l’Yonne en voie de développement et en quête d’agrandissement. Voir, pourquoi pas, d’une structure francilienne qui désirerait profiter de la présence de cette zone industrielle en province, posée à quelques kilomètres d’un embranchement autoroutier.

Le sérail économique de l’Yonne a pris acte depuis peu de la décision irrévocable d’Eric BAUBY de céder ce bien, quasi unique dans le giron artisanal et industriel aujourd’hui. Les chambres consulaires et les structures favorables à l’essor de l’attractivité de notre territoire ne peuvent rester indifférentes à cette offre qui devrait trouver preneur, en y mettant le prix, dès que possible…

Renouant avec une vieille tradition qui n’avait été guère employée par ses prédécesseurs lors de leur immersion sur notre territoire, le préfet de l’Yonne Patrice LATRON a décidé d’instaurer de manière régulière des petits déjeuners avec la presse où les échanges à bâtons rompus avec celles et ceux qui connaissent les arcanes de la vie quotidienne peuvent s’avérer très constructifs sur les dossiers brûlants de notre actualité départementale. Florilège de quelques sujets qui ont aiguisé les appétits des journalistes lors de cette rencontre fructueuse et originale avec le représentant de l’Etat et de quelques-uns de ses cadres…

AUXERRE : Saluant en guise de préambule la qualité de vie dont il a fait sienne depuis son arrivée à l’été 2016 sur le territoire icaunais, le préfet de l’Yonne Patrice LATRON a décidé de reconduire l’une des formules autrefois usitées par certains de ses prédécesseurs pour dialoguer en toute liberté et sans langue de bois avec les représentants de la presse régionale.

Il est vrai qu’un rendez-vous des plus cordiaux, dès potron-minet, sous les ors de la République en présence de journalistes n’est pas un exercice coutumier dont on nous avait habitués. Entre thé ou café, confitures d’abricot ou de fraise, croissants et brioches à satiété, étaient autant de précieux auxiliaires gustatifs qui auront permis aux convives de créer un climat de sérénité et de briser la glace, des atouts indéniables menant à une discussion franche et honnête sur bon nombre de dossiers.

Une convention multipartite au service de l’apprentissage dès la rentrée

Le premier d’entre eux qui eut le privilège d’ouvrir le bal ne fut autre que l’attractivité économique de ce territoire, idéalement situé puisque à quelques encablures de l’Ile de France et de la capitale.

« Nous avons à faire à un territoire qui souffre dans le recrutement de ses compétences pour accroître les besoins des entreprises, constate le représentant de l’Etat, ce qui est plutôt paradoxal au moment même où l’économie redémarre. Je salue néanmoins les dispositifs et le rôle joués par Pôle emploi en relation directe avec les chefs d’entreprises. L’apport des nouveaux pylônes facilitant l’accès à Internet débouchera d’ici deux ans à une plus grande souplesse d’utilisation pour les PME de notre contrée. Ce qui fut un frein au développement numérique pourrait être résolu. Autre voie de l’excellence que je désire soutenir : l’alternance et la pratique de l’apprentissage. Je suis surpris que chaque mois, le service public de l’emploi fait le même constat. Celui-ci est simple : deux cents offres proposées en apprentissage ne trouvent pas preneur, faute de candidats à mettre en face. Je me suis rapproché de l’Education nationale sur ce sujet préoccupant : nous allons procéder à la signature d’une charte avec les chambres consulaires, les spécialistes de la formation et l’Education nationale autour de la promotion de ce moyen pédagogique important dès la prochaine rentrée… ».

Mais, il restera toujours à convaincre les familles du bien-fondé de cette opportunité de l’orientation qui ne doit pas se vivre par défaut.

Les 80 km/h sur les routes testées dans l’Yonne : quid de l’expérimentation ?

Seconde actualité à se hisser sur la table de ce petit déjeuner : la diminution de la vitesse autorisée sur les routes du réseau secondaire national au 01er juillet. Ce thème, sujet de discorde politique pour les uns, voire d’incompréhension sur son champ d’utilité pour les autres, notamment auprès des automobilistes, supposait une réaction attendue de la part de Patrice LATRON.

« Trois tronçons ont servi de zones tests depuis 2015, expliqua-t-il, dans la Drôme, la Haute-Saône et l’Yonne, sur une distance de 32 kilomètres répartis entre la Nièvre et l’Yonne, sur la RN 151. Naturellement, via un centre national, il a été observé l’accidentalité de ce secteur très fréquenté. Sur une période de 32 mois incluse entre le 01er juillet 2015 au 28 février 2018. Mais, aussi, pour gagner en pertinence, au cours des 32 mois ayant précédé la mise en place de ce dispositif. Avant que la décision soit prise, ce sont 13 accidents corporels ayant engendré le décès de 6 personnes et 22 blessés qui ont été constatés. Après la mesure, le nombre d’accidents corporels s’est réduit de moitié, soit 6 sinistres ayant causé un décès et 11 blessés. Statistiquement, entre les deux périodes analysées, le nombre d’accidents a chuté de 54 % ; celui des personnes tuées de 83 % et de 28 % pour les blessés. Donc, il y a bien eu moins d’accidentologie pour un même flux de fréquentation.

Au 01er juillet, la généralisation de la mesure touchera tout le territoire national. J’ai demandé à ce que soit établie la liste des axes routiers existants avec un séparateur central. Ce sont les collectivités qui mettront en place la nouvelle signalétique avant que ne soit procédé leur remboursement par l’Etat… ».

Si la relance des immobilisations de véhicule a été souhaitée par le préfet auprès de ses services, il s’avère que l’insécurité routière gagne du terrain sur nos routes. Une quarantaine de personnes ont été ainsi contrôlées dernièrement circulant à bord d’automobiles sans permis de conduire et sans assurance. Quant à la lutte contre les puissantes cylindrées d’origine allemandes ou suisses qui empruntent à tombeau ouvert l’axe autoroutier de l’A6, elle va gagner en intensité à l’approche de la période estivale. Les possesseurs de Porsche, Ferrari et de Mustang sont prévenus !

Sécurité des personnes et fichier « S »…

Très attentif aux dérives terroristes actuelles qui secouent le pays, le préfet de l’Yonne préside chaque quinzaine une séance de travail avec les services dédiés où il est question de radicalisation via le suivi d’une dizaine de personnes résidant dans l’Yonne.

« Mais, attention, précisait-il, on ne suit pas les gens qui sont fichés « S ». Cela, c’est un outil de surveillance destiné aux enquêteurs ayant pour objectif d’analyser le comportement de personnes ne respectant pas le droit commun, comme les indépendantistes. Ce n’est pas du ressort du préfet. Le fichier dont nous parlons est bien celui du « FSPRT », c’est-à-dire le Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste.

Notre proximité avec l’Ile de France limitrophe engendre forcément des ramifications au nord de notre territoire avec ces milieux du fait également de l’influence de la délinquance… ».

Quant aux faisceaux d’indices et aux signalements, ils sont le plus souvent remontés par les instituteurs, voire les médecins dès que ces derniers constatent un changement comportemental et significatif de l’individu. La création d’un numéro Vert en 2015 aura permis aussi aux parents de pouvoir se manifester auprès de l’UCLAT, l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste.

« Une chose est sûre, ajouta Patrice LATRON, les mosquées dans l’Yonne ne posent pas de problème….

Précisons qu’un exercice de grande ampleur sera réalisé en juin dans une zone commerciale après les événements vécus dans l’Aude.

Les souffrances des milieux agricoles…

Si le préfet de l’Yonne s’accorde à dire que le secteur viticole se situe dans une courbe ascendante malgré les aléas climatiques récurrents, il est davantage inquiet pour l’agriculture traditionnelle, secteur économique fondamental de la société française.

« Ce sont des gens de tradition qui vivent viscéralement attachés à leur terre, avec passion. Or, ils éprouvent aujourd’hui de grande difficulté à pouvoir subsister. Il est anormal qu’ils ne puissent pas se payer des salaires, ce n’est pas bon pour l’ensemble de la société… ».

Et Patrice LATRON d’enchaîner : « il ne faut pas stigmatiser les paysans, ni la société de consommation : dès lors, tout le monde est coupable dans le monde consumériste actuel. Une chose est certaine : cela ne peut plus durer en l’état. Il est nécessaire de faire évoluer les techniques et les mentalités en proposant une alternative par de la production bio. Ce dossier m’interpelle au plus haut point : ma première visite a été faite auprès d’agriculteurs… ».

La participation collective pour éradiquer les cambriolages

La priorité a été faite à la mise en place d’un plan anti-cambriolage afin de réfléchir sur l’optimisation des méthodes de travail, tout en les partageants, avec les différentes forces en présence, gendarmerie et police nationale, voire par extension municipale.

« Je crois beaucoup aux vertus de l’action citoyenne, rappelle Patrice LATRON, en sensibilisant les habitants des communes et en les formant à la prévention, on développe le principe de la participation citoyenne. Plusieurs signatures de conventions avec les élus ont été dans ce sens depuis quelques semaines. Ces derniers désignent des personnes référentes et habilitées à pouvoir contacter les forces de l’ordre dès l’observation de choses suspectes. 70% des communes adhérentes ont déjà vu le nombre de cambriolages diminuer. Au-delà de cet aspect précautionneux et préventif, c’est aussi ramener du lien social entre les habitants de ces bourgades… ».

La problématique de l’eau : une inquiétude grandissante des Icaunais

Sur ce point, Patrice LATRON a été catégorique : malgré le défaut d’information et l’opacité qui existe sur ce sujet, l’Etat, quant à lui, ne reste pas les bras ballants.

« Dans notre département, l’eau est régulièrement polluée et beaucoup points de captage peuvent être fermés. Nous avons décidé d’agir en proposant une surveillance et une protection de ces points de captage grâce à une procédure administrative. Malheureusement, on ne le fait pas assez savoir. Quant au collectif « LUCITOYEN » qui avait déposé une pétition, ces personnes responsables car elles ont alerté sur la situation obtiendront des réponses précises de notre part. J’ai également constaté qu’il existe une confusion autour de deux notions importantes : la limite de la qualité et le risque sanitaire.

Exerçant mon travail sans être soumis sous la pression ni de quiconque ni de lobbys, je sais qu’il manque de la pédagogie autour des résultats que nous obtenons à la suite des contrôles effectuées sur les métabolites (les molécules de la dégradation des pesticides). Le territoire de l’Yonne les vérifie depuis l’année dernière. Et il n’existe aucune preuve de risques sanitaires avec les métabolites au moment où je vous parle… ».

Le passage à niveau de Jonches entre concertation publique et fermeture…

Dernier volet de l’entretien : la fermeture ou non du passage à niveau de Jonches, classé parmi les dix infrastructures ferroviaires les plus dangereuses de France depuis le dernier accident en date ayant provoqué le décès d’une automobiliste et de son jeune passager, étudiant à l’IUT d’Auxerre.

« Le processus décisionnaire est très long, concède le représentant de l’Etat, une première concertation a pourtant débuté en 2011, à la suite d’un accident d’autocar ayant occasionné de multiples blessés. Une tracé de contournement, qualifié de variante 5 parmi les diverses possibilités, a ainsi été validé dès l’année suivante par l’ensemble des acteurs réunis pour trancher sur ce dossier. Sachant que l’Etat financera le coût des travaux, évalué à vingt millions d’euros. Alors pourquoi attendre, me demanderez-vous ?

En juin 2017, le dossier a été relancé avec l’étude d’une nouvelle alternative à la variante 5. Ceci devant être présentée le 25 janvier 2018. Tout le monde était là-aussi d’accord sur le principe. Cependant, certains élus de Monéteau recherchent encore une variante supplémentaire qui aurait pour vocation de minimiser la gêne engendrée par le flux intempestif de 11 000 véhicules par jour sous les fenêtres des riverains. Aujourd’hui, alors que le souhait d’une concertation publique se fait jour, une question se pose : doit-on relancer une enquête publique qui risque de prendre beaucoup de temps ou doit-on fermer ce fameux passage à niveau ?

Un comité de pilotage a été créé. Il se réunira tous les trois mois autour de ce projet  de concertation publique. Mais, il ne faut pas oublier pour autant l’esprit de ce funeste 16 janvier 2018 (date de l’accident mortel) et ses conséquences. La concertation sera menée à son terme mais si l’intérêt général indique qu’il est nécessaire de fermer ce passage à niveau… ».

A quelques heures de la confrontation intéressante de ce vendredi 13 avril qui opposera à domicile les protégés de l’entraîneur franco-uruguayen au sixième de ce championnat de Ligue 2, Clermont Foot, le coach des couleurs bourguignonnes a invité son onze de départ à trouver très vite le bon équilibre sur le terrain pour pouvoir dérouler son jeu offensif, parfois en manque d’inspiration.

AUXERRE : Constatant avec impuissance les aléas musculaires de certains de ses joueurs et les problèmes inflammatoires vécus par quelques autres de ces éléments, Pablo CORREA s’est prêté lors de la traditionnelle conférence de presse d’avant match à une analyse technique à la veille de ce rendez-vous qui s’apparente déjà comme une belle affiche pour les aficionados du ballon rond.

Sur une lancée très prometteuse, le club auvergnat, en effet, engrange depuis plusieurs journées les succès, lui permettant ainsi de posséder un capital de 52 points non négligeables au compteur. A quatre petits points seulement de la dernière marche du podium, cette fameuse troisième place qui donne l’opportunité de rêver encore de division supérieure en étant barragiste.

Pour l’heure, les Clermontois ont un objectif à réaliser : ne pas perdre de point au stade de l’Abbé Deschamps ; et s’y possible en gagner le maximum. L’équipe du Puy de Dôme possède de sérieux arguments à faire valoir. Un avis que partage le coach Icaunais qui estime que cette formation occupe une place légitime au classement après trente-deux journées de compétition effrénée.

Question que chacun se pose : comment Pablo CORREA et ses troupes aborderont-elles ce challenge devant leur public ? Après l’excellente série orchestrée au cours du mois de janvier, le club auxerrois est entré dans un cercle plus délicat côté confiance, alternant le bon comme le moins bon, sans réelle régularité.

De réelles ambitions pour retrouver la Ligue 1…

« Nous ne sommes pas capables à l’heure actuelle de casser ce rythme, observe l’entraîneur de l’AJA, il nous faut trouver dans la performance quelque chose de régulier qui n’entame pas notre capital confiance ».

Très ennuyé de voir que parfois son équipe type perd le fil au cours de certaines rencontres (Quevilly Rouen, Gazélec Ajaccio), Pablo CORREA insiste auprès de son environnement pour tenter de trouver des solutions heureuses. Notamment sur le couloir droit où plusieurs options ont été testées.

Mais, précise-t-il avec combativité, « face à des blessures, cela ne sert à rien de pleurer, ni de focaliser uniquement sur les inconvénients. Nous devons être capables de trouver un équilibre profitable à tous ».

L’engagement pour deux saisons supplémentaires de Romain PHILIPOTTEAUX représente en revanche fortement positif pour le staff et les dirigeants du club. L’auteur du fameux triplé a décidé de prolonger cette semaine : une décision qui ne surprend pas son entraîneur.

« Cela prouve que le joueur a compris que les dirigeants se destinaient à un autre challenge pour ce club, commente Pablo CORREA, celui de l’accession à la Ligue 1, de toute évidence. L’idée est de profiter des qualités intrinsèques de ces joueurs pour postuler à la montée. L’AJ Auxerre ne peut pas se cantonner dans le milieu de tableau. En nous armant davantage, nous travaillons tous en ce sens aux côtés du président pour que les énergies soient présentes dans l’atteinte de cet objectif. La présence d’un tel élément (Romain PHILIPOTTEAUX) dans notre schéma tactique devient donc indispensable pour nous permettre d’accéder à nos ambitions… ».

En aparté de ce rendez-vous avec les médias, le coach a pu donner son avis sur la décision arbitrale légitime sur le fameux penalty qui aura tenu en haleine les suiveurs du quart de finale de la Champion’s League, opposant la Juventus de Turin au Réal Madrid, à la dernière minute du temps réglementaire…

Le cadre pittoresque du Musée d’Eon accueillait, une fois n’est pas coutume, un événementiel à vocation strictement économique ce mardi 10 avril au soir à l’invitation de l’Association des Entrepreneurs du Tonnerrois. Tout auréolés de cet environnement suranné et authentique, plus d’une trentaine de chefs d’entreprise et membres de l’AET ont profité de leur venue en ces lieux chargés d’histoire, non pas pour s’imprégner des objets décoratifs et de l’atmosphère mais plutôt pour se faire connaître et mettre en exergue leurs capacités professionnelles en un laps de temps minimum à l’aide d’un speed business, savamment organisé par la grande « prêtresse » de ce type d’événementiels sur notre territoire, Christine JAN, cadre au sein de la Direction de l’Appui aux entreprises de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne…

TONNERRE : De magnifiques bûches offrant un feu de joie dans l’âtre de la cheminée. Une lumière diffuse et tamisée, conférant un voile de mystère et une profonde étrangeté autour des silhouettes des participants. Et çà et là, des tables rondes où s’installeront un peu timides de quatre à six personnes, prêtes à manifester de l’intérêt pour l’animation d’un soir. Celle que leur aura concoctée le président dynamique de l’AET, Eric MONNOYER, jamais en manque de créativité.

Le décor est posé et la séance de spiritisme en ces lieux chargés de bonnes vibrations peut alors débuter ! C’est là que la réalité dépasse la fiction et que les adorateurs de feu le prince des spirites Allan KARDEC, auteur du « Livre des Esprits », pouvaient revenir, une fois installés, à des considérations nettement moins ésotériques mais beaucoup plus terre à terre en attendant le top départ de ce que serait la séance de la soirée : le tour de table façon speed business.

Un délai imparti minimaliste pour assurer sa présentation…

Qui d’autre, hormis la « reine Christine », pas OKRENT, la journaliste, mais bien JAN, la consulaire, aurait pu avec une telle dextérité et une si grande maîtrise liée à la pratique de cet exercice où elle excelle depuis une décade, tenir en haleine la présente assistance, forte de trente-cinq personnes, parées à en découdre avec l’ennemi numéro un de ce jeu de rôle : le facteur temporel ? Personne, naturellement ! C’est pourquoi Eric MONNOYER avait décidé d’associer la conseillère auprès des entreprises de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne à ce rendez-vous attractif.

En guise de préambule, Christine JAN rappela les règles élémentaires de cet exercice minuté. Elle expliqua le poids stratégique de la fiche contact, remis dans les dossiers liminaires, et leur précieuse utilité.

« Cette fiche vous permettra de prendre des notes sur chaque participant rencontré à tour de rôle afin de mieux se souvenir de vos échanges. L’important est de bien identifier les personnes autour de la table, ainsi que les actions que vous vous engagez à prendre avec elles dès votre retour au bureau ou à d’autres occasions… ».

Une présentation succincte des aides à l’entreprise par la CCI

Un précieux pense-bête qui s’avèrera très vite indispensable devant la multiplicité des rotations imposées par la maîtresse de cérémonie du soir.

Se donner l’opportunité de se présenter répondait au plan philosophique à cette animation. La première du genre au sein de l’AET depuis sa naissance le 08 juillet 2015, et qui pourrait se réitérer de manière plus régulière au fur et à mesure des futures adhésions.

Avant que ne fut donné le coup d’envoi de cette session où certains piaffaient d’impatience de dévoiler toutes leurs avantages commerciaux et stratégiques de leurs outils de production, la représentante de la chambre consulaire fit un aperçu didactique de plusieurs structures inhérentes à la CCI au service des entrepreneurs. Notamment les méthodes d’amélioration de la performance (CCI MAP) ou encore les ateliers instaurés sur cette même thématique, proposés depuis Auxerre.

Quant à Pauline JANY, spécialiste maison de l’environnement, elle apporta des compléments d’information sur la gestion de l’eau et des déchets en entreprise, ou encore la sensibilisation individuelle à une approche responsable de l’énergie.

Enfin, l’interlocutrice de la CCI conclut sa prise de parole en évoquant l’opération « TPE gagnante à tous les coups », déclinée depuis peu par la chambre consulaire…

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