De la pure logique. Elle se concrétise, non pas par la pose d’une simple plaque commémorative enrubannée de son référent tricolore à découper par les officiels comme le veut l’usage. Mais, de deux rappels à l’ordre, visuels et bien situés évoquant ce « saint des saints » de l’excellence gastronomique en mode apprentissage finement ciselé ! Adoubé par la vénérable institution qu’est depuis 1883 l’Académie Culinaire de France, le CIFA de l’Yonne bénéficie désormais d’une reconnaissance universelle aux petits oignons !

 

AUXERRE : Quelle palette face à nous ! La fine fleur des grandes toques du territoire Icaunais se retrouve dans l’antre de l’excellence gastronomique départementale exprimée dans sa version la plus éducative possible : l’apprentissage.

Des chefs de renom discutent avec le plaisir lors de ces retrouvailles enjouées. Parfois au glorieux passé. Pour d’autres, aux recettes succulentes dont certaines copiées n’ont jamais été égalées depuis leur jus initial !

Réunis dans l’espace brasserie du restaurant d’application, tous portent beau. Les vestes d’apparats sont munies de leurs insignes si caractéristiques et reconnaissables. Celles qu’ils arborent fièrement avec magnificence et droiture, traduisant leur appartenance à l’honorable Académie Culinaire de France.

Une institution mémorable que cette structure, fondée en 1883 par un esthète de la cuisine, le Suisse Joseph FAVRE, et qui accueille aujourd’hui plus de mille quatre cents membres. Le nec plus ultra de la gastronomie hexagonale : des académiciens…

 

 

Un dénominateur commun usuel aux deux parties : l’excellence !

 

La venue de toutes ces pointures de l’artisanat poussé à son paroxysme professionnel coïncide avec la pose de plaques commémoratives, au nombre de deux, marquant la reconnaissance de l’entité nationale, présidée par Fabrice PROCHASSON, Meilleur Ouvrier de France 1996, au centre interprofessionnel de formation d’apprentis auxerrois.

Cet incontournable CIFA dont on nous tresse des lauriers, synonymes de réussites et de victoires surtout auprès de celles et ceux qui le fréquentent, depuis bientôt plus de quatre décennies.

 

 

Un CIFA qui sait aussi se distinguer à travers l’une des filières corporatives dont il assure la promotion via ses jeunes pousses qui en sortent chaque année diplômes dans l’escarcelle. Les métiers de l’hôtellerie et de la restauration, service compris !

Avec à la baguette pédagogique l’une des figures locales de cette prestigieuse académie Jean-Marie LAMOUREUX, il apparaissait évident que tôt ou tard un tel rapprochement puisse exister entre gens de bonne compagnie ayant comme dénominateur commun ce mot : excellence !

 

 

Des bulles de bonheur dans les yeux des apprenants…

 

Comme devait le préciser lors de son intervention le vice-président des Toques Françaises et ancien chef chez LENOTRE à Paris Fabrice PROCHASSON : «  la vocation de notre institution est de défendre, perfectionner, transmettre l’art culinaire français à travers le globe… ».

Pour les jeunes apprentis qui auront le plaisir de servir à la table du Com’des Chefs cette noria d’étoiles et de références de cet art sublime qu’est celui de la cuisine, c’est l’effervescence façon champagne millésimé !

Des bulles de bonheur qui pétillent jusqu’au fond des regards. Y compris dans les yeux de Michel TONNELLIER.

Le président du CIFA boit du petit lait. Autant de toques connues et reconnues dans un environnement qu’il connaît si bien : cela le laisse rêveur. A l’instar de Marcel FONTBONNE, vaillant directeur de l’établissement qui a même décidé d’entamer un cycle de découverte à la cuisine depuis le mois d’octobre, devenant à son tour apprenant parmi les élèves ! Belle manière d’illustrer le volet de l’exemplarité !

 

Thierry BRET

 

 

 

La formule est plaisante. Très marketing, certes de prime abord, avec ce zeste indispensable de bienveillance philosophique. « Concrétisons vos idées, transformons vos opportunités ! ». A l’énoncé de leurs parcours respectifs, c’est certain : les deux jeunes femmes ne manquent ni d’allant ni de compétences. Export, gestion de projet, digital, oenotourisme, distribution. Placée en orbite depuis plus d’un an dans l’univers viticole, la start-up n’est pas prête de redescendre de sa courbe elliptique…

 

AUXERRE : La recette miracle de VINO UP ne tient qu’en un seul mot : assemblage ! Comme celui qui permet de façonner d’excellents nectars à consommer avec modération en temps ordinaire.

Mais, là, dans le cas présent, il n’est pas question de se restreindre, ni sur la quantité, pas davantage sur la qualité ! Voilà deux jeunes filles (de bonne famille !) dont il faut absolument croiser l’itinéraire tôt ou tard pour mieux en savourer la substantifique moelle professionnelle.

L’une est férue de distribution, de gestion de projet et d’export. Il s’agit de Flavie CULOT. Une évidence empruntée à son patronyme : elle n’en manque surtout pas !

L’autre s’est réalisée dans une vie antérieure au contact du digital, du marketing et du développement du tourisme viticole.

Betty BUFFAUT n’est autre que la progéniture du plus connu des cordonniers de la place, aujourd’hui coulant des jours heureux dans le sud de la France à la suite à une retraite méritée, Dominique. Les deux filles forment un tandem unique. Porteuse d’un projet entrepreneurial hors du commun dont elles dirigent la destinée depuis treize mois.

Alors quand il s’agit de célébrer comme il se doit le premier anniversaire de la structure, en faisant la nique à la COVID et à son climat anxiogène, nul autre endroit que « la Scène des Quais » et sa fameuse péniche, bien amarrée au port, ne convient mieux !

 

 

Les premiers clients hors de l’Yonne se manifestent pour bénéficier de leurs services…

 

Etrange paradoxe que celui-ci : ces deux esthètes au service de la vigne et de ses professionnels fêtent leur concept économique sur une surface aquatique ! Le sourire aux lèvres à grand renfort d’empathie dès que le moindre invité descend les quelques marches de la péniche faisant office de cabaret à Auxerre.

Que de chemin parcouru depuis un an pour les deux responsables de la start-up ! Une entité qui se positionne délibérément dans le conseil en développement commercial. Aujourd’hui, les exploitants du Grand Auxerrois et de la région de Chablis applaudissent des deux mains les judicieuses recommandations prodiguées par ces duettistes de choc et de charme.

Immatriculée le 06 novembre 2020, VINO UP a même élargi son champ d’actions auprès des acteurs de la filière de la bière et des spiritueux. Comptant parmi ses aficionados la brasserie FAYYAR de Saint-Bris-le-Vineux. Même un viticulteur de la Loire s’est déjà manifesté. Preuve que les deux comparses peuvent s’exonérer allègrement de la tutelle matricielle de leur département d’origine.

A court terme, des projets d'embauche devraient permettre de compléter l’équipe dès que l’activité partira en flèche. Ce qui ne devrait pas tarder au vue de la solide réputation que la TPE est en train de se faire. Dans l’Yonne mais également dans les territoires limitrophes…

 

Thierry BRET

 

 

Les vins, le mariage et l’habitat ont fait salon commun ce week-end au parc des expositions d’Auxerre. Une première pour ce type d’évènements, conséquence d’un calendrier fortement perturbé par la crise sanitaire. Les organisateurs misaient sur la présence de 5 000 visiteurs. La barre a-t-elle été franchie ? En tous cas, chacun semblait savourer l’instant présent et le plaisir retrouvé de déambuler à travers les allées et les stands, après une année blanche…

 

AUXERRE: Salon des vins, salon du mariage, salon de l’habitat… Trois thèmes qui suffiraient presque à résumer une vie ! On fait connaissance autour d’un verre, on se marie, et on achète la maison de ses rêves ! Première étape au salon Vinifrance, où une quarantaine d’exposants étaient présents. Parmi lesquels onze producteurs bourguignons. Christelle BON est une habituée des lieux. Ce samedi matin, la viticultrice de Migé est perplexe, au regard de la faible affluence : « je crois que les gens ont eu peur de venir, compte tenu de la nouvelle vague épidémique annoncée et ont voulu se préserver de tout risque éventuel, pour passer des fêtes de Noël tranquilles, en famille… ».

Pas de quoi la décourager pour autant : Christelle s’est déjà inscrite pour l’édition 2022, en mars prochain. Boris CLAUSE et son associé Stéphane sont à la tête d’un domaine de douze hectares en Anjou, sous label bio. Après une reconversion professionnelle, ils sont présents pour la seconde fois à Auxerre, après deux années difficiles, compte tenu des aléas climatiques : « notre souci est que l’on n’arrive pas à avoir du stock car on ne fait pas de gros volumes. Quand ça se passe bien, autour de 400 hl, mais cette année on est plutôt autour de 330 hl. ». Conscients aussi de la difficulté à décrocher de nouveaux clients, par tradition fidèles aux vignerons qu’ils connaissent déjà.

Raphaël MASSON, vigneron dans le Tonnerrois, est lui aussi un habitué du salon Vinifrance, à chaque édition : « c’est un salon intéressant car il nous permet d’élargir notre assise locale. Les Auxerrois en général ne vont pas jusqu’à Epineuil et s’arrêtent en chemin à Chablis. En venant ici chaque année, on a réussi à se faire une clientèle départementale… ».

 

 

 

Les prestataires du mariage dévoilent leurs offres de service pour le grand jour !

 

Quelques pas à franchir et le salon du mariage nous ouvre ses portes. Dans les allées feutrées déambulent de jeunes couples en quête de prestataires pour le « grand jour ». Marion et Kevin sont venus en voisins. Ils ont déjà retenu la date : « ce sera le samedi 03 septembre et nous sommes à la recherche d’un lieu de réception où l’on puisse à la fois dîner, faire la fête, où tous les invités dorment sur place… ».

C’est justement ce que propose le « Moulin de Champlay », près de Joigny, nouveau venu dans l’évènementiel marital. Son responsable se veut prudent : « c’est notre première participation, nous sommes là pour nous faire connaître et rencontrer notre public, les futurs jeunes mariés. Nous ne saurons que dimanche soir si nous aurons réussi ou non. Comme disent les maquignons à la foire aux bestiaux de Corbigny, c’est à la sortie du marché qu’on comptera les bouses ! » (Rires).

 

 

De nombreuses demandes sur les alternatives au chauffage aux énergies fossiles…

 

La hausse du prix des énergies fossiles aura au moins fait quelques heureux. Au salon de l’habitat et de l’immobilier, nombreux sont les visiteurs à venir se renseigner sur les stands proposant des alternatives en thème de chauffage, que ce soit via l’installation de pompes à chaleur, de panneaux solaires ou de ballons thermodynamiques.

Un engouement que Donatien CARETTI, responsable de la société « Isole Plus 89 » voit monter crescendo au fil des années : « à chaque annonce d’augmentation du gaz et de l’électricité, les appels téléphoniques se multiplient. Vu les prix annoncés, il est certain que les nouvelles technologies, même si l’on reste sur du long terme, seront demain rentabilisées plus rapidement… ».

 

Dominique BERNERD

 

L’enveloppe financière, validée par les élus de la Région Bourgogne Franche-Comté lors de la commission permanente ce vendredi 19 novembre, est conséquente. Elle se monte à 1,11 million d’euros. Un coup de boutoir supplémentaire pour encourager les producteurs locaux à développer la commercialisation de leurs produits en circuit court…

 

DIJON (Côte d’Or): Vingt-trois professionnels de la filière agricole de notre contrée doivent avoir le sourire ce samedi matin. En effet, les conseillers régionaux, réunis en commission permanente la veille, ont adopté le principe d’une rallonge budgétaire afin de soutenir la commercialisation en vente directe des productions locales.

Soit un total d’1,11 million d’euros délivré dans le cadre du PAIR, le Plan d’Accélération de l’Investissement Régional.

Depuis le début de l’année, ce sont in fine 94 dossiers qui ont été ainsi soutenus par les aides de l’exécutif de Bourgogne Franche-Comté. Plus de 3,7 millions d’euros de subsides visant à favoriser le renforcement des circuits courts, aptes à écouler plus facilement les productions agricoles de la filière.

Une stratégie que la Région encourage vivement depuis plusieurs années et que les consommateurs ont adopté, eux-aussi, avec grand intérêt, soucieux de d’acheter des fruits et légumes du cru. En évitant les intermédiaires.

 

Thierry BRET

 

 

 

Le plaisir de se réunir. De se revoir après une très longue période de turpitudes. De se parler, aussi. Autour de nouveaux projets et perspectives. De celles qui ne peuvent immanquablement qu’interpeller les professionnels de l’un des secteurs les plus affectés par cette crise sanitaire sans précédent. Ce tourisme où il est bon de reconstruire des liens. C’était la finalité de ce Salon spécifique aux groupes. Objectif atteint pour Yonne Tourisme…

 

PREHY: Un seul mot d’ordre : redynamiser la corporation ! Affaibli par vingt mois de crise, le tourisme doit renaître de ses cendres tel un Phénix revigoré à la conquête de nouvelles parts de marché. Ce ne sera pas facile. Les férus de déplacements au long cours peinent à reprendre les automatismes ; par crainte de nouvelles péripéties fâcheuses, inhérentes à ce satané coronavirus.

Pourtant, le sentiment qui se dégage de ce deuxième rendez-vous concocté pour les professionnels de l’Yonne qui proposent l’accueil de groupes, c’est l’envie. Envie de bien faire, envie de s’adapter aux impératifs novateurs nés de cette situation ubuesque, entre confinements à répétition et adoption des gestes barrières. Envie de recevoir des groupes. De seniors, associatifs, de comités d’entreprise, d’amis, aussi, puisque chez les particuliers, c’est un peu la tendance d’aujourd’hui.

En cela, ce deuxième évènement décliné par l’agence de développement Yonne Tourisme a répondu aux attentes des participants. Ces derniers ne boudaient pas leur plaisir de se retrouver là en pareille circonstance dans l’une des salles de réception du Domaine BROCARD. Au beau milieu du vignoble, rien de tel pour se ressourcer et parler projets !

 

 

L’après-COVID a redéfini la notion de groupes…

 

La notion de groupes est à revoir, semble-t-il. Plus petits. Moins denses en termes de quantité, obligations sanitaires à respecter. Peut-être y gagnera-t-on  davantage en qualité ? Des acteurs consuméristes près à dépenser plus lors de ces séjours, dits de « passage ». Une nuitée, pas plus de deux. Une halte nécessaire avant de poursuivre vers la capitale de la Bourgogne, Dijon, ou ailleurs. Et puis, il y a l’émergence de ces groupes dits de « tribus ». Ce sont des amis, des camarades, bref des copains qui partent en goguette à la découverte d’un vignoble, d’un évènement culturel, d’une exposition à admirer sans retenue. Presque la fleur au fusil, surtout quand il y a le bénéfice de la jeunesse !

Les groupes peuvent s’articuler autour de corporatismes, de filières, de métiers. On entre là de plain-pied dans une autre dimension. Non pas la cinquième chère aux adorateurs de science-fiction mais celle plus tangible et rationnelle du monde entrepreneurial. Ce que l’on appelle nommément les voyages d’affaires. Voilà une thématique qui mérite tout l’intérêt des hébergeurs et restaurateurs de l’Yonne.

 

 

Tourisme d’affaires : une piste vers laquelle s’engouffrer dans l’Yonne…

 

Sous le fallacieux prétexte de se retrouver pour développer la cohésion d’entreprise et aiguiser les connaissances entre cadres, ces séjours business s’organisent depuis Paris et l’Ile-de-France. Forcément, l’environnement verdoyant de l’Yonne représente une réponse adéquate à cette quête du retour sur soi, afin de mieux juger les aptitudes et l’acceptabilité au sein d’un groupe. Une approche insolite mais tellement efficace du management moderne !

Activités pédagogiques, itinéraires à parcourir à bicyclette : le tourisme d’affaires connaît un regain d’intérêt non dissimulé sur notre territoire. Certains des acteurs de la filière touristique, à l’instar de la société France Vélo, se sont pleinement engouffrés dans une brèche de niche qui se veut lucrative.

 

 

Changement de rythme pour ce rendez-vous : il deviendra biennal…

 

L’autre innovation de ce salon qui a reçu la visite de près de soixante-dix professionnels concerne sa future cadence. Sa précédente édition avait vu le jour en février 2020. Pile poil, juste avant le début de la COVID ! L’évènement avait bénéficié d’un cadre enchanteur et patrimonial : le château de Tanlay.

Il faudra toutefois patienter jusqu’en 2023 désormais pour assister à son troisième épisode. Car, naturellement, cette carte maîtresse placée dans le calendrier des professionnels sera reconduite mais de manière biennale. Sans doute dans la partie septentrionale de l’Yonne. Avec comme arrière-pensée, l’accueil de professionnels de Seine-et-Marne, de l’Aube, du Loiret.

Un choix correspondant à la ligne stratégique que veut impulser la nouvelle présidente de l’agence de développement Yonne Tourisme, Isabelle FROMENT-MEURICE.

L’élue du Département, elle a en charge en sa qualité de vice-présidente le dossier des affaires culturelles et du tourisme qui vont de pair, considère ce salon comme une excellente vitrine du savoir-faire des professionnels icaunais. Une vitrine à l’équilibre au plan budgétaire. Une note positive non négligeable…

 

Thierry BRET

 

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