Crise oblige, du fait de la persistance de la pandémie qui sévit sur notre territoire depuis près de vingt mois, l’institution régionale poursuit son indéfectible soutien aux clubs sportifs. Qu’ils soient amateurs ou évoluant dans les hautes sphères de leur discipline. Pour ces derniers, la subvention de fonctionnement s’élève à 1,7 million d’euros.

 

DIJON (Côte d’Or) : Le Conseil régional prête une oreille très attentive aux milieux sportifs. Et ce depuis le début de la crise sanitaire qui a occasionné de profonds chamboulements dans leur mode opératoire en perturbant la plupart des compétitions des clubs. Qu’ils soient de statut amateur ou au nirvana de leur réussite.

Spécifiquement, à l’intention de ces derniers, ceux qui évoluent au plus haut niveau et qui disposent d’un centre de formation, l’exécutif de Bourgogne Franche-Comté a décidé d’accorder au titre de la saison 2020/2021 une subvention de fonctionnement.

Celle-ci s’élève à 1,7 million d’euros. Elle finance les projets de ces structures pour faciliter l’accès au sport au plus grand nombre.

Pour le département de l’Yonne, quatre clubs de haut niveau bénéficient donc de ces subsides : l’AJ Auxerre (100 000 euros), le club de volley-ball de Sens (70 000 euros), la section handi-basket du Stade Auxerrois Omnisports (5 000 euros) et la Sentinelle de Brienon-sur-Armançon Omnisports, club de tir à l’arc cher à la championne Bérangère SCHUH, pour 4 000 euros.

L’aide à la section handisport du Stade Auxerrois se justifie de la manière suivante pour la Région. C’est un encouragement à la pratique sportive des publics les plus éloignés ou les plus fragiles (déficients mentaux, personnes en souffrance psychologique), voire des seniors, friands d’activités loisirs et santé.

 

Thierry BRET

 

 

 

Se donner les moyens de ses ambitions. C’est en substance le message que le président de l’Agglomération de l’Auxerrois a voulu adresser de la manière la plus limpide qui soit à ses détracteurs lors de cette session plénière, consacrée aux orientations budgétaires. Notamment sur le volet de l’économie. Où la zone d’activité d’Aux R Parc figurait au cœur des discussions…

 

VENOY: Crescent MARAULT a troqué à maintes reprises sa stature de président de l’organisme institutionnel auxerrois pour un rôle de pédagogue plutôt démonstratif, dès qu’il a été question d’expliquer sa vision stratégique inhérente à l’économie lors de la séance communautaire.

« Si l’on veut porter des projets d’envergure, devait-il marteler à plusieurs occasions, il faut s’en donner les moyens ! ».

Une affirmation qui a claqué comme un coup de tonnerre dans le silence quasi religieux de l’enceinte, la salle des fêtes, qui accueillait les débats autour des orientations budgétaires.

Comme illustration à ses propos, le maire-président de l’Auxerrois s’est appuyé sur l’exemple de la fameuse zone d’activité, implantée sur la commune d’Appoigny, « Aux R Parc ».

Un secteur géographique qui ronronne toujours en attendant mieux et où la friche reste encore bien visible à défaut de constructions professionnelles plusieurs années après son inauguration. Ne figurent à l’heure actuelle que deux entreprises de l’Yonne, ayant transféré leurs sites à cet endroit. Ce qui est fort peu ! Et très loin de l’objectif initial de rapatrier depuis l’Ile-de-France de nouvelles enseignes entrepreneuriales.

A ce sujet, l’élu de droite et du centre droit n’a pas été avare au niveau des flèches acerbes envoyées envers la mandature précédente.

Critique, voire un tantinet ironique dans ses propos, Crescent MARAULT déplora que « les entreprises désireuses de s’installer sur le site ne pouvaient le faire sciemment car la zone ne le permettait pas dans sa configuration actuelle ».

 

Aux R Parc : un projet très mal ficelé depuis ses origines…

 

Pointant de l’index les 33 parcelles de terrain existantes sur ce périmètre dont certaines ont été clôturées pour bien en délimiter les contours. Des grillages qui sont en cours de démolition afin de pouvoir adapter les surfaces de ces lots aux réels besoins des entreprises. En les grandissant.

« Vous qui êtes très soucieux de la dépense publique, brocardera-t-il en regardant les élus de l’opposition, nous détruisons ces grillages que l’on a payé, qui représentent de la matière première et de la main d’œuvre les ayant posé alors qu’ils n’ont servi à rien ! Nous les arrachons parce que ce projet de bout de ficelle n’est pas acceptable pour les entreprises qui souhaitent s’implanter aujourd’hui… ».

Et l’orateur de citer derechef l’exemple d’une structure de poids (tout en évitant soigneusement d’en donner sa raison sociale) qui était en quête d’un espace suffisamment conséquent afin de pouvoir s’implanter.

« Le projet initial de cette zone a été très mal ficelé, souligne le président de l’Agglo, on s’est imaginé que c’était aux entreprises de s’adapter à la zone d’activité et non l’inverse. Nous, on essaie de construire un projet sur zone en fonction des potentiels débouchés des entreprises. Ce qui n’est pas la même chose ! Donc, actuellement, et en suivant ce raisonnement, nous sommes en train de discuter avec différents entrepreneurs en vue de leur future installation… ».

A la bonne heure ! Puis, le maire d’Auxerre de renchérir dans la même veine : « On est quand même un peu plus proactif que ce qui a pu se faire par le passé ! ».

Et toc, encore une banderille supplémentaire décochée vers la précédente équipe au pouvoir. Les absents ne pouvant se défendre, ils ont forcément tort !

 

 

De la fiscalité supplémentaire aux emplois supplémentaires : la recette du succès ?

 

La théorie de Crescent MARAULT est donc simple pour faire prospérer les projets économiques sur sa zone de compétence : il faut produire de la richesse. En récupérant la fiscalité telle une manne providentielle des nouvelles sociétés hors Yonne (ça c’est son dada prioritaire !) qui viendraient à choisir l’Auxerrois pour y poser leurs jalons professionnels.

« Moi, ce qui m’intéresse, ce n’est pas le transfert d’un siège social d’une entreprise exerçant déjà dans l’Yonne sur la zone d’Appoigny, souligne-t-il, c’est d’accueillir de véritables porteurs de projets qui ne sont pas issus du territoire et qui vont amener avec eux en s’installant dans l’Auxerrois de la fiscalité supplémentaire, des emplois supplémentaires, dans des infrastructures qui prendront en compte les enjeux environnementaux… ».

Un clin d’œil destiné à la station hydrogène H2, opérationnelle depuis peu et située non loin de la pépinière d’entreprises.

L’équation fiscalité supplémentaire se convertissant au bénéfice d’emplois supplémentaires peut également s’appliquer dans le domaine du développement durable, via le traitement des déchets.

« On va les valoriser dans notre territoire, ajoute le maire-président, afin de mieux les réutiliser. Concrètement, on va instaurer le développement d’un cercle vertueux basé sur l’économie circulaire. C’est tout cela notre stratégie de développement économique, telle que nous l’envisageons désormais. Et sur ce point, je suis plutôt optimiste quant à sa réussite… ».

Sûr de son fait, Crescent MARAULT insiste sur le schéma relationnel mis en place par les têtes pensantes de l’Agglomération avec des décideurs, des investisseurs qui sont aujourd’hui conscients des enjeux très forts de la transition écologique en lien avec le développement économique.

« Ces acteurs et décideurs économiques sont prêts à porter ces projets, à porter ces innovations et ces expérimentations sur l’Auxerrois... ».

Vraiment ? Alors comme à la table de joueurs de poker en fin de soirée au moment le plus crucial, on ne demande qu’à voir et que l’élu de l’exécutif auxerrois abatte enfin ses cartes en pleine lumière !

 

Thierry BRET

 

Le sous-traitant industriel de Saint-Julien-du-Sault, spécialiste de la fabrication de phares arrière destinés à équiper des véhicules automobiles haut de gamme, est au plus mal quant à son devenir. De sombres nuages planent au-dessus des têtes de ses 167 salariés qui poursuivent leur mouvement de grève entamé le 02 novembre. La députée de la circonscription veut apporter des réponses sur la situation de l’entreprise ce vendredi…

 

SAINT-JULIEN-DU-SAULT : Plus de projets, plus de clients, et aucune perspective d’avenir selon les syndicats qui ont appelé à la grève illimitée sur le site depuis mardi. Le climat est délétère aux abords de l’usine à bien des égards alors que la crainte s’accroît quant à la pérennité de ce lieu, l’un des fleurons de la sous-traitance industrielle dans le secteur de l’automobile.

Depuis mardi, les élus se mobilisent pour mieux cerner la situation. C’est le cas du premier élu de la commune, Guy BOURRAS, interpellé par cette crise sociale.

Ce sera le cas, ce vendredi, de la députée Michèle CROUZET qui faisait part de son intention en début de semaine de prendre attache avec les grévistes. La parlementaire de l’Yonne proposera un point presse en fin de matinée juste devant les locaux de l’entreprise. Une conférence avec les médias où s’agrègeront la vice-présidente des maires ruraux de l’Yonne, Dominique CHAPPUIT et le maire de Saint-Julien-du-Sault, Guy BOURRAS.

 

 

L’élue du Sénonais profitera de cette rencontre pour tenter de faire toute la lumière sur ce dossier bien embarrassant en pleine période de relance économique.

Il est vrai que la sous-traitance automobile est frappée de plein fouet par les conséquences économiques engendrées par la crise sanitaire, liées entre autres par la raréfaction des semi-conducteurs. Des effets palpables pour la société de Saint-Julien-du-Sault.

Précisons que le groupe italien réalise un chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros et emploie plus de 20 200 salariés répartis dans dix-sept pays.

 

Thierry BRET

 

 

Il en sourit d’aise derrière ses moustaches, le premier élu de la commune. Satisfait par la tournure des opérations puisque désormais 95 % des foyers sont éligibles à la fibre optique, Jean-Luc LIVERNEAUX sait que l’opérateur ORANGE a fait des heureux ! Les particuliers comme les professionnels qui peuvent user et abuser dorénavant de cette technologie de pointe dans leurs communications…

 

GURGY: On se lève tous, non pas pour DANETTE mais bel et bien pour ORANGE ! Surtout quand la fibre optique arrive dans une nouvelle commune afin d’optimiser ses liaisons numériques !

Celles-ci sont indispensables à l’exercice d’une kyrielle de corporations dont les commerçants-artisans qui ne peuvent plus s’en passer. Elles sont tout aussi utiles pour les habitants qui souhaitent couler des jours heureux dans leur bourgade de prédilection, en profitant de tous ses avantages.  

Bref : ORANGE fait le job et poursuit avec allégresse le chemin tracé par sa feuille de route ; c’est-à-dire déployer la fibre optique sur l’agglomération de l’Auxerrois afin de raccorder l’ensemble des dix-neuf communes de cette collectivité.

Localement, 95 % des 950 logements ou locaux professionnels accueillis dans la commune peuvent dès à présent souscrire à une offre de service auprès du fournisseur d’accès Internet de leur choix.

Jamais avare de statistiques, Véronique MORLIGHEM, déléguée régionale ORANGE Bourgogne, a précisé lors d’un point presse que la Communauté d’agglomération de l’Auxerrois n’était plus très éloignée de sa couverture globale définitive.

 

 

Encore 4 000 foyers à relier dans l’Auxerrois…

 

A date, plus de 90 % (soit 35 800 foyers) de ce secteur disposaient de l’apport de cette technologie à forte valeur ajoutée. Il ne reste plus que 4 000 foyers à relier sur le bassin.

Rappelons que la fibre est installée par l’opérateur sur ses fonds propres. Sur la zone, cela concerne les vingt-neuf localités de l’agglomération dans le cadre du Plan Très Haut Débit. In fine, ce sont cent-dix-huit armoires qui ont été posées sur l’Auxerrois.

ORANGE procède d’ores et déjà à la seconde phase de ce déploiement. En y installant des points de branchement. Ce sont de petits boitiers qui permettent aux logements ou aux entreprises de se raccorder à la fibre. L’opérateur appelle les particuliers, les syndics et bailleurs pour accepter la pose de ces points de branchement sur leur façade ou à l’intérieur des bâtiments. Un précieux auxiliaire qui facilite la fin du déploiement.

 

Thierry BRET

 

 

L’endroit se nomme « La Côte de l’Etang ». C’est un coteau de 25 hectares, surplombant la vallée de la Cure. Il se compose de fourrés, de forêts et de pelouses calcaires. Depuis son sommet, on y jouit d’une vision remarquable sur l’architecture du village, implanté en contrebas. De l’avis des exégètes, le dépaysement y est total. Une impression de se mouvoir dans un petit « causse » atypique. C’est ici qu’a été labellisé le premier Espace Naturel Sensible (ENS) de l’Yonne…

 

VOUTENAY-SUR-CURE : Voilà un patrimoine naturel presque à couper le souffle. Un lieu à parcourir mille fois pour en mémoriser chacun de ses aspects. Entre une végétation rase qui n’est pas sans rappeler celle qui borde la Méditerranée et ces plantes qui profitent des rayons salvateurs d’un chaud soleil l’été revenu. Ici, les espèces prolifèrent à merveille. Parce que les conditions particulières facilitant le déploiement de la vie y sont bien présentes. Entre quiétude et parfaite sérénité.

Une aubaine pour celles et ceux qui aiment Dame Nature. La protègent. L’estiment dans le moindre recoin du paysage.

La flore offre ses particularismes. Les spécialistes y suivent leurs plantes vedettes. A l’instar du liseron des monts Cantabriques (une région ibérique) ou encore cette trinie glauque qui y poussent avec aisance. La faune, de son côté, se porte bien ! Plusieurs espèces protégées ont été répertoriées sur ce site aujourd’hui labellisé. Des oiseaux comme l’alouette lulu, le pouillot de Bonelli ou le circaète viennent s’y alimenter. Des variétés de papillons diurnes s’y développent en abondance.

 

 

Un partenaire légitime à l’accompagnement de ce projet : le CENB…

 

L’homme est également présent sur ce plateau qui lui est pourtant austère. Par son action plus que par sa représentation physique. Grâce à un agriculteur, partenaire de l’opération de sauvegarde de cet espace naturel, qui y fait paître une vingtaine de brebis. Une manière écologique et fortement nourricière pour les ovins d’entretenir depuis 2020 et dans le cadre d’un contrat NATURA 2000 une partie de ces pelouses où le calcaire est à fleur de peau.

Depuis peu, le lieu est porteur d’un label. ENS : traduction de l’acronyme, Espace Naturel Sensible. Une certification dont sont signataires le Conseil départemental de l’Yonne par la main de son président Patrick GENDRAUD, la mairie de Voutenay-sur-Cure (Didier SWIATKOWSKI, premier des élus) et évidemment, le Conservatoire d’Espaces Naturels de Bourgogne.

Un choix délibérément acté par le Département qui l’a inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de son Schéma des espaces naturels sensibles en mars 2017. Le partenaire idoine devant accompagner l’organe institutionnel dans cette démarche n’est autre que le Conservatoire d’espaces naturels de Bourgogne. Mais, d’autres structures compétentes évoluant sur le territoire de l’Yonne ont été consultées. C’est le cas du Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien ainsi que la Société d’histoire naturelle d’Autun, en Saône-et-Loire.

 

 

Un site qui va intégrer le futur réseau des ESN...

 

En voulant s’engager sur ce site, le Département et ses partenaires souhaitent peser sur la préservation de l’espace naturel. La maîtrise foncière du site est assurée pour un tiers par la commune de Voutenay, 20 % par le Conservatoire d’Espaces naturels de Bourgogne (CENB) et le reste par des propriétaires privés.

A noter que le Département est en cours d’acquisition d’une parcelle d’environ un hectare dans le périmètre de labellisation du site.

Munie de son sésame, « La Côte de l’Etang » intègrera le futur réseau des espaces naturels sensibles de l’Yonne.

 

Thierry BRET

 

 

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