La meilleure manière d’appréhender ce haut lieu de l’institution nationale, chargé d’histoire et truffé d’anecdotes, est d’être accompagnée par une personne qui en connaît les us et coutumes. A force de le fréquenter de façon quasi permanente. Et ce, depuis déjà un mandat. C’est le cas de Dominique VERIEN. La sénatrice de l’Yonne a donc servi de « poisson pilote » à une forte délégation d’élus d’Appoigny et de Gurgy qui découvraient récemment les arcanes du Palais du Luxembourg…

 

PARIS : Peut-être que cela devrait se décliner de manière plus régulière à l’avenir. Tant la demande est grande de la part des élus de proximité, avides de découverte et de curiosité lorsqu’on leur parle des deux chambres parlementaires de l’Hexagone. L’Assemblée nationale et le Sénat.

En tout cas, l’initiative prise récemment par le conseiller départemental de l’Yonne et maire d’APPOIGNY Magloire SIOPATHIS a répondu parfaitement aux attentes de ces élus, adjoints et conseillers municipaux, qui ont répondu favorablement à l’invitation.

Se rendre dans la capitale, non pas pour y effectuer de quelconques emplettes de Noël au détour d’une séance de shopping vécue sur les Champs-Elysées, mais bien au contraire de s’immerger parmi les rouages de ce système politique qui est le nôtre en visitant l’un de ses symboles emblématiques, le Sénat.

Et qui d’autre pour les accueillir sur place dans les règles de l’art de la vertu républicaine ? La sénatrice Dominique VERIEN, disponible en arborant avec son éternel sourire et pédagogue comme elle sait si bien le dispenser, qui navigue en ces lieux de faste, de patrimoine et de pouvoir comme un poisson dans l’eau !

Flanquée de ses deux attachés parlementaires, dont l’Icaunais Kevin LEGENDRE-BONIFACE (il préside aujourd’hui la section départementale des jeunes UDI de l’Yonne), l’ancien édile de Saint-Sauveur-en-Puisaye a joué les guides de luxe, en encadrant ce groupe d’élus de terroir, pressés d’en connaître davantage dans les salons d’honneur de l’ancien palais de la reine Marie de Médicis.

 

 

Un palais royal mythique qui a traversé l’Histoire…

 

Construit en 1625 par Salomon de Brosse, le Palais du Luxembourg et ses célèbres jardins, un lieu de promenade préféré de moult parisiens, a hébergé la famille royale avant d’être transformé en prison sous la Révolution. Il faudra patienter jusqu’en 1804 pour y voir les premiers sénateurs s’y installer avec la bénédiction de Napoléon Bonaparte. Ce sera le Sénat conservateur en charge de l’approbation de toutes les décisions de l’empereur. Un vrai modèle de démocratie !

On doit à Louis-Philippe l’agrandissement de l’édifice dans sa configuration actuelle. Des travaux qui se dérouleront en 1836. Occupé par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale, le Sénat retrouve son lustre d’antan grâce au général Charles de GAULLE qui en 1958 crée la Vème République et rétablit la chambre haute du parlement. Tel que nous la connaissons aujourd’hui.

 

 

 

Répartis en six commissions permanentes qui examinent et décortiquent les textes de loi, les 321 sénateurs accueillent lors de leurs travaux des érudits et experts français et étrangers de tout horizon. Ainsi que des représentants de syndicats et les membres du gouvernement.

Rappelons que le président de l’honorable institution est le second personnage le plus important de l’Etat après le Président de la République. En cas de vacance à l’Elysée, c’est celui-ci qui assure l’intérim avant qu’une nouvelle élection présidentielle n’envoie le vainqueur dans le fauteuil du chef de l’Etat.

Ce fut le cas, notamment en 1974, à la mort de Georges POMPIDOU, décédé à la suite d’une longue maladie et remplacé par le président du Sénat de l’époque, Alain POHER.

 

 

Le bonjour de Gérard LARCHER aux élus de l’Yonne…

 

Le président de la chambre haute du parlement Gérard LARCHER n’a pas manqué de venir saluer les élus de l’Yonne en séance découverte lors du déjeuner, pris dans les salons de l’institution. Un Gérard LARCHER bonhomme et en très grande forme, venu plaisanter avec l’une des deux sénatrices de notre département (Dominique VERIEN) – Marie EVRARD viendra faire un coucou de courtoisie un peu plus tard dans l’après-midi au groupe – et discuter avec Magloire SIOPATHIS et son homologue de Gurgy, Jean-Luc LIVERNEAUX. Tout heureux de l’aubaine d’être immortalisé aux côtés de l’emblématique personnage de l’hémicycle.

Séance de photos, poignées de main, sourires : les échanges ont fusé durant quelques instants, démontrant que le Sénat servait aussi à soigner son réseau relationnel.

La séance de questions au gouvernement offrit l’opportunité aux élus de l’Yonne d’observer du haut de leur perchoir, curieusement depuis la tribune presse pour une partie d’entre eux, le cérémonial très protocolaire de cet exercice oratoire spécifique où chacun (le sénateur posant la question et le ministre lui répondant) reste in fine campé sur leur position ! Sans qu’ils se soient réellement écoutés, voire entendus ?

A cet égard, ils purent voir le Premier ministre Jean CASTEX dans ses œuvres orales, ne mâchant pas ses mots lors du point réalisé sur la situation sanitaire. Avant de constater que le secrétaire d’Etat en charge du Tourisme, le Bourguignon Jean-Baptiste LEMOYNE, était dans la partie puisque faisant toute la lumière sur une interrogation qui lui fut posée au préalable.

Le même Jean-Baptiste LEMOYNE qui s’extraira un peu plus tard du protocole drastique qui régit la vie de la « grande maison » séculaire pour s’entretenir avec les membres de la délégation de l’Yonne.

Le mot de la fin revint à Magloire SIOPATHIS. Il remercia vivement Dominique VERIEN pour l’organisation de cette journée sénatoriale (« ce fut une très belle journée pour nous, parce que je pense que quand on est élu, s’imprégner d’un lieu aussi symbolique que le Sénat, garant de la démocratie française, c’est très important… »).

D’autant que bon nombre de ces conseillers municipaux présents sont néophytes et occupent le poste que depuis les récentes échéances municipales.

 

Thierry BRET

 

 

 

 

C’est entourée des proches de la victime, de plusieurs élus et d’une centaine de personnes que la maire de Monéteau Arminda GUIBLAIN a dévoilé dans le parc Colbert une plaque à la mémoire d’Angélique CLERE. Cette dernière a été tuée à quelques centaines de mètres de là par son ancien compagnon, un triste après-midi de juin dernier…

MONETEAU : Angélique CLERE porte pour l’éternité le numéro 52… Abattue par son ex-conjoint en plein centre-ville de Monéteau le 11 juin dernier, cette trentenaire, maman de deux enfants en bas âge, était à cette date et depuis le début de l’année, la cinquante deuxième personne victime d’un féminicide.

Par-delà les froides statistiques et l’horreur d’un décompte qui n’en finit pas au fil des ans, d’enregistrer son sinistre score, demeure la douleur de ses proches, de ses amis et de tout un village à jamais dans la peine et le souvenir. Il faisait beau en cette fin d’après-midi de presque été, comme l’a rappelé Arminda GUIBLAIN, citant dans son intervention les mots d’Edgar Allan POE, « l’horreur et la fatalité se sont données carrière dans tous les siècles, pour nous à Monéteau, ce fut le 11 juin 2021… ». L’heure de la sortie des classes, l’heure où les mamans vont chercher leur enfant, l’heure où un petit garçon de cinq ans attendra en vain la sienne sans comprendre pourquoi elle ne viendra jamais plus…

 

 

Une stèle du souvenir pour ne jamais oublier…

 

A ce jour, elles sont 102 femmes à avoir été ainsi tuées par un conjoint ou ex-conjoint en France, depuis janvier dernier. Si le féminicide est le paroxysme des violences conjugales, combien sont-elles chaque année, à subir au quotidien insultes et violences d’un mari ou compagnon ivre de colère et de jalousie ?

La maire de Monéteau le reconnaît : « il nous est impossible de rester silencieux et pourtant, tous les mots sont introuvables… ». C’est depuis le 25 novembre 1999, que l’Organisation des Nations Unies a fait de ce jour la « Journée internationale des luttes contre les violences faites aux femmes ». Si la commémoration est la bienvenue, l’enregistrement de tels actes au calendrier de la mémoire prend un caractère insupportable à l’idée que ce sera sans fin…

Plus qu’une simple plaque dévoilée un après-midi d’automne, l’hommage rendu à Angélique sera pérennisé dans le temps confie Arminda GUIBLAIN : « pour ne jamais oublier ces femmes victimes de violence, la ville de Monéteau a voulu poser dans ce parc où elle venait souvent avec ses enfants, une plaque en mémoire d’Angélique, afin que tous les 25 novembre, à travers elle, un hommage leur soit rendu ».

De l’école toute proche retentissent quelques rires d’enfants, sublimant la vie par-delà la mort. La cérémonie se termine… A quelques pas de là, une stèle pour rappeler que le parc est dédié à la paix. Puisse les enfants d’Angélique CLERE la retrouver un jour…

 

Dominique BERNERD

 

 

 

 

L’instant est à graver dans le marbre. De celui dont on fait les anecdotes croustillantes de l’histoire. Avec un grand « H » à l’échelle de notre territoire. Il aura donc fallu attendre plus d’une décennie, et un spectaculaire coup de booster ces derniers mois, pour que se finalise enfin (et une bonne fois pour toute peut-on l’espérer) la finalisation du plan de financement qui va permettre de donner le coup d’envoi des futurs travaux du contournement sud d’Auxerre. Pas avant 2023…

 

AUXERRE : Midi pile, en ce lundi 29 novembre de l’an de grâce 2021 ! La préfecture de l’Yonne, et plus spécifiquement le grand bureau du maître de ces lieux, est en pleine effervescence.

Logique : au moment même où l’astre diurne aura atteint son zénith au-dessus des nuages gris de cet automne revigorant, les représentants de la sphère publique, eux, apposeront au bas d’un document classique leurs précieux paraphes, synonymes d’accord de partenariat.

Des signatures qui vont changer considérablement la physionomie de la capitale de l’Yonne et de l’Auxerrois. Notamment au plan de la fluidité de sa circulation routière.

Dans un intervalle temporel compris entre 2023 et 2026. Le temps que se construise enfin le contournement sud de la ville. Une arlésienne qui se mue désormais en probable réalité pour les plus vieux des habitants qui n’y croyaient plus depuis longtemps !

 

L’investissement du préfet en médiateur consensuel…

 

Alors que le dossier piétinait depuis des lustres à en faire perdre la tête de bon nombre de riverains, victimes collatérales des axes routiers stratégiques reliant le flux de circulation du nord et de l’est vers l’ouest, quelques mois à peine auront suffi in fine pour que la tournure des choses change vraiment.

Le serpent de mer a donc refait surface au meilleur des moments : celui des élections régionales où la plupart des candidats au perchoir suprême du boulevard de la Trémouille à Dijon avaient coché dans leurs mémos ce projet antédiluvien qui faisait du surplace depuis si longtemps.

On se souvient d’ailleurs de cette bataille de chiffres, livrée entre le candidat des Républicains Gilles PLATRET et le maire de Nevers, porte-étendard de La République en Marche, Denis THURIOT. A l’époque, on parlait de 35 millions injectés par la Région pour boucler le volet financier. Restait à l’Etat de définir avec exactitude ce qu’il comptait allouer à ce projet.

 

 

Une partition écrite, à plusieurs mains avec en plus la Ville, le Département et l’Agglomération de l’Auxerrois. Autant d’acteurs institutionnels et autant d’heures de tractations, âpres et sans relâche, pour arriver au résultat de ce jour. En ce lundi 29 novembre à la lumière blafarde !

Celui qui aura su jouer l’art de la médiation et du consensus avec aisance n’est autre que le préfet de l’Yonne Henri PREVOST. Très investi sur ce dossier car il en a bien perçu les conséquences salvatrices au niveau de l’intérêt général, le représentant de l’Etat multipliera rencontres et rendez-vous avec les différents partenaires pour que tous aillent dans le même sens. Celui du consensus plutôt que de la division. Un investissement reconnu et apprécié par l’un des ardents défenseurs de cette future réalisation, le député Guillaume LARRIVE qui a félicité le représentant de l’Etat pour sa « ténacité ».

 

 

Des travaux qui commenceront en 2023 si tout va bien !

 

Dans l’absolu, les premiers coups de pioche retentiront en 2023. L’achèvement de cette déviation tant attendue est programmé trois années plus tard. Il faudra donc encore s’armer de patience du côté des riverains, un tantinet excédés, par l’afflux de poids lourds passant juste devant leurs fenêtres…

Quant à la répartition financière de ce concept évalué à 129 millions d’euros, elle se présente de la manière suivante : 34,5 millions d’euros à la charge de l’Etat, à peu près autant (34) pour le Département, 25 millions de la part de la Région (dix millions de moins par rapport aux annonces faites par certains candidats lors de la campagne des régionales), 22,5 qui incombent à l’Agglomération de l’Auxerrois et 13 millions tout pile émanant de la Ville d’Auxerre.

Il n’y a plus qu’à croiser les doigts maintenant pour que le projet démarre et ne prenne pas de retard avec le cahier des charges ! Ni qu’une énième poussée pandémique ne vienne le perturber…

 

Thierry BRET

 

 

 

Unanimes les trente-six membres de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne ! Leurs choix se sont portés sur l’unique prétendant à la succession d’Alain PEREZ lors de l’assemblée générale d’installation vécue ce jeudi 25 novembre au siège du vénérable organisme. Dirigeant de la société ALGAN SIREC, Thierry CADEVILLE entre de plain-pied dans la cour des personnalités influentes de la sphère entrepreneuriale…

 

AUXERRE : Il aura du pain sur la planche, le nouveau responsable de la chambre consulaire départementale ! C’est peu de le dire face aux grands enjeux économiques et sociétaux qui attendent le monde de l’entreprise dans les semaines et mois à venir.

Le successeur d’Alain PEREZ a été installé à l’issue de l’assemblée générale spéciale provoquée le 25 novembre dans le fauteuil de la présidence pour une durée de six ans. C’est à la fois long et très court pour celui qui avait été adoubé en qualité de dauphin potentiel par son illustre prédécesseur, investi dans sa mandature pendant près de douze ans.

Dirigeant de la société ALGAN SIREC, SAS positionnée dans le secteur de la manutention et du levage, Thierry CADEVILLE, adhérent de la CPME, avait été élu au terme d’un long processus électoral en ligne à la mi-novembre. Un entrepreneur très au fait de la réalité consulaire et économique territoriale puisque naviguant dans le sillage du président PEREZ depuis longtemps.

Chef de file de l’unique liste candidate lors de ce scrutin (une mosaïque de représentations englobant la CPME, le MEDEF, la FCE et les indépendants), Thierry CADEVILLE sera entouré d’un bureau d’esthètes en la matière avec Didier CHAPUIS, patron des FESTINS, en qualité de vice-président en charge de l’industrie, de l’incontournable Marc MANDRAY nommé à la vice-présidence du commerce, de Sylvie RAMISSE, qui officiera en qualité de trésorière, de Sylvain DUVAL, trésorier-adjoint, de Ghislaine MOREAU, qui endosse le rôle de secrétaire et de Nicolas GARNERONE, secrétaire-adjoint.

Un attelage de poids qui n’a plus qu’à se mettre au travail avec des projets et dossiers qui ne manquent pas !

L’installation de la nouvelle équipe s’est déroulée sous l’œil observateur du préfet de l’Yonne Henri PREVOST.

 

 

 

En savoir plus :

Catégorie Commerce - 11 membres élus

 

1.      Frédérique LECOMTE - Opticienne - titulaire CCI BFC + CCI Yonne

2.      Marc MANDRAY - Commerce interentreprises -  titulaire CCI BFC + CCI Yonne

3.      Frédérique RADE  - Commerce de bricolage - suppléante CCI BFC + CCI Yonne

4.      Sylvain DUVAL - Commerce de fruits secs - suppléant CCI BFC + CCI Yonne

5.      Didier BARJOT - Traiteur

6.      Brigitte DESFOSSEZ-DUTOIT - Commerce de lingerie

7.      Sophie GRCEVIC - Opticienne

8.      Pascal LEROUX - Fromagerie

9.      François-Xavier NAULOT - Location de matériel

10.  Yann PICARD - Grande distribution

11.  Nicolas PLANTIER - Bar/Brasserie                                                                             

 

Catégorie Industrie - 12 membres élus

 

1.      Xavier CELLARD DU SORDET - Fabrication d’outillages - titulaire CCI BFC + CCI Yonne

2.      Nicolas GARNERONE - Fabrication de portails - titulaire CCI BFC + CCI Yonne

3.      Laurence DERBECQ - Scierie - suppléante CCI BFC + CCI Yonne

4.      Stéphanie LOUAULT - Chaudronnerie, mécano-soudure - suppléante CCI BFC + CCI Yonne

5.      Anthony BALOUZET - Fabrication de lames et de systèmes d’affûtage

6.      Pierre BELBENOIT - Fabrication de planchers surélevés

7.      Didier CHAPUIS - Traiteur

8.      Pascal CHAROT - Fabrication d’appareils d’eau chaude

9.      Emmanuel DUBOIS - Fabrication de matériel pédagogiques

10.  Alain GENET - Fabrication de meubles

11.  Alain LAPLAUD - Fabrication de tubes de précision

12.  Dominique VERDUYN - Fabrication de produits pyrotechniques

 

Catégorie Services - 13 membres élus

 

1.      Thierry CADEVILLE - Vente, location et maintenance de matériel de manutention - titulaire CCI BFC + CCI Yonne

2.      Sylvie RAMISSE - Hôtellerie - titulaire CCI BFC + CCI Yonne

3.      Ghislaine MOREAU - Agence immobilière - suppléante CCI BFC + CCI Yonne

4.      Georges CARLIERE - Publicité adhésive, signalétique- suppléant CCI BFC + CCI Yonne

5.      Marie AUBIN - Création et impression d’étiquettes

6.      Clément BAILLY - Expertise comptable

7.      Pascal BAILLY - EHPAD

8.      Karine GAUFFRENET - Taxi

9.      Kouider HAFID - Services à la personne

10.  Elisabeth LEBEAU-COSTA - Expertise comptable

11.  Florence PICHOL - Consultante

12.  Sylvie SIDOU - Agence d’intérim

13.  Stéphane TURPIN - Distribution postale et services bancaires

 

 Thierry BRET

 

 

L’instant se veut solennel. Il est servi à température ambiante, à ne pas mettre un journaliste dehors ! Un vent frisquet ébouriffe les participants enthousiastes de ce qui fera dans un bref moment des souvenirs pour la postérité. Ici, sur les terrains artificialisés de l’ancien centre d’enfouissement technique des déchets de l’agglomération de Dijon-Valmy se dresse désormais 43 000 panneaux photovoltaïques. Tous opérationnels et déployés dans le cadre du plan solaire d’EDF. Une première en France pour sa capacité !

 

DIJON (Côte d’Or) : Seize hectares de terrain et des installations techniques à perte de vue ! La version liminaire offerte par la centrale solaire, implantée au nord de Dijon, se veut très impressionnante. Une rangée traverse par son milieu ce champ énergétique renouvelable, assurant la séparation de ces constructions aux allures futuristes mais pourtant bien réelles. Ici, s’appréhendent l’avenir et le salut de la planète dans toute sa maîtrise. Parfaite, voire absolue.

Dans quelques minutes, le site entrera dans l’histoire en étant inauguré de manière officielle. Devenant de facto le premier de l’Hexagone par ses caractéristiques. D’une puissance totale de 15,5 MWC, pouvant alimenter les besoins en électricité en équivalence annuelle de 8 000 habitants ! Soit environ 5 % de la population de la métropole dijonnaise. Excusez du peu !

Tout ceci étant obtenu grâce à la présence des 43 000 panneaux photovoltaïques, érigés telles les mystérieuses statues de l’île de Pâques, leurs petites cellules capturant le moindre rayon de l’astre diurne dirigées vers le ciel. La comparaison avec d’antiques civilisations s’arrêtent là !

 

 

Redonner un second souffle de vie à un site peu flatteur…

 

Ici, sur ce plateau de Valmy qui surplombe la capitale de la Bourgogne, c’est bien de prouesses technologiques et de futur dont on parle. Le futur avec un grand « F », tant le concept semble abouti, ciselé au centimètre carré près, bien pensé.

Pouvait-on imaginer un jour redonner un second souffle de vie à ce périmètre de terrain en disgrâce qui a accueilli depuis des lustres les déchets inertes appartenant à Dijon Métropole ?

Ici ont été enfouies des tonnes et des tonnes de détritus lors de l’exploitation de cet endroit. Aujourd’hui, c’est bien la revalorisation du lieu qui est mise en exergue. Mieux que revalorisation, terme peut-être trop technique et moderne, pourra-t-on préférer du côté de la sémantique les mots de renaissance, voire de la revitalisation. Tel un Phénix !  

Même le vice-président du groupe SNEF Paul BROSSIER, celui qui est intervenu à la réalisation de ces travaux d’aménagement ayant duré une dizaine de mois le concède sans ambages : c’est une grande première dans l’Hexagone que d’avoir marié ce type de terrain artificialisé avec ce projet d’envergure.

Pourtant, la société dont il représente les intérêts depuis Marseille en a vu d’autres au niveau de la conception de projets novateurs à travers le globe, y compris au Brésil où SNEF est fortement implantée.

 

 

Des « alchimistes » des temps modernes qui ne transforment pas le plomb en or…

 

Joindre l’utile (ressusciter un centre d’enfouissement de déchets) à l’agréable (en lui redonnant une nouvelle dimension environnementale à vocation économique) équivaudrait presque à un tour de passe-passe, digne d’un prestidigitateur.

Les magiciens, on les connaît ! Car, ils se sont dévoilés au grand jour, ôtant même leurs masques de protection sanitaire le temps de la séance photo où, les doigts gourds, les journalistes tentèrent vaille que vaille d’immortaliser l’instant sans trembler de froid !

Ces « alchimistes » des temps modernes ne transforment pas le plomb en or. Ils font mieux que ça, renvoyant l’illustre Nicolas FLAMEL à ses chers grimoires poussiéreux !

Ils se nomment EDF (la fée électricité), sa filiale dédiée à l’essor et au déploiement sur le territoire national des nouvelles énergies (EDF Renouvelables), Dijon Métropole qui œuvre en faveur du développement durable depuis 2015 en obtenant le statut de « territoire à énergie positive », la Région Bourgogne Franche-Comté qui ne cesse d’appuyer sur l’accélérateur des transitions, qu’elles soient énergétiques, de la mobilité ou environnementales.

 

 

Même la population locale a joué sa partition participative !

 

Une synergie faite de compétences et de bonnes volontés ayant reçu l’adoubement de l’Etat. Via sa préfecture de Région et sa préfecture départementale, par effet logique de capillarité.

Il serait regrettable d’oublier le principe vertueux qui a animé ce projet unique. Celui de sa campagne de financement participatif qui a connu un franc succès avec 100 % de fonds récoltés en un laps de temps record (une vingtaine de jours) par des habitants de la métropole dijonnaise. Preuve s’il s’en fut de leur implication !

En résumé, tout respire la nouveauté et le désir de bien faire dans ce projet original qui offre à partir de son installation la transition énergétique locale. Un satisfecit évident pour EDF qui vise à devenir l’un des leaders du photovoltaïque avec 30 % de parts de marché à horizon 2035.

Joindre l’utile à l’agréable, nous l’avons dit. Réhabiliter un site à la destinée originelle peu envieuse au service de la sauvegarde de la planète tout en répondant aux besoins énergétiques de ses habitants mérite amplement de braver le froid lors de la découpe du ruban tricolore ! Personne n’aurait voulu manquer ce rendez-vous !

 

 

En savoir plus :

Les principales personnalités présentes à cette inauguration :

Marie-Guite DUFAY, présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté,

François REBSAMEN, président de Dijon Métropole et maire de Dijon,

Fabrice SUDRY, préfet de la Région Bourgogne Franche-Comté et préfet de Côte d’Or,

Bruno BENSASSON, directeur exécutif EDF Groupe Energies Renouvelables,

Yves CHEVILLON, délégué régional EDF Bourgogne Franche-Comté.

 

Thierry BRET

 

 

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