C’est une véritable immersion parmi les profondeurs de la ville. Dans la pénombre un peu glauque d’un bassin d’orage de près de quatre mille mètres cubes, situé sous une aire de stationnement à Auxerre. Celui des Chaînettes, la bien-nommée ! Un simple exercice de routine, orchestré de main de maître par l’équipe d’intervention du SDIS 89. Sous le regard scrutateur des responsables de VEOLIA qui assure l’entretien du site.

 

AUXERRE : Que faire en cas de situation de crise lorsque l’on évolue à une dizaine de mètres de la surface de la terre dans un boyau extrêmement étroit et guère salubre ? Où la présence d’hydrogène sulfuré à forte dose pour vous faire passer de vie à trépas en un clin d’œil ? Une galerie permettant de circuler dans cet univers si particulier où toute idée de claustrophobie est à proscrire avant même de poser le premier pied sur l’échelle menant à huit mètres de fond. Un endroit où y placer un humain correspond forcément à une prise de risque.

Pourtant, ce bassin de rétention d’eaux pluviales, situé à quelques encablures de l’Yonne et ses quais, est régulièrement fréquenté. Par les équipes de techniciens de VEOLIA, qui y intervient très souvent.

 

 

Des équipements efficaces contre les atmosphères confinées toxiques…

 

Cadre de l’entreprise, Thierry CHANUSSOT assiste attentif avec l’une de ses collaboratrices à l’exercice grandeur nature qui se joue devant ses yeux en cette matinée ensoleillée. Une vingtaine de sapeurs-pompiers du Service départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) de l’Yonne s’activent, équipements spécifiques sur le corps, autour d’une bouche béante sur le vide. Obscure, insondable, peu rassurant pour ceux qui vont s’y engloutir.

Munis de systèmes de protection contre les atmosphères confinées toxiques, les soldats du feu se muent en prospecteurs de galeries profondes. Avant d’y pénétrer, ils ont pour objectif de récupérer l’un des trois employés de la société descendus pour une simple visite de routine mais coincé au fond de ce piège, pris d’un malaise. Ceci n’est que fictif, fort heureusement !

 

 

Une sensibilisation permanente des salariés à la sécurité…

 

Alertés par Thierry CHANUSSOT, les sapeurs-pompiers n’ont pas manqué de réagir prestement dans les minutes ayant suivi le drame. Le SDIS a pris soin de mobiliser des équipes de différentes compétences selon la typologie du sinistre. Notamment les spécialistes intervenant en atmosphère confinée. La suite, on l’imagine aisément après la vingtaine de minutes de cette simulation qui aura permis d’extraire le blessé des entrailles de la terre, sain et sauf.

« Il est fondamental de simuler ce type d’exercice, précise Thierry CHANUSSOT, parce qu’on est confronté à la vie réelle de l’exploitant. Or, chez VEOLIA, la sécurité n’est pas un vain mot ! La priorité, c’est la sécurité optimale de nos agents. Nous devons tout faire pour qu’ils rentrent chez eux le soir en parfaite santé ! ».

L’acteur économique multiplie donc les exercices relatifs à la sécurité. Chaque salarié est ainsi sensibilisé à la culture sécuritaire à maintes occasions dans l’année. Des séances répétitives jugées utiles par celles et ceux qui les suivent, histoire de pratiquer l’art de l’anticipation à loisir en cas de réelles problématiques.

Du coté des sapeurs-pompiers, son de cloche identique ! Ils apprécient l’opportunité de pouvoir tester à dimension réelle leurs équipes et les matériels de manière constante.

L’unique bassin de rétention qui permet de stocker les eaux pluviales de la ville d’Auxerre est donc placé sous une étroite surveillance par VEOLIA.

Un site entretenu et contrôlé qui ne présente pas d’aspérités particulières dans son processus de fonctionnement. Plutôt rassurant pour celles et ceux qui s’y baladent munis de torches et masques protecteurs…

 

Thierry BRET

 

La BGE Nièvre Yonne a le vent en poupe. C’est peu de le dire ! Surtout après avoir analysé les faits marquants de la période tonitruante que l’organisme, ex-boutique de gestion, vient de vivre depuis la reprise des activités. Les larges sourires qui s’affichent sur les visages des membres de la structure, en perpétuelle expansion sectorielle, ne sont pas factices. Il se dégage un réel plaisir, teinté d’altruisme et de volonté, à vouloir faire bouger les lignes. Celles d’un entrepreneuriat réussi, accessible au plus grand nombre…

 

JOIGNY : On l’a déjà ressenti cette chaleur altruiste si particulière qui prédomine chacune des rencontres du BGE Club business ! Un ersatz de rendez-vous d’affaires pour les néophytes de l’entrepreneuriat, dont les premiers pas sont un peu déstabilisés, en mal de reconnaissance et de distribution de cartes de visite à gogo !

Pour beaucoup, l’initiative correspond à de la bienveillance à l’état brut, servie sur un plateau d’argent. Nécessaire, voire très utile à plus d’un titre pour se faire un nom dans ce milieu parfois très hermétique de l’entreprise avec ses codes et usages fonctionnels complexes.

Mais, pour les penseurs de BGE Nièvre Yonne, instaurer une formule club où règnerait le privilège des relations à l’autre et de l’entregent en donnant l’accès à tous au bon trousseau de clés s’avère être un indispensable prolongement de ses fonctions régaliennes. Une sorte de « monde d’après » visionnaire pour cette entité créatrice de tant de richesses et d’emplois. 1 382 sociétés créées sur notre seule contrée Bourgogne Franche-Comté depuis que la structure a vu le jour pour 1 530 nouveaux postes générés…

 

 

Le supplément d’âme de BGE aura séduit la CC du JOVINIEN ?

 

Alors quand BGE Nièvre Yonne a hérité en septembre dernier de la direction et la gestion de l’hôtel pépinière d’entreprises du JOVINIEN, tous les acteurs de ce microcosme en phase de conquête territoriale ont eu de sérieux picotements bien agréables au bas de la nuque, synonymes de source de chaleur retrouvée. La même sensation qui fut déjà observée lorsque le BGE Club fut porté sur les fonts baptismaux !

C’est peut-être ce supplément d’âme et ce sens profond de l’humanité, arguments si subtils au particularisme de la structure, qui a sans doute séduit le président communautaire de la zone, le maire de Joigny Nicolas SORET.

Profitant de l’expiration de la délégation de service public liée à l’établissement (il accueille dans son antre une trentaine de structures professionnelles) cette année, le vice-président en charge de l’économie à la Région a déposé dans la besace de BGE un bien joli « bébé » : le pilotage de ce navire qui accueille tant d’entrepreneuses et d’entrepreneurs en besoin de nouvelles conquêtes et de parts de marché !

Propulsant ainsi l’organisme vers une nouvelle dimension pour le moins inhabituelle jusqu’alors dans ses missions : la gestion foncière.

Durée du processus : six années ! Suffisant pour transformer le plomb en or et de réaliser de fait une judicieuse alchimie située entre le développement de ce pôle d’accueil de compétences entrepreneuriales et la maîtrise rigoureuse des comptes pour sa partie immobilière.

 

 

Devenir gestionnaire de biens, un choix stratégique assumé…

 

En guise de capitaine pour surfer sur la vague de futurs succès et emmener les 27 sociétés accueillies à bon port vers les rives de la réussite : un visage connu du sérail local, Christelle EMONIERE. Devenue directrice de la pépinière au premier septembre.

L’enjeu est de taille, elle le sait bien. Mais, l’ancienne gérante d’une société d’auto-école locale, cédée depuis à un repreneur, a toujours su par le passé mener sa barque pour atteindre ses objectifs. Ajouter une corde supplémentaire à son arc ne l’inquiète nullement outre mesure.

Pas plus que cela ne gêne le directeur intervenant sur les départements de la Nièvre et de l’Yonne, Eric FREYSSINGE, de devenir par extension un gestionnaire de biens !

La BGE posséderait-elle cette vocation à enclencher d’autres opérations immobilières de la sorte tôt ou tard ? Sûrement ! A-t-elle pour objectif de reprendre la destinée d’autres pépinières d’entreprises ? Sans aucun doute !

D’ailleurs, une petite phrase résume à elle seule la volonté de l’équipe dirigeante de l’organe associatif sur ces orientations stratégiques : « nous aimerions être aussi bien logés dans la Nièvre que dans l’Yonne ! ».

Prononcée par Eric FREYSSINGE, elle en dit déjà long sur les hypothétiques potentialités de ce partenaire viscéral des porteurs de projets de venir occuper une niche avantageuse à bien des égards…

 

Thierry BRET

 

 

Destinée aux professionnels de la viticulture, la quatrième édition de cet évènementiel annuel accueillera des spécialistes qui apporteront un éclairage économique sur les enjeux de la filière et ses perspectives. Au Palais des Congrès de Beaune, la trame de ce rendez-vous auquel participeront le Crédit Agricole et ALABEURTHE sera rendre pérenne le succès de la Bourgogne viticole…

 

BEAUNE (Côte d’Or) : Elles et ils représentent les maisons de négoce, les caves coopératives, les viticulteurs, les tonneliers, aussi. Elles et ils seront les deux cents professionnels de la contrée, attendus à l’une des manifestations ponctuant ce mois de novembre, le « Wine Business ».

Concocté par « BSB Junior Consulting », ce rendez-vous annuel permet de mettre en avant les expertises réalisées dans ce secteur.

« Nous avons voulu rassembler les professionnels, les partenaires et les étudiants en un même endroit afin qu’ils puissent échanger sur les différents thèmes et problématiques rencontrés par le monde viticole, un milieu en constante évolution face aux enjeux nationaux et internationaux ».

Du côté des partenaires, on retrouvera, outre le Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne, le MEDEF de Côte d’Or, le groupe ANDRE, la FNEB, etc. Sans oublier ALABEURTHE, l’une des enseignes spécialisées dans la commercialisation de produits de viti/viniculture et des espaces extérieurs.

L’événement s’articulera sous la forme de conférences (les enjeux du foncier en Bourgogne viticole) et de deux tables rondes ; l’une portant sur l’adaptation aux consommateurs de demain, l’autre évoquant les impacts de la géopolitique sur la filière. Surtout après le BREXIT !

 

Thierry BRET

 

 

L’ouvrage, une fois sortie de terre fin 2022, accueillera plusieurs praticiens dans la commune. Des généralistes (il en manque à foison dans le département) ainsi que deux dentistes disposant de quatre pièces distinctes afin de pouvoir exercer. D’un coût estimatif d’un million d’euros TTC, la future maison de santé ne devrait pas manquer de patientèle…

 

CHEVANNES : Ils attendaient cela depuis si longtemps les habitants de la localité périphérique d’Auxerre ! Enfin, leurs vœux ne seront plus pieux et vont se muer en réalité palpable et opérationnelle d’ici quelques mois. Encore un peu de patience, certes, avant le jour « J », celui de l’inauguration de cet édifice érigé selon les codes de l’éco conception, synonyme de soins prodigués quasiment à domicile : à deux encablures de chez eux !

La maison de santé dont la genèse matricielle fut évoquée lors de la précédente mandature municipale, va donc enfin voir le jour. La preuve tangible est d’ailleurs très courtisée sur le futur théâtre des opérations, non loin du parking latéral de la salle des fêtes. Un simple panneau qui signale l’attribution du permis de construire !

N’a-t-on pas vu récemment sur les réseaux sociaux le député de la circonscription Guillaume LARRIVE poser pour l’éternité à côté de ce support annonciateur du futur chantier ?

 

 

390 mètres carrés de bâti divisé en deux modules opérationnels…

 

Déjà présent avec le parlementaire sur ce document iconographique, le maire de la commune, Dominique CHAMBENOIT, a réitéré ce geste, ce mercredi après-midi. En compagnie de la première adjointe, Anna CONTANT et de deux autres élus, Fabrice BOURGEOIS, adjoint en charge des finances et Thierry LEDROIT, adjoint qui s’occupe des dossiers relatifs aux travaux et à l’aménagement.

C’est là, à cet endroit précis, où pousse l’herbe verte d’une pelouse bien entretenue que s’élèvera dans quelques mois le complexe sanitaire devant accueillir médecins généralistes et dentistes. Juste à côté d’un parking d’une capacité de quarante places s’avérant très fonctionnelles.

Le premier coup de pioche est attendu avant le terme de l’année. Si tout se passe bien ! Au plus tard, ce sera courant janvier. La livraison de ce bâtiment construit en option BBC serait quant à elle envisagée à la fin de 2022. Cette construction de près de 390 mètres carrés sera composée de deux modules importants : l’un permettant de recevoir les cabinets de soins dentaires, l’autre destiné à la patientèle des généralistes.

 

 

Un projet d’un million d’euros avec l’aide des partenaires institutionnels…

 

A la baguette de chef d’orchestre pour assurer la maîtrise d’ouvrage : Benoît BAZEROLLES. Le digne successeur du regretté Jean-Pierre BOSQUET, fondateur du cabinet d’architectes ATRIA.

Le coût du projet ne devrait pas excéder le million d’euros TTC. Des aides de l’Etat, de la Région et du Département permettront de supporter financièrement le budget.

« On a repris ce qui avait été proposé par l’équipe précédente, précise Dominique CHAMBENOIT en toute transparence, sans que rien de bien concret n’ait été véritablement acté à l’époque… ».

Pourtant, il existe un point d’achoppement fondamental malgré la continuité de ce concept : son emplacement. La maison de santé sera située presqu’au cœur du bourg, juste à côté de la salle des fêtes et non loin de l’univers commercial où trône une officine pharmaceutique. Ce qui n’était pas le cas avant.  

 

Thierry BRET

 

 

 

Tout le monde veut écrire, c’est sans doute une bonne chose. Mais, nous sommes de moins en moins nombreux à lire des livres. Les librairies diminuent à cause des tablettes. La concurrence des ventes par correspondance s’est accélérée avec la pandémie. L’e-book progresse : en 2019, le livre numérique intéressait 5 % des Français avec 2,3 millions d’exemplaires vendus contre 29 millions de livres papier. Les maisons d’édition souffrent : librairies temporairement fermées, séances de dédicaces en berne et pas d’aide particulière de l’Etat…

 

TRIBUNE : Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir raconter notre histoire (conséquences d’une société narcissique ?). Pour ceux qui souhaitent faire appel à un « porte-plume », donc utiliser une main d’œuvre extérieure, il faut compter sur un budget de 60 euros de l’heure ou en moyenne sur une somme de 3 000 euros. La volonté de transmettre l’histoire familiale n’intéressera que la famille des personnes concernées…Mais pourquoi pas ?

Pour les écrivains en mal d’éditeur, on peut conseiller de cibler, lorsque c’est possible, les spécialités de la société d’édition : policier, histoire, poésie…

Face à la pléthore d’éditeurs possibles, souvent les novices procèdent au hasard en utilisant un moteur de recherches sur Internet. Conforme à la moyenne européenne, la France compte près de 10 000 éditeurs. Dans le trio des plus importantes citons : Gallimard, Flammarion et Milan.

Si la plus ancienne maison d’édition est « Hachette » (1826) pour la France, soulignons que l’une des plus vieilles de la planète, c’est la « Cambridge University Press »  née en 1534 en Angleterre ! Il n’est guère étonnant que Cambridge soit l’une des meilleures universités de la planète !

 

Le parcours du combattant selon les différentes éditions…

 

Il existe trois types d'éditions en France : l'édition à compte d'éditeur est la plus connue et la plus sollicitée. L’éditeur accepte votre manuscrit et prend à sa charge tous les frais. Parfois, il peut même verser une avance avant même d’avoir reçu le manuscrit ! C’est le nirvana pour un auteur…

Publié chez « Michel Lafon », mon ouvrage « Tous les banquiers ne finissent pas en prison…Moi c’était dans la rue » a pu bénéficier de cette situation avantageuse. Pour la promotion de l’ouvrage trois attachées de presse : une pour le plan média national, une pour le régional et une autre qui partait à la recherche d’un producteur de cinéma ! Résultat après de nombreuses télés, radios nationales, journaux quotidiens, magasines, dédicaces rencontres dans de grandes librairies : plus de 6 000 exemplaires se sont vendus.

Sans médiatisation, les ventes vont être difficiles. Dans ce cas, il faut viser les médias régionaux, journaux, radios locales…

L'autoédition se répand à vitesse grand V. L’auteur s’occupe de tout (impression, diffusion, promotion…). C’est la certitude d’être édité mais les contraintes découragent souvent les velléitaires de l’écriture !

Et enfin, l'édition à compte d'auteur/ Elle est souvent confondue à tort avec la première, pour le plus grand désarroi des jeunes auteurs. L'édition à compte d'auteur consiste pour un auteur, à faire éditer ses ouvrages par un éditeur qui assure seulement la partie technique de l'édition et de la diffusion, en dehors du choix éditorial proprement dit.

C'est donc l'auteur qui paie les frais d'impression et de publicité de son livre. Certains éditeurs proposent de prendre en charge l’impression : on imprime qu’à la demande et de fait, l’auteur ne fait aucune avance. On peut donc aujourd’hui éditer sans bourse déliée. Attention aux éditeurs peu scrupuleux, aux annonces alléchantes « éditer gratuitement votre ouvrage, réponse assurée sous quinze jours ». Retenez que certains éditeurs ne répondent jamais, que d’autres demandent une participation de 800 ou 1 000 euros pour la correction des textes, en arguant du fait que la diffusion est impossible sans la participation d’un correcteur agréé. Argument fallacieux à plus d’un titre : il n’existe pas de correcteurs agréés, pas plus que d’impossibilité de diffusion, si ledit correcteur n’intervient pas. Restez vigilant, si c’est gratuit cela doit l’être jusqu’au bout ! 

 

 

Censure et chausse-trappes à tous les étages…

 

Au cours de ma carrière d’écrivain, j’ai eu le privilège d’éditer deux autobiographies à compte d’éditeur,  un recueil de poésies comme auto éditeur et une dizaine de recueils de poésie à compte d’auteur chez quelques sociétés d’édition.

Lorsque je souhaite une couverture personnalisée, je règle aujourd’hui une centaine d’euros, mais ce n’est pas imposé par mon éditeur. Tous les autres services proposés par l’éditeur, et payants, sont souvent inutiles : référencement sur des sites, invitation dans des « salons du livre ». Les « salons du livre » sont à votre charge (emplacement, hébergement, transport…) et ne concernent que les vedettes locales.

La majorité des auteurs présents ne sont que les faire-valoir des invités vedettes ! Pour la promotion, notons l’intérêt des réseaux sociaux, les contacts directs avec les correspondants de presse des journaux locaux, les radios locales.

Depuis plus de dix ans, Radio Avallon m’a toujours accordé des interviews lors de la publication de mes ouvrages ! Il est important de rédiger un texte de présentation et un CV personnalisé qui montre vos motivations pour sortir le livre. Une dernière précision : très récemment, je me suis vu refusé mon dernier manuscrit par quelques maisons d’éditions.

Mes poèmes constituent des pamphlets tournés contre le pouvoir, les ministres et notre président. Rien de méchant mais une forme de journal traitant nos élus à la manière des « chansonniers » d’hier. Souhaitant quelques précisions j’ai obtenu les précisions suivantes : « impossible d’éditer ce texte, trop engagé », « nous ne voulons pas de problèmes », « cela peut choquer certains de nos auteurs ou de nos lecteurs »…

Cerise sur le gâteau : « Il n’y a plus de liberté d’opinion aujourd’hui » et « allez chez Amazon, ils éditent n’importe qui » ! C’est sans doute cela la gloire du poète, se faire rejeter comme Eric ZEMMOUR et ultime consécration,  le poète embastillé pour propos inconvenants !

Madame « Anastasie », bonjour ! On pourrait dire anesthésie ! Retenons que l’origine grecque d’« Anastasie », c’est « résurrection » : la liberté ne meurt jamais. Pour les plus jeunes d’entre nous, « Anastasie », c’est le nom donné à la censure en France dès 1914 !

Tout le monde peut écrire et se faire publier à peu de frais, mais restons prudents, si la poésie et la dramaturgie font partie des arts majeurs, tout le monde ne pourra pas signer es qualité « artiste ».

La publication à la portée de chacun de nous, c’est sans nul doute une bonne chose offerte par le monde moderne. Attention, il faut beaucoup de travail : écrire, réécrire, corriger au moins cinq ou fois le texte, se faire corriger par un ou plusieurs amis ou membres de la famille.

Mon expérience : je me relis au moins une fois oralement, cela me permet de relever certaines erreurs, et lorsque je trouve que mon travail ne vaut rien et que c’est à vomir, là, j’arrête tout et il est temps d’envoyer le manuscrit à un éditeur ! « Sans travail, le talent n’est qu’une sale manie ». Georges Brassens.

 

Jean-Paul ALLOU

 

 

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