Les mamans devront prendre leur disposition pour ne pas se casser le nez devant les portes closes. Peut-être aussi les papas, également ! Un mouvement de grève d’amplitude nationale devrait contrarier quelque peu le bon fonctionnement des accueils périscolaires dans les écoles maternelles et élémentaires de l’Yonne ce vendredi. A l’instar de celles de Joigny qui ne pourront assurer le service…

 

JOIGNY : On s’attend à des suivis record ! Du jamais vu selon les syndicats qui sont fortement mobilisés. Le mouvement de grève des animateurs du périscolaire devrait affecter bon nombre d’établissements scolaires dans l’Yonne ce vendredi. La plupart des écoles maternelles et élémentaires devraient être touchées par ce mouvement aussi bien dans le secteur public que privé.

Parmi les principales revendications de ces professionnels : de meilleures conditions pour exercer leur métier, la revalorisation des salaires, davantage de formations et une reconnaissance améliorée au niveau des statuts. Rappelons que le secteur peine à recruter de nouveaux personnels.

Le préavis est uniquement valable sur la seule journée de ce vendredi 19 novembre et concerne tous les agents titulaires, les non titulaires, les vacataires des collectivités territoriales, les animateurs de loisirs, les agents spécialisés d’écoles maternelles (ASEM), les responsables d’animation loisirs, les AVS périscolaires…

 

 

A Joigny : pas d’accueil assuré ce vendredi…

 

Compte tenu de ce mouvement de grève, la Ville de Joigny s’est fendue d’un communiqué de presse pour signaler que les accueils périscolaires du matin et du soir ne seront pas assurés dans les écoles maternelles et élémentaires. Quant à la restauration scolaire du midi, elle continuera à fonctionner. Mais avec un personnel réduit. Aussi, la municipalité incite les parents qui le peuvent à garder leurs enfants durant le temps de restauration. Le repas, c’est une conséquence, ne leur sera pas facturé.

Pour l’heure, si les appels à la mobilisation ont été largement relayés via les réseaux sociaux, nul ne peut prévoir la portée de cette grève qui traduit l’extrême tension vécue au sein de cette filière professionnelle depuis plusieurs mois.

 

Thierry BRET

 

Prise de parole intéressante du parlementaire de l’Yonne ce mardi après-midi à la tribune du Palais Bourbon. Le député Les Républicains de la première circonscription est intervenu lors du vote sur la nouvelle loi se rapportant aux sapeurs-pompiers et à la sécurité. Objectif de son propos : positionner Auxerre en qualité de candidate en vue de l’installation d’un centre 15 18 (pompiers et SAMU) tel que le prévoit l’article 31 de la loi. Une manière réaliste de circonscrire définitivement l’incendie ?

 

PARIS : Se battre jusqu’au bout dans l’intérêt des Icaunais ! Déterminé et volontaire, Guillaume LARRIVE s’est exprimé à la tribune de l’Assemblée nationale ce mardi 17 novembre après-midi lors du vote sur la nouvelle loi se rapportant aux sapeurs-pompiers et à la sécurité.

Se faisant le porte-voix des 4 300 élus de notre territoire ayant choisi par une délibération favorable l’implantation d’un centre 15 18 dans la capitale de l’Yonne, l’élu Républicain a précisé que « la ville d’Auxerre était candidate à l’accueil de ce dispositif, mutualisant les appels aux sapeurs-pompiers (les rouges) à ceux destinés au SAMU (les blancs) ».

Un acte de candidature solennel prononcé dans l’hémicycle qui entre de plain-pied dans ce que prévoit l’article 31 de cette loi. En effet, celui-ci stipule que « dans plusieurs départements, des plateformes communes permettront de mutualiser les appels aux pompiers et les appels au SAMU, en composant un numéro unique, celui des appels d’urgence, à savoir le 112 ».

 

 

Le transfert du centre 15 d’Auxerre à Dijon : l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire…

 

En annonçant de manière officielle la candidature de la ville dont il est le député dans le cadre de ce projet, Guillaume LARRIVE entend bien obtenir gain de cause une bonne fois pour toute sur cet épineux dossier. Et aboutir par ce biais à sa résolution.

Déjà le 24 septembre dernier, il avait obtenu du Premier ministre Jean CASTEX alors en déplacement dans le nord de la Bourgogne qu’il suspende la décision de l’Agence Régionale de Santé (ARS), désireuse de la suppression du centre 15 à Auxerre. Afin de mieux le transférer vers Dijon !

Au nom des 103 députés membres du groupe Les Républicains à l’Assemblée, Guillaume LARRIVE s’est montré favorable à ce texte de loi qui est le fruit d’une véritable coopération entre les différents groupes de l’hémicycle. Sans omettre la concertation sénatoriale.

Espérant une application rapide et effective de cette proposition de loi, le parlementaire a évoqué ensuite les faits relatifs à l’Yonne. « Un exemple de ce qu’il ne faut surtout pas faire sur le plan administratif et qui doit amener à réfléchir sur ce qu’il faut réussir à faire au plan politique tous ensemble dans les mois qui viennent… ».

 

 

L’attitude bornée et bureaucratique d’un seul homme…

 

Puis, Guillaume LARRIVE de relater toutes les péripéties rocambolesques de ce dossier kafkaïen imputable à « l’attitude bornée du directeur général de l’Agence régionale de Santé » de l’époque. Un bras de fer qui aura duré in fine deux années.

« Il se trouve que j’ai été haut fonctionnaire avant d’être député, souligne l’orateur, et que jamais je n’ai rencontré un tel bureaucrate ! Il voulait absolument supprimer le centre 15 de régulation des urgences de l’hôpital d’Auxerre pour le transférer à Dijon…». En voilà un qui est habillé pour les quatre saisons !

Qu’ils soient de gauche, du centre, de droite, 4 300 élus de l’Yonne, ont protesté comme un seul homme contre ce projet de suppression farfelu.

« Ils se sont même battus pour qu’une plateforme physique commune au 15 et au 18 voie le jour dans la capitale de l’Yonne, unissant les rouges et les blancs. Peine perdue… ».

Il faudra attendre l’intervention de Jean CASTEX pour enrayer le jusqu’auboutisme du directeur général de l’ARS !

« Nous nous réjouissons de cette aide, poursuit à la tribune Guillaume LARRIVE.

Quant à la possibilité pour Auxerre d’expérimenter les vertus applicatives de cette plateforme commune 15 18, Guillaume LARRIVE dit banco.

« Nous y sommes prêts, y compris sur le plan budgétaire qu’il s’agisse de l’agglomération d’Auxerre, du Département ou encore du conseil d’administration du SDIS 89 ».

Comme qui dirait l’autre, il n’y a plus qu’à. Auxerre peut devenir assurément le poisson pilote expérimental de l’article 31 de la nouvelle loi. Personne, vu de notre chapelle, ne s’en plaindra puisque l’on parle d’altruisme et de sécurité…

 

Thierry BRET

 

 

 

Elle est bien bonne, celle-là ! Plutôt que de s’armer de patience encore quelques semaines pour profiter des premières oranges de l’Europe du Sud au moment de la Noël, on les importe directement depuis l’Océanie. Soit 17 000 kilomètres de voyage pour des fruits à l’empreinte carbone très marquée. Alors que la COP 26 stagne dans ses prises de décisions pour sauver la planète : on croit rêver !  

 

BILLET 

Lundi

 

L’on connaissait les oranges d’Espagne, du Maroc, voire d’Afrique du Sud : il faudra désormais compter avec celles d’Australie… Apparues cette semaine sur les étals d’une grande surface auxerroise, après avoir parcouru plus de 17 000 km ! L’empreinte carbone d’un tel voyage n’est pas anodine, mais l’on peut s’interroger aussi sur le fait que ces fruits venus des antipodes ne soient pas vendus plus chers pour autant. Laissant soupçonner des coûts de production ridiculement bas et des salaires qui ne le sont pas moins. Consommer des oranges australiennes faute de savoir attendre l’arrivée de leurs consœurs marocaines ou espagnoles est décidemment une idée absurde. Un peu comme si la France se mettait en tête de vouloir vendre des sous-marins à l’Australie !

 

Mardi 

 

Il y a 51 ans, disparaissait le Général de GAULLE. Lui qui dans son testament refusait toute récupération politique de sa mort, a du se retourner une fois de plus dans sa tombe, à voir tous ceux venus jusqu’à Colombey-les-Deux-Eglises se recueillir devant sa dernière demeure. Un pèlerinage traditionnel à la dimension mythologique, qui prend cette année un caractère obligatoire, élection présidentielle oblige ! « Ils sont venus, ils sont tous là… » aurait chanté Charles AZNAVOUR, « y’a même Django le fils maudit… » héritier ou héritière d’un parti qui en son temps, avait été soupçonné de vouloir attenter à sa vie. Toutes et tous sont passés par le vestiaire, espérant revêtir l’uniforme du Général, mais peine perdue, il ne restait que du XL, rien à leur taille !

 

Mercredi 

 

Après six mois passés dans la Station Spatiale internationale, Thomas PESQUET est revenu sur Terre. Courageux, sympathique, humble, sportif accompli, pédagogue, communiquant, disponible avec les médias, musicien à ses heures, l’homme témoigne d’un charisme sans pareil qui fait de lui le fils ou le gendre idéal ! L’histoire est trop belle, il faut bien lui inventer quelques défauts… Il paraitrait que sur ses bulletins scolaires, le petit Thomas était décrit comme étant souvent dans la lune et n’ayant pas les pieds sur terre !

 

Jeudi

 

Les cérémonies du 11 novembre ont marqué cette année une dimension particulière, avec l’hommage rendu au dernier compagnon de la Libération, Hubert GERMAIN, décédé le 12 octobre dernier. Parmi les personnalités présentes, les maires des cinq communes décorées de l’Ordre, dont celui de Grenoble, Eric PIOLLE, reconnaissable entre tous par le fait d’arborer une chemise ouverte, sans cravate. Une particularité vestimentaire partagée par l’édile auxerrois, Crescent MARAULT, lui aussi allergique en toutes circonstances au port de cette pièce identitaire, symbole pour les uns de respect ou d’hommage et pour les autres, de conformisme ridicule, au dress code démodé. A chaque période de l’Histoire ses résistants ! 

 

 

Vendredi

 

N’en déplaise à PREVERT, les feuilles mortes ne se ramassent plus à la pelle ! L’automne revenu, qu’il est doux le chant des souffleuses et autres aspirateurs se succédant sur nos trottoirs pour en faire disparaître la moindre charmille fanée. Qu’il pleuve ou qu’il vente, leurs décibels résonnent par les rues, imitant à la perfection l’écho d’une tronçonneuse ou d’un bolide de course, pour le plus grand plaisir des riverains ! Ne pourrait-on envisager de remplacer un jour le moteur thermique de ces engins du diable par une alimentation électrique sur batterie ? Au moins pour le confort et les oreilles de ceux qui les utilisent au quotidien...

 

Samedi

 

Milieu de terrain dans l’équipe féminine du PSG, Kheira HAMRAOUI a été agressée, son équipière, Aminata DIALLO, placée en garde à vue… Le club de la capitale une nouvelle fois dans la tourmente, après l’épisode tragi-comique du joueur parisien détroussé par un travesti croisé sur l’une des artères du Bois de Boulogne. Les filles sont en passe de jouer comme les garçons dans la « cour des grands », multipliant faits divers et révélations scandaleuses ! A quand une sextape avec de jeunes escort-boys à peine pubères ?

 

Dimanche

 

Dimanche 12 novembre 2096… La COP 101 vient de s’achever. Une édition marquée par le départ des derniers habitants du continent africain, ravagé par les flammes et des températures avoisinant les 60°… Ils rejoindront dans leur fuite, le milliard d’individus ayant quitté les zones côtières submergées par la mer, suite à la fonte totale de la banquise. L’infiltration de l’eau salée dans les nappes phréatiques ayant depuis longtemps annihilé la ressource en eau potable et supprimé toute agriculture. La fonte du permafrost a libéré depuis peu des gaz délétères et oblige la population européenne à porter un masque respiratoire pour tout déplacement extérieur… L’horloge de l’apocalypse va bientôt sonner mais les participants à la conférence se sont quittés rassurés, avec l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 5°C à l’horizon 2150…

 

Dominique BERNERD

 

 

 

 

 

C’est un pétard mouillé. Une négociation qui aboutit sur le vide sidéral ou tellement peu de choses ont été accordées in fine en faveur de la préservation de la planète. Du côté des instances nationales d’Europe Ecologie Les Verts, le terme d’échec est même évoqué pour qualifier cette réunion de Glasgow, synonyme de douche écossaise.  Constatation avec les deux signataires de cette tribune…

 

TRIBUNE: Après deux semaines d’intenses négociations internationales, la COP 26 s'est achevée samedi sur un accord au rabais. Cette COP est un énième échec face au plus grand défi de l’humanité : notre lutte commune contre le dérèglement climatique.

En effet, dans l’hypothèse où l’ensemble des mesures adoptées à Glasgow étaient respectées, nous serions sur un scénario catastrophe d’une augmentation de 2,7°C du réchauffement planétaire, d’ici à 2100. Alors que les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont augmenté de 64 % depuis 1992, cet attentisme est irresponsable. Les beaux discours du gouvernement français, empêtré dans son addiction au nucléaire et aux énergies fossiles, ont entravé la possibilité pour l’Union européenne de jouer un rôle moteur dans ces négociations.

Marquée par l'influence grandissante des lobbies, présents en grand nombre à Glasgow, cette COP ne permettra pas d’accélérer la sortie du charbon et des financements aux énergies fossiles: aucun calendrier de sortie des hydrocarbures n’étant évoqué dans le texte final.

 

 

D’autre part, le mécanisme de solidarité financière et de justice climatiquerevendiqué par les états les plus pauvres, a été sabordé par les Etats-Unis et l'Union européenneles pays riches ne voulant pas payer pour les dommages dont ils sont responsables.

Tristes constats, alors que la situation planétaire n’a jamais été aussi critique et alors que les solutions sont connues. En France et en Europe, se sont celles de la décarbonation de nos économies et d'un Green New Deal. Cela se joue en 2022, avec une présidence écologiste pour la France…

 

Alain COULOMBEL et Eva SAS

 

L’œuvre, grandiose, se nomme « Pinnaculum ». Un terme emprunté au vocabulaire latin désignant le pinacle d’un édifice. Une suggestion linguistique dont l’artiste a fait sienne. Elle baptise ainsi sa dernière création. Une pièce unique, composée de 91 modules que l’on admirera  à l’Abbaye Saint-Germain jusqu’au 15 janvier. Ce bonheur visuel se prolongera en parallèle à la galerie auxerroise Hors Cadre où seront dévoilées d’autres surprises…

 

AUXERRE: Du deux en un ! Mais, sur différents sites d’exposition. C’est ce qui caractérise le nouveau rendez-vous concocté par l’artiste Anaïs LELIEVRE avec son public. « Entre-lieux ». Au cœur de l’abbaye Saint-Germain, incomparable endroit patrimonial de cette bonne ville d’Auxerre. Mais, aussi, en concomitance, rue Joubert à la galerie Hors Cadre.

Un espace dédié aux créatifs à l’imaginaire fécond et débridé dont nous invite régulièrement à la contemplation de leurs œuvres la maîtresse de cérémonie Nathalie AMIOT. Une collaboration fructueuse entre ces deux personnages depuis la venue en résidence de la sculptrice en 2020 à l’école de Villefranche-Saint-Phal.

Jusqu’au 15 janvier, l’artiste dont le cœur résidentiel balance entre Marseille et Paris mais qui ne dédaigne pas s’aventurer hors des sentiers battus dans sa quête optimale de l’inspiration ultime et de l’aboutissement culturel (voyages en Islande, au Brésil et tout récemment en Arabie Saoudite) va investir le phare du patrimoine architectural de la capitale de l’Yonne. Cette abbaye Saint-Germain, boussole privilégiée des artistes et contemplateurs d’art de ce territoire.

 

Un plaisir qui se prolonge à la galerie Hors Cadre…

 

Les structures modulaires de l’artiste vont y côtoyer sans que cela dénote avec l’architecture séculaire. On y appréciera « Silicium 2 », à base de plexiglass imprimé du dessin « Vue microscopique de cristaux de silice », une structure en acier peint de belle dimension. On y regardera « Secousses », une série de céramiques. Ces porcelaines à la surface gravée avec une pointe métallique rappelleront la vocation initiale de l’endroit : un espace autrefois dévolu à la transcription de manuscrits.

Quant à la pièce la plus surprenante de l’exposition, « Pinnaculum 3 », elle est majestueuse et se dresse vers les voûtes gothiques.

Un plaisir ne venant jamais seul, Anaïs LELIEVRE sera également visible à la galerie Hors Cadre. Juste retour des choses pour illustrer la parfaite entente et cette belle collaboration faite en osmose avec Nathalie AMIOT. Une de ses toutes nouvelles installations y sera dévoilée. « Punctum 2 », une pièce coproduite par la galerie auxerroise et la Maison des Arts plastiques Rosa Bonheur. L’expérience sera immersive : le visiteur amené à déambuler au cœur de l’œuvre. Vision insolite garantie !

 

En savoir plus :

 

Exposition Entre Lieux

Anaïs LELIEVRE

Hors Cadre et à l’Abbaye Saint-Germain à Auxerre

Du 20 novembre au 15 janvier 2022.

 

Thierry BRET

 

 

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