Plus une minute à perdre pour assurer la conservation de l’emblématique édifice architectural, richesse du patrimoine culturel de la capitale de l’Yonne ! L’état de déliquescence avancée s’observe de part et d’autre du bâtiment séculaire rongé par l’humidité et le gel. Quant au toit du cloître, il est en piteux état avec ses bâches plastifiées qui cachent la misère : d’énormes trous où ruisselle en abondance la pluie. Un crève-cœur pour le maire-président Crescent MARAULT qui a intégré la réfection du site dans le cadre de son Projet de Territoire à dix ans. Chantier de réhabilitation à l’appui…

 

AUXERRE : Les choses sont claires comme cette eau de pluie qui détruit sournoisement les pierres de l’édifice depuis des lustres. Avant de parler de restauration de l’endroit, voire de son aménagement spécifique pour y optimiser le tourisme d’affaires et l’afflux massif de visiteurs à l’horizon 2027, l’essentiel parmi les priorités de ces travaux qui devraient débuter au cours du premier trimestre de l’année prochaine se situent bien ailleurs : c’est-à-dire la conservation de l’Abbaye Saint-Germain !

Il y aurait presque péril en la demeure à en écouter en filigrane les exégètes de l’édifice médiéval qui ont accompagné de leurs commentaires techniques, avisés et précis la visite du préfet de Région Fabien SUDRY, lundi en fin de matinée.

Un déplacement capital pour bien considérer l’ampleur des futurs travaux (surtout financiers !) auquel s’associaient le préfet de l’Yonne, Henri PREVOST (en visite la semaine dernière à Sens à la cathédrale elle-même en rénovation) et Crescent MARAULT, maire-président de l’Auxerrois.

 

 

Une Cité des arts et de la parole qui pourrait rester muette en cas d’absence de travaux…

 

Il est vrai que la nouvelle « Cité des Arts et de la Parole », au-delà de sa façade culturelle newlook qu’apprécie bon nombre d’Auxerroises et d’Auxerrois, a grand besoin d’un sérieux lifting pour retrouver enfin de sa superbe !

Une petite visite effectuée en catimini sous les toits du bâtiment principal laisse rêveur, dans la version cauchemardesque. Etat de délabrement garanti, revêtements au sol déplorable et une hasardeuse implantation d’une chaudière de plusieurs tonnes en hauteur qui laissent très perplexe !

Que dire de ces tôles et bâches en plastique qui enlaidissent les toits de ce majestueux édifice, chargé d’histoire et recelant des trésors uniques en France, posées çà et là au fil des ans pour tenter de résoudre la problématique principale, à savoir l’infiltration de l’eau !

 

 

Un projet global évalué à environ 35 millions d’euros…

 

Des rustines appliquées sur une jambe de bois qui font qu’à l’heure actuelle l’abbaye à défaut d’être la cité de la parole telle qu’elle devrait être dans sa flamboyance pourrait rester muette pour l’éternité à terme si l’on n’y remédie pas !

Crescent MARAULT, pour sa part, a décidé de relever le défi de ce chantier à la dimension pharaonique, au vu de l’importance des travaux. Il se dit affligé devant la dégradation du site. Et encore, il n’a peut-être pas tout vu !

Inscrivant ce projet de réhabilitation d’envergure (le chantier devrait courir sur cinq ans avec une demi-douzaine de tranches selon une enveloppe globale d’environ 35 millions d’euros), il a fait appel à la préfecture de Région et à son représentant, Fabien SUDRY, dans la perspective d’obtenir de louables subventions même si la Ville en mettra de sa poche, évidemment.

Les enveloppes européennes seront les bienvenues aussi pour mettre du beurre dans les épinards de ce très coûteux projet.

Rien que la réfection du cloître devrait générer le besoin d’un million d’euros. Douze millions seraient nécessaires à la phase de réhabilitation à proprement parlé. Un budget de 22 millions serait assuré pour les différentes phases d’aménagement du site.

« L’idéal, confie le maire d’Auxerre en contemplant le désastre imputable aux effets de l’érosion et de la pluie qui s’affichent sur les murs humides de l’église de l’abbaye, il nous faudrait obtenir 40 % de subventions des autres partenaires… ».

A terme, précisera-t-il en substance, l’abbaye Saint-Germain rénovée pourrait accueillir de 50 000 à 150 000 visiteurs d’ici une dizaine d’année, recevoir des séminaires et des colloques, devenir une place forte artistique et culturelle, s’ouvrir vers les quais de l’Yonne, être dotée d’un restaurant et de jardins.

Devenant ainsi le phare de l’attractivité touristique que la ville recherche tant pour attirer et capter l’intérêt des visiteurs venant de plus en plus loin…

 

Thierry BRET

 

 

 

 

Les bras levés au-dessus de la tête, l’heureuse gagnante des primaires de la droite républicaine savoure son succès. Un large sourire s’affichant sur son visage rayonnant. D’ailleurs, le score de ce second tour de scrutin est net et sans appel.

Qualifiant ainsi sa victoire en triomphe avec 61 % des suffrages électroniques recueillis contre 39 % à attribuer à son dauphin, l’inattendu et très surprenant Eric CIOTTI. C’est la liesse avant l’heure dans le camp des Républicains qui depuis leur QG entrevoient déjà l’ouverture en grand des portes de l’Elysée.

Il faut cependant relativiser et tempérer les ardeurs trop optimistes de reconquête des aficionados de la droite et du centre droit traditionnel.

Si succès il y a, et ce de manière incontestable et légitime pour la présidente de la Région Ile-de-France, qui aura su tirer avec efficience son épingle du jeu face aux deux autres poids lourds engagés dans la course, Xavier BERTRAND et Michel BARNIER, le chemin devant la propulser au Nirvana suprême de la plus haute instance du pouvoir de la République est encore très long.

Un parcours, par ailleurs, semé d’embûches et de chausse-trappes de tout crin que d’illustres de ses prédécesseurs dans sa propre famille politique ne sont pas parvenus à accomplir jusqu’à son terme : François FILLON, rattrapé par d’insidieuses affaires, et Alain JUPPE, écarté de la compétition alors « qu’il incarnait le meilleur d’entre tous les Républicains », selon la célèbre formule imputable à Jacques CHIRAC !

Même le toujours très populaire ex-président de la République et influent parmi les arcanes de la droite classique Nicolas SARKOZY y a laissé des plumes. Dès le premier tour des primaires de la droite en 2017 où il fut battu à plate couture, ne pouvant convaincre un électorat qui lui était jusque-là fidèle.

 

 

Les partisans d’Eric CIOTTI en arbitre de la présidentielle 2022 ?

 

Le premier de ces douze travaux tentaculaires à la Hercule à laquelle la lauréate LR devra s’atteler dès la semaine prochaine, c’est incontestablement le rassemblement de sa propre famille politique. Qui apparaît, malgré la façade de franche cordialité et de convenance sympathique sous le feu nourri des projecteurs des médias, beaucoup plus fragilisée et divisée qu’il n’y paraît.

D’une part, le poids au sein de l’appareil politique du plus radical des représentants de la droite républicaine Eric CIOTTI est loin d’être anodin. Un peu plus de 39 % des 148 000 militants encartés au sein du parti LR et désireux de s’exprimer par leurs voix, ce n’est pas rien.

D’ailleurs, quelques heures après l’annonce des résultats, deux des plus sérieux rivaux de Valérie PECRESSE à la présidentielle 2022, Marine LE PEN et Eric ZEMMOUR se sont déjà fendus de demandes de ralliement à leurs propres causes auprès des soutiens du candidat défait.

 

 

Lequel n’a jamais caché ni ses liens de camaraderie ni sa préférence de vote dans le cas d’un second tour face à Emmanuel MACRON pour Eric ZEMMOUR !

Jusqu’où iront donc l’intérêt et la fidélité à l’esprit de la famille LR chez les partisans du parlementaire des Alpes-Maritimes qui devient indubitablement l’arbitre de ces présidentielles ? Une chose semble évidente au vue des divergences très nettes d’opinion qui existent au sein de la famille gaulliste sur certains grands dossiers prioritaires que la porosité des voix LR sera certainement une réalité palpable en avril prochain.

 

 

Rassembler l’ensemble de la droite et du centre droit : un terrain de jeu délicat…

 

A un degré moindre parce moins clivant que les susnommés partisans précédents, un son de cloche identique pourrait ternir quelque peu les velléités conquérantes de la lauréate si les déçus du premier tour ne la suivaient pas à ses côtés dans cette aventure à 100 % !

A ce titre, en vaincu honorable et tolérant dans l’acceptation de la défaite, Xavier BERTRAND semble beau joueur et tout acquis à la cause de Valérie PECRESSE pour la suite du périple élyséen. Alors qu’il était le candidat préféré des Français se reconnaissant dans les valeurs de la droite traditionnelle selon les innombrables sondages d’opinion d’avant la primaire…

Mais que penser, a contrario, de l’attitude plus que mitigée et nettement contradictoire de l’européaniste Michel BARNIER qui a accusé le coup après la défaite en soutenant la gagnante du bout des lèvres ! Une attitude étrange qui ne grandit pas ce haut personnage de l’Etat en matière d’humilité…et d’esprit de famille !

Le second chantier de Valérie PECRESSE qui se plaît à rappeler à tout va qu’elle peut le faire pour vaincre Emmanuel MACRON en avril prochain alors que sa côte de popularité au premier tour n’a jamais excédé 12 % (!), devra fédérer toutes les composantes de la droite et du centre droit pour y parvenir.

Un terrain de jeu risqué, nettement plus vaste et plus ardu que de s’approprier les suffrages des 150 000 militants que comptent aujourd’hui Les Républicains dans l’Hexagone.

D’autant que cette frange de la population citoyenne est très courtisée par le locataire de l’Elysée qui en a fait l’une des clés de voûte de sa tactique inédite (le « en même temps » de pure politique avec la gauche et la droite réunies sous la même bannière identitaire au gouvernement). Et que les extrêmes convoitent également avec avidité et appétit les déçus de la droite « molle » ou trop encline à flirter de près avec le pouvoir en place à l’heure actuelle.

Il restera ensuite à Valérie PECRESSE à élargir le champ d’action à l’ensemble des citoyens français de tout bord. Quel que soit leurs appétences politiques et leurs appartenances à une caste sociale.   

La présidente de la Région lle-de-France ne manque ni de courage ni d’audace pour y parvenir. En outre, la première de ses victoires est de placer pour la première fois dans l’histoire de la famille gaulliste une femme sur la plus haute marche du piédestal présidentiable. C’est une opportunité rarissime qu’elle ne voudra pas gâcher…

 

Thierry BRET

 

 

 

C’est sous le sceau de la confiance et de l’entente cordiale qu’a été renouvelée la convention de partenariat établie de longue date entre la Fédération des Caisses régionales de Crédit Agricole de Bourgogne Franche-Comté et le Conseil régional de l’Ordre des Experts comptables. Objectif de ce renouvellement de bail : l’intérêt de la clientèle commune…

 

DIJON (Côte d’Or) : Un dénominateur commun uni ces deux partenaires de la sphère économique régionale : la satisfaction optimale de la clientèle. Le plus souvent en étroite similitude entre ces deux institutions que sont la Fédération des Caisses régionales de Crédit Agricole de Bourgogne Franche-Comté et le Conseil régional de l’Ordre des Experts comptables.

Ce pont qui relie ces deux structures professionnelles s’est davantage consolidé cette semaine avec la signature du renouvellement de ce partenariat, organisée au siège de l’établissement bancaire à Dijon.

C’est là que le directeur général de la banque verte sur notre territoire, Emmanuel VEY, a apposé son paraphe au bas du document symbolisant la poursuite de cette coopération établie dans la confiance.

Il devait être imité quelques instants plus tard par le président du Conseil régional de l’Ordre des Experts comptables Eric CORRET. Un responsable trop heureux de voir se pérenniser dans la durée ce partenariat, s’inscrivant comme une totale évidence.

Dans l’absolu, ce partenariat permet de soutenir les entreprises du territoire qui doivent faire face aux soubresauts économiques engendrés par la crise sanitaire.

« Nous allons poursuivre ce soutien, devait préciser Vincent VAPPEREAU, responsable du marché des professionnels au sein du Crédit Agricole Champagne-Bourgogne.

Ce dernier faisait immanquablement allusion aux prêts garantis par l’Etat (PGE), abondamment accordés par la banque leader des secteurs agricoles et viticoles en France.

Il devait conclure ses propos en rappelant que le Crédit Agricole met tout en œuvre pour accompagner la relance et les transitions, qu’elles soient énergétiques ou numériques.

 

En savoir plus :

 

La Fédération des Caisses régionales de Crédit Agricole de Bourgogne Franche-Comté regroupe quatre caisses régionales : Centre-Est, Centre-Loire, Champagne-Bourgogne, Franche-Comté.

Cette entité agit au quotidien dans l’intérêt de ses 1 271 633 clients.

Plus de 2 milliards d’euros de crédits destinés aux entreprises et aux agriculteurs ont été accordés cette année.

Le réseau des experts comptables accompagne deux millions d’entreprises.

En Bourgogne Franche-Comté, l’Ordre des Experts comptables représente 620 professionnels inscrits au tableau de l’Ordre, 714 sociétés d’expertise comptable, 84 associations de gestion et de comptabilité, 124 experts comptables stagiaires, plus de 6 000 collaborateurs.

 

Thierry BRET

 

 

L’instant est à graver dans le marbre. De celui dont on fait les anecdotes croustillantes de l’histoire. Avec un grand « H » à l’échelle de notre territoire. Il aura donc fallu attendre plus d’une décennie, et un spectaculaire coup de booster ces derniers mois, pour que se finalise enfin (et une bonne fois pour toute peut-on l’espérer) la finalisation du plan de financement qui va permettre de donner le coup d’envoi des futurs travaux du contournement sud d’Auxerre. Pas avant 2023…

 

AUXERRE : Midi pile, en ce lundi 29 novembre de l’an de grâce 2021 ! La préfecture de l’Yonne, et plus spécifiquement le grand bureau du maître de ces lieux, est en pleine effervescence.

Logique : au moment même où l’astre diurne aura atteint son zénith au-dessus des nuages gris de cet automne revigorant, les représentants de la sphère publique, eux, apposeront au bas d’un document classique leurs précieux paraphes, synonymes d’accord de partenariat.

Des signatures qui vont changer considérablement la physionomie de la capitale de l’Yonne et de l’Auxerrois. Notamment au plan de la fluidité de sa circulation routière.

Dans un intervalle temporel compris entre 2023 et 2026. Le temps que se construise enfin le contournement sud de la ville. Une arlésienne qui se mue désormais en probable réalité pour les plus vieux des habitants qui n’y croyaient plus depuis longtemps !

 

L’investissement du préfet en médiateur consensuel…

 

Alors que le dossier piétinait depuis des lustres à en faire perdre la tête de bon nombre de riverains, victimes collatérales des axes routiers stratégiques reliant le flux de circulation du nord et de l’est vers l’ouest, quelques mois à peine auront suffi in fine pour que la tournure des choses change vraiment.

Le serpent de mer a donc refait surface au meilleur des moments : celui des élections régionales où la plupart des candidats au perchoir suprême du boulevard de la Trémouille à Dijon avaient coché dans leurs mémos ce projet antédiluvien qui faisait du surplace depuis si longtemps.

On se souvient d’ailleurs de cette bataille de chiffres, livrée entre le candidat des Républicains Gilles PLATRET et le maire de Nevers, porte-étendard de La République en Marche, Denis THURIOT. A l’époque, on parlait de 35 millions injectés par la Région pour boucler le volet financier. Restait à l’Etat de définir avec exactitude ce qu’il comptait allouer à ce projet.

 

 

Une partition écrite, à plusieurs mains avec en plus la Ville, le Département et l’Agglomération de l’Auxerrois. Autant d’acteurs institutionnels et autant d’heures de tractations, âpres et sans relâche, pour arriver au résultat de ce jour. En ce lundi 29 novembre à la lumière blafarde !

Celui qui aura su jouer l’art de la médiation et du consensus avec aisance n’est autre que le préfet de l’Yonne Henri PREVOST. Très investi sur ce dossier car il en a bien perçu les conséquences salvatrices au niveau de l’intérêt général, le représentant de l’Etat multipliera rencontres et rendez-vous avec les différents partenaires pour que tous aillent dans le même sens. Celui du consensus plutôt que de la division. Un investissement reconnu et apprécié par l’un des ardents défenseurs de cette future réalisation, le député Guillaume LARRIVE qui a félicité le représentant de l’Etat pour sa « ténacité ».

 

 

Des travaux qui commenceront en 2023 si tout va bien !

 

Dans l’absolu, les premiers coups de pioche retentiront en 2023. L’achèvement de cette déviation tant attendue est programmé trois années plus tard. Il faudra donc encore s’armer de patience du côté des riverains, un tantinet excédés, par l’afflux de poids lourds passant juste devant leurs fenêtres…

Quant à la répartition financière de ce concept évalué à 129 millions d’euros, elle se présente de la manière suivante : 34,5 millions d’euros à la charge de l’Etat, à peu près autant (34) pour le Département, 25 millions de la part de la Région (dix millions de moins par rapport aux annonces faites par certains candidats lors de la campagne des régionales), 22,5 qui incombent à l’Agglomération de l’Auxerrois et 13 millions tout pile émanant de la Ville d’Auxerre.

Il n’y a plus qu’à croiser les doigts maintenant pour que le projet démarre et ne prenne pas de retard avec le cahier des charges ! Ni qu’une énième poussée pandémique ne vienne le perturber…

 

Thierry BRET

 

 

 

Jusqu’à quand ? C’est la question que bon nombre d’entre nous se pose dorénavant au sujet de la vaccination permettant de lutter contre la COVID-19. Une interrogation revenant en boucle auprès de la population de plus en plus ulcérée de devoir poursuivre le lancinant processus vaccinal sans que l’on sache vraiment de quoi il en résulte. Tant au niveau des conséquences imputables à sa propre santé que sur l’efficience même de ce sérum, performant uniquement sur une courte période de six mois.

Tels de bons petits moutons de Panurge que nous sommes tous ou presque, 90 % de nos concitoyens ayant déjà reçu au moins une dose de ce produit que l’on nous a vendu à force d’arguties optimistes comme un antidote miraculeux sont invités dès le mois de décembre à prendre rendez-vous sur la plateforme DOCTOLIB afin de se voir injecter la précieuse troisième dose.

Celle qui nous absout de tous les maux ! Celle qui nous redonne l’espoir après les miasmes de l’incertitude ! Celle qui apparaît enfin comme nécessaire pour ne pas perdre l’unique avantage de ce dispositif après lequel tout le monde se raccroche : le passe sanitaire !

Un passe qui est devenu l’un des enjeux majeurs de cette troisième campagne massive d’injections qui se préfigure dans l’Hexagone. Puisqu’il fait l’objet d’un curieux marchandage de la part du gouvernement : si les receveurs de la seconde dose du vaccin tardent à réagir avant de se faire administrer leur troisième piqûre, au-delà d’un délai de sept mois, badaboum ! Ils perdront tout naturellement le bénéfice du fameux passe sanitaire, le saint des saints de ces sésames à conserver coûte que coûte afin de pouvoir vivre librement en fréquentant les lieux culturels, les bars et restaurants, les cinémas et théâtres, les enceintes sportives, etc.

Un chantage pour le moins cynique de la gouvernance actuelle qui n’a pas trouvé mieux que de pénaliser les Français, en proie déjà à une série de problématiques sociétales et économiques qui volent en escadrilles comme le disait le regretté Michel AUDIARD, en les stigmatisant plus qu’il n’en faut !

 

 

Pourquoi ne pas avoir instauré un bonus suggestif autour de la 3ème injection ?

 

Pourquoi, en effet, avoir imposé encore une fois une méthode employant la manière forte avec le coup de règle métallique sur le bout des doigts pour faire avaler une pilule indigeste à laquelle plus personne ne croit, y compris dans les milieux autorisés ?!

Le répressif demeure malheureusement, même en démocratie, toujours le seul moyen prioritaire pour gouverner un pays. En enfonçant bien profondément la tête de celles et de ceux qui souffrent et qui ne mangent pas à leur faim au quotidien dans une eau glaciale.

Le suggestif n’aurait-il pas été plus louable en somme pour inciter les Françaises et les Français à aller se faire titiller la peau par la pointe acérée de la seringue sous la forme d’un bonus alloué par l’Etat ?

Celles et ceux de nos concitoyens qui font montre de bonne volonté et d’extrême patience depuis plus de vingt mois que dure cette sinécure sans égale aux origines naturelles de moins en moins certaines au vue des scénarii catastrophes à répétition qui s’enchaînent auraient pu être récompensées de leurs efforts comme dans le cadre d’un schéma de la pure méritocratie par exemple.

 

 

Trop de répressif tue le répressif avec les risques que l’on sait…

 

Les idées fourmillent tellement dans les esprits éclairés de nos besogneux technocrates des ministères et autres corps d’Etat que la lumière aurait pu jaillir de façon plus honorable pour les concitoyens que la énième sanction qui vous tombe une fois de plus sur la tête comme le ciel menaçait jadis les Gaulois.

Faites votre troisième dose et recevez un bon d’achat ! Dépêchez-vous de vous faire piquer afin de prolonger votre abonnement avec tel ou tel concept en manche avec l’Etat, ou profiter du « Black Friday » pour prendre votre rendez-vous sur la plateforme DOCTOLIB (encore eu-t-il fallu qu’elle fonctionne avec efficacité et n’explose pas en vol assaillie de demandes tous azimuts depuis ces dernières soixante-douze heures !) pour gagner une ristourne sur une quelconque fiscalité qui grève considérablement les budgets des ménages !  

Voilà ce que nous autres, pauvres naïfs libres penseurs, aurions aimé entendre de la bouche du ministre de la Santé Olivier VERAN lors de sa prise de parole à la tonalité morose et monocorde ce jeudi midi, à vous couper l’envie de manger !

Mais, non ! Fi de tout cela puisque c’est totalement utopique et absurde de l’envisager dans nos systèmes de gouvernances actuelles, pourtant dits modernes et civilisés. Voire progressistes !

Le répressif dans la crise sanitaire qui s’additionne au répressif de la conjoncture dans la crise économique et sociale, sans omettre le répressif dans la façon d’aborder la transition environnementale et énergétique font qu’au total trop de répressif tue le répressif. Comme on le dit souvent de l’abondance d’informations !

Au-delà de la troisième dose, rendue quasi obligatoire pour toutes celles et tous ceux de nos compatriotes ayant déjà reçu les précédentes, troisième dose qui en appelle forcément d’autres à moyen terme en 2022 (Israël administre dès à présent le quatrième rappel !), l’Hexagone n’en peut plus de ce mode de stratégie répréhensible distillé à toutes les sauces, à tous les étages et à toutes les strates de la maison France.

C’est sûr, hormis les 6,5 millions de personnes qui se sont abstenues par idéologie, marginalité ou par nécessité médicale de recevoir les sérums imaginés par des laboratoires un peu trop mercantiles, la majeure partie des Français (et j’en suis) recevront leur troisième injection entre décembre et février 2022.

Une dose supplémentaire contre la garantie du passe qui pourrait avoir l’effet de l’overdose sanitaire définitive à quelques encablures des présidentielles…

 

Thierry BRET

 

 

 

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