La tentative d’assassinat perpétrée sur la personne de l’écrivain britannique Salman RUSHDIE – la fatwa prise par les dirigeants de l’Iran en 1988 le condamnant à mort n’a jamais été levée depuis – rappelle que l’obscurantisme reste toujours aussi vivace et n’a pas été éradiqué de notre planète. Loin s’en faut dans un contexte géopolitique plus chaotique que jamais. Le maire de Joigny ne s’est donc pas fait prier durant l’Assomption pour réagir sur les réseaux sociaux…

 

JOIGNY : Conformément à ce qu’il avait annoncé sur la toile au cours de ce long week-end de l’Assomption, l’édile de Joigny et président de la Communauté du Jovinien Nicolas SORET a dû vérifier, dès le mardi qui a suivi, si l’ouvrage de Salman RUSHDIE trouvait bonne place parmi les rayonnages des deux bibliothèques de la ville.

Un ouvrage au nom très évocateur, « Les Versets sataniques », qui aura valu à son auteur de connaître la gloire, certes, mais surtout de vivre sous protection policière depuis trois décennies. Depuis la publication d’une fatwa, émanant des hauts dignitaires du pouvoir iranien en 1988.

Or, la récente tentative d’assassinat contre lui survenue lors d’une conférence littéraire donnée à New York ravive les plaies de celles et ceux qui croient bec et ongles aux valeurs de la liberté d’expression et luttent contre les relents nauséabonds de l’obscurantisme. Un obscurantisme qui reprend sérieusement du poil de la bête en cette année 2022 avec moult dérives totalitaires des autocraties…

 

 

L’un des fervents défenseurs de cette liberté de pensée, y compris par voie de presse, n’est autre que le vice-président de la Région Bourgogne Franche-Comté Nicolas SORET. Il s’est ému de ce fait divers tragique qui rappelle que l’existence ne tient qu’à un fil sur les réseaux sociaux.

« Que l’œuvre de Salman RUSHDIE circule est, à mes yeux, la plus forte des réponses à la lâche agression dont a été victime l’auteur britannique… a écrit l’élu de l’Yonne. Puis de préciser : « Seules les lois de la République sont aptes à délimiter la liberté d’expression ».

Un Nicolas SORET déterminé à encourager la liberté d’expression et qui demeure « Charlie », hier, aujourd’hui et demain…

 

Thierry BRET

 

 

De qui se moque-t-on à la fin ? Sommes-nous les éternels dindons de la farce ou alors nos quotients intellectuels d’Occidentaux sont devenus tellement évanescents au fil des décennies que nous ne possédons plus une once de jugeote ni de discernement !

Sur le registre des sanctions économiques que nous avons, nous autres les Occidentaux et en particulier les Européens, décidé de déployer face à l’ogre russe, il est aussi limpide que de l’eau de roche de constater que les premières victimes de ce couperet très perfectible sont les Européens eux-mêmes ! Un état de fait qui procure une grande joie à peine voilée au maître du Kremlin comme de manière plus insidieuse à la Maison Blanche…

Pauvres Européens que nous sommes, coincés entre l’enclume et le marteau, le cynisme des uns et l’hypocrisie affichée en façade des autres !

Force est d’observer que cinq mois après le déclenchement de cette barbarie sans nom qui se joue sur le théâtre des opérations en Ukraine, à deux heures de vol de Paris et à quelques milliers de kilomètres à peine de chez nous, les victimes collatérales de ce conflit sont les pays de l’Union européenne.

 

 

 

Peut-on entrevoir le bout du tunnel alors que celui-ci n’est même pas construit !

 

 

On aura beau tancer le tyran de Moscou d’infléchir ses positions, de respecter enfin sa parole donnée – vingt-quatre heures après avoir signé les accords de coopération à la libre circulation des céréales ukrainiennes sous l’égide des Nations Unies et de la Turquie par la mer Noire, les Russes balancent déjà leurs premiers missiles meurtriers sur un centre de traitement desdites céréales dans le port d’Odessa ! -, il faut se rendre à l’évidence : rien n’y fait !

Et nous autres, depuis Bruxelles, avec notre diplomatie endimanchée et conventionnelle, trop condescendante à la limite du supportable, de l’utopie et de la faiblesse, tentons de faire passer la pilule en y croyant encore !  

Pendant ce temps-là, les Français à l’instar des Européens, souffrent dans leur quotidien. Et ce ne sont pas les atermoiements, les cris d’orfraie et les gesticulations des parlementaires qui peinent à trouver des solutions potables et pérennes pour leurs administrés qui y changeront quelque chose.

D’usine à gaz – sans jeu de mot ! – aux préconisations de bout de chandelle, les choses tentent tant bien que mal de se mettre en place au Palais Bourbon afin de peaufiner des textes de loi sur le pouvoir d’achat et la maîtrise des dépenses énergétiques qui n’empêcheront pas nos concitoyens de connaître une zone de turbulence sans nom dans laquelle ils ne sont pas prêts de sortir.

Cela pourrait être un proverbe chinois : mais avant de voir le bout du tunnel et sa lumière salvatrice, encore eu-t-il fallu qu’il y en ait un vers lequel s’engouffrer !

 

 

 

On n’est plus à une surprise près, voire à une aberration de plus en géopolitique…

 

  

Etre solidaire de l’Ukraine et de sa liberté inconditionnelle au nom des Droits de l’Homme et de tous les sacro-saints principes internationaux qui régissent ce bas monde est une chose louable à bien des égards. Mais, devenir les vassaux de tout un système parallèle où l’inflation, la corruption et la spéculation sont reines en légitimant le bien-fondé de certains états et leurs appareils économiques en est une autre !

Du fait de leur indécrottable naïveté et de leur frilosité patente, les démocraties européennes n’ont pas su anticiper la catastrophe planétaire qui nous gagne chaque jour.

Faisant des yeux de Chimène à un Vladimir POUTINE de plus en plus arrogant et brutal, empereur absolu du cynisme, de la perfidie et du mensonge depuis vingt-deux ans de pouvoir.

Laissant faire un Viktor ORBAN, « prince » de Hongrie, qui selon ses caprices et ses sautes d’humeur nationalistes, se transforme en girouette du jour au lendemain avec la bénédiction urbi et orbi de son mentor, l’homme du Kremlin, toujours là bien placé dans l’ombre et en embuscade pour faire ployer les démocraties que nous représentons !

Ce même ORBAN qui est opposé depuis le début aux sanctions économiques envers la Russie – même si elles ne servent à rien et se retournent tel un boomerang contre leurs auteurs ! - ne vient-il pas de donner cette semaine un grand coup de pied dans la fourmilière européenne en se plaçant sous la protection énergétique durable (et gazière) de son ami de toujours, le résident de Moscou !

Et dire que la Hongrie est membre à part entière de l’Union européenne – elle profite très largement de ses deniers sous formes de subventions sonnantes et trébuchantes qui lui permet d’exister – et de l’OTAN ! Mais, sous le boisseau de la géopolitique, on n’est plus à une surprise près, ni à une aberration de plus !

 

 

 

Apprendre à vivre dans l’Europe de l’austérité et de l’angoisse permanente…

 

 

On pourrait en dire tout autant de l’autocrate si humaniste de Turquie qu’est Recep Tayyip ERDOGAN, qui en grand seigneur et digne héritier de l’empire ottoman abat ses cartes au jour le jour comme au jeu de poker – entre bluff, tricherie et mensonges – pour tirer la couverture à soi.

Oui, mais après la pluie de missiles russes qui vient de fracasser les installations portuaires d’Odessa et son centre de traitement des céréales, et surtout le pseudo accord sur lequel il a planché depuis tant de jours, le dirigeant de ce pays hautement stratégique doit fulminer et l’avoir mauvaise après la dernière vacherie signée de son ex-ami POUTINE ! Gare à sa réaction !

Pendant ce temps-là, nous l’avons dit les peuples européens sont invités à se serrer la ceinture, à réduire le chauffage, à consommer moins de carburant en privilégiant la mobilité douce – un euphémisme que celui-ci dans les zones rurales ! -, à se passer de moutarde (fabriquée il va de soi en Ukraine !), à vivre et à se complaire dans l’austérité éternelle (faites ce que je dis, pas ce que je fais !), à se projeter dans un futur anxiogène et sans lueur d’espérance, et si possible à ne pas émettre d’avis personnel ni avoir l’once d’une idée positive pour s’en sortir ! En bons moutons de Panurge que nous sommes.

Bienvenue donc dans cette Europe du XXIème siècle aux pieds d’argile qui vacille assurément…

 

Thierry BRET

 

 

 

On le sait depuis l’époque bénie des années 70 : la France ne possède pas de pétrole – ni de gaz à une petite exception près, située dans le Sud-Ouest de l’Hexagone à Lacq – mais a des idées à revendre à l’infini pour lutter efficacement contre les crises énergétiques successives !

En cet été 2022, après la célèbre et infantile formule de la « Chasse au gaspi ! », le nouveau mot d’ordre à populariser auprès de nos concitoyens davantage préoccupés dans l’instant pour trouver une place sur la plage afin d’y poser leur serviette de bain se nomme le « plan de sobriété ».

Une terminologie, certes bien moins sexy au plan de la sémantique inhérente au marketing que l’original de 1973, déjà voulu à l’époque par la gouvernance étatique.

Que l’on rassure, d’entrée de jeu, les « cigales françaises » déjà parties en vacances, celles qui sont adoratrices de joyeuses noubas prévues au camping des flots bleus la période estivale revenue !

Dans le cas présent, il n’est pas question de se la jouer modérato sur le registre du rosé pamplemousse servi à l’apéritif du midi ou du mojito de début de soirée avant de se rendre en discothèque pour s’y éclater comme une bête !

Ce « plan de sobriété » ne concerne nullement la consommation d’alcool qu’aurait pu instituer bien naturellement la Sécurité routière avant que chacun ne prenne le volant en y ajoutant un peu d’une nécessaire pédagogie.

Non, ce plan newlook dont les contours ont été expliqués lors de la conférence de presse du Président de la République le 14 juillet dans les jardins élyséens se rapporte à la consommation énergétique.

Nettement plus coûteuse, moins digeste, sans saveurs et qui vous laisse vraiment la « gueule » de bois si l’on ne n’y prend garde, côté factures !

 

 

 

Pallier à la suppression des sources énergétiques russes…

 

 

Or, les ingrédients de ce plan se nomment le gaz et l’électricité. Ah bon, il ne se limiterait qu’à ces deux composantes du mix énergétique de l’Hexagone ? Alors, que les carburants servant à alimenter nos moyens de locomotion flambent aussi facilement qu’une pinède des Landes, soumise au geste abruti d’un pyromane qui y balancerait par négligence son mégot de cigarette…Sans possibilité aucune de circonscrire le sinistre !

Pour l’heure, c’est donc bel et bien le gaz et l’électricité qui sont dans le collimateur du chef de l’Etat. Logique, en fait, puisque les Russes devraient progressivement couper le robinet nourricier qui permet à cette « brillante » Europe de l’énergie de ne plus être dépendante du régime autocratique de POUTINE. Il aura fallu plus de deux décennies de relations mensongères à la limite du cynisme et d’un conflit meurtrier à l’est du Vieux continent que subissent au quotidien les Ukrainiens pour s’apercevoir que les dirigeants de l’Union européenne avaient fait fausse route sur toute la ligne en se livrant pieds et mains liés au bon-vouloir du dictateur « rouge ».

Donc, le message est on ne peut plus clair dans la bouche du Président Emmanuel MACRON. Désormais, il va falloir se passer de la précieuse énergie, vitale pour le chauffage des particuliers et l’activité des entreprises (on peut y ajouter aussi le pétrole qui représentait plus de volume à l’import) dans nos modes consuméristes de demain. Sauf que demain, commence à l’instant !

 

 

 

Les limites du parc nucléaire hexagonal sujet de préoccupation…

 

Au cœur de l’été, alors que les « cigales » se prélassent sur leurs chaise-longues, doigts de pieds en éventail et aux antipodes de toutes ces considérations budgétaires – et après une saison où les Français n’ont pourtant guère été épargnés en vicissitudes de tout poil si l’on y ajoute les réminiscences de la COVID-, le Président de la République joue à la « fourmi ». Prévoyante, pragmatique, pédagogue, précautionneuse…Mais dans le rôle qui est finalement le sien.

« Il faudra consommer moins de gaz et d’électricité ! ». Serait-ce annonciateur de potentielles coupures qui surviendraient cet hiver en France ?

On sait que nos voisins allemands, dépendants à près de 65 % des importations de gaz russe, ont déjà pris le taureau par les cornes en ne donnant plus accès à l’eau chaude dans les habitats collectifs l’après-midi. Pour peu que l’électricité leur soit coupé lors de la diffusion d’un épisode de la série si soporifique « Derrick » et ce sera le comble de la malchance Outre-Rhin !

Autre facteur important dans le choix décisionnel du chef de l’Etat : la mise à l’arrêt de bon nombre de réacteurs nucléaires en France qui aurait besoin d’un sérieux relooking. Une petite vingtaine sur un parc qui en totalise 56.

 

 

Un plus pour la planète : de quoi nous rendre le sourire !

 

Dans l’absolu, le Président a demandé aux administrations et aux grandes entreprises de plancher sur le sujet, afin de préparer un programme aux multiples entrées qui sera applicable dès l’automne.

D’une part, les éclairages dès la nuit venue vont être revus à la baisse. Qu’ils s’agissent de la voie publique mais aussi des édifices accueillant des collectivités et des entreprises qui parfois laissent toutes les lumières se consommer la nuit juste pour l’esthétisme ou par négligence ?

D’autre part, il appartiendra à chacun d’entre nous de réduire sa consommation personnelle de gaz et d’électricité à domicile. L’objectif étant de réduire de 10 % la consommation énergétique d’ici 2024.

Une diminution qui, si elle ne changera pas drastiquement notre confort de vie, aura aussi des répercussions très bénéfiques pour la planète du fait du réchauffement climatique dont l’on constate au quotidien – et plus que jamais cet été – les désastreux effets sur notre environnement.

 

Thierry BRET

 

« L’été sera chaud, l’été sera chaud, dans les t-shirts, dans les maillots, de la Côte d’Azur à Saint-Malo… » ! La ritournelle entêtante du regretté Eric CHARDEN revient à la surface de ces morceaux populaires les plus programmés sur les ondes radiophoniques à chaque été depuis 1978.

Sauf que cette fois-ci, on pourrait presque plagier la célèbre chanson en y ajoutant le couplet suivant : « l’été sera chaud…surtout pour les porte-monnaie et les comptes en banque des Français qui vont flirter avec le rouge vermillon côté dépenses frisant avec l’interdiction bancaire à la rentrée » !

Tant l’inflation est omniprésente autour de nous, invitée surprise et très désagréable de cette France qui vibre pourtant depuis une semaine déjà au rythme des vacances estivales. Le sacro-saint baromètre psychologique et vital de nos concitoyens, excédés et usés après une saison emplie de très bonnes nouvelles !

 

 

L’été de « porcelaine » des Français qui n’en peuvent plus de l’inflation galopante…

 

Une inflation galopante et incontrôlable qui prend ses sources entre les retombées de la crise sanitaire qui n’en finit pas de perdurer et de se rappeler à notre bon souvenir – « on a retrouvé la septième vague de COVID dans l’Hexagone et non la septième compagnie dans le film ! » -, le conflit à l’est de l’Europe qui a bon dos pour nous faire avaler les pilules de plus en plus indigestes de l’illogisme – tout le monde sait pertinemment que la moutarde se fabrique entre Kiev et le Donbass ! -, les prix des carburants et des énergies qui tutoient les sommets galactiques de la hausse des prix faisant flamber les profits et les dividendes des producteurs et de leurs affidés, depuis ceux de l’OPEP jusqu’aux distributeurs et autres intermédiaires en tête. Sans oublier l’Etat, qui au passage pratique la taxation au prix fort, de sa propre fiscalité sur l’ensemble de ces produits, considérés non pas comme de première nécessité pour le commun des mortels !

Il est vrai que tous les Français roulent à l’électrique – c’est bien connu ! -  et se déplacent lors de leurs trajets personnels/professionnels à vélo ou via les transports collectifs leur offrant le cadencement le plus approprié et le moins cher possible !

Quelle blague ! Dans quel état d’esprit, les Français abordent cet été de « porcelaine » - clin d’œil à un autre faiseur de tubes estival lui aussi trop tôt disparu, Mort SHUMAN ! – avec cette invitée surprise dans leurs bagages ?

Cette inflation si insolente et malheureusement implacable qui va les accompagner à la moindre excursion venue, au camping ou à l’hôtel, dans leurs locations, sur la plage ou dans le premier estaminet venu où ils auront envie de se poser pour y boire un verre ?

 

 

 

Les plages privées : entre prix prohibitifs et domaine public !

 

Il faut mieux en rire plutôt que d’en pleurer ! La « vulgaire » chaise-longue, posée sur le tapis de sable chaud de la plage bondée de garnements hurleurs et de férus du Tour de France, faisant brailler leur radio presque sous vos oreilles, peut vous coûter entre 20 à 30 euros selon des tranches horaires, réduites à la baisse, du côté de la Méditerranée !

La prestation se banalise à l’ensemble des plages françaises – tiens, tiens, il ne faut pas oublier que l’accès libre et GRATUIT aux plages est on ne peut plus limpide à la lecture du texte de loi datant de novembre 2015 qui rappelle à cet effet que le littoral appartient au domaine public et doit rester accessible à la libre circulation ! Donc, point de plages privées avec leurs vendeurs de prestations exorbitantes !

En outre, pour couronner le tout, on agrémente cela de l’indispensable parasol afin de se protéger le derme des brûlures pernicieuses de l’astre diurne et hop, vous ajoutez dans l’escarcelle du plagiste, dix à vingt euros supplémentaires selon là-aussi des spécificités horaires qui ne peuvent excéder une matinée ! On aimerait le référent officiel des barèmes tarifaires appliqués, peut-être à la tête du client ?

 

 

Trop « chères » vacances familiales…

 

C’est aussi sans compter sur les boissons rafraîchissantes et salvatrices, les en-cas servant de collation pour faire passer la petite faim qui vous tenaille l’estomac, l’ambre solaire dont on doit impérativement s’enduire le corps – si, si, même sous l’onéreux parasol puisque les UV détruisent tout sur leur passage comme les enzymes gloutons des produits lessiviels ! -, les glaces (de 8 à 15 euros le cornet empli de ses multiples boules de produits industriels, insipides au goût et beaucoup trop sucrées ! -), et voilà qu’une simple journée de farniente, amplement méritée, et peut-être vécue en famille (aïe, aïe, aïe si la famille est nombreuse !), peut très vite virer au cauchemar pour les finances si l’on tombe tête-bêche dans les pièges et autres arnaques à touristes dont certains professionnels de France, comme d’ailleurs, sont très friands durant la période des cigales. L’objectif étant de faire cracher au bassinet les pauvres consommateurs que nous sommes tous, dont certains sont déjà à la limite de l’apoplexie côté endettement !

Cela n’empêchera pas 21 millions de nos compatriotes de partir en juillet sur leurs lieux de villégiature – ils seront 24 millions à le faire au mois d’août -, et de profiter comme il se doit de ce qui reste l’une des meilleures périodes conviviales de l’année.

Même avec des budgets en berne – Elisabeth BORNE prophétise déjà des lendemains difficiles dès l’automne avec la flambée des tarifs gaziers et de l’énergie -, les Français tenteront tant bien que mal d’oublier leur quotidien proche de la morosité.

En évitant, espérons-le, les pièges de la spéculation malveillante de certains professionnels plus doués pour les arnaques que la vente et en consommant sans doute au rabais, dans bon nombre des cas, se serrant d’un cran supplémentaire la ceinture…

 

Thierry BRET

 

 

Soyons pragmatique ! Pour cet été, beaucoup de Français, au vu de l’inflation galopante observée depuis plusieurs mois sur les prix des carburants, ont décidé de bouleverser leurs habitudes et de troquer leur moyen de locomotion habituel à quatre roues au profit des sacro-saints transports collectifs. Ceux dont on nous vante tant la qualité de services et la fiabilité horaire parmi les sphères de la gouvernance.

De la mobilité collective, que ce soient le ferroviaire ou l’aérien, qui, soit dit en passant, a pris elle-aussi un sérieux coup de chaleur inflationniste au niveau de ses titres de transport depuis peu. Il est vrai qu’il faut bien répercuter l’envolée expansionniste et surtout spéculative des prix dont ceux du kérosène ou de la fée électricité ; la SNCF demeurant, et de loin, le premier consommateur de l’énergie électrique en France.

Pour les autres – enfin, celles et ceux des Français qui peuvent encore se payer des vacances l’été venu ! -, il n’existe pas d’alternatives envisageables si ce n’est d’honorer  la facture plein pot de l’essence ou du diesel à la pompe, ou de rechercher avec une extrême vigilance la borne de recharge électrique qui leur permettra de poursuivre leur chemin en toute sérénité. Ce qui ne sera pas aussi simple sur des autoroutes bondées de l’Hexagone, aux dires des spécialistes !

 

 

Les mauvaises nouvelles s’accumulent en cascade …

 

Et comme une nouvelle, bonne ou mauvaise, n’arrive jamais seule, les juilletistes Français comme leurs comparses de l’étranger ayant choisi de visiter notre beau pays vont pouvoir se délecter avec un plaisir évident – on les comprend ! – de l’une des grandes traditions estivales hexagonales, en ces moments de bien-être et de farniente si attendus : la grève dans les moyens de transport !

Il ne manquait plus que cela ! Aussi réguliers que les tiers prévisionnels de la fiscalité qui s’abattent sur les contribuables s’acquittant de leurs impôts – du moins pour celles et ceux des Français qui en paient encore !, ou des feuilles jaunies par les intempéries qui tombent des arbres à l’automne, plusieurs mouvements de grève ont fait leur retour intempestif à la une de l’actualité depuis une semaine.

Avec comme cibles privilégiées à satisfaire côté désagréments : celles et ceux de nos compatriotes mais aussi de nos amis touristes étrangers qui aspirent à du repos, de la tranquillité, de l’oubli, du calme, de la recharge naturelle de ses batteries personnelles, etc.

 

 

 

Créer le maximum de gêne et de perturbation…

 

Forcément, les objectifs des syndicats qui ont nécessairement un monceau de revendications à négocier avec leurs directions – avec n’en doutons pas le pouvoir d’achat qui se délite et des conditions de travail où la pénibilité et le manque de main d’œuvre tiennent le haut du pavé constituent le gros du morceau à faire avaler aux dirigeants et actionnaires des entreprises ! – sont d’apporter le maximum de gêne et de perturbation à travers le pays lors d’une période bien sériée. L’époque des départs en congés reste la cerise sur le gâteau !

Comme le disait avec son humour irrévérencieux et décalé le regretté COLUCHE à propos du droit de grève, « les syndicalistes ont tellement l’habitude de ne rien faire que lorsqu’ils font grève, ils appellent cela une journée d’action ! », nos pauvres vacanciers risquent donc une fois de plus d’être les dindons de cette sinistre farce annuelle et de sentir la moutarde leur monter au nez avec ces nouvelles turbulences estivales à l’horizon, signes de retards, annulations, frustrations, « emmerdes » multiples et connexes...

Or, cela tombe bien : de la moutarde, les consommateurs n’en trouvent plus le moindre pot dans les rayons dépourvus des grandes surfaces de l’Hexagone ! Car, comme chacun le sait, la moutarde est un produit alimentaire typique de la Russie et de l’Ukraine ! La spéculation se cache dans les moindres recoins de notre « paillasson consumériste » sociétal…

 

 

Meilleure parade contre la grève dans les transports : rester chez soi !

 

Alors après la crise sanitaire qui nous revient de plus belle, les sempiternels tracas du boulot, la guerre qui frappe à la porte de l’Europe, les menaces des terroristes, les effets spéculatifs d’une poignée de profiteurs sur le dos de tous les autres et maintenant ces grèves qui s’instaurent systématiquement à chaque période de vacances – vivement la Toussaint et Noël pour en vivre d’autres ! -, et si, finalement, chacun restait chez soi !

Afin de profiter pleinement de son cadre de vie et à découvrir son département de prédilection en s’adonnant au tourisme de proximité – en l’occurrence l’Yonne ! - pour faire la nique à tous ces mouvements répétitifs qui ne concernent in fine que celles et ceux qui travaillent déjà et qui en font tourner plus d’un en bourrique, à la moindre période festive venue. Une suggestion pas si bête à méditer, non ?

 

Thierry BRET

 

 

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