Cela ressemble étrangement à la fameuse émission qui fit les beaux jours du monde cathodique, « Vis ma vie ! ». Sauf que dans le cas présent, ce fut moins long et immersif ! Mais, qu’importe les comparaisons ! Le vice-président de la Région en charge des finances, du développement économique et de l’emploi s’est prêté de bonne grâce à l’exercice sans renâcler : concevoir ses premiers éclairs et croissants aux côtés de l’un des maîtres de la boulange icaunaise, Laurent BISSON !

 

CHEVANNES : Plantons le décor. Celui-ci est pour le moins singulier. Le lieu, déjà, est sans équivoque. L’arrière-cour de l’une des plus gustatives boulangerie-pâtisserie, grâce à ses produits, de notre territoire, celle tenue par Laurent BISSON, et son épouse. Des esthètes des métiers de bouche et de l’artisanat, avec un grand « A ». Un maître de l’apprentissage et de la transmission des valeurs. Là, dans les soupentes de leur très belle vitrine se déroule presque un « conseil de guerre » autour de la filière qu’il est impératif de préserver, voire de sauver tant les contraintes et les charges actuelles pèsent sur les épaules endolories des professionnels qui ne savent plus à quels saints se vouer. A défaut de ne pouvoir recruter convenablement et honorer ainsi les carnets de commandes.

 

 

Un tablier de professionnel comme tenue de travail !

 

Face au couple qui tient vaille que vaille le cap malgré tous les aléas de l’existence – le mental chez lui est primordial -, un petit aéropage d’institutionnels, heureux de se trouver là. On y recense Dominique NUNES, porte-étendard de la CNAMS de Bourgogne Franche-Comté, Jean-Marc THIRION, secrétaire général de l’U2P régionale – l’Union des entreprises de proximité, celles que préfèrent et de très loin les Français ! -, David MARTIN, son représentant sur le territoire de l’Yonne et Jean-Pierre RICHARD, ce dernier possédant la double casquette d’ambassadeur de la CAPEB de l’Yonne – une confédération positionnée sur le bâtiment, domaine un peu trop éloigné des métiers de bouche sauf si on loupe la cuisson de son pain en le rendant dur comme du fer ! -, et de présider à la destinée de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat depuis l’automne.

Tous n’ont d’yeux que pour l’un des invités qui ayant revêtu un tablier de professionnel va dans quelques instants (et en quasi exclusivité devant nous) s’adonner à une technique – un art ? – qu’il n’est pas censé maîtriser, soit la conception d’un éclair, avant de réitérer l’expérience dans une autre partie de l’atelier où se confectionnent les croissants.

 

 

 

La boulangerie-pâtisserie, le matin ; l’ébénisterie, l’après-midi…

 

Exercice périlleux de surcroît pour les non-manuels, auquel vont tous se soumettre les visiteurs du jour (sauf Jean-Pierre RICHARD qui préfère se concentrer sur la dégustation desdits croissants produits lors de la fournée du matin, en quoi il a parfaitement raison car élaboré avec du beurre, ils sont très goûteux !).

Découverte originale que celle-ci ! Elle s’inscrit dans le cadre de l’excellente opération de l’U2P, baptisée sobrement « le Printemps de la proximité ». Une sensibilisation concrète, sur le terrain, servant à mettre en lumière les secteurs et métiers issus de cette « proximité ».    

D’ailleurs, dans sa déambulation du jour, Nicolas SORET – c’est bien de lui dont il s’agit pour ouvrir le bal de l’éclair le plus réussi en manipulant la douille emplie de pâte – hérite de deux points de chute dans sa mini-tournée artisanale : la boulangerie-pâtisserie de Laurent BISSON à Chevannes et l’atelier d’ébénisterie d’art de Julien CORDIER, à Irancy, un professionnel habitué aux visites officielles. N’avait-il pas accueilli un jour le préfet de l’époque Patrice LATRON qui s’était essayé avec bonheur à la découpe de bois en utilisant une scie ?!

 

 

Un « apprenti » boulanger qui a réussi son travail…

 

Nicolas SORET a donc endossé l’habit d’artisan du jour. C’est-à-dire que l’élu régional s’est mis dans la situation (un bref instant) du boulanger-pâtissier pour préparer les ingrédients servant à sa production matinale.

Les éclairs, tout d’abord (pas si facile que cela de leur donner un aspect digne de ce nom sur une table de travail !), puis ensuite, les croissants dont il faut savoir rouler entre les doigts, et avec technicité, la pâte avant d’obtenir le résultat définitif, après l’avoir découpée à l’aide d’un cutter !

Le maire de Joigny aura été également très attentif aux propos de ses hôtes lors des échanges oratoires, prenant soin d’écouter la suite de difficultés et problématiques rencontrées au quotidien par ces professionnels lève-tôt puisqu’exerçant leur labeur dès potron-minet.     

Quant à la production du jour, de l’avis de Laurent BISSON, elle fut bonne à mettre à la cuisson. Le jeune « apprenti » boulanger Nicolas SORET s’est donc bien sorti du pétrin en mettant la main à la pâte !

 

Thierry BRET

 

 

C’est de l’or en barre. Une pépite parmi les pépites. Le saint du saint de la haute couture à la sauce franc-comtoise. Créateur, styliste et chef d’entreprise, le talentueux garçon originaire de Besançon a séduit le jury du concours Talents BGE 2022, en glanant deux distinctions, le prix de l’artisanat et le prix de la popularité sur Facebook. Du grand art !

 

JOIGNY : La classe et la distinction. La maturité et le professionnalisme. Le coup de patte, aussi, à l’appréciation visuelle de la robe de mariée, issue de son imaginaire créatif devant subjuguée par la suite le jury.

A la tête de sa structure entrepreneuriale, curieusement baptisée « L’Engrenage » - mais on comprend très vite le sens au fil de ses explicatifs, le Bisontin Bertrand ROMUALD a survolé la récente édition du concours des Talents de la BGE où une vingtaine de chefs d’entreprise régionaux concouraient dans une demi-douzaine de catégories. Nous y reviendrons dans un prochain article pour en donner les impressions d’ensemble.

Parmi eux, catégorie « artisanat » : Bertrand ROMUALD, garçon bourré d’audaces et d’ingéniosité qui, il est vrai, s’est taillé une solide notoriété sur son secteur de prédilection depuis une dizaine d’années.

 

 

Pas étonnant qu’il ait empoché deux titres au terme de ce concours, globalement de très belle facture.

Ingénieux, doué, ayant le sens du marketing et la bosse du commerce, il est normal après coup de retrouver le jeune homme sur ce piédestal, auréolé de succès et félicité chaleureusement par les organisateurs de la cérémonie (Arnaud MERIC et Eric FREYSSINGE pour la BGE) et les partenaires de cette belle opération incitative à l’expression artisanale et à sa promotion (Banque Populaire,  Crédit Agricole, Région, CERFRANCE, FIDUCIAL…).

Ce jeune créateur de mode figure de très belle manière dans « l’engrenage » de la réussite ! A suivre de très près !

 

Thierry BRET

 

 

On n’a pas fini d’additionner le nombre de chômeurs, issus de la filière de l’automobile, sur le Vieux continent. Surtout après le virage catégorique qui a été pris il y a quelques jours par le Parlement européen. Une décision nette et sans bavure, et sans l’ombre d’une consultation citoyenne bien entendu, qui si elle contente les férus du tout électrique à outrance – en général celles et ceux qui ne mettent jamais les pieds dans un habitacle automobile de leur existence -, ne satisfait nullement les utilisateurs journaliers de la motorisation thermique.

Les faits sont très simples. Dès 2035, la vente de véhicules neufs équipés d’un moteur thermique sera à jamais proscrite de l’Union européenne.

Une décision arbitraire de la part d’élus et technocrates européens zélés, plus habitués à se mouvoir en avions et en trains pour se rendre à Bruxelles et à Strasbourg, qui engendre des conséquences sans doute très mal maîtrisées par leurs auteurs à l’avenir.

La première d’entre elles est naturellement d’ordre économique, vu sous le prisme social de l’emploi. Plus de 2,6 millions de salariés européens exercent leurs activités professionnelles quotidiennes dans ce secteur, qui fut hier encore l’un des fleurons industriels du savoir-faire de notre continent en termes d’exportations et de chiffre d’affaires.

La pléthore d’enseignes, connues et reconnues aux quatre coins de la planète, l’atteste : l’Europe de l’automobile, c’est de la valeur ajoutée pour ses constructeurs, de la visibilité internationale, de l’innovation, de la performance et du business. Mais, voilà, le « c’est » va inexorablement se transformer en « c’était » !

 

 

Des centaines de milliers d’emplois sur la sellette : quid de ces salariés ?

 

La réalisation des véhicules électriques nécessite des chaînes de montage allégées par rapport à celles existantes pour fabriquer des modèles thermiques. Question liminaire que tout à chacun est en droit de se poser : comment va s’effectuer cette reconversion dans les années à venir ? Avec le corollaire inéluctable que, sans doute les élus et technocrates européens ont dû volontairement occulter de leurs votes au Parlement, quid de l’employabilité de ces salariés, condamnés aux licenciements massifs et devant pointer au chômage en croisant les doigts pour espérer rebondir ? Quid de la sous-traitance industrielle de l’automobile, tellement malmenée après la crise de la COVID, qu’elle en est déjà obligée de fermer les portes de certaines usines. Et sur ce registre, l’Yonne en sait quelque chose !  

Sachant que celles et ceux qui ont dépassé la ligne rouge de la cinquantaine dans leurs entreprises respectives seront justes bons à « aller aux plotes » et survivre comme ils le pourront !

PFA, la Plateforme de l’automobile, - celle-ci rassemble tous les acteurs de la filière en France - estime de son côté que « cent mille emplois sur les quatre cent mille que compte le secteur » seraient proprement menacés de disparaître à cause de cette révolution technologique qui privilégie nettement plus le matériel que l’humain.

 

 

L’Europe de l’exemplarité « électrique » mais à quels prix en termes d’emplois ?

 

Avec en toile de fond, et il ne faudrait pas l’omettre la protection environnementale, certes. Une sauvegarde de la nature – prioritaire pour le devenir de la Terre, c’est sûr  – mais qui a bon dos pour liquider sans crier gare des milliers d’emplois et jetés des salariés vers la précarité ; une préservation qui est plutôt malmenée dans le contexte international actuel dont se moquent éperdument comme de leur première chemise la plupart des états de cette planète ! Notamment les pays émergents mais aussi les Etats-Unis, la Chine, l’Inde ou la Russie qui avec ses 60 000 obus journaliers s’abattant sur le Donbass se « contrefout » de polluer l’atmosphère que nous respirons !

A contrario, l’Europe de la « moralisation » et des « valeurs » va devenir, une fois que le Conseil européen se sera aligné – ce qui est une évidence – sur les décisions prononcées par le Parlement, le seul et unique continent du globe à éradiquer la présence sur son sol de toute automobile alimentée par un moteur thermique. La belle affaire au plan de l’exemplarité. Mais à quels prix sur le volet strictement humain ?

En outre, on le sait déjà : la fabrication de ces véhicules électriques et de ses principaux composants dont les batteries se fera…hors d’Europe dans l’attente de créer les unités de production dans nos pays. Notre industrie ne peut y pourvoir à l’heure actuelle. On ne rattrape pas des années de déshérence industrielle en claquant des doigts !

 

 

Des véhicules électriques loin d’être « vert » à fabriquer !

 

Quant aux composants nécessaires à la conception de ces véhicules, parlons-en ! Selon Michel KOZEL, ancien responsable d’ECTI 89 – une association de cadres seniors qui interviennent dans les entreprises et les conseillent - : « Si une automobile électrique n’émet pas de gaz à effet de serre lors de son utilisation, il faut en revanche évaluer tout le processus jusqu’à son élimination. S’ils ont été améliorés, les moteurs thermiques peuvent l’être encore en termes de consommation et d’émission de particules fines, grâce notamment aux pots catalytiques… ». 

Quant aux véhicules électriques, tout n’est pas aussi « vert » qu’on nous le présente à grand renfort de publicités, non plus ! Il faut noter que des particules fines sont produites par l’usure des pneumatiques, des plaquettes de freins, et l’abrasion du bitume des chaussées. Du fait du poids des batteries – elles sont conçues en Asie et supposent un bilan carbone important afin de les acheminer vers l’Europe -, la voiture électrique use davantage les pneus ce qui engendre une augmentation de particules de carbone !

Pour être tout à fait complet sur le sujet, sachez que du cuivre est aussi utilisé dans un véhicule électrique. Avec une extraction minière qui exige beaucoup d’électricité et qui est le fait, le plus souvent dans les pays producteurs à l’instar de la Colombie, d’une centrale thermique alimentée par du charbon ! Or, ce même minerai arrivant tout droit d’un pays « voisin » de l’état andin : la Nouvelle-Zélande !

Enfin, le cobalt, autre élément indispensable à l’électrique, est extrait en République Démocratique du Congo par des enfants – ils seraient plus de 25 000 ! – à trimer sang et eau dans des conditions inhumaines et impitoyables. Mais, de cela, tout le monde s’en moque, y compris les « bobos écolo citadins » qui se gargarisent d’améliorer chaque jour leur environnement immédiat via l’électrique ! Et encore, pour celles et ceux qui possèdent une voiture, ce qui est rare à Paris !   

Ce dernier élément, sur l’exploitation des enfants dans les mines, aurait-il également ému les élus et technocrates européens lors de leur choix pour imposer le tout électrique en 2035 ?!

 

Thierry BRET

 

« Ah, qu’ai-je fait de mon existence ! ». Voilà de sempiternels regrets qui ne cessent de s’additionner aux remords, une fois la fin de carrière aboutie. Toutefois, ce n’est pas au moment de prendre sa retraite qu’il faut se lamenter sur son triste sort à la manière d’un acteur de tragédie grecque ! « Vingt ans déjà… aurait rétorqué Alexandre DUMAS que la V.A.E. est fonctionnelle dans le paysage de la formation hexagonale. Une V.A.E. accessible à tous et dont il faut s’imprégner pour transformer en mieux sa vie professionnelle…

 

AUXERRE : La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) souffle de la plus belle des manières les vingt bougies de son existence. Elle bénéficie d’une semaine spéciale qui lui est entièrement consacrée en Bourgogne Franche-Comté jusqu’au 17 juin. Grâce à la Région, d’une part, organisme ayant la compétence autour de la formation et de l’apprentissage. Mais, aussi, d’autre part, de Pôle Emploi. Une VAE qui se décline en différents modèles, plus vertueux les uns que les autres et dont ont su profiter, ne serait-ce que par le biais de l’établissement public régional, 146 personnes au niveau de la contrée, dont 23 pour le seul territoire de l’Yonne.

Serait-ce l’argument moteur qui aura justifié le lancement officiel de ladite manifestation depuis le siège auxerrois de Pôle Emploi, ce lundi en milieu de matinée ?

 

Une tangente pour faire rebondir sa carrière…

 

En tout cas, Isabelle LIRON, vice-présidente de la Région, en charge de la formation professionnelle, des demandeurs d'emploi, mutations économiques et dialogue social territorial, mais aussi de la transition professionnelle pour les besoins de prévention sur les secteurs en tension et en difficulté, se sera acquittée d’une visite matinale du site de la rue Guynemer. Elle y rencontrera celles et ceux des demandeurs d’emploi ayant eu vent de cette semaine anniversaire. Pôle Emploi n’ayant pas lésiné sur la communication par ses canaux habituels.

La VAE est un dispositif utile et judicieux qui demande à être connu, et reconnu. Rappelons que cet outil favorise l’obtention d’un diplôme, un titre ou un certificat de qualification à partir de l’expérience professionnelle, ou du bénévolat. Donc, c’est un moyen de progresser dans le cadre d’un plan de carrière, voire de choisir une tangente pour rebondir vers une autre branche professionnelle qui était peut-être jusque-là insoupçonnée.

 

Exploiter toutes les opportunités offertes par le sésame VAE…

 

Alors que le taux de chômage s’établit à l’heure actuelle à 6,5 % - ce n’est certes pas la panacée du plein emploi mais jamais les entreprises tous secteurs confondus n’avaient eu autant de besoin en main d’œuvre -, il est peut-être nécessaire de s’interroger sur son profil de carrière, VAE à l’appui ! Peut-être pour progresser vers une nouvelle fonction dans l’entreprise qui vous salarie ou sauter tout bonnement sur la moindre opportunité qui se présenterait à vous, ailleurs, garante d’un rebond.

Donner un sens aux diverses expériences vécues, tant dans le milieu associatif que professionnel, représente une formidable opportunité de se mettre en lumière aux yeux d’un employeur. Outre la sécurisation d’un parcours carriériste, la VAE se compare un sésame dont il faut exploiter la moindre possibilité.

Parmi les demandes les plus courues, l’année dernière, figurent les filières d’éducateur spécialisé, d’acteur dévolu à la petite enfance, à la mécanique, à la coiffure.

 

 

De six à dix-huit mois d’accompagnement…

 

S’immiscer parmi les 43 rendez-vous que concoctent la Région et Pôle Emploi en Bourgogne Franche-Comté offre un sérieux panel de tout ce qu’il faut savoir et appréhender sur la thématique. Avec le concours d’une trentaine de partenaires, institutionnels, consulaires et entreprises.

Isabelle LIRON le précise, à ce propos, « cet anniversaire – premier du genre -  se compose de webinaires, de rencontres, de mises en situation, de plateaux. Un melting-pot de rendez-vous où seront présentés les acteurs de l’accompagnement, les financements mobilisables, les acteurs socio-économiques du territoire.

A ce titre, la VAE ne s’improvise pas. Elle se prépare de façon méthodique, engageant le bénéficiaire sur de longues périodes d’introspection professionnelle pouvant osciller de six à dix-huit mois.

 

Un taux de réussite qui excède les 60 %...

 

Face à cela, les professionnels de la Validation des Acquis de l’Expérience sont parfois confrontés à des craintes, des atermoiements de la part d’un public ne croyant pas à la méthodologie. Un processus trop austère, très long et difficile à aborder, exigeant aussi puisque sanctionné par un diplôme. La réponse de ces spécialistes ne se fait pas attendre.

Yves HUTIN, directeur départemental de Pôle Emploi, le martèle à maintes reprises : « notre objectif est de rassurer ces publics sur le concept en le démystifiant. Il est question de remise en confiance. D’aides financières, aussi… ».

La Région y pourvoit. Sachant que le tarif peut allègrement osciller entre 500 et 1 500 euros selon le niveau de la formation. Rien qu’en 2021, 33 demandeurs d’emploi ont eu recours à un financement spécifique pour mener à bien leur opération. Pôle Emploi, intervenant quant à lui, sur les frais annexes.

« Au bout du compte, lâche Séverine DUTREIX, directeur de l’antenne auxerroise de Pôle Emploi, c’est le demandeur ne paie rien… ».

A l’échelle de l’Hexagone, 500 000 personnes ont déjà choisi ce moyen de revalorisation de leur carrière depuis 2002. Mais, il ne faut jamais oublier que 60 % de suiveurs de cette VAE, à l’époque sans emploi, ont pu se « vendre » mieux auprès d’un employeur et retrouver le chemin de la vie active.

 

Thierry BRET

 

Ah, cette fameuse « égalité » dont on nous parle tant depuis des années ! On nous la sort à toutes les sauces depuis si longtemps ! Un  mythe ? Une réalité ? Une douce utopie qui berce encore de leurs illusions perdues les militants de toutes les causes justes ou injustes de cette planète, ou celles à réaliser dans l’intérêt de la Nation !

Inscrit au fronton de tous les édifices municipaux de France et de Navarre, le mot ne peut que hanter les esprits chagrins de celles et ceux qui ont encore quelques neurones opérationnels dans leurs cerveaux non lobotomisés par l’influence néfaste des réseaux sociaux et qui souhaitent réfléchir sur le sujet lorsque revient le doux temps des élections.

« Liberté, Egalité, Fraternité » ! Il est vrai que sur le papier, ces trois termes, associés les uns les autres, claquent de manière spectaculaire et enthousiasmante au vent.

On finirait presque par y croire comme assujetti à la méthode Coué tant ce joli zéphyr qui souffle parfois à nos oreilles est porteur d’espérances mais qui, malheureusement, le plus souvent retombe telle une gougère mal cuite au fond d’un plat inconsistant ! Sans saveur, il va de soi…

 

 

Le total désaveu avec la Déclaration des Droits de l’Homme…

 

D’ailleurs, du temps de la Révolution française, n’avait-on pas ajouté de façon subreptice la « mort » à cette triade sémantique populaire dont se seront inspirés les fondateurs de la République. Sans doute trop fort de café en termes de mauvais goût, l’« intrus » a été éjecté de la formule qui n’avait de magique que celle d’être adoptée in fine par la France et sa gouvernance à partir du 27 février 1848. Une reconnaissance républicaine dans toute sa splendeur. Aura-t-elle été appliquée ?

La liberté et l’égalité sont d’ailleurs étroitement unifiées de manière historique. On connaît le refrain : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ; les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune… ».

Il faut relire en soupesant le moindre mot de l’article premier de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen datant de 1789. Pour mieux en comprendre le total désaveu, aujourd’hui, dans ladite société dite contemporaine et de progrès où nous sommes. Quelle foutaise que la société de ce vingt-et-unième siècle, insipide et désarmant, où l’humain est revenu à l’âge de la barbarie et de l’ignorance !  A la limite du Moyen-Age…

 

 

 

 

« Les cons de l’année prochaine sont déjà là… »…

  

Où sont passées les « libertés » et cette « égalité » dont on se gargarisait jadis à ces époques si glorieuses qui ont donné naissance aux Lumières et aux philosophes ? En l’espace de deux décennies, depuis que le monde a basculé dans ce nouveau siècle qu’André MALRAUX souhaitait pourtant de tous ses vœux « spirituel », l’Humanité dans son ensemble a régressé comme jamais.

Avec son lot de déconvenues, d’aberrations, de stupidités, de « conneries » sans qualificatifs qui s’additionnent au jour le jour parmi toutes les strates de cette civilisation en voie probable d’extinction ! Soit naturelle, si le réchauffement climatique appuie sur l’accélérateur, ce qui semble être le cas, soit de la main de l’homme puisque la Terre est devenue une poudrière ardente qui ne demande qu’à exploser avec ces états « autoritaires » et voyous que sont la Russie, la Corée du Nord, l’Iran ou la Chine.

COLUCHE avait raison quand il prophétisait autrefois que « chaque année, il y a de plus en plus de cons mais cette année j’ai l’impression que les cons de l’année prochaine sont déjà là… ».

Sachant que nous sommes tous les « cons » et les « connes » de quelques-uns à qui l’on peut toujours renvoyer l’ascenseur, sans autre forme de politesse qu’un simple sourire narquois arboré sur la face, le dédain suprême qui se mue en ignorance totale et le majeur bien droit en l’air, si besoin et si cela ne suffisait pas ! A bon entendeur…

Jadis, et s’en remonter à des périodes antédiluviennes, ne serait-ce qu’au XXème siècle, la parole des « sages », des intellectuels, de celles et ceux qui possédaient le savoir, de ces politiques qui avaient encore des choses sensées à dire à leur électorat toutes obédiences confondues, des artistes (les vrais pas les « guignols » préfabriqués avec l’audimat et sans talents !) savaient rassurer et faire rêver le quidam, l’homme de la rue, « l’inconnu dans la maison » comme le chantait si bien Yves MONTAND.

Lui donner un cap ! Peut-être celui de « Bonne Espérance », mais pas l’entraîner dans la mer des Sargasses, aux confins de mouvances technocratiques et administratives glauques qui n’ont de cesse désormais de l’étouffer…

 

 

Aujourd’hui, les messages qui sont nous adressés par tous les grands faiseurs d’opinion, les moralisateurs et autres donneurs de leçons de tout poil (faites ce que je dis, mais surtout pas ce que je fais !) sont mornes, pour ne pas dire plats.

Austères, abjects, inconstants, cyniques, fades, sans vision (Charles de GAULLE retournes-toi dans ta tombe !) et dénués de tout humour ! Des propos qui sont cataclysmiques pour l’intelligence humaine, au quotient neuronal devenu si faible.

Et qui font dire de plus en plus à certains, les quinquagénaires, les sexagénaires, et tous les seniors, ceux de la Silver Economie, ayant encore la nostalgie du « c’était mieux avant » - ce qui est vrai ! - qu’ils ne regretteront pas de quitter ce monde délabré et désincarné de toute « fraternité », tôt ou tard, avec un large sourire. L’Eden et son jardin sont ailleurs, on nous la promit !

Une manière qui se résume par la formule « après moi, le déluge » en version très symbolique. Et qui pour faire simple et pour rester dans le concret, ressemble à un magistral bras d’honneur adressé à tous ces ignares de l’intelligence constructive et positive propre, à nourrir l’Humanité !

 

Thierry BRET

 

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