Forcément, il s’attendait à une réunion quelque peu conflictuelle, voire houleuse avec les élus de l’Yonne. Le président de la Commission transports et mobilité de la Région BFC Michel NEUGNOT le sait très bien : dès que l’on aborde le délicat problème de la mobilité – surtout quand celle-ci se décline sous son aspect ferroviaire ! -, on touche du doigt le nerf à vif du problème. « C’est comme si on s’attaquait à la montagne mais avec des points de vue différents, confiait-il au terme d’un long exposé à Auxerre. Une montagne qui a accouché d’une souris selon ses opposants ?

 

AUXERRE : Il n’aura cessé de le marteler durant toute son intervention face à une assistance parfois hostile, à l’écoute patiente dans l’hémicycle de l’hôtel du Département où il proposait cette rencontre informative sur le nouveau cadencement des trains dans l’Yonne : la Région Bourgogne Franche-Comté traite de manière globale le sujet des mobilités. L’un de ses nombreux domaines de compétences, par ailleurs.

Effectuant le déplacement depuis Dijon, le vice-président de l’organe institutionnel régional et président de la Commission des transports et des mobilités n’est donc pas venu en terre icaunaise pour y rencontrer les édiles concernés par le devenir des liaisons ferroviaires les mains vides.

« Nous avons une réponse à apporter sur le territoire septentrional de la Bourgogne parce que la desserte nord de l’Yonne n’est pas satisfaisante dans son mode de fonctionnement actuel. C’est d’ailleurs la seule que l’on n’ait pas encore travaillé sur notre territoire, non pas par manque de volonté mais parce qu’elle est en lien direct avec l’Ile-de-France… ».

 

 

Un accord historique avec l’Ile-de-France et voté unanimement à la Région…

 

 

Une desserte spécifique et plus complexe qui représente bon an mal an dix mille voyages (l’équivalent de cinq mille usagers effectuant des allers/retours entre l’Yonne et la capitale) alors que la région francilienne traite dix millions de passagers.

En avril 2021, le Conseil régional statuait par un scrutin l’accord historique porté par Marie-Guite DUFAY, présidente de l’exécutif BFC, et son homologue, Valérie PECRESSE, à la tête de l’Ile-de-France.

« Un vote qui est revenu unanime de la part des élus de l’assemblée régionale, souligne avec malice Michel NEUGNOT, même si certains contestent aujourd’hui le contenu de cet accord alors qu’ils l’ont voté ! »

De quoi provoquer quelques éruptions cutanées et verbales lors de la séance explicative où Michel NEUGNOT ne se sera pas privé de tancer le président du groupe régional du Rassemblement National, Julien ODOUL, opposé au projet évoqué par l’élu socialiste.

Pédagogue, prenant le temps de dérouler tout le cheminement de la mobilité nécessaire à sa compréhension en l’expliquant, Michel NEUGNOT et l’équipe de techniciens qui l’accompagnaient se seront parfois heurtés à l’impatience manifeste de certains élus icaunais, pressés d’en savoir davantage sur les phases évolutives et concrètes de cet épineux dossier.

 

Des budgets conséquents pour améliorer les dessertes…

 

« Il était nécessaire de dévoiler les différentes étapes qui ont mené à ce processus depuis quatre ans, renchérit Michel NEUGNOT, un travail réalisé en concertation avec les services de SNCF Réseau et d’Ile-de-France Mobilités, des structures qui ont œuvré d’arrache-pied pour arriver au dispositif qui a été présenté ce jour… ».

Et le vice-président de la Région d’ajouter sur ce qu’il considère comme un travail « colossal » : « aucune région qui jouxte l’Ile-de-France n’a essayé de travailler le sujet comme nous le faisons ! »

Partant du simple postulat que la régularité des trains – du matériel à la limite de la vétusté – est mauvaise et peu adaptée aux flux actuels, la Région a donc décidé de mettre les pieds dans le plat en rectifiant tout cela. Injectant au passage une enveloppe de 300 millions d’euros à l’achat de matériel roulant de nouvelle génération. Dont un train six caisses qui sera doublé en deux unités et qui offrira une capacité optimale pour accueillir davantage de passagers pour treize millions d’euros.

 

 

Pas de perte de temps malgré les ruptures de charge…

 

L’idée d’accroître le nombre de trains sur cette desserte est devenue une évidence pour les services techniques de la Région. Un bénéfice pour le nord de l’Yonne, c’est-à-dire le Sénonais, mais pas que puisque la capitale départementale, Auxerre, sera impactée par cette stratégie. Légitime pour Michel NEUGNOT qui tresse des lauriers à la nouvelle cité de l’hydrogène…

S’inspirant du modèle suisse – Michel NEUGNOT participait encore à une réunion à Neufchâtel il y a quarante-huit heures -, l’élu régional en a tiré les enseignements nécessaires en se référant à la méthode des ruptures de charge.

Concrètement, les voyageurs passent d’un moyen de transport à un autre. C’est ce qui va être proposé dans la nouvelle configuration ferroviaire déclinée dans l’Yonne avec des nœuds d’interconnexion entre plusieurs trains depuis les gares de Sens et de Laroche-Migennes.

Des changements pour les usagers qui ne grèveraient pas trop leur timing parfois serré – cinq minutes de battement pour embarquer dans le nouveau train après l’échange – et qui permettrait in fine de se rendre avec plus de rapidité vers Dijon et Lyon pour la partie sud.

Un travail lent et de fourmi qui commence, selon Michel NEUGNOT. Un travail où toute la lumière n’avait pu se faire jusque-là faute d’avoir réuni l’ensemble des éléments informatifs. Du pur réalisme, aux yeux de l’élu régional, qui évoquera ensuite les transports par car – et non par « bus » puisque ce terme ne s’emploie uniquement pour le transport collectif urbain ! – en version interurbaine, faisant office en parallèle de transport scolaire.

« Nous nous sommes aperçus que sur les trois lignes qui étaient soumises à la nouvelle concurrence, il n’y avait que des scolaires dedans, hormis deux à trois passagers supplémentaires. On s’est dit qu’il valait mieux privilégier le tout scolaire dans ces cars et que l’on remette uniquement du car en correspondance avec les gares, notamment sur Sens, sur Avallon et sur Tonnerre. Pour faire en sorte que des voyageurs puissent prendre le car, ensuite le train le matin et le soir. Chose qui n’était pas possible auparavant… ».

En effet, les temps de parcours de ces lignes adaptées aux circuits scolaires étaient très consommatrices en temps. A titre d’exemple, pour effectuer un trajet de 55 kilomètres, il fallait compter près de deux heures de transport ! Pas étonnant qu’il n’y avait plus un passager à bord de ces cars serpentant la contrée icaunaise !

 

 

L’élu régional n’est pas venu annoncer la suppression de trains…

 

Puis, s’intéressant à la fréquentation actuelle, les équipes techniques de la Région se sont penchées sur la question. Qu’ont-ils constaté ? Réponse de Michel NEUGNOT :

« On a des trains qui sont omnibus sur l’Ile-de-France où l’essentiel des utilisateurs à 90 % voyagent dans la région francilienne. Ca semblait intelligent de les laisser en Ile-de-France et de procéder à une rupture de charge à Montereau (Seine-et-Marne), dans un temps maîtrisé et avec du nouveau matériel aux capacités de vitesse plus performantes pour les autres… ».

Evidemment, l’aspect financier fut abordé par le représentant de l’exécutif régional.

« Quand on parle de tarifs, cela permettra avec ce nouveau système que les usagers aient des avantages financiers, ajoute l’orateur, parce qu’ils auront un temps très court de frais de transport sur la partie Bourgogne Franche-Comté, avec le Pass Navigo qu’ils ont déjà en possession, et cela réduira d’environ 150 euros la facture ! ».

Tout reposera sur le degré de temps que l’on souhaitera consacrer à son transport. Un vrai compromis au niveau du choix, comme l’a qualifié Michel NEUGNOT.

« Ceux qui veulent aller plus vite bénéficieront de davantage de trains mais ils auront un coût supplémentaire, le coût actuel. Et puis, ceux qui veulent bien prendre dix minutes et changer de train en pratiquant cette rupture de charge, pourront économiser de 150 ou 180 euros suivant la distance qu'ils parcourent…. ».

Jamais à court de pirouettes humoristiques – « Quand Michel NEUGNOT vient dans l’Yonne, c’est pour annoncer la suppression des trains ! » -, l’élu régional aura au contraire confirmé le maintien des dessertes de l’Avallonnais, celles de Clamecy ou de Corbigny. Un vrai soulagement pour certains élus de ce secteur présents dans la salle du Conseil départemental.

« Nous ne demandons pas aux élus que nous rencontrons d’être d’accord ou pas sur ces prises de décision, on demande simplement aux élus qu’ils nous comprennent ! On expliquera, on innovera, on se trompera et on rectifiera ! C’est ça le projet démocratique que nous portons, Marie-Guite DUFAY et moi-même par délégation. L’essentiel est d’expliquer comment on doit travailler ensemble… ».

Au vu des réactions des élus de l’opposition régionale (à découvrir dans un prochain article) au terme de cette explication de texte, il n’est pas si sûr que ces représentants politiques aient envie de le faire et suivre les décisions à la lettre de la Région sur ce très lourd dossier. Une « montagne à multiples facettes », en somme, qui aurait seulement accouché d’une souris après cette rencontre côté conviction ?

 

Thierry BRET

 

 

Ils ne sont pas contents les usagers de la ligne ferroviaire LR 807. Celle qui relie Tonnerre à Avallon. Onze arrêts, précédemment desservis, ont ainsi purement et simplement disparu de la circulation à la suite d’une décision prise par le Conseil régional. L’organe institutionnel en a modifié le parcours le 01er septembre 2022. Un état de fait qui provoque depuis l’ire du collectif de la NUPES de la seconde circonscription…

 

TONNERRE: Et pan, le couperet est tombé sur le bec des utilisateurs habituels de la ligne de transport ferroviaire établie Tonnerre et Avallon ! A compter du 01er septembre, la desserte a été très sérieusement modifiée, entraînant grogne et insatisfaction parmi les usagers.

En effet, onze communes, jusque-là desservies, ne disposent plus dorénavant du moindre arrêt ! Des localités qui ont pour nom : Môlay, Annay-sur-Serein, Grimault, Massangis, Coutarnoux, Dissangis, L’Isle-sur-Serein, Sainte-Colombe, Provency, Sauvigny-le-Bois, auxquelles il faut ajouter Nitry, Joux-la-Ville et Lucy-le-Bois. Même la capitale de la truffe bourguignonne, Noyers-sur-Serein, est passée à la trappe !

 

Une remise en cause du transport collectif à la baisse…

 

C’est l’indignation pour les représentants de la NUPES de ce territoire, François MEYROUNE et Julien GAUTIER ! Ces derniers déplorent la nouvelle réorganisation du transport public de l’Yonne, une remise en cause orientée à la baisse.

Elle fait suite à la réduction drastique de l’offre de trains, partiellement compensée par les lignes de car.

« Nous demandons le rétablissement de l’ensemble des dessertes de cette ligne », écrivent-ils dans un communiqué.

 

 

Une décision prise sans aucune concertation ?

 

Les deux porte-étendards de la NUPES viennent d’adresser une lettre aux élus du secteur afin de les informer de la situation. Les incitants à donner leurs avis mais aussi à se mobiliser contre cette nouvelle réduction de l’offre de service.

En parallèle, la Commission Transports de la Région a été destinataire d’un courrier, à l’instar de l’ensemble des élus siégeant dans l’hémicycle de Dijon, afin de les interroger sur le bien-fondé de cette décision.

« Une décision qui a été prise sans concertation, semble-t-il…ajoutent les signataires.

Le rétablissement de la ligne avec ses onze arrêts originels est donc réclamé avec grande insistance. Au nom du service public pour tous ! La réclamation sera-t-elle entendue en haut lieu ?

 

Thierry BRET

 

La COVID et la fermeture du Phare à Auxerre auraient pu avoir raison de la viabilité de la structure associative. Mais, il n’en fut rien ! Toutefois, un sérieux dilemme se présentait également à l’entité pour assurer sa survie. Permettre son développement par le prisme de services supplémentaires. Via, la création d’un GPS, soit un « garage pédagogique et solidaire ». Fonctionnel depuis peu, ce dernier vient d’être inauguré à Gurgy en présence des autorités…

 

GURGY : En voilà une qui revient de loin dans le paysage des associations icaunaises qui évoluent pourtant dans le domaine de l’économie sociale et solidaire. Ex-Club MOB, MOBILITES 89 a su affronter les crises avec beaucoup de bonheur et de réussite pour repartir de plus belle du côté de…la commune périphérique d’Auxerre. Là, où elle est désormais accueillie dans des locaux ergonomiques et où elle bénéficie de la bienveillance de son maire, le toujours très actif Jean-Luc LIVERNEAUX.

 

Avec l’aide précieuse de ses partenaires…

 

Sans les soutiens de ses partenaires, MOBILITES 89 serait peut-être passée dans la case des pertes et profits sans crier gare après ces deux années complexes qui furent chamboulées avec la période de la crise sanitaire à répétition. Plongeant la structure dans des difficultés financières presque irréversibles. Des partenaires à l’instar du Crédit Municipal d’Auxerre qui a financé l’aide à l’installation dans les nouveaux locaux mais aussi France Relance.

Alors que la moitié des adhérents qui profitaient jusqu’ici des services altruistes de l’association disparaissaient de la circulation à cause de la crise sanitaire et des confinements successifs, Alain BERNIER et Jessica COUSIN, pygmalions de MOBILITES 89, décidaient de revendre des véhicules afin de créer un apport vital de trésorerie. Histoire de subsister.

Le salut va venir de l’Etat et du Fonds national d’aménagement du territoire. Plus connu sous l’acronyme suivant, le FNADT !

 

 

 

La Région entre en lice pour soutenir le concept…

 

Dans le cadre de son installation dans ses nouveaux locaux, l’association sollicite une subvention de fonctionnement auprès des services étatiques, via ce dispositif. Bonne pioche, en vérité, puisque MOBILITES 89 se voit octroyer la coquette somme de 26 050 euros qui lui sera accordée pour assurer la prise en charge des frais de rémunération des personnels.

Mais, comme une surprise ne vient jamais seule, la Région Bourgogne Franche-Comté emboîte le pas et injecte l’équivalent de 100 000 euros dans le projet pour aider à l’aménagement du « garage pédagogique et solidaire » - le fameux « GPS » - concept à destination des personnes en situation de précarité, proposant un garage en libre-service et un service de vente de véhicules d’occasion avec garantie et à tarifs réduits !

 

 

Réfléchir déjà à la suite du modèle économique…

 

Du pain bénit pour Alain BERNIER qui évoquera avec moult détails les péripéties menant à ces soutiens fondamentaux lors de sa prise de parole inaugurale. Il n’en oubliera pas de remercier les représentants de la Fondation MACIF qui aura elle aussi apporter sa contribution dans le financement de ce dispositif.

Même un généreux donateur, un particulier qui suit de près et avec enthousiasme le quotidien de l’association, ajoutera un véhicule de mieux dans l’escarcelle de plus en plus garnie de MOBILITES 89 !

L’avenir de MOBILITES 89 prend la forme d’une autre stratégie, avec le lancement d’un DLA (Dispositif local d’accompagnement) avec l’aide d’experts qui vont plancher à la réussite et à l’amélioration de cet outil qui n’a pas fini de nous surprendre.

En 2021, la structure associative avait obtenu une subvention de 71 000 euros pour l’élargissement de l’activité de location de véhicules aux personnes en situation précaire et demandeurs d’emploi vers le Tonnerrois, l’Avallonnais et la Puisaye.

Secrétaire générale, sous-préfète de l’arrondissement d’Auxerre, Pauline GIRARDOT se félicita en la découvrant le jour de l’inauguration cette très belle pépite qui favorise l’aide à l’insertion sociale et professionnelle, en compagnie de Nicolas SORET, vice-président de la Région en charge des finances, du développement économique et de l’emploi et de Jean-Luc LIVERNEAUX, élu communautaire et maire de la localité qui a eu la bonne idée d’accueillir sur son sol cette très belle initiative de « garage pédagogique et solidaire ».

Comme quoi, s’en remettre à son « GPS » peut avoir du bon !

 

Thierry BRET

 

 

C’est fini ! La rénovation du hall de la gare ferroviaire auxerroise et du fameux passage sous-terrain menant aux quais est terminée. Dorénavant, l’accessibilité à tous les passagers, y compris les personnes atteintes d’un handicap, est donc facilitée avec le terme de chantier qui s’inscrivait dans le cadre du Plan de relance soutenu par l’Etat, la Région Bourgogne Franche-Comté et les différentes structures de la SNCF…

 

AUXERRE: Au quotidien, le hall de gare de la capitale de l’Yonne voit transiter plus d’un millier de passagers (une moyenne journalière de 1 200 personnes avec exactitude) ; des usagers de la SNCF qui n’éprouveront dorénavant plus de difficultés pour se rendre jusqu’aux quais un et trois de l’infrastructure, leur permettant de gagner Dijon, Lyon ou Paris.

En effet, les travaux visant à améliorer l’accessibilité et le confort d’accès se sont enfin achevés. D’ailleurs, diverses personnalités sont venues inaugurer l’achèvement de ces opérations lors d’une cérémonie protocolaire où participaient également la sénatrice de l’Yonne, Dominique VERIEN et le président-maire de l’Agglomération de l’Auxerrois, Crescent MARAULT. Le préfet de l’Yonne Pascal JAN représentait l’Etat.

Réalisés entre novembre 2019 et mars 2021 pour la première tranche, ces travaux entrepris par SNCF Gares & Connexions auront permis de rénover le vaste hall de gare avec l’installation d’un mobilier assis/debout et des bandes de guidage positionnées au sol servant à aider les malvoyants lors de leurs déambulations.  

En outre, il fut question de remettre aux normes les toilettes utilisées par les personnes à mobilité réduite mais aussi de remplacer les écrans d’information destinés aux voyageurs par de nouveaux outils adaptés aux malvoyants.

Dans la foulée, l’espace d’attente des voyageurs a été réaménagé avec la pose de mobilier, un éclairage spécifique et l’apport de plusieurs écrans. Quant à l’ancien buffet de la gare, il accueille désormais dans son espace de bureaux une antenne de la Région Bourgogne Franche-Comté. Ce qui a dû sans doute faire plaisir au vice-président en charge des transports et de la mobilité présent lors de cette découpe de ruban, Michel NEUGNOT.

 

 

La Région Bourgogne Franche-Comté et l’Etat très investis dans le financement…

 

Pour être tout à fait complet sur l’évolution de ce site, précisons que l’Ecole du Numérique, un centre de formation spécialisé dans les nouvelles technologies devrait faire prochainement l’objet de travaux de mise aux normes énergétiques avec la réfection de la toiture, l’isolation et la pose d’un système de chauffage en adéquation avec ses besoins.

Financés à 65 % par la Région (1,5 million d’euros) et à 35 % par SNCF Gares & Connexions (800 000 euros), ces travaux de réhabilitation facilitant l’accessibilité se seront élevés in fine à 2,3 millions d’euros.

La seconde tranche de ces travaux, effectués entre janvier 2021 et le printemps 2022, sous maîtrise d’ouvrage de SNCF Réseau, aura permis d’agencer les quais de la gare d’Auxerre, en rehaussant entre autres ces derniers (le quai 3) sur 240 mètres pour un accès plain-pied au train, et d’y installer deux ascenseurs depuis le souterrain. Des appareils qui sont fonctionnels depuis le mois d’août.

S’y sont ajoutés une signalétique spécifique, des installations podotactiles, une double main courante, des goulottes à vélo, du mobilier, des cendriers ou encore des poubelles.

L’investissement global s’est élevé à 5,7 millions d’euros, cofinancés par la Région à hauteur de 26,3 % (1,5 million d’euros) et l’Etat pour 73,7 %, soit une enveloppe de 4,2 millions d’euros.

Dernièrement, la pose de bardage sur les murs du souterrain et de l’abri du quai 3, la réfection des peintures, du sol au plafond auront nécessité un investissement complémentaire d’1,5 million d’euros de la part de l’institution régionale.

 

Thierry BRET

 

Elle semblait éternelle, la reine ! Faite pour que son règne interminable dure encore bon nombre d’années sur son vaste royaume. Un petit bout de femme à la droiture exemplaire et au caractère bien trempé à qui on ne la fait pas !

Le moindre de ses gestes, la plus anodine de ses paroles, le plus infime de ses actes étaient observés, soupesés, analysés, interprétés et commentés par l’ensemble des observateurs de la planète.

Pas un jour, pas une heure, sans que les médias, les sociologues, les philosophes, les politiques, les économistes, mais aussi les spécialistes des têtes couronnées et de « jet set » nous abreuvent de leurs théories fumeuses et de leurs commentaires plus ou moins avisés sur l’existence de ce personnage atypique qui accéda au trône en 1952. C’était un 06 février dans la froideur d’un hiver londonien…

 

 

La boussole de toute une nation…

 

Une « people », Elizabeth II ? Une star à sa manière ? Oui, sans l’ombre d’un doute, elle qui a fait la une de toutes les couvertures des magazines aux quatre coins du globe depuis plus de neuf décennies. Elle qui a su inspirer bon nombre de réalisateurs, de romanciers, de musiciens, de peintres, d’artistes. Elle qui fut un modèle de vertu et une boussole pour un peuple qui lui était voué corps et âme, même dans les moments les plus difficiles où la monarchie trembla plusieurs fois sur ses bases.

Elle qui avait aussi un « royal humour » so british, n’hésitant pas à s’auto-parodier aux côtés de Daniel CRAIG dans un court remake de James Bond à l’occasion de l’ouverture des Jeux Olympiques de Londres il y a dix ans !

Elle qui aura posé lors de son ultime jubilé, au printemps dernier, en compagnie de la mascotte anglaise, l’ours « Paddington » - une institution Outre-Manche ! – en disant face caméra en prenant le fameux « cup of tea » au-revoir (ou adieu ?) à la compagnie !  

Elle qui avait un faible pour les airs trépidants du groupe suédois ABBA et qui fit des BEATLES, des ROLLING STONES ou d’Elton JOHN – des machines à cash en devises pour le royaume – des pairs du pays en les anoblissant ! Mais, elle provoquait l’ire et la haine des punks et de leurs chefs de file comme les SEX PISTOLS avec leur version de « God save the Queen », un titre banni des ondes de la BBC…

 

L’épisode « Diana », un clou dans la chaussure…

 

Pourtant, la reine Elizabeth connut des périodes moins fastes. Ce fut le cas au mois d’août 1997, époque où disparut l’autre grande figure de la famille royale de ce Royaume désuni, retranché dans les palais de Buckingham et de Windsor : Diana SPENCER ! Celle par qui le « scandale » éclata avec un divorce à l’appui, condamnant à l’époque le prince Charles, désormais aujourd’hui Charles III, à vivre en paria et en responsable de la mort tragique de son ex-épouse, sous le pont de l’Alma, à Paris.

Ironie du sort, vingt-cinq ans après la disparition de celle qui fut la « reine » des cœurs pour toute une génération d’aficionados suivant les péripéties de la famille royale, Elizabeth II a rendu son dernier souffle à l’âge de 96 ans dans son château écossais de Balmoral. Loin des soubresauts de la ville, de façon paisible, en présence de ses enfants et petits-enfants tous réunis.

 

 

 

Un royaume entre tristesse et espérance…

 

Une onde de choc. Entre tristesse et espérance. Tristesse, parce ce que cette souveraine aura battu le record de longévité à la tête du royaume de Grande-Bretagne et de dirigeante du Commonwealth – une confédération de 56 états répartis sur les cinq continents, issus de la domination britannique du XVIIIème siècle – et que bon nombre d’entre nous n’étions pas encore nés que la fille de Georges VI exerçait déjà ses suprêmes fonctions dans le plus célèbre palais de l’Angleterre !

Soixante-dix-ans de pouvoir absolu pour ce monarque atypique (plus sept mois et quelques jours !) qui aura connu une dizaine de présidents français et une quinzaine de présidents américains ! Et toujours accompagnée de son fidèle (ce n’est pas si sûr selon les ragots de la presse people !) prince consort, Philip MOUNTBATTEN !

Espérance, parce que au-delà du deuil, long d’une douzaine de jours applicables à la perfide « Albion », l’avènement du prince Charles à la fonction royale soulève bien des envies parmi le peuple.

Un peuple bigarré, cosmopolite, pratiquant de multiples cultures et religions, devenu hostile à l’Europe et à ses mécanismes administratifs dont les lourdeurs en termes de fonctionnement interrogent, voire stigmatisent, sans pour autant rejeté l’atlantisme puisque incarnant les valeurs défensives de l’OTAN.

 

 

Un nouveau roi à l’empreinte écologique profonde…

 

Charles III ouvrira-t-il enfin les portes de la modernisation de cette monarchie séculaire parfois dépassée par les évènements ? Sera-t-il plus enclin à manifester ses sentiments à l’égard de ses sujets qui ont parfois critiqué l’attitude trop hautaine, distante et protocolaire de Sa Très Gracieuse Majesté qui appliquait à la perfection les codes enseignées jadis par ses doctes précepteurs ?

Sans doute, car à 73 ans, le roi Charles, affublé de sa femme aujourd’hui légitime – la très critiquée et peu populaire Camilla PARKER-BOWLES - a démontré par le passé qu’il était homme de conviction.

Ecologiste et grand défenseur dans l’âme des valeurs environnementales de la planète, s’opposant à toute exploitation du gaz de schiste que souhaiterait promouvoir l’ultra libérale Liz TRUSS, nouvelle pensionnaire du « 10 Downing Street » ! Entre c’est deux-là, cela promet dans les soupentes de la royauté, côté frictions.

Reste que les Français ont toujours apprécié la famille royale et ses vicissitudes, narrées avec régularité constante dans les tabloïds. Etrange pour un pays qui a osé trancher la tête de l’un de ses rois !

Ils seront sans doute des milliers à franchir le « Channel » pour assister aux funérailles de la reine disparue la semaine prochaine. Et à porter le deuil comme s’ils avaient perdu un proche parent.

Il est vrai qu’entre l’Angleterre et la France, c’est une très longue histoire d’amour et de passion qui dure depuis beaucoup plus longtemps que la Guerre de Cent ans ! Goodbye Her Majesty and long live the King !

 

Thierry BRET

 

 

 

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