Prometteur Louis BARILLET ! Elève de la section BTS Cuisine au lycée Vauban à Auxerre, ce jeune homme, stagiaire au Rive Gauche de Joigny, vient de décrocher cette semaine une très belle troisième place lors du onzième concours national Olivier ROELLINGER, ex-établissement trois étoiles à Cancale. « L’Aile ou la Cuisse » est heureuse de le féliciter !

 

JOIGNY : Malgré la présence de candidats d’autres pays, Louis BARILLET a tiré son arête du jeu, peut-on dire, en travaillant la truite bio de la pisciculture de Crisenon.  

Bien entraîné par une belle équipe de professionnels (Jérôme JOUBERT et son professeur de cuisine François HENNARD notamment), ce jeune cuisinier a su séduire un exigeant jury avec ses deux plats : le dos de truite, pomelo, réglisse et dulse (une algue), puis le tartare de truite aux algues et aux agrumes, huile de coriandre.

De retour dans l’Yonne, sans iode ni embrun, Louis a gagné en terre bretonne une belle médaille.

 

Gauthier PAJONA

 

Joindre l’utile à l’agréable. L’adage s’adapte à la perfection à l’état d’esprit qui règne en maître au sein du CFA La Brosse. Surtout lorsqu’il concerne directement des jeunes apprenants. Ces derniers viennent de le vérifier, à l’instar de ce qu’ils avaient déjà vécu l’an passé, en recevant une dotation de matériels utiles à leur scolarité et selon leurs filières. Un geste altruiste qui ne s’apparente nullement au symbole puisque correspondant à 500 euros TTC par apprentis !

 

VENOY : C’est tous les jours Noël ou presque au CFA La Brosse ! Et ce sont les jeunes apprenants qui bénéficient des largesses émanant de leur établissement de prédilection : le centre de formation agricole ! Ils viennent de recevoir une précieuse dotation. D’une équivalence budgétaire de 500 euros TTC par apprentis. Des kits contenant du matériel qui correspondent à leur cycle de formation. Ces accessoires leur ont été offerts. Ils sont très appréciables pour l’apprentissage de leur futur métier. Ici, pour une demoiselle suivant le cursus du CAP palefrenier, l’un des parcours pédagogiques menant vers les métiers équestres. Ou là, auprès d’un jeune homme ayant opté pour un job agricole dans l’élevage.

Tapis de selle, protections et chaussettes, vêtements de palefrenier ou encore parures chaudes répondant aux normes de sécurité composent le premier des deux kits, exposés par deux jeunes gens, studieux élèves du centre de formation.

Le kit numéro deux n’est pas mal non plus. Il renferme dans une caisse à outils de dernier cri la panoplie parfaite du bricoleur expert. Celui qui assure des interventions dans le domaine de la mécanique ou sur les engins agricoles.

 

 

Un projet financé par OCAPIAT, le référent opérateur de compétences…

 

Sur ce projet, c’’est l’OPCO (opérateur de compétences) OCAPIAT qui régale ! L’une de ces onze nouvelles structures, apparues en 2019, dans le cadre de la loi dite « Avenir professionnel » et qui intervient sur cet univers complexe de la formation et de l’apprentissage.

Hélène DECULTOT, responsable du CFA La Brosse, s’en explique.

« L’organisme  nous a fait cette judicieuse proposition. Prendre à sa charge les frais d’équipements de ces deux cursus de la filière agricole. Un schéma que l’organisme appliquait au niveau national. Le CFA agricole de l’Yonne en a été bénéficiaire, après enquête pour mieux en connaître les besoins. Il en est ressorti que les jeunes apprenants manquaient d’outils utiles pour parfaire la connaissance de leurs filières. Une véritable aubaine, en définitive que de pouvoir souscrire à ce projet… ».

Souvenons-nous ! L’an passé, l’établissement pédagogique de l’Yonne avait obtenu des financements pour l’acquisition de 73 ordinateurs portables, prêtés ensuite aux élèves durant leur formation.

 

 

Même la formation de jardinier paysagiste était concernée…

 

Cette année, c’est belote, rebelote et dix de der ! Puisqu’in fine, ces fameux kits (palefrenier) et caisse à outils seront conservés par leurs jeunes bénéficiaires à l’issue de leur cycle formatif. Soit au total, une centaine de paquets cadeaux qui furent remis sans les emballages affriolants de Noël fin décembre pour la plupart.

Un troisième cycle de formation, celle concernant l’apprentissage du métier de jardinier paysagiste, profitait aussi de cette manne avantageuse. Un kit conçu à base de vêtements protecteurs. Vivement 2023 pour continuer sur la lancée au CFA La Brosse !

 

Thierry BRET

 

 

Rares sont les édifices publics de l’Yonne à être pavoisés aux couleurs de l’Ukraine. Ces fameux coloris si distinctifs, jaune et bleu, qui pénètrent désormais notre subconscient à force de les voir s’étaler à la une des journaux et des relais audiovisuels depuis le déclenchement de cette guerre. Marque de soutien, signes d’encouragement à lutter contre la préservation de la liberté et de l’indépendance d’un état souverain : une forme de résistance symbolique qu’a choisie d’afficher la municipalité de Chevannes.

 

CHEVANNES : Ce sont de petits cœurs entrelacés. Leurs dessins, en jaune et bleu, s’additionnent avec autant de poignées de mains. Les uns placés à côté des autres. Un symbole fort d’entraide et d’amitié, esquissé avec le regard innocent de jeunes enfants.

Ceux qui fréquentent les activités périscolaires de la localité périphérique d’Auxerre. Le tout constitue une grande banderole. Posée, depuis ce week-end, au fronton de l’édifice public principal de la commune : sa mairie.

Une marque de sympathie. D’espérance, aussi, puisqu’elle émane de cette jeunesse icaunaise qui est bien consciente de ce que vit le peuple opprimé d’Ukraine, aujourd’hui, sous les bombardements meurtriers de l’occupant russe.

 

 

Plutôt que d’ornementer d’un simple drapeau ukrainien la façade de la mairie, comme d’autres communes icaunaises ont pu le faire (Sens) et c’est déjà beaucoup, Dominique CHAMBENOIT, premier élu, a choisi ce procédé plus implicatif et inspirant que cette banderole conceptualisée par des enfants de la commune.

Ils ont réalisé ce travail collectif en n’oubliant jamais ce qu’endurent là-bas à deux mille kilomètres de nous ces gosses et leurs parents écrasés par la bêtise humaine. S’inspirant des couleurs emblématiques du pays, ces deux bandes bleu et jaune, évoquant le ciel azuréen de la prospérité et du bonheur, et le jaune, rappelant les champs de blé qui poussent dans les steppes.

Un message visuel, clair et précis, reçu cinq sur cinq…et visible de tous !

 

Thierry BRET

 

 

 

 

Première aux tests PISA, référence pédagogique internationale, en lecture, mathématiques et sciences sur le continent européen, l’Estonie étonne par ses méthodes d’enseignement novatrices et…surtout très efficaces. Il n’en fallait pas davantage pour que la MFR Bourgogne Franche-Comté dépêche sur place 24 de ses directeurs d’établissement lors d’un stage immersif de cinq jours.

 

TALLIN (Estonie) : La neige, encore et encore, à perte de vue dans la proche périphérie de la capitale, la sublime Tallin, ville construite face à la Baltique en guise de carte postale. Mais, au copieux programme des réjouissances de ce lundi 20 février subissant des températures hivernales : la visite de l’Institut français d’Estonie, avant de se rendre au lycée de Viljandi.

Entre les incursions parmi le patrimoine culturel et touristique de l’un de ces pays baltes florissants et l’observation attentive des us et coutumes de la pédagogie qui fonctionne à merveille, les vingt-quatre responsables d’établissement des MFR Bourgogne Franche-Comté (Maison Familiale et Rurale) ne verront pas assurément le temps s’écouler. Malgré le dépaysement garanti !

 

 

Elu de Gron et directeur de la MFR du Sénonais, Stéphane PERENNES, joint par téléphone dès potron-minet ce lundi, témoigne : « Ce séjour qui s’inscrit dans le cadre du programme Erasmus repose sur une découverte théorique et pratique de l’enseignement local ».

Un enseignement dont la France devrait bien s’inspirer pour autant, l’Estonie caracole en tête des classements des principales matières étudiées (lecture, mathématiques, sciences) au niveau européen ! Un pays de l’OCDE où le contexte socio-économique possède l’impact le plus faible sur les performances des élèves. Quelles en sont les recettes miracles pour y parvenir ? Voilà ce que devrait donc découvrir la délégation régionale qui nouera aussi des partenariats utiles à l’avenir.

 

Thierry BRET

 

 

 

 

Opération intéressante que celle menée il y a peu par deux partenaires du lycée des métiers de l’hôtellerie et de la restauration Vauban à Auxerre. METRO et Le BORVO, producteur de saumon fumé, ont organisé un master class mettant en exergue la gamme de pains conçus par BRIDOR, l’un des incontournables de la filière industrielle sur ce registre.  

 

AUXERRE: Le pain, c’est bon. Et les Français, friands de ce produit du quotidien, en sont de gros consommateurs, comme chacun le sait. Mais, on n’est pas obligé de le déguster frais. Ainsi, le pain congelé peut servir de base nutritive à de multiples préparations en le travaillant différemment. Parfois, par nécessité. A l’instar de ce que vit le lycée des métiers Vauban qui ne peut être livré que par un seul boulanger pour ses besoins journaliers.

Insuffisant, donc, pour l’une des figures de l’établissement, Serge GOULAIEFF, meilleur ouvrier de France (MOF) catégorie maître d’hôtel et l’une des têtes pensantes pédagogiques du lycée.

« Nous avons été dans l’obligation de regarder ailleurs, plaisante-t-il, d’où notre intérêt porté sur l’offre de BRIDOR".

L’industriel fabrique une large gamme de pains, venant entre autres alimenter le restaurant d’application, « La Gourmandise ». Un site qui accueille son potentiel de clients réguliers tout au long de l’année.

Un pain qui visiblement ne laisse pas de marbre les consommateurs. Le gâchis au niveau de la perte est beaucoup moins important avec cette production qu’avec du pain traditionnel.

« Logique, rétorque Serge GOULAIEFF, la clientèle consomme jusqu’au bout le morceau de pain, plus petit et calibré à un repas, qui accompagne les mets sur la table du restaurant. Elle le mange volontiers et l’apprécie d’autant... ».

 

 

Même les restaurateurs s’y mettent pour optimiser leur productivité…

 

Lors de cette séance initiatique, conçue en présence de plusieurs professionnels de la restauration et de la formation aux métiers de la filière, l’objectif était de montrer aux élèves de la mention cuisine, cuisinier en dessert de restaurant l’utilité pour eux que parfois il ne fallait pas perdre du temps à préparer du pain, que l’on peut le transformer ainsi que les croissants pour en faire des productions salées.

Conséquence, les testeurs du jour eurent l’opportunité gourmande de savourer différentes variantes de pains, fabriqués par BRIDOR, mais aussi du pain retravaillé, et pas seulement la baguette.

Aujourd’hui, et toujours dans le souci d’améliorer la productivité, les grandes toques de la gastronomie s’interrogent sur le besoin de passer une commande auprès d’un boulanger ou de servir à leur table du pain d’excellente qualité mais… surgelé.

 

 

Une qualité que défend bec et ongle BRIDOR. L’industriel demeure à ce jour l’un des plus gros consommateurs de beurre à l’appellation AOP Charentes-Poitou pour concevoir ses viennoiseries.

La démarche pédagogique du lycée Vauban et de ses partenaires, aussi insolite fut-elle, ne va pas, non plus, à l’encontre de l’artisanat traditionnel.

« C’est une autre approche, confie Serge GOULAIEFF, elle existe et nous ne pouvons l’ignorer. Bien sûr, l’ensemble du corps professoral de l’établissement travaille avec des boulangers artisanaux. Mais, il faut aussi montrer à nos apprenants que ce pain surgelé a pris de l’importance auprès des consommateurs. Y compris les restaurateurs qui l’ont adopté de plus en plus dans leur cuisine, évitant ainsi d’avoir oublié de passer une commande, en faisant cuire le pain à l’instant le plus propice, et en limitant les doses à leur réel besoin ».

 

 

Une première qui devrait en appeler d’autres…

 

Une première au niveau de l’initiative. Celle-ci devant se dupliquer à l’avenir, à l’instigation de METRO, auprès d’autres lycées hôteliers ou de centre de formation par l’apprentissage.

On pense automatiquement au CIFA de l’Yonne, dont deux de ses représentants, Delphine ENGELVIN et Maxime LAUZET, assistaient aux premières loges à cette séance de dégustation, animée par les spécialistes du fabricant industriel.

Quant aux restaurateurs, dont Cornélius DELAMINNE « Le Moulin de Corneil » à Mézilles, il a confié s’être régalé à l’issue de la démonstration gustative, proposant charcuteries, foie gras et plateau de fromages !

 

Thierry BRET

 

 

 

 

 

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