Et encore une douche froide pour la région Bourgogne Franche-Comté ! Un de ces jets d’eau bien glacial, au sens figuré du terme, qui vous tombe dessus, de la tête aux pieds, quand il n’est pas projeté dans la face : ça calme !

Oups, le réveil du petit matin n’en sera que meilleur afin de reprendre ses esprits et passer enfin à autre chose. Car celles et ceux des observateurs de la sphère politique qui s’attendaient à de notables surprises à l’énoncé de la liste gouvernementale, déclamée par le secrétaire général de l’Elysée, en cette fin d’après-midi de vendredi, en auront été pour leurs frais. Surtout pour les prétendants politiques de notre contrée !

Certains croisaient encore les doigts de façon à conjurer le sort. D’autres espéraient en secret toucher enfin le Graal sur un malentendu à la Jean-Claude DUSSE (« Les Bronzés ») ! Quelques-uns ne se faisaient plus d’illusions quant à leur

avenir tricolore : résultat des courses, pas l’ombre d’un représentant politique de Bourgogne Franche-Comté n’est finalement admis dans le cénacle suprême de la République, à savoir le gouvernement. Un revers lourd de conséquence pour le

rayonnement public de notre territoire…  

 

Une « Bourguignon » n’en cache pas nécessairement un autre !

 

Ironie du sort, lié à ce funeste contexte géographique, il y a bel et bien une Brigitte BOURGUIGNON (sic) au poste de ministre de la Santé – cela ne s’invente pas – qui pourrait prêter à sourire et à nous dérider un peu. Non pas, au niveau des compétences de la personne. Mais, bien au niveau de son patronyme. C’est le seul fil d’Ariane direct avec notre région, désormais orpheline de tout représentant gouvernemental pour ce nouveau mandat.

Pas de veine, donc, pour la première contrée industrielle de l’Hexagone et l’une qui se dépeuple à la vitesse grand « V » au plan démographique. Comme se plaisent à le répéter bon nombre de politiques du sérail lors de leurs visites en entreprises. A l’heure où l’attractivité territoriale et ses leitmotivs de dynamique battent leur plein dans toutes les alcôves institutionnelles et économiques de notre pays, il est tout de même regrettable de ne pas avoir choisi un vrai (ou une vraie, aussi) capitaine d’industrie de la politique régionale, issu de la gauche, de la droite et du centre – bref tout ce qui compose à l’heure actuelle la Macronie dans toute sa splendeur -, possédant la dimension, voire l’ambition ministérielle.

 

 

La Côte d’Or ne fournit plus de ministres à l’Etat…

 

Pourtant, ces personnalités existent. Certaines ayant déjà tenu un rôle important par le passé dans le saint des saints de la politique hexagonale : la gouvernance au plus près de l’Elysée.

Ainsi, beaucoup pensaient que le maire de Dijon, l’ancien socialiste François REBSAMEN, converti à la cause LREM, serait dans les petits papiers de la nouvelle Première ministre, Elisabeth BORNE. A la tête de son propre mouvement, « Fédération Progressiste », l’ancien ministre du Travail, de l’époque François HOLLANDE, pouvait prétendre jouer un rôle stratégique à l’aune de ce deuxième quinquennat. Son nom était apparu à plusieurs reprises parmi les favoris des bookmakers de la politique française. En vain.

 

 

Autre ténor politique de la Côte d’Or : le sénateur François PATRIAT, un acteur de la vie publique très proche du locataire de l’Elysée. Les PME, le commerce, l’artisanat, voire l’agriculture et la pêche auront été ses items de prédilection lors de son passage en qualité de secrétaire d’Etat à l’époque de la cohabitation musclée devant rapprocher, bien malgré eux, Jacques CHIRAC à Lionel JOSPIN.

Très investi pour impulser la dynamique des comités de soutien à la candidature du ticket « Macron II » – il a effectué plusieurs fois le déplacement depuis Dijon jusqu’à Auxerre afin d’y rencontrer les aficionados de la cause présidentielle -, il n’a en revanche jamais laissé planer le doute sur ses intentions (aucunes) de ne pas reprendre un maroquin ministériel.

 

 

« La vie ne s’arrête pas à un poste au sein du gouvernement… »…

 

Quant au seul et unique représentant gouvernemental régional du précédent exercice, piloté par Edouard PHILIPPE, puis par Jean CASTEX, l’Icaunais Jean-Baptiste LEMOYNE, son bail n’a donc pas été renouvelé.

Lui qui avait vu au cours de ces cinq années de présence au cœur de la « Dream Team » de Matignon son portefeuille s’accroître tel un trader de la City ayant réalisé une OPA sur les Petites et Moyennes Entreprises après le départ forcé d’Alain GRISET.

Allait-il conserver son poste ? Le conforter en y ajoutant une nouvelle ligne de compétences à sa carte de visite ? Ou ne plus être intégré dans la partie ? Toutes les options étaient envisageables.

Rencontré il y a peu à Toucy, lors de l’inauguration de la permanence de l’un des prétendants à la députation dans la première circonscription de l’Yonne – Victor ALBRECHT -, Jean-Baptiste LEMOYNE était resté évasif sur le sujet. Se contentant de reconnaître avec humour que « la vie ne s’arrêtait pas à un poste de membre du gouvernement ».

Prémonitoire ? Sans aucun doute, mais il était beaucoup trop tôt pour en parler de manière convenue, selon le respect du sacro-saint principe de l’embargo informatif qui s’applique en France, au nom du protocole.

 

 

Même le patronyme de Guillaume LARRIVE, autre pointure de la politique régionale positionnée pourtant dans le camp adverse, celui des Républicains, avait circulé un tant soit peu sur les antennes des télévisions nationales pour figurer au sein de l’équipe gouvernementale.

« De la pure fiction, devait rappeler l’intéressé lors la conférence de presse de son lancement de campagne, un député ne répond pas aux ordres de l’Elysée ; il n’était donc pas question d’accepter ce qui aurait été une perte totale de légitimité…».

Des propos devant couper court à toutes les rumeurs et autres intox circulant çà et là, aux dires du parlementaire de l’Yonne.

 

Qui pour défendre les intérêts de la région BFC auprès de Matignon ?

 

Nonobstant, cette absence criante de représentativité géographique au sein du gouvernement ne peut être que préjudiciable in fine pour la Bourgogne Franche-Comté. Pour sa visibilité. Pour la défense de ses atouts et de ses intérêts. Pour son rayonnement à l’international, aussi. Et surtout pour pouvoir porter dans la stratosphère politicienne le développement de ses infrastructures et autres projets conduisant au renforcement de son attractivité économique.

Une véritable scoumoune, en fait, alors que d’autres régions, voire départements de France (à l’instar de celui du Nord) arrivent à placer quatre de leurs personnalités politiques parmi l’équipe de choc qui a pour mission de prioriser et de dynamiser les dossiers au cours de ces cinq prochaines années. La douche froide, vous dis-je !

Thierry BRET

 

Confrontés au douloureux problème des déserts médicaux, les édiles des communes rurales n’ont de cesse de rechercher des solutions pour pallier l’absence de médecins. A Branches, c’est désormais chose faite grâce à l’installation d’une borne de téléconsultation à la mairie. Elle permet l’accès à un professionnel de santé, sans rendez-vous et tous les jours de la semaine.

 

BRANCHES : Les habitants de Branches avaient déjà la possibilité en passant devant la mairie, de s’approvisionner en pain auprès d’un distributeur automatique. Ils pourront dorénavant si besoin, s’y arrêter pour consulter un médecin à distance, via la borne installée dans l’ancien bureau du maire. Un appareil simple d’utilisation, équipé de dispositifs connectés permettant un diagnostic à distance en toute confidentialité.

 

Un appareil installé dans des délais record !

 

A la clé, comme en présentiel : l’édition d’une ordonnance ou le renvoi vers un spécialiste ou les urgences si nécessaire. Et dire qu’il aura fallu à peine plus d’un mois pour voir se concrétiser le projet, suite à une présentation du matériel le 04 avril dernier par l’Association des maires ruraux !

La première élue de commune, Emilie LAFORGE, a très vite compris l’intérêt qu’un tel dispositif pouvait avoir pour le suivi médical de ses administrés. La fortune souriant aux audacieux, elle a immédiatement lancé les démarches, avec l’aval unanime de son conseil municipal, pour rendre opérationnel le matériel inventé, mis à disposition par la Société MEDADOM, dans les délais les plus courts. Même le sénateur François PATRIAT, présent lors de l’inauguration en est resté sans voix face à une telle réactivité. Ce qui pour tous ceux qui le connaissent, s’apparente presque à un miracle ! Invitant dans la foulée, Louis de TRAVERSE, responsable des partenariats stratégiques au sein de MEDADOM, à venir présenter le dispositif devant l’assemblée des maires ruraux de Côte d‘Or.

 

 

Une prise en charge de 100 % jusqu’au 31 juillet prochain…

 

Nul besoin d’être technophile ou féru d’informatique pour utiliser la borne de téléconsultation. Elle est intuitive de nature et si besoin, consultable avec l’aide d’une personne référente, présente quotidiennement de 08 h à 22 h. Equipée d’un large écran tactile, d’une caméra HD, d’un casque audio, d’un lecteur de carte Vitale et de carte bancaire, la borne se veut avant tout ergonomique et adaptée à tous les âges. A disposition du patient, six dispositifs adaptés permettant avec l’aide du médecin en ligne, de prendre les constances et élaborer un diagnostic : un thermomètre, un tensiomètre, un oxymètre pour mesurer le taux d’oxygène dans le sang, un stéthoscope pour contrôler le pouls, un dermatoscope pour évaluer les lésions de la peau et un otoscope pour vérifier les oreilles. Autant d’équipements désinfectés après chaque usage et qui permettent par un premier diagnostic, d’identifier une maladie en amont susceptible de s’aggraver.

Un délai moyen de dix à quinze minutes suffit pour être pris en charge par un médecin généraliste inscrit au Conseil National de l’Ordre, pour un coût ne dépassant pas celui d’une consultation en présentiel. Avec l’assurance de voir appliqué systématiquement le tiers payant et ne débourser que le coût du ticket modérateur.

Cerise sur le gâteau : une prise en charge à 100 % jusqu’au 31 juillet prochain est possible, dans le cadre du contexte de crise sanitaire mis en place, suite à la pandémie de la COVID. Le patient ayant pour seules obligations avant d’accéder à la téléconsultation, de se munir de sa carte Vitale mise à jour, de sa carte bancaire et d’un téléphone.

 

 

 

Ils ont dit…

Emilie LAFORGE, maire de Branches
« Cette machine ne remplacera jamais le contact et l’entretien avec un médecin et elle n’en a pas vocation. Sa consultation s’inscrit dans le schéma classique de santé et permet d’espacer les visites chez le médecin pour des actes simples et contrôlables à distance. C’est une solution parmi d’autres, pour lutter contre le phénomène des déserts médicaux qui affecte tant nos territoires… ».

François PATRIAT, sénateur de Côte d’Or
« Je me souviens avoir dit un jour au Chef de l’Etat, « Président, quand tu parles santé, tu parles aux territoires ! Il y avait déjà à l’époque, cinq priorités : le chômage, la santé, le logement, l’environnement et les transports. Cinq sujets essentiels sur lesquels les Français se sentent menacés… ».

Louis de TRAVERSE, société MEDADOM
« Je suis très impressionné par votre efficacité. Entre le 04 avril où vous avez assisté à cette réunion et aujourd’hui, à peine plus d’un mois ! J’avoue que c’est un record, jamais cela n’aura été aussi rapide ! On dit que l’administration publique est parfois lente, là, c’est l’inverse, bravo ! ... ».

 

 

En savoir plus

A l’heure de l’inauguration, on notait la présence parmi les invités autour d’Emilie LAFORGE, première élue de Branches, François PATRIAT, sénateur de Côte d’Or, Yves VECTEN, conseiller départemental et maire d’Escamps, Malika OUNES, présidente d’Initiactive 89. Louis de TRAVERSE, responsable des partenariats stratégiques à MEDADOM assistait également à cette manifestation.

 

Dominique BERNERD

 

 

 

A l’initiative de Gildas AUBRY de MARAUMONT, vice-président de l’Observatoire de la laïcité dans l’Yonne et du proviseur, Capucine VIGEL, secrétaire départementale d’Indépendance et Direction, Jean-Louis BIANCO, ancien président de l’Observatoire de la Laïcité, dissous en juin 2021, est venu à la rencontre des personnels de direction, des CPE et des enseignants de l’Yonne. Il est intervenu sur les « mots de la laïcité » : un terme manipulé, déformé, instrumentalisé de toute part, qui pollue la compréhension et surtout déforme la réalité.

 

TRIBUNE : Voilà, le débat est lancé. Sans reprendre en détail le cadre historique, ni les principes fixés par la loi du 09 décembre 1905 que la Cour européenne des Droits de l’Homme considère depuis 2008 comme « la clé de voûte de la laïcité française », Jean-Louis BIANCO a proposé une réflexion autour des multiples interprétations de la laïcité que certains auteurs affublent de qualificatifs pour mieux la cerner : positive, ouverte, inclusive, multiculturelle pour n’en citer que certains.

Illustrant la laïcité « adjectivée », l’orateur est revenu sur le sens de ce terme en visitant la réalité pour analyser les faits. L’adjectif oriente la conception de la laïcité et peut l’éloigner du droit.

Or, seul le droit pose un cadre commun à tous. L’effort de compréhension sémantique s’impose à tous afin de s’éloigner du buzz médiatique et des tentatives d’utilisation diverse qui est faite de ce principe républicain.

 

 

La laïcité ne peut être réduite à de l’anticléricalisme…

 

La laïcité repose sur trois piliers : la liberté de conscience et celle de manifester ses convictions dans les limites du respect de l’ordre public ; la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses ; l’égalité de tous devant la loi, quelles que soient leurs croyances ou leurs convictions.

Fort de ce bref rappel, pourquoi cette question ? La laïcité garantit aux croyants et aux non-croyants le même droit à la liberté d’expression de leurs croyances ou de leurs convictions.

Le fondement même de la laïcité est la liberté : de conscience, d’expression, d’accomplissement. En aucun cas, la laïcité ne peut être réduite à de l’anticléricalisme qui reste chez certains une posture antireligieuse. Mais, à contrario, elle ne peut pas non plus être un fourre-tout de tolérance semant la confusion et le désordre.

Après deux heures riches d’échanges, l’assemblée s’est retirée sur une citation de Condorcet : « Nous ne demandons pas que les hommes pensent comme nous, mais nous désirons qu'ils apprennent à penser d'après eux… ». A méditer !

 

Capucine VIGEL

 

Il a la gueule de bois, en ce dimanche matin, le président de la Fédération de la Russie. Obligé de veiller tard dans la nuit pour attendre les résultats de ce « décadent » concours de la chanson (le look extraverti des concurrents de Norvège !) et se prendre un nouveau revers dans la face, aussi cuisant que la reculade de son armée dans le nord-est de l’Ukraine !

Cette Europe de la culture qu’il rejette et qu’il méprise de toutes ses pores, et dont il a exclu son pays pour longtemps sans doute de toute représentativité – alors que la Russie a tout à fait sa place dans le concert des nations au vu de son histoire et de son riche patrimoine -, vient de lui adresser un singulier mais retentissant bras d’honneur auquel, là-aussi, il ne s’attendait pas.

Un geste clair et sans ambages, politique à souhait, qui a été transmis par voie cathodique par plus de deux cent millions de téléspectateurs, représentant quarante pays et pas que ceux de l’OTAN ayant jeté leur dévolu sur l’expression artistique ukrainienne.

 

 

Kiev annonce déjà la tenue du concours en Ukraine en 2023…

 

Plus qu’un symbole, c’est une victoire pour la liberté et la démocratie, une ode à la libre pensée et à la reconnaissance d’un peuple et à sa culture. Aujourd’hui, malmenés par une invasion barbare qui risque de durer dans le temps.

Même plusieurs rasades de vodka à boire cul sec ne suffiront pas à ôter le mal de crâne intense que le maître tyrannique du Kremlin doit avoir en cette journée dominicale. Noire, on s’en doute après une nuit blanche. Pas content, Vladimir ! Et pour cause.

A peine connus les résultats définitifs que Kiev a déjà annoncé par la voix de son charismatique chef de l’Etat – un « saltimbanque nazi, homosexuel et drogué » selon les sources sûres de Moscou ! – que le pays, vainqueur de la compétition, accueillerait comme le veut la coutume en 2023 la 67ème édition de cet Eurovision, aux résultats beaucoup plus politiques qu’artistiques.

 

 

Un look incroyable mais des artistes non dénués de talents…

 

Si l’ensemble des jurys, composés d’artistes, de responsables de sociétés de production, de médias, devait placer largement en tête le candidat de sa Très Gracieuse Majesté, le chevelu Britannique Sam RYDER, et son agréable morceau « Space Man », écrit dans la plus pure tradition des mélodies harmonieuses de la « Brit Pop » au terme du premier tour ; c’est in fine les suffrages des auditeurs (la voix du peuple chère à Jean-Luc MELENCHON !) qui renversera la tendance. Non pas à la surprise générale. Car, bien de bookmakers avaient largement misé sur le succès de ce groupe venu d’Ukraine.

Soit un obscur combo, qui est baptisé « KALUSH Orchestra » avec des looks incroyables – l’un des chanteurs arborant un curieux bob rose enfoncé sur la tête ! - mais non dénués de talents, pour les Occidentaux même les plus aguerris aux choses musicales.

 

 

Le choix du vainqueur : à 100 % politique !

 

Non seulement, les téléspectateurs ont voté à la gloire musicale de la cause ukrainienne. Mais, ils l’ont fait en masse. Jamais, un vainqueur de ce parfois très désuet concours de l’Eurovision n’avait atteint un tel score et obtenu une aussi nette différence envers ses poursuivants.

A l’analyse des avis et notes émis par les capitales européennes qui devaient se succéder au fil de cette très longue soirée au suspense prévisible, on comprend mieux le sens profond de ce choix à 100 % politique.

Les fameux douze points, devant être attribués à tour de rôle à la meilleure prestation scénique d’un artiste, se sont additionnés et concentrés aux pays les plus proches de l’Ukraine.

Les états Baltes n’ont ainsi pas dérogé à la règle de ce soutien massif et inconditionnel au groupe ukrainien. Même son de cloche en provenance de la Moldavie ou de la Roumanie, états limitrophes au pays agressé.

 

 

 

Eurovision et demande d’adhésion de la Finlande à l’OTAN : journée noire à Moscou…

 

Les Scandinaves y ont été de bon cœur, eux-aussi. Et notamment la Finlande qui a l’heure où se rédigent ces lignes, vient de demander officiellement son adhésion à l’OTAN !

Tout ce que ne voulait pas Vladimir POUTINE se réalise : il a de quoi avaler de l’aspirine, voire la boîte dans son intégralité ou noyer son chagrin ! La Suède, autre candidat potentiel à l’adhésion à la force Nord-Atlantique, en aura fait de même…

Esthète dans l’approche et l’art de la communication, Volodymir ZELENSKY a déjà récupéré à bon compte cette victoire, qualifiée d’historique par ses soins, même si l’Ukraine a déjà remporté par le passé le trophée, donnant ainsi rendez-vous aux artistes européens au printemps prochain.

Bref, l’Ukraine vient incontestablement de remporter sa première victoire en chantant, avec la bénédiction urbi et orbi de la communauté européenne, voire même d’un peu plus. Démontrant ainsi que son existence et sa légitimité internationale ne sont pas vaines. Une victoire qui en augure d’autres ?

 

Thierry BRET

 

Voulez-vous une preuve de l’attractivité prégnante qu’exerce le territoire de l’Yonne sur l’Ile-de-France voisine et la capitale de l’Hexagone, Paris ? En voici une, toute faite et qui se construit patiemment depuis la signature d’un accord de réciprocité, survenue en juin 2021, entre les PETR Grand Auxerrois et Nord de l’Yonne et la mégalopole nationale. Un partenariat, inédit et astucieux qui permettra de valoriser les circuits courts de la distribution alimentaire en favorisant les productions agricoles de notre terroir…

 

JOIGNY : Qui a dit que le territoire de l’Yonne n’était pas suffisamment attractif au niveau économique à l’échelle de l’Hexagone ? Tout le monde, en vérité ! Eh bien, pour faire taire les pessimistes de tout poil qui ne voient pas plus loin que le bout de leurs bésicles embuées, voilà une information 100 % positive à faire circuler auprès de tous !

Elle concerne une judicieuse initiative prise au printemps 2021 dont les prolongements factuels commencent à se faire ressentir quant à ses potentialités et perspectives envisageables. L’Yonne, terre nourricière de Paris ? Non, ce n’est pas une énième blague de potache qui aurait pu être publiée dans les colonnes médiatiques au petit jour du 01er avril dernier. Cela pourrait devenir très vite une réalité tangible après la récente visite de plusieurs élus de la capitale, dont l’ex-star du PAF (Paysage Audiovisuel Français), la journaliste Audrey PULVAR, reconvertie aujourd’hui en une défenseuse de la chose publique, en qualité d’adjointe à l’édile de Paris, Anne HIDALGO.

 

Audrey PULVAR vient prendre le pouls sur le terrain de l’Yonne…

 

La candidate socialiste à la présidentielle avait effectué le déplacement en terre icaunaise l’an passé pour parapher cet accord qui devrait offrir des opportunités intéressantes pour les filières agricoles de l’Yonne. A la grande satisfaction de la Chambre départementale d’Agriculture et des représentants syndicaux.

Nourrir Paris et ses 2,1 millions d’habitants n’est pas du domaine du raisonnable, sur le papier. Même si l’eau qui coule dans la capitale aurait dû se nommer l’Yonne et non la Seine comme certains géographes (bourguignons !) le pensent encore !

A contrario, favoriser l’alimentation de certains arrondissements en victuailles et produits made in Yonne semble déjà plus réalisable à brève échéance du fait de la proximité de ce département, situé au sud de la métropole. Selon les termes précisés par l’accord de coopération qui a été établi entre les deux partenaires, les PETR Grand Auxerrois et Nord de l’Yonne, et Ville de Paris, l’an passé.

Lors de cette journée immersive dans le Jovinien, Audrey PULVAR, accompagnée des maires du XIIème (Emmanuelle PIERRE-MARIE) et du XIVème arrondissement (Carine PETIT), ont pu disserter longuement avec des professionnels du monde agricole. Testant sans doute au passage quelques succulents produits !

 

 

Le XIIème arrondissement de Paris : un tiers des habitants de l’Yonne...

 

140 000 habitants, c’est le nombre de Parisiens qui résident dans le douzième arrondissement de la capitale. Soit un tiers des habitants de l’Yonne. On imagine aisément le potentiel en matière de débouchés pour les denrées alimentaires en provenance de notre territoire qui pourraient s’écouler via les marchés et les structures collectives pour sustenter la population. Une aubaine pour Nicolas SORET, président de la CC et maire de Joigny, qui avait flairé l’opportunité depuis bien longtemps.

« Là où je me réjouis, précise-t-il, c’est que les choses deviennent concrètes. On rentre dans le dur de l’opérationnel et ça, c’est chouette ! ».

Surtout que la Ville de Paris va organiser fin juin le Festival de l’Alimentation durable. Un évènement auquel participera une délégation icaunaise conduite par le numéro trois de la Région Bourgogne Franche-Comté. Au four et au moulin, Nicolas SORET ?

« Oui, car notre objectif sera d’y rencontrer les vingt-et-une personnes gestionnaires de l’alimentation de la capitale ! ».

Des contacts ô combien indispensables en vue de finaliser le dossier : ce sont celles et ceux qui appuient sur le bouton de la commande.

 

 

D’un approvisionnement mondial aux circuits de proximité…

 

En proie à une véritable révolution de palais, en ce qui concerne ses circuits de distributions alimentaires, Paris change donc de paradigme sur cet item. D’un approvisionnement mondial, les élus de la première ville de France veulent désormais privilégier des ressources alimentaires produites dans un rayon maximal de 250 kilomètres. Au moins pour la moitié de ces denrées.

Conséquence : l’Yonne ne peut qu’être impliquée dans cette profonde mutation de la transition alimentaire que mène Paris pour le bien-être de ses habitants.

Quant aux attentes en termes de productions, elles se sont avérées concrètes. Ainsi, l’élue du XIVème désire un approvisionnement de noix et de noisettes. Des besoins qui peuvent résolus grâce à la filière locale ad hoc qui en découle.

Pour autant, Nicolas SORET se veut rassurant. Balayant d’un revers de la main, « toute mauvaise interprétation » pouvant être faite autour de cette initiative, il rappelle que l’enjeu de cette démarche collaborative n’est pas d’appauvrir notre territoire. Estimant que la relation Yonne/Paris n’est pas une fin en soi, mais un moyen. Celui de rééquilibrer les relations entre la capitale et notre département afin d’y créer un ruissellement – le vrai, s’en amusera-t-il ! -, qui permettra de faire venir vers le territoire le plus septentrional de la Bourgogne la richesse qui est concentrée dans la métropole francilienne. Un ruissellement dont les agriculteurs et les producteurs seraient les premiers bénéficiaires.

En outre, parce que ces commandes seront importantes en volume, elles permettront de favoriser la création d’outils de transformation et de proposer de la valeur ajoutée. Concrètement, la commande publique parisienne servira de levier à la valeur ajoutée qui s’appliquera sur le territoire de l’Yonne.

Aujourd’hui, tous les partenaires du milieu agricole sont interpellés positivement par ce rapprochement prometteur entre Paris et les deux PETR de l’Yonne, notamment la Chambre d’Agriculture mais aussi Manger Bio, Bio Bourgogne et le GABY, le groupe d’agriculture biologique de l’Yonne.

Des acteurs de la filière agricole qui ne manqueront pour rien au monde le rendez-vous de la fin juin dans la capitale avec les fameux vingt-et-un gestionnaires qui sont décisionnaires de l’alimentation à Paris. Une métropole qui sert 30 millions de repas dans les 1 300 établissements collectifs sous leur coupe. Cela parle, non ?

 

Thierry BRET

 

 

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