Quel dommage que l’impétueux Pierre DESPROGES ne soit plus de ce monde pour nous livrer l’une de ses maximes désopilantes qui résumerait en une phrase la cocasserie ubuesque de la situation à placer sous le sapin !

Façon « Noël sous COVID, Pâques sous acide ! ». Tellement nos concitoyens en ont fichtre marre de ce coronavirus à géométrie multiple dans ses ramifications, coupable de toutes les nuisances sociétales et économiques que nous traversons depuis bientôt vingt-quatre mois.

Voilà qu’arrive la période bénie de la trêve des confiseurs, avec en guise de points d’orgue les sacro-saintes fêtes de la Nativité et du Nouvel An – soupapes garanties pour se changer les idées, prendre du bon temps et se ressourcer en faisant bombance autour d’une table garnie de foie gras (n’en déplaise au maire de Lyon !) -, que voilà les flonflons de la fête qui se ternissent comme une éclipse solaire avant même que celle-ci ne démarre.

Certes, la situation actuelle, au niveau des contraintes obligatoires à respecter pour lutter contre la propagation de la pandémie, semble un peu moins catastrophique que celle vécue l’an passé.

Quoique les récents cris d’orfraies et les rodomontades à grand renfort de messages alarmistes de quelques spécialistes qui passent beaucoup de temps à nourrir d’hypothèses les plus extrêmes les plateaux des chaînes en boucle indiquent clairement que janvier sera le mois de tous les dangers.

Peut-être pas, avec la virulence actuelle de cette énième mouture du virus qui mute et se transforme à qui mieux mieux selon ses phases évolutives, au sens  pathologique du terme. Mais, vraisemblablement, du fait de l’absentéisme important qui devrait frapper de plein fouet nos systèmes de services et de production. Conclusion : alors que certains de ces experts es COVID demandent à cor et à cri un nouveau confinement que pourrait statuer le gouvernement, la France, à l’instar de l’Europe qui n’est guère mieux loti, risque de connaître une période de paralysie. Au cœur de ses entreprises et parmi ses organes institutionnels.

 

 

Et si nous prenions les choses à la légère en riant de tout ?

 

Privés de discothèques (les éternels sacrifiés de la filière loisirs), invités à être dans l’hyper vigilance durant les fêtes en prenant toutes les protections d’usage, les Français ont-ils réellement envie de festoyer avec ces deux réveillons qui s’annoncent en ligne de mire pour faire semblant ?

Sans doute ! Ils auraient aimé sortir de cette ornière sanitaire qui les poursuit et les rattrape depuis si longtemps ; de profiter de l’air frais mais pas si pur que cela dans les villes afin d’y déambuler tranquilles lors de leurs emplettes sans être affublés de ce satané masque irrespirable ; de pouvoir s’embrasser et se faire des accolades bienveillantes sans avoir la peur au ventre de « choper » cette m… ; de vivre un Noël comme avant en famille nombreuse, entre petits-enfants et grands-parents.

 

 

Bref, une vie qui n’est pas inféodée au doigt et à l’œil à la sempiternelle présence de cette saleté, couperet permanent placé au-dessus de nos têtes. Ni les fourches caudines des 135 euros à payer rubis sur ongle en cas d’infraction !

Si l’excellent Pierre DESPROGES était encore parmi nous, peut-être nous inciterait-il avec son cynisme légendaire et son ironie profonde à prendre davantage les choses à la légère et à rire de tout.

 

 

Il vaut mieux en rire qu’en pleurer : c’est la magie de Noël…

 

Pourquoi, par exemple, en guise d’étrennes, ne pas offrir à sa conjointe ou conjoint, voire à ses beaux-parents, à défaut de la dernière fragrance à l’estampille de Thierry MUGLER ou d’Yves SAINT-LAURENT, le rendez-vous au centre hospitalier du coin pour y recevoir sa troisième dose de vaccin, indispensable pour gagner en prime son passe vaccinal ?! Tout cela serait enrubanné de la plus belle manière que ce soit !

Pourquoi ne pas offrir à la petite dernière la panoplie de la parfaite infirmière qui lutte avec abnégation depuis tant de mois contre le fléau viral au sein d’un système hospitalier qui s’effondre sous son poids et attend toujours ses compensassions salariales ?     

Pourquoi, et à réserver à ces chers ados qui passent la plupart de leur temps les yeux rougis et rivés derrière les écrans de leurs consoles de jeux ou de leur smartphone, un stage élémentaire pour apprendre les gestes qui sauvent ? Ce serait très utile en période de COVID extrême si les interventions médicales n’étaient pas assurées dans l’urgence, en vue de la conjoncture sanitaire qui nous est annoncée dès janvier ?!

Bref, mettre un peu d’humour et de fantaisie ne fait de mal à personne, du moment que l’on reste dans la décence, il va de soi !

Alors pourquoi ne pas jouer avec ses enfants le soir du réveillon au jeu des sept familles des « variants COVID » ou au docteur « Maboule », initiation ludique aux premiers soins à prodiguer aux patients !

Si nos compatriotes ont aujourd’hui les boules avec ces fêtes de fin d’année une nouvelle fois gâchées par l’omniprésence du coronavirus, qu’ils se disent en conclusion que le Noël 2022 pourrait être pire encore après avoir reçu la 9ème injection afin de mieux affronter le contagieux variant OMEGA !

Joyeux Noël !

 

Thierry BRET

 

 

Aïe, ce ne sont pas les effets de la troisième dose vaccinale qui endolorissent les épaules ce matin et plombent les esprits chagrins déjà passablement embrumés de nos compatriotes !

Mais, bel et bien, le nouveau tour de vis donné par le premier des ministres du gouvernement qui vient de s’inviter en véritable « Père Fouettard » en préambule de ces  fêtes de fin d’année que bon nombre de Françaises et de Français attendent de longue date ! Histoire de s’amuser un peu et de voir des amis dans ce monde de brute et de désillusions !

Afin de contrer la propagation qualifiée de « vertigineuse » de ce nouveau variant OMICRON si l’on en croit encore les sages du Conseil national scientifique qui livrent leurs avis éclairés à maintes reprises de la journée (parfois très contradictoires), nulle autre alternative que de supprimer tout de go les rassemblements festifs et populaires que sont les feux d’artifice, soirées dansantes et autres parades de noctambules égayés dans la rue le 31 décembre.

Mieux : la vénérable institution consultative (il y a des jours où ses commentaires disruptifs devraient se borner à cela précisément !) soumet la proposition suivante aux représentants de l’Etat de réinstaurer le couvre-feu le soir du Réveillon !

 

 

L’heure des libations et des réjouissances est à proscrire une fois de plus !

 

Pourquoi ne pas envisager alors de remettre au goût du jour pendant la quinzaine de ces vacances de Noël qui débutent le confinement ; ce qui en définitive serait peut-être la solution idéale pour passer le meilleur moment de l’année chez soi et éloigné de tous !

D’ailleurs, aux Pays-Bas, le pouvoir n’a pas ergoté outre mesure pendant des lustres en coupant les cheveux en quatre : il vient de figer de manière officielle ce dimanche 19 décembre la nation jusqu’au 12 janvier inclus.

Pour l’heure, Jean CASTEX ne se contente que d’appliquer une partie des prérogatives souhaitées par ce fameux conseil scientifique qui fait la pluie et le beau temps à sa guise dans ce pays. Mieux que les prévisionnistes de la météo, visiblement.

Donc, envisager de célébrer le Nouvel An dans la rue, la coupe de champagne dans la main et les confettis dans l’autre en faisant d’hypothétiques bises à la cantonade parmi la foule en liesse (cela aussi est déjà proscrit depuis trop longtemps avec les inévitables gestes barrières) est à extraire de votre cerveau.

 

 

De même, inviter à votre table toute la famille et ses innombrables ramifications possibles si elle est composée, recomposée, décomposée ou déconstruite, expression chère à l’incorrigible Sandrine ROUSSEAU, ne sera guère permis.

Le processus est cependant moins strict que l’année dernière à pareille époque. Quoique pas si éloigné que cela sachant que les choses peuvent encore évoluer dans la semaine !

Pour la deuxième année consécutive, les citoyens de ce pays de droit et de liberté vont donc une fois qui devient coutume se serrer la ceinture côté réjouissances à cette période si particulière de l’année.

 

 

Trois injections de vaccin pour obtenir les mêmes restrictions !

 

Ce qui fait déjà bondir l’opposition (une occasion de plus de se manifester dans les médias) et provoque l’ire de libres penseurs qui n’y comprennent plus rien. A défaut des philosophes qui ne s’expriment plus depuis belle lurette dans ce pays qui a pourtant donné vie à Voltaire et à Rousseau !  

Surtout que depuis la saison dernière, un élément majeur est apparu pour contrecarrer, soit disant, la prolifération du général COVID à l’assaut des habitants démunis de cette planète : la vaccination !

Troisième injection, donc, soit près de 90 % de la population hexagonale et pour autant, toujours cette litanie continuelle de restrictions qui viennent saper le moral des petits comme des plus grands en cette période !

Question liminaire : mais finalement, nous autres, les Françaises et Français dociles comme des moutons de Panurge qui ont accepté de jouer le jeu de la vaccination à outrance (trois piqûres administrées la même année c’est fort de café sans en connaître avec exactitude les réels effets sanitaires à long terme !) au nom du sacro-saint principe de la protection civique envers soi-même et celle des autres, en sommes toujours au point de départ ! Pourquoi ?    

Les déclinaisons multiples et successives de ce coronavirus ont parfois bon dos. Très contagieux mais moins dangereux, selon les uns. A contrario, il faudra un jour vivre dans une bulle de verre pour les autres. Tout cela laisse pantois quant à la ligne stratégique à adopter pour la gouvernance.

Le passe vaccinal en remplacement du passe sanitaire va sans doute profondément modifier les choses dès les premières semaines de 2022. Car, cette fois, c’est sûr l’étau se resserre un peu plus chaque jour sur les 7 à 9 millions de Français qui ont choisi pour diverses raisons (pathologiques (cela est compréhensible), idéologiques (cela l’est nettement moins),…) de ne pas se faire vaccinés.

Mais que de temps perdu, depuis bientôt deux ans. Et d’expectatives fumeuses où il serait nécessaire désormais de piquer en priorité les enfants âgés de 5 à 11 ans alors que des adultes se refusent de leur faire en leurs âmes et consciences !     

Pendant ce temps-là, la France vit en liberté sous conditionnelle, des pans entiers de l’économie (les loisirs, les évènementiels, les discothèques, les commerces…) disparaissent du paysage n’ayant plus que leurs mouchoirs pour pleurer sans que l’on sache quand une bonne fois pour toute nous sortirons de ce marasme !

« Joyeux Noël, Félix ! » disait Zézette, épouse X incarnée par Marie-Anne CHAZEL, dans le film culte de la bande du Splendid : c’est sûr, cette année encore, au vu des évènements restrictifs qui nous sont imposés, le « Père Noël est une ordure » !

 

Thierry BRET

 

Lucide et réaliste, Stéphane LE FOLL maire socialiste du Mans, dans ses déclarations en cette journée dominicale sur les ondes d’Europe 1 ? Il ne doit pas être très éloigné de la vérité !

Selon lui, « il n’y a pas de projet global ni d’ambitions pour la gauche dans cette échéance présidentielle » qui arrive pourtant à la vitesse d’un TGV lancé en pleine course.  

En disant cela, l’ancien ministre de l’Agriculture de François HOLLANDE pointe d’un doigt rageur, en la taclant sévèrement, la candidate du PS, Anne HIDALGO.

Malmenée dans les sondages depuis qu’elle a confirmé ses prétentions élyséennes auxquelles plus personne ne croit, la première élue de Paris oscille dans les intentions de vote du premier tour entre 3 et 5 % !

Un score dérisoire et qui ne décolle pas, si on le compare au glorieux passé du parti à la rose qui avait jadis dans ses rangs des personnages majeurs de la politique française à l’instar d’un François MITTERRAND, d’un Pierre BEREGOVOY ou d’un Pierre MAUROY. Pour les plus récents de ses représentants, possédant l’étoffe présidentielle.

Ne parlons pas des pères fondateurs du socialisme dont Jean JAURES. Ils doivent tous se retourner dans leurs tombes après un tel coup de Jarnac (l’incohérence et le flou artistique sur les idées) qui condamne le PS à jouer les faire-valoir dans cette élection. Voire de disparaître à court terme de l’échiquier…

A ce jour, si elle maintient sa présence dès la joute initiale en avril 2022, il n’est même pas certain qu’elle puisse atteindre le seuil minimal du remboursement des frais de campagne ! Un palier que pourtant Benoît HAMON, chantre du revenu universel (il avait lui au moins une proposition fédératrice intéressante qui pouvait inciter les plus jeunes à voter pour lui !), avait eu toutes les peines du monde à franchir, terminant avec 6 % des suffrages lors de l’épisode 2017.

 

 

 

 

Le Parti socialiste n’existe plus, place à une sociale démocratie ?

 

 

Et ce n’est pas la volte-face ubuesque et totalement imprévisible de la première Dame de Paris, vécue cette semaine à bord d’un TGV (nous y revoilà, lors d’un trajet effectué entre Paris et Poitiers où elle décidera de faire demi-tour illico pour rentrer dans la capitale avant une annonce médiatique d’importance !), qui devrait encourager les électeurs socialistes et de la gauche en règle générale à se reconnaître dans cette formation à la dérive.

Ce qui fait dire, par ailleurs, à Stéphane LE FOLL, qui avait lui aussi des prétentions à l’investissement des socialistes en 2022, que « le PS n’existe plus et qu’il est nécessaire désormais de penser à la création d’un nouveau parti socialiste ».

Flirtant avec les préceptes de la sociale démocratie. Et de la modernité, de manière sous-jacente, enterrant de facto l’archaïsme originel véhiculé par les « Eléphants » empêtrés dans leurs idéologies ?

Aujourd’hui, l’élu de la Sarthe désavoue complètement la candidature d’Anne HIDALGO. Lui qui s’était présenté face à elle lors d’une primaire qui n’en fut pas une finalement et qui souhaitait un débat comme dans toute association politique démocratique qui se respecte sans avoir obtenu gain de cause. Preuve de la largesse d’esprit de la candidate parisienne !  

Un comble, effectivement, alors que l’élue socialiste tente maintenant de renverser la vapeur, alors que les vents ne lui sont pas favorables, en sollicitant l’ensemble des candidats de la gauche à se retrouver dans une sorte de primaire qui la légitimerait peut-être à la sortie tout en additionnant les voix de ses partenaires. Au nom du sacro-saint principe que le PS doit rester le premier parti de la gauche en France.

 

 

Contre vents et marées. Alors que depuis plusieurs années, La France Insoumise (LFI) et Europe Ecologie Les Verts (EELV) sont passés loin devant lors des différents scrutins nationaux.

Seul le Parti communiste est en deçà des scores médiocres enregistrés par le PS : c’est tout dire ! Il reste au PS, a contrario, le bon ancrage territorial qui s’affiche lors des élections régionales et municipales. Mais, souvent, dans ces scrutins à l’identique des départementales, c’est une affaire de femmes et d’hommes autour de leur charisme qui font la différence, beaucoup plus qu’un simple programme affiché sur une feuille de route.

De la proposition inattendue de la tête de file du PS : il n’y aura qu’une seule réponse à l’unanimité, le refus !

 

 

 

La perte du pouvoir d’achat et le gâchis social ne favorisent plus l’alternance politique…

 

  

Les propos de Stéphane LE FOLL ne sont pas les seuls à avoir fait tremblé l’édifice socialiste après cette curieuse semaine du grand n’importe quoi au niveau des déclarations.

L’ancienne candidate à la présidence Ségolène ROYAL a fustigé la maire de Paris devant ses choix. Idem pour le dernier socialiste à avoir siégé à l’Elysée, François HOLLANDE ! Jamais la gauche n’a été autant divisée à l’approche d’un scrutin aussi capital pour le pays même s’il reste encore cinq mois pour convaincre un électorat plus enclin à se tourner vers l’abstention. Ou pire encore vers les extrêmes…

On est donc très loin de la fameuse Union que recherchent Anne HIDALGO et Arnaud MONTEBOURG, lui aussi candidat déclaré, mais prêt à faire don de sa candidature au meilleur des prétendants placés sans pour autant soutenir les yeux fermés la proposition de primaires voulue par la candidate socialiste…Mais ne sont pas François MITTERRAND, Georges MARCHAIS et Robert FABRE qui veut !

Bref : c’est le capharnaüm le plus obscur pour suivre la ligne stratégique actuelle de cette frange politique française qui a pourtant son mot à dire dans le débat démocratique. Au nom de la pluralité intellectuelle et des idées.

Pessimisme sur le résultat de 2022, et il n’est pas le seul à gauche, puisque les leaders charismatiques que sont Jean-Luc MELENCHON et Yannick JADOT ne jouent pas gagnants pour se qualifier au second tour, Stéphane LE FOLL se projette déjà sur l’avenir. Pensant reconstruire un PS à la sauce sociale-démocrate, beaucoup plus digeste.

Etrange paradoxe qu’il ne l’ait pas pensé plus tôt. Mais, il est vrai qu’Emmanuel MACRON et En Marche sont déjà passés par là en siphonnant les socialistes modérés et progressistes !

Alors que la France a été confrontée depuis cinq ans aux phénomènes de la crise sanitaire, de la flambée des prix, de la dégringolade du pouvoir d’achat, des grèves et revendications sociales à répétition (les Gilets jaunes), des délocalisations, de l’incurie administrative et de la hausse des plans sociaux : la gauche devrait être aux portes du pouvoir sous le couvert de l’alternance si la logique traditionnelle était respectée !

Ce qui ne sera pas le cas ! Car les paradigmes de notre société se sont modifiés…

 

Thierry BRET

     

 

 

 

 

 

Créneaux sans rendez-vous pour les 65 ans et plus, renforcement du protocole sanitaire dans les écoles primaires, vaccination des 5 à 11 ans, port du masque en centre-ville, arrivée massive de doses de vaccins, ouverture de nouveaux spots de vaccination… lors d’une conférence de presse le préfet Henri PREVOST, le délégué départemental de l’ARS Yann de KERGUENEC et le directeur académique Vincent AUBER ont présenté les nouvelles mesures sanitaires. Elles visent à freiner le rebond épidémique de la cinquième vague.

 

AUXERRE: Pas de « trêve des confiseurs » dans la lutte contre la propagation du virus ! La cinquième vague de COVID-19 frappe notre département de plein fouet et les chiffres s’emballent, à l’image du taux d’incidence dans l’Yonne, passé en dix jours de 186 à plus de 290.

Si l’aggravation de la circulation du virus est bien réelle, la situation est toutefois différente des contextes connus précédemment du fait que 76 % des Icaunais bénéficient à ce jour d’un schéma vaccinal complet. D’où une série de mesures annoncées moins contraignantes que celles prises l’an passé à pareille époque. Où la seconde vague avait été marquée par le retour du confinement. La prudence doit pour autant rester de mise a rappelé avec force le préfet de l’Yonne Henri PREVOST : « Il est impératif que chacun adopte son comportement, avec l’objectif d’arriver en bonne santé pour les fêtes et ne pas saturer le dispositif hospitalier… ». Insistant une fois encore sur l’importance à respecter les gestes barrières, notamment lors de moments de convivialité propices à la propagation du virus, comme les pots festifs de fin d’année au sein des entreprises.

 

 

Une pente ascendante des hospitalisations dans l’Yonne…

 

Délégué départemental de l’Yonne à l’Agence régionale de Santé, Yann de KERGUENEC mise lui aussi sur la prudence afin d’anticiper les potentiels risques de tension pouvant entraîner un surcroît d’hospitalisations, notamment en service réanimation : « C’est là le véritable sujet, le risque de blocage de notre système de santé… ». A ce jour, 93 personnes sont hospitalisées dans le département, victimes de la pandémie, contre 17 il y a un mois. Un chiffre corroboré par celui des patients en réanimation, passé de 3 à 11 pendant la même période, pour une capacité maximale de 22 lits. Une pente ascendante à laquelle les autorités de santé doivent faire face, d’où la mise en œuvre du « plan blanc » dans tous les établissements du département. Il permet de mieux répartir les prises en charge, d’accélérer les transferts de patients et si nécessaire, de déprogrammer certaines opérations non urgentes. Evitant ainsi aux hôpitaux pivots que sont les CHU d’Auxerre et de Sens, d’assumer seuls la tension hospitalière.

 

 

Des opérations « aller vers » vont également se déployer…


Le dispositif de vaccination bat son plein et la mobilisation est totale, avec notamment l’arrivée annoncée de 21 000 doses supplémentaires dès la semaine prochaine : « Des vaccins à majorité de type Moderna, mais il est utile de le préciser, tout aussi efficaces et garantissant la même innocuité que le Pfizer, tous les deux de type ARN Messager. La seule restriction étant que le Moderna n’est pas injectable aux moins de 30 ans… ».

Par ailleurs, toute personne de 65 ans et plus, jugée prioritaire, pourra à compter du 15 décembre, bénéficier d’une troisième dose de rappel en centre, de vaccination, même sans rendez-vous. Également annoncée à la même date, la mise en place de la vaccination des 5/11 ans pour les enfants ayant des pathologies à risque, ouverte à tous à partir du 20 décembre.

Des mesures auxquelles vont se rajouter des opérations « aller vers » afin de faciliter un peu plus l’accès à la vaccination, notamment dès ce samedi, dans certains centres commerciaux : « On va profiter des prochains week-ends, traditionnellement à forte affluence, pour monter des opérations de vaccination, avec ou sans rendez vous de manière à être au plus près des personnes et leur apporter leur dose de rappel… ». A noter qu’à ce jour, 40 % de la population icaunaise bénéficie d’un schéma vaccinal complet de trois doses et la marge de manœuvre est importante. D’autres opérations du même type vont être mises en œuvre, que ce soit à destination des 80 ans et plus, dans les établissements scolaires, voire dans les entreprises : « Autant d’actions visant à toucher les personnes encore hésitantes par rapport au vaccin… » .

 

 

La montée en puissance des tests salivaires chez les plus jeunes…

 

Présent également, Vincent AUBER, directeur académique des services de l’Education nationale de l’Yonne a présenté les nouvelles mesures en vigueur dans les écoles, avec notamment le port du masque y compris à l’extérieur dans la cour de récréation. Il a insisté sur le critère de non brassage des élèves : « Il est extrêmement important à nos yeux et c’est ce qui distingue ce nouveau protocole du précédent, veillant à ce que les groupes constitués ne se mélangent pas, pour permettre un tracing plus rapide… ». Les tests salivaires montent également en puissance, avec 1 100 tests réalisés la semaine dernière dans le département au sein d’établissements publics et privés, pour deux cas positifs déclarés. Plus de 5 000 autotests ont également été distribués, à destination de tous les personnels au contact direct des élèves. Autre mesure d’envergure, la distribution de plus de 7 000 masques inclusifs transparents, considérés comme moins anxiogènes et facilitant l’enseignement : « En particulier quand on travaille sur le langage avec les plus petits… ».

En conclusion, le préfet Henri PREVOST a rappelé que les rues de l’hyper-centre d’Auxerre et de Sens étaient désormais soumises au port du masque. En lien avec la municipalité, un affichage sera installé en conséquence dès ce week-end pour en informer la population plus efficacement : « L’objectif comme toujours, n’est pas de prendre les gens en défaut, mais qu’ils comprennent la règle en la rendant lisible et qu’ensuite, celui qui ne la respecte pas soit verbalisé, de sorte que les gens se protègent et arrivent en bonne santé au moment des fêtes… ».

 

Dominique BERNERD

 

Invité à venir s’exprimer à la médiathèque de Bléneau, Charles ONANA a parlé de l’action secrète de Joséphine BAKER au profit de la France Libre lors d’une causerie de belle qualité. Une rencontre passionnante avec un personnage clé de notre histoire qui méritait un jour d’entrer au Panthéon…

 

BLENEAU : Des millions de téléspectateurs l’ont regardé et écouté sur plusieurs chaînes de télévision et quelques antennes radiophoniques. Au lendemain de la réception de l’héroïne au Panthéon, Charles ONANA était accueilli à la médiathèque de Bléneau par Alain DROUHIN, maire, et Nathalie BILLIETTE, bibliothécaire. De nombreuses personnes étaient présentes pour écouter la conférence.

Docteur en sciences politiques, chercheur, Charles ONANA a eu accès aux archives de l’armée de l’air et du ministère de l’Intérieur. Il voulait connaître le détail des actions menées par Joséphine BAKER pendant les années d’occupation.

 

« J’ai fait mon devoir »…

 

Interrogée après la Libération, la chanteuse se contentait de répéter qu’elle avait tout simplement fait ce qu’elle devait. Elle n’est pas seule à donner une telle réponse, plutôt commune à tous ceux qui ont travaillé pour les services. C’est la consigne.

Dans les archives, Charles ONANA a trouvé des indications plus précises sur les renseignements et documents obtenus dans un consulat à Paris. On apprend qu’une composition de musique peut dissimuler des informations secrètes. On découvre que le statut d’agent secret n’est pas exclusivement réservé à des hommes protégeant leur anonymat sous un grand imperméable de couleur mastic.

 

 

Une femme au sacré tempérament…

 

Que ce soit sur la ligne Maginot ou plus tard en Afrique du Nord, Joséphine BAKER a chanté et dansé pour les troupes. Elle a aussi donné des galas dont la recette permettait d’améliorer l’ordinaire des soldats. Elle a utilisé son statut de vedette internationale pour transporter photos et documents.

Il faut « un sacré tempérament » pour donner des autographes avec le sourire alors que l’on transporte des éléments secrets, accrochés à ses dessous.

Joséphine BAKER clamait son amour de la France, ce pays où elle avait découvert que tout le monde pouvait dîner au restaurant, sans distinction de couleur de peau.

 

En savoir plus

Le livre de Charles ONANA, « Joséphine Baker contre Hitler », est publié par les éditions Duboiris. Il peut être commandé dans toutes les bonnes librairies.

 

Thierry CARABIN

 

 

Articles

Bannière droite accueil