Une fois n’est pas coutume, le conseil communautaire de l’Auxerrois s’est délocalisé pour sa séance de rentrée après la très longue trêve estivale. C’est à la salle des fêtes de CHEVANNES que s’est tenue cette session prolifique au niveau de l’ordre du jour. Ce qui aura permis à l’élu hôte de cette assemblée d’ouvrir le bal, selon les us et coutumes du protocole…

 

CHEVANNES : Sacré Dominique CHAMBENOIT ! Le premier des élus de la commune périphérique de la capitale de l’Yonne n’a pas son pareil pour distiller avec finesse et pointe d’humour ses messages à qui veut les entendre !

Et en cette belle matinée de jeudi 07 octobre, l’orateur qui devait prendre la parole en guise de préambule à l’ouverture des travaux communautaires n’avait que l’embarras du choix côté auditoire !

L’intégralité ou presque des élus de l’Agglomération de l’Auxerrois étaient assis autour de lui pour écouter ses mots de bienvenue, une fois les viennoiseries et le café avalés, avant que ne débutent les joutes parfois acérées des différentes délibérations inscrites au copieux programme des réjouissances du jour.

 

 

Empruntant une formule « toute faite » que « les moins de vingt ans ne pouvaient pas connaître » - il n’y en avait d’ailleurs aucun dans la salle parmi l’assistance !, Dominique CHAMBENOIT a cité le grand Charles (pas de GAULLE) mais AZNAVOUR, pour évoquer le bonheur qui était le sien d’accueillir dans sa commune cet évènement politico-institutionnel.

« Un chanteur se voyait déjà en haut de l’affiche, entama le maire, et je puis vous dire que c’est la commune de CHEVANNES qui aujourd’hui se voit en haut de l’affiche en recevant dans sa salle des fêtes cette session… ».

Un zeste d’humour dont il n’est pas avare lors de ses allocutions. Suffisant pour dérider les esprits aux alentours de 9h30 avant de céder la parole au président de l’assemblée communautaire Crescent MARAULT qui déroula ensuite l’ordre du jour. Dans la plus pure des traditions.

 

Thierry BRET

 

Elles devraient être plus de cent-cinquante personnes présentes le jour J. Des personnalités de différentes sphères intellectuelles qui ont pour dénominateur commun de posséder cette très haute distinction honorant leurs carrières et leurs sens du devoir. La Légion d’honneur. Une auréole qui ne peut laisser indifférent, dans un contexte sociétal où le civisme et la droiture se délitent…

 

JOIGNY : Voilà un anniversaire qui fera date dans le landerneau. La centième année d’existence de la Société des membres de la Légion d’honneur en France. La SMHL, un acronyme discret dans notre paysage mais au demeurant ô combien important comme valeur représentative d’une certaine idée de la France. Celle qui gagne. Celle qui est résolument optimiste. Celle qui incarne le sens du respect et du civisme. Celle des valeurs, jamais bafouées…

Inévitablement, la célébration à l’instar de l’Hexagone sera actée dans l’Yonne. La SMHL y accueille des personnalités, connues et reconnues, ayant reçu la précieuse rosette des mains d’un représentant de l’Etat. L’évènement prendra la forme d’une journée exceptionnelle, accueillie dans les salons de l’hôtel de ville de Joigny.

 

 

 

En guise de hors d’œuvre qui pourrait presque faire office de plat de résistance tant l’orateur est de qualité, une causerie du médecin explorateur, le docteur Jean-Louis ETIENNE, sommité scientifique que l’on ne présente plus.

Lors de sa prise de parole, il devrait évoquer ses multiples épopées aux pôles et évoquer l’une des problématiques actuelles se rapportant à l’avenir de l’humanité, le réchauffement climatique.

Une découverte en images du musée de la Légion d’honneur et des ordres de la chevalerie, dans le septième arrondissement de la capitale, poursuivra ce cocktail d’agréables surprises dominicales. Des retrouvailles sous le parrainage du préfet de l’Yonne Henri PREVOST, du président du Conseil départemental Patrick GENDRAUD et de Nicolas SORET, maire de Joigny et troisième vice-président de la Région.  

En sus, les convives assisteront à un concert de musique patriotique. Avant que ne soit remis un chèque de soutien à une association de promotion de la jeunesse icaunaise. Le civisme et l’entraide, toujours et encore…

 

 

En savoir plus :

 

Entièrement imaginée et construite par quelques sociétaires de la section de l’Yonne et des comités d’Auxerre, Sens, Tonnerre et Puisaye-Forterre autour des valeurs promues par cette structure (solidarité, entraide et rayonnement), cette manifestation se déroulera à partir de 11H30 dans les salons de l’Hôtel de ville de Joigny.

Il existe à ce jour quatre comités de la Société des membres de la Légion d’honneur dans l’Yonne. L’antenne départementale est présidée par Baudouin DELFORGE. Le comité d’Auxerre par le docteur Serge TCHERAKIAN. Le comité de Sens par Anne-Marie AUBOIRON. Celui de Tonnerre par le Colonel Alain LAGARENNE. Quant au comité de Puisaye-Forterre, il est dirigé par l’ancien maire de CHAMPIGNELLES et président des fameux Entretiens institutionnels, Jacques GILET.

 

Thierry BRET

 

 

 

Pari réussi pour le député Guillaume LARRIVÉ. Il souhaitait faire de cette première édition des « Rendez-vous pour la France » un moment d’échanges et de dialogues républicains éloigné des querelles partisanes et politiciennes. Avec à la clé, des interventions de belle facture de la part d’invités qui ne l’étaient pas moins. Au premier rang desquels l’ancien premier ministre socialiste Manuel VALLS ainsi que l’ancien ministre des Affaires étrangères et Commissaire européen, Michel BARNIER.

AUXERRE : Appelant à une « réconciliation nationale de la France avec elle-même » face aux dérives populistes de tous bords, le député de la première circonscription a ouvert les débats en présentant cette journée comme un « instant de délibération démocratique, un endroit où l’on se pose, où l’on s’écoute, où l’on puisse faire émarger des points d’accord sans masquer nos différences…».

Il est un fait que, porté par une radicalité des mots et des postures, le débat public s’appauvrit en France chaque jour davantage. Un constat que les intervenants présents ce samedi, sous les voûtes de l’Abbaye Saint-Germain, ont souhaité mettre à mal, portant la parole et le verbe au plus haut, autour de deux tables rondes sur les thèmes de : « Sauvegarder la paix civile » et « Bâtir la puissance ».

 

 

Un dialogue constructif entre républicains des deux rives…

 

Aux dires mêmes des intéressés, leurs rapports dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale furent un tantinet « rugueux ». L’un était alors premier ministre de François HOLLANDE, le second, jeune député icaunais, proche de l‘ancien président Nicolas SARKOZY. Après trois années passées outre Pyrénées et échoué à conquérir la mairie de Barcelone, Manuel VALLS souhaite aujourd’hui revenir dans le débat public national, ne cachant pas ses craintes vis-à-vis de cette « crise puissante, morale ou d’identité qui aujourd’hui ébranle notre pays… ».

Face aux peurs véhiculées par les thèses populistes, l’ancien premier ministre prône le dialogue permanent, ce « dialogue entre républicains des deux rives », selon la belle formule attribuée à Jean-Pierre CHEVENEMENT. Un débat qu’il juge indispensable sur des sujets d’importance comme l’intégration et l’assimilation : « si nous n’évoluons pas sur ce sujet, nous serons confrontés à tous ceux qui proposent un autre discours radical, source de confrontations… ».

Appelant à refuser tout amalgame entre islam, musulmans, islamistes et terroristes et toute idée de dérive décliniste : « je ne crois pas que l’assimilation soit la négation de ce que nous sommes, c’est au contraire l’idée de faire France ensemble. Je suis convaincu que notre force, c’est la République… ».

 

 

L’éducation socle prioritaire pour gagner la bataille sur l’obscurantisme…

 

Gouverner en définissant par la parole des objectifs est une chose, mais que ces paroles se traduisent par des faits en est une autre. Pour le conseiller d’Etat Patrick STEFANINI, tout décalage trop important entre la parole politique et la réalité de ce qui fait le quotidien des Français est un « germe puissant de désintégration de la société et donc d’atteinte à la paix civile ». Epinglant au passage la part de budget allouée au régalien, c’est-à-dire les moyens affectés aujourd’hui à la police, la justice, la gendarmerie, « pratiquement deux fois inférieurs en pourcentage, à ce qu’ils étaient au lendemain de la guerre d’Algérie… ». Avec pour corollaire, une inquiétude grandissante des citoyens, face à la « réalité des périls intérieurs et à la montée du terrorisme ». L’immigration était au cœur des débats et Patrick STEFANINI appelle là aussi, à changer de paradigme, avec un contrôle renforcé aux frontières extérieures de l’Europe tout en se donnant les moyens d’une véritable politique d’intégration. Citant pour exemple l’Allemagne qui impose aux ressortissants étrangers arrivés sur son sol, 600 heures d’apprentissage de la langue contre une centaine en France. Si aux yeux de l’actuel directeur de campagne de la présidente d’Ile-de-France Valérie PÉCRESSE, la paix civile se gagne au travers d’un Etat assurant son rôle de gardien de l’ordre public et des libertés civiles, elle se joue en premier lieu à l’école : « il faut que nous reconstruisions ensemble une nation éducative sinon, nous ne gagnerons pas la bataille… ».

 

 

Une paix civile décidément bien fragile…

 

Essayiste et auteur notamment du rapport « Un islam français est possible », Hakim EL KAROUI a conclu les travaux de la matinée, en donnant quelques éléments chiffrés sur la réalité de la population musulmane en France, à la fois plus jeune que la moyenne de la population nationale mais se caractérisant aussi par une très forte concentration géographique : « soit près de 10 % de la population totale sur  environ 1 % du territoire ».

Une concentration apte à tous les phantasmes, conséquence selon l’essayiste, d’une « métropolisation » de l’économie. Lui aussi appelle à tenir à distance la radicalité : « il ne faut pas tomber dans le piège de donner une dimension politique au débat. Il est très facile de lancer des anathèmes et dire que les choses sont simples… ». Revenant sur cette part de la jeunesse musulmane en quête d’identité, à la fois exclue de la culture de leurs parents et de la culture française : « avec le sentiment de ne pas être partie prenante de la communauté nationale… ». Source là encore, d’un risque de mise à mal de la paix civile, décidément bien fragile…

 

 

 

En savoir plus :


Face à la crise identitaire secouant le pays, Manuel VALLS souhaite aujourd’hui revenir dans le débat public national. Affirmant dans le même temps qu’il ne sera pas candidat à la course présidentielle…

Conseiller d’Etat et ancien préfet, Patrick STEFANINI fut l'un des artisans de la création en mai 2007 du nouveau ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire. Il dirige aujourd’hui la campagne de la présidente d’Ile-de-France Valérie PECRESSE en lice pour les prochaines présidentielles…

Essayiste et consultant, Hakim EL KAROUI a contribué de par ses travaux dans le cadre de l’Institut Montaigne, à éclairer le grand public sur l’islam en France…

Dans le cadre du second débat de la journée, l’ancien Ministre des Affaires étrangères et Commissaire Européen Michel BARNIER a souligné toute l’importance pour l’Europe à réaffirmer sa puissance face à l’instabilité du monde : « Il est temps que les Européens se réveillent ! Les règles multilatérales craquent de toutes parts sous le coup de boutoir des révisionnistes décomplexés et la puissance redevient une aune à laquelle on mesure la capacité d’action et de survie de nos nations et de nos civilisations… ». Rappelant que sinon et au rythme actuel, seule l’Allemagne à l’horizon 2050, siègera encore à la table du G10 : « être puissant, c’est faire face aux rivalités qui façonnent le monde, être capable de soutenir, sans disparaitre ou se vassaliser, des rapports de force qui sont souvent imposés par les autres… ». Refusant pour autant toute forme d’arrogance et de suprématie : « la France n’est pas grande quand elle est arrogante, elle n’est pas forte quand elle est solitaire… ». Un discours que le candidat aux prochaines élections présidentielles se promet de ne jamais oublier si les Français lui font confiance…

 

Dominique BERNERD

 

L’entrée de l’évènement, quatrième du nom, est gratuite. Autant dire que le public aurait bien tort de se priver de l’excellente opportunité de bien appréhender le marché de l’emploi, de la formation et de l’orientation sur ce bassin sectoriel. Surtout dans ce contexte de reprise économique où les entrepreneurs ont un besoin accru de main d’œuvre qualifiée…

 

MIGENNES : Le réamorçage de la pompe économique se manifeste un peu partout dans l’Hexagone. Après les sombres périodes d’inertie que nous avons observées. Dans une volonté de relayer le plus possible la bonne nouvelle, la Mission Locale et la Communauté de communes de l’agglomération prêchent dans leurs paroisses respectives en faveur de l’emploi ! Comment ? En s’appuyant sur l’annuel rendez-vous qui lui est dédié ! Ce fameux forum.

Ouverte à un large panel de visiteurs, l’animation va se décliner une fois de plus (c’est ce qui en fait son inévitable succès) comme un guichet unique qu’il est de bon ton de fréquenter. Une sorte de rendez-vous incontournable, revenant tel un marronnier dans l’agenda des manifestations à vivre chaque année.

 

47 % de public féminin enregistré l’année dernière…

 

Un guichet unique parce que s’est indubitablement la marque de fabrique voulue par Philippe REHEL, qui en est l’une des chevilles ouvrières en sa qualité de directeur de Mission Locale. Ici, sous le même toit (celui de la salle Jacques Brel) vont se réunir tous les acteurs clés de l’employabilité et du monde du travail. Entreprises (une vingtaine de structures qui apportent des offres à pourvoir dans la corbeille de la mariée : plus de 130 postes), des centres de formation (ils sont vingt à être présents afin d’accueillir de l’apprentissage) et des demandeurs d’emploi. On les espère mobilisés et nombreux. Une telle opportunité de réunir l’ensemble de ces composantes ne se produit pas tous les jours. Surtout avec du grain à moudre côté postes fermes et définitifs !

L’an passé, à pareille époque, entre deux vagues de confinements, le Forum avait tout de même accueilli plus de trois cents visiteurs dont 47 % de représentantes de la gent féminine. 43 % de ce public étaient âgés de moins de 26 ans.

 

Un évènementiel découpé en trois grands pôles…

 

Alors que le taux de chômage reste élevé et préoccupant, les demandeurs d’emploi restent en priorité le public type de ce rendez-vous, proposant aussi des ateliers spécifiques comme le coaching, la préparation d’un entretien d’embauche ou la conception du CV. Mais, les salariés en quête de reconversion ou les étudiants en recherche de jobs ou de renseignements précis sont les bienvenus.

Chacun devrait y trouver son compte. Profitant de l’espace conseil (orientation, coaching, mobilité…), celui spécifique au recrutement (présence des entreprises locales qui recherchent le personnel adéquat) ou celui se rapportant à la formation. Avec une projection sur les métiers et filières de demain.

Bref : les visiteurs devraient quitter ce rendez-vous avec de quoi remplir leur besace avant de prendre une décision.

 

 

En savoir plus :

Forum de l’Emploi, de la Formation et de l’Orientation du Migennois

Salle Jacques Brel

Avenue de l’Europe

Migennes

De 09 à 12 heures et de 13h30 à 17 h.

Entrée gratuite.

 

Thierry BRET

 

 

60 % de hausse observée depuis le début de l’année ! Une paille pour celles et ceux de nos concitoyens qui se chauffent au gaz, qui cuisinent avec le gaz, qui raisonnent qualité de vie et confort assurés grâce au gaz.

Les puristes de la statistique rectifieront d’eux-mêmes : en fait, l’envolée ne s’est élevée qu’à hauteur de 57 % depuis le 01er janvier. Une accumulation de coups d’accélérateurs successifs qui ont fait très mal au bas de laine des Français. Des Français dont l’immense majorité ne roule pas sur l’or.

Mais, ne chipotons pas sur les chiffres : le résultat est le même pour tous (ils sont plusieurs millions à avoir opté pour ce mode énergétique), la pilule est amère. Dure, très dure à avaler même avec de la confiture pour faire glisser !

Et ce n’est pas fini comme nous le suggèrent des prévisionnistes de mauvais augure ! La Norvège et la Russie, nos principaux fournisseurs (l’Hexagone ne produit que 1 % du volume consommé par nos compatriotes), n’ont guère l’intention d’ouvrir grandes les vannes des gazoducs.

Si la dernière augmentation en date du 01er octobre s’établissait à plus de 12 %, que seront les suivantes à venir au cours de ces prochains mois ?

Bienvenue dans le monde de la spéculation à tout crin ! On fait monter les enchères, on réduit la production et on augmente les tarifs de manière exorbitante. En se moquant éperdument du sort des consommateurs et de ceux qui souffrent !

Depuis que l’homme est l’homme, la recette de ce fléau consumériste tous azimuts est à l’identique. Certains s’en mettent plein les fouilles tandis que d’autres trinquent et tirent la langue jusqu’à en crever !

 

 

Les solutions du casse-tête énergétique peuvent-elles être trouvées ?

 

Et dans le genre, catégorie consommation énergétique, la France se situe forcément du mauvais côté de la lorgnette. Ne produisant ni pétrole (souvenons-nous des multiples chocs pétroliers dans les années 70 avec des envolées exponentielles à la pompe) ni gaz (nous l’avons spécifié un peu plus haut à peine 1 % de la production dont nous avons besoin).

Allons, ne soyons pas trop pessimistes ! Il nous reste la fée électricité grâce à notre armada de centrales nucléaires et hydrauliques. Des usines à la pointe de la technologie, ce qui est ma  foi, vrai.

Pensez-vous alors contourner le problème en vous rabattant exclusivement sur l’électricité dans votre mode consumériste ? D’une part, l’électricité n’est pas en reste au niveau de la progression des tarifs (+ 4 %). D’autre part, la production ne suffit pas à alimenter la totalité de l’Hexagone.

Pourquoi ? Parce que l’Etat incite son producteur principal à la revente de l’électricité à l’international. Notamment, les pays situés à nos frontières. Une manière de prélever très facilement de la TVA et autres taxes supplémentaires au passage !

Des solutions à cet épineux casse-tête chinois peuvent-elles exister ? Sans doute. Une, radicale, mais qui est déjà envisagée dans les alcôves bien pensantes de la sphère écologiste consiste tout bonnement à réduire, voire à changer notre consommation énergétique.

D’une part, c’est bénéfique pour la sauvegarde de la planète (admettons) et pour le porte-monnaie en déliquescence à la fin du mois (sans doute). Plutôt que de vous chauffer à température constante dans la maison, adoptez le pull en mohair dès les premiers frimas annonciateurs de l’hiver ! C’est bon pour la santé !

La bougie et la lampe à huile peuvent remplacer l’ampoule électrique, trop grande consommatrice d’énergie si elle n’est pas élaborée à partir d’un LED.

Une autre solution, plus exotique, serait de revendre ses biens immobiliers avec perte et fracas, de laisser tomber définitivement son job avant de quitter ce pays au climat océanique, voire continental pour mettre le cap vers une destination gorgée de lumière et de soleil où il fait bon vivre. A moindre coût et sans la pression fiscale !  

Les endroits alléchants ne manquent pas sur un planisphère pour se faire une idée de son nouveau lieu d’affectation. Un concept qui est peut-être un tantinet trop utopique, à moins de gagner au loto !

 

 

Le bouclier fiscal : de la poudre de perlimpinpin…

 

Mais, finalement, la résolution de cette équation à plusieurs inconnues nous a été apportée cette semaine par le « mathématicien » Jean CASTEX, en personne. Le bouclier fiscal ! Il fallait y penser !

Un processus où les tarifs sont gelés (comme les salaires de la fonction publique depuis au moins trois ans, ne parlons pas du privé qui peine à embaucher !) sur une période définie au préalable.

Un astucieux système que le Premier ministre nous a sorti de derrière les fagots comme une imparable botte de Nevers délivrée en catimini sur un plateau audiovisuel ce mercredi.

Non seulement, les prix du gaz (puisque cela s’applique uniquement à cette seule énergie) ne seront pas soumis à de nouvelles hausses dans les mois à venir. Super ! En outre, ils seront figés jusqu’au mois…d’avril 2022. Ah, bon ?

Un effet d’annonce qui fait « psichtt » à plus d’un titre et ne convainc pas grand monde si ce ne sont les supporters du chef du gouvernement !

Etrange annonce qui ne remet nullement en cause les 57 % de hausses précédentes ! Ni les 12 % appliqués ces jours-ci, au premier octobre !

Faut-il y voir une manœuvre politique, savamment calculée ? Avec le terme de la mesure qui nous amène juste avant le premier tour de la présidentielle ? Et le relâchement du dispositif après coup permettant de lisser le rattrapage des hausses !

Les Français dans leur globalité parce que tous consommateurs d’énergie attendaient autre chose comme décision gouvernementale. Pas de la poudre de perlimpinpin pour nous endormir après le 20 heures de TF1 !

Une baisse conséquente de la TVA, par exemple. En plaçant le gaz comme l’électricité et le carburant (pas concernés par le bouclier fiscal) dans la catégorie privilégiée fiscalement des produits de première nécessité.

De ceux dont ont un absolu besoin les Françaises et les Français qui travaillent au quotidien, de celles et ceux qui peinent à en trouver, de celles et ceux qui tentent de survivre avec une retraite dérisoire qui s’étiole de mois en mois, de celles et ceux de ces étudiants qui ont du mal à joindre les deux bouts pour payer leurs formations.

Bref : de la France toute entière qui exige plus de mansuétude et de réalisme dans les choix stratégiques de nos gouvernements. Surtout en période de crise sociétale et économique profonde. A méditer avant que cela ne flambe…

 

Thierry BRET

 

 

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