Peu importe de ce qu’il adviendra in fine, au soir du 24 avril, on sait déjà que cette élection présidentielle 2022 restera à jamais gravée dans les annales de la vie républicaine. Mais, pas à cause de l’engouement immodéré qu’elle suscite aux quatre coins de l’Hexagone où plus de 40 % des Français disent se contrefiche de ce rendez-vous qui nous revient pourtant tous les cinq ans. Mais, parce que des éléments perturbateurs extérieurs vont très certainement en distordre les contours existentiels contre toute attente.

Si en 2017, l’ombre de Moscou planait déjà quelque peu sur les soutiens occultes à réserver à certains candidats en matière de financement de  campagne, ce sont ces mêmes Russes qui vont une nouvelle fois encore s’immiscer indirectement dans le jeu de la politique intérieure en pipant de manière plus que subliminale les résultats de ce double échéancier électoral.

Un sondage publié à date traduit cet état de fait. 33 % de nos concitoyens placent l’actuel et dramatique conflit opposant la Russie à l’Ukraine parmi leurs préoccupations principales auxquelles devra s’atteler le nouveau locataire du palais de l’Elysée.

Juste derrière le pouvoir d’achat qui en est un pur corollaire démonstratif avec la hausse exponentielle des prix applicable à tout ce qui se consomme ou presque en France et bien avant des thématiques plutôt « régaliennes » d’ordinaire à l’instar de la sécurité, de l’immigration ou de l’environnement.

 

 

Une vision gaullienne du mandat en incarnant un chef de guerre ?

 

Or, qui d’autre, que le président sortant incarne le mieux le cap stratégique à suivre dans ce contexte si particulier à la limite de l’apocalyptique, selon bon nombre de nos compatriotes même les plus réfractaires envers le personnage ?

Se muant en véritable chef de guerre de cette défense passive qui prend ses sources sur la batterie de sanctions économiques internationales prises à l’encontre de Moscou et des intérêts de ses oligarques, Emmanuel MACRON gère le dossier à bras le corps, mouillant la chemise, ne comptant pas ses heures et ne se rasant plus de près (l’excellent coup de communication de ces clichés distillés sur les médias !), descendant presque de son piédestal jupitérien inaccessible pour apparaître comme un être humain à part entière. Comme vous et moi !

Conséquence immédiate de ces images relayées abondamment via tous les canaux de diffusion : la cote de popularité du leader emblématique des Marcheurs s’est envolée dans les sondages d’opinion pour tutoyer les 28 à 29 % d’intentions de vote dès le premier tour. Un palier, jamais atteint à ce jour depuis le lancement de la campagne. Un palier qui a même dépassé les 30 % de préférence publique ce samedi 05 mars, pour la toute première fois.

A croire que dans l’imaginaire collectif, Emmanuel MACRON a troqué sa panoplie de dirigeant gestionnaire de la France pour une vêture plus guerrière, à la façon gaullienne d’un Général renégociant les accords de Yalta en insistant avec fermeté sur les intérêts de l’Europe, ou d’un Robin des Bois de la diplomatie tentant d’amadouer un POUTINE cynique et insatiable pour faire basculer la paix dans son escarcelle.

Toutefois, sur ce dernier point, force est de constater que pour l’heure l’ogre du Kremlin a conservé son gargantuesque appétit d’innocentes victimes ukrainiennes à avaler sous le poids des missiles et des bombes, que certains disent peut-être à fragmentation.

 

 

Une déclaration officielle sur le fil du rasoir le jour de la clôture…

 

De quoi envoyer pour longtemps croupir le tyran moscovite dans les geôles de la Cour pénale de La Haye au motif de crimes contre l’Humanité et de crimes de guerre en prenant juste un aller simple à bord d’un Tupolev de la compagnie AEROFLOT dans la soute !

Faut-il craindre, pour le pluralisme des idées, le plaisir électoral que ces joutes verbales suscitent d’ordinaire à travers ses débats et tout bonnement la démocratie, que cette présidentielle 2022 soit d’ores et déjà pliée ?  

Déjà, l’acte de candidature du président en chair, diffère des autres prétendants à cette course à l’échalote. Certes, Emmanuel MACRON l’avait maintes et maintes fois répété à qui voulait l’entendre ces dernières semaines : il serait le Président de tous les Français jusqu’à la dernière minute de son mandat. En quoi cela semble logique et légitime.

Mais, la très (trop ?) longue attente devant précéder sa déclaration officielle à sa succession élyséenne s’avère être du même acabit. Ne pouvant dépasser les limites de la date d’expiration qui clôture le dépôt des candidatures, soit le 04 mars, Emmanuel MACRON a donc rompu le silence.

Utilisant deux moyens plutôt orthodoxes (cela tombe bien au vu du contexte !), la publication de sa déclaration via les relais très suivis que sont les médias de la PQR, presse quotidienne régionale, la nationale et les réseaux sociaux. Une première vidéo le montrant, en plein travail à son bureau en chemise et en portrait avec lumière d’ambiance réflexion, augure d’autres rendez-vous filmés dont il devrait parsemer la petite quarantaine de jours nous séparant du 10 avril sur les canaux habituels.

Créant ainsi un effet d’annonce majeur dans le paysage médiatique de l’Hexagone renvoyant aux calendes grecques les autres candidats dont certains ont été moins bien lotis en termes de couverture d’image (n’est-ce pas Philippe POUTOU en attente de justification de ses cinq cents parrainages dès lundi !).

 

 

La barre des 30 % d’intentions de vote atteinte à cinq semaines de l’échéance…

 

Caracolant en tête du peloton avec 30 % des intentions de vote, avec quatorze points d’avance sur sa dauphine Marine LE PEN, et bien plus sur un groupe composé de Valérie PECRESSE, Eric ZEMMOUR et Jean-Luc MELENCHON, le président-candidat semble déjà avoir pris une sérieuse option pour figurer au second round de ce scrutin qui depuis le début de l’invasion russe s’étiole quant à la passion qu’en éprouve les Français.

Est-ce à dire que l’alignement très favorable des planètes dont bénéficie Emmanuel MACRON pèse déjà dans la balance (présidence de l’Europe, président sortant, médiateur international et chef de guerre des sanctions économiques) des futurs résultats ?

Le fil semble très ténu, il est vrai. Même Jean-Pierre RAFFARIN, Jean-Pierre CHEVENEMENT, Jean-Pierre SOISSON et d’autres vieux barons de la politique le soutiennent alors que le silence assourdissant de Nicolas SARKOZY vis-à-vis de Valérie PECRESSE persiste de manière insistante aux oreilles des suiveurs des Républicains.

Décidément, les Russes, maîtres incomparables des jeux d’échec, ne manquent jamais l’occasion de se distinguer pour brouiller les pistes de près ou de loin de l’échiquier politique mondial et de ses enjeux électoralistes. Selon la conjoncture ou les évènements. La guerre contre l’Ukraine aura nécessairement des conséquences inévitables lors des deux tours de scrutin du mois d’avril. Quoi qu’en pensent Nicolas DUPONT-AIGNAN rageur contre le bilan du quinquennat écoulé ou Laurent WAUQUIEZ qui a traité Emmanuel MACRON de « dictateur » juste avant de se reprendre de sa gaffe.

Mais oups : il était déjà trop tard !

 

Thierry BRET

 

Et si l’Yonne s’inspirait de ses voisins de Saône-et-Loire ? Là-bas, un centre de santé départemental coordonne plusieurs unités de soins (elles sont au nombre de six) et vingt-deux antennes médicales. A date, 63 généralistes salariés et sept autres praticiens y exercent la médecine. Une solution probante afin de lutter contre la désertification médicale réclamée par plus de 700 signataires d’une pétition soutenue, entre autres, par le Parti Communiste…

 

AUXERRE : Plus de 700 personnes ont déjà signé la pétition qui circule sur la toile en faveur de l’adoption d’un projet d’ouverture de centre de santé départemental dans l’Yonne. Une solution qui pourrait, selon les instigateurs de cette requête, résoudre l’une des préoccupations majeures des Icaunais dans le cadre de leur vie quotidienne : celle de l’accès aux soins.

L’idée sera d’ailleurs abordée lors d’une conférence débat, organisée dans l’amphithéâtre de la FFB 89, ce jeudi 10 mars, aux alentours de 19 heures. L’intervenant, le docteur Richard LOPEZ, directeur national de « La Fabrique des centres de Santé », y exposera avec moult détails ses arguments. Ceux liés à ce réseau de centres pluridisciplinaires qui accueillent des médecins salariés.

Commentaires d’Alain RAYMONT, secrétaire départemental du Parti Communiste Français (PCF), « il est nécessaire et urgent de lever le frein qui interdit la mise en place d’un tel projet sur notre département… ».

Un refus que l’homme politique de gauche impute au président du Conseil départemental de l’Yonne et à sa majorité.

 

 

L’Yonne parmi les trois mauvais élèves de l’Hexagone pour l’accès aux soins…

 

Un baromètre, celui de « Santé Sociale », positionne le territoire de l’Yonne parmi les plus mauvais élèves en matière d’accès aux soins dans l’Hexagone. Cinq conditions sont ainsi requises pour attirer et fidéliser ces praticiens de toutes disciplines médicales : un salaire fixe qui s’appuie sur la grille de la fonction publique hospitalière ; le travail en équipe et sa coordination avec les structures hospitalières, sanitaires et sociales ; le choix du temps de travail ; un nécessaire appui avec des secrétaires médicales et enfin, la mise en place d’actions de prévention et d’éducation.

Selon le représentant départemental du PCF, « les efforts méritoires, à saluer, de quelques collectivités locales dans l’Yonne restent partiels, et souvent dérisoires ».

Des efforts, à minima, semble-t-il, qui ne suffisent pas de permettre l’accès aux soins au plus grand nombre de nos concitoyens. Ni partout sur le territoire.

Ceci explique cette initiative à se mobiliser et à organiser des comités « Alerte aux déserts médicaux ! ».

De précieux outils qui auront pour objectif d’analyser les situations et les besoins réels de notre territoire en matière d’offres sanitaires. Avec en sus, une pression supplémentaire exercée sur le Conseil départemental de l’Yonne pour qu’il développe une plus large politique de création de centres.

 

En savoir plus :

Conférence débat organisée le 10 mars 2022 à 19 heures à la Fédération du Bâtiment, rue de l'Ocrerie à Auxerre, en présence du directeur national de la « Fabrique des centres de santé », le Docteur Richard LOPEZ.

Contact sur la référence suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Thierry BRET

 

Un mince sourire arbore son visage fatigué. Le regard mouillé de larmes, ses pensées vagabondent très loin d’ici. Là-bas, vers l’Est, à plus de deux mille kilomètres de la France où se joue une terrible tragédie. Un drame barbare et odieux d’un autre siècle provoqué par un envahisseur cynique. Elle n’ose regarder ses voisins, pour ne pas trop leur montrer ce chagrin si lourd qui lui vrille l’esprit. Mais, elle a foi en la victoire de son peuple. Et remercie sans cesse cette Europe qui vient en aide à celles et à ceux que l’on nomme désormais les réfugiés ukrainiens…

 

AVALLON : Dans son for intérieur, elle le pressentait depuis longtemps. Huit années de conflit larvé dans le Donbass ne pouvaient que déclencher tôt ou tard une vaste offensive de la part de la Russie, puissant voisin de l’Ukraine aux dents acérées comme du métal. L’Histoire lui a donné raison depuis le 24 février. Engendrant détresse et désolation, bombardements et fureur, une peur viscérale qui se mue en terreur. L’impensable réalité.

La fuite façon exil. Ou bien rester sur ce sol, berceau de la mère Russie, maculé du sang de l’innocence qui coule à flot sous le poids des armes de destruction massive employée sans discernement par l’Armée Rouge. Se battre, aussi. Avec des mots. Des témoignages qui attestent que ce qui se noue là-bas au moment où se rédigent ces lignes est d’une rare intensité. D’une violence sans retenue. Peut-on déjà lâcher le terme de « génocide » ?

 

Un premier contingent de dix-sept personnes dont des seniors et des enfants…

 

« Oui, confirme Oléna GONTECHAROVA, faisant face à l’ensemble de la presse qui ne manque pas une miette de ses déclarations révélées à brûle pourpoint.

Les échos en provenance du terrain sont mauvais. La situation empire, plongeant dans l’effroi l’oratrice qui peine à se concentrer sur sa prise de parole. On l’a comprend. La conférence de presse, concoctée à la permanence du député de la circonscription André VILLIERS, semblerait presque futile en ces instants de guerre apocalyptique. Mais, il faut bien témoigner et rétablir toute la vérité.

D’autant que les premières personnes en quête d’un refuge salvateur arrivent dans l’Avallonnais. Cinq d’entre elles ont posé le pied sur le sol de l’Yonne. En provenance d’Allemagne et de Roumanie. In fine, ce petit contingent n’excédera pas dix-sept personnes. Des membres de la famille d’Oléna. Mais, aussi de ses amis.

Détournant les yeux pour mieux s’imprégner des notifications qui tombent en cascade sur son smartphone (elle suit l’actualité en mode continuel), celle qui fait converger tous les centres d’intérêt résume en un mot ce que vivent ses sœurs et frères d’Ukraine en pareil instant : la catastrophe.

« Les Russes bombardent sans arrêt, alors que la population se terre dans des abris de fortune dans les maisons. Ils ont même écrasé des écoles maternelles sous leurs bombes… ».

Les visages sont graves. Inhabituels lorsque l’on côtoie deux des personnalités politiques présentes, recueillies pour mieux entendre chaque mot de souffrance et de dégoût prononcé par l’interlocutrice, André VILLIERS et le président du Conseil départemental Patrick GENDRAUD. Leur bonne humeur a disparu. Laissant la place à une inquiétude sourde qui envahit l’espace, trop exigu pour accueillir autant de personnes qui se pressent autour de la ressortissante à moitié ukrainienne et à moitié…russe, livrant ses messages, presque prophétiques !

 

 

Alors, Mme GONTECHAROVA, parleriez-vous de génocide provoqué par les Russes pour qualifier l’atrocité de ces combats ? « Oui ! », anone-t-elle d’une voix tremblante chargée d’émotion. Ajoutant tout de go que les Russes mobilisent à tour de bras les jeunes conscrits, à peine sortis de l’adolescence, pour les envoyer à la guerre.     

« Comment en 2022 peut-on faire ce genre de choses, se désole-t-elle en secouant la tête, je ne sais pas comment ce conflit va se terminer…et surtout quand ? ».

Un ange passe, laissant dans son sillage tenace ce silence qui prête à l’interrogation qui n’a rien de contemplative.

 

 

« Chez nous, on se chauffe aux granulés de bois, pas avec le gaz de POUTINE ! »

 

Puis, le discours change. Plus pratico-pratique car il va falloir gérer la réception de ces dix-sept personnes. Ces exilés qui se sont enfuis de leur terre nourricière, en abandonnant tout ce qu’ils possédaient derrière eux. Maisons. Travail. Famille et amis. Parfois, leurs animaux de compagnie.  

Oléna a beau posséder trois demeures sur l’Avallonais, il va lui falloir un sérieux soutien de la part de notre communauté pour conserver, avec son époux, la tête hors de l’eau et ne pas se noyer dans le fatras de la logistique élémentaire.

« J’ai beaucoup d’amis français, esquisse-t-elle avec un zeste timide de sourire, je ne suis pas toute seule à gérer cette situation… ».

Certes, la nourriture et les vêtements seront autant de postes comptables plus abordables à anticiper. Mais quid des charges inhérentes au foyer qui va additionner 17 personnes supplémentaires à son actif ? On pense immédiatement à l’eau, à l’électricité, au chauffage.

« Vous savez, plaisante-t-elle, l’un des rares moments où Oléna fera disparaître de son visage cette tristesse indélébile, chez nous, on se chauffe avec des granulés de bois, pas avec le gaz de POUTINE ! ».

Puis, le sérieux reprend le dessus. Sa mère, âgée de 75 ans, pleure de toutes ses larmes, toute la journée.

« Des gens âgés vont arriver ici, souligne Oléna, ils sont déracinés. Certains arriveront avec leurs chiens. C’est tout ce qu’il leur reste ! ».

Les sanglots sont ravalés au fond d’une gorge endolorie d’avoir trop crié. De nouveau, la persistance du silence dans la petite pièce s’installe.

Sur le plan matériel, et pour l’aider à accomplir son noble projet, celui d’un altruisme à répercuter vers le plus grand nombre, Oléna a besoin d’oreillers, de couettes, de couvertures, de linge de maison, de nourriture pour sustenter ces bouches qui ont faim. Elle profite de la présence des deux élus pour réclamer aide et assistance. « J’aurai besoin de vous pour les papiers administratifs, explique-t-elle, peut-être aurions-nous dû inviter à cette conférence de presse la sous-préfète qui réside à côté ? ».

Point de Cécile RACKETTE, en effet, à cet instant de la conversation. Mais, on connaît le sens du devoir et de l’implication de la représentante de l’Etat pour apporter son concours à la résolution de ces équations administratives à multiples inconnues.

Avant de conclure ses propos, Mme GONTECHAROVA remercia chaleureusement André VILLIERS, porte d’entrée sur l’Avallonnais à ce possible accueil de dix-sept ukrainiens fuyant leur pays.

« Je vais pouvoir dire à tout le monde que c’est un député de l’Assemblée Nationale française qui m’a reçu et m’a écouté dans sa permanence. Un lieu ouvert à tout le monde où il y a des personnes qui prennent le temps de vous écouter. Je n’avais encore jamais vu cela auparavant ! ».

Un brin d’espoir dans un océan de turpitudes qui fera chaud au cœur de l’assistance. Muette, mais sans doute heureuse, de voir se sécher les dernières larmes des yeux d'Oléna...

 

Thierry BRET

 

 

 

Voilà un débat qui tombe à pic ! Presque comme un cheveu au fond de l’assiette, remplie de soupe. Au moment même où la conjoncture nous rappelle que le volet énergétique demeure capital pour la pérennité de notre existence. Entre la surchauffe climatique et le conflit belliqueux en Ukraine, le nucléaire refait surface. Et pas forcément sous l’angle de la menace…

 

AUXERRE : Consommer moins d’énergie pour sauver la planète ? Une évidence, digne de l’une des vertus de Lapalisse. Mais, le contexte actuel, autour du nucléaire à travers ses applicatifs domestiques, tend à faire travailler les neurones de certains intellectuels. Notamment, du côté des Verts.

Vous souhaitez, vous aussi, vous poser les bonnes interrogations sur cet item ? Pas de soucis ! La section auxerroise d’Europe Ecologie Les Verts propose des réponses précises à toutes les interrogations. Lors d’une conférence-débat permettant à l’un des ambassadeurs de l’association « négaWatt », Olivier BERLAND, de distiller moult réflexions fondée sur la sobriété et l’efficience énergétiques à mettre en exergue. Avec en toile de fond, l’une de ces petites ritournelles lancinantes qui trotte dans la tête : « est-il possible de sortir à la fois du fossile et du nucléaire ? ».

 

 

Regroupant des professionnels de l’énergie et des citoyens, la structure associative s’invite dans le débat d’idées afin de promouvoir le développement d’une politique énergétique douce et un recours plus affirmé aux énergies renouvelables.

L’entité appelle les prétendants au fauteuil élyséen à se saisir de sujets essentiels en matière de transition énergétique autour de la rénovation performante des bâtiments, le soutien inconditionnel à la mobilité électrique, la stratégie industrielle et relocalisation, la gestion opérationnelle de la trajectoire nucléaire, enfin.

Des axes de réflexion pouvant être les piliers constructifs d’une stratégie qui permettrait à l’Hexagone d’atteindre la neutralité carbone en 2050.

 

Thierry BRET

 

 

Aujourd’hui, l’Ukraine. Demain, à qui le tour ? Quatre jours auront suffi pour renvoyer l’Europe (le monde ?) vers les affres impensables de ces conflits barbares qui salissent l’Humanité. De ceux qui occasionnent d’innombrables pertes et détruisent une société. Broient des familles entières, tuent les fils et les pères, les cousins et les oncles. Sans omettre les femmes et leurs enfants. Anéantissent des populations qui n’ont que deux optiques envisageables en guise de solutions : l’exode sur les routes ou prendre les armes.

Et si demain, nous autres, les Européens de l’Ouest, vivions sous le joug du dictateur paranoïaque de Moscou ? Que ferions-nous ? Au vu de la tournure des récents événements, cette question, beaucoup se la posent. A date, ce sont nos « frères », dans leur large majorité résolument pro-européens, qui en paient le tribut le plus lourd. Pilonnés sans répit par des armes de destruction massive. Envahis par une force d’occupation qui n’est pas la bienvenue, elle qui prétend « maintenir la paix et libérer des néo-nazis et des drogués qui les gouvernent » les populations en proie à un « génocide » !

Ces mots sont ceux prononcés par Vladimir POUTINE, lui-même ! Un président d’une fédération des républiques de Russie (un grand pays) en proie à un délire schizophrénique existentiel patent.

Un homme enfermé depuis deux ans du fait de la COVID dans son « bunker » de la Place Rouge (tiens, tiens, cela ne vous rappelle pas un autre triste sire de sinistre mémoire de l’Histoire) qui a perdu le sens des réalités. Un homme prêt à tout pour en découdre avec la Terre entière (à quelques exceptions près, tout de même), et qui se trompe d’époque, confondant impérialisme et modernisme, autocratie et démocratie, liberté de pensée et privations (celui de son peuple qui n’ose s’exprimer et qui vit dans une rare précarité économique), un homme qui ne respire que pour la haine et la guerre. Pointant du doigt l’ennemi héréditaire : l’Occident.

 

 

Pouvons-nous admettre les vociférations nucléaires à peine voilées sur l’Occident ?

 

Faut-il croire cet individu lorsqu’il évoque le principe de négociations avec la présidence ukrainienne en vue d’un cessez-le-feu sur un terrain où la neutralité rime avec complicité, c’est-à-dire la Biélorussie, autre théâtre de jeu ubuesque d’un pauvre pantin tout acquis à sa cause ?

Peut-on encore accorder un zeste de confiance à ce digne héritier de Staline qui menace la Finlande et la Suède d’interventions militaires appropriées si ces pays, dont l’indépendance n’est plus à démontrer, demandaient leurs adhésions à l’Alliance Atlantique de l’OTAN ?

 

 

Doit-on accepter sans bouger le petit doigt que ce chantre du totalitarisme névrosé, arguant de sa supériorité militaire à tout crin, allant même jusqu’à nous menacer à demi-mots de représailles nucléaires, puisse souffler le chaud et le froid sur nos existences pacifiques à sa guise et selon ses caprices du jour ?

Bien sûr que non ! Quatre jours après avoir lancé dans le grand marigot puant de la guerre ses troupes d’élite pour conquérir l’Ukraine et renverser son gouvernement élu démocratiquement, force est de constater, qu’au-delà du bilan humain (terrible pour sa propre armée), les résultats tactiques et stratégiques du maître du Kremlin sont très loin des objectifs escomptés avant le conflit.

 

 

Placer la Russie au ban de la communauté internationale…

 

Non seulement, le gouvernement de Kiev dirige toujours le pays avec bravoure et fierté. Mais, en outre, l’ennemi public numéro un, le « comédien » président Volodymir ZELENSKY, lui tient tête avec panache et courage !

Un acteur qui, certes, a pris les rênes de la gouvernance grâce à la volonté du peuple et des suffrages, qui vient de gagner l’estime de la communauté internationale, en symbole de la résistance unifiée autour de ses partisans. Un comédien, un vrai, qui mériterait d’obtenir tous les Césars et les Oscars du monde parce qu’il ne fait pas semblant dans son rôle de héros, défenseur de son peuple et de ses libertés…

C’est là, la première erreur du président russe. Les risques d’enlisement sont énormes car le conflit ne fait que commencer. Vladimir POUTINE voulait son « Afghanistan », à coup sûr, il va l’obtenir !  

Seconde absurdité analytique : la faiblesse supposée de l’Europe et de l’OTAN. Qui montrent les dents depuis quatre jours, en renforçant leurs dispositifs militaires aux frontières de l’Est, en envoyant les devises et les moyens de combattre de manière défensive l’invasion russe en Ukraine. POUTINE souhaitait la division de ce vieux continent démocratique aux pieds d’argile ? Que nenni !

Il a eu pour réponse une bordée de contraintes économiques et financières qui vont le priver lui, et les oligarques affidés à sa cause, une poignée de nantis, d’une manne capitalistique fondamentale. Un robinet précieux aux effets gigognes à long terme.

La troisième erreur, la plus grave, c’est d’être mis au ban de la communauté internationale. Les milieux sportifs ont été les premiers à réagir. Avec fermeté et sans état d’âme pour sortir des instances évènementielles la Russie (et la Biélorussie, au passage). Un sillage qu’il serait bon d’appliquer à toutes les strates environnantes qui nous tiennent à cœur et qui possèdent une réelle influence en termes d’images et de relations publiques : la culture, les arts, les jumelages, l’éducation, les sciences, etc.

Il a beau avoir fait « KGB troisième année », Vladimir POUTINE est devenu depuis le 24 février 2022, date à jamais gravée dans l’histoire, un paria de notre société.

A exclure désormais de toute institution internationale. Avec lequel, il ne faudra plus jamais composer. Il est grand temps de soutenir, a contrario, la diaspora et celles et ceux de ces citoyens russes, innombrables victimes quotidiennes de la répression, qui osent avec beaucoup de courage et de pugnacité descendre dans les rues pour défier les forces de l’ordre en dénonçant les mensonges de cette propagande, venue d’un autre âge. Celle de la bêtise humaine, à la recherche du pouvoir absolu et qui entraîne irrémédiablement le monde vers la chute…

Aujourd’hui, peuples européens et du monde, nous sommes tous des Ukrainiens !  Alors, résistons !

 

Thierry BRET

 

 

 

Articles

Bannière droite accueil