Destinée aux professionnels de la viticulture, la quatrième édition de cet évènementiel annuel accueillera des spécialistes qui apporteront un éclairage économique sur les enjeux de la filière et ses perspectives. Au Palais des Congrès de Beaune, la trame de ce rendez-vous auquel participeront le Crédit Agricole et ALABEURTHE sera rendre pérenne le succès de la Bourgogne viticole…

 

BEAUNE (Côte d’Or) : Elles et ils représentent les maisons de négoce, les caves coopératives, les viticulteurs, les tonneliers, aussi. Elles et ils seront les deux cents professionnels de la contrée, attendus à l’une des manifestations ponctuant ce mois de novembre, le « Wine Business ».

Concocté par « BSB Junior Consulting », ce rendez-vous annuel permet de mettre en avant les expertises réalisées dans ce secteur.

« Nous avons voulu rassembler les professionnels, les partenaires et les étudiants en un même endroit afin qu’ils puissent échanger sur les différents thèmes et problématiques rencontrés par le monde viticole, un milieu en constante évolution face aux enjeux nationaux et internationaux ».

Du côté des partenaires, on retrouvera, outre le Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne, le MEDEF de Côte d’Or, le groupe ANDRE, la FNEB, etc. Sans oublier ALABEURTHE, l’une des enseignes spécialisées dans la commercialisation de produits de viti/viniculture et des espaces extérieurs.

L’événement s’articulera sous la forme de conférences (les enjeux du foncier en Bourgogne viticole) et de deux tables rondes ; l’une portant sur l’adaptation aux consommateurs de demain, l’autre évoquant les impacts de la géopolitique sur la filière. Surtout après le BREXIT !

 

Thierry BRET

 

 

Loin d’être anodin, l’argument circule depuis fort longtemps parmi les milieux autorisés avec une réelle persistance. Ce n’est donc pas la première fois qu’au détour d’une simple conversation captée au contact d’un représentant de la classe politique ou lors d’une intervention publique à une tribune, que l’on en entend parler.

Si cela s’avérait exact, ce serait un étrange paradoxe que celui-ci ! Alors que les instances régionales ouvrent grands les robinets financiers à chaque séance de la commission permanente pour arroser d’aides bénéfiques de multiples projets dont ceux de l’Yonne, il semblerait, selon les propos qui se répandent çà et là telle une trainée de poudre que le département le plus septentrional de la Bourgogne Franche-Comté serait une fois de plus le laissé pour compte. Il ne récolterait in fine que les miettes du plan de relance !

Ce faisant, ce territoire occuperait derechef la dernière position des départements bénéficiaires de ce plan à grande échelle sur l’échiquier régional (sic) !

 

L’Yonne n’a pas à rougir de sa dotation…

 

Réunis ce vendredi 29 octobre à Besançon, les élus régionaux ont pourtant accordé après scrutin une enveloppe de plus de 185 millions d’euros d’aides.

Des subsides concernant en partie le Plan d’accélération de l’Investissement régional (PAIR) mis en place par l’organisme de la tutelle territoriale afin d’annihiler les conséquences néfastes imputables à la crise sociale et économique provoquée par l’épidémie de la COVID-19. Et naturellement, parmi ces aides, l’Yonne qui y figure bel et bien en récupère de manière très légitime les fruits sur certains dossiers.

En outre, à la lecture attentive du dernier compte-rendu d’une dizaine de pages détaillant avec moult précisions la répartition de ces aides régionales décidées ce vendredi, l’Yonne n’a pas à rougir de sa dotation.

Qu’il s’agisse de la formation professionnelle autour de l’attractivité de la filière des métiers du grand âge et du handicap, des structures positionnées dans l’univers de l’ESS (Economie Sociale et Solidaire), des segments agricoles et industriels, du soutien à la commercialisation en vente directe des productions agro-alimentaires locales : la Région confirme sa présence dans l’obtention de cette manne budgétaire au nord de sa zone géographique de prédilection.

 

 

Des enveloppes conséquentes destinées à l’aménagement du territoire…

  

Que dire aussi de l’engagement de l’institution régionale dans des domaines aussi disparates mais complémentaires au niveau des retombées économiques que peuvent l’être le tourisme avec l’aménagement des berges de l’Yonne à la lisière de la Nièvre, les projets péri-pédagogiques en milieu scolaire (les lycées et leur gestion qui restent l’apanage du Conseil régional) ou encore le coup de pouce accordé aux clubs sportifs amateurs ou de haut niveau, très impactés depuis près de vingt mois par une crise sanitaire sans précédent à l’ère moderne.

L’aménagement du territoire, enfin, demeure l’un des chevaux de bataille de l’exécutif territorial. Ainsi, 400 000 euros aideront à la finalisation de la vélo-route reliant le Canal du Nivernais à Avallon et la vallée du Serein. Une autre voie verte, pédestre celle-là, permettant de rejoindre le site touristique de Rogny-les-Sept-Ecluses à l’étang de Moutiers, a reçu l’imprimatur de la Région avec ses 300 000 euros d’aides à la clé afin d’en accélérer son aménagement.

Voilà une décision qui ne peut que satisfaire le président de la Communauté de communes de Puisaye-Forterre, le conseiller régional Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI !

Le transport et les enjeux liés à la mobilité verte représentent la figure de proue de ce territoire régional qui n’avance pas masqué quant à ses appétences à soutenir toutes les initiatives favorisant l’accueil et l’essor du développement des énergies renouvelables.

La récente inauguration de la station hydrogène à Auxerre et la promotion de son écosystème en témoigne.

Quant aux travaux d’accessibilité des gares ferroviaires dont celle de Sens (de loin la plus fréquentée de l’Yonne avec environ 5 000 passagers effectuant au quotidien la navette vers Paris), leurs études sont en cours en étant financées par l’exécutif régional.

 

 

Les élus de l’Yonne peu réactifs pour présenter les dossiers à la Région ?

 

Alors, si elle existe, où se situe vraiment la faille dans le système qui entretient cette information si persistante ? La réponse, on la subodore déjà.

Elle a été suggérée cette semaine, où s’exprimant face aux élus de Puisaye-Forterre dans le cadre des « Entretiens de CHAMPIGNELLES », le troisième vice-président de la Région Nicolas SORET, en charge du développement économique, n’a pas manqué de faire part de ses observations lucides. Et d’un constat au goût quelque peu amer.

Pour lui, « les élus de l’Yonne ne font pas la course en tête pour l’attribution des fonds du plan de relance… ». Pourquoi ? Par manque d'informations ? A cause de la lourdeur des contraintes administratives ?  Où de liens avec les acteurs de l'économie ?

En terme clair, ce sont à eux (et à leurs équipes) de monter et de présenter des dossiers administratifs qui tiennent la route, au vu de leur proximité et de leurs liens directs avec les entreprises locales, afin de les adresser à la Région pour qu’ils entrent ainsi dans la boucle aux financements.

Un sérieux bémol, toutefois : il ne faudra pas trop tarder pour le faire. En effet, la date du 31 décembre est proche. Dès 2022, il sera trop tard. D’autant que compte tenu du contexte électoraliste et des perspectives conjoncturelles incertaines, il est même possible que les subventions soient réduites à peau de chagrin pendant un certain laps de temps.

Il ne resterait alors plus qu’aux élus retardataires que leurs yeux pour pleurer et dire adieu aux aides de la Région…

 

Thierry BRET

 

 

Chantre du libéralisme, l’économiste et essayiste Nicolas BOUZOU était l’invité de l’assemblée territoriale de CERFRANCE BFC qui s’est tenue à Auxerre. Habitué des plateaux de télévision et des conférences-débat, il a pendant près de deux heures, captivé le public en délivrant sa vision sur le contexte économique actuel et les grands défis qui se présentent à nous… 

 

AUXERRE : Que l’on partage ou non les propos de l’orateur, il est une chose établie : l’homme ne manie pas la langue de bois. Quitte à appuyer parfois là où cela fait mal ou à faire fi de certains discours entendus : pénurie de matières premières (« on peut imaginer une surabondance de l’offre dans quelques années… »),  les problèmes des entreprises (« nombre de secteurs où les salaires sont trop bas et le management pas bon … » ; le chômage (« il faut aller plus loin en matière de réforme et rendre les indemnités dégressives au bout de douze mois… » ; le problème du pouvoir d’achat (« c’est en fait un problème de salaires… »).
A l’instar de tous les observateurs économiques, Nicolas BOUZOU pensait que l’on sortirait exsangue de la crise sanitaire. La réalité est toute autre, avec une croissance si forte que les facteurs de production ne peuvent plus suivre : « il y a un an, on aurait signé des deux mains pour un tel scénario ! ».

 

Toutes les problématiques vont finir par se résoudre…

 

Le résultat à ses yeux, d’une réelle protection de l’économie, particulièrement en France avec le « quoiqu’il en coûte » : « bien pensée et bien exécutée ». Avec à la clé un nombre d’emplois salariés en équivalent temps plein, supérieur à ce qu’il était avant la crise, mais           avec pour revers de la médaille, « une économie qui a redémarré trop rapidement, aujourd’hui en surchauffe et sur le point de s’arrêter faute de matières premières, de porte-containers et de gens dans les ports. On manque de tout ! ».

La conséquence aussi d’une pandémie qui a laissé des traces en matière d’organisation, mais pas question de s’alarmer pour autant : « cela va tellement bien se résoudre que l’on peut imaginer une surabondance de l’offre dans quelques années, notamment sur le marché des semi-conducteurs car on construit des usines partout… ».

Citant pour exemple les quarante usines de vaccins bâties en un an en Europe, signe de « la puissance économique de notre civilisation ».

 

 

S’ajuster au niveau des pays socio-démocrates scandinaves…

 

A contrario, Nicolas BOUZOU juge plus inquiétants les 3 à 5 % de personnes ayant quitté le monde du travail pendant la crise pour tenter de subvenir à leurs besoins par le chômage ou la solidarité : « on peut tourner le problème comme on veut, être aussi bien-pensant, aussi démago que l’on veut, il y a un réel souci ! ». Appelant à ce que chacun prenne sa part de responsabilité là où il a failli, que ce soit au niveau des entreprises, « il est des secteurs où les salaires sont trop bas et les managements pas bons » ou des pouvoirs publics, « en incitant les gens à suivre des formations correspondant aux besoins de l’économie et des entreprises ». Mais se déclarant partisan d’aller plus loin en matière de réforme de l’assurance chômage et de rendre dégressives les indemnités au bout de douze mois : « ce qui en termes de violence sociale, nous mettrait au niveau des pays sociaux-démocrates scandinaves. Ce qui n’est pas me semble-t-il, insoutenable, au regard de ce qui se fait dans le monde… »  

 

L’Etat français possède un gène dépensier extrêmement actif…

 

Parmi les grands défis de demain, celui visant le social, avec des salaires qui ne correspondent plus aux attentes nées de la crise et des espoirs engendrés par la relance : « les gens après un tel traumatisme, aspirent à vivre mieux. Il faut des augmentations de salaires, notamment pour les plus bas. Mais avec 1 % de croissance annuelle, ça ne passe pas, il faut au moins doubler et passer à 2 %... ». Et selon le directeur fondateur du cabinet d’analyses économiques ASTERES, outre les gains de productivité, faire que les gens travaillent plus nombreux et plus longtemps. Comme un petit air déjà entendu, de « travailler plus pour gagner plus »… 
L’ère inflationniste qui se profile, combinée à une hausse de la dette publique pourrait faire craindre le pire, mais par chance pour l’Etat, dans un contexte de taux d’intérêts très bas, voire à certains moments négatifs : « un truc de dingue ! L’explosion de l’endettement de l’Etat a amélioré sa situation financière ! Comme disait Napoléon, avoir de la chance à ce niveau-là, ça frise le génie ! ». Une dette qu’il faudra néanmoins rembourser et n’en déplaise au contexte pré-électoral, il faudra faire attention au carnet de chèques : « notre pays a un gène dépensier relativement actif ».



Le chèque inflation : une fausse bonne idée qui crée de l’inflation !

 

Si Nicolas BOUZOU préfère à une baisse des taxes sur le carburant, l’octroi d’un chèque de 100 € à une partie de la population, comme l’a annoncé la semaine dernière Jean CASTEX, « politiquement c’est astucieux, économiquement ça se défend… ». Gare aux effets pervers du système en cas de hausse inflationniste pérenne : « l‘Etat peut continuer chaque année à distribuer ainsi un bout de revenu pour compenser l’inflation, mais ce chèque est financé comment ? Par la dette, elle-même financée par les achats de la Banque Centrale. Avec pour impact de générer de l’inflation… ». C’est le serpent qui se mord la queue : « il ne faut surtout pas le dire aux Français pour ne pas les déprimer, mais avec un tel scénario, le chèque-inflation sera totalement absorbé par l’inflation qu’il aura lui-même créé ! ».

Autre enjeu à venir, celui de la décarbonation de l’économie, basée aujourd’hui encore, essentiellement sur les ressources fossiles. Avec pour objectif à l’échelle mondiale, de passer de 50 milliards de tonnes de CO2 émis annuellement, à zéro à l’horizon 2050. Misant pour cela plus sur un effort d’investissement que sur les seules économies d’énergie : « bien sûr qu’il faut de l’éolien, du photovoltaïque, de l’hydrolien, mais il faut avant tout garder le nucléaire, le développer et ne surtout pas le fermer. Vous ne pouvez pas imaginer plus absurde comme idée d’arrêter quelque chose qui marche, surtout si en plus vous pouvez le vendre à l’international ! ». Refusant toute idée de transition écologique qui passerait par une décroissance généralisée, source de baisse du PIB et des revenus : « mon sentiment est que les populations préféreraient le réchauffement politique aux conséquences sociales d’une telle politique… ».

 

 

 

Nouvelles technologies : la France est encore à la traîne…

 

La troisième révolution industrielle est en marche et s’est même vue accélérée par la crise que nous venons de traverser : biotechnologies, numérique, intelligence artificielle, robots font désormais partie de notre lot quotidien. Pour preuve l’usage renforcé du télétravail dans les entreprises depuis dix-huit mois. Mais la France reste à la traîne en matière de production de ces nouvelles technologies : « nous ne sommes pas bons ! Apple, Amazon, Google, Tesla, Spacex sont toutes des entreprises américaines même si ça nous agace ! ». Une défaillance d’autant plus regrettable selon Nicolas BOUZOU, dans ce contexte de nouvelle guerre froide entre Américains et Chinois, tirant plus sa substance sur la conquête technologique que sur le terrain militaire. Face à cela, deux stratégies pour l’Europe : « se laisser dériver et devenir un sous-traitant de ces deux pays ou tenter des « trucs » même si on a du retard, avec des secteurs comme l’hydrogène vert. Peut-être une idée d’avenir grâce au nucléaire, là où les Chinois en fabriquent encore avec du charbon… ». L’économiste et essayiste a sans nul doute déjà fait son choix !

           

Dominique BERNERD

 

Le plan de relance européen s’est invité aux « Entretiens de CHAMPIGNELLES » ce mardi. Une thématique ambitieuse comme le souhaitait Jacques GILET, instigateur de l’évènement. Non, il n’était pas question de philosopher sur la théorie du ruissellement et c’est bien heureux ! L’occasion fut donnée au vice-président en charge du développement économique à la Région Nicolas SORET de pouvoir apporter des éclaircissements sur les aides apportées par l’organisme.

 

CHAMPIGNELLES : Vice-président en charge du développement économique au Conseil Régional Bourgogne Franche-Comté Nicolas SORET est le premier des intervenants à avoir pris la parole et à dissiper toute envie de sieste !

D’entrée de jeu, il asséna que la Région intervenait peu en direct « pour les trains et les lycées » et beaucoup en faveur du développement économique « par l’appui des initiatives locales ». Il précisa que « toute demande d’un élu icaunais est assurée d’un bon accueil ». Les participants ont écouté les propos de manière studieuse.

 

Une longueur d’avance sur les secteurs de pointe…

 

Le président de la CC du Jovinien et élu de Joigny exposa ensuite que « la Région était à la pointe dans des divers domaines économiques : le bio-médicament, les nanotechnologies, le luxe et autres secteurs d’activité ».

Lui-même a pu visiter le site industriel automobile de Sochaux. Il a clamé avec fierté que trois voitures françaises sur quatre sortaient de ces ateliers. Dès 2022, plus de la moitié de la production sera électrique et non plus thermique.

En ce qui concerne l’équipement de notre territoire, Nicolas SORET insista sur l’effort effectué par la Région en faveur de la fibre. Tout de suite, ajouta-t-il. Mettant l’accent sur les « usages » car l’élu local revendique la prise en charge de tous les besoins, y compris celui d’une familiarisation avec l’outil informatique.

 

 

La balle au bond pour aider les TPE et PME à grandir…

 

L’économie de proximité est une priorité pour Nicolas SORET. Il veut aider les petites entreprises à grandir.

« Vous connaissez les entrepreneurs tandis que nous, à la Région, nous connaissons les grandes entreprises » précisa-t-il avant d’inviter les maires à s’adresser aux conseillers régionaux du secteur, Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI et Gilles DEMERSSEMAN.

Prenant la balle au bond avec sa verve coutumière, le président de la CCPF a rappelé à tous que « l’argent injecté par la Région servait les intérêts de la Puisaye-Forterre ».

Très écouté, il se tourna ensuite vers Nicolas SORET et évoqua le bâtiment du CFA qui se dégrade de plus en plus à CHAMPIGNELLES.

Il fit une allusion à l’accord intervenu l’été dernier dans le cadre des « Estivales de Puisaye », et surtout de cette autre convention qui a permis l’installation de la poterie NORMAND au pôle d’excellence rurale.

« Il faut s’inspirer de ce dernier modèle d’accord pour permettre au bâtiment du CFA de redevenir un atout de développement » devait-il souligner.

 

 

Un aperçu autour des aides émanant de l’Union européenne…

 

Puis, Olivier RITZ, directeur général adjoint chargé des fonds européens au Conseil régional, insista sur l’expertise des services et la rigueur des contrôles imposés par les règles de fonctionnement de l’Union européenne.

Sébastien GUENAND, en charge des politiques publiques à la préfecture de l’Yonne, expliqua le rôle de ses équipes. Il évoqua un point essentiel : leur disponibilité pour toute information ou recommandation préalable.

Il a ensuite invité les élus à regarder les informations disponibles sur le site de la préfecture, confiant aux maires son adresse électronique.

 

Thierry CARABIN

 

Mais jusqu’où peut mener réellement la passion ? A soulever des montagnes même les plus élevées vers le ciel pour se faire violence afin d’aboutir coûte que coûte à un projet ? A vivre avec enthousiasme quelque chose d’extraordinaire pourtant aux antipodes de votre existence ? A se faire plaisir et à prendre conscience de ses véritables potentialités ? C’est un peu tout cela qui vient d’animer le parcours de vie de l’apprenti écrivain Guillaume GARNIER, auteur d’un ouvrage consacré à Djibril CISSE et à ses maillots !

 

AUXERRE: Publier un livre sur l’un des héros footballistiques de sa prime jeunesse, il n’en revient toujours pas, le Dijonnais Guillaume GARNIER ! Et pourtant, ce spécialiste de la vente de cuisines dans le monde profane vient de se révéler en pleine lumière en qualité d’artisan scriptural.

Un exercice qu’il a pu mener avec la complicité de celui qui lui a mis la puce à l’oreille dans la réalisation de ce projet, son ami Emeric FOSSE, grand amateur de prises de vues sportives. Ses clichés illustrent abondamment l’opus.

« Moi, je ne suis pas un littéraire, précise-t-il avec un zeste d’humour, ma formation pédagogique c’est plutôt de posséder une maîtrise en biochimie ! ».

 

 

Un collectionneur de maillots portés à la base…

 

Oui, mais le résultat est là ! Il se duplique d’ailleurs en 250 exemplaires, les premiers d’une peut-être longue série si le bouquin trouve son public et rencontre le succès.

La genèse du projet remonte à novembre 2020. En pleine crise sanitaire et la énième période de confinement. Lassé de ces épisodes négatifs à répétition, Guillaume GARNIER prend la décision à 45 ans (un tout jeune senior selon les codes rigoristes de l’INSEE !) de faire quelque chose d’utile pour s’occuper l’esprit.

Et pourquoi ne pas narrer les aventures de l’un de ces sportifs préférés, Djibril CISSE, issu de l’un de ses clubs de prédilection (l’AJ Auxerre car le garçon est un pur natif de l’Yonne) dans un bouquin ?

La question, il se la pose nécessairement. D’autant que Guillaume est un collectionneur à la base de maillots portés par les joueurs. En l’occurrence ceux de l’ancien international !

En deux coups de cuiller à pot, l’idée germe dans sa tête avant de faire son petit bonhomme de chemin. Il en parle avec son camarade Emeric : cela tombe à pic ! Ce dernier a de quoi garnir de manière iconographique le futur ouvrage avec un panel de clichés.

Les maillots de Djibril CISSE que les supporters de cœur de l’AJA n’ont jamais oubliés deviennent ainsi le prétexte de ce livre original, et racontent l’histoire de celui qui les a honorés.

De Liverpool à l’Olympique de Marseille, de l’AJ Auxerre à l’équipe de France : ce panorama textile nous apprend à l’aide d’anecdotes et de commentaires avisés tous les aspects sportifs liés à ces vestiges vestimentaires de ce prince du football.

Durant tout ce temps, Guillaume GARNIER s’immerge dans le fruit de sa passion. Il s’équipe de logiciels pour traiter et travailler les visuels en les fignolant, s’improvisant au passage graphiste et maquettiste.

Son rêve qui prend forme petit à petit le pousse à faire enregistrer son livre auprès des services de la Bibliothèque nationale. Puis de mener à bien ses tractations avec l’imprimeur. De contacter également la presse qui trouve une source d’inspiration sympathique à ce projet né de nulle part mais bel et bien abouti !

Peut-on le soupçonner d’avoir entrepris cette démarche pour l’appât du gain ? Que nenni ! Rétorque-t-il de sa bonne foi (et on en peut que le croire). Même si le prix de vente est de 15 euros. Mais, comme le dit l’adage : tout travail (et celui-ci est respectueux) mérite salaire !

 

 

Son désir le plus fou : croiser Guy ROUX et sa source d’inspiration, Djibril CISSE !

 

Pour ce vivre les yeux grands ouverts ce rêve de gosse, Guillaume va jusqu’à sacrifier sa belle collection de chasubles sportives à des aficionados de Djibril CISSE histoire d’avancer les frais !

« Ce projet m’a aidé à progresser, explique-t-il, à mieux me cerner ! A multiplier aussi les contacts et les rencontres auprès de collectionneurs, de professionnels. De découvrir un autre univers parallèle à mon existence… ».

Une sorte de thérapie introspective où le plaisir reste le maître mot en vérité !

A 45 ans, le lointain parent d’Emile MARTIN, l’une des figures emblématiques de l’AJ Auxerre, est donc allé droit au but dans sa quête de l’absolue comme on dit sur la Canebière ! En endossant le rôle d’un écrivain et en le faisant savoir autour de lui, fier du travail accompli.  

L’auteur du livre sera en séances de dédicaces au Bar de la Gare à Auxerre le samedi 06 novembre de 10 h à 12 heures. Puis à l’Espace culturel du Centre E.LECLERC de 17h30 à 19 heures. Ses livres seront en vente également chez CULTURA.

La boucle sera ainsi bouclée pour cet iconoclaste de l’écriture. Il ne désire plus qu’une seule et unique chose à vivre lors de ces deux rendez-vous face au public : croiser sur son chemin un certain Guy ROUX et pourquoi pas Djibril CISSE en personne…

 

Thierry BRET

 

 

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