On s’invective, on s’insulte, on se fait la gueule, on se boude, on se déteste mais au final, on tente par tous les moyens possibles et inimaginables de recoller les morceaux ! Et de faire croire à des électeurs qui ne sont pas dupes que le puzzle, après tant de circonvolutions idéologiques aussi disparates et de désaccords sur le fond, est enfin reconstitué pour le bien-fondé de la nation. Mais de qui se moque-t-on à la fin ?

La victoire, sans aucune contestation possible d’Emmanuel MACRON puisque les suffrages des Français s’étaient exprimés au terme de cette présidentielle en ce sens, était à peine annoncée à vingt heures tapantes au soir du second tour, que déjà, les uns haranguaient leurs partisans en spécifiant que « ce président était le plus mal élu de toute la Vème République » – ce qui est faux dans la réalité – et que les autres lançaient les grandes manœuvres stratégiques pour faire barrage à la politique du nouveau nominé en pactisant avec ceux qui leur sont opposés !

 

 

Les législatives sont vécues comme le troisième tour de la présidentielle…

 

Comme l’aurait écrit le sarcastique dialoguiste Michel AUDIARD pour l’un de ses scénarios dont il avait le secret, « le cadavre était à peine refroidi que déjà la horde de vautours se précipitait sur les restes encore chauds de la dépouille » !

Certes, l’enjeu de ces futures échéances électorales proposées les 12 et 19 juin s’avère capital. Non seulement pour donner une majorité au locataire de l’Elysée, après le succès que l’on sait, mais aussi pour enclencher la nouvelle feuille de route de la prochaine mandature qui pourrait aussi basculer dans la cohabitation.

On comprend alors que les états-majors des différentes formations politiques en lice pour ce troisième tour de la présidentielle cherchent à rebondir dès que possible, surtout pour certaines qui ont bu le calice jusqu’à la lie à l’annonce de leurs résultats plus que piteux. Des contre-performances inévitables ou des vérités qui se sont confirmées au grand jour dont certains parangons de la chose publique devront en tirer les leçons quant à leur propre avenir pour gouverner l’Hexagone.

 

 

Du monde sur la piste de danse au bal des hypocrites !

 

Là, où les choses se gâtent et perturbent le sens profond des observateurs que nous sommes, c’est cette précipitation à vouloir recoller vainement les morceaux d’un vase de Soisson qui s’est irrémédiablement brisé au fil de ces dernières années chez certains de ces thuriféraires.

L’art et la manière de dire tout et son contraire, de le propager à grands renforts de campagnes de communication et de faire volte-face ensuite, voire machine arrière toute, uniquement pour préserver la portion congrue restante de son gâteau et son semblant d’influence territoriale au cœur d’une circonscription.

Et à ce jeu-là, le bal des « faux-culs » et des hypocrites accueillait beaucoup de danseurs sur la piste dès le soir du 24 avril et pas uniquement sur le Champ-de-Mars !

Comment peut-on réconcilier en si peu de temps ce qui apparaît franchement irréconciliable et hostile depuis tant de décennies entre certaines formes de pensées et courants politiques ?

 

 

Des accords de circonstance dignes des tours de passe-passe à la MAJAX !

 

A partir de quels tours de passe-passe, de magie diraient certains qui ont retrouvé en l’illusionniste de leur prime jeunesse, Gérard MAJAX, la référence explicative absolue dans ce qui tout qui a attrait à la politique d’aujourd’hui, peut-on faire avaler tellement de couleuvres, voire de bobards aussi cyniques aux électeurs, lassés de telles pratiques qui ressemblent à s’y méprendre à d’obscurs tripatouillages de chapelle ?

Défendent-ils, ces orfèvres de la politique et de la carabistouille fonctionnant dans l’entre soi mitonné aux petits oignons, vraiment les intérêts de leurs futurs administrés, de celles et ceux qui se lèvent tôt le matin pour gagner leur pitance et ne comptent plus leurs heures de labeur pour faire tourner tout le système, lors de ces négociations âpres et difficiles afin de s’unifier autour du même programme ?

Ou se contentent-ils de sauver simplement leurs têtes, à défaut leurs mandats, uniquement par atavisme afin de préserver les avantages somptuaires de leurs fonctions ?

Nécessairement, ces interrogations dont personne n’ose poser tout haut le fondement sur les plateaux audiovisuels qui alimentent pourtant en boucle le déroulé scrupuleux de ces échanges parfois infructueux – le Parti Socialiste avait annoncé un accord de principe favorisant le rapprochement avec La France Insoumise (LFI) est revenu sur cette affirmation en suspendant le processus de négociations quelques heures plus tard ! -, beaucoup de nos concitoyens les ont en tête et de manière très légitime.

De la pure logique, en somme, quand les écarts sont aussi abyssaux entre ces deux mouvements que tout oppose ou presque. L’un chantre de la sociale démocratie, l’autre virant à l’extrême de la gauche ! Le seul point commun est que jadis, avant qu’il ne choisisse de prendre la fille de l’air, le chef de file charismatique de LFI fut l’un des adhérents du PS !

 

 

Les « vapeurs du Havre » fumées de la discorde ?

 

Que dire en outre de cette main tendue par le leader de Reconquête à l’intention de l’égérie du Rassemblement National dont « le seul patronyme est synonyme de huit défaites lors d’élections majeures » selon lui !

Comment comprendre aussi le virage à 190  degrés de la future assise commune entre des écologistes, favorables à l’armement de la nation ukrainienne contre l’envahisseur russe, et LFI, diamétralement opposé à tout transfert d’armes en s’arc-boutant sur le positionnement de non-aligné ?! Quant aux communistes, ils disent oui au nucléaire !

Dans le camp d’en face, ce n’est pas mieux ! Les Républicains qui ont bu la tasse jusqu’à la dernière goutte, croient pouvoir conserver leur hégémonie territoriale en s’appuyant sur le passé. Sauf que depuis le 10 avril, l’unité en son sein n’est plus, avec celles et ceux de leurs partisans qui lorgnent ouvertement vers les souverainistes !  

On pourrait croire alors que tous ces atermoiements et ces raccommodages de dernière minute de l’opposition font le jeu des Marcheurs et de leur structure créée en version kaléidoscope ? Pas si sûr, tant les tensions sont désormais palpables entre LREM et Horizons, la formation d’Edouard PHILIPPE, qui voit arriver vers lui les opportunités présidentiables de 2027. Patience et longueur de temps ! D’ailleurs,  le Président de la République s’est interrogé à ce propos sur l’ancien Premier ministre, se demandant « s’il n’avait pas fumé les vapeurs du Havre ?! ».

Bientôt, nous n’aurons plus besoin du gaz russe pour alimenter les besoins énergétiques de nos industries, les « vapeurs » de la capitale de la Seine-Maritime suffiront tant les tensions vont s’accroître en ces deux-là !

 

Thierry BRET

 

 

 

Voilà une nouvelle qui tombe à pic. A la fois pour le plaisir des retrouvailles, d’autant que toutes les réunions proposées dans le cadre de la Communauté des Positives Entreprises avaient été réduites à néant du fait de la pandémie, mais aussi pour s’immerger au cœur de ces projets qui confortent le rayonnement de notre territoire. Le 18 mai, à l’initiative de la CCI de l’Yonne, le concept éolien des Hauts de l’Armançon, porté par WPD, fera l’objet d’une analyse appropriée.

 

AUXERRE : Cela a un parfum de rentrée des classes après une trop longue période d’absence qui aura duré presque deux saisons. La Communauté des Positives Entreprises, chère à la chambre consulaire de l’Yonne qui en fédère l’esprit, renouera avec ses rencontres mensuelles. A la fois au cœur des entreprises, dès les mois de juin et juillet, mais aussi sur des sites idéalement choisis pour illustrer ses thèmes.

Le 18 mai, Christine JAN, animatrice experte de ladite communauté (au même titre que le Business Club de Sens ou les RIDY), accueillera ses « élèves » entrepreneurs et cadres dirigeants au Pôle Environnemental d’Auxerre pour y narrer tous les derniers développements relatifs au projet du parc éolien des Hauts de l’Armançon. Un concept de grande ampleur qui répond à ce besoin d’opportunité de créer une dynamique favorable à l’essor des énergies renouvelables. Vu le contexte international, cela tombe peut-être à point nommé…

 

Un projet né d’une concertation de trois communes…

 

En février dernier, ce projet d’implantation de 18 éoliennes nécessitant un investissement de 130 millions d’euros en travaux d’infrastructures avait été longuement explicité lors de la signature d’un partenariat, réunissant autour de la même table, la Région (Stéphanie MODDE, vice-présidente en charge de l’Environnement, Vincent MARTIN, président de la Fédération Régionale des Travaux Publics et Delphine POIRSON, l’une des dirigeantes de la société WPD en sa qualité de directrice du management).

Né d’une volonté commune entre les localités icaunaises d’Aisy-sur-Armançon, Cry et Nuits, ce projet éolien est à l’heure actuelle en cours d’instruction par les services de la préfecture. Avant que le parapheur n’arrive pour la signature définitive sur le bureau du nouveau représentant de l’Etat, Pascal JAN, qui a pris ses fonctions début avril.

 

 

Privilégier les emplois aux entreprises du territoire…

 

En toute logique, la construction de ce parc de 18 éoliennes commencerait en 2024. C’est le souhait de WPD, société qui a été mandatée pour initier le projet dans le respect de la protection environnementale, selon une charte englobant une cinquantaine de mesures établies en concertation avec les acteurs du territoire.

Naturellement, ce nouveau parc donnera naissance à des emplois, assurés en priorité par les entreprises locales. Notamment dans les secteurs carrière et béton, raccordement électrique, géomètre, contrôleurs, gardiennage, hydrogéologue, suivi de la qualité des eaux, bûcheronnage, paysagistes, sans omettre les sites d’hébergement et de restauration qui accueilleront les professionnels de ce vaste chantier.

Une priorité à l’emploi local que n’a pas manqué de saluer le président de la FRTP, Vincent MARTIN, lors de la signature de la charte d’engagement en faveur de l’attractivité économique, environnementale et sociale des territoires le 23 février dernier. Une convention pérenne sur les cinq prochaines années. D’ailleurs, ce serait un équivalent de 15 millions d’euros qui pourrait in fine revenir dans l’escarcelle des entreprises locales.

 

 

En savoir plus :

Dix-huit éoliennes de nouvelle génération seront implantées sur les communes de Cry, Nuits et Aisy-sur-Armançon. Elles pourraient permettre d’alimenter un tiers de l’Yonne pour sa consommation résidentielle d’électricité.

Elles produiraient 104,4 MW de puissance une plus-value indéniable pour la sécurité d’approvisionnement en énergie de la région. Economisant plus de 20 000 tonnes de CO2 chaque année.

Début 2021, la filière française est forte de plus de 22 600 emplois, dont près de 1 000 emplois en Bourgogne-Franche-Comté (en augmentation de 8 % par rapport à début 2020).

La société WPD Onshore France est présente en France depuis 2002. Elle emploie 100 salariés et a développé 32 parcs actuellement en exploitation ou en construction. Elle possède notamment une agence à Dijon, ainsi que six autres agences à Lille, Limoges, Nantes, Lyon, Cholet et Boulogne-Billancourt, son siège.

En Bourgogne-Franche-Comté, WPD a déjà développé depuis 2005 trois parcs éoliens en exploitation dans le Montbardois (Côte d’Or) et dans le Serein (Yonne).

 

Thierry BRET

 

Il est utopique de croire qu’il suffirait de traverser la rue de manière machinale pour dénicher le job de ses rêves ! Loin de la métaphore médiatique, usitée en son temps par la présidence de la République, ce serait donc illusoire de penser cela, au premier degré.

Même si l’embellie observée depuis plusieurs mois sur le volet de l’employabilité s’avère exacte, tout n’est pas aussi simple que cela dans l’Hexagone. A commencer par le recrutement, lui-même, qui représente un cap liminaire essentiel pour tenter d’accroître les effectifs dans les entreprises en s’appuyant sur de réelles compétences.

Du travail, il y en a en France. Presque à la pelle. Ce n’est un secret de Polichinelle pour personne. D’ailleurs, les premiers à le rappeler avec moult campagnes de communication et d’animations sur le terrain sont les collaborateurs de Pôle Emploi, l’opérateur public de référence en la matière.

La dernière enquête fournie par ses soins se rapportant aux « besoins en main d’œuvre » des entreprises de notre territoire le stipule, chiffres et analyses à l’appui. Les intentions d’embauche sont en forte augmentation aux quatre coins du pays, et la région de prédilection qui nous est chère, cette Bourgogne Franche-Comté qui demeure l’une des contrées les plus industrielles de France, ne l’oublions pas, ne s’exonère pas de ses perspectives très encourageantes.

L’argument, celui de la réduction du chômage, aura été l’une des énièmes sources de contradiction lors du récent débat de l’entre-deux tour entre les ultimes prétendants à la chaire de l’Elysée. L’une arguant que jamais le chômage n’avait atteint de tels sommets de progression dans notre pays ; l’autre se satisfaisant de la baisse considérable de celui-ci et de sa parfaite maîtrise, promettant le retour au plein emploi en cas de réélection.

Or, si l’on se fie aux commentaires avisés du BIT (Bureau International du Travail), organisme d’évaluations statistiques faisant foi dans le giron des spécialistes de la sociologie, les derniers indicateurs en notre possession illustrent bien la courbe descendante du chômage en France constatée au quatrième trimestre 2021, plaçant le taux à 7,4 % en France.

 

 

Plus de 105 000 projets d’embauche sur la seule région Bourgogne Franche-Comté…

 

Bref, du quasi jamais vu dans le pays de Molière depuis plus de quatre décennies et un réel motif d’espérance pour tous ces jeunes, sortis du milieu scolaire de s’intégrer plus facilement dans la vie active. Ce qui est loin d’être une mince affaire, convenons-en !

Primo, la crise sanitaire et sa progressive éradication pourraient bientôt n’être plus qu’un lointain souvenir parmi les consciences.

Deux années après le début de la pandémie, qui aura vu éclore un véritable tsunami dans l’approche professionnelle de nos concitoyens avec le développement du télétravail, un changement de mentalité évident quant au poids de la valeur travail dans notre société, et la perte par milliers de postes qui se sont évaporés dans la nature – 144 000 suppressions d’emploi pour la seule filière de l’hôtellerie-restauration -, il est logique de remonter à la surface. Tel un nageur ayant touché le fond de la piscine.

 

 

Secundo, des pans entiers de l’activité économique (le tourisme, la culture, les loisirs, les métiers de bouche, les services…) renaissent de leurs cendres comme un Phénix qui se serait brûlé les ailes.

Un exemple concret qui justifierait cet élan d’optimisme ? Les chiffres publiés par cette enquête émanant de Pôle Emploi. Interrogées au terme de l’année 2021, les entreprises de Bourgogne Franche-Comté et de l’Yonne font montre d’un réel optimisme avec plus de 105 000 projets d’embauche qui sont annoncés en 2022. Soit un regain de + 11,8 % par rapport à l’année antérieure.

Et, naturellement, ce sont les acteurs économiques qui évoluent sur les secteurs des services qui sont les plus recruteurs en ce début d’année, avec 50 % des embauches annoncées, ne serait-ce que pour le seul territoire de l’Yonne, versus 53 % en Bourgogne Franche-Comté.

 

 

Des postes à pouvoir en pagaille mais pas de candidats à mettre en face…

 

On nagerait presque dans le bonheur, à la lecture de ces éléments analytiques, précis et complets sur les réelles intentions d’embauche des entrepreneurs de la région. Aux services, il est judicieux d’y adjoindre les fonctions liées à la vente, au tourisme, mais aussi les métiers des filières de l’agriculture, de l’industrie, voire les postes à pourvoir dans les secteurs du social et du médico-social. Un ersatz de plein emploi évoqué par cette feuille de route ?

Oui mais, aussi paradoxal que cela puisse paraître à l’énoncé du problème, il y a un sérieux hic ! Comme toute médaille qui possède son revers, les louables intentions d’embauche en cascade programmées sur 2022 révèlent aussi que les failles dans le recrutement sont profondes et inquiètent les chefs d’entreprise. 60 % de ces patrons sondés pour les besoins de ce panel jugent délicats, pour ne pas dire plus, ces actes de recrutement. Un comble alors qu’il n’y a jamais eu autant de jobs à pourvoir en France et des aides qui sont distribuées par l’Etat via les plans de relance et à la formation. Ne parlons pas du million de postes à décrocher dès à présent dans l’industrie et dans la filière de l’agriculture !

Question qui nous turlupine donc l’esprit : mais où sont passés les postulants à toutes ces offres qui s’accumulent chez Pôle Emploi ?

 

 

Justement, le spécialiste du marché de l’emploi en France ne reste pas les deux pieds dans le même sabot. Loin s’en faut !

Si le site national de l’opérateur (www.pole-emploi.fr) accueille plus de 42 millions de visites par mois, si les 900 agences de proximité en France reçoivent les personnes en quête du Graal, il est bon de rappeler que différents outils existent pour accompagner les entreprises dans leurs projets de recrutement. Les actions de formation préparatoires à l’emploi s’additionnent aux opérations spécifiques, à l’instar de « Tous Mobilisés » qui se déclinent chaque semaine dans les agences afin de promouvoir des métiers et leurs formations en présence des employeurs. Dernier concept judicieux, en date : l’immersion du demandeur d’emploi au sein d’une entreprise pour lui faire découvrir un métier ou valider un projet professionnel.

Alors, où se situe vraiment le problème de cette pénurie de recrutements, hormis celui de l’employabilité des seniors (selon les codes de l’INSEE dès l’âge de 45 ans en France) rejetée de manière quasi systématique par les entrepreneurs pour d’autres raisons que celles de la qualification et du manque d’expérience ?

La France de 2022, au sortir de la crise sanitaire, aurait-elle déplacé la valeur travail vers les oubliettes de l’existence ? Pour ne rendre vertueux que les principes de l’oisiveté ?!

 

Thierry BRET

 

 

 

De cette rencontre, il en ressortira toujours quelque chose. La présence de Thierry CADEVILLE lors des travaux de la Commission économique de la Maison des Jumelages, de la Francophonie et des Echanges internationaux lundi soir est loin d’être anodine. D’autant qu’entre le président de la CCI de l’Yonne et la structure associative, le mot « attractivité » résonne en parfaite symbiose…

 

AUXERRE : C’est un évènement peaufiné aux petits oignons pour les représentants de la Commission économique de la Maison des Jumelages, de la Francophonie et des Echanges internationaux de l’Auxerrois. La venue de l’un des responsables de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne, en l’occurrence, Thierry CADEVILLE revêt du plus grand intérêt.

Lundi en fin d’après-midi, les membres de ladite commission accueilleront au cours de leurs travaux habituels le président de la chambre consulaire départementale. Une rencontre, une première fois décalée pour cause d’incompatibilité d’agenda, qui se formalisera enfin, à l’invitation de la présidente de la structure associative auxerroise, Marité CATHERIN.

 

 

Outre les présentations d’usage, il sera question d’attractivité du territoire, tant au plan sociétal qu’économique, avec des éclairages intéressants qui seront apportés par le chef d’entreprise et patron de la société ALGAN-SIREC, successeur d’Alain PEREZ à la tête de l’institution.

La CCI de l’Yonne devrait vivre une période de profonde mutation au cours de ces prochaines semaines afin de renforcer sa présence auprès des entreprises et avant de vivre son déménagement de la rue Etienne Dolet. Gageons que Thierry CADEVILLE devrait faire toute la lumière sur ces différents chantiers et répondre aux interrogations d’une commission économique qui fourbit ses armes en vue d’un rendez-vous automnal consacré à l’attractivité sous la forme d’un colloque.

 

Thierry BRET

 

 

Prévisible depuis cinq ans, le scénario révélé au soir du premier tour de scrutin de la présidentielle n’est donc pas une surprise en soi. Tous les pronostiqueurs s’accordaient à penser depuis plusieurs mois que les résultats issus des urnes le 10 avril traduiraient forcément une opposition nette entre cette France au double visage qui prévaut en ce début de vingt-et-unième siècle, les souverainistes du Rassemblement National, ardents défenseurs du patriotisme hexagonal et de la sécurité renforcée d’un côté face aux partisans de la modération, du libéralisme et de l’unité européenne de l’autre incarnés par La République en Marche.

Une France que tout oppose dans les faits et que le futur Président de la République se devra de réconcilier vaille que vaille et dans un souci unificateur dès le 25 avril au matin. Ce sera son chantier initial. Un labeur dur de surcroît et loin d’être facile à  réaliser compte tenu des écarts abyssaux qui existent au niveau idéologique entre ces diverses strates de la population française.

 

 

Un match retour nettement plus serré qu’en 2017…

 

Dans les faits, cette confrontation du deuxième tour présente une affiche qui nous est déjà connue. Celle de 2017 où Marine LE PEN et Emmanuel MACRON s’étaient déjà affrontés à grands coups d’arguments contradictoires pour gagner la suprématie des suffrages. Avec à son épicentre, le fameux débat télévisé où Marine LE PEN commit des impairs, qualifiés de « débutante » en matière de communication et de gestuelles, qui lui furent fatals quelques jours plus tard dans les bureaux de vote.

On se souvient du score de cette première manche qui tourna en faveur radicale de l’actuel locataire de l’Elysée : 66,10 % contre 33,90 % !

Une évidence qui n’est un secret de Polichinelle pour personne : il n’en sera pas de même pour le match retour survenant un quinquennat plus tard. Les informations délivrées par les instituts de sondage qui tâtent au quotidien le pouls du terrain (bien que de nombreux Français n’aient jamais été intégrés dans le moindre panel interrogatif ne serait-ce qu’une fois dans leur existence !) tendent vers ce resserrement inexorable et ténu devant offrir le résultat final, aujourd’hui indécis selon les marges d’erreur de ces fameux sondages. Même dans le cas d’une abstention record de la jeune génération et des déçus de la politique qui s’envolerait vers des pics immémoriaux !

 

 

Une affiche que ne voulait pas bon nombre de Français…

 

En cela, force est de constater que les promesses faites par le candidat de l’époque 2017, soit Emmanuel MACRON, de réduire à la portion congrue les formations de l’extrême de l’espace hexagonal se sont montrées totalement infructueuses.

Pire : les fractures sociales, technologiques, sécuritaires et celles du pouvoir d’achat, galvanisant aujourd’hui les esprits souverainistes des partis à la gauche de la gauche (LFI, Lutte Ouvrière, NPA) et à la droite de la droite (Rassemblement National, Debout la France, Reconquête !), se sont lourdement accentuées.

Provoquant des ondes de choc profondes dans notre société qui sont venues happer les illusions de plus d’un de nos concitoyens au cours de cette dernière mandature.

Un constat sociétal qui a finalement débouché sur la confrontation qui se présente à nous le 24 avril que d’aucun espérait avec un esprit revanchard, que d’autres souhaitaient en imaginant bénéficier du sacro-saint « front républicain » (celui-ci se met petit à petit en place entre les deux tours avec son lot d’incertitudes du côté du report des voix des Républicains ou de La France Insoumise en faveur de l’actuel Président de la République) mais que beaucoup de nos compatriotes ne voulaient pas revivre, au bout du compte. Peut-être par dépit après par rapport à leurs propres analyses du bilan écoulé. Sans doute par envie de voir s’opposer, aussi, dans un souci de « dégagisme », d’autres visages de la politique nationale plus prompts à répondre à leurs aspirations quotidiennes.

 

 

Un verdict où l’abstention et les votes blancs pèseront dans la balance…

 

Aussi, ne devra-t-on pas être surpris de voir s’envoler le nombre de bulletins blancs dans les urnes, au soir de la journée dominicale prochaine si chère aux yeux des suiveurs de la vie politique française et des éditorialistes des chaînes en boucle qui ont de quoi se rassasier durant l’ultime semaine de campagne !

A l’instar des partisans de Jean-Luc MELENCHON (il aura loupé le coche de fort peu pour ne pas créer l’énorme surprise de cette élection), dont 37,65 % d’entre eux ont pris la décision après l’organisation d’une consultation officielle à la demande de leur leader charismatique de déposer un bulletin vierge de tout patronyme le 24 avril. Et encore, pourrait-on souffler en ironisant : ceux-là au moins iront quand même dans les isoloirs ! Ce qui ne sera peut-être pas le cas de tous, si le soleil est au-rendez- vous !

  

Thierry BRET

 

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