La rencontre n’aura duré que le temps d’un bref échange, cordial et sympathique, d’un mot d’encouragement destiné au club local (celui-ci s’est d’ailleurs débarrassé sans trop forcer son talent des nordistes de Valenciennes à l’issue de la rencontre sur un score étriqué d’un but à zéro) et d’une séance photographique, improvisée sur le vif.

 

AUXERRE : Un moment fort vécu dans l’un des salons d’honneur que compte l’AJ Auxerre dans son antre de l’Abbé Deschamps où les dirigeants de l’assureur mutualiste GROUPAMA Paris-Val-de-Loire avaient décidé de se réunir de manière agréable avant le match.

On y retrouvait notamment l’ancien directeur général de la caisse régionale, Eric GELPE, le président de la fédération des caisses locales de l’Yonne, Pascal MAUPOIS et l’incontournable directeur d’établissements de la Seine-et-Marne et de l’Yonne, Jacques BLANCHOT, hyper actif comme à l’accoutumée !

Ce fut surtout une excellente opportunité pour l’actuel directeur général du groupe assurantiel et de prévoyance régional, l’un des plus importants de l’Hexagone du fait de son implantation francilienne, Laurent BOUSCHON de s’imprégner de l’ambiance chère aux partisans du club icaunais.

Parmi les visiteurs venus saluer l’hôte d’un après-midi, l’ancien président du club auxerrois et ex-gloire industrielle de la volaille, Gérard BOURGOIN. L’ancien entrepreneur, visiblement très motivé par les perspectives de montée en division supérieure de sa formation fétiche, avait l’air en pleine forme.

D’où le sourire affiché de l’intéressé en posant entre les deux responsables de GROUPAMA !

 

Thierry BRET

 

Le « Ségur de la Santé » est-il devenu la montagne qui a accouché d’une minuscule petite souris ? Ou la confirmation, une fois de plus, que rien n’évolue jamais dans le bon sens en ce bas monde !

Pourtant, en amont de l’initiative gouvernementale, tout semblait paver d’excellentes intentions. Reconsidérer, en les valorisant à juste titre, les personnels de la filière sanitaire mobilisés sur le pont de la lutte contre la pandémie durant près de vingt-quatre mois ne pouvait être que louable et très sympathique sur le papier. Surtout que cette reconsidération était synonyme de coups de pouce légitimes sur les salaires.

Oui, mais, à l’annonce du rendu de la copie définitive, l’effet de la douche écossaise éclaboussa celles et ceux de ces professionnels qui espéraient enfin bénéficier d’un petit quelque chose. Ce pécule supplémentaire, se présentant sous la forme d’une prime à hauteur de 183 euros, que certains allaient toucher, à défaut de tous les autres. Les honnis du système, les oubliés de la feuille de route ministérielle, sic !

 

 

La blessure dans l’amour propre des salariés et cadres du secteur est profonde…

 

Celles et ceux qui n’ont pu intégrer les cases de la bonne conscience gouvernementale, sous prétexte qu’ils n’étaient pas concernés par ladite mesure. Drôle de manière de faire valoir les droits à l’équité !

Partant d’un sentiment largement consensuel et partagé par beaucoup en amont, le gouvernement a donc trouvé le moyen de créer de la division, des doutes et des atermoiements, là où il ne devait pas y en avoir, auprès d’une frange de professionnels, notamment ceux qui évoluent sur le registre du pur médico-social et non pas de la santé, au sens étymologique du terme.

Un curieux sens disruptif de l’appréciation sémantique, en vérité, alors que la COVID lorsqu’elle s’est abattue sans crier gare sur telle ou telle personne en France lors de ses pics pandémiques successifs ne faisait pas le distinguo en matière d’interventions sanitaires d’urgence !

Alors, pourquoi cette nouvelle discorde au sein de ce corporatisme, largement éprouvé par deux années de délicates circonstances ? La revalorisation salariale et la reconnaissance pour l’ensemble des professionnels du secteur social et médico-social auraient dû estomper les nombreuses craintes de ces milliers de salariés et cadres de ce secteur du médico-social qui se sentent désormais délaissés. Voire blessés dans leur amour propre.

 

 

Des collectifs se créent pour mieux se faire entendre et crier à l’injustice…

 

Auxiliaires de soins, éducateurs spécialisés, assistantes de direction, personnels administratifs, etc…autant de « rebus » de ce dispositif sociétal novateur sur le papier qui ne leur accordera in fine aucun droits et avantages supplémentaire. Pas même la moindre considération puisque ces personnes sont devenues les invisibles, voire les parias, du système. Les « NEETS » selon le sabir officiel et angliciste de l’INSEE qui catalogue ainsi les exclus du quotidien.

Dès lors, partout en France, se sont organisés à l’appel de ces personnes injustement laissées pour compte sur le bord du chemin des collectifs. Des structures non formelles pour mieux faire entendre leur voix qui regroupent toutes les composantes lésées par ce dispositif anti-fédérateur.

On y retrouve des présidents et directeurs généraux d’associations gestionnaires de centres médico-sociaux agissant sur l’Hexagone ; on y voit converger les professionnels de la filière eux-mêmes ; on y entend aussi les familles de ces enfants victimes de handicaps et de traumatismes, quand ce ne sont pas les personnes handicapées qui s’expriment elles-mêmes sur le sujet !

 

 

Une injustice qui se transforme en schisme entre les corporations…

 

Tous, en appellent à la justice sociale, à la reconnaissance de ces métiers indispensables à l’accompagnement de ces milliers d’enfants, adolescents et adultes ne pouvant se mouvoir ou raisonner seuls dans notre environnement si impitoyable pour les invalides.

Des collectifs qui éclosent çà et là pour pointer du doigt le mal-être des soignants, des aides-soignants, des personnels administratifs, des accompagnants.

Mal-être de l’existence ordinaire devant des conditions de travail de plus en plus précaires et complexes à appréhender, mais aussi mal-être face à la crise des vocations et des recrutements. Qui s’en étonnerait d’ailleurs puisque les métiers de ces filières (le secteur du social et du médico-social) sont payés aux dires de leurs acteurs investis de cette noble mission sociétale à coup de lance-pierre depuis tant d’années !

Bref, au lieu de jouer la carte de l’apaisement, le gouvernement a choisi de créer un schisme, une scission inutile qui n’avait pas lieu d’être dans ce monde si polyvalent et complémentaire de la santé et de son accompagnement en France.

Une différenciation incompréhensible entre le milieu du pur sanitaire, qui percevra bel et bien les accessits de ce Ségur et les autres, les « invisibles » du médico-social, rejetés aux calendes grecques de l’oubli.

Un triste constat qui dès lors mobilisent ces collectifs partout dans le pays autour d’une seule et unique réponse au niveau de l’engagement étatique : que ce dernier revoit sa feuille de route stratégique en assurant l’extension des propositions du Ségur à tous les métiers du secteur social et médico-social, sans aucune distinction.

Une étape obligatoire et nécessaire se rapportant à la revalorisation de ces professionnels qui exercent quotidiennement leur précieux savoir-faire dans l’ombre, au service des personnes vulnérables. Celles qui n’ont jamais voix au chapitre ou presque en ce jour d’élection…

 

Thierry BRET

 

 

Gagner en autonomie autour d’une thématique qui lui est chère et indispensable : à savoir la communication ! La belle affaire pour le Comité Départemental Olympique et Sportif de l’Yonne (CDOS 89) ! L’organisme vient de se doter depuis vendredi d’un outil numérique flambant neuf afin de relayer ses actualités et celles des comités sportifs du territoire qui lui sont affiliés. Si le travail technique a été fastidieux en amont, requérant de longs mois de préparatifs, le résultat est déjà probant en termes d’opportunités et de rendu…

 

AUXERRE : C’est ce que l’on appelle faire le « buzz » dans le jargon d’aujourd’hui. Faire parler de soi, autour de soi, afin de capitaliser le plus possible de contacts autour de son savoir-faire et de son faire-savoir ! Soucieux de dépoussiérer l’existant tout en s’acoquinant avec les technologies modernes et branchées du numérique, le CDOS 89, Comité Départemental Olympique et Sportif de l’Yonne, a eu envie lui aussi de s’y coller. De manière réfléchie, pédagogique et informative !

C’est l’un de ses administrateurs qui, en phase directe avec un prestataire ad hoc, a ergoté pas mal sur le sujet. Raphaël BESANCENOT (accessoirement président du Handball Club d’Auxerre) possède une passion assumée pour la chose numérique. S’il n’est pas intervenu sur l’ossature constructive et ergonomique de ce nouveau support média – laissons faire le prestataire spécialiste en la matière ! -, a contrario, c’est bel et bien lui qui a collecté les premières informations et autres renseignements à faire figurer en bonne place parmi cette arborescence à consulter depuis le 08 avril sur la toile.

Lancé de manière solennelle au cours de l’assemblée générale de l’association, accueillie ce vendredi dans l’amphithéâtre du « 89 », le site Internet, www.cdos89.fr, offrira dès qu’il sera quelque peu enrichi un aperçu global de l’actualité de la prime maison mais aussi des différentes structures départementales qui y sont inféodées selon les disciplines sportives pratiquées sur notre territoire. Un site dont il faudra que les associations sportives adhérentes au CDOS 89 assurent l’actualisation informative. Comme devait le préciser le président du CDOS 89, Patrice HENNEQUIN.

 

Une communication gagnante en autonomie…

 

Dans sa démonstration visuelle, Raphaël BESANCENOT promena la flèche de sa souris sur les onglets donnant accès aux différentes rubriques existantes. Formations, soutien au monde associatif, Maison Sport Santé, partenaires, comités : une balade intuitive permettant d’apprécier dans le détail le travail déjà réalisé.

Bien sûr, l’outil ne demande qu’à croître, en accueillant la mise à jour de futures informations. Celles qui seront fournies en relais par les comités sportifs départementaux, regroupés autour du CDOS 89.

Parmi les données exposées : signalons deux gros morceaux, la newsletter qui sera le trait d’union véritable des associations sportives avec les internautes, et le volet dédié à la Maison Sport Santé où une cartographie précise des cours proposés à destination d’un public de seniors figurera en bonne place.

Invité à venir s’exprimer à la tribune du « 89 », Gilles VENET, vice-président du CDOS 89 en charge de la communication, précisa la genèse de cette stratégie interactive avec le lectorat, permettant à la structure départementale de « gagner en autonomie » et de « voler de ses propres ailes » sur ce thème.

« Auparavant, ajouta-t-il, nous étions tributaires et un peu « prisonnier » d’un site officiel géré par le CNOSF (Comité National Olympique et Sportif Français) où l’on ne pouvait pas changer trois lignes de texte et deux visuels ! ».

Bref, s’extirper de cette tutelle informative qui tombait un peu en désuétude n’est pas pour déplaire aux représentants de la vénérable association icaunaise.

D’autant qu’une newsletter, dont deux cent sept adhérents sont déjà les premiers destinataires, est venue se greffer en parallèle à ce site numérique. Sans omettre la page Facebook qui complète ce triptyque des plus communicants !

 

En savoir plus :

La référence du nouveau site du CDOS 89 : www.cdos89.fr

 

Thierry BRET

 

D'ordinaire, par un beau jour printanier, assis en terrasse, tout en admirant les jolis massifs plantés par les jardiniers municipaux sénonais (sincère bravo à leur  professionnalisme !) en sirotant un verre, on peut entendre par vent d'ouest les annonces en provenance de la gare de Sens : « le train TER numéro 891485.... » sauf que, ce jour-là, point de terrasse, car, comme l'eût dit mon grand-père maternel, il pleuvait comme « une vache qui pisse ! ».

 

SENS : Poussons la porte de cet établissement emblématique du parvis ferroviaire.  Au plafond, subsistent encore moult ballons colorés, souvenir de l'an 1, dignement fêté la veille, semble-t-il !
Après une trop longue période de fermeture, Fred, l'homme des nuits bigarrées de « La Fonderie » de Soucy, en binôme avec Sabine, sa souriante sœur, a rouvert cette belle antre gourmande, qui dans un lointain passé fit hôtel 24/24 ou presque ! Leur credo a de suite fonctionné : de bons produits, bien cuisinés, assortis d'une dose certaine de convivialité. Des racines familiales aveyronnaises peuvent en attester !
Aux fourneaux, « bon sang ne saurait mentir », le jeune cuisinier Benjamin DUCASSOU boucher à l'origine s'applique et se régale à satisfaire la clientèle aussi ! Séquence nostalgie des eighties, lorsque l'établissement était tenu par le couple MASSOLOT, d'anciens bouchers de Malakoff (Hauts-de-Seine). De bon matin, ça ripaillait sec, avec les gars du proche abattoir, entre terrine de pied de porc et tête de veau. Au service, il y avait un « p'tit jeune », qui plus tard, fit sa place dans le coin : Francis BLANCHE ! Bon mais ça, c'était avant, revenons à...2022 !

 

 

Un nectar des temps passés à redécouvrir le « Lillet »…


L'ardoise du jour (plat du jour à 13 euros et une formule à 16 euros) est plutôt alléchante. Prenons le temps de la réflexion, en dégustant un délicieux apéritif : un verre de « Lillet » rosé édulcoré de « Schweppes-agrume », accompagné de petits fours (rare et délicate attention, pas vrai !).

Le « Lillet », nectar bordelais des temps passés, faillit disparaître, et dut sa renaissance, voici quelques années à Olivier MARTIN, orfèvre mondialement connu en matière de spiritueux. Il visita plus de cent pays de par le monde, toujours en quête de belles raretés. Pour le « Lillet », ce fut moins lointain !

Arrivent alors au comptoir,  « M. Extincteur » et Jean-Pierre, le bricoleur rigolard natif de Gron. Ils commandent deux « jaunes » à l'unisson, que le patron leur sert avec quelques frites maisons !

 

Un œuf à la coque truffé servi avec un zeste d’élégance…


Mon assiette d'œuf à la coque truffé arrive alors. Elle est très bien dressée, non sans une certaine élégance, avec ses petites mouillettes, mais aussi une salade bien assaisonnée. J'accompagne ce plat d'un « Vézelay blanc » du domaine Yves et Delphine DUPONT de Saint-Père-sous-Vézelay. Un vin que votre serviteur vous recommande !

Pendant ce temps, arrive tout trempé, un cyclotouriste, soulagé de se mettre à l'abri ! En sirotant son verre de « Chablis », il me raconte arriver de la jolie commune de Condrieu (quel vin !) après plusieurs étapes. Bon appétit, jeune homme !

 

 

Le fait maison est en vedette dans  l’établissement…

 


Pour suivre, c'est un désormais classique de notre cuisine poissonnière : un « fish and chips », ici joliment présenté. La cuisson nette du poisson, les délicieuses frites faites maison, vous savez avec de vraies patates, si, si ! Et une sauce tartare onctueuse. C'est délicieux. Ce plat, je l'ai dégusté moult fois antan, de par le monde, mais mon premier, ce fut à l'occasion d'un voyage scolaire en Angleterre en 1975. Le poisson était alors servi sur du papier journal, avec une belle rasade de vinaigre !
Les clients arrivent en force ce midi-là. Sitôt débarrassées, les tables sont redressées pour accueillir de nouveaux convives ! A la table d'à côté, quelqu'un explique à ses compères que ses visites chez l'orthophoniste l'aide à mieux s'exprimer, comme quoi…

 

 

Les plaisirs d’un bon déjeuner rassérénant…  



L'assiette de trois fromages arrive à bonne température (bravo ! C'est plutôt rare) et bien choisis : cantal, soumaintrain bien affiné pour terminer par un comté. Je me suis alors laissé tenter par un « Irancy » du vigneron Benoît CANTIN,  bonne pioche !

En dessert, la tarte au citron revisitée ne me laisse pas un souvenir impérissable : la meringue est trop sucrée, et il manque ce parfum d'agrume de l'appareil citronné. Nous la revisiterons une fois prochaine, mieux citronnée, espérons-le !

Dehors, il pleut et il vente. Quel temps ! Décidément, rien de tel qu'un bon déjeuner rassérénant !
Bravo à nos jeunes aubergistes du XXIe siècle ! Pour sûr, leurs glorieux prédécesseurs du siècle passé auraient des raisons bien légitimes d'être fiers de ces courageux.

 



En savoir plus :

 

Les - : les serviettes en papier mériteraient une qualité un brin supérieure svp !

Les + : le cadre est chaleureux, on s'y sent à l'aise ! Le bon rapport qualité-prix, avec de la bonne cuisine. Quant aux toilettes, elles sont très propres.

La Brasserie de la Gare

3 Place François Mitterrand

89100 SENS

Tel : 06.31.47.29.06.

 

Gauthier PAJONA

 

 

Le temps de la réflexion s’impose à elle. De la pure logique, en fait, quand on vient d’hériter d’un nouveau mandat, surtout à la tête de l’agence de développement « Yonne Tourisme ». Un organisme ayant pour objectif d’assurer la promotion et le rayonnement de l’une des activités les plus attractives de notre territoire. 2022 sera donc sur le papier une année de transition. Histoire de bien prendre ses marques. Mais, pas seulement. Il s’agira aussi de se poser moult questionnements sur ce que seront à très brève échéance, dès 2023, les nouvelles tendances consuméristes du secteur…

 

AUXERRE : Perfectionniste dans l’âme (elle n’a pas exercé ses talents professionnels dans une vie antérieure auprès de l’un des grands groupes internationaux pour rien !), Isabelle FROMENT-MEURICE ne veut surtout pas confondre vitesse et précipitation à l’ébauche du schéma départemental de tourisme de l’Yonne, véritable figure de proue de ces cinq prochaines années. Une feuille de route indispensable à l’application d’actions concrètes et abouties devant permettre au territoire de capitaliser sur les pépites que compte le département le plus septentrional de notre contrée.

Avant de se lancer dans l’élaboration de ce vaste concept, l’élue du Conseil départemental et présidente fraîchement émoulue de ladite agence de développement touristique veut poser ses jalons au niveau du travail analytique. Procéder à un bilan détaillé et approfondi des opérations menées par le passé, tout en assimilant une multitude de renseignements actuels permettant de mieux comprendre les tendances comportementales du présent, avec en toile de fond une projection sur le futur qui prend forme petit à petit avec cette année 2023 à l’horizon !

 

La digitalisation du tourisme a pris le pas sur les pratiques traditionnelles…

 

Bref, le tourisme va donc vivre son grand nettoyage de printemps, son relooking de fonds en comble que l’on ne s’y prendrait pas autrement. D’autant que les approches consuméristes ont forcément été très impactées depuis deux saisons du fait de la crise sanitaire. Tant auprès des visiteurs de l’étranger que des Français en goguette qui auraient choisi de pousser les limites de la découverte jusque par ici.

Aujourd’hui, le touriste saute dans le train ou prend sa voiture à la dernière minute pour se rendre derechef dans le département limitrophe, ne se fiant plus qu’aux outils digitaux pour le mener à bon port. Exit les fameux opus de la collection très documentée des guides verts « Michelin » qui firent les beaux jours des amateurs de farniente et de curiosité avisés !

L’approche des séjours « à la papa » est donc bien révolue ! Place à l’hyper réactivité de ces nomades d’un nouveau monde (celui de la numérisation à outrance) avec lesquels les professionnels du segment se doivent de composer. Et vis-à-vis de ce changement de paradigme comportemental, l’Yonne (cocorico !) n’a pas à rougir pour une fois et serait plutôt bien placée sur ce point pour répondre aux attentes de cette clientèle 2.0.

« C’est vrai, confirme Isabelle FROMENT-MEURICE, interrogée au terme de l’assemblée générale de l’agence Yonne Tourisme accueillie à bord de la singulière péniche de « La Scène des Quais », l’Yonne peut être considérée comme le poumon vert proche de l’Ile-de-France grâce à ses offres de week-ends prolongés, ses résidences immobilières où les Franciliens aiment venir se ressourcer tout en fréquentant les lieux culturels et touristiques, y compris quand ils étaient présents à cause du télétravail… ».

 

 

La croisée des chemins qui suppose une phase analytique…

 

Une nourriture de l’esprit s’impose donc pour sustenter ces personnes avides de curiosité qu’elle soit patrimoniale, gastronomique, intellectuelle, culturelle.

Pourtant, une interrogation persistante taraude l’esprit de la vice-présidente du Département. Les touristes seront-ils dans une phase de consommation analogue à la période d’avant-COVID ? Avec réservation et repérage, voire tourisme de masse.

Ou, alors, vivront-ils un changement radical de comportement où l’Yonne pourrait dérouler ses atouts, au-delà de la période traditionnelle, allant d’ordinaire d’avril à octobre ?

« Nous sommes à la croisée des chemins, renchérit la présidente, aucune étude n’existe en l’état pour nous éclairer sur ces changements nés avec la pandémie. Nous n’avons pas encore d’idées précises sur ces nouveaux comportements… ».

Mais, à peine, le fléau de la COVID passé que déjà surgit dans le parebrise une autre conséquence pouvant perturber durablement l’activité touristique dans l’Hexagone : la flambée des prix inflationniste des carburants !

Or, l’offre de moyens de locomotion pour amener les touristes vers notre territoire est quelque peu limitée, voire parfois inexistante sur certains secteurs. Sachant que bon nombre de Franciliens ne disposent même plus de véhicules automobiles personnels pour assurer leur déplacement. Quand ils possèdent encore un permis de conduire !

 

 

Davantage de cohérence sur la pose de la future signalétique !

 

Autant d’éléments qui amène la présidente de l’agence Yonne Tourisme à phosphorer pour trouver les meilleures parades opportunes face à ces enjeux de société. Un bilan global des grandes tendances touristiques répertoriées au cours de la saison sera donc effectué au cordeau. Compte tenu, en outre, du nouveau contexte international qui ne sera guère propice à la venue de la clientèle américaine (la crainte de l’extension du conflit sur le continent) et de l’Asie.

Viendra alors le temps de l’esquisse de ce schéma départemental devant prendre en compte les différents ingrédients lui permettant d’être en phase avec les réalités quotidienne de l’instant. Un schéma dont le domaine d’application basculerait immanquablement sur 2023, une fois la saison actuelle consommée et digérée au plan de l’analyse. Mais, un schéma établi dans la logique des choses, qui sera aussi complémentaire à celui qui est travaillé à l’heure actuelle par la Région Bourgogne Franche-Comté.

Si l’essor de l’accueil des touristes chinois ne figure pas parmi la copie stratégie de l’élue (contrairement à ce que pouvait préconiser jusque-là la Région), la part de l’aménagement du territoire pour parvenir à optimiser les infrastructures icaunaises figure au contraire en bonne position.

Sur le principe de la cohérence où les investissements financiers joueraient un rôle prépondérant à cette promotion de l’attractivité made in Yonne. Par exemple, au niveau de la signalétique afin d’indiquer le cheminement menant vers les sites touristiques ou la connaissance des voies  « vélo route » à ses utilisateurs potentiels, chose qui fait parfois cruellement défaut dans le landerneau !

« Il vaut mieux que nous indiquions le chemin qui mène à la vélo route plutôt que de poser une signalétique évidente pour expliquer que là où se trouve le panneau correspond à la vélo route en particulier ! » plaisante l’élue de l’Yonne.

Les offices de tourisme planchent déjà sur la question en procédant à un minutieux inventaire des possibilités à mettre en place. Tout comme le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB), qui dans le domaine qui est le sien, assure la promotion de la viticulture. Davantage d’itinéraires fléchés et mieux renseignés fleuriront à l’avenir aux abords de nos routes de campagne : c’est une certitude selon Isabelle FROMENT-MEURICE.

 

Un schéma départemental porteur d’une véritable identité…

 

L’idée majeure de ce nouveau schéma départemental sera de faire éclore les forces et les moyens attractifs du territoire, à grand coup d’identité, pour séduire et convaincre les touristes franciliens (et d’ailleurs) de venir nous visiter. Un cabinet extérieur, spécialisé dans l’appréhension de ce tourisme de proximité, sera de facto opérationnel pour permettre une neutralité dans les réunions de concertation.

Quant au chantier occasionné par ce futur schéma, il débutera dès le mois de septembre, après la saison, en y associant aussi les professionnels du tourisme qui expliqueront sous la forme d’interventions testimoniales les tendances et comportements observés.

In fine, ce schéma départemental, une fois élaboré dans sa conception globale, sera validé par le Conseil départemental de l’Yonne. Avant sa mise en application l’année prochaine…

 

Thierry BRET

 

 

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