Première immersion sur le terrain pour le président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de l’Yonne depuis son élection. Jean-Pierre RICHARD n’avait pas eu encore l’opportunité d’étrenner son nouveau statut en croisant de visu des artisans. C’est chose faite désormais. L’intéressé s’est rendu dans la Boutique des Métiers d’Art afin d’y découvrir six exposants fraîchement installés.

 

AUXERRE : Elles se nomment Lorraine DESHAYE, Manon JARRY-SARFATI, Charlotte BLAZY, Fiona LATY, Catherine POTHERAT ou Claire GROSJEAN. Toutes proposent à la vente leurs dernières créations qu’elles soient céramistes, stylistes, créatrices de bijoux en cuir et plumes, en pierres naturelles ou décorations en papier recyclé.

Le dénominateur commun de leur présence en ce jour J de l’inauguration : défendre les couleurs de cet artisanat d’art qui mérite amplement le détour pour celles et ceux qui s’aventurent du côté de la rue Fécauderie à Auxerre.

La Boutique des Métiers d’Art fait recette en cette période de Noël, avec ces six nouvelles professionnelles qui y prennent leur quartier jusqu’au terme de ce mois de décembre.

 

 

 

Saluer un partenariat en faveur de la valorisation de l’artisanat…

 

Logique, donc, que le nouvel élu de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de l’Yonne, Jean-Pierre RICHARD, y fasse plus qu’une simple visite de courtoisie aux côtés de Thierry HUMBLOT, cheville ouvrière de ce concept qui nous revient chaque année à pareille époque.

Un président, visiblement très heureux d’être là et fier de cette présentation d’autant de savoir-faire technique du plus bel aloi.

« Ma présence aux côtés des artisans d’art est une nécessité. Ces professionnels ont connu de grosses difficultés au cours de ces derniers mois. Etre en vitrine afin d’y présenter leurs collections dans cette boutique éphémère leur permet de mieux s’exposer au regard du grand public… ».

 

 

Le président de la chambre consulaire saluera au passage le partenariat mené entre son organisme, l’Agglomération de l’Auxerrois, le Conseil départemental et la Ville.

« Ce rapprochement existe plus ou moins sur cette base depuis quelques années, a ajouté Jean-Pierre RICHARD, mais, c’est vrai que là, l’accent a été mis sur le travail qualitatif produit par ces artisans d’art qui évoluent dans leur filière à la limite du cadre artistique… ».

Avant de visiter chacun des stands et échanger quelques minutes avec les professionnelles, Jean-Pierre RICHARD a insisté sur le réel plaisir qu’il éprouvait à découvrir le travail abouti de ces artisanes icaunaises.

 

Thierry BRET

 

De là-haut, c’est sûr, Philippe GERBAULT, malgré sa discrétion et son sens de l’humilité profonde qui étaient légendaires, doit applaudir le résultat de cette élection avec allégresse devant ce choix qui semble être une réelle évidence. Va lui succéder après le court intérim assuré par André ARRAULT, l’expérimenté ancien coureur cycliste, Jérémy MAISON. Le Vélo Club de Toucy devrait immanquablement profiter de son savoir dès 2022…

 

MOULINS-SUR-OUANNE : Etait-il prédestiné à jouer tôt ou tard les premiers rôles au sein de la sémillante association cycliste de l’Yonne ? Sûrement quand on connaît la foi du garçon en la valeur sportive qu’il incarne et cet amour chevillé au corps envers sa discipline de prédilection : le cyclisme !

Licencié au Vélo Club de Toucy dès l’âge de 14 ans, en 2007, Jérémy MAISON a su se hisser petit à petit parmi les meilleurs cyclistes de sa génération entre 2012 et 2019, se distinguant lors du Tour de l’Avenir 2014 où il se classe à la neuvième place ; le Tour du Jura ou encore le Tour des Pays de Savoie.

Avant de signer un contrat professionnel au sein de la Française des Jeux qui à l’époque était déjà associée à l’assureur mutualiste, GROUPAMA.

Pragmatique et se projetant déjà vers une toute autre carrière après sa reconversion, Jérémy (JEREM pour les amis) obtient son diplôme d’Etat de masseur-kinésithérapeute en 2015. Parmi ses titres de gloire notoire : citons une méritoire participation au Tour d’Espagne, la Vuelta, qu’il dispute en 2016 terminant à la 63ème place du général.

 

 

Une présidence pour faire rayonner le cyclisme dans l’Yonne…

 

Mais, c’est le Vélo Club de Toucy, l’association de ses débuts, où il aime consacrer du temps et de la passion depuis son retrait du circuit pro en 2019 qui le titille le plus. L’édition de la première Classique Puisaye-Forterre, courue cet automne entre Saint-Fargeau et Toucy lors d’un périple long de 160 kilomètres, l’accapare énormément. Reprenant ainsi la balle au bond le projet porté par le regretté président Philippe GERBAULT, décédé quelques jours auparavant lors d’un tragique accident de la circulation après que ce dernier pratiquait son loisir préféré sur une petite route de campagne.

Philippe GERBAULT souhaitait faire rayonner le cyclisme dans l’Yonne, en accédant à la présidence du VCT, Jérémy MAISON lui emboîte le pas. En digne fils spirituel qu’il était auprès de l’audacieux responsable associatif.

Il y a peu, le passage de relais entre André ARRAULT et Jérémy MAISON s’est concrétisé au terme de l’assemblée générale de cette structure référente pour le cyclisme dans l’Yonne.

2022 pourrait se présenter sous de très bons auspices pour le club, surtout après la terrible année endeuillée par la perte de Philippe GERBAULT…

 

Thierry BRET

 

Une seule idée lui taraude l’esprit à la première des élues. Mener à bien son plan de mandat. Plutôt ambitieux, il est déclinable dans l’intérêt de la commune et de sa population jusqu’en 2026. Alors les querelles futiles sur les états d’âme de l’opposition ne la perturbent guère. « Il y a des choses plus graves dans l’existence ! Je n’ai pas de temps à perdre en pinaillant sur ces dérives politiciennes… ». La réponse de la bergère au berger, d’une rare limpidité !    

 

MONETEAU : Une fois l’effet de surprise passé, la première des élues de la commune cherche toujours à comprendre la symbolique du message, adressé  par son opposition lors du conseil municipal de novembre.

Pour mémoire, les six représentants de la minorité s’étaient abstenus de suivre la séance en quittant derechef les lieux quelques minutes après l’ouverture des travaux. Un problème de sémantique inhérent au terme « municipalité » dont nous avions relaté longuement les faits dans ces colonnes.

Or, à ce jour, Arminda GUIBLAIN le confère humblement : elle n’a toujours pas compris la signification exacte de ce geste de mauvaise humeur, à ses yeux qualifié de « futile ».

D’autant qu’elle affirme pratiquer la règle de la totale transparence depuis qu’elle a succédé au poste de maire, occupé jusqu’alors par Robert BIDEAU.

Alors, la volte-face soudaine des élus de l’opposition la désole. Au nom de la démocratie et surtout de la mauvaise image que cet acte de pure politique politicienne renvoie vers les citoyens. Qui n’ont certes pas besoin de cela en cette période conjoncturelle si délicate, entre le rebond de la COVID et la hausse galopante des prix !

« Je m’interroge sur les positions tenues dès ma prise de fonction d’élue municipale par Patrick PICARD, leader de l’opposition. A l’époque, ce dernier clamait à qui voulait l’entendre que son action s’inscrirait dans l’opposition constructive. Or, aujourd’hui, force est de constater que j’attends toujours des actes… ».

 

"Rendre visite aux plus mal lotis qui ont des raisons de se plaindre"…

 

La conseillère départementale de l’Yonne qui forme un duo représentatif avec Magloire SIOPATHIS regarde droit devant elle. Balayant du revers de la main, les allégations de ses contradicteurs.   

« Je pense sincèrement que Patrick PICARD (il se présentait face à elle lors des dernières cantonales) n’a toujours pas digéré sa défaite, ajoute-t-elle, je comprends parfaitement que cela soit difficile à admettre et que cela puisse l’affecter mais il y a des choses nettement plus graves dans l’existence qu’une simple défaite électorale… ».

 

 

Une flèche décochée par l’édile qui commence à être excédée par ces « chicayas » stériles permanentes. Et de poursuivre sur la même veine : « Je ne comprends pas la mauvaise foi et la méchanceté, je n’ai pas de temps à accorder à ces vaines polémiques… ».

Et de conclure, « j’invite l’opposition à aller rendre visite aux plus mal lotis de notre société ! Eux, ils ont des raisons de se plaindre ! ».

 

 

Une boutade autour d’un livre destiné aux scolaires…

 

D’autant que selon elle, les élus de l’opposition ne se précipiteraient pas en ordre de bataille pour honorer de leur présence les travaux proposés lors des commissions. « Ils n’y assistent jamais, résume en une phrase lapidaire Madame le maire.

Arminda GUIBLAIN regarde la ligne bleue de l’horizon des Vosges ; c’est-à-dire la réalisation de son plan de mandat qui s’articule autour de plusieurs gros chantiers, expliquant une enveloppe budgétaire de plus de 16 millions d’euros.

La construction d’un nouveau groupe scolaire, assorti de son espace de restauration et une salle ouverte aux activités, justifient l’emploi d’une telle somme.

Puis, concluant sur une boutade, le maire de Monéteau rappelle qu’un ouvrage destiné à la sensibilisation des élèves des classes de CM2 sur le rôle et le fonctionnement de la commune a été distribué gracieusement à la rentrée.

Le livre, « A la découverte de la commune », évoque au fil des pages ce qu’est une municipalité, un conseil municipal, son mode opératoire et ses délibérations.  

« Les enfants âgés de 11 ans comprennent parfaitement de quoi il s’agit au terme de leur lecture… ». Le cadeau de Noël idéal à offrir aux élus de l’opposition ?

 

Thierry BRET

 

 

Marcher pour mieux progresser sur le chemin de sa destinée. Pour être enfin reconnu comme de véritables pères, à part entière, qui doivent bénéficier des mêmes droits que la mère, en cas de séparation et de garde d’enfant. Durant plus d’un mois, un groupe d’une dizaine de personnes a parcouru près de 800 kilomètres, de Marseille à Paris, pour alerter l’opinion publique lors d’une action pédestre pacifique. En sensibilisant à chaque étape des représentants de la classe politique…

 

AUXERRE : Motif de la revendication : l’égalité parentale. L’unique et la seule qui offrent aux deux parents divorcés ou séparés les mêmes droits et devoirs en cas de garde d’enfant.

Pour se faire entendre, en sensibilisant le plus possible les médias et l’opinion publique, pas d’autre alternative que d’accomplir un très long périple de près de 800 kilomètres à travers l’Hexagone, du sud depuis Marseille en remontant vers le nord et sa destination finale à Paris.

Un parcours éprouvant pour les organismes à réaliser à pied, il va de soi. Tels des pèlerins sur la route de Compostelle. Mais, attention, il n’est pas question ici de repentance ni de rédemption. Mais, bel et bien de l’affirmation de soi en dénonçant des abus qui s’accumulent depuis trop longtemps.

Comment ? En faisant de la résidence alternée le principe de base fondamental dans le futur de ces relations à établir entre parents divorcés, en renforçant la législation lors de non-représentations d’enfant et surtout en luttant à travers des mesures très concrètes contre l’éloignement géographique volontaire de la progéniture.

Autant de blessures intimes dont souffrent au quotidien bon nombre de ces pères divorcés et séparés, justes bons à être jetés en pâture au plan de la justice et à honorer rubis sur ongle la pension alimentaire !

 

 

Rencontre en haut lieu à l’Assemblée nationale : objectif atteint !

 

Alors quand les membres de ce collectif, baptisé « La Marche des pères pour l’Egalité parentale », ont mis au point leur insolite projet, ils se sont sentis reliés comme les cinq doigts de la main, à l’unisson de leur combat.

Partant du postulat que chacun luttait d’arrache-pied pour obtenir dans leur vie familiale la résidence alternée, ce petit groupe d’une dizaine de personnes s’est entendu très vite sur les modalités à suivre. Tant logistique qu’organisationnelle.

En provenance du Cap d’Agde, de Toulouse, de Nice, de Bordeaux, de Lyon, de Vendée ou d’Alsace, ce petit groupe, mixte, accompagné de leur mascotte un chat qui lui voyageait tranquille dans l’utilitaire suiveur, s’est lancé ce défi à peine croyable : gagner la capitale afin d’y rencontrer le porte-parole du gouvernement après une manifestation nationale organisée place de la Bastille. Tout un symbole !

Le 17 décembre dernier, le collectif a eu le bonheur de se voir ouvrir les portes du Palais Bourbon et de faire part de leurs doléances.

D’après eux, des engagements positifs ont été pris dans le bon sens. Ils ont été reçus par des responsables des cabinets ministériels d’Adrien TAQUET, secrétaire d’Etat chargé de la Protection de l’enfance et du Garde des Sceaux, Eric DUPOND-MORETTTI.

 

 

Une étape dans l’Yonne pour témoigner de la réalité…

 

Dans l’Yonne, le petit groupe a fait étape en Puisaye-Forterre lors de sa récente traversée qui le conduisait vers le Loiret après la précédente étape, vécue du côté de Clamecy.

A Villiers-Saint-Benoît, le collectif a été rejoint par Daniel DELVERT, membre de l’association Egalité parentale et résident à Auxerre. Il a été accueilli par le vice-président de la Communauté de communes de Puisaye-Forterre et maire, Patrick BUTTNER.

Daniel DELVERT devait rappeler en substance que « dans l’Hexagone, sur quatre millions d’enfants de parents séparés, seulement 12 % vivaient leurs relations parentales en résidence alternée… ».

C’est nettement moins que dans les pays limitrophes. Ce chiffre s’oriente à la baisse pour les enfants de moins de quatre ans, puisqu’il n’excède pas 4 %.

Pourtant, Daniel DELVERT n’en démord pas : « la résidence alternée représente la meilleure des solutions possibles pour la stabilité de l’enfant ».

Au détour de leurs pérégrinations, les membres du collectif ont eu l’opportunité de pouvoir échanger avec différents élus et parlementaires.

Des rencontres qui se sont avérées passionnantes au sujet de la prévention des conflits familiaux et sur la nécessite de légiférer sur la phase évolutive de la résidence alternée sans pour autant l’imposer. En parallèle, la députée du Vaucluse Souad ZITOUNI avait adressé un courrier officiel au Garde des Sceaux. Preuve que dans la caste politique, les soutiens se manifestent…

 

Thierry BRET

 

 

« Colette, de l'autre côté du miroir » est une pièce d'après l'œuvre de l'écrivaine, écrite par Samia BORDJI qui marque volontairement son style sur le mode de l'enquête théâtrale. Aux commandes : il y a Valentine REGNAUT, actrice. La mise en scène est signée de Sylvie POTHIER. A laquelle il faut ajouter son assistante-chorégraphe Louise GRENIER. Sublime, ce spectacle a été donné, pour sa première, au théâtre d'Auxerre. Avant une rencontre avec l'équipe artistique et le public.

 

AUXERRE : Créée en octobre 2020, lors d’une résidence au théâtre de l'Atelier Bleu à Fontaine-en-Puisaye, la pièce est une production de la Structure Compagnie. Un spectacle évoquant l'enfance rêvée à Saint-Sauveur, auprès de Sido, sa mère, et leurs relations contradictoires.

Le décor est simple. L’efficience s’apprécie autour de la scénographie, avec juste un grand castelet de métal, tour à tour maison, lit, geôle, agrès, écritoire. Valentine REGNAUT incarne seule l'univers de Colette sur le plateau. Dès lors, le spectateur plonge en immersion dans les souvenirs de l’écrivaine qui vont de l'enfance, au cœur de pures émotions, en traversant les âges, jusqu'à ce qu’elle soit chaussée d’escarpins et porte un manteau de fourrure, symbolisant la vieillesse.

Le récit, presque tramé comme un conte fantastique, éclaire une autobiographie tracée, liée, fixée, et révélée par une écriture ciselée, faite sur mesure, à haute couture et sans la moindre improvisation.

Cette œuvre théâtrale de Samia BORDJI dépeint une Colette aux différents portraits. En ce sens, Valentine REGNAUT y rayonne par son talent de comédienne, danseuse, par ses pantomimes et ses jeux de mimes. Elle offre à ce rendez-vous la quintessence du divin.

C'est par un enchantement captivant que le public de la scène studio du théâtre d'Auxerre découvre par touches et évocations littéraires, extraites du roman de «  Sido », suivi des « Vrilles de la vigne », cette galerie de personnages montrant ainsi, « de l'autre côté du miroir » l'itinéraire de cette grande femme de lettres.

 

 

Une construction scénographique qui n’a rien de fortuite…

 

Le spectateur découvre lors de cette évocation une myriade de souvenirs d'enfance, une graduation dans l'alchimie d’émotions mises en lumière dans une esthétique de clair-obscur.

Colette reste l'une des écrivaines importantes du XXème siècle, première femme nommée présidente de l'Académie Goncourt. Journaliste, danseuse de music-hall notamment dans la mythique salle de spectacle de l'Olympia de Paris, directrice d'un institut de beauté, fervente femme engagée durant la Première Guerre mondiale, toute acquise à la défense des droits de la cause féminine.

Le jeu de l'actrice se révèle dans un ballet de mouvements fluides. Tout respire ici le naturel et la grâce : la comédienne est surprenante. Elle restitue avec une jolie fraîcheur, un pan de l'œuvre de Colette.

« Colette, explique Sylvie POTHIER, est toujours attachée à quelqu'un. Elle a été peut-être été une femme libre, mais dépendante des métiers qui ont réussi à la faire vivre, à la force du temps et des époques de son parcours, de ses maris dont Willy qui l'obligeait au devoir rituel de l'écriture ».

De ce fait, l'adaptation de l'œuvre et les constructions scénographiques ne sont pas simplement fortuites. Comme le témoigne cette étoffe, bout de tissu blanc bien choisi, qui est une allégorie au cordon de la vie, qui nous lie tous quelque part.

Samia BORDJI réussit par l'excellence de son adaptation théâtrale à faire passer les spectateurs « de l'autre côté du miroir ». Sans narcissisme, aucun mais au final avec beaucoup d’émotion…

 

Merouan MOKADDEM

 

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