Elle représente un axe fort de la stratégie évolutive des pratiques hospitalières préconisées par l’Etat depuis 2012. Pourtant, quatre opérations chirurgicales sur dix se réalisent aujourd’hui par l’usage de cette méthodologie dans l’Hexagone. Trop faible par comparaison avec les Etats-Unis où huit interventions sur dix font appel à la chirurgie ambulatoire. Soucieux de communiquer davantage autour de cette alternative, l’URAF BFC et l’UDAF de l’Yonne proposent un forum citoyen pour faire toute la lumière…

 

AUXERRE : Il serait grand temps que la France se mette à une pratique plus intensive de la chirurgie ambulatoire dans ses centres hospitaliers ! Les études de la Haute Autorité de Santé (HAS) sur le sujet sont formelles : le taux de chirurgie ambulatoire est de loin l’un des plus bas constaté dans l’Hexagone par rapport à celui observé dans de nombreux pays européens. Encore une disparité statistique de plus qui nous place du mauvais côté de la lorgnette, comme dans bon nombre de domaines, en vérité !

Un particularisme qui ne s’explique pas, à brûle-pourpoint. Le développement de cette méthode chirurgicale où les délais de prise en charge de la patientèle sont raccourcis représente pourtant l’un des axes majeurs de la stratégie nationale de santé et s’inscrit parmi les textes de la loi de modernisation de notre système sanitaire défendue par l’Etat.

Si l’on s’en réfère aux pays nordiques et anglo-saxons, la France figure très loin du podium de tête de cette pratique vertueuse qui permet aux patients de sortir le jour même de leur intervention, sans risque majoré. Conséquence, la durée du séjour à l’hôpital se limite à quelques heures de présence, ne devant pas excéder un maximum de douze heures.

Face à ce curieux dilemme, les Unions régionales et départementales – dont celle de l’Yonne – des associations familiales de Bourgogne Franche-Comté organisent précisément un rendez-vous cette semaine dans la capitale de l’Yonne.

Un forum citoyen qui se destine aux familles (mais pas seulement !) autour de cette thématique de société.

En cela, les deux organismes, URAF BFC et UDAF 89, ont reçu l’aval et le soutien de l’Agence Régionale de Santé (ARS) dans la construction de leur projet. L’idée de ce colloque est simple : faire témoigner les usagers afin qu’ils puissent formuler leurs craintes et leurs attentes face à ce mode de prise en charge. Les éléments informatifs collectés par les organisateurs serviraient ainsi à l’amélioration des pratiques autour de ce mode opératoire, que ce soit pour les patients ou les personnes qui les accompagnent au retour à domicile.

 

 

Une priorité nationale qui peine à décoller malgré ses avantages…

 

Convaincre encore et encore les Français de la nécessité de cette pratique ? C’est en toile de fond le but avoué de ce forum. De nombreuses études démontrent toutes les subtilités de la chirurgie ambulatoire. Pour les patients, il y a optimisation du confort et de la sécurité. En effet, l’ambulatoire réduit les risques d’infections associées aux soins en milieux hospitaliers, voire les pertes de repères chez les plus anciens. Du côté des praticiens, la méthode dégage du temps dans l’utilisation des infrastructures et des blocs hospitaliers. Améliorant de facto certaines prises en charge réservées aux traitements des pathologies lourdes. Enfin, l’Etat y est gagnant aussi avec la réduction des coûts puisque la discipline thérapeutique ambulatoire nécessite moins de ressources…

Jeudi 09 juin, ce forum citoyen à l’estampille de l’URAF de Bourgogne Franche-Comté et de l’UDAF de l’Yonne, ouvert au grand public, tentera donc d’apporter toutes les réponses nécessaires pour que le développement de la chirurgie ambulatoire devienne enfin la priorité sanitaire de tous, sans tabou et avec moult précisions informatives visant à estomper les craintes des plus réfractaires.

Sachant que son taux d’application diverge de 37,8 % à 45,7 % selon les régions. Utile, donc, que ce type d’initiative judicieuse existe…

 

 

En savoir plus :

 

Forum Citoyen autour de la chirurgie ambulatoire

Intervenants

Docteur Florian FANGET, chirurgien viscérale, digestive et endocrinienne à l’hôpital d’Auxerre,

Carine CHEESEMAN, directrice des soins à la Polyclinique Sainte-Marguerite à Auxerre,

Catherine JOCHMANS, infirmière libérale,

Clément RIBEAUCOURT, directeur de la fédération départementale des ADMR,

Catherine VERNE, représentant des usagers de la santé.

Yann LE CHAUFF DE KERGUENEC, délégué départemental de l’Agence Régionale de Santé,

Hubert GREMAUD, Président de l’Union régionale des Associations Familiales BFC,

Benoît VECTEN, Président de l’Union départementale des Associations Familiales de l’Yonne,

Jean-Pierre MASCLET, directeur de l’UDAF de l’Yonne.

Salle du 89 au 1 Boulevard de la Marne à Auxerre à partir de 14 heures.

 

Thierry BRET

 

 

 

 

Les supputations vont bon train depuis la victoire du club bourguignon,  au terme d’une rencontre étouffante vécue dans le « Chaudron » de Saint-Etienne. Nouveau pensionnaire de Ligue 1, l’AJ Auxerre suscite forcément déjà moult convoitises du côté de son futur effectif. Et pourquoi pas parmi les anciennes gloires ayant déjà fréquenté le club ?

 

AUXERRE : Il a exulté de joie dès le dernier pénalty tiré en vain par un joueur stéphanois. L’ancien international tricolore Djibril CISSE a salué la victoire de son club de cœur – l’AJ Auxerre – sur « Twitter » où il n’a pas caché son émotion. Tant par son message d’une limpidité évidente quant à ses sincères félicitations que par des images joyeuses qu’il devait poster tard dans la nuit. Images qui ont depuis fait le buzz sur les réseaux sociaux.

« Force à ce club qui m’a tout donné ! J’ai tellement d’amour et de reconnaissance pour l’AJA ! Ce club mérite d’évoluer en Ligue 1… ». 

 

Un buteur hors pair aux 167 rencontres en « bleu et blanc »…

 

De là, à y revenir dès l’ouverture du championnat ? C’est ce que laisse entendre, l’une des chaînes sportives de notre paysage cathodique, « BeIn Sports ». Cette dernière a fait savoir que « l’ancien attaquant de l’équipe de France aurait même initié des contacts avec son club formateur… ».

Dans quel but ? Pour rechausser les crampons et effectuer un retour aux sources de sa passion footballistique, après avoir mis un terme à sa prolifique carrière en 2018 ?

Agé aujourd’hui de 40 ans – le garçon aurait encore du potentiel à revendre -, Djibril CISSE a, rappelons-le, disputer 167 rencontres en arborant le fameux maillot « bleu et blanc » au temps de la grande époque, chère à « maître Guy ROUX », faiseur de stars ! Inscrivant au passage la bagatelle de 89 buts au début des années 2000.

Au sommet de sa gloire, le joueur à la barbiche blanche et à la coupe de cheveux impeccablement soignée avait quitté l’Yonne en 2004, s’installant du côté de la Mersey, afin de proposer ses talents chez les « Reds » de Liverpool.

 

« Djibril est prêt à relever le défi ! »…

 

Avec deux participations à son actif à la Coupe du Monde (2002 et 2010) et ses 41 sélections nationales, celui qui a été à maintes reprises consultant sur « RMC Sport » et la chaîne « L’Equipe », envisage-t-il très sérieusement de refouler un jour la pelouse de l’Abbé Deschamps en qualité d’attaquant ?

Selon l’un de ses amis proches qui distille l’information, « Djibril serait prêt mentalement à relever ce défi « fou » ! ».

Cela ferait alors l’effet d’une bombe monumentale dans le paysage footballistique Auxerrois (et hexagonal) si cette information venait à se confirmer dans les jours à venir.

Si le mental – et on n’en doute pas quand on connaît un tant soit peu le truculent personnage - est au plus haut, qu’en est-il exactement du physique ?

D’après lui, « six mois de préparation lui permettraient de retrouver de bonnes sensations… ». De quoi lui donner de l’allant, à l’approche de la surface de réparation où sa présence était redoutée des défenseurs adverses autrefois ?

Du côté des fans historiques du garçon –ils sont toujours légion -,  on se prend à rêver et potentiellement à y croire.

Certains aimeraient que le come-back de l’ancienne perle offensive de l’AJ Auxerre, habituée aux joutes de haute volée durant sa longue carrière, se confirme sur les bords de l’Yonne.

Souvenons-nous, il y a deux ans en arrière, avant que Jean-Marc FURLAN ne reprenne à son compte le coaching de l’équipe professionnelle pour l’amener sur un piédestal, de pareilles informations avaient déjà circulé sur les réseaux sociaux. Vaines et infructueuses, évidemment.

Là, visiblement, le sportif imagine vraiment être capable d’effectuer un retour tonitruant et historique à l’AJA. Pourquoi pas ?!

Alors, laissons le rêve prendre corps et devenir peut-être une réalité palpable…Sans que cela soit un premier avril !

 

Thierry BRET

 

 

L’exaltation est palpable dans tous les sens du terme ! Légitime, elle l’est à plus d’un titre car les affres du temps commençaient à peser lourdement sur le devenir sportif de ce club emblématique de l’Yonne. L’un des modèles du genre dans l’Hexagone du football, du fait de son état d’esprit quasi paternaliste et bon enfant qui y règne depuis des lustres, accentué par un centre de formation que beaucoup envient dans le sérail professionnel.

Dix ans de purgatoire en Ligue 2, cela suffisait amplement. Tant pour les supporters, toujours fidèles aux valeurs intrinsèques promues par la structure, que pour les partenaires, assidus qui n’auront jamais, pour certains, baisser la garde du soutien financier indéfectible, même dans les pires moments de doutes et de questionnements.

L’allégresse, on a pu la contempler de plus près lors de la réception officielle, sise à l’ Abbaye Saint-Germain dès le lendemain du succès, brillante dans les yeux de ces « gamins » auréolés de la précieuse victoire qui propulse donc le club fétiche des Auxerrois parmi l’élite du sport français.

Le retour en Ligue 1 ! Un rêve devenu réalité pour ces « minots » dont la moyenne d’âge est minime – il suffit d’observer ces visages encore juvéniles emplis d’insouciance – qui ont su toucher le Graal lors de conditions dantesques dans l’antre d’un autre grand du football tricolore déchu, Saint-Etienne.

 

 

La convergence de multiples ingrédients synonymes de succès…

 

Chapeau bas, donc à cette fringante équipe qui depuis deux à trois saisons déjà avaient réellement mis le bout de son nez – voire un  peu plus ! – dans l’interstice offert par ces barrages permettant d’accéder à la division supérieure. Et un, et deux, et trois tentatives rapprochées au fil de ces dernières saisons, avant de franchir ce Rubicon de l’exceptionnel qui se convertit en une réalité désormais tangible.

Chapeau bas, aussi, à l’un de ces managers habitués à ces joutes de l’extrême – il en est à sa cinquième accession -, dont le calme olympien peut engendrer parfois des colères noires sans pour autant se départir de son humour si caractéristique et de sa relation à l’autre, travaillée au cordeau avec bonhommie et humanisme.

Un Jean-Marc FURLAN qui aura été le déterminant catalyseur, l’homme de la situation, et la dynamique de ces bonnes volontés, dans la pratique d’un football épuré de ses miasmes et aspérités, ne visant que la victoire afin d’enflammer le public de l’Abbé Deschamps aujourd’hui revenu.

Chapeau bas, enfin, à l’actionnaire majoritaire du club, devenu de facto le président de l’entité : l’entrepreneur chinois James ZHOU. Un business man comblé et audacieux qui aura su franchir la barrière de la langue et des mentalités imputables à nos différences géographiques pour miser sur le bon cheval, en espèces sonnantes et trébuchantes sur ses propres deniers d’investisseurs, sur un étalon gagnant baptisé l’AJA.

Avec en toile de fond, une résultante faite de réciprocité dont on parle finalement fort peu mais qui a fait réellement ses preuves dans l’ex-Empire du Milieu : assurer le développement du football dans le plus grand pays de la planète par son nombre d’habitants et jouant les trouble-fêtes dans la suprématie économique mondiale depuis une dizaine d’années.

Il suffirait d’ajouter au pédigrée de ce club historique son parcours vécu tant dans les compétitions nationales (championnats, Coupe de France), voire européennes, pour mieux appréhender l’attente insupportable qui angoissait les supporters au moment des tirs au but devant départager les deux prétendants au sésame suprême ! Sans en oublier ces pièces maîtresses comme le furent jadis Jean-Claude HAMEL, à la présidence ou l’incontournable mais toujours aussi vif d’esprit et du verbe, Guy ROUX !

 

 

Quelles retombées réelles pour Auxerre et le département ?

 

Mais, au-delà de cette réalité sportive tant souhaitée, le retour parmi l’élite nationale du club de l’Yonne doit également se muer dès la nouvelle saison en autant de retombées profitables pour la Ville que pour le département.

Sur le volet de l’attractivité du territoire, version touristique ce qui semble être une évidence en termes d’image. Certainement sur la thématique du culturel si l’on y greffe des évènementiels ayant du corps et un degré d’importance hors des murs. Et, on croise les doigts pour ce dernier point, surtout dans le domaine primordial de l’économie.

Déjà, les partenaires historiques de l’AJA se frottent les mains rien qu’à l’idée de faire converger clients, fournisseurs et partenaires dans les loges selon les affiches alléchantes qui seront proposées lors de cette antépénultième édition du championnat de France, celle de 2022/2023.

Déjà, les professionnels de l’hôtellerie, de la restauration et des métiers de bouche envisagent de doper leurs chiffres d’affaires lors de ces mêmes rencontres où l’on verrait affluer les suiveurs des clubs mythiques de la Ligue 1 dans les parages : on pense évidemment à ceux du Paris-Saint-Germain comme à ceux de Lyon ou de Marseille. Signalons dans les agendas les rendez-vous, façon derby, qui opposeront les deux clubs voisins que sont l’ESTAC (Troyes) et l’AJA !

 

 

Une trilogie trop réductrice de nos réelles potentialités…

 

Un bémol, toutefois, les arrêtés préfectoraux peuvent parfois pleuvoir – cela s’est vu dans le passé lorsque l’AJ Auxerre évoluait dans la cour des grands – et interdire à la vente des produits (alcoolisés) dans un périmètre bien défini, et pénaliser, outre les commerces et les bars, les hôtels qui ne peuvent servir jusqu’à une simple mignonette dans la chambre de leurs propres clients ! Sans omettre, aussi, la fermeture sine die des établissements selon la configuration des matchs…

En carence de visibilité à l’échelle nationale, Auxerre (et l’Yonne) doivent tirer profit de ce retour en grâce footballistique au sommet, et au-delà de simples retransmissions audiovisuelles éphémères. Sans que l’AJA ne cannibalise tout sur son passage au détriment d’autres clubs sportifs locaux – certains s’en inquiètent déjà dans le landerneau – et n’en résume la seule identité icaunaise.

Comme ce fut le cas autrefois à la grande époque du club, où le quidam vivant hors de nos frontières ne connaissait rien à rien de ce département, hormis l’AJA, le chablis et Guy ROUX. Une belle trilogie, au demeurant, mais tellement réductrice de nos réelles potentialités !

 

Thierry BRET

 

 

 

La langue des cités est très hermétique pour les non-initiés. Un peu comme dans cet argot, réveillé par la « Commune », afin que les bourgeois ne puissent entraver que « dal » ! Voici en quelques lignes croustillantes de ce sabir, parfois incompréhensible, à l’oreille du profane qui aura été usité par l’un des maîtres en la matière, le regretté Michel AUDIARD !

 

TRIBUNE : La langue des cités se concentre essentiellement sur trois sources : l’argot. Vers 1600, l’argot désigne la communauté des gueux et des mendiants puis, le nom qu’ils donnent à leur jargon. Trois éléments entrent dans la constitution de ce langage : un vocabulaire technique exprimant des notions, des activités propres au monde du vol, de la prostitution, de l'escroquerie, de la mendicité professionnelle ; ensuite un ensemble de procédés de formation lexicale qui permet de coder les mots pour créer un langage secret ; enfin, ces mots techniques, sous leur codage, survivent à leur fonction et constituent un langage marqué, fortement différencié, par lequel l'argotier et ses émules se reconnaissent. Ils affirment ainsi leur appartenance au « milieu », au groupe, avec ses aspirations et sa morale propre ! Un grand poète français du XVème siècle, François VILLON utilisera l’argot dans ses textes et pour certains, dans sa propre vie. Il aurait fait partie des « coquillards», mis en accusation dans un célèbre procès à Dijon en 1455 ! Les Communards ont prolongé l’argot avec des termes propres aux titis parisiens et BRUANT au « Chat noir » chantera des gouapes remplies de cet argot qui nous charme encore ! Pas très nouveau tout ça !

 

Le verlan ou l’usage des mots à l’envers…

 

Envers égal « verlan ». « Matou » – « Touma »… avec son roman policier, « Du Rififi chez les hommes »,  Auguste Le BRETON crée en 1953 ce nouveau langage. Pour certains historiens, les formes de métathèses remonteraient au XVIème siècle. Pas jeune non plus !

Certains mots des langues arabes imprègnent également la langue des cités. Nous avons donc des langages liés à de hauts niveaux culturels, riches, poétiques et métaphoriques.

Alors, pourquoi avons-nous une impression si désagréable lorsque nos jeunes parlent la langue des cités ? Cela ne provient pas des mots eux-mêmes mais de la manière dont ils sont vomis par nos thuriféraires de beu !

J’ai dû étudier cette langue afin de mieux communiquer avec les équipes d’un bowling que j’ai dirigé…

Afin de vous initier à cette belle langue des cités, nous vous avons concocté un petit poème à scander façon RAP ou SLAM (oubliez la chaconne ou le menuet !) :

 

 

Cité rires…

 

Y’a zga du monde qui rit, vénère des tristes

Je vèski les keufs accros du rire

Tricard des rires des rires et dérisions

Pour charmer les donzelles et les nénettes en rut

Elle est unda ma meuf elle se balade toujours

Avec des paquets d’beu dans son soutif

Quand ça me tut je ris, plus un flash dans les poches

Pas une once de beuze, de maille ou de togos

S’arracher du terre-terre pour rire sur ma planète

Brune à potron-minet t’est tékal à Semur

Pour tèje tous les pleurs et tchiper

Le malheur

On va tailler la vie sur portée musicale

Ramène tes seufs le rire, j’ai grave besoin de toi

J’ai envie de saucer les frolottes et les rates

De chansons pleines de rires, j’accroche des sourires

A ma vie et mon corps, en bling-bling roro,

Dans les résois de fête, loin des P4 et des keblos

Mes reufs karlouches mes sauces rebeu

Et mes potos poundés, éclatent de toutes leurs dents

De rires beaux et féroces et me rincent de sourires

Et je pouille-d enfin, un sourire romantique

Sur les lèvres carmin de ma racli en fête

Pésa d’amour pour moi je suis en pit de rires

J’ai pécho plein mes rêves, ouf d’amour

Et opé pour la vie, pour un tripe, une partouze

Faut niquer tous les tristes, toutes les faces mystics

Il ne reste aux mesquines que des montagnes de rires

Survivre à la merlich, faut limer en riant

Faire rire la keuba d’un comico hilare

Et les matons hagards d’une Kalesh aux  murs froids,

T’inquiète igo cité, y’aura toujours des rires

Autour d’un bon couscous, d’un kébab ou d’une soupe

Je suis guez de toi, gueuch d’amour

Y’a  foyi dans ta vie fait le plein de sourires

Comme un flow NTM, tape toi des flashes

A en mourir, à en mourir de rire,

Faut douiller le bonheur et rire mon frelot

Ça déchire grave ce soir, vient dans le crew potto

Pour éclater de rire, y’a pas d’crevard ici

Que des crèmes chargées, on va coucher la mort

Les condés et les chtars viendront danser la gigue

Dans nos cités chanmèes, pour byer les brouille-en

Les broutilles de la vie, faut rire et toujours rire

Tège les bouffons, faits gaffe aux boites de six

Surtout si t’es bledard, planque ton blaze mon frelot

Y’a pas besoin de beuze pour se taper des barres

Arrange-toi un bail, voisine la plus choucarde

Teenagers des cités, arrange ton baggy

Arrache-toi des alcatraz, angoisse ta meuf

Ambiance-là romantique bien al dans tes basquettes

Et puis rire, rire encore et toujours, rire sans fin…

Alors ? Heureux ? Difficile cette langue mais tellement poétique ! Nous sommes loin de la langue inclusive chère à notre nouveau Ministre de l’Education !

Que les « scrogneugneu » passent leur chemin, nous avons le devoir, d’écouter, d’entendre et de partager. La langue des cités, c’est un moyen de s’opposer à l’ordre établi : ça parle aussi aux vieux soixante-huitards !

Si nous faisons un pas vers notre jeunesse, on pourra leur demander d’en faire un vers nous. 

 

Jean-Paul ALLOU

 

La souffrance avant l’exaltation ! Que cette rencontre sportive fut compliquée pour l’inénarrable ancien coach de l’AJ Auxerre ! Guy ROUX en aura donc vu de toutes les couleurs lors de ce match de barrage, offrant l’accès parmi l’élite au club bourguignon. Hypothéquant leurs chances en prenant un but avant le terme du temps réglementaire, les Auxerrois ont eu raison in fine des Verts lors de la séance des pénaltys. Redonnant le sourire à l’ami Guy !

 

BILLET :

 

Lundi

 

Présent hier sur les quais de l’Yonne, à l’occasion de « Fleurs de Vigne », la figure charismatique de l’AJA qu’est Guy ROUX a bien sûr été interpellée sur la désignation la veille au soir, de l’AS Saint-Etienne, comme ultime adversaire dans la course des Auxerrois pour une montée en Ligue 1. Fidèle à son image de paysan madré, le vieux lion de l’Abbé Deschamps a fait preuve de prudence, confessant qu’il aurait préféré tomber sur le Football Club de Metz plutôt que sur les Verts de Geoffroy-Guichard, pour tenter de décrocher le sésame qui ouvrirait les portes de la première division à son équipe fétiche, dix ans après sa relégation en Ligue 2. Avant de rajouter dans un sourire que « soixante mille places en trois matchs, c’est du jamais vu… ». Si l’heure de la retraite a sonné, l’homme est semble-t-il resté fidèle à son image « bankable » de comptable des deniers de l’AJA. « Faut pas gâcher… ! »    

 

 

Mardi

 

Autre figure auxerroise présente ce dimanche à l’heure des intronisations, le député Guillaume LARRIVÉ qui, contrairement à ce que pourrait laisser imaginer cette photo, n’est pas décidé à lever les mains et se rendre à ses adversaires en lice pour lui ravir son siège au Palais Bourbon. En fait, il était à la manœuvre pour lancer un ban bourguignon ! Profitant néanmoins de l’estrade qui lui était offerte pour s’adresser au préfet Pascal JAN et lancer un appel : « Monsieur le préfet, vous êtes désormais dans un département qui aime l’Etat et qui souvent d’ailleurs, a élu des hauts fonctionnaires à la députation. C’est une habitude qui peut, le cas échéant, se reproduire… ». Pas de doute, la campagne bat son plein !

 

 

Mercredi

 

La tuerie d’hier à Ulvade, petite ville du Texas, était la 27ème fusillade en milieu scolaire, enregistrée depuis le début de l’année aux Etats-Unis. En moins de six mois, 17 196 personnes sont mortes à cause d’une arme à feu soit le chiffre terrifiant de 119 victimes par jour. Ce pays où l’on apprend le maniement des armes à des gamins de cinq ans est devenu fou, ivre de ses peurs et de ses certitudes. Un pays devenu sourd et qui n’entend pas le cri des corps suppliciés de 19 enfants et deux adultes, déchiquetés par les balles d’un semi-automatique AR-15, l’arme la plus répandue dans le pays, que toute personne majeure peut se procurer pour la somme modique de 400 dollars ! Que pèsent toutes ces victimes, face à la puissante National Rifle Association of America (NRA), l'influente association pour le port d'armes à feu aux Etats-Unis, aux 5 millions d’adhérents et au budget annuel de 400 millions de dollars, faiseur de rois et de présidents ? L’un d’entre eux d’ailleurs était l’invité de leur forum annuel au lendemain de la tuerie. Par mesure de précaution, les services secrets ayant pour mission de protéger l’ancien président Donald TRUMP, ont demandé que les invités viennent sans armes… On n’est jamais assez prudent !

 

Jeudi

 

Un nouveau pôle consacré aux affaires non élucidées, les « cold cases », a été créé au sein du Tribunal de Nanterre, avec pas moins de six magistrats dédiés et une galerie réservée, pour accueillir la vingtaine d’armoires où entreposer les tonnes d’archives papier consacrées à ces affaires ainsi que les scellés collectés. A ce jour, 107 dossiers y sont répertoriés, dont sept faisant l’objet d’une information judiciaire, parmi lesquels ceux d’Angèle DOMECE et Joanna PARRISH, victimes présumées de Michel FOURNIRET. Dommage que le Palais de Justice à Auxerre ne se soit doté en son temps, d’un tel pôle, cela aurait peut-être évité que ne disparaissent dans le secret de ses couloirs, certains scellés et dossiers liés à Emile LOUIS et à la mort tragique du gendarme Christian JAMBERT, alimentant à jamais les plus folles rumeurs… 

 

 

Vendredi

 

Les élections passent, les affiches demeurent, fragilisées par le temps et laissant libre cours à l’imaginaire au fil de leur dégradation. Comme ce Janus, dieu des commencements et des fins, né de la fusion des visages d’Emmanuel MACRON et d’Éric ZEMMOUR, avec pour Capitole, le Palais de l’Elysée et pour cri de ralliement, « en même temps… » !

 

 

Samedi

 

Et pendant ce temps-là, le géant pétrolier saoudien ARAMCO a vu son bénéfice net grimper de 82 % au premier trimestre 2022, pour un montant avoisinant les 40 milliards de dollars de profits. Amis automobilistes, un petit effort, faisons-lui franchir la barre des 100 % !

 

 

Dimanche


C’est fait ! Auxerre est en Ligue 1 et la fête bat son plein, entachée toutefois par le comportement au stade Geoffroy-Guichard de « brutosaures » au doux nom de supporters, à peine la série de tirs au but terminée. Un match qui, coïncidence du calendrier, s’est déroulé 37 ans jours pour jour, après celui opposant la Juventus de Turin et Liverpool, en finale des Clubs Champions au stade du Heysel à Bruxelles. Score final : 1 à 0 pour la Juve, grâce à un pénalty de Michel PLATINI et 39 morts au compteur, suite à l’explosion de violence et de haine dans les tribunes, entre les aficionados des deux équipes. On dit souvent que l’histoire n’est qu’un éternel recommencement, ce qui s’est passé ce soir à Saint-Etienne en est la preuve, sans faire de victimes heureusement… Mais, jusqu’à quand ?

 

Dominique BERNERD

 

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