Confrontés au douloureux problème des déserts médicaux, les édiles des communes rurales n’ont de cesse de rechercher des solutions pour pallier l’absence de médecins. A Branches, c’est désormais chose faite grâce à l’installation d’une borne de téléconsultation à la mairie. Elle permet l’accès à un professionnel de santé, sans rendez-vous et tous les jours de la semaine.

 

BRANCHES : Les habitants de Branches avaient déjà la possibilité en passant devant la mairie, de s’approvisionner en pain auprès d’un distributeur automatique. Ils pourront dorénavant si besoin, s’y arrêter pour consulter un médecin à distance, via la borne installée dans l’ancien bureau du maire. Un appareil simple d’utilisation, équipé de dispositifs connectés permettant un diagnostic à distance en toute confidentialité.

 

Un appareil installé dans des délais record !

 

A la clé, comme en présentiel : l’édition d’une ordonnance ou le renvoi vers un spécialiste ou les urgences si nécessaire. Et dire qu’il aura fallu à peine plus d’un mois pour voir se concrétiser le projet, suite à une présentation du matériel le 04 avril dernier par l’Association des maires ruraux !

La première élue de commune, Emilie LAFORGE, a très vite compris l’intérêt qu’un tel dispositif pouvait avoir pour le suivi médical de ses administrés. La fortune souriant aux audacieux, elle a immédiatement lancé les démarches, avec l’aval unanime de son conseil municipal, pour rendre opérationnel le matériel inventé, mis à disposition par la Société MEDADOM, dans les délais les plus courts. Même le sénateur François PATRIAT, présent lors de l’inauguration en est resté sans voix face à une telle réactivité. Ce qui pour tous ceux qui le connaissent, s’apparente presque à un miracle ! Invitant dans la foulée, Louis de TRAVERSE, responsable des partenariats stratégiques au sein de MEDADOM, à venir présenter le dispositif devant l’assemblée des maires ruraux de Côte d‘Or.

 

 

Une prise en charge de 100 % jusqu’au 31 juillet prochain…

 

Nul besoin d’être technophile ou féru d’informatique pour utiliser la borne de téléconsultation. Elle est intuitive de nature et si besoin, consultable avec l’aide d’une personne référente, présente quotidiennement de 08 h à 22 h. Equipée d’un large écran tactile, d’une caméra HD, d’un casque audio, d’un lecteur de carte Vitale et de carte bancaire, la borne se veut avant tout ergonomique et adaptée à tous les âges. A disposition du patient, six dispositifs adaptés permettant avec l’aide du médecin en ligne, de prendre les constances et élaborer un diagnostic : un thermomètre, un tensiomètre, un oxymètre pour mesurer le taux d’oxygène dans le sang, un stéthoscope pour contrôler le pouls, un dermatoscope pour évaluer les lésions de la peau et un otoscope pour vérifier les oreilles. Autant d’équipements désinfectés après chaque usage et qui permettent par un premier diagnostic, d’identifier une maladie en amont susceptible de s’aggraver.

Un délai moyen de dix à quinze minutes suffit pour être pris en charge par un médecin généraliste inscrit au Conseil National de l’Ordre, pour un coût ne dépassant pas celui d’une consultation en présentiel. Avec l’assurance de voir appliqué systématiquement le tiers payant et ne débourser que le coût du ticket modérateur.

Cerise sur le gâteau : une prise en charge à 100 % jusqu’au 31 juillet prochain est possible, dans le cadre du contexte de crise sanitaire mis en place, suite à la pandémie de la COVID. Le patient ayant pour seules obligations avant d’accéder à la téléconsultation, de se munir de sa carte Vitale mise à jour, de sa carte bancaire et d’un téléphone.

 

 

 

Ils ont dit…

Emilie LAFORGE, maire de Branches
« Cette machine ne remplacera jamais le contact et l’entretien avec un médecin et elle n’en a pas vocation. Sa consultation s’inscrit dans le schéma classique de santé et permet d’espacer les visites chez le médecin pour des actes simples et contrôlables à distance. C’est une solution parmi d’autres, pour lutter contre le phénomène des déserts médicaux qui affecte tant nos territoires… ».

François PATRIAT, sénateur de Côte d’Or
« Je me souviens avoir dit un jour au Chef de l’Etat, « Président, quand tu parles santé, tu parles aux territoires ! Il y avait déjà à l’époque, cinq priorités : le chômage, la santé, le logement, l’environnement et les transports. Cinq sujets essentiels sur lesquels les Français se sentent menacés… ».

Louis de TRAVERSE, société MEDADOM
« Je suis très impressionné par votre efficacité. Entre le 04 avril où vous avez assisté à cette réunion et aujourd’hui, à peine plus d’un mois ! J’avoue que c’est un record, jamais cela n’aura été aussi rapide ! On dit que l’administration publique est parfois lente, là, c’est l’inverse, bravo ! ... ».

 

 

En savoir plus

A l’heure de l’inauguration, on notait la présence parmi les invités autour d’Emilie LAFORGE, première élue de Branches, François PATRIAT, sénateur de Côte d’Or, Yves VECTEN, conseiller départemental et maire d’Escamps, Malika OUNES, présidente d’Initiactive 89. Louis de TRAVERSE, responsable des partenariats stratégiques à MEDADOM assistait également à cette manifestation.

 

Dominique BERNERD

 

 

 

Les yeux sont brillants de malice. Cela pétille, intérieurement. On le sent bien ! Très à l’aise dans l’exercice impromptu de l’interview, le jeune homme a de la suite dans les idées, comme l’assène la célèbre formule. A 16 ans, tout pile, Romain KAPP peut déjà s’enorgueillir d’avoir pu décrocher la Lune. Côté, jardin, bien sûr ! Avec de l’or et de l’argent autour du cou !

 

VENOY: Parler de lui à un représentant de la presse ? Il adore ça, le garçon ! A croire qu’il a pratiqué l’art de la litote et de la maîtrise de soi, toute sa vie ! Et, cela n’est peut-être pas fini. Puisque d’autres échéances, pas électorales celles-là, mais bel et bien dans la confrontation avec soi-même l’attendent d’ici peu, du fait de ces derniers accessits.

Glaner une médaille du plus beau des métaux (l’or), à l’occasion d’une épreuve de l’emblématique concours « Un des Meilleurs Apprentis de France » à l’âge où de l’adolescence insouciante on glisse de plain-pied dans la peau d’un adulte, certes encore un peu juvénile, fait vraiment chaud à l’âme.

Romain KAPP vient de vivre l’expérience, à laquelle il s’était pourtant préalablement préparé. Un succès remporté dans la catégorie, « Jardins et espaces verts ». L’or pour le titre de MAF de l’Yonne, ça claque sur la carte de visite. Mais, si vous y ajoutez aussi, en simultanée, l’argent obtenu pour le même challenge au niveau régional, alors là, c’est l’extase !

 

Une voie verte toute tracée dans le monde du végétal…

 

Du deux en un qui fait sourire le visage radieux de la directrice du CFA agricole La Brosse, Hélène DECULTOT. Trop heureuse de la réussite de l’un de ses élèves. Quelle subtile idée que d’avoir pu organiser au sein de l’établissement, proposant une kyrielle de formations « vertes » autour de l’environnement et de l’équestre, ce concours. Toujours chapeauté par le maître de cérémonie en la matière, l’inamovible Marc LABARDE, Meilleur Ouvrier de France, et président de l’instance régionale.

Romain, lui, conserve stoïque son calme. Avec ce petit sourire en coin qui en dit long sur ses potentialités.

Quand il se projette dans l’avenir, il se voit exercer son réel savoir-faire au sein d’une entreprise de paysagiste pendant quelques années, histoire de se faire les dents sur le labeur, avant de voler de ses propres ailes. Mais, pas avant trente ans, affirme-t-il péremptoire et empli de sagesse ! Un gamin facétieux mais déjà mâture quand il raisonne en pensant à ses perspectives futures.  

Pratiquant l’alternance pour son bac pro paysager – il est encore en première année – au sein des établissements de Philippe LIPERI, le jeune Romain envisage de poursuivre son cursus devant le conduire à son projet entrepreneurial par un BTS, option espace vert.

Hélène DECULTOT, quant à elle, rêve d’un nouveau titre pour son jeune protégé, lors des finales hexagonales. De la graine d’artiste horticole, ce jeune garçon qui aime s’adonner aux joies du VTT, de l’histoire et, c’est moins commun à cet âge-là, à celles de l’archéologie !

 

Thierry BRET

 

 

A l’initiative de Gildas AUBRY de MARAUMONT, vice-président de l’Observatoire de la laïcité dans l’Yonne et du proviseur, Capucine VIGEL, secrétaire départementale d’Indépendance et Direction, Jean-Louis BIANCO, ancien président de l’Observatoire de la Laïcité, dissous en juin 2021, est venu à la rencontre des personnels de direction, des CPE et des enseignants de l’Yonne. Il est intervenu sur les « mots de la laïcité » : un terme manipulé, déformé, instrumentalisé de toute part, qui pollue la compréhension et surtout déforme la réalité.

 

TRIBUNE : Voilà, le débat est lancé. Sans reprendre en détail le cadre historique, ni les principes fixés par la loi du 09 décembre 1905 que la Cour européenne des Droits de l’Homme considère depuis 2008 comme « la clé de voûte de la laïcité française », Jean-Louis BIANCO a proposé une réflexion autour des multiples interprétations de la laïcité que certains auteurs affublent de qualificatifs pour mieux la cerner : positive, ouverte, inclusive, multiculturelle pour n’en citer que certains.

Illustrant la laïcité « adjectivée », l’orateur est revenu sur le sens de ce terme en visitant la réalité pour analyser les faits. L’adjectif oriente la conception de la laïcité et peut l’éloigner du droit.

Or, seul le droit pose un cadre commun à tous. L’effort de compréhension sémantique s’impose à tous afin de s’éloigner du buzz médiatique et des tentatives d’utilisation diverse qui est faite de ce principe républicain.

 

 

La laïcité ne peut être réduite à de l’anticléricalisme…

 

La laïcité repose sur trois piliers : la liberté de conscience et celle de manifester ses convictions dans les limites du respect de l’ordre public ; la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses ; l’égalité de tous devant la loi, quelles que soient leurs croyances ou leurs convictions.

Fort de ce bref rappel, pourquoi cette question ? La laïcité garantit aux croyants et aux non-croyants le même droit à la liberté d’expression de leurs croyances ou de leurs convictions.

Le fondement même de la laïcité est la liberté : de conscience, d’expression, d’accomplissement. En aucun cas, la laïcité ne peut être réduite à de l’anticléricalisme qui reste chez certains une posture antireligieuse. Mais, à contrario, elle ne peut pas non plus être un fourre-tout de tolérance semant la confusion et le désordre.

Après deux heures riches d’échanges, l’assemblée s’est retirée sur une citation de Condorcet : « Nous ne demandons pas que les hommes pensent comme nous, mais nous désirons qu'ils apprennent à penser d'après eux… ». A méditer !

 

Capucine VIGEL

 

Le CIDFF fête cette année ses cinquante ans. Un acronyme un peu abstrait qui abrite le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles. L’objectif est de favoriser l’autonomie sociale, professionnelle et personnelle des femmes, tout en promouvant l’égalité entre les deux sexes. Créée en 1995, l’antenne icaunaise de l’association, présidée par Simone PARIS, a vu le nombre de personnes reçues dans ses permanences augmenter l’an dernier ; arguant s’il en était nécessaire des besoins et du rôle indispensable joué par le CIDFF auprès d’un public majoritairement féminin. 

 

AUXERRE : Il en faut peu parfois pour rendre certaines femmes plus autonomes et leur permettre de mieux décider de leur avenir. Leur faire connaître les droits auxquelles elles peuvent prétendre en s’appuyant sur le concours de deux juristes employées à plein temps fait partie des missions premières de l’association icaunaise. Un travail d’autant plus important que sur les 1 088 personnes reçues l’an dernier dans les différentes permanences départementales, près des trois quarts appartenaient à la gent féminine, dont 68 % de femmes seules ou en cours de séparation. Si plus de la moitié des entretiens portait sur des questions autour du droit de la famille, comme la séparation avec son conjoint ou la garde des enfants, elles sont 233 à avoir contacté le CIDFF Yonne pour évoquer des situations de violences familiales, qu’elles soient physiques ou psychologiques, dont une recrudescence au fil des années de violences sexuelles.

 

Désamorcer des situations conflictuelles même au collège…


La lutte contre les violences faites aux femmes passe aussi par la prévention et à ce titre, l’association présidée par Simone PARIS a mené l’an dernier plusieurs interventions, notamment au sein d’établissements scolaires du département, pour sensibiliser les élèves sur le sujet. Et ce, parfois dès le plus jeune âge, comme à Ormoy, où, sur demande de la mairie, les deux juristes sont intervenues auprès des maternelles et primaires de l’école communale, afin de sensibiliser les enfants au respect de leur corps et prévenir de situations d’incestes. Ou comme au collège d’Aillant-sur-Tholon, pour désamorcer auprès d’élèves de 4ème, une situation conflictuelle née de propos et comportements sexistes tenus en classe. L’accent mis sur les actions en milieu scolaire passe aussi par une sensibilisation de ces enfants ou adolescents à la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, au travers notamment d’ateliers, comme ceux menés au lycée Saint-Germain, au collège Paul-Bert avec l’exposition « Bien dans leur genre » ou encore, au lycée Schweitzer de Champs-sur-Yonne, sur le thème de la place des femmes dans la société. Au total, ce sont plus de 680 élèves d’une quinzaine d’établissements, qui ont ainsi été sensibilisés en 2021. Un travail de terrain étayé par des actions à l’année, en partenariat avec les pouvoirs publics et les différentes structures départementales luttant contre les violences faites aux femmes.

A noter que d’ici quelques semaines, le CIDFF changera de nom pour prendre celui de « Réflexe Egalité », sans doute plus facile à retenir pour le grand public que l’acronyme utilisé jusqu’alors. Autre changement en vue pour l’antenne icaunaise de l’association, avec le déménagement prochain de ses locaux historiques du Phare à Auxerre, appelés à être démolis. Des contacts sont en cours avec la mairie pour trouver un nouveau lieu d’hébergement.

 

 

L’interview de la présidente Simone PARIS…

 

Quels ont les thèmes le plus souvent abordés lors des entretiens juridiques ?

Simone PARIS : Plus de la moitié concerne le droit de la famille, comme les problèmes liés au divorce, la garde d’enfant, la séparation… Nous avons de plus en plus de femmes monoparentales avec des problèmes de nouveau logement à trouver en urgence en cas de séparation et à cet égard, nous ne pouvons que nous réjouir du partenariat mis en place depuis quelques années avec l’OAH (Office Auxerrois de l’Habitat) nous permettant de faire accélérer les dossiers quand c’est nécessaire. Et lorsque nous ne pouvons pas répondre aux questions posées, nous orientons vers les services appropriés…

Les personnes en besoin viennent-elles spontanément vers vous ou est-ce encore difficile de les contacter ?

Nous avons justement évoqué ce sujet avec Pascal JAN, le nouveau préfet lors de sa visite en nos locaux et il est vrai que nous avons encore du mal à nous faire connaître. En cas de nécessité, une femme qui se rend dans un commissariat pour déposer plainte trouve toujours à sa disposition des plaquettes de l’ADAVIRS* pour l’accompagner dans sa démarche car cela relève du pénal, ce qui n'est pas notre cas. Beaucoup de gens contactent cette structure en priorité et ils nous les renvoient ensuite. Non, ce n’est pas évident pour les personnes, de venir vers nous spontanément, à l’image des permanences éphémères que nous tenons le deuxième vendredi du mois dans la galerie marchande du Centre Leclerc à Auxerre. Ces rencontres ont été mises en place lors de la première crise sanitaire, où il fallait permettre à certaines femmes de nous contacter hors de la présence du mari ou du conjoint. Elles ont le mérite d’exister, mais beaucoup se contentent seulement de prendre de la documentation, les lieux ne se prêtant pas forcément à la confidence…

*ADAVIRS : Association Départementale d’Aide aux Victimes d’Infractions et à la Réinsertion Sociale

     

Dominique BERNERD

 

 

Petite leçon de chose destinée à nourrir les neurones des néophytes en la matière et des béotiens, en particulier. Qu’est-ce qu’un G.E.I.E. ? On donne sa langue au chat ?! C’est l’acronyme caractéristique qui désigne un Groupement Européen d’Intérêt Economique. Le statut juridique qualifiant précisément « EURACTIS », une structure interprofessionnelle des métiers du droit et du chiffre qui proposait son assemblée générale annuelle à l’Hostellerie des Clos à Chablis. Immersion…

 

CHABLIS : Leur provenance couvre divers horizons géographiques. Des Ardennes à la Marne, de la Côte d’Or aux contreforts jurassiens du Doubs. De l’Ile-de-France, limitrophe, aussi. Sans omettre une petite note spécifique à l’international avec des ressortissants qui exercent outre-Quiévrain, c’est-à-dire la Belgique !

Pourtant, son président d’honneur est originaire des Ardennes : Me Jean-Pierre JOLIOT, avocat honoraire, ancien membre du Conseil de l’Ordre du barreau des Ardennes, ancien membre du barreau de Paris, spécialiste en Droit Pénal et gérant fondateur du GEIE EURACTIS.

Les membres de ce GEIE, regroupant des professionnels du droit et du chiffre (cela comprend des avocats, des experts-comptables, des commissaires aux comptes, des huissiers de justice, des juristes…) aiment converger, une fois l’an – et quand la crise sanitaire ne leur interdit pas l’accès à notre noble territoire !- vers l’Yonne, pour y tenir, conformément à leurs statuts, leur assemblée générale. Parfois en la délocalisant, non loin des coteaux de Chablis, à l’Hostellerie des Clos par exemple, chez Noémie VIGNAUD.

 

Trois décennies de conférences de haute volée au service de la filière…

 

Apparu dans le paysage économique en 1992, EURACTIS, dont le siège social est situé dans le département des Ardennes, fut le tout premier dans l’Hexagone et le second à exister au sein de l’Union européenne. D’ailleurs, à l’international, ses ramifications s’étendent jusqu’en Grèce, au Luxembourg et très prochainement en péninsule ibérique, sur le son flanc ouest, côté Portugal !  

On l’aura compris : la raison première de ce groupement professionnel, son supplément d’âme en somme, est de renforcer les coopérations corporatistes dans des domaines complémentaires en constante évolution, vu sous le prisme de l’Europe, tant au niveau juridique que fiscal mais aussi en conseil à prodiguer aux particuliers et entreprises.

Depuis trois décennies, les réunions de ce GEIE se sont multipliées parmi les différents pays des membres du groupement. Des rendez-vous où devaient se retrouver une somme de personnalités.

On citera volontiers les exemples suivants : Melkior WATHELET, vice-Premier ministre et ministre fédéral de la Justice et des Affaires économiques de 1992 à 1995 en Belgique, Séverine BRAIL, haut fonctionnaire à la Commission européenne et marraine du groupement, Jean TOUZET, procureur général honoraire, Gilles LATAPIE, ancien président de la Cour d'assises des Ardennes, venu évoquer lors d’une mémorable conférence son dernier opus consacré à l’affaire « FOURNIRET » ou encore Jennifer PICOURY, présidente du Tribunal Judiciaire de CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE.

 

 

Un gros morceau thématique en guise d’amuse-bouche…

 

Au menu de ces retrouvailles, plusieurs réjouissances intellectuelles furent soumises à la sagacité des participants. En guise de hors d’œuvre : « Les modes alternatifs de règlement des différends et le traitement des difficultés des entreprises »". 

Face à une justice de plus en plus malmenée (manque d'effectif dans les juridictions, longueur des procédures...), le législateur a depuis plusieurs années mis en place des modes alternatifs et amiables pour permettre une résolution des litiges (conciliation, la procédure participative, la médiation, l'acte d'avocat...). 

Au quotidien, les praticiens témoignent de l'efficacité de ces procédures qui permettent dans un nombre important de dossiers de trouver des solutions plus rapides et mieux appréhendées par les parties en présence. Au-delà des aspects purement juridiques, il est impératif de prendre en compte selon les situations rencontrées les dimensions tant psychologiques qu'économiques en vue que le praticien apporte le meilleur conseil à son client.

 

 

De la pédagogie, rien que de la pédagogie envers les entrepreneurs…

 

Puis, vint le plat de résistance à ce rendez-vous annuel : des échanges ayant attrait au traitement des difficultés des entreprises. Soit les procédures préventives dites amiables et les procédures curatives dites judiciaires. 

Les procédures de mandat ad hoc, conciliation, sauvegarde, redressement judiciaire et liquidation judiciaire ont alors été évoquées.

Il est primordial d'informer et de sensibiliser les acteurs qui accompagnent quotidiennement les entreprises sur l'existence de la boîte à outil mise en place par le législateur français depuis plusieurs années. Le constat est sans appel, trop peu de dirigeants ou d'entrepreneurs individuels par méconnaissance, crainte voire malheureusement honte, ne sollicitent l'ouverture de procédures amiables ou de sauvegarde.

On les voit trop tardivement pousser la porte des tribunaux de commerce ou des tribunaux judiciaires, selon l'activité exercée. Pourtant, les chiffres sont là. Plus les mesures en vue de pallier les difficultés (difficultés de trésorerie en raison de factures impayées, perte d'un fournisseur, prêts bancaires en retard...) sont prises tôt, plus le retournement de l'entreprise, la pérennité de l'activité et la préservation de l'emploi sont possibles.

Il est donc indispensable que les interlocuteurs privilégiés (experts-comptables, commissaires aux comptes, avocats, établissements bancaires) fassent preuve au quotidien de pédagogie auprès des dirigeants et chefs d'entreprises.

D’où la nécessité de privilégier ces moments forts et spécifiques pour diffuser en termes de communication les messages prégnants auprès de la sphère économique hexagonale.

 

En savoir plus :

En avril 2023, c’est au Portugal à Cascaïs que se retrouveront les adhérents de ce GEIE, avec l'intégration d'un avocat et d'un notaire portugais.

Après 19 ans de gérance d’EURACTIS, Me Jean-Pierre JOLIOT a souhaité la nomination d’un successeur. Me Alexandra JOLIOT-FROISSARD a été élue à ce titre et ce, depuis 2011. De nouveaux membres ont également rejoints ce groupement. Aujourd'hui, le groupement est géré conjointement par Me Alexandra JOLIOT-FROISSARD (avocate au barreau des Ardennes) et Pierre-Nicolas JOLIOT (juriste dans un établissement bancaire régional).

Doté de membres ayant des compétences diverses, le G.E.I.E. EURACTIS a toute sa raison d’être au vu de la prolifération des textes législatifs et la complexité des domaines juridiques émergents qui justifient la nécessité d’un travail en synergie.

 

Thierry BRET

 

 

 

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