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Le Salon de l’Agriculture se profile à très court terme à Paris porte de Versailles. Il occupera l’intérêt des forces politiques et médiatiques comme le veut la tradition au cours de ces prochains jours. Pour autant, l’évènement ne permettra pas de faire oublier les douze mois de transition que fut 2017 après la catastrophique année 2016. Une période qui aura laissé de sérieuses traces auprès des filières agricoles et viticoles de l’Yonne, confrontées aux intempéries multiples : gel, inondations, grêle, excès d’eau. Soit une perte de 50 % de chiffre d’affaires pour les exploitations qui espéraient beaucoup mieux de cette année antérieure. Mais, cela n’aura pas été le cas avec au contraire des difficultés qui sont demeurées les mêmes, voire qui ont empiré. Fragilisant un peu plus l’agriculture départementale qui n’avait pas besoin de cette conjonction infernale d’aléas climatiques, tarifaires et sanitaires pour se refaire une santé durable...

AUXERRE : Se poser les bonnes interrogations est devenu nécessaire à l’heure actuelle dès que l’on évoque la pérennité du secteur agricole en France. Malheureusement pour les professionnels, confrontés à la multiplicité des aléas de toute sorte depuis plusieurs saisons, la problématique reste entière. Et l’attente des premières préconisations issues des Etats généraux de l’Alimentation voulus par le gouvernement d’Edouard PHILIPPE dernièrement n’en est que plus importante. Car, les orientations agricoles définies par la gouvernance de l’Etat français doivent aboutir à quelque chose de radicalement concret en s’intéressant à l’évolution indispensable des exploitations. Le verdict devrait être connu d’ici le terme du premier trimestre.

En attendant, les spécialistes et les professionnels de la filière, à l’instar du président de la chambre d’agriculture de l’Yonne, Etienne HENRIOT, ronge leurs freins. « Comment cela va-t-il réellement se traduire dans les faits ? Nous n’en savons rien, déclare-t-il sans ambages, mais la protection des revenus des agriculteurs est aujourd’hui notre grande priorité… ».

L’évolution de la compétitivité du modèle agricole européen se trouve dans le viseur des professionnels qui espèrent des actes aux bonnes intentions. « Un président de la République qui construit des discours où tout le monde est content et satisfait ne solutionne pas forcément les problématiques ! Le loup est une espèce de plus en plus présente dans notre écosystème à la grande joie des protecteurs de l’environnement et des écologistes. Certes ! Mais, dans le même temps, il faut bien que les bergers vivent de leur métier en préservant leurs troupeaux… ».

Bref, la cohérence est de rigueur pour le président de la Chambre départementale qui souhaite que la revalorisation des prix de vente soit enfin au rendez-vous afin de permettre une nette amélioration de la situation financière des exploitations.

RéAgir 89 : un dispositif d’écoute et d’entraide très fonctionnel…

Quant aux agriculteurs vivant en plein marasme économique, ils peuvent bénéficier de la cellule de suivi, « RéAgir 89 », où de nombreux partenaires des filières agricoles et du monde institutionnel se donnent rendez-vous de manière constante pour accompagner les dossiers. Quatre-vingt-dix contacts alarmants auront ainsi été initiés sur la seule année 2017. In fine, sept professionnels seront dans l’obligation de suspendre leurs activités. « On s’attendait néanmoins à un chiffre beaucoup plus important, relativise Etienne HENRIOT, malgré les aides de la PAC (Politique agricole commune), bon nombre d’agriculteurs sont dans le rouge au niveau de l’endettement. C’est quasi invivable en terme de trésorerie pour certains. Cependant, il existe un phénomène de résilience qui s’installe petit à petit. Sachant que nous souhaitons tous que l’année agricole/viticole 2018 soit meilleure. Par exemple, des agriculteurs du Tonnerrois ont réalisé moins de chiffre d’affaires en 2017 que l’année précédente. Forcément, cela nous interpelle… ».

D’autres dispositifs d’accompagnements ont été mis en œuvre face aux difficultés des exploitations : les allègements fiscaux et sociaux avec les concours de l’Etat et de la Mutualité Sociale Agricole (MSA), accompagnement du paiement d’intrants par les organismes économiques, gratuité d’interventions stratégiques proposées par des structures de conseils comme CERFRANCE.

S’il est martelé dans les propos que les solutions miracles n’existent pas, des initiatives judicieuses sont tout de même tentées. A commencer par la promotion de la diversité des cultures et l’allongement de la rotation de celles-ci au plan environnemental.

« Le chanvre, avec le développement de structures comme EURO CHANVRE et CHANVRIERE qui installent de nouvelles usines plus proches de nous, représente une belle opportunité à ne pas négliger, poursuit le président de la chambre consulaire, a contrario, nous achoppons sur des marchés qui ne sont pas extensibles comme le pois ou l’avoine nue. Quant à la betterave, elle a enregistré une hausse de la surface de production (une cinquantaine de producteurs sur le département de l’Yonne) et a réalisé de très bons rendements. Mais, la volatilité des prix demeure une réelle problématique comme pour les céréales… ».

Bilan mitigé pour les diverses productions de l’Yonne

Pour les grandes cultures, certains secteurs à l’instar du Tonnerrois et des Plateaux de Bourgogne ont à nouveau subi un triste sort du fait d’éléments météorologiques complexes. Les cultures d’automne (maïs, tournesol, chanvre…) ont confirmé leurs bons rendements. Mais, la baisse historique des cours mondiaux pratiqués sur les céréales aura donné un coup d’arrêt spectaculaire à toute espérance de voir le rattrapage des conséquences néfastes de l’exercice 2016.

Si les prix ont certes flambé du côté de la viticulture, les difficultés de trésorerie sont demeurées identiques. Les volumes n’étant plus là, les marchés à l’export ont reculé et récupéré par une concurrence exacerbée faute de pouvoir répondre aux attentes du marché.

L’élevage n’a pas été épargné par les vicissitudes conjoncturelles. La sempiternelle problématique de la faiblesse des cours sur le lait et la viande est revenue à la une de l’actualité sans que de réelles avancées soient faites avec les distributeurs.

Un point détaillé sur la régionalisation des chambres d’agriculture…

Intervenu le 01er juillet 2017, le rapprochement des chambres consulaires de Bourgogne et de Franche-Comté a généré le transfert des chambres départementales vers des entités régionales des personnels affectés aux missions dites de support : la comptabilité, les finances, les ressources humaines, l’informatique, les études économiques…).

La future organisation d’un séminaire permettant de tirer les premiers enseignements de cette fusion devrait s’inscrire à l’ordre du jour de ce prochain semestre. Il y sera aussi question de l’application du texte de la loi « ESSOC », loi pour un état au service d’une société de confiance, qui prévoit dans son article 19 la possibilité pour le réseau des Chambres d’agriculture d’expérimenter de nouveaux modes organisationnels par regroupement en employeur unique, voire en structuration budgétaire unique.

Sur le volet de la méthanisation, Etienne HENRIOT rappela qu’il existait quelques grands projets qui se poursuivent avec des coopératives d’élevage sur le MIGENNOIS ou en Puisaye. Même si le problème d’alimentation des structures de méthanisation limite le nombre de projets car cela apparaît comme un véritable frein à leur développement, l’Yonne demeure le département de Bourgogne Franche-Comté où leur nombre est le plus élevé avec une dizaine de structures fonctionnelles.

Enfin, la région est aussi l’une des rares à avoir adopté le principe d’une règlementation des produits phytosanitaires à proximité des lieux d’habitation et des établissements publics à partir d’un arrêté préfectoral.

Lors de la joute initiale, durant la phase des matches « aller », l’AJ Auxerre avait su disposer du FC Lorient sur la plus petite des marges bénéficiaires, grâce à un score étriqué d’un but à zéro. Samedi à 15 heures, les protégés de Pablo CORREA renouvelleront-ils l’exploit en terre d’Armorique face à une grosse cylindrée de la Ligue 2 qui n’aspire qu’à retrouver l’élite ? Occupant une prometteuse douzième place qui peut leur permettre de rêver de clore ce championnat sur une excellente dynamique, et confirmer celle entamée depuis le début de l’année imputable à la venue du coach franco-uruguayen, les footballeurs de l’Yonne ne partent pas battus. Loin de là : ils ont d’incontestables atouts à faire valoir.

AUXERRE : « Aujourd’hui (vendredi 16 février), il y a deux bonnes nouvelles qui apparaissent à mes yeux : le retour du soleil et le fait que BARETTO ait pu évoluer sur le terrain en reprenant l’entraînement. Même s’il n’est pas encore apte à intégrer pour l’heure la composition d’une feuille de match… ».

Souriant, détendu, et confiant, le coach auxerrois brosse en quelques mots de bienvenue la tendance actuelle du côté du mental de ses hommes avant le délicat déplacement de l’AJ Auxerre en terre bretonne.

Jouer au FC Lorient ne s’apparente guère à une partie de plaisir, loin s’en faut. Surtout que les Bretons n’ont pas caché leur intention de tenter le tout pour le tout dans cette ultime ligne droite pour recoller au peloton de tête et rejoindre les prétendants à l’accession directe, voire au match de barrage opposant le troisième du classement au dix-huitième de Ligue 1.

Comptant dix points d’écart par rapport aux Bourguignons, le FC Lorient, septième,  devra néanmoins se débarrasser, certes sur sa pelouse, du trublion de ce début d’année, l’AJ Auxerre.

Des joueurs en confiance peuvent réaliser un joli coup…

Pour Pablo CORREA, aucune alternative n’a de sens si ce n’est la victoire. Péremptoire, il explique lors de la traditionnelle conférence de presse d’avant-match que ses joueurs doivent apprendre à se mesurer à de telles équipes, celles des cadors qui jouent le gain de la partie à chaque rencontre.

Après l’AC Ajaccio, cette opposition présente de réelles similitudes. « Nous devons être dans la performance et ne pas nous poser trop de questions… ».

Invaincue en championnat depuis le début de l’année, l’AJA éprouve en revanche de sérieuses difficultés pour vaincre les équipes de haut de tableau. Manque de confiance, crainte de l’adversaire ?

« Il faut mettre les joueurs en confiance, c’est mon objectif, répond Pablo CORREA, et continuer à travailler pour espérer ramener un bon résultat de ce déplacement ».

Le soleil est de retour et le coach franco-sud-américain rêve de victoire et d’un joli coup ce samedi à 15 heures. Il faudra patienter près de deux heures avant que cette rencontre passionnante ne livre son verdict…

Deux cents jours après l’accession fulgurante du leader du mouvement « En Marche » à l’Elysée, l’éditorialiste de l’Express et chroniqueur politique de BFM TV a livré devant une salle comble d’entrepreneurs attentifs réunis au Pôle Formation 58/89 à Auxerre une subtile analyse de la ligne politique du chef de l’Etat dont le principal ennemi, faute d’une opposition sérieuse et efficiente, serait lui-même si ce dernier s’aventurait trop près des cimes du narcissisme. S’interrogeant sur la personnalité parfois complexe et les méthodes un peu abruptes d’Emmanuel MACRON, et anticipant sur les principales réformes sociétales de l’acte II qui débute avec une année 2018 sans échéance électorale, Christophe BARBIER, fin spécialiste de l’exercice oratoire, a su capter avec un zeste d’humour un auditoire à l’écoute de ses arguments si précis…

AUXERRE : Qui est réellement Emmanuel MACRON ? Quelle personnalité se cache derrière le profil un brin juvénile de ce jeune loup de la politique et de la finance à la tête bien remplie qui a connu en l’espace de deux saisons une ascension si rapide qu’elle l’a propulsée dans le fauteuil présidentiel à l’Elysée ? Au nez et à la barbe des cadors de la politique politicienne, toutes obédiences confondues, qui convoitaient la place depuis si longtemps !

Protéiforme, séduisant, caractériel, le natif d’Amiens endosse tour à tour les postures de personnages historiques, voire de ceux issus de la mythologie grecque comme va le dépeindre près de deux heures durant l’emblématique journaliste à la célèbre écharpe rouge du paysage audiovisuel français.

Emmanuel MACRON : une incarnation d’un personnage historique ou mythologique ?

Auteur de nombreux ouvrages de référence sur les phases évolutives de la classe politique française, le dernier en date « Les derniers jours de la Gauche » se dédicaçait en seconde partie de soirée, Christophe BARBIER a déroulé le fil d’Ariane de ce feuilleton rocambolesque des Présidentielles 2017, ayant débuté plusieurs mois auparavant.

« Emmanuel MACRON incarne-t-il le nouvel Alexandre le Grand et tranchera-t-il les nombreux nœuds gordiens qui se présentent à lui ? Sera-t-il Hercule effectuant ses douze travaux au risque de s’épuiser mais le devoir accompli ? Ou bien interprètera-t-il le rôle d’Ulysse qui au terme d’un long voyage fascinant truffé de péripéties est revenu au point de départ ? Peut-être est-il tout simplement Denis de Syracuse avec une posture de dictateur. Mais, ce dernier vivait dans la crainte de voir l’épée placée au-dessus de sa tête lui tombée dessus : elle était tenue par DAMOCLES…Dernière hypothèse : il est PSAPHON, le monarque grec passionné par les oiseaux auxquels il leur apprenait à parler avec un seul mot : le sien. La marque du narcissisme qui pourrait vaincre le locataire de l’Elysée s’il n’écoutait que lui… ».

Qualifiant ce quinquennat d’atypique avec en chef de file un président hors normes, très éloigné des codes traditionnels suivis par les chefs de l’Etat de la cinquième République, Christophe BARBIER résume l’attitude du nouveau président en un mot pour évoquer sa stratégie de communication : « C’est un média à lui tout seul ! ».

« Tout est huilé et maîtrisé avec le concours de ses conseillers. La plupart des images qui suivent ses déplacements sont fournies par ses équipes de communication. Il a su coupé court avec les représentants médiatiques habituels dont il est distant. Distillant avec parcimonie sa pensée. Il n’y a peut-être que sur le sujet de son chien Némo qu’il communique de trop !, ironise l’éditorialiste de l’Express.

Une opposition en totale déshérence et contre-productive…  

C’est en novembre 2016 et contre toute attente que le jeune quadragénaire annonce sa candidature à la présidentielle. A la surprise générale qu’il appuiera avec la publication d’un livre : « Révolution ». Un titre prémonitoire dont tout le monde se moquait au début même dans son propre camp mais qui finira par s’imposer au vu des profonds bouleversements observés dans le giron politique.

« Primo, la révolution de Macron s’est traduite avec la dégringolade et l’éviction de  toutes les têtes politiques charismatiques de l’époque : Nicolas SARKOZY, Alain JUPPE, François HOLLANDE, Arnaud MONTEBOURG…Puis, il y a eu le naufrage de la Droite avec l’affaire FILLON… ».

Dès lors, le paysage politique se réduit. A gauche comme à droite. Du côté des extrêmes, ce n’est guère mieux. Le Front national rate le débat du second tour, offrant un boulevard au conquérant candidat. Les Insoumis et leur leader Jean-Luc MELENCHON se trompent. « Ils pensent que la rue va défaire le résultat sorti des urnes et que le scrutin électoral sera annulé par le biais de manifestations populaires… ». On connaît la suite : ce sera un échec.  

Quant à la physionomie politique actuelle, elle n’est guère brillante pour les forces opposantes selon Christophe BARBIER.

« Le Parti socialiste nous fait rire avec l’abondance de candidatures à la présidence d’un mouvement qui ne rassemble que 15 000 membres. Et puis quand on a des postulants qui se nomment Rachid TEMAL et Delphine BATO, c’est risible ! ».

Pour le journaliste qui accapare l’intérêt des 250 personnes présentes dans l’amphithéâtre, pas de doute possible : « HAMON et MELENCHON : c’est une assurance vie pour Emmanuel MACRON ! ».

Restent les Républicains. « Ils sont les mieux placés pour contrer la gouvernance du président de la République avec une meilleure situation financière dans le parti et un nouveau leader. Mais, pour réussir, Laurent WAUQUIEZ doit bénéficier d’un échec de la part de MACRON… ».

L’inconstance des élus d’En Marche et les méthodes de MACRON…

Poursuivant cette introspection dans l’appareil politique actuel, Christophe BARBIER ne pouvait pas aborder le rôle de l’ancien mouvement, devenu depuis un parti : « La République en Marche ».  

« Ses ennemis peuvent venir de sa propre majorité. La récente indélicatesse à la suite de la visite des officiels Allemands à l’Assemblée nationale le démontre. Tout cela sent l’amateurisme et l’apprentissage… ».

Quant aux méthodes employées par le président français, elles puisent leurs origines à travers le volontarisme empreint d’autorité (le côté JUPITER du personnage).

« C’est là qu’il ressemble le plus à François MITTERAND qui avait ce recul nécessaire et de la hauteur. Jacques CHIRAC voulait exercer sa présidence comme tous les Français avec une certaine fragilité. Nicolas SARKOZY à l’instar des Français qui rêvent de l’être en conquérant et en héros avec en outre le côté bling-bling. Quant à François HOLLANDE, c’était le président normal. Un élu « pépère » comme l’a appelé le magazine « Le Point » ! ».

Ses choix stratégiques, Emmanuel MACRON les adopte non pas pour réformer la France mais surtout pour la révolutionner : il désire changer de système en s’appuyant sur des ministres plus téméraires que d’autres qui demeurent dans l’obscurité.

Et Christophe BARBIER de citer Muriel PENICAUT sur la réforme du Code du travail : « elle a réuni les syndicats un par un, sur chaque morceau des ordonnances, en réalisant une profonde dispersion du front syndical. »

Du côté de Jean-Michel BLANQUER, « il pratique ses réformes avec du bon sens (collèges, baccalauréat) en s’alliant le soutien des parents d’élèves, des élèves et même des enseignants ! ».

Le Premier ministre Edouard PHILIPPE n’échappera pas à cet audit de l’éditorialiste. « Avec lui, notamment sur les dossiers de l’assurance chômage et de la formation professionnelle, cela se gère entre spécialistes sans bras de fer politique selon la rhétorique « Nous savons de quoi nous parlons et on explique après… ». Et ça marche : sa côte de popularité est au beau fixe ! ».

Quid des deux réformes fondamentales à venir ?

Balayant d’un revers de la main, les quelques réformes « cosmétiques » ou liées au symbole, comme le texte de loi contre les fake news (« cela n’empêchera jamais les menteurs de mentir ! ») ou celle sur les hydrocarbures qui ne change rien à la vie quotidienne des Français, Christophe BARBIER évoqua ensuite le poids des réformes intermédiaires. Ce sont celles qui modifient le système dont le Code du Travail (« un peu bricolé » selon lui) même si la fin de la pénibilité et la remise en cause du rôle des prud’hommes constituent des changements notoires.

Mais, que seront exactement les réformes profondes, celles qui se rapportent à l’assurance chômage et à la formation professionnelle ?

« La formation et l’apprentissage que le gouvernement souhaite faire évoluer de 7 à 15 % dans certains secteurs, sont des desseins très ambitieux pour la France. Il est temps aussi que les Français soient fiers d’avoir été formé par l’apprentissage, source de l’excellence et de la noblesse du travail. Maintenant, comment Emmanuel MACRON peut-il réaliser ce copieux chantier en moins de quatre ans ? Il compte beaucoup sur les relais professionnels et institutionnels pour le faire… ».

Du côté des retraites, cela ne fonctionne plus avec la croissance démographique  de la jeunesse et des seniors qui vivent de plus en plus vieux, engendrant des coûts incompressibles sur les soins et la santé. « Il faut se rendre à l’évidence, clame Christophe BARBIER, avec quatre actifs pour un  retraité, ce système ne peut plus fonctionner… ».

L’autre réforme capitale qui attend la présidence MACRON concerne l’Europe. « Le président français dispose d’une chance inouïe avec le BREXIT et l’affaiblissement de l’Allemagne. Il doit profiter de son rayonnement à l’international pour faire jouer les leviers économiques sur le Vieux continent… ».

La nouvelle économie sera-t-elle synonyme de davantage d’emplois ?

Le dernier volet de l’intervention de Christophe BARBIER se rapportera à la nouvelle économie dont se font l’écho de nombreux médias et spécialistes. « Or, elle ne nous dit pas si nous allons créer plus ou moins d’emplois, s’interroge le journaliste parisien, DARWIN ne va-t-il pas tuer SCHUMPETTER ? C’est la théorie de la destruction créatrice. On invente quelque chose de novateur mais qui ne sera pas forcément bénéfique pour l’emploi. Si tel était le cas à l’avenir, on serait alors confronté à une crise dans la crise. Le deuxième risque de l’évolution économique provient des gros entrepreneurs qui applaudissent la politique d’Emmanuel MACRON à tout crin, disant que l’on va dans le bon sens. Mais, tous attendent que cela fonctionne avant d’embaucher. Si c’est cela, c’est l’effondrement inévitable ! Il est nécessaire d’avoir de l’audace entrepreneuriale avec des soutiens politiques. La clé de l’avenir politique de MACRON en 2022 est simple : si les entreprises accélèrent les embauches dans les prochains mois, le chômage baissera. C’est ce dont aura besoin le président français à la veille de la validation de sa seconde mandature à l’Elysée. Mais, si cette équation n’est pas respectée, le risque d’implosion sera majeur… ».

Le 13 octobre 1918, de nouvelles infrastructures, celles que nous connaissons aujourd’hui en lieu et place du complexe de l’Abbé Deschamps, accueillaient les équipes sportives de ce jeune club baptisé AJ Auxerre, apparu en 1905. Cent années plus tard, alors que la formation professionnelle sous la houlette de son nouvel entraîneur franco-uruguayen Pablo CORREA s’apprête à livrer une rencontre importante chez le voisin du Loiret, l’US Orléans, les dirigeants envisagent de commémorer l’évènement de la meilleure manière qu’il soit : par le biais d’un événementiel digne de ce nom et en présence des partenaires chinois…

AUXERRE : 2018 deviendra-telle l’année des jolies réussites pour l’unique club professionnel de football de l’Yonne ? Après la tonitruante victoire acquise lors de la 21ème journée de Ligue 2 aux dépens de Niort, obtenue sur un score sans appel de cinq buts à rien, l’AJA s’enflammera-t-elle comme autrefois lorsqu’elle disputait sous les ors de la Champions League des rencontres européennes aux souvenirs mémorables ?

Il faudra bien sûr s’armer de patience et s’accorder encore beaucoup de temps avant de retrouver, peut-être un jour, l’élite et les soirées sportives d’antan. Certes, mais obtenir du temps, c’est ce que réclame précisément le nouvel homme fort du club, le coach Pablo CORREA. Petit à petit, il pose sa stratégie et met en place une méthodologie qui lui a déjà souri par le passé. Lorsqu’il officiait dans un poste similaire au service de l’AS Nancy Lorraine.

« Il serait dangereux de croire pour notre collectif que l’ensemble des 17 rencontres à disputer d’ici le terme de ce championnat se conclura sur le même résultat. Moi, je suis là pour que le groupe soit réaliste et qu’il prenne confiance en lui. Mais, pas de manière irréfléchie… ».

 Privilégier la recherche de la régularité et non celle de la performance…

L’un des maîtres mots qui revient sans cesse dans le discours du franco-uruguayen, c’est l’humilité. Rappelant qu’il est impératif de faire abstraction du classement, Pablo CORREA défend une ligne pragmatique qui consiste à considérer match après match la teneur et les potentialités de l’adversaire sans trop se projeter sur les conséquences finales. « Nous ne devons pas nous tromper d’objectifs : chaque victoire doit nous insuffler de nouvelles forces permettant d’accroître les bases d’une future réussite… ».

Ce vendredi, à l’extérieur, dans ce court déplacement à Orléans qui ferait presque office de derby, l’AJ Auxerre a bien l’intention d’abattre ses atouts cartes sur table et de ne pas faire de la figuration face à un concurrent à sa portée. Le quatorzième du classement ne représente pas un seuil insurmontable. Néanmoins, les protégés de Pablo CORREA devront retrouver le chemin des filets. Comme ils l’ont fait à cinq reprises face à Niort. Confirmant ainsi ce renouveau que beaucoup de supporters espèrent.

« L’équipe doit retrouver une vraie dynamique, sa cohésion et poursuivre sur cette voie, ajoute le coach qui compte autant sur les velléités offensives de son attaque que le sérieux de sa défense. Nous attendons de nos joueurs une progression semaine après semaine. Je ne voudrais pas que les joueurs soient battus sans qu’ils n’aient rien essayé pour contrer l’adversaire… ».

Dans la capitale du Loiret, l’AJ Auxerre n’endossera pas le maillot de favori de cette rencontre un peu particulière. Orléans demeure un club très difficile à manœuvrer sur sa base arrière avec de belles qualités offensives. Hormis quelques absences imputables à de mauvaises grippes, le coach emmènera avec lui dix-neuf garçons. Même si le onze du début de match risque de ressembler à s’y méprendre à celui de la précédente rencontre.

Evoquant les tenants et aboutissants du mercato d’hiver et après une rencontre avec les dirigeants liés au recrutement, Pablo CORREA reste sur l’expectative. « Tous les problèmes ne sont pas résolus. Même si nous avons besoin d’un nouveau joueur pour renforcer la ligne de l’attaque, il faut aussi considérer que l’intégration d’un nouveau membre en cours de saison n’est jamais chose aisée. Nous sommes vraiment en réflexion sur ce point à l’heure actuelle… ».

L’AJ Auxerre affrontera-t-elle une équipe chinoise en 2018 ?

Quelques jours auparavant, lors de la séance de vœux aux partenaires, le président Francis GRAILLE a évoqué les surprises majeures de la future année. Et son désir, aux côtés de l’actionnaire James ZHOU, de vouloir faire fructifier de la manière la plus fervente possible ce rapprochement avec la Chine depuis que les intérêts de l’industriel asiatique convergent avec ceux du club bourguignon.

Cela prendra forme sous différents aspects. D’une part, Bernard DAVID, le responsable du centre de formation du club devrait effectuer en janvier une première séance de formation dans l’ex-Empire du Milieu. Quant à l’intégration du premier joueur professionnel chinois en France, elle entre dans le domaine du possible au sein de l’AJA. Mais, rien ne devait filtrer quant à l’exactitude de la date sur cette nouvelle digne d’un scoop !

En revanche, le centenaire du stade de l’Abbé Deschamps, lui, sera bien célébré dans le courant 2018. Francis GRAILLE ayant désigné un responsable, un « Monsieur centenaire », qui se chargera de gérer le dossier d’organisation du projet. Parmi les réjouissances possibles : une rencontre footballistique opposant l’équipe première à une formation chinoise. Exotisme et attractivité garantis !

Trois petits tours de piste et puis s’en va. Certes, pas de manière définitive, mais juste de façon aléatoire afin de recharger les accus et de mieux s’investir aux préparatifs de la probable édition 2019, accueillie à Toucy. Faute de solides soutiens émanant de partenaires professionnels, issus de la filière des services à la personne, le directeur régional de PRESENCE VERTE Bourgogne, Pierre HIPEAU, a abandonné avec regrets et par jet de l’éponge l’idée d’écrire le quatrième volet consécutif de la saga « MARCHENSOL » le 23 septembre en Puisaye comme il avait été préalablement annoncé par voie de presse. Le peu d’enthousiasme des partenaires à constituer un comité de pilotage qui aurait eu pour mission de coordonner la logistique de cet évènement caritatif en faveur des malades d’Alzheimer a conduit sine die le responsable du rallye solidaire à prendre une décision irréversible : son annulation en 2018. Et de programmer son retour à l’automne 2019 en revoyant peut-être la formule…

AUXERRE : Avant même qu’il ne bascule au seuil de l’an neuf, Pierre HIPEAU devait prendre aux termes des ultimes jours de 2017 une résolution importante concernant le porte-étendard communicatif de son association, MARCHENSOL, en annonçant son report inéluctable de douze mois.

Cassant ainsi, et par la force des choses, la cadence annuelle qu’il s’était imposé à lui-même ainsi qu’aux équipes collaboratrices de PRESENCE VERTE de concocter chaque année ce rassemblement familial et sportif au service d’une cause juste. Le soutien par le don de soi en y participant et par le versement d’une obole à l’inscription au profit de la structure qui défend les intérêts des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, France Alzheimer 89.

Trop esseulé pour assumer une telle charge de travail…

Ce n’est pas de gaité de cœur que le directeur régional du spécialiste de la téléassistance, à l’origine de ce concept depuis 2015, a entériné sa décision. S’appuyant sur les échanges constructifs qu’il a eus avec son conseil d’administration, au demeurant très satisfait de l’orientation positive prise par cet évènement depuis sa création, le responsable de ces randonnées pédestres de la solidarité souhaitait, en revanche, davantage d’implications de la part de ses partenaires professionnels qu’il côtoie de manière quotidienne dans son activité.

Pour l’organisateur de ce concept original qui avait vu la présence de 700 participants lors de l’édition 2016 sur l’idyllique parcours dessiné au cœur du vignoble de Chablis et de 400 marcheurs et coureurs mobilisés l’année suivante à Auxerre, la charge de travail était trop importante à assumer seul. Tant au plan moral avec la pression constante que l’on imagine aisément dès que le compte-à-rebours était enclenché qu’au niveau du temps nécessaire à la conception du projet d’un exercice à l’autre car trop chronophage au final.

Seconde interrogation de poids pour ce féru de randonnée et de trail : comment concilier la saine gestion de l’événement qui nécessite une rigueur extrême dans sa phase organisationnelle et conduire la destinée, en parallèle, d’une entité, certes associative, mais qui gère le destin professionnel de onze salariés et réalise plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires à l’année ?

Un sérieux dilemme qui pouvait trouver un semblant de réponse avec la mise en place d’un comité de pilotage faisant office d’organe décisionnaire.

« Le postulat était simple, explique Pierre HIPEAU, il s’agissait seulement de créer un groupe de travail à l’aide de cinq personnes issus du sérail des services à la personne pour conférer un cadre exécutif à l’ensemble… ».

Le silence de partenaires peu enclins à s’investir ?

La douzaine d’entreprises partenaires reçoit ensuite l’invitation par mail à rejoindre ce comité sur la base du volontariat le 19 décembre dernier. Quelques jours plus tard, Pierre HIPEAU ne pourra que déchanter : hormis une réponse qui s’avère positive, personne ne répondra à la sollicitation d’intégrer l’outil directif du concept.

Un tantinet amer, Pierre HIPEAU, n’en reste pas moins lucide et n’incrimine pas ses interlocuteurs restés « muets » : « Tous ont des occupations importantes qui génèrent du chiffre d’affaires tout en assurant la gestion du personnel. MARCHENSOL est une indéniable réussite au niveau de sa répercussion populaire et médiatique mais je n’ai pas réussi à créer l’adhésion des partenaires professionnels autour de ce concept et de sa marque. C’est dommageable à plus d’un titre. Aujourd’hui, je ne peux plus assumer seul la coordination de cette manifestation ; mes partenaires ont été informés de ce besoin de réfléchir à plusieurs strates. Or, ils ne se sont pas manifestés… ».

De guerre lasse, Pierre HIPEAU n’a alors d’autres alternatives que de botter en touche. Prévenant au passage l’ensemble de ses partenaires institutionnels et bénéficiaires de l’œuvre de ce report. Et d’envisager le retour en grâce de son concept à l’automne 2019.

« D’autant qu’il était prévu de compléter le programme de nos randonnées habituelles avec un parcours vélo grâce à une collaboration active avec le Comité de la Franck Pineau et son président, Serge LE DOUSSAL, concède Pierre HIPEAU, la ville de Toucy se prêtera très bien à cette nouvelle configuration… ».

Désireux de mûrir avec beaucoup de recul la prochaine édition, le responsable de PRESENCE VERTE Bourgogne en arrêtera les lignes fondamentales au sortir de l’été 2018. Un laps de temps qu’il juge indispensable à ses yeux pour remodeler un concept qui a encore beaucoup à apporter dans le paysage de la solidarité de notre territoire…

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