Les bras levés au-dessus de la tête, l’heureuse gagnante des primaires de la droite républicaine savoure son succès. Un large sourire s’affichant sur son visage rayonnant. D’ailleurs, le score de ce second tour de scrutin est net et sans appel.

Qualifiant ainsi sa victoire en triomphe avec 61 % des suffrages électroniques recueillis contre 39 % à attribuer à son dauphin, l’inattendu et très surprenant Eric CIOTTI. C’est la liesse avant l’heure dans le camp des Républicains qui depuis leur QG entrevoient déjà l’ouverture en grand des portes de l’Elysée.

Il faut cependant relativiser et tempérer les ardeurs trop optimistes de reconquête des aficionados de la droite et du centre droit traditionnel.

Si succès il y a, et ce de manière incontestable et légitime pour la présidente de la Région Ile-de-France, qui aura su tirer avec efficience son épingle du jeu face aux deux autres poids lourds engagés dans la course, Xavier BERTRAND et Michel BARNIER, le chemin devant la propulser au Nirvana suprême de la plus haute instance du pouvoir de la République est encore très long.

Un parcours, par ailleurs, semé d’embûches et de chausse-trappes de tout crin que d’illustres de ses prédécesseurs dans sa propre famille politique ne sont pas parvenus à accomplir jusqu’à son terme : François FILLON, rattrapé par d’insidieuses affaires, et Alain JUPPE, écarté de la compétition alors « qu’il incarnait le meilleur d’entre tous les Républicains », selon la célèbre formule imputable à Jacques CHIRAC !

Même le toujours très populaire ex-président de la République et influent parmi les arcanes de la droite classique Nicolas SARKOZY y a laissé des plumes. Dès le premier tour des primaires de la droite en 2017 où il fut battu à plate couture, ne pouvant convaincre un électorat qui lui était jusque-là fidèle.

 

 

Les partisans d’Eric CIOTTI en arbitre de la présidentielle 2022 ?

 

Le premier de ces douze travaux tentaculaires à la Hercule à laquelle la lauréate LR devra s’atteler dès la semaine prochaine, c’est incontestablement le rassemblement de sa propre famille politique. Qui apparaît, malgré la façade de franche cordialité et de convenance sympathique sous le feu nourri des projecteurs des médias, beaucoup plus fragilisée et divisée qu’il n’y paraît.

D’une part, le poids au sein de l’appareil politique du plus radical des représentants de la droite républicaine Eric CIOTTI est loin d’être anodin. Un peu plus de 39 % des 148 000 militants encartés au sein du parti LR et désireux de s’exprimer par leurs voix, ce n’est pas rien.

D’ailleurs, quelques heures après l’annonce des résultats, deux des plus sérieux rivaux de Valérie PECRESSE à la présidentielle 2022, Marine LE PEN et Eric ZEMMOUR se sont déjà fendus de demandes de ralliement à leurs propres causes auprès des soutiens du candidat défait.

 

 

Lequel n’a jamais caché ni ses liens de camaraderie ni sa préférence de vote dans le cas d’un second tour face à Emmanuel MACRON pour Eric ZEMMOUR !

Jusqu’où iront donc l’intérêt et la fidélité à l’esprit de la famille LR chez les partisans du parlementaire des Alpes-Maritimes qui devient indubitablement l’arbitre de ces présidentielles ? Une chose semble évidente au vue des divergences très nettes d’opinion qui existent au sein de la famille gaulliste sur certains grands dossiers prioritaires que la porosité des voix LR sera certainement une réalité palpable en avril prochain.

 

 

Rassembler l’ensemble de la droite et du centre droit : un terrain de jeu délicat…

 

A un degré moindre parce moins clivant que les susnommés partisans précédents, un son de cloche identique pourrait ternir quelque peu les velléités conquérantes de la lauréate si les déçus du premier tour ne la suivaient pas à ses côtés dans cette aventure à 100 % !

A ce titre, en vaincu honorable et tolérant dans l’acceptation de la défaite, Xavier BERTRAND semble beau joueur et tout acquis à la cause de Valérie PECRESSE pour la suite du périple élyséen. Alors qu’il était le candidat préféré des Français se reconnaissant dans les valeurs de la droite traditionnelle selon les innombrables sondages d’opinion d’avant la primaire…

Mais que penser, a contrario, de l’attitude plus que mitigée et nettement contradictoire de l’européaniste Michel BARNIER qui a accusé le coup après la défaite en soutenant la gagnante du bout des lèvres ! Une attitude étrange qui ne grandit pas ce haut personnage de l’Etat en matière d’humilité…et d’esprit de famille !

Le second chantier de Valérie PECRESSE qui se plaît à rappeler à tout va qu’elle peut le faire pour vaincre Emmanuel MACRON en avril prochain alors que sa côte de popularité au premier tour n’a jamais excédé 12 % (!), devra fédérer toutes les composantes de la droite et du centre droit pour y parvenir.

Un terrain de jeu risqué, nettement plus vaste et plus ardu que de s’approprier les suffrages des 150 000 militants que comptent aujourd’hui Les Républicains dans l’Hexagone.

D’autant que cette frange de la population citoyenne est très courtisée par le locataire de l’Elysée qui en a fait l’une des clés de voûte de sa tactique inédite (le « en même temps » de pure politique avec la gauche et la droite réunies sous la même bannière identitaire au gouvernement). Et que les extrêmes convoitent également avec avidité et appétit les déçus de la droite « molle » ou trop encline à flirter de près avec le pouvoir en place à l’heure actuelle.

Il restera ensuite à Valérie PECRESSE à élargir le champ d’action à l’ensemble des citoyens français de tout bord. Quel que soit leurs appétences politiques et leurs appartenances à une caste sociale.   

La présidente de la Région lle-de-France ne manque ni de courage ni d’audace pour y parvenir. En outre, la première de ses victoires est de placer pour la première fois dans l’histoire de la famille gaulliste une femme sur la plus haute marche du piédestal présidentiable. C’est une opportunité rarissime qu’elle ne voudra pas gâcher…

 

Thierry BRET

 

 

 

L’instant est à graver dans le marbre. De celui dont on fait les anecdotes croustillantes de l’histoire. Avec un grand « H » à l’échelle de notre territoire. Il aura donc fallu attendre plus d’une décennie, et un spectaculaire coup de booster ces derniers mois, pour que se finalise enfin (et une bonne fois pour toute peut-on l’espérer) la finalisation du plan de financement qui va permettre de donner le coup d’envoi des futurs travaux du contournement sud d’Auxerre. Pas avant 2023…

 

AUXERRE : Midi pile, en ce lundi 29 novembre de l’an de grâce 2021 ! La préfecture de l’Yonne, et plus spécifiquement le grand bureau du maître de ces lieux, est en pleine effervescence.

Logique : au moment même où l’astre diurne aura atteint son zénith au-dessus des nuages gris de cet automne revigorant, les représentants de la sphère publique, eux, apposeront au bas d’un document classique leurs précieux paraphes, synonymes d’accord de partenariat.

Des signatures qui vont changer considérablement la physionomie de la capitale de l’Yonne et de l’Auxerrois. Notamment au plan de la fluidité de sa circulation routière.

Dans un intervalle temporel compris entre 2023 et 2026. Le temps que se construise enfin le contournement sud de la ville. Une arlésienne qui se mue désormais en probable réalité pour les plus vieux des habitants qui n’y croyaient plus depuis longtemps !

 

L’investissement du préfet en médiateur consensuel…

 

Alors que le dossier piétinait depuis des lustres à en faire perdre la tête de bon nombre de riverains, victimes collatérales des axes routiers stratégiques reliant le flux de circulation du nord et de l’est vers l’ouest, quelques mois à peine auront suffi in fine pour que la tournure des choses change vraiment.

Le serpent de mer a donc refait surface au meilleur des moments : celui des élections régionales où la plupart des candidats au perchoir suprême du boulevard de la Trémouille à Dijon avaient coché dans leurs mémos ce projet antédiluvien qui faisait du surplace depuis si longtemps.

On se souvient d’ailleurs de cette bataille de chiffres, livrée entre le candidat des Républicains Gilles PLATRET et le maire de Nevers, porte-étendard de La République en Marche, Denis THURIOT. A l’époque, on parlait de 35 millions injectés par la Région pour boucler le volet financier. Restait à l’Etat de définir avec exactitude ce qu’il comptait allouer à ce projet.

 

 

Une partition écrite, à plusieurs mains avec en plus la Ville, le Département et l’Agglomération de l’Auxerrois. Autant d’acteurs institutionnels et autant d’heures de tractations, âpres et sans relâche, pour arriver au résultat de ce jour. En ce lundi 29 novembre à la lumière blafarde !

Celui qui aura su jouer l’art de la médiation et du consensus avec aisance n’est autre que le préfet de l’Yonne Henri PREVOST. Très investi sur ce dossier car il en a bien perçu les conséquences salvatrices au niveau de l’intérêt général, le représentant de l’Etat multipliera rencontres et rendez-vous avec les différents partenaires pour que tous aillent dans le même sens. Celui du consensus plutôt que de la division. Un investissement reconnu et apprécié par l’un des ardents défenseurs de cette future réalisation, le député Guillaume LARRIVE qui a félicité le représentant de l’Etat pour sa « ténacité ».

 

 

Des travaux qui commenceront en 2023 si tout va bien !

 

Dans l’absolu, les premiers coups de pioche retentiront en 2023. L’achèvement de cette déviation tant attendue est programmé trois années plus tard. Il faudra donc encore s’armer de patience du côté des riverains, un tantinet excédés, par l’afflux de poids lourds passant juste devant leurs fenêtres…

Quant à la répartition financière de ce concept évalué à 129 millions d’euros, elle se présente de la manière suivante : 34,5 millions d’euros à la charge de l’Etat, à peu près autant (34) pour le Département, 25 millions de la part de la Région (dix millions de moins par rapport aux annonces faites par certains candidats lors de la campagne des régionales), 22,5 qui incombent à l’Agglomération de l’Auxerrois et 13 millions tout pile émanant de la Ville d’Auxerre.

Il n’y a plus qu’à croiser les doigts maintenant pour que le projet démarre et ne prenne pas de retard avec le cahier des charges ! Ni qu’une énième poussée pandémique ne vienne le perturber…

 

Thierry BRET

 

 

 

Forcément, il y a de la satisfaction dans l’air. Surtout quand on figure en bonne position dans la « bible » de ce qui se fait de mieux en matière de cabinets et d’agences en conseil et gestion de patrimoine au niveau de l’Hexagone. C’est sûr : la structure auxerroise peut s’enorgueillir de cette distinction en figurant dans le classement de l’année 2021 du magazine « Décideurs ». D’autant que c’est la seconde année consécutive !

 

AUXERRE : Elles arborent toutes deux un joli sourire : Julie GENEST, dirigeante de la structure et l’une des conseillères patrimoniales, Emilie EVRARD ! Retrouver J3G PATRIMOINE dans le classement annuel 2021 de l’une des références médiatiques majeures de la filière leur fait du baume au cœur. Créant ce sentiment de fierté indélébile que l’on éprouve une fois le travail accompli, et de la meilleure manière de surcroît !

Répertoriée dans la catégorie « Pratique de Qualité » des établissements professionnels exerçant sur les régions Nord et Grand-Est, la structure auxerroise est ainsi citée pour la seconde fois consécutive dans ce support magazine national. Mieux que de la persévérance, c’est incontestablement un gage de réussite pour l’entité icaunaise.

D’autant que l’enseigne est l’unique représentante de l’Yonne dans ce classement et à quelque chose près l’une des rares à mettre en exergue les cabinets de Bourgogne Franche-Comté ! Seules trois autres entreprises, sises à Besançon, Dijon et Lons-le-Saulnier, y tiennent la dragée haute à des entités pourtant implantées à Lille, Strasbourg, Mulhouse ou encore Nancy.

 

Un référencement permettant de renforcer la notoriété…

 

« Nous sommes très heureux de vous annoncer que nous intégrons à nouveau ce classement…, a fait savoir la cheffe d’entreprise Julie GENEST, sur les réseaux sociaux dont sont friands bon nombre de ses clients et prospects.

Parmi les critères retenus par le comité sélectif du média ayant permis de placer J3G PATRIMOINE dans la catégorie « Pratique de Qualité », citons la réputation de l’entreprise sur son marché, le niveau de formation de ses collaborateurs et consultants, le nombre et la qualité des dossiers traités, le prestige et la diversité de la clientèle ou encore la croissance de l’entreprise vue sous le prisme du chiffre d’affaires.

En outre, c’est aussi un média à part entière. D’où le nombre important d’entretiens assurés par les équipes de « Décideurs » qui procèdent ainsi à une sélection qualitative de leur panel.

Au-delà de cela, Julie GENEST se dit très satisfaite de ce référencement qui renforce la notoriété de J3G PATRIMOINE dans sa sphère d’influence…

 

Thierry BRET

 

 

Jusqu’à quand ? C’est la question que bon nombre d’entre nous se pose dorénavant au sujet de la vaccination permettant de lutter contre la COVID-19. Une interrogation revenant en boucle auprès de la population de plus en plus ulcérée de devoir poursuivre le lancinant processus vaccinal sans que l’on sache vraiment de quoi il en résulte. Tant au niveau des conséquences imputables à sa propre santé que sur l’efficience même de ce sérum, performant uniquement sur une courte période de six mois.

Tels de bons petits moutons de Panurge que nous sommes tous ou presque, 90 % de nos concitoyens ayant déjà reçu au moins une dose de ce produit que l’on nous a vendu à force d’arguties optimistes comme un antidote miraculeux sont invités dès le mois de décembre à prendre rendez-vous sur la plateforme DOCTOLIB afin de se voir injecter la précieuse troisième dose.

Celle qui nous absout de tous les maux ! Celle qui nous redonne l’espoir après les miasmes de l’incertitude ! Celle qui apparaît enfin comme nécessaire pour ne pas perdre l’unique avantage de ce dispositif après lequel tout le monde se raccroche : le passe sanitaire !

Un passe qui est devenu l’un des enjeux majeurs de cette troisième campagne massive d’injections qui se préfigure dans l’Hexagone. Puisqu’il fait l’objet d’un curieux marchandage de la part du gouvernement : si les receveurs de la seconde dose du vaccin tardent à réagir avant de se faire administrer leur troisième piqûre, au-delà d’un délai de sept mois, badaboum ! Ils perdront tout naturellement le bénéfice du fameux passe sanitaire, le saint des saints de ces sésames à conserver coûte que coûte afin de pouvoir vivre librement en fréquentant les lieux culturels, les bars et restaurants, les cinémas et théâtres, les enceintes sportives, etc.

Un chantage pour le moins cynique de la gouvernance actuelle qui n’a pas trouvé mieux que de pénaliser les Français, en proie déjà à une série de problématiques sociétales et économiques qui volent en escadrilles comme le disait le regretté Michel AUDIARD, en les stigmatisant plus qu’il n’en faut !

 

 

Pourquoi ne pas avoir instauré un bonus suggestif autour de la 3ème injection ?

 

Pourquoi, en effet, avoir imposé encore une fois une méthode employant la manière forte avec le coup de règle métallique sur le bout des doigts pour faire avaler une pilule indigeste à laquelle plus personne ne croit, y compris dans les milieux autorisés ?!

Le répressif demeure malheureusement, même en démocratie, toujours le seul moyen prioritaire pour gouverner un pays. En enfonçant bien profondément la tête de celles et de ceux qui souffrent et qui ne mangent pas à leur faim au quotidien dans une eau glaciale.

Le suggestif n’aurait-il pas été plus louable en somme pour inciter les Françaises et les Français à aller se faire titiller la peau par la pointe acérée de la seringue sous la forme d’un bonus alloué par l’Etat ?

Celles et ceux de nos concitoyens qui font montre de bonne volonté et d’extrême patience depuis plus de vingt mois que dure cette sinécure sans égale aux origines naturelles de moins en moins certaines au vue des scénarii catastrophes à répétition qui s’enchaînent auraient pu être récompensées de leurs efforts comme dans le cadre d’un schéma de la pure méritocratie par exemple.

 

 

Trop de répressif tue le répressif avec les risques que l’on sait…

 

Les idées fourmillent tellement dans les esprits éclairés de nos besogneux technocrates des ministères et autres corps d’Etat que la lumière aurait pu jaillir de façon plus honorable pour les concitoyens que la énième sanction qui vous tombe une fois de plus sur la tête comme le ciel menaçait jadis les Gaulois.

Faites votre troisième dose et recevez un bon d’achat ! Dépêchez-vous de vous faire piquer afin de prolonger votre abonnement avec tel ou tel concept en manche avec l’Etat, ou profiter du « Black Friday » pour prendre votre rendez-vous sur la plateforme DOCTOLIB (encore eu-t-il fallu qu’elle fonctionne avec efficacité et n’explose pas en vol assaillie de demandes tous azimuts depuis ces dernières soixante-douze heures !) pour gagner une ristourne sur une quelconque fiscalité qui grève considérablement les budgets des ménages !  

Voilà ce que nous autres, pauvres naïfs libres penseurs, aurions aimé entendre de la bouche du ministre de la Santé Olivier VERAN lors de sa prise de parole à la tonalité morose et monocorde ce jeudi midi, à vous couper l’envie de manger !

Mais, non ! Fi de tout cela puisque c’est totalement utopique et absurde de l’envisager dans nos systèmes de gouvernances actuelles, pourtant dits modernes et civilisés. Voire progressistes !

Le répressif dans la crise sanitaire qui s’additionne au répressif de la conjoncture dans la crise économique et sociale, sans omettre le répressif dans la façon d’aborder la transition environnementale et énergétique font qu’au total trop de répressif tue le répressif. Comme on le dit souvent de l’abondance d’informations !

Au-delà de la troisième dose, rendue quasi obligatoire pour toutes celles et tous ceux de nos compatriotes ayant déjà reçu les précédentes, troisième dose qui en appelle forcément d’autres à moyen terme en 2022 (Israël administre dès à présent le quatrième rappel !), l’Hexagone n’en peut plus de ce mode de stratégie répréhensible distillé à toutes les sauces, à tous les étages et à toutes les strates de la maison France.

C’est sûr, hormis les 6,5 millions de personnes qui se sont abstenues par idéologie, marginalité ou par nécessité médicale de recevoir les sérums imaginés par des laboratoires un peu trop mercantiles, la majeure partie des Français (et j’en suis) recevront leur troisième injection entre décembre et février 2022.

Une dose supplémentaire contre la garantie du passe qui pourrait avoir l’effet de l’overdose sanitaire définitive à quelques encablures des présidentielles…

 

Thierry BRET

 

 

 

C’était prévisible. La corde a fini par casser. A force de vouloir tirer dessus. En l’espace de deux semaines, le secteur de la sous-traitance de l’industrie automobile vient de prendre deux revers magistraux dans la face au nord de la Bourgogne.

Une de ces gifles violentes (pour ne pas dire un coup de poing fortement asséné) qui laisse longtemps l’empreinte rougeoyante des doigts de celui qui l’administre sur le visage endolori par la souffrance de son bénéficiaire. 

Plongeant dans la stupéfaction, le doute et l’inquiétude celles et ceux qui y apportent leur savoir-faire au quotidien. A défaut, les institutionnels et les représentants de la classe politique, tous médusés par la tournure subreptice des évènements.

 

 

La concurrence déloyale de l’Europe, faite de dumping social…

 

Deux fleurons de ce segment industriel qui a fait la renommée jadis de ce département de l’Yonne subissent des destins quasi similaires, faits de difficultés financières âpres et de concurrence déloyale imputable au dumping social et à la faiblesse du coût du travail, ailleurs.

Leurs noms sont connus de bon nombre de salariés, cadres et ouvriers, qui y exercent le plus souvent leurs compétences en couple dans notre contrée : AUTOMOTIVE LIGHTNING et BENTELER.

Des poids lourds nourriciers et synonymes d’emploi dans un département où la sinistrose industrielle s’est révélée au grand jour dès les premiers soubresauts de la crise sanitaire. Frappant aussi la filiale de l’aéronautique dont on se fait écho régulièrement dans ces colonnes.

Si le premier de ces deux dossiers est suspendu à la décision possible d’un repreneur générant la reprise de l’activité après quelques jours de débrayage, la seconde affaire vire au cauchemar pour les quatre cents collaborateurs de l’enseigne allemande dont l’usine devrait fermer définitivement ses portes. Dès 2022 ? A ce jour, ils sont condamnés à se préparer à aller pointer au chômage en attendant peut-être le retour de jours meilleurs…

 

 

Du personnel à la trappe et jeté comme de vulgaires Kleenex…

 

Sale semaine donc pour le département le plus proche de l’Ile-de-France, qui devrait en capter en toute logique tous les bénéfices en matière d’investissements et qui vient de s’enorgueillir de sa nouvelle contribution à l’essor et au développement de son attractivité entrepreneuriale via l’officialisation de son appartenance à « Territoire d’Industrie » !

Le coup porté au cœur est dur à avaler. Coupant net le souffle à celles et à ceux qui se lèvent tôt le matin pour remplir leurs tâches coutumières besogneuses dans l’intérêt commun : celui de la rentabilité économique (et surtout le profit) de ces entreprises peu scrupuleuses qui se moquent éperdument de leurs ressources humaines (tout juste des Kleenex bons à jeter à la moindre opportunité dans la corbeille du chômage) et de l’attractivité territoriale qui a bon dos désormais.

Sous un prétexte fallacieux (le coût de l’énergie est moindre en Allemagne du fait de l’utilisation à outrance du charbon et de son importante ressource minière), les entrepreneurs n’hésitent pas à délocaliser de l’autre côté de la frontière (en l’occurrence le Rhin dans le cas présent mais ce type de situation a déjà été observé du côté de la Belgique) pour y installer leurs outils de production.

 

 

Et pourquoi ne pas pénaliser les entreprises qui choisissent le charbon ?

 

Normal : nous sommes à l’heure de l’Europe de Schengen, de ses facilités sauf administratives et normatives ( !) avec l’ouverture des postes frontières à tous les étages, que ce soit pour les humains (c’est une autre problématique avec la poussée migratoire déguisée à l’est de l’Europe), que ce soit aussi pour les biens productifs d’un pays changeant de quartiers comme l’on passe d’une case à l’autre au jeu de l’oie !

Quant au bilan carbone lié aux relocalisations de ces sites industriels, on repassera en effet ! Car, privilégier, voire encourager, le charbon pour alimenter les usines, ressource énergétique la plus polluante de la planète alors qu’on nous bassine tous les jours ou presque de manière infantile avec le tri des déchets, la pollution du diesel rejetant trop de particules (ce qui n’était pas évidemment le cas il y a quelques années en arrière pour en vendre davantage !) et la fermeture systématique du robinet d’eau froide pendant le brossage des dents prouve bel et bien que nous vivons dans un monde d’hypocrites et de tartuffes !

Mais tout cela, nous le savions déjà !

 

Thierry BRET

 

 

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