Parrainé par des sommités de la gastronomie hexagonale, le trophée IRON COOK réinvestira les cuisines et le restaurant d’application du CIFA de l’Yonne en novembre…2022. L’information a été confirmée par la direction de l’établissement auxerrois. La logique aurait voulu que ce défi plaçant un jeune et talentueux chef sur le devant de la scène se déroule en cette période automnale. Que nenni ! Il faudra donc s’armer de patience. Encore quelques mois…

 

AUXERRE : Quand reverrons nous la cohorte de chefs investir les locaux du centre de formation auxerrois pour la noble cause ? Celle qui permet de mettre en exergue le travail de jeunes talents à l’occasion du fameux défi culinaire inventé de toute pièce par le directeur de l’établissement, Marcel FONTBONNE ?

Un semblant de réponse nous est arrivé il y a peu via l’organe pédagogique auxerrois ! Au mois de novembre 2022 ! Période retenue par les organisateurs de cet évènement à la renommée désormais nationale.

 

 

 

Le successeur de Julien BOUSQUET, dernier lauréat de l’épreuve gastronomique, sera alors connu après une interminable période d’attente. Plus de quatre années puisque la dernière édition de l’IRON COOK a mobilisé tous les intérêts en mars 2018 !

Rappelons que ce véritable marathon de l’art et la pratique de la cuisine gastronomique a pour vocation de réunir la fine fleur des jeunes professionnels de la spécialité devant concourir après des phases sélectives sur dossier. A la clé, le vainqueur empoche la coquette somme de 5 000 euros. Et surtout l’adoubement d’une douzaine de grandes références de la gastronomie nationale inféodée à la décision définitive du jury. Un jury présidé par des pointures de la gastronomie française.

 

Thierry BRET

 

 

 

Nouvelle rubrique dans les colonnes de Presse Evasion ! Notre chroniqueur Dominique BERNERD passe en revue les faits essentiels de l’actualité de la semaine écoulée. Avec son regard scrutateur un tantinet ironique et sa plume aiguisée ! Un rendez-vous que nous partagerons chaque semaine pour le plaisir d’en savoir plus sur ces faits qui ponctuent l’actualité de notre monde au quotidien…

 

BILLET : Lundi : l’Yonne se singularisait déjà en étant le seul département de Bourgogne Franche-Comté traversé par le TGV sans qu’il ne s’y arrête. Bis repetita après que la SNCF ait annoncé le retour de trains Corail entre Paris et Lyon, avec arrêts à Melun, Dijon et Mâcon. Oubliant au passage la gare de Laroche-Migennes ! Nous regarderons donc une fois encore, passer des trains qui offraient des prix attractifs et auraient pu mettre notre département à moins de trois heures de la capitale des Gaules.

Mardi : ils gisent un peu partout, ces pauvres « papillons » de polypropylène, aux ailes brisées et il est de plus en plus fréquent d’en rencontrer, que ce soit sur les trottoirs, dans les caddies de supermarché, dans la campagne ou les caniveaux… Combien de masques jetables sont ainsi dispersés chaque jour au regard des 50 millions utilisés chaque semaine en France ? Un nouveau type de pollution qui s’alimente de l’incivisme de certains. Pour mémoire, jetés ainsi dans la nature, il leur faut plusieurs siècles pour se dégrader !

 

 

Le sens de l'accueil s'apprécie à Saint-Fargeau...

 

Mercredi : le Qatar s’est acheté un nouveau jouet pour son club de foot parisien et les médias nationaux sont en transe… Le premier but de Lionel MESSI sous les couleurs du PSG a fait le tour de la planète footballistique. MESSI va toucher la balle ! MESSI s’élance ! MESSI va marquer ! MESSI communie avec le public ! MESSI a parlé ! MESSI marche sur les eaux ! MESSI guérit les paralytiques ! Mais non… Mais si !

Jeudi : la commune de Saint-Fargeau met depuis longtemps gratuitement à disposition de ses visiteurs, un espace d’accueil où il est possible de pique-niquer à l’abri. Situées au cœur même du village, à deux pas du château qui en fait sa renommée, ces halles en bois, au sol carrelé, avec point d’eau, toilettes, tables et bancs, voient ainsi passer des milliers de touristes chaque année. Une initiative qui redonne au mot « accueil » son sens premier et qu’il est impérieux de saluer de belle manière.

Vendredi : un ancien Président de la République condamné à un an de prison ferme pour financement illégal de sa campagne présidentielle, après une première condamnation à trois ans dont un ferme pour corruption et trafic d’influence… Son ancien Premier Ministre, amateur de rillettes, condamné à cinq ans de prison dont deux ferme pour détournement de fonds publics, complicité et recel… D’autres encore déjà passés sur le banc de justice, comme cet ancien Ministre de l’Intérieur, qui écopera d’un an ferme pour le même motif, ou ce Ministre de l’Economie, pris la main dans le sac, coupable de fraude fiscale et condamné à ce titre à quatre ans de privation de liberté dont deux ferme… Un cauchemar ! Ma France était devenue une « république bananière »… Ouf ! Le réveil a fini par sonner, m’extirpant de ce qui n’était qu’un mauvais rêve. A la radio, l’on disait que le cours des bananes avait brusquement flambé durant la nuit…

 

Z comme Zorro ou Z comme zozo !

 

Samedi : renard rusé qui fait sa loi, Eric ZEMMOUR, le cavalier néo candidat non déclaré, a surgi hors de la nuit et court vers l’aventure au galop… Laissant dans son sillage ces affiches placardées aux quatre coins du département. Pâle copie du célèbre film éponyme de Costa-Gavras sorti en 1969, dénonçant l’assassinat du député grec Grigoris LAMBRAKIS et la dictature des colonels. Un « Z » qui avait alors valeur de symbole pour tous ceux qui défendaient la liberté, initiale du mot grec ancien se traduisant par « Il est vivant ». A chacun aujourd’hui d’en déchiffrer le message selon ses convictions : un Z comme Zorro, un Z comme zozo… !

Dimanche : acrobate aux mille vies, il fut à la fois vendeur de télévisions, repreneur de sociétés en faillite, chanteur, capitaine d’industrie, boxing partner de Jean-Marie Le PEN, ministre, taulard, patron de presse, comédien, président de l’Olympique de Marseille… Escroc et bateleur de foire pour les uns, chef d’entreprise hors pair pour les autres, Bernard TAPIE a fini par monter à son tour dans le train du crabe et s’en est allé aujourd’hui à l’âge de 78 ans. Salut l’artiste !

 

Dominique BERNERD

 

Requérir la présence de mécènes privés au financement d’un projet n’est jamais chose aisée. Primo, la conjoncture actuelle ne s’y prête guère après de longs mois d’immobilisme économique. Secundo, la liste pléthorique des sollicitations nécessite un bottin entier ! Alors quand le principal partenaire GROUPAMA PVL a suggéré l’idée d’une soirée de gala façon « club service », ce fut le déclic. Banco : la réussite fut de mise !

 

VENOY: Salle comble pour la soirée de gala orchestrée à la salle des fêtes communale. Un rendez-vous privatif ouvert aux seuls mécènes soutenant les projets de revalorisation des édifices patrimoniaux. De prime abord, l’église. Un monument qui mérite le coup d’œil lorsque l’on se promène dans la bourgade.

Originale (la suggestion émane de Jacques BLANCHOT, directeur d’établissement de l’assureur mutualiste GROUPAMA), l’idée a fait son petit bonhomme de chemin dans l’esprit de l’élu du cru, le conseiller départemental Christophe BONNEFOND.

Concocter un rendez-vous convivial, autour d’un succulent repas et agrémenté d’une tombola, permettant de recueillir des subsides nécessaires au financement des travaux de rénovation du bâti religieux. Une vingtaine d’entreprises de l’Yonne n’ont pas hésité un seul instant avant de se prononcer en faveur de l’initiative, joignant l’utile (la sauvegarde patrimoniale) à l’agréable, vivre un excellent moment autour de mets sympathiques (merci au jeune traiteur Gaëtan QUILLIN qui réalisé des prouesses culinaires).

 

 

Une soirée où convivialité rimait avec générosité…

 

Ce sont in fine près de 170 convives de la sphère entrepreneuriale de l’Yonne et des représentants du microcosme institutionnel qui s’installeront aux alentours de 20 heures dans la salle des fêtes locale.

Ambiance, animations, prises de parole successives des principaux acteurs de la soirée (Laurent BOUSCHON, directeur général de GROUPAMA Paris-Val-de-Loire ou Pascal MAUPOIS, président de la Fédération des caisses locales de l’assureur dans l’Yonne), remise de récompense (la médaille de la commune attribuée à Jacques BLANCHOT) constituèrent les points d’étape de cette soirée spéciale où l’église, en qualité d’édifice historique, reprenait ses droits au cœur du village.

Mises en lumière, l’association VENOY Patrimoine et sa présidente expliquèrent leurs motivations à porter ce projet de réhabilitation, s’inscrivant dans la reconnaissance de la Fondation du Patrimoine, cher au médiatique Stéphane BERN. Le nom de ce personnage atypique du PAF fut cité à maintes reprises par les orateurs, désireux peut-être que le projet vienne aux oreilles de l’animateur de « Secrets d’histoire », avec ce qui en découle derrière côté coups de pouce !

 

 

Une vente de 400 tuiles auprès de la population…

 

Le bénéficiaire de cette soirée de gala était en substance Venoy Patrimoine. Une entité qui est présidée par Zulmira MAGAHLHAES. L’association multiplie depuis son apparition les manifestations publiques diverses (bourses aux livres, concerts précisément accueillis dans l’église, vide-armoires…) pour collecter des fonds.

La vente de tuiles (dix euros l’unité) n’a d’autres objectifs que de mobiliser le maximum de citoyens à la conservation et à la rénovation de ce patrimoine immobilier faisant la joliesse de la commune.

Reconnue auprès de la Fondation du Patrimoine, la structure et son projet initial ne pouvaient être que soutenus par GROUPAMA Paris-Val-de-Loire tel que ce dernier l’avait déjà fait à Saint-Fargeau dans le cadre du réaménagement de la chambre à coucher de la « Grande Mademoiselle », cousine du Roi-Soleil, Louis XIV.

 

 

 

Récemment, c’est le Vieux-Pont (ouvrage d’art datant du XVIIème siècle), monument symbolique de Pont-sur-Yonne qui reçut les faveurs du mécène régional. Soit une enveloppe de 25 000 euros.

Une enveloppe quasi similaire qui a été accordée à la réhabilitation de l’église de la commune périphérique d’Auxerre.

Tour à tour, Pascal MAUPOIS, président de la Fédération des caisses locales de l’Yonne et le directeur général de Paris Val-de-Loire Laurent BOUSCHON exposèrent longuement les motivations de l’assureur mutualiste à vouloir être acteur au cœur de son territoire (« Agir là où je vis », qui en est devenu son credo). Et leur fierté d’être au côté de ce projet de pur mécénat.

 

Thierry BRET

 

 

 

Au bout de cinq années de forcing auprès des services de l’Etat, la maire de Sens Marie-Louise FORT est enfin parvenue à obtenir l’autorisation d’aménager l’extension des Jardins de l’Orangerie, ancien havre de paix des archevêques jusque-là laissé à l’abandon. Inauguré depuis peu, c’est une incontestable réussite pour les férus de patrimoine et de verdure…

 

SENS : Cultivés par des communautés religieuses depuis le Moyen-Âge, les jardins de curé étaient de véritables havres de paix qui joignaient l’utile à l’agréable. Se mêlaient de nombreuses plantations, de fruits et légumes, de fleurs traditionnelles servant à la décoration de l’église, de plantes médicinales et potagères, bordées par du buis. Ils leur permettaient de subvenir à leurs besoins quotidiens, médicaux et alimentaires, mais ils leur offraient aussi un lieu de détente.

Au nombre de 30 000 au XIXème siècle, ils ne sont plus qu’une poignée à l’heure actuelle, notamment en raison du changement de mœurs, de l’avènement de la télévision ou encore de l’urbanisation. Encore que, depuis quelques années, un réel engouement pour ces espaces verdoyants sortis d’une autre époque semble émerger chez les amoureux du jardinage. D’ailleurs, les conseils pour créer son propre jardin de ce style foisonnent sur la toile.

 

Il faudra attendre le XXIème siècle pour revoir un jardin de curé à Sens…

 

L’extension des Jardins de l’Orangerie a endossé de nombreux rôles à travers les siècles. Au XVIIIème, l’archevêque de Sens, Mgr LANGUET de GERGY décide d’agrandir cet espace de verdure en réalisant de nombreux travaux. Mais après la Révolution, les jardins sont laissés à l’abandon, puis réhabilités par Mgr de la FARE, sous la Restauration.

Au début du XXème siècle, avec la séparation de l’Eglise et de l’Etat, l’ensemble archiépiscopal laisse place à un « sanctuaire de l’enseignement pour jeunes filles » comme le raconte Marie-Louise FORT. Le jardin devient une cour de récréation et l’Orangerie, un gymnase. Il se mue ensuite en « un vaste dépôt municipal ».

Le jardin de curé ne renaîtra finalement de ses cendres qu’au XXIème siècle. Il trône désormais parmi quelques rescapés de son espèce, dont celui du peintre Claude MONET à Giverny, l’un des plus charmants. 

 

 

La ville de Sens se réapproprie cette tradition ancestrale…

 

« Ici, les jardiniers ont encore pu donner libre court à leur imagination en proposant une composition savante de plantes médicinales, tinctoriales, aromatiques et potagères » a déclaré Marie-Louise FORT lors de l’inauguration de ce nouvel espace d’agrément.

La ville de Sens s’était donnée pour objectif de faire revivre l’un de ces jardins qui jouxtaient autrefois les abbayes, couvents ou monastères. Non sans effort car elle œuvrait depuis cinq ans afin de persuader la DRAC (Direction régionale des Affaires culturelles) de Bourgogne de l’utilité d’une telle initiative. Celle-ci venant enrichir le patrimoine floral et historique du territoire sénonais.

Le parcours de ce projet fut davantage semé d’embûches, étalé sur de nombreux mois, et freiné par les mesures de confinement. Il voit finalement le jour cet été après plus de 2 000 heures de travail, coûtant au total 105 000 euros.

 

 

La ville souhaite faire de l’acier Corten sa marque de fabrique…

 

Le service des parcs, jardins et espaces verts a pu, une nouvelle fois, faire la preuve de son talent horticole en aménageant ce  jardin. Du design à la culture, le service a entièrement mené ce projet hors normes, sauf pour la sécurité incendie, prise en charge par une entreprise externe. La municipalité tenait à favoriser des matériaux et des matières premières françaises, voire locales.

Issue du sud de l’Yonne, la pierre de Bourgogne orne notamment la fontaine. Elle est un élément essentiel de cette installation. Tout comme l’acier Corten avec lequel ont été fabriqués les bacs, fournis par la société ATECH, basée dans les pays de la Loire.

Le responsable du service, Aurélien LOISEAU, précisa, en outre, qu’il « existe une ligne rouge entre chaque espace vert » grâce à l’utilisation de l’acier Corten. Les quatre grandes lettres de la ville de Sens, apposées au mur du quai Schweitzer et souhaitant la bienvenue aux bateliers, sont d’ailleurs aussi faites de cette matière.  « Dans tous nos projets, on va l’intégrer au fur et à mesure… ». Sage résolution !

 

Floriane BOIVIN

 

 

 

Culture et tourisme dans la pratique ne peuvent faire que bon ménage, il va de soi. D’ailleurs, la vice-présidente du Département de l’Yonne, Isabelle FROMENT-MEURICE, ne s’y est point trompée au lendemain des échéances électorales. Elle avait esquissé le rapprochement naturel entre ces deux items, inséparables. L’élue prend donc les rênes de l’Agence de développement touristique et relais territorial de l’Yonne (ADTY). De la pure logique, en somme…

 

AUXERRE : Cela n’a pas fait un pli ! A l’unanimité, Isabelle FROMENT-MEURICE s’est installée dans le fauteuil présidentiel de l’Agence de développement touristique et relais territorial de l’Yonne, au terme de l’assemblée générale organisée à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat ce lundi 06 septembre.

Un fauteuil qui était suspendu à une nouvelle désignation d’une présidence depuis la non-réélection d’Anne JERUSALEM, aux échéances départementales de juin dernier.

A ce titre, la nouvelle figure incarnant la promotion du tourisme et le rayonnement de la culture sur notre territoire n’a pas tari d’éloges et de remerciements son prédécesseur. L’élue du Tonnerrois avait, en effet, largement rempli ses missions dans le cadre du Schéma touristique départemental qui courait de 2017 à 2021.

Certes, la crise sanitaire a perturbé quelque peu une partie de ce schéma directionnel. Désormais, la nouvelle présidente réfléchit à l’ossature de ce nouveau projet, prenant en compte les cinq prochaines années à venir en y englobant 2024, synonyme de Jeux Olympiques à Paris. Et de ses effets gigognes sur le département le plus septentrional de Bourgogne Franche-Comté qui aura un rôle à jouer dans le cadre de la mission Yonne 2024.

Investie, pugnace, communicante : Isabelle FROMENT-MEURICE n’a éprouvé aucune difficulté à obtenir les suffrages du conseil d’administration de la structure.

Cette figure de proue de la majorité départementale pourra s’appuyer sur une équipe où siègeront trois vice-présidents dont la référence incontournable de l’histoire et du patrimoine dans l’Yonne, Bernard BROUSSE, président de l’Office de tourisme de Sens et du Sénonais, en charge des OT&SI.

 

 

En savoir plus :

 

Composition du bureau de l’agence Yonne Tourisme :

Bernard BROUSSE, vice-président des OT & SI ; Patrick HENRY, vice-président en charge des labels ; Yann COUSIN, vice-président en charge des prestataires commercialisés ; Béatrice KERFA, secrétaire général ; Anne DELMOTTE, secrétaire générale adjoint ; Jean-Pierre VAURY, trésorier ; Patrice HENNEQUIN, trésorier adjoint.

 

Thierry BRET

 

 

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