L’endroit se veut paisible. Bordant la rivière, il court sur près de six hectares sous la forme d’une zone boisée. C’est peu à l’échelle des territoires sauvegardés par la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) mais c’est déjà beaucoup pour la seule commune de Bassou. En charge du dossier, le conseiller municipal Nicolas FOULON en a presque des trémolos dans la voix tant l’émotion le gagne. La commune officialise enfin sa petite réserve naturelle qui accueille de belles colonies de chauves-souris et des invertébrés endémiques. Du bonus pour l’essor de l’éco-tourisme !

 

BASSOU : Les abords de l’Yonne disposaient déjà de solides atouts pour conquérir le cœur de celles et ceux qui s’adonnent à la pratique du tourisme vert. De celles et ceux de ses adorateurs de la nature qui aiment flâner dans un joli parc où règnent en majesté de solides marronniers, agrémenté de chemins de promenades pour les amateurs de randonnées bucoliques.

Oui mais ce n’est pas tout. Outre un ponton flottant aménagé depuis peu sur la berge qui favorisera désormais l’accueil de bateaux de plaisance – nous en reparlerons ultérieurement -, permettant à son flux de navigateurs étrangers (britanniques, néerlandais, voire américains) de débarquer in situ afin de se sustenter de délicieux escargots (les établissements BILLOT sont implantés à quelques encablures de là !), la jolie bourgade du Middle Yonne vient de dévoiler un nouvel artifice touristique et environnemental profitable à sa renommée : sa zone refuge naturelle à l’estampille de la LPO.

Six hectares d’espaces boisés où fourmillent à foison selon les inventaires officiels une kyrielle de bestioles des plus sympathiques, dont de belles colonies de chauves-souris, d’oiseaux de diverses typicités et même une cohorte d’invertébrés endémiques, c’est-à-dire des espèces animales que l’on n’observe nulle part ailleurs ! Fichtre !

Bref, on savait que la vie était paradisiaque dans la localité administrée par Dorothée MOREAU, mais de là à en faire un jardin d’Eden pour espèces noctambules et insectes grouillants dans les sous-bois !

 

 

Une première étape qui devrait déboucher sur le projet de « territoire engagé pour la nature »…

 

C’est donc un sacré bon point pour la commune qui a choisi de convier ses habitants la semaine dernière à l’occasion de la double cérémonie inaugurale, celle de ce refuge made in LPO et ce ponton flottant, profitant de la présence d’un bel aéropage de personnalités de la fameuse association dont le président régional, Bernard MARCHISET – il n’aura pas hésité à effectuer les trois cents kilomètres le séparant de ce nouveau site référentiel pour en admirer la configuration – et de plusieurs élus de notre terroir ; à commencer par le député de la circonscription, deuxième du nom, André VILLIERS et Marie EVRARD, qui en sa qualité de conseillère départementale représentait le sénateur Jean-Baptiste LEMOYNE.

On notera aussi la présence du vice-président de l’Association des maires ruraux de l’Yonne, Jean-Luc LIVERNEAUX, venu en voisin – Gurgy est aussi une étape de plaisance sur l’autre rive de l’Yonne ! – et Kevin LEGENDRE-BONIFACE, porte-voix de l’UDI et de sa sénatrice Dominique VERIEN.

Lors de sa prise de parole, Madame le maire vanta toutes les qualités émérites de ce site naturel de bel aloi. Un lieu qui passionne les enfants de la commune et leurs enseignants. Mais, aussi un lieu susceptible d’attirer des chasseurs de photographies animalières, des artistes, des promeneurs, des sportifs. Bref, de l’éco-tourisme pur jus que Bassou souhaite ajouter à sa corde d’activités potentielles pour se faire connaître et rayonner bien au-delà de son périmètre.

« Ce n’est qu’une première étape dans notre stratégie, confia Nicolas FOULON, l’élu municipal en charge de ce dossier environnement, la suivante consiste à devenir un « territoire engagé pour la nature », avec davantage de mesures de protection en faveur de la biodiversité… ».

Un verger conservatoire a vu le jour malgré des conditions météo estivales peu propices aux plantations. Quelques noyers ont déjà pris racine sur le terrain qui est affecté à cette création. D’autres arbres fruitiers (de vieilles essences en termes de variétés) viendront étoffer cet espace qui comportera également un parcours pédagogique, où l’ombrage protégera les promeneurs.

Bassou, petit paradis naturel dans l’Yonne ? Ce n’est pas Dorothée MOREAU et son équipe municipale qui apporteront la contradiction !

 

Thierry BRET

 

 

 

Elle est l’une des quatre lauréates icaunaises, plébiscitée par le Réseau Entreprendre Bourgogne (REB) à l’occasion de sa remise de prix 2022. Marie DUCORNET, co-fondatrice de la plateforme de réservation de séjours au cœur du patrimoine, « ALMA HERITAGE », ne bénéficiait que de soixante secondes, montre en main, pour présenter à l’instar de la trentaine de lauréats régionaux les fondamentaux de sa structure. Avec comme point de départ, le mot « héritage ». Pas si simple !

 

ARCEAU (Côte d’Or) : Voilà un exercice de style qui n’était pas si aisé à pratiquer pour celles et ceux devant s’y conformer ! Se présenter sur une estrade, micro en main, face à la fine fleur des entrepreneurs qui composent le réseau Entreprendre Bourgogne, réunis dans le magnifique cadre du Trianon du Château d’Arceau, à l’est de Dijon, à l’occasion de la traditionnelle soirée de remise des prix, devant récompenser les lauréats de la sélection 2022.

Un exercice oratoire bref, et on ne peut plus simple, pour y évoquer en une petite minute son activité professionnelle, à partir d’un mot, préalablement choisi par les organisateurs.

Lorsque la jeune co-fondatrice de la société « ALMA HERITAGE », Marie DUCORNET, se présenta sur la scène, tout sourire et pas effarouchée par l’auditoire, elle découvrit le mot qui servirait de fil conducteur à son oral : « héritage ». Logique, en somme, puisque ce terme identifie la raison d’être de cette agence de valorisation du patrimoine historique et culturel qu’elle a créée en juin 2019, aux côtés de son amie, Aliénor DEBONNEVILLE.

 

 

« Héritage » : un mot qui prend tout son sens dans le monde de l’entrepreneuriat…

 

Installée en Puisaye, près de Toucy – à Mézilles plus exactement -, la structure a pour vocation de valoriser des domaines chargés d’histoire à des fins touristiques. Façon chambres d’hôtes, à titre d’exemple.

« Notre objectif, confie Marie DUCORNET, est d’accompagner les propriétaires et les gestionnaires de ces domaines publics et privés dans la gestion et la stratégie de leur communication… ».

Une activité de conseils qui aura tôt de fait de bifurquer, en sus, avec le développement d’une plateforme en ligne solidaire et participative de séjours touristiques au cœur de ce patrimoine si riche qui fait la France.

Naturellement, le réseau Entreprendre Bourgogne et ses correspondants dans l’Yonne ont été séduits par ce concept entrepreneurial, à la fois insolite et de belle facture porté par ces deux demoiselles trentenaires.

Alors lorsqu’elle a dû expliquer le mot « héritage », terme qui prend tout son sens, Marie DUCORNET n’éprouva aucune difficulté pour en donner son approche personnelle.

« C’est un mot qui résonne dans le monde de l’entrepreneuriat, il symbolise la transmission. Ce qui est essentiel pour les dirigeants d’entreprise. Quant au patrimoine, c’est l’affaire de tous ! Surtout quand il se présente sous la forme de vacances et de découvertes touristiques dans des lieux chargés d’histoire… ».

Ce que propose depuis trois saisons « ALMA Héritage » avec son modèle économique, une valeur sûre de ce segment d’affaires original, et ses deux dirigeantes dont le quotidien national « Le Figaro » vient de croquer le portrait dans l’un de ses rubriques consacrées aux arts de vivre !

 

Thierry BRET

 

Elle ne reste pas inactive et les deux pieds dans le même sabot, l’ancienne députée de la troisième circonscription de l’Yonne ! Ecartée de la vie politique après sa défaite au second tour des législatives en juin dernier, la revoici qui revient sous le feu des projecteurs par le biais de la valorisation des produits du terroir icaunais. En ambassadrice du « Grand Repas », opération promotionnelle pour la gastronomie qui se renouvellera le 20 octobre sur notre territoire…

 

MAGNY : Elle ne chôme pas, l’ex-députée du Sénonais à l’estampille du MoDem depuis son revers aux dernières élections législatives ! La voilà qui fait son grand retour sur le devant de la scène, en égérie de la cause alimentaire de qualité, soutenant au passage toutes les initiatives évènementielles qui mettent en exergue la valorisation des producteurs de notre terroir.

Présente il y a quelques jours sur l’exploitation agricole créée en 1997 par les deux frères GUYARD (Arnaud et Pierre-Olivier), le GAEC des TEILLATS dans l’Avallonnais, l’ancienne parlementaire a tenu à rappeler son engagement pour la cause de l’alimentation qualitative.

Une cause à laquelle elle s’était déjà intéressée lors de son précédent mandat, instigatrice d’une manifestation qu’elle a su porter sur les fonts baptismaux dans sa circonscription : « le Grand Repas ».

Invitée par la Fédération départementale des Syndicats d’exploitants agricoles de l’Yonne (FDSEA), l’UMIH (Union des métiers de l’industrie hôtelière) et du groupe METRO, Michèle CROUZET a donc traversé le département icaunais de part en part pour assister au lancement officiel de la « Charte Origine France », à travers une rencontre explicative au cœur d’une exploitation agricole. L’objectif de ce rendez-vous, comme devait le préciser Philippe BULANT, directeur de l’antenne auxerroise de « METRO » étant de « réunir tous les acteurs de la production agricole, mais aussi des fournisseurs PME ainsi que des représentants de la restauration indépendante ». Des échanges constructifs devant permettre après coup d’initier des actions concrètes et partenariales visant à assurer la promotion des productions du terroir.

 

 

Un « Grand Repas » accueilli le 20 octobre au « Rive Gauche » de Jérôme JOUBERT…

 

 

Entre la visite de l’élevage de bovins et d’ovins de race Charolais, Michèle CROUZET profita de l’opportunité pour évoquer la fameuse opération du « Grand Repas », celle-ci devant être accueillie cette année au « Rive Gauche » de Joigny, chez le chef Jérôme JOUBERT, présent également lors de cette immersion en terre avallonnaise.

« On essaie de travailler ensemble, souligna l’ex-politique de Sens, pour rechercher les meilleurs producteurs locaux et les meilleures façons dont sont produits nos aliments… ».

Une démarche qui se traduit dans les faits par une étroite collaboration sur le terrain avec le groupe METRO qui assure un florilège d’évènementiels au cours de la saison dans cette direction. Et dont on appréciera les effets gustatifs à l’occasion de ce « Grand Repas », seconde édition, qui sera décliné à Joigny le 20 octobre. Pour mémoire, c’est Jean-Michel LORAIN (« La Côte Saint-Jacques ») qui avait initié ce parrainage en 2021.

Une opération qui verra le concours constructif de l’UMIH 89, mais aussi des groupes de restauration comme ELITE ou HAPPY.  

Quant au repas, il est déjà élaboré pour s’assurer qu’il puisse être décliné ce jour-là dans les restaurants des collectivités, les établissements scolaires et les EHPAD. Mais, on n’en sera pas davantage pour l’heure sur les ingrédients ayant été choisis !

 

 

 

Dépasser les 16 000 repas servis avec la nouvelle édition…

 

 

L’année dernière, ce sont plus de 16 000 repas qui furent servis lors de cette animation à vocation initiatique autour d’un menu où la lentille de l’Yonne tenait la dragée haute dans l’assiette à la joue de bœuf.

Redécouvrir les produits locaux tout en faisant usage de pédagogie est l’un des objectifs pertinents de cette opération populaire. D’autant que les producteurs du cru peuvent également se faire connaître des professionnels de la restauration.

Poursuivant ses missions dans le domaine de l’alimentaire, Michèle CROUZET avoue se passionner de plus en plus pour ces thèmes de société fondamentaux. Présente à l’assemblée générale de « Bleu Blanc Cœur », il y a quelques jours à Paris, la Sénonaise a eu l’occasion d’échanger avec Guillaume GOMEZ, fondateur et président du club très restreint des « Cuisiniers de la République », les chefs qui ont su tirer les marrons du feu par des prouesses culinaires élyséennes ! Michèle CROUZET a donc de l’appétit sur le sujet et le fait savoir !

 

Thierry BRET

 

Aller à l’essentiel ? Pourquoi pas ! Ne serait-ce pas la meilleure des formules pour véhiculer un message à destination de ses cibles touristiques ? C’est en tout cas ce qu’a choisi l’Agence de développement touristique et Relais territorial des Offices de Tourisme de l’Yonne dans sa stratégie de communication. Un concept qui s’appuie une nouvelle identité visuelle et surtout un logo retravaillé, que l’on a découvert au bas du magazine estival…

 

AUXERRE : Sérieux coup de lifting pour la communication de l’agence Yonne Tourisme ! Avec un logo qui a été redessiné dans une veine identique à celui ayant fleuri cet été au Conseil départemental. Une identité visuelle qui s’inspire d’une galerie d’artistes. Une typographie manuscrite choisit au cordeau. Elle n’est pas sans évoquer un effet « signature » à la main. L’agence de développement touristique de l’Yonne se distingue donc pour donner du tonus et du « peps » à sa nouvelle griffe communicante.

Certains l’auront sans doute déjà remarqué, mais la couverture du magazine « Je passe l’été dans l’Yonne en Bourgogne » a bénéficié dès cet été de ce relookage inédit du plus bel effet. La plupart des gammes d’éditions et des supports numériques déclinent dès à présent cette palette de nouveautés.

Quant au slogan, résumant cette nouvelle stratégie, il ne se perd pas en conjectures : « L’Yonne en Bourgogne, révélez l’essentiel ».

Dans les faits, côté réflexion, c’est l’agence de communication « Signe des Temps », originaire de Paris et de Bordeaux, positionnée dans le marketing touristique territorial, qui a fait phosphorer l’ensemble de ses équipes. Objectif : associer les termes identitaires de l’« Yonne » et de la « Bourgogne » qui faisaient figure d’évidence. Une connotation à la fois, intimiste et inspirante. Réussie au vu du résultat !

 

Thierry BRET

 

 

 

 

 

 

 

Bienvenue dans notre cité préfectorale qui a retrouvé un rien de propreté ! Ouf ! Il était grand temps ! Point besoin d'être fort comme un turc pour s'attabler au « Maison Fort » ! Poussons-en la porte. La salle est plutôt attrayante et ne manque pas d'âme. Une table ronde, c'est l'idéal pour converser entre amis, pas vrai ?

 

AUXERRE : Le cocktail maison, proposé à l'apéritif est à 8 euros. Soit 53 francs d'avant 2002 ! Il est composé de crémant, de ratafia, de jus de pomme et de groseille. Mais, ce liquide est des plus insipides. Et, l'on n'y perçoit hélas aucun parfum. Comme trop souvent désormais en France, il est accompagné par du néant. Ni gougères, ni tomates cerise de saison  ou autres originalités. RIEN ! Il me revient alors en mémoire un récent périple en moto « ibérico-lusitanien » évoqué dans nos colonnes. Une belle illustration de la générosité bistrotière...

 

 

Une quiche lorraine aux goûts francs et aux saveurs étagées…

 

Autour de nous quelques tables dont celle occupée par le Président du Conseil départemental de l’Yonne, qui en sa qualité d'ancien édile chablisien, est à l'eau, me semble-t-il ! Certes, le  politiquement correct a envahi nos sociétés  -quelle tristesse - mais l'Yonne, c'est environ 20 à 25 % du vignoble bourguignon. Qu'on se le dise ! Sachons, ne pas l'oublier, sinon demain les us sodas règneront en maître absolu hélas sur nos tables !

Les entrées arrivent. Pour les accompagner, nous choisissons un Riesling de belle tenue. Si la cassolette d'escargots est plutôt quelconque, car trop chauffée, le millefeuille de betterave et chèvre est d’une belle texture originale. Mais l'entrée par nous plébiscitée, est la quiche lorraine déstructurée : c'est délicieux vraiment, des goûts francs et des saveurs étagées.

Bien sûr,  il me semble que dans la recette originelle, le fromage n'y a pas sa place, mais qu'importe ! (Devine ce que je t'ai préparé ?  Des quiches ! Ce n'était pas très difficile à deviner, étant donné que toute la maison en était parfumée - Georges SIMENON, chez « Les Flamands » en 1932).

 

 

Des légumes merveilleusement assaisonnés…

 

Les plats arrivent ensuite. Ils sont accompagnés d'un vin languedocien, pas forcément très connu : les « Terrasses du Larzac ». Mention spéciale ++ pour l'assiette végétarienne, elle est composée de ratatouille et pois chiches, légumes confits et purée de pommes de terre.

D'ordinaire, ce type d'assiette hélas ruisselle d'eau (carottes, haricots verts congelés...). Mais, rien de tout cela ici-bas ! Les légumes sont bien cuisinés, assaisonnés, c'est délicieux !

 

 

Un dessert à l’unisson avec sa crème onctueuse…

 

Du coup, nous pardonnons aisément la légère sur-cuisson du rosbif purée (des pensées pour feue Mamie Mado et nos repas familiaux des années 1970/80...), cette viande rappelant aussi les assiettes dites anglaises d'antan : viande froide, salade et cornichon. Une autre époque, assurément.

Et en dessert, le Saint-Honoré - saint patron des pâtissiers - est ici à l'unisson, avec son onctueuse crème.

Signalons aussi le joli parcours professionnel que celui du chef-patron de cette maison où il fait bon s'attabler.

 

 

En savoir plus

 

Les - : anormale absence d'accompagnements avec l'apéritif. Attention, chers restauratrices et restaurateurs, vous êtes en train d'oublier votre clientèle ! Adieu nappes, serviettes en tissus, etc.

Les + : un bon rapport qualité-prix, avec une première formule du midi proposée à 24 euros.

 

 

Contact :

 

Restaurant « Le Maison Fort »

10, rue Fourier

89000 Auxerre

Tel : 09.73.66.70.52.

Réseaux habituels !


Gauthier PAJONA

 

 

 

 

 

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