Le projet de construction d’une tour panoramique haute d’une quarantaine de mètres au sommet du point culminant de la Bourgogne (901 mètres) est loin d’être enterré. En marge de la signature d’une convention de partenariat avec le Département de l’Yonne, le président du Parc naturel régional du Morvan Sylvain MATHIEU a réitéré son désir de voir sortir de terre cet édifice qui boosterait l’attractivité touristique…

AUXERRE: A l’époque, l’idée d’ériger une tour panoramique sur la plus haute montagne de Bourgogne avait provoqué l’ire de personnes réfractaires au projet. Soit une poignée de récalcitrants, selon les auteurs du projet, qui s’étaient formellement opposés à la démarche du Parc naturel régional du Morvan et de ses partenaires institutionnels.

Pourtant, à l’issue d’une réunion publique proposée sur ce thème en novembre 2019, près de 90 % de l’assistance avait manifesté positivement leur intérêt pour cette initiative originale.

De quoi conforter le président quadragénaire du parc Sylvain MATHIEU qui profita de la conférence de presse organisée ce mardi dans les Celliers de l’hôtel du Département pour apporter de l’eau fraîche au moulin de la connaissance informative.

Malgré l’échec de la première tentative, un projet qui devait capoter à la suite du renoncement financier du partenaire entrepreneurial allemand, la société EAK, l’idée de construire ce long parcours piétonnier de six cents mètres sur une palissade de bois placée à vingt mètres du sol trotte toujours dans la tête du vice-président de la Région en charge de la forêt et des parcs.

Lors de l’étude initiale, le budget de l’opération qui devait trouver son but ultime dans l’édification de cette tour panoramique haute d’une quarantaine de mètres s’élevait à six millions d’euros. De son sommet, sur la commune de Saint-Prix, la vue serait imprenable à cinquante kilomètres à la ronde sur les paysages du sud Morvan. Ceux de la Saône-et-Loire et de la Nièvre. D’où un vif intérêt pour attirer les touristes et les férus de nature.

 

 

La Région devrait donner sa réponse avant la fin de l’année…

 

« Après le retrait des anciens partenaires allemands, fallait-il capituler en baissant les bras ou rebondir en reprenant le projet à zéro ?, s’interroge Sylvain MATHIEU, nous avons opté pour la seconde solution… ».

Programmé dans le cadre du plan de relance économique initié par la Région, le projet pourrait bien cette fois-ci aller à son terme. La recherche d’investisseurs est en cours de tractation. Quant aux départements où s’étend le Parc naturel régional, au nombre de quatre, ils soutiennent le projet. Confiant, Sylvain MATHIEU espère même inscrire le dossier parmi le plan de relance national. Afin de bénéficier de mannes qui n’auraient rien de providentielles !

Le verdict de ce retour en grâce après plusieurs mois d’abandon devrait être connu d’ici la fin de l’année. Une décision qui donnerait du baume au cœur à celles et ceux qui se battent pour développer l’attractivité touristique et économique du territoire.

 

 

L’initiative est judicieuse. Elle offre l’opportunité de s’immiscer au plus près de la réalité de la filière agricole. Histoire de rétablir certaines bonnes vérités en cette période d’agri-bashing sur ce qui se passe réellement dans le quotidien d’une exploitation ou chez un viticulteur. Une dizaine de professionnels ont accepté de jouer le jeu et de décliner cette opération organisée par la FDSEA de l’Yonne…

AUXERRE : Cette année, à l’occasion de ce nouveau rendez-vous, les professionnels investis dans cette animation pédagogique seront au nombre de neuf, précisément. Avec la présence de quelques belles références du côté des viticulteurs du cru, à l’instar du domaine Louis MOREAU à Beines ou de celui géré par Jean-Louis et Jean-Christophe BERSAN à Saint-Bris-le-Vineux.

Porté par la Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles de l’Yonne (FDSEA), l’évènementiel, soutenu par d’incontournables partenaires (Crédit Agricole, GROUPAMA, Chambre d’Agriculture ou Conseil départemental), n’a d’autres objectifs que de dévoiler les multiples facettes de celles et de ceux qui créent de la valeur ajoutée à leur production. Qu’elle soit viticole ou agricole.

Au-delà de cette vitrine, éminemment sympathique parmi les chais ou les basse-cours, le concept a le mérite de proposer une communication palpable à destination du grand public peu inféodé aux habitudes techniques de la filière. Donc, un rendez-vous imparable au niveau de la stratégie mise en exergue pour tordre le cou aux empêcheurs de tourner en rond, adeptes de l’agri-bashing dès que le moindre projet agricole pointe le bout de son nez !

Depuis que la FDSEA organise cette animation, le succès est au rendez-vous. Au-delà de la gratuité, les visiteurs ont la possibilité de goûter les produits fabriqués sur place. Mais, surtout de pouvoir discuter de visu avec les exploitants.

En savoir plus :

FDSEA 89 au 03.86.49.48.10.

 

L’œuvre restaurée se nomme un « bonheur du jour à cylindre ». D’une très belle facture esthétique, la pièce date du XIXème siècle. Elle a permis à la jeune artisane Emilie BARBIER de séduire le jury du Prix régional des métiers d’art 2019. L’ébéniste recevra également sa récompense de lauréate départementale en marge du marché artisanal concocté par la Chambre de Métiers, le Département et ALFRAN au Château de Maulnes ce samedi…

CRUZY-LE-CHATEL : Elle ne s’y attendait pas. Alors, forcément la surprise fut totale lorsque la jeune entrepreneuse originaire de SORMERY eut la confirmation de ce titre honorifique dont elle pourra désormais s’enorgueillir pour présenter son travail.

Plébiscitée par le jury régional des Prix des Métiers d’Art 2019, distinguée par les jurys départementaux, la jeune ébéniste possède incontestablement de l’or dans les mains pour travailler le bois. Et permettre à des meubles séculaires de retrouver leur lustre d’autrefois.

A l’occasion du marché artisanal concocté ce week-end au château de Maulnes par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, avec le soutien du Conseil départemental et de la société ALFRAN, gestionnaire du fameux édifice aux formes si caractéristiques, hommage sera donc rendu à la magnificence de ce noble métier que représente l’ébénisterie.

 

 

Vice-président de la chambre consulaire régionale et porte-étendard de l’U2P dans l’Yonne, David MARTIN remettra à Emilie BARBIER sa distinction départementale en présence de Cécile RACKETTE, sous-préfète d’arrondissement d’Avallon.

Précisons que cette manifestation s’incrustera dans le programme qualitatif conçu à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine, avec la présence d’une trentaine d’exposants, dont dix-sept artisans d’art et douze producteurs du secteur alimentaire.

 

 

En savoir plus :

Marché de l’artisanat d’art du Château de Maulnes

Samedi 19 septembre et dimanche 20 septembre 2020

De 10 h à 18 h,

Remise du prix à Emilie BARBIER le samedi 19 septembre à 11 heures par David MARTIN, vice-président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat et Cécile RACKETTE, sous-préfète d’arrondissement d’Avallon.

 

 

Attendue depuis dix ans par les professionnels de la filière, la décision était suspendue au verdict de l’INAO. Celui-ci est tombé le 03 septembre. Saluant une décennie d’engagement et de labeur en faveur de la reconnaissance de l’appellation. Grâce à cette mention « premier cru », le rayonnement touristique et économique de ce vignoble situé au sud de la Bourgogne va s’en trouver renforcée…

MACON (Saône-et-Loire) : C’est fait : la mention « premier cru » de l’AOP Pouilly-Fuissé est enfin reconnue ! Le Comité national des appellations d’origine relatives aux vins et aux boissons alcoolisées (ainsi qu’aux spiritueux) a approuvé la reconnaissance des vingt-deux climats accompagnés de cette fameuse mention à ce vignoble implanté au sud-ouest de Mâcon.

Une belle récompense pour l’Organisme de défense et de gestion de l’AOP qui a travaillé d’arrache-pied avec les services de l’INAO en étudiant la notoriété, les usages et les caractéristiques naturelles des parcelles.

Résultat de ces interventions : ce sont 22 climats classés en premier cru, soit 194 hectares répartis sur les quatre communes de Chaintré, Fuissé, Solutré-Pouilly et Vergisson, qui sont ainsi répertoriés.

Jusqu’ici, les appellations communales du Mâconnais ne bénéficiaient pas de climats en « premier cru ». Par ce terme, on désigne les spécificités de certains lieux-dits selon la terminologie bourguignonne.

 

 

L’AOP Pouilly-Fuissé ne concerne que des vins blancs. Ils sont produits au sein d’une aire délimitée de 800 hectares. Trois cent cinquante vignerons y disposent en moyenne de trois hectares de superficie pour exploiter ce vignoble. L’an passé, 40 000 hectolitres de ce nectar avaient été produits.

Cette reconnaissance est très prometteuse pour l’avenir de la région en termes de développement économique.

Une distinction dont s’est fait écho la présidente du Conseil régional Bourgogne Franche-Comté Marie-Guite DUFAY par un communiqué de presse où elle se félicite de la décision de l’INAO.

 

 

Placé dès le début de la visite de la fameuse construction médiévale aux 300 000 touristes annuels, cet espace mérite que l’on s’y attarde quelque peu. Ne serait-ce que pour comprendre comment se conçoivent les pigments si chatoyants à l’œil qui ornementeront ensuite les murs et autres décorations du célèbre édifice d’inspiration moyenâgeuse…

TREIGNY : C’est la magie permanente de ce chantier d’archéologie expérimentale, unique au monde et rouvert au public depuis plusieurs semaines dans le pur respect des protections barrières. Il y a toujours quelque chose à regarder quand on se promène à son rythme et de manière détendue au détour d’un atelier.

Ici, c’est la préservation d’un savoir-faire, le plus souvent aux origines ancestrales. Là, c’est la découverte d’une passion artisanale que partagent aisément ces femmes et ces hommes en faisant vibrer ce mot de leur talent. Ils y vivent une expérience qui n’a pas de prix.  

Bien sûr, il y a l’édifice principal qui ne cesse de s’ériger au fil des années, selon les méthodes de construction usitées au XIIIème siècle. Mais, lorsque l’on flâne seul ou en famille dans ce lieu de profonde quiétude au beau milieu de la forêt, il faut aussi prendre le temps de se poser et de s’attarder sur chacun de ces ateliers qui accueillent de véritables artisans.

 

 

Un jardin extraordinaire à vocation tinctoriale

 

Prenez à titre d’exemple l’atelier des couleurs. L’appellation de l’endroit est belle. Et elle se justifie amplement. D’un côté, il y a la recherche de ces teintures végétales qui empruntent le chemin de la distribution en circuit court, à savoir du producteur à son utilisateur. Puisque le jardin nourricier du créateur est implanté juste en face de son échoppe.

Là, dans un espace vert de belle facture, poussent allègrement des plantes qui vont apporter les substances nécessaires à la conception des coloris indispensables à la décoration de la forteresse.

Ce sont des variétés de tanaisie, de garance, de rhubarbe, d’iris qui une fois arrivées à leur maturation florale seront cueillies et travaillées dans les règles de l’art pour donner naissance à une palette tinctoriale aux subtilités impressionnantes.

 

 

 

 

Une palette chromatique obtenue en chauffant les minéraux…

 

Les pigments possèdent aussi des origines minérales. Logique, GUEDELON a été bâti au cœur d’une ancienne carrière. Une mine intarissable pour en extraire la précieuse matière première. Transformée sur place.

Du sol de ce lieu extraordinaire sont ainsi prélevées les ocres et les argiles. Et c’est à partir de là que s’effectue la délicate alchimie qui fera muter ces substances minérales en autant de coloris devant égayer ensuite les murs de l’incroyable château-fort reconnu aujourd’hui de manière universelle.

La quinzaine de pièces déjà réalisées par ces bâtisseurs des temps modernes bénéficie de ces ornements décoratifs issus de ces pierres. Dont la chambre des invités qui dévoile de splendides peintures murales.

L’obtention de ces coloris si attrayants à l’œil résulte en fait du chauffage à haute température de ces minéraux.

 

 

En les portant à fortes chaleurs, les ocres jaunes se teintent en un rouge vif. L’emploi de l’argile étend la palette chromatique entre le beige et le rose après une opération de chauffage. En employant le sable, extrait de la carrière, l’artisan ajoute le coloris orange à sa gamme. L’hématite donne le rouge foncé. La récupération de la terre brûlée des meules de charbon de bois fait naître le gris, voire le noir.

Quant au subtil mélange obtenu à partir de la chaux et du charbon de bois, cela apportera le gris bleuté dans la palette de l’artisan-artiste.

Ce sont au total une douzaine de couleurs qui permettront ensuite de bénéficier d’un champ chromatique suffisamment éclectique pour créer l’atmosphère d’autrefois sur les parois de l’édifice d’inspiration moyenâgeuse…

 

 

En savoir plus :

Château de GUEDELON

Ouvert jusqu’au 01er novembre 2020

Route départementale 955

Entre Saint-Sauveur-en-Puisaye et Saint-Amand-en-Puisaye

Commune de TREIGNY

Contact : 03.86.45.66.66.

Site : www.guedelon.fr

 

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