L’enveloppe financière, validée par les élus de la Région Bourgogne Franche-Comté lors de la commission permanente ce vendredi 19 novembre, est conséquente. Elle se monte à 1,11 million d’euros. Un coup de boutoir supplémentaire pour encourager les producteurs locaux à développer la commercialisation de leurs produits en circuit court…

 

DIJON (Côte d’Or): Vingt-trois professionnels de la filière agricole de notre contrée doivent avoir le sourire ce samedi matin. En effet, les conseillers régionaux, réunis en commission permanente la veille, ont adopté le principe d’une rallonge budgétaire afin de soutenir la commercialisation en vente directe des productions locales.

Soit un total d’1,11 million d’euros délivré dans le cadre du PAIR, le Plan d’Accélération de l’Investissement Régional.

Depuis le début de l’année, ce sont in fine 94 dossiers qui ont été ainsi soutenus par les aides de l’exécutif de Bourgogne Franche-Comté. Plus de 3,7 millions d’euros de subsides visant à favoriser le renforcement des circuits courts, aptes à écouler plus facilement les productions agricoles de la filière.

Une stratégie que la Région encourage vivement depuis plusieurs années et que les consommateurs ont adopté, eux-aussi, avec grand intérêt, soucieux de d’acheter des fruits et légumes du cru. En évitant les intermédiaires.

 

Thierry BRET

 

 

 

La population de la ville de Migennes, durement frappée par l’annonce surprise de la fermeture du site industriel de BENTELER qui condamne 400 emplois à terme est invitée à se mobiliser ce mardi 23 novembre à partir de 13h30. Objectif : protester en faveur de la préservation des emplois dans le secteur de l’automobile. Mais plus globalement dans toutes les autres filières industrielles…

 

MIGENNES: Compte tenu du degré émotionnel que soulève la prise de décision de suspendre toutes activités corporatistes sur le site de BENTELER AUTOMOTIVE, le nombre de participants répondant en faveur de cet appel à la mobilisation devrait être conséquent le 23 novembre aux alentours de 13h30.

C’est en tout cas ce qu’espèrent les syndicats organisateurs de cette manifestation qui partira du complexe industriel rue Raymond Poincaré. Et en premier FO, majoritaire au sein de l’entreprise automobile, qui est à l’initiative de ce rassemblement populaire comme devait le préciser Reynald MILLOT, son délégué général.

Précisons que l’usine de Migennes est bloquée depuis le jeudi 18 novembre à 13 heures. Plus aucun salarié n’assure la production. Les équipes ont décidé de se relayer jour et nuit afin d’exiger le maintien de tous les emplois.

 

 

Quatre cents personnes dont 120 couples sont menacées de perdre leur emploi de manière définitive et de tomber dans la précarité. Sans omettre par effet de ricochet malencontreux les emplois indirects impactés par cette fermeture inattendue.

Pour Reynald MILLOT, il est de la responsabilité des pouvoirs publics de tout mettre en œuvre, en concertation avec les représentants du personnel et leurs organisations syndicales, pour que l’ensemble des emplois soit préservé.

L’Union départementale des syndicats Force Ouvrière de l’Yonne en appelle à tous ses sympathisants et militants pour que la future opération de mardi soit significative de la représentation de leur colère…

 

Thierry BRET

 

 

 

 

 

Le candidat de Debout la France à présidentielle 2022 était de passage dans l’Yonne à la rencontre de ses militants et sympathisants. Après une halte à Villeblevin, et avant de se rendre à Foissy-les-Vézelay, le souverainiste a tenu un point presse à Auxerre pour y présenter son dernier opus où il évoque les grandes lignes de son programme.

 

AUXERRE : C’était également une journée pour convaincre quelques maires supplémentaires de signer pour son projet et lui permettre de viser ainsi les 500 parrainages. Ce qui de l’aveu même de l’intéressé, est loin d’être gagné. Tableau en main, le candidat a fait ses comptes. Il lui manque encore près de la moitié des seize signatures que lui avaient octroyées les maires de l’Yonne en 2017. Une frilosité qu’il attribue à la publication des noms, aux intercommunalités et à un ras le bol généralisé de la chose politique : « d’élections en élections, les maires parrainent de moins en moins. Aujourd’hui, je ne vois même pas comment Eric ZEMMOUR peut imaginer être candidat ! Quant à Marine Le PEN… je vois venir une espèce de bombe démocratique ! Imaginez un Jean-Luc MELENCHON à 10 % dans les sondages, qui n’aurait pas ses 500 signatures ! ».

Nicolas DUPONT-AIGNAN reste mutique quant au nombre exact lui restant à décrocher et se veut prudent : « je pense que l’on va y arriver, mais je peux aussi échouer ric-rac ! ». Mais celui qui entame sa quatrième campagne présidentielle sait bien que le résultat de l’élection dépendra aussi de la mobilisation électorale : « on peut tout promettre, les gens ne nous croient même plus, après vingt ans de promesses trahies ! Un pays dont les habitants ne croient plus en rien ne peut se redresser. La seule condition, c’est de redonner confiance ». Appelant pour cela les Français à se rendre en nombre aux urnes : « Secouez-vous ! Libérez-vous ! Relevez-vous ! Si vous ne votez pas, vous n’en sortirez jamais… »

 

Un treizième mois pour tous financé par la baisse des cotisations sociales…

 

Faisant fi des sondages qui le créditent de 2 à 5 % des intentions de vote, le député de l’Essonne vient de sortir aux éditions L’Archipel un livre de propositions chiffrées : « Où va le pognon ? » où il affirme expliquer concrètement comment mettre en œuvre financièrement ses idées et récupérer au passage les cent milliards d’euros qui selon lui, sont gaspillés par la puissance publique chaque année. Un plan de bataille s’articulant autour de trois priorités : récompenser le travail, aider les entreprises qui relocalisent sur le sol français et rouvrir 20 000 lits supplémentaires dans les hôpitaux, soit un établissement de santé de plus par département, notamment dans les zones désertifiées.

Sur le premier point, 20 milliards d’euros seraient ainsi affectés à l’augmentation des salaires pour une majorité de Français, sous la forme d’un 13ème mois pour tous, financé par une baisse des cotisations salariales.

Autre cheval de bataille, la lutte contre la fraude sociale et les fausses cartes vitales qui circuleraient dans le pays, estimées selon l’ancien maire de Yerres à 1,8 million de cartes surnuméraires, avec à la clé un préjudice qui atteindrait 20 milliards d’euros. Le candidat mise aussi sur un patriotisme économique en baissant de moitié l’impôt sur les sociétés pour toute entreprise réinvestissant ses bénéfices sur le territoire français : « assez de baisser les charges non ciblées faisant des cadeaux aux entreprises qui délocalisent, à l’instar du CICE ».

 

 

Créer des filières pour assurer la survie de l’économie…

 

Reste à convaincre les consommateurs à privilégier dans leurs achats le « made in France » et pour y parvenir Nicolas DUPONT-AIGNAN souhaite la création de filières : « aujourd’hui, le produit est trop cher pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de filières, pas de grande échelle, nous sommes quasiment dans le sur mesure… ». Des filières qu’il aimerait voir renaître également en matière agricole, pour la survie financière des producteurs : « on a voté deux lois EGALIM, elles ne marchent pas, c’est un tissu de bureaucratie ! On peut tout à fait instaurer un prix garanti, sur le lait notamment, avec des quotas et contrôler les importations…. Qu’on ne me dise pas qu’il est impossible de recréer quelque chose qui soit à la fois européen et organisé… ».

L’occasion pour le candidat souverainiste de tirer à boulet rouge sur l’Europe : « on cumule une technocratie, un déséquilibre législatif exécutif et une organisation européenne tentaculaire, on ne contrôle plus rien ! ». Et d’appeler à la renégociation des traités pour redonner plus d’autonomie aux parlements nationaux : « troisième voie entre le FREXIT et l’Europe telle qu’on la subit aujourd’hui… ».

Comme disait le Général : « vaste programme ! »

 

Dominique BERNERD

 

 

 

Il veut comprendre, le maire de Migennes ! Connaître toutes les pièces du dossier pour tenter de démêler les fils ténus de cet imbroglio économico-industriel qui se joue depuis 48 heures dans sa ville. Le pire des scenarii au plan humain se concrétise avec à l’horizon ses funestes conséquences : la perte de 400 emplois. Impensable pour le président de la communauté de communes…

 

AUXERRE : Il est atterré François BOUCHER. Et c’est peu de chose de le dire à l’issue des informations qui ont fait l’effet d’une bombe dans le sérail institutionnel. Le projet de fermeture du site automobile BENTELER dans sa localité, Migennes, le laisse perplexe.

Une décision inique de la part de l’équipementier d’Outre-Rhin qui l’agace profondément. A l’instar de l’ensemble des élus de l’hémicycle départemental qui, en session plénière ce vendredi matin, sont partagés entre surprise, colère et indignation.

L’Yonne de la sous-traitance automobile paie un lourd tribut à la mondialisation et aux changements de paradigme de la transition énergétique qui se profilent.

« Nous rentrons vraiment dans une crise sectorielle très importante, lâche le conseiller départemental lors d’une prise de parole sur le sujet au beau milieu de la matinée, je vous le prédis : cette crise-là sera pire que celle observée en 2008… ».

Il y a quelques jours, c’était AUTOMOTIVE LIGHTNING à Saint-Julien-du-Sault. Aujourd’hui, c’est au tour de BENTELER à Migennes d’être confronté aux affres de la dure loi concurrentielle de l’économie. Une concurrence exacerbée par les prix de la main d’œuvre pratiqués par l’Espagne ou le Maroc. Ce que dénonce avec véhémence François BOUCHER.

« Le pire fléau à l’heure actuelle côté concurrence pour nos industries, c’est l’Espagne, souligne l’élu de Migennes, il faut que les constructeurs de la filière automobile fassent tout leur possible pour éviter que tout le monde ne parte s’installer là-bas ! ».

 

 

« On a le portable du directeur de MUTARES… »…

 

Un constat amer et difficile à admettre alors que l’Etat français ne cesse de parler de réindustrialisation à gogo. Seraient-ce déjà trop tard pour les filières traditionnelles ?

« On en a assez de cette Europe à bas coûts, clame le conseiller départemental furibond, beaucoup de députés et de parlementaires devraient faire remonter ces informations à Bruxelles ! ».

Et au passage d’exiger que les états membres de l’Union européenne réajustent le SMIC afin d’uniformiser les salaires. Oui, d’accord, mais quid de la pesanteur inconsciente des charges sociales qui briment les entreprises françaises au quotidien, les empêchant de recruter ?

« On essaie d’avoir un contact direct avec l’éventuel repreneur de ce site industriel, ajoute François BOUCHER, on possède le numéro de portable du directeur de MUTARES (une holding allemande qui acquiert des sociétés de taille moyenne éprouvant des difficultés financières) afin de découvrir toutes les pièces de ce dossier afin de mieux l’analyser et y faire face… ».

Par le terme « on », le président de la CC du Migennois fait allusion à son homologue du Jovinien, Nicolas SORET, vice-président de la Région en charge de l’économie et de l’emploi. A la manœuvre depuis vingt-quatre heures sur cet épineux dossier.

 

Curieux marchandage autour du site de Migennes…

 

Il se dit même dans les alcôves que BENTELER qui ne veut plus de représentation physique dans l’Hexagone donnerait de l’argent à l’éventuel repreneur qui rachèterait la boutique ! Sachant que de 15 à 20 millions d’euros sont nécessaires pour moderniser les lignes de production du site icaunais. Un drôle de marchandage.

« Avec Nicolas SORET, conclut François BOUCHER, on étudie la possibilité de lever des fonds dans le cadre des aides économiques inhérentes aux différents plans de relance. Nous sommes en train de regarder cela attentivement, au millimètre près… ».

Lundi 22 novembre, le préfet de l’Yonne réunira en début d’après-midi tous les acteurs pouvant influer sur l’évolution de ce dossier où 400 emplois sont sur la sellette. Dont ceux de 120 foyers !

Attentif à la situation, le président du Conseil départemental Patrick GENDRAUD a confirmé en fin de séance que les élus icaunais rédigeront une motion afin de montrer leur total soutien avec les salariés et leur rejet de cette fermeture, un texte qui sera voté lors de la séance publique du 10 décembre.

 

Thierry BRET

 

 

C’est une catastrophe inéluctable pour l’emploi et l’attractivité de l’Yonne. Avec quatre cents postes à la clé qui pourraient être menacés si rien n’est fait pour sortir de ce guêpier qui frappe de plein fouet l’une des références industrielles de l’automobile. Un coup de massue que la présidente de la Région Marie-Guite DUFAY a dû mal à encaisser. Et pour cause : l’équipementier allemand n’avait pas prévu de fermer le site…

 

MIGENNES : A l’annonce de la fermeture de l’usine BENTELER, intervenue ce jeudi matin à l’issue d’un comité social et économique extraordinaire, le sang de Marie-Guite DUFAY n’a fait qu’un tour.

Demandant au vice-président en charge de l’économie et de l’emploi Nicolas SORET de prendre attache dès que possible avec l’équipe de direction et les salariés, la présidente de l’exécutif régional a décidé de réagir le plus vite possible face à une situation qu’elle a qualifié d’inacceptable.

L’enjeu est de taille. Ce sont quatre cents emplois qui sont ainsi dans la balance. Celle des pertes et profits. Alors que l’équipementier allemand avait confirmé mordicus à l’élue régionale ne pas vouloir fermer le site de Migennes ! En outre, aucun plan de sauvegarde de l’emploi n’avait été envisagé.

D’où l’étonnement de la présidente régionale à la découverte de cette information matinale. Elle qui évoque sa relation avec la direction du site il y a de cela quelques jours encore pour finaliser une possible offre de reprise.

« La Région s’était engagée à accompagner, aux côtés de l’Etat, tout repreneur afin de garantir la pérennité du site et des emplois, ajoute-t-elle.

 

 

Que l’Etat déclenche le dispositif « Choc industriel »…

 

A ce titre, Marie-Guite DUFAY s’est rapprochée de l’Agence Economique Régionale (AER) afin qu’elle puisse redoubler d’efforts dans la recherche d’un possible repreneur d’ici l’ouverture du PSE, le Plan de sauvegarde de l’emploi.

« J’ai interpellé la ministre déléguée chargée de l’industrie, précise la présidente, en la sollicitant pour qu’elle déclenche immédiatement le dispositif « Choc industriel »… ».

Un processus propre au programme « Territoire d’industrie » qui offre la possibilité de bénéficier d’un accompagnement renforcé de la part de l’Etat afin d’aider prioritairement tout projet de développement économique sur le territoire. Pour l’heure, on ne connaît pas encore la réponse d’Agnès PANNIER-RUNACHER.

Toujours est-il que la présidente apporte son soutien aux salariés et demeure à la disposition des organisations syndicales et des élus locaux. Exigeant de l’Etat à l’heure où celui-ci clame haut et fort le principe de relocalisation industrielle, de reconquête et de souveraineté économique qu’il agisse en connaissance de cause au plus vite. « C’est le moment de prouver qu’après les discours il y a des actes ! ».  

 

Thierry BRET

 

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