Peu coutumier du fait, le geste est cependant fort en symbole. Sans doute à la grande stupéfaction des automobilistes qui ont été bloqués quelques minutes aux heures de pointe sur l’un des axes principaux à Auxerre. L’action de la Police nationale avait pour but de dénoncer les propos tenus par Emmanuel MACRON contre la profession...

AUXERRE : C’est un véritable coup de gueule à l’adresse du locataire de l’Elysée que vient de lancer la Police nationale. Une protestation en bonne et due forme qui s’est traduite par la mobilisation de plusieurs représentants des forces de l’ordre à l’appel du syndicat Alliance Police Nationale.

L’action s’est déroulée en deux temps. A Auxerre, tout d’abord, ce jeudi où les policiers ont affiché publiquement leur courroux en organisant des opérations de ralentissement et de blocage de la circulation avenue Charles-de-Gaulle aux heures de pointe. Un filtrage au compte-goutte des véhicules de part et d’autre de la chaussée où les automobilistes surpris se sont vus demander s’ils préféraient avoir une amende ou une papillote !

Solidaire envers les revendications des policiers, la population a opté tout naturellement pour la seconde des deux possibilités.

 

 

 

Le Chef de l’Etat ne soutient pas les forces de police dixit le syndicat…

 

Le lendemain, c’est devant l’hôtel de police de Sens que les représentants de ce mouvement contestataire faisaient part de leur mécontentement.

C’est à la suite des déclarations du président de la République que le syndicat Alliance Police nationale a appelé à manifester. Pour ce dernier, le Chef de l’Etat n’a pas affiché de soutien aux forces de police que leurs syndicats étaient en droit d’espérer.

Souhaitant interpeller l’opinion publique, les policiers ont remis des tracts aux automobilistes pour expliquer le motif de cette sourde colère qui devient effective désormais dans la rue.

« Nous sommes violents et en même temps racistes » pouvait-on lire sur l’un d’entre eux : un contre-pied ironique évident afin de démontrer tout l’inverse de la part des forces de l’ordre, pointées du doigt par l’Elysée.

 

Thierry BRET

 

 

 

L’économie de proximité est l’un de ses credo préférés. Il le complète avec ce besoin inexpugnable de défendre les intérêts des artisans et commerçants dans l’exercice de leurs métiers. Autant d’arguments convaincants qui ont permis à l’actuel président de la Confédération Nationale de l’Artisanat des Métiers de Services et de la fabrication (CNAMS) de renouveler son bail à la région BFC…

AUXERRE: Surprise s’abstenir lors de la récente élection de la CNAMS de Bourgogne Franche-Comté pour désigner le nouveau lauréat au poste suprême de président ! Christophe DESMEDT a été reconduit par ses pairs dans la fonction qu’il occupe depuis son premier succès, obtenu lors de la précédente mandature entamée en mars 2016.

L’artisan coiffeur de l’Yonne se succède donc à lui-même au sein de cette confédération sans qu’il n’y ait eu la moindre difficulté contestataire. Une présidence qui lui permet également de gérer le destin de l’U2P, l’Union des Entreprises de Proximité.

C’est précisément de cette proximité dont il aura été question lors de ce scrutin. Une valeur intrinsèque dont le chef d’entreprise icaunais soutient avec abnégation les principes fondamentaux.

 

 

Privilégier les projets constructifs et les liens sociaux…

 

Au cours de cette assemblée générale extraordinaire, Christophe DESMEDT a rappelé son engagement dans le développement de projets constructifs favorables au lien et dialogue social. Une ligne directrice facilitant l’évolution de l’organisme.

La CNAMS avait été endeuillée en avril dernier en perdant son mentor charismatique foudroyé tragiquement par la COVID-19, le regretté Bernard STALTER. Un président national qui avait effectué un déplacement plus que de courtoisie à l’automne 2019 à Auxerre en visitant avec beaucoup d’intérêt les locaux du CIFA de l’Yonne. Christophe DESMEDT avait pu disserter longuement avec son référent national. Depuis le 23 septembre, c’est l’artisan prothésiste dentaire Laurent NUMEROT qui a repris les rênes de la vénérable confédération.

 

Au pied du podium, avant de disputer la rencontre de la quinzième journée de Ligue 2, le club bourguignon réalise l’une de ses meilleures saisons depuis bien longtemps. Des prestations où les buts s’accumulent en rafale dans le camp adverse comme ce fut le cas face à Niort (6-0) qui donneraient presque des raisons d’espérer en l’année 2021…

AUXERRE : A trois petits points du leader actuel, le club voisin de Troyes, l’AJ Auxerre occupe une méritoire quatrième place parmi le Top Cinq de ce championnat de Ligue 2, âpre et très relevé. Une position prometteuse que l’équipe bourguignonne n’avait pas connue depuis fort longtemps !

Faisant déjà nourrir de solides espérances auprès des supporters pour qui l’avenir de la formation dans la seconde partie de l’épreuve si le tempo devait rester le même pour les protégés de Jean-Marc FURLAN serait radieux !

En toile de fond, le but ultime serait d’accrocher l’un des deux billets donnant droit à l’accession directe en division supérieure et retrouver ainsi le faste d’une Ligue 1, vendeuse au niveau de certaines de ses affiches (quand le public sera invité à se rendre de nouveau dans les travées du stade Abbé Deschamps) et pourvoyeuse de nouveaux partenaires financiers. A défaut, la place de barragiste si la formation auxerroise clôturait la compétition à la troisième place.

Nous n’en sommes pas encore là, malheureusement. La phase aller du championnat doit déjà se boucler avec pour mise en bouche cette rencontre face à l’AS Nancy-Lorraine, longtemps l’un des épouvantails de l’ancienne Première division qui vit évoluer dans ses rangs des joueurs d’exception à l’instar d’un Michel PLATINI ou d’un Olivier ROUYER.

Gageons que ce déplacement au stade Marcel-Picot soit profitable aux couleurs de l’Yonne ! L’équipe alignée par Jean-Marc FURLAN reste sur une série de sept matchs sans défaite. Il n’y a aucune raison que cela s’arrête en si bon chemin !

 

La gastronomie française est en deuil. Après le décès du chef icaunais Marc MENEAU. Né en 1943 à Avallon, Marc demeura éternellement un enfant de son pays de Saint-Père-sous-Vézelay. De même que Paul BOCUSE demeurera l'emblème vivant de Collonges-au-Mont d'Or pour l'éternité. Il en sera de même pour Marc MENEAU à Saint-Père.

 

SAINT-PERE-SOUS-VEZELAY : Dans ce village, son père exerçait le noble métier de bourrelier  tandis que Marguerite sa maman faisait tourner le café-épicerie villageois « La Renommée ». Heureuse prémonition que pareille dénomination ? Elle qui avait coutume de dire : « j'essuie mes mille verres par jour ! ». Marc, l'enfant unique, a été forgé comme ça. Trop tôt orphelin de père, sa maman compta énormément dans sa vie.

Il fut plutôt bon  élève à l'école hôtelière de Strasbourg, avant de retrouver sa terre natale pour le service militaire. Puis, vint le temps de la reprise du café maternel. Entre-temps, il s'est marié avec Françoise PARADIS - encore une heureuse prémonition - fille des restaurateurs de « L'Auberge du Cheval blanc » de Leugny, désormais fermée hélas. Son beau-père l'initiera à la dégustation du vin, et ainsi Marc délaissera « l'Orangina » ! Nous sommes en 1966, et lors de leurs débuts, les jeunes MENEAU vendent crêpes et gaufres aux touristes de passage. Leurs débuts ne sont pas forcément un long fleuve tranquille...

 

L’ambition d’un érudit passionné…

 

Cet homme aime lire. Il possède une belle bibliothèque culinaire. Parmi ses ouvrages de référence figure « La Grande cuisine bourgeoise et la vraie cuisine légère » du chef André GUILLOT, de l'auberge du Vieux Marly à Marly-le-Roi. Marc se reconnaît dans ses préceptes : respect des produits, importance des cuissons, rôle des parfums et aussi bon usage de l'assaisonnement.

Autre de ses mentors, le cuisinier Alexis HUMBERT, ancien chef du célébrissime « Maxim's » parisien. Il est en retraite, non loin de Saint-Père,  en Saône-et-Loire. Il jauge que le « p'tiot » en a sous le pied. Pour Marc.....ce ne sera pas toujours facile, mais il apprendra beaucoup de ce chef novateur à son époque. L'iconoclaste cuisinier BENARD, chef de maison bourgeoise vient ici compléter le trio de l'âme inspiratrice.

Le jeune chef comprend vite que la cuisine, c'est donner du plaisir aux autres. Le guide Michelin ne demeure pas insensible aux efforts accomplis, et en 1972, attribue la première étoile à l'Espérance -
dont le téléphone via opératrice est alors le 1.00. Il est plébiscité pour son turbot au vinaigre, le cul de veau clamecyçoise et le Praticien ( ?!) en guise de pâtisserie ! Les vins mentionnés sont Irancy et le Melon de Fontette, petit coteau local. Preuve du soutien indéfectible du chef à la viticulture vézelienne, et à sa renaissance...


Dix pour cent des tables triplement étoilées sont dans l’Yonne !

 

Trois ans plus tard, en 1975, le Michelin double la mise, pour la terrine de perche aux ciboulettes, la cassolette d'écrevisse à la nage, et la selle d'agneau. Les MENEAU viennent alors de quitter le café maternel, pour des locaux plus spacieux ! Quelle surprise ! Commence alors la plus belle des décennies MENEAU, car ils veulent plus, beaucoup plus, et vont s'en donner les moyens.
En 1984, le Michelin dirigé alors par André TRICHOT (rien à voir avec l’ancien accordéoniste icaunais renommé !) attribue trois étoiles à l'Espérance - dont le téléphone à six chiffres est désormais automatique !

Ces accessits honorent l'ambroisie de volaille au foie gras et truffe  le salmigondis de pigeon au cresson, sans oublier de terminer par la feuillantine aux fruits rouges. L'Espérance vaut désormais le voyage selon la célèbre terminologie du guide pneumatique. Dans l'Yonne, deux ans plus tard, en 1986, la « Côte Saint-Jacques » du chef Michel LORAIN de Joigny atteindra aussi ce prestigieux niveau, tant et si bien qu'à l'époque.....10 % des tables triplement étoilées en France sont icaunaises ! Une autre époque assurément !

 

 

« L'Espérance » reçoit alors des huiles du monde entier : des présidents, des musiciens.... Serge GAINSBOURG y séjourna longuement avant son décès.
En 1999, un jour de mars, le journal « L'Yonne républicaine » titra : « GAUTHIER qui rit, MENEAU qui pleure ». Le jeune chef sénonais Patrick GAUTHIER décrochait alors sa première étoile tandis que chef MENEAU perdait sa troisième étoile. Il ne s'en remit jamais vraiment.

 

Un grand professionnel mais un sacré caractère aussi !

 

Le nouveau siècle ne fut pas des plus faciles pour « L'Espérance », problèmes  récurrents de trésorerie et son corollaire de fournisseurs impayés. Le Conseil général présidé  alors par Henri de RAINCOURT apporta aussi une aide financière. Car comme le disait  son président : « nous ne laisserons pas tomber le soldat MENEAU ! ». Mais en 2015,  retentit sèchement  le clap de fin définitif pour « L’Espérance ». Assez tristement, la façade défraîchie indique toujours ce nom ainsi que celui de Marc MENEAU comme une ode aux jours heureux, révolus à tout jamais.

Unanimement, le chef MENEAU est décrit par ses pairs comme un très grand cuisinier, précurseur dans nombre de domaines, avec certaines recettes demeurées dans les annales : le cromesquis de foie gras, les huîtres en gelée d'eau de mer....Un grand professionnel aussi. Un mec doué. Un foutu caractère aussi ! Limite pédant parfois...

Nombre d'habitants du village voisin d'Asquins se souviennent de ses passages  à toute vitesse au volant de sa Mercedes un barreau de chaise aux lèvres ! Un homme charismatique avec une certaine aura, c'est indéniable.  On pouvait le détester, mais ne pas ignorer son génie culinaire d'où une certaine ambiguïté. Des clients se souviennent avec émotion d'une table raffinée et  opulente  à la générosité affirmée. Le noble aubergiste avec un grand A.
Le mot de la « faim/fin », laissons-le à Dominique BRUILLOT, fondateur de la revue « Bourgogne Magazine » qui le connut bien : « Marc pouvait préparer la cuisine gastronomique des seigneurs et consorts, mais aussi une tête de veau en neuf déclinaisons en commençant par un bouillon de veau dans lequel surnageait un œil dudit veau ! ''. Tout un symbole qui résume cet homme complexe et fragile.

Gauthier PAJONA

 

C’est l’un des acteurs de la sous-traitance qui œuvre auprès des plus grands constructeurs de la filière automobile. Disposant de trois unités de production dans l’Yonne, SYSTEMES-ATTUM a reçu la visite, il y a peu, du représentant de l’Etat, le préfet Henri PREVOST. Une immersion non dénuée d’intérêt pour le haut-fonctionnaire. Celui-ci a pu découvrir toutes les subtilités d’une borne de mesure de la température corporelle révolutionnaire !

VILLENEUVE-SUR-YONNE : Le préfet de l’Yonne s’est plongé dans l’univers du découpage et de l’emboutissage lors de sa récente visite qu’il a accordée aux dirigeants de la société SYSTEMES-ATTUM.

Accompagné du président de la Chambre de Commerce et d’Industrie, Alain PEREZ, le représentant du pouvoir étatique s’est montré avide de curiosité en écoutant les commentaires de ses hôtes à la vue de ces ateliers dédiés à la sphère automobile.

Cette entreprise de tôlerie fine, de pesage informatisé, de poudrage époxy et d’intégration de produits informatiques a pour clients des enseignes aussi importantes que Renault, Peugeot, Citroën, Mercedes, Opel, Toyota, BMW, VAG…Bref, de la sous-traitance industrielle parfaitement maîtrisée autour de pièces spécifiques jusqu’à la fourniture de produits finis.

 

 

 

 

 

Une borne pour mesurer la température corporelle qui distribue du gel…

 

Possédant un référentiel de 1 400 clients, SYSTEMES-ATTUM a profité de la période de confinement pour concevoir un appareillage dont la PME espère bien inonder le marché international.

Il s’agit d’une borne pour mesurer la température corporelle d’un individu, distributrice d’une solution hydro-alcoolique. Cet instrument a été baptisé « Fever Scan ». Parmi ses autres réalisations développant des solutions intégrées, citons une borne à « selfies » ou une balance informatisée servant au pesage de la peinture utilisée par les carrossiers. A ce propos, la structure est précisément le premier fournisseur européen sur ce concept.

Née d’un regroupement de trois sociétés dans les années 90, la société SYSTEMES-ATTUM possède deux autres sites dans l’Yonne, à GRON et à CHAMPIGNELLES. Soit un ensemble de 6 500 mètres carrés de surface.

 

 

 

  

Articles

Bannière droite accueil