Tout sourire, Madame le maire de Bassou ! Arborant un superbe chapeau de paille – les rayons de l’astre diurne cognent fort il est vrai quand ce dernier a presque atteint son zénith à cette époque de la saison -, elle s’est félicitée de l’arrivée de l’opérateur Free sur le réseau de fibre optique d’initiative publique de l’Yonne dont sa commune est désormais l’une des bénéficiaires. Une plus-value technologique indispensable pour l’essor des localités rurales du territoire…

 

BASSOU : Ce n’est pas la température quasi caniculaire de ce milieu de mois de juillet, évoquant peut-être un futur départ vers son lieu de villégiature qui l’a fait sourire, Dorothée MOREAU.

La députée suppléante d’André VILLIERS, parlementaire de la seconde circonscription, a eu toute les raisons d’être satisfaite, ce mardi en fin de matinée, en coupant le ruban tricolore, officialisant la présence de l’un des quatre opérateurs historiques des télécommunications hexagonales dans sa bourgade : Free, le groupe dirigé par l’emblématique Xavier NIEL.

 

 

Un sérieux plus pour booster l’activité économique et la relation à l’autre…

 

Paire de ciseaux à la main, l’élue de l’Yonne a eu le geste facile pour découper en petits morceaux la bande de tissu, indispensable accessoire de toute cérémonie protocolaire digne de cette appellation. Pensait-elle à cet instant précis aux bénéfiques renforcements de liens humains qui résulteront de cette installation pour ses administrés ? Sans doute !   

« Non seulement, c’est un coup de booster pour les relations à l’autre, ajoutera l’édile de la commune située à mi-chemin entre Auxerre et Joigny lors de sa prise de parole, mais en outre, cela va nous offrir de belles opportunités pour développer notre économie… ».

 

 

Et, là, force est de constater que les activités commerçantes, artisanales et industrielles de la commune – parmi ses spécialités qui sont appréciées de beaucoup de gastronomes du cru, ce sont ses escargots - verront leur stratégie de communication et de marketing se doper du fait de la réactivité légitime des opérations réalisées à partir de la fibre optique.

 

 

Les soutiens du Département et de l’intercommunalité au projet…

 

Une technologie pouvant aussi impacter le choix de futurs propriétaires qui sont en quête d’un habitat un peu plus champêtre que dans les grandes zones urbaines.

« C’est super !, s’exclama Dorothée MOREAU sans se départir de son large sourire, tout le conseil municipal est ravi de cette opportunité… ».

Puis, se retournant vers le vice-président en charge du numérique du Département de l’Yonne Pascal HENRIAT, « Madame le maire » remercia le « pilote » au niveau du financement de cet accès au numérique, dans sa version la plus rapide qu’il soit. Un Pascal HENRIAT qui ne cessa de tresser des lauriers au Conseil départemental, très impliqué dans l’accessibilité à tous de ce mode de communication, devant mailler l’ensemble du territoire d’ici 2023. 

Dorothée MOREAU – et non « Barbara » comme l’appellera à maintes reprises le représentant du Département, confondant le prénom de l’élue de Bassou avec une pointe d’humour – n’oubliera pas de citer l’intercommunalité pour son appui dans ce travail de soutien collectif. C’est-à-dire la Communauté de communes de l’agglomération migennoise, et son président – absent excusé -, François BOUCHER. Un organe qui aura aussi apporté sa contribution au budget de cette installation capitale au rayonnement de la localité.

Il revenait ensuite aux parties prenantes, plus techniques de ce dossier, géré par BFC Numérique – l’organisme assurant la promotion du numérique dans la contrée était représenté par Luc SIEBERT, directeur-adjoint – et l’opérateur Free, avec son directeur régional fibre Thierry GODARD, d’évoquer en quelques mots les modalités d’utilisation de cette fibre optique et ses enjeux capitaux pour améliorer le bien-vivre des villageois.

Pas étonnant, donc, que Dorothée MOREAU afficha sur son visage protégé du soleil son plus joli sourire à l’issue de la manifestation !

 

Thierry BRET

 

Les agendas se noircissent déjà aux pages du mois de septembre, annonciateurs de rendez-vous probants à suivre de très près pour mieux appréhender l’univers éclectique de l’économie. Parmi ces dates essentielles, l’une d’entre elles doit figurer en bonne place dans l’emploi du temps, biffée à l’encre noire et entourée de rouge : le 08 septembre ! Ce jour-là, des experts nationaux et régionaux du numérique débattront de l’impact et des enjeux de la révolution digitale que nul entrepreneur ne peut plus ignorer désormais…

 

AUXERRE : Le XXIème siècle sera numérique ou ne le sera pas pour les entreprises et collectivités réfractaires à cette technologie, condamnées aux fourches caudines de l’oubli. La phrase aurait pu être prononcée jadis par un André MALRAUX, alors ministre gaulliste de la Culture. Ce dernier prophétisait bien avant que ne survienne ce siècle moderniste, sur ses potentialités à venir, le souhaitant davantage spirituel qu’il ne l’est, en vérité, aujourd’hui !

Mais, une chose est sûre : quiconque s’abstiendrait de méconnaître ou de transgresser l’appropriation du numérique à bon escient s’exposerait à échouer dans sa quête professionnelle, dorénavant ! Plus qu’une certitude, c’est un sacerdoce pour bon nombre d’experts et autres érudits qui aiment disserter à propos de ce sujet !

 

 

L’événement indiscutable de la rentrée économique…

 

Quelques-unes de ces personnalités, éminents spécialistes de cette thématique, effectueront donc le déplacement en terre auxerroise le 08 septembre prochain lors d’un rendez-vous attendu que nous gratifie désormais la Maison de l’Entreprise de l’Yonne et de la Nièvre en début de saison : son évènementiel de rentrée !

Une manifestation qui est placée sous le sceau de l’économie, peu de jours après le retour des élèves dans leurs écoles : c’est dire si ce nouveau point d’ancrage, apparu en 2020 en pleine période du COVID, dans le landerneau icaunais s’inscrit parmi les incontournables. Indéboulonnable ?

 

 

Après la mobilité électrique – item on ne peut plus d’actualité avec l’augmentation galopante des prix à la pompe – et la RSE, liée à l’environnement, la Maison de l’Entreprise a donc décidé à s’attaquer à l’un de ces sujets majeurs qui font les choux gras de la presse spécialisée sur le registre économique : le numérique.

On ne dit plus d’ailleurs les nouvelles technologies car de « nouvelles », elles sont passées depuis des lustres dans les mœurs de bon nombre de nos concitoyens.

 

Deux pointures dans leur domaine de prédilection en guise de fil d’Ariane…

 

Résultat des courses, les équipes rapprochées de Claude VAUCOULOUX, chef d’orchestre de la Maison de l’Entreprise, de l’UIMM et du MEDEF de la Nièvre et de l’Yonne, se sont mises en mode opérationnel depuis plusieurs semaines afin de concocter le fil rouge de cette animation de belle envergure à laquelle bon nombre d’entrepreneurs et de représentants institutionnels vont se raccrocher. Soucieux d’en savoir toujours plus comme le narrait François de CLOSETS !

Surtout que sont prévues les interventions sous forme de conférences de deux figures hexagonales de la question : Agathe MALINAS, en charge du thème du « métavers » au sein du cabinet de conseil international SIA Partners et Kalina RASKIN, sur le bio mimétisme. Cette dernière, ingénieure physico-chimiste et docteur en neurosciences dirige le CEEBIOS, le Centre d’études et d’expertises dédié au déploiement du bio-mimétisme en France.

Autant dire que les questions devraient fuser dans un amphithéâtre certainement rempli comme un œuf.   

 

 

Faire travailler ses neurones avec les esthètes de la discipline…

 

Ce cocktail explicatif mais pas explosif – quoi que ! - sur la révolution numérique et ses enjeux se complétera par deux tables rondes où les acteurs régionaux et du terroir icaunais feront part de leurs expériences – leurs initiatives, aussi – en matière de technologies numériques.

La première de ces deux vitrines analytiques se rapportera aux technologies numériques au cœur des process ; la seconde insistera volontiers sur les nouveaux usages, l’émergence des nouveaux métiers et formations ainsi que la décarbonation du numérique. Bref : de quoi s’enrichir les neurones pour pas cher et avec les compétences qui vont bien à partir d’exemples concrets à l’appui !

 

En savoir plus :

Conférence Numériquez-vous !

Maison de l’Entreprise Auxerre

Le 08 septembre 2022

De 09 heures à 17 heures

Entrée gratuite

Inscription obligatoire sur www.numeriquez-vous.fr

 

Thierry BRET

 

 

 

Si l’on s’en réfère à la fameuse phrase du dramaturge Eugène IONESCO : « Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets. Il n’y a pas que la parole ! ». Dès l’automne, on devra ajouter un nouveau qualificatif pour en expliquer le travail et cette passion viscérale qui unit les artistes à leur public : les écrits ! Ceux que diffusera entre autres le nouveau site, en construction, du théâtre d’Auxerre : « L’Art des Sens ». Un concept sans équivalence en France…

 

AUXERRE : La saison est à peine achevée, les portes de l’édifice ne sont pas encore tout à fait closes avant que ne se répand le souffle chaud de l’été que déjà Pierre KECHKEGUIAN, son directeur, et ses troupes peaufinent comme de fins stratèges les perspectives futuristes du théâtre d’Auxerre.

Un établissement culturel qui, s’il n’a pas encore retrouvé son rythme de croisière côté fréquentation d’avant COVID – une baisse de 13 % de ses spectateurs a été observée au cours de ces derniers mois – n’en demeure pas moins très ambitieux quant à sa programmation érigée sous le sceau de l’éclectisme et de l’élitisme qualitatif, et sa volonté de se faire connaître aux yeux de tous à grand renfort de communication.

 

Il faudra encore patienter pour découvrir la programmation !

 

Moyennant quoi, pour effectuer la transition la plus optimale possible entre deux saisons et faire patienter le public, rien de tel qu’une bonne « petite » - elle aura durée montre en main près de deux heures ! – conférence de presse afin de dévoiler les arcanes de sa stratégie dans le moindre détail !

Et surtout l’ensemble de la programmation à venir, ponctuée de cerises très goûteuses sur le gâteau au niveau des découvertes artistiques à savourer tout au long de la future saison, des découvertes qui sont soumises à la sacro-sainte règle de la confidentialité du fait d’un embargo applicable jusqu’en date du 01er septembre !

Donc, chut : on patientera quelque peu avant de plonger tête baissée avec moult détails dans cet océan de réjouissances oniriques, de textes finement ciselés au cordeau interprétés et joués sur scène par la magnificence des compagnies, de visions parfois fantasmagoriques d’œuvres crépusculaires, mêlant mythologie et poésie, monde réel et éthéré, entre liberté et conscience…Nous en reparlerons !

 

Un nouveau sésame numérique consultable à l’automne : « L’Art des Sens »…

 

Au-delà de la programmation, laissons la encore un peu mijotée comme une succulente recette de cuisine dans un chaudron avant de la servir et de la déguster, l’intérêt de ce rendez-vous médiatique pouvait se concentrer ailleurs.

Tiens, précisément sur le nouveau site multimédia dont se dotera le théâtre auxerrois dès la rentrée !

Nom de baptême dudit référent numérique : « L’Art des Sens ». Dans le cas présent, c’est sûr : on joue sur les mots – Claire CLEMENT, secrétaire générale du théâtre adore ça ! - ; on se projette de manière évidente parmi les cinq sens que notre créateur nous a donnés pour mieux appréhender notre univers, parfois aux confins de l’irréel puisque on ose esquisser l’existence du sixième sens !, on essaie d’en comprendre la moindre subtilité ; d’approfondir le besoin tangible de ce nouvel instrument digital ; bref, façon « puzzle » comme dans l’éternel « Tontons Flingueurs » et ses répliques de « ouf » chères au regretté Michel AUDIARD qui lui aussi savait mettre nos sens en émoi et en éveil grâce à sa prose dithyrambique !

 

Une promenade virtuelle, entre ludique et éducatif, dans le théâtre…

 

« L’Art des Sens » correspond à toute une arborescence, en somme. Dont l’objectif est simple : celui de permettre à son utilisateur de préparer ou prolonger son expérience théâtrale. A l’aide de contenus numériques inédits qui ouvrent grandes les portes en donnant les clés aux différentes composantes du spectacle vivant. Depuis votre fauteuil et comme si vous y étiez !

L’internaute déambulera parmi cet art protéiforme qu’est le spectacle vivant. Il s’arrêtera selon ses désirs et en prenant le temps sur l’envers du décor, les coulisses de cet art oratoire et expressif en partant à la rencontre des artistes et techniciens ; en y effectuant une visite virtuelle en trois dimensions ; en faisant travailler ses neurones lors de parcours ludiques et éducatifs à base de quizz et de jeux ; en se rendant dans l’espace privilégié des échanges où les porteurs de projets lui répondront qu’ils soient comédiens, metteurs en scène ou techniciens !

Bref : le théâtre d’Auxerre n’aura plus de secrets pour le commun des mortels, aficionados depuis des lustres de la grande maison ou néophyte en herbe en son jardin. Une mise à nue (ou presque car l’on ne pénétrera pas dans l’intimité du bureau de son directeur !) parmi ce sanctuaire de la libre pensée, du verbe haut et clair déclamé avec éloquence sur la scène d’une magnifique salle de 550 places aux plafonds si joliment ornementés.

 

Un subside de belle facture du ministère et de la DRAC…

 

L’intérêt de ce procédé visuel est double, triple, quadruple ! Bien sûr, le public est, de prime abord, le premier concerné pour mieux se délecter des rouages d’un tel établissement qui aura reçu le soutien du ministère de la Culture et de la DRAC Bourgogne Franche-Comté au passage pour mener à bien le projet. Celui-ci s’inscrivant dans le cadre du programme national de numérisation et valorisation des contenus culturels. Avec, en sus, la coquette enveloppe de dix mille euros tombée dans la gibecière pour subvenir aux besoins de financement de l’opération.

Secundo, les compagnies artistiques ! Ces dernières via leurs responsables ne manqueront pas de s’immerger dans ce voyage virtuel à 360 degrés pour mieux se familiariser avec la scène, la salle, les coulisses.

Tertio, il en va de même pour les techniciens qui peuvent ainsi se concentrer sur les besoins en matériels avant d’investir le site culturel auxerrois avant un spectacle. Même les entreprises désireuses de privatiser le lieu – elles sont de plus en plus nombreuses à vouloir le faire désormais – bénéficient d’une entrée virtuelle exceptionnelle !

De l’avis de Pierre KECHKEGUIAN, c’est clair : il n’y a pas d’équivalence au niveau du processus technologique dans l’Hexagone pour une scène conventionnée d’intérêt national ! Enfin, il faut savoir que la réalisation technique de cet outil numérique incombera à un prestataire parisien, ARTISHOC. Une structure experte en solutions numériques culturelles. On a hâte de voir le résultat final : vivement l’automne !

 

Thierry BRET

 

Portée sur les fonts baptismaux l’été dernier, l’association « NumYco » a officialisé son inauguration dans les locaux du Pôle Environnemental à Auxerre, en présence de nombreux fondateurs et partenaires. Relais départemental du cluster « BFC Numérique », l’entité icaunaise souhaite être reconnue comme une communauté pouvant accompagner et fédérer tous les acteurs de la filière numérique départementale. Contribuant de fait à ancrer le territoire dans le XXIème siècle et le faire changer de division pour accéder à l’élite…

 

AUXERRE : Association à but non lucratif, « NumYco » s’est forgée depuis sa création il y a moins d’un an, un rôle majeur dans l’écosystème numérique départemental. Pour son président fondateur, Alexandre FOULON, les missions dévolues à l’entité icaunaise sont multiples : « fédérer, informer, arrimer, promouvoir, développer, représenter et structurer toute la filière numérique… ». Ouf ! Excusez du peu ! Avec la vocation d’accompagner et fédérer l’ensemble des acteurs présents dans le département, qu’il s’agisse de start-ups, de TPE/PME, d’institutionnels et collectivités, mais également les chambres consulaires ainsi que les organismes de formation et de recherche, tout en s’appuyant sur les synergies locales existantes.

Bras armé du cluster « BFC Numérique » dans l’Yonne, « NumYco » se veut carrefour d’échanges pour faire notamment remonter au régional, les attentes des entreprises icaunaises en la matière, que ce soit pour les aider à monter en compétence ou leurs besoins internes. Avec déjà en perspective, la mise en place d’un certain nombre de moyens d’actions comme l’organisation d’ateliers, de salons et de conférences ou la sensibilisation des professionnels. Mais, il y a aussi celle du grand public aux impacts du numérique, la création d’une « veille communautaire » et d’espaces d’échanges autour de l’actualité numérique, ou encore, l’accompagnement des adhérents dans leur développement technologique, juridique et commercial.

 

 

Le but, rappelle Alexandre FOULON, étant bien de « créer une vraie communauté où tout le monde puisse travailler ensemble et faire grandir la filière numérique, en faisant émerger des produits innovants, de nouvelles collaborations, pour voir notre département devenir un véritable moteur… ».
A noter que les membres actifs de « BFC Numérique », bénéficient d’une remise de 100 % sur leur cotisation, sur simple présentation d’un justificatif de paiement de leur cotisation BFC Numérique datant de moins d’un an.

 

 

En savoir plus :

Ils ont dit…

Pascal HENRIAT (Conseil Départemental)
« Il y a aujourd’hui des start-ups, des entreprises, qui veulent quitter la région parisienne et qui se disent intéressées pour venir dans l’Yonne. Le but de l’association, c’est de fédérer, mais aussi d’aider et promouvoir toutes ces entreprises à venir exploiter le potentiel et l’attractivité de notre département… »

Paul-Antoine de CARVILLE (Communauté d’agglomération du Grand Sénonais)
« Le nord de l’Yonne compte de nombreux acteurs industriels et l’on a besoin d’accompagner nos entreprises à la fois pour les aider à digitaliser leurs process de fabrication, mais aussi leur donner les outils pour mieux rayonner… ».

 

 

Florence POULAIN (MEDEF 89 et UIMM 89)
« L’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie dans l’Yonne représente 260 entreprises. Pour nous, le cœur du numérique, c’est l’industrie 4.0 et nous travaillons beaucoup à développer tous les métiers et toutes les formations qui sont autour… ».

Arminda GUIBLAIN (Communauté d’agglomération de l’Auxerrois)
« L’on se doit aujourd’hui d’être novateur et porteur de nouvelles technologies. Les entreprises ont besoin de cette veille numérique, besoin d’être accompagnées et le fait d’adhérer à votre association va nous permettre d’être partie prenante de ces nouvelles techniques et pouvoir les proposer à toutes… ».

Guillaume LARRIVÉ, député : « grâce à cette alliance entre public et privé, l’on fait monter notre territoire de l’Yonne vers le haut avec une idée simple et stratégique : l’Yonne, c’est la Bourgogne près de Paris, pas pour subir la dégringolade de la banlieue parisienne mais pour se connecter positivement à la dynamique de la métropole francilienne… ».

 

Contact :

Renseignements : 06 44 27 91 41 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Dominique BERNERD

 

 

Les impacts du numérique sur l’environnement sont multiples. Ils sont présents à toutes les étapes du cycle de vie des ordinateurs et autres objets connectés, de l’extraction de métaux précieux employés pour leur fabrication, à leur transport et leur utilisation. Avec ce constat sans appel : le numérique représente aujourd’hui plus de 4 % des émissions de gaz à effet de serre à travers la planète. Un chiffre appelé à doubler d’ici 2025. Le sujet est d’importance et n’a pas échappé à l’association « NumYco ». Pour sa première table ronde, le jour de son inauguration, elle avait choisi comme thème, « Les enjeux environnementaux du numérique ».

 

AUXERRE : Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, plus on « dématérialise », plus on utilise de matière et d’énergie. Cobalt, Indium, Silicium, Tantale…, autant de métaux rares à l’extraction particulièrement polluante, nécessaires à la fabrication d’ordinateurs ou smartphones. La simple consultation d’une vidéo en streaming pendant une heure équivaut à la consommation annuelle électrique d’un réfrigérateur !

Aux impacts environnementaux du numérique, se rajoutent aussi des impacts sociaux, rappelle Alexandre FOULON, président de « NumYco « : « dès l’instant où l’on va faire fabriquer dans des pays étrangers où les règles du travail et notamment concernant les enfants, ne sont pas tout à fait les mêmes que chez nous… ».

 

Entretenir ses appareils numériques grâce aux mises à jour régulières…

 

Autre problématique majeure, celle du recyclage et de la valorisation des anciens matériels. D’autant qu’en trente ans, la durée d’utilisation moyenne d’un ordinateur a été divisée par trois, passant de onze à quatre ans. Pour Christophe IENZER, conseiller numérique à la CCI de l’Yonne, le sujet est d’autant plus prégnant qu’il y a urgence à trouver des solutions : « je suis aujourd’hui enseveli sous une montagne d’appareils électroniques en fin de vie, sans réelles solutions proposées pour leur recyclage, avec le risque final de les voir envoyés dans des montagnes de déchets en Afrique ou enfouis dans le sol. La difficulté étant de trouver des entreprises pouvant me proposer des solutions concrètes pour me débarrasser de ces appareils et leur donner une deuxième vie, récupérer leurs composants, recycler les plastiques, etc. ».

D’où l’importance, souligne Alexandre FOULON à prioriser dans ses achats, des matériels avec une durée de vie plus longue, « et de les entretenir en faisant notamment des mises à jour régulières permettant de les conserver ainsi plus longtemps… ».  

 

 

 

Réduire l’empreinte écologique : la priorité pour tous les acteurs de l’économie…

 

Pas de solutions « miracle » mais une dynamique se met en place progressivement avec le label « numérique responsable », une démarche globale visant à réduire l’empreinte écologique, sociale et économique des technologies liées à la communication et l’information. Autant d’axes d’action multiples, dont certains restent toutefois à identifier, explique Silvère DENIS, délégué général de BFC Numérique : « nous réfléchissons à la mise en place d’un diagnostic à proposer d’abord aux entreprises numériques et demain, plus largement à l’ensemble des acteurs économiques, pour pouvoir identifier plus finement l’impact du numérique et surtout, par où commencer pour s’améliorer. Aujourd’hui, cela reste très compliqué d’identifier les axes sur lesquels on peut agir et le bénéfice que l’on peut en attendre, mais c’est un domaine qui va évoluer rapidement, ne serait-ce que par la législation… ».

 

 

Des aides financières peuvent être mobilisées en ce sens, rappelle Bénédicte DOLIDZE, coordinatrice du Pôle Transition Écologique de l’Agence Économique Régionale Bourgogne-Franche-Comté (AER-BFC) : « notamment celles de l’ADEME, mais aussi du Conseil Régional, en particulier pour les plus petites entreprises de moins de 50 salariés faisant appel à un bureau d’études extérieur, qui peuvent tabler sur des aides de l’ordre de 70 %. Il ne faut surtout pas s’en priver, au risque de rentrer dans du green-washing… ».

 

 

Un nouveau festival qui verra le jour à Sens dès l’automne…

 

De cette réflexion autour du numérique responsable, va naître à l’automne prochain à Sens, du 19 au 21 octobre, le festival « ArboreSens », premier du genre sur le territoire, consacré aux impacts du numérique sur l’environnement. Avec pour objectif, explique Cyril ALIDRA, directeur du Pôle relation usagers et transformation de l'administration de la Communauté d'Agglomération du Grand Sénonais, « de sensibiliser à la fois sur l’impact du numérique mais aussi de parler de façon positive et montrer les solutions existantes, de partager les bonnes pratiques et cela, à destination du grand public et plus particulièrement, des jeunes générations… ».

Un festival qu’il souhaite d’ores et déjà installer dans la durée et en faire un rendez-vous annuel pour créer une dynamique « d’écosystème territorial ». 

 

Dominique BERNERD

 

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