Avec aisance le renouvellement de bail de la présidente de l’Union des Démocrates et des Indépendants de l’Yonne ! En l’absence de tout suspense, la sénatrice Dominique VERIEN retrouve son fauteuil présidentiel pour une nouvelle mandature de trois ans, après le verdict rendu lors de l’assemblée générale de la formation samedi 20 novembre…

 

MONETEAU : Les instances de l’UDI 89 ont été renouvelées au cours de ce week-end sans l’ombre d’une surprise. Si les conseillers départementaux et nationaux de la formation du centre droit ont été désignés à l’issue de leur présentation officielle, il en a été de même pour la cheffe de file icaunaise, Dominique VERIEN, se succédant à elle-même.

La sénatrice de l’Yonne, seule prétendante au rôle de porte-étendard de l’UDI sur notre territoire, a été réélue à l’unanimité, sans affronter une quelconque opposition. Le contraire eut été étonnant.

Rappelons que les conseillers départementaux de l’UDI agissent au niveau du choix de l’investiture dans le cadre des échéances municipales et départementales tandis que les conseillers nationaux du mouvement interviennent dans les prises de décision similaires, mais à l’échelle hexagonale.

 

 

Un ralliement au meilleur des candidats LR à la présidentielle…

 

En progression de plus de 15 %, les effectifs de l’UDI 89 traduisent cette appétence à vouloir se positionner pour ses nouveaux adhérents au cœur des valeurs véhiculées par l’ancienne UDF, chère au regretté président de la République Valéry GISCARD d’ESTAINGS, disparu le 02 décembre 2020.

Le week-end prochain, c’est à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis que les instances nationales de l’UDI confirmeront leur soutien, en l’officialisant et en soutenant le meilleur des candidats des Républicains, choisi par leurs militants le 04 décembre.

Privant de facto la présence de Jean-Christophe LAGARDE, président national ou de tout autre membre des instances nationales, au premier tour des présidentielles. Un choix tactique afin d’éviter l’émiettement des voix et la multiplication des candidatures à droite et au centre droit.

En contrepartie de ce ralliement total aux LR, l’UDI souhaite jouer à l’avenir et lors des futures échéances électorales (on pense inévitablement aux législatives), un rôle de partenaire majeur ad hoc. C’est-à-dire sur un même pied égalitaire, il va de soi…

 

 

En savoir plus :

Parmi les personnalités politiques de l'UDI 89 réélues, citons 

Arminda GUIBLAIN, conseillère départementale de l'Yonne et maire de Monéteau (cette dernière n'a pas été réélue puisqu'elle est membre de droit des institutions),

Sébastien DOLOZILEK, adjoint à la ville d'Auxerre et délégué départementale de l'UDI 89,

Kévin LEGENDRE-BONIFACE, conseiller municipal de Saint-Sauveur-en-Puisaye et président de l'UDI Jeunes de l'Yonne.

 

Thierry BRET

 

 

 

 

C’était prévisible. La corde a fini par casser. A force de vouloir tirer dessus. En l’espace de deux semaines, le secteur de la sous-traitance de l’industrie automobile vient de prendre deux revers magistraux dans la face au nord de la Bourgogne.

Une de ces gifles violentes (pour ne pas dire un coup de poing fortement asséné) qui laisse longtemps l’empreinte rougeoyante des doigts de celui qui l’administre sur le visage endolori par la souffrance de son bénéficiaire. 

Plongeant dans la stupéfaction, le doute et l’inquiétude celles et ceux qui y apportent leur savoir-faire au quotidien. A défaut, les institutionnels et les représentants de la classe politique, tous médusés par la tournure subreptice des évènements.

 

 

La concurrence déloyale de l’Europe, faite de dumping social…

 

Deux fleurons de ce segment industriel qui a fait la renommée jadis de ce département de l’Yonne subissent des destins quasi similaires, faits de difficultés financières âpres et de concurrence déloyale imputable au dumping social et à la faiblesse du coût du travail, ailleurs.

Leurs noms sont connus de bon nombre de salariés, cadres et ouvriers, qui y exercent le plus souvent leurs compétences en couple dans notre contrée : AUTOMOTIVE LIGHTNING et BENTELER.

Des poids lourds nourriciers et synonymes d’emploi dans un département où la sinistrose industrielle s’est révélée au grand jour dès les premiers soubresauts de la crise sanitaire. Frappant aussi la filiale de l’aéronautique dont on se fait écho régulièrement dans ces colonnes.

Si le premier de ces deux dossiers est suspendu à la décision possible d’un repreneur générant la reprise de l’activité après quelques jours de débrayage, la seconde affaire vire au cauchemar pour les quatre cents collaborateurs de l’enseigne allemande dont l’usine devrait fermer définitivement ses portes. Dès 2022 ? A ce jour, ils sont condamnés à se préparer à aller pointer au chômage en attendant peut-être le retour de jours meilleurs…

 

 

Du personnel à la trappe et jeté comme de vulgaires Kleenex…

 

Sale semaine donc pour le département le plus proche de l’Ile-de-France, qui devrait en capter en toute logique tous les bénéfices en matière d’investissements et qui vient de s’enorgueillir de sa nouvelle contribution à l’essor et au développement de son attractivité entrepreneuriale via l’officialisation de son appartenance à « Territoire d’Industrie » !

Le coup porté au cœur est dur à avaler. Coupant net le souffle à celles et à ceux qui se lèvent tôt le matin pour remplir leurs tâches coutumières besogneuses dans l’intérêt commun : celui de la rentabilité économique (et surtout le profit) de ces entreprises peu scrupuleuses qui se moquent éperdument de leurs ressources humaines (tout juste des Kleenex bons à jeter à la moindre opportunité dans la corbeille du chômage) et de l’attractivité territoriale qui a bon dos désormais.

Sous un prétexte fallacieux (le coût de l’énergie est moindre en Allemagne du fait de l’utilisation à outrance du charbon et de son importante ressource minière), les entrepreneurs n’hésitent pas à délocaliser de l’autre côté de la frontière (en l’occurrence le Rhin dans le cas présent mais ce type de situation a déjà été observé du côté de la Belgique) pour y installer leurs outils de production.

 

 

Et pourquoi ne pas pénaliser les entreprises qui choisissent le charbon ?

 

Normal : nous sommes à l’heure de l’Europe de Schengen, de ses facilités sauf administratives et normatives ( !) avec l’ouverture des postes frontières à tous les étages, que ce soit pour les humains (c’est une autre problématique avec la poussée migratoire déguisée à l’est de l’Europe), que ce soit aussi pour les biens productifs d’un pays changeant de quartiers comme l’on passe d’une case à l’autre au jeu de l’oie !

Quant au bilan carbone lié aux relocalisations de ces sites industriels, on repassera en effet ! Car, privilégier, voire encourager, le charbon pour alimenter les usines, ressource énergétique la plus polluante de la planète alors qu’on nous bassine tous les jours ou presque de manière infantile avec le tri des déchets, la pollution du diesel rejetant trop de particules (ce qui n’était pas évidemment le cas il y a quelques années en arrière pour en vendre davantage !) et la fermeture systématique du robinet d’eau froide pendant le brossage des dents prouve bel et bien que nous vivons dans un monde d’hypocrites et de tartuffes !

Mais tout cela, nous le savions déjà !

 

Thierry BRET

 

 

Les valeurs humanistes ? Incontestablement, elles intègrent le socle d’intervention de l’établissement bancaire régional dans les différents domaines où celui-ci se positionne. Qu’il s’agisse de sa Fondation AGIR, de ses actions envers la jeune génération, de la pédagogie exercée auprès des adultes en matière de gestion de budget ou sur le registre du logement social. L’une de ses priorités, à vrai dire. Celle-ci va se renforcer avec le partenariat Habitat et Humanisme…

 

DIJON (Côte d’Or) : Poursuivre sur la lancée. C’est un peu le fil d’Ariane qui qualifie le mieux cette convention de partenariat, reconduite entre ces deux acteurs essentiels du logement social dans l’Hexagone : la structure associative « Habitat et Humanisme » et le Crédit agricole de Champagne-Bourgogne. Un fil d’Ariane ténu et solide. Un lien qui se convertit dans l’intérêt sociétal, qui n’est sans doute pas prêt de se rompre.

Alors, certes, il ne s’agit dans cette opération de jeux d’écriture officielle que du simple renouvellement de ce partenariat entre ces deux organismes. Mais quelles résultantes il en découle derrière !

 

35 ans au service des personnes en mal de logements décents…

 

Car, promouvoir le logement social et l’un de ces méritoires exécutants (Habitat et Humanisme, valeureuse association positionnée sur ce segment depuis 35 ans en France) répond à un besoin de grande nécessité pour bon nombre de nos concitoyens malmenés par l’existence.

Etre accueilli dans ce type de logement pour les personnes précaires, c’est se remettre le pied à l’étrier pour bénéficier d’un levier d’insertion sociale indéniable, vecteur d’opportunités économiques et d’emploi sur les territoires.

C’est sûr : lorsque les signataires de ce document se sont approchés de la table afin d’apposer leurs griffes au bas des pages stipulant le bien-fondé de cette convention, ils ont dû avoir cette pensée en tête. Tout ceci est fort utile pour aider les personnes en sérieuses difficultés.

Comment cela se traduit-il dans les faits ? Très simple, en vérité ! La « banque verte » s’engage aux côtés de l’association en favorisant le développement du parc immobilier de la foncière Habitat et Humanisme. Un organe dirigé par l’un de ses gérants, Philippe FORGUES. Faciliter l’accès au logement aux personnes en situation de précarité est le fondement de cette union sacrée entre les deux partenaires.

 

 

Une aide au logement salutaire pour un retour à l’insertion…

 

Un accord qui ne date pas d’hier entre ces deux structures. Noué autour d’une confiance réciproque.

« Les conditions spécifiques accordées pour l’assurance habitation des locataires de notre association, confie Lydie CREPET, responsable des ressources financières d’Habitat et Humanisme, illustrent l’engagement solidaire de la caisse régionale du Crédit Agricole, ce que nous nous réjouissons… ».

L’établissement bancaire contribue aussi au succès de ce partenariat régional via ses apports financiers aux projets immobiliers locaux.

Bref : il n’y a aucune raison pour que cela change dans les années à venir. De quoi motiver davantage les représentants d’Habitat et Humanisme. La structure dispose de plus de 9 500 logements répartis à travers l’Hexagone, ce qui lui permet de loger dans la dignité plus de 28 000 familles et de les accompagner de manière progressive vers l’insertion.

 

En savoir plus :

 

Les signataires de ce renouvellement de partenariat étaient Renaud CHAUMIER, directeur général adjoint de la Caisse régionale du Crédit Agricole Champagne-Bourgogne, Lydie CREPET, responsable du développement des ressources à Habitat et Humanisme, Jacques REUMAUX, Président d'Habitat et Humanisme Côte d'Or et Hubert JEAUGEY, Président d'Habitat et Humanisme Haute-Marne.

 

Thierry BRET

 

Les « Entretiens d’Auxerre » organisés par le Cercle Condorcet local fêtent cette année leur vingtième anniversaire. Ils se sont ouverts ce vendredi. Une édition qui mise sur l’optimisme et l’avenir, avec pour thème « Osons rêver ». De quoi redonner un peu de couleurs à la grisaille automnale et ambitionner un avenir étoffé d’espoir…

 

AUXERRE : « On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans » poétisait Rimbaud… Mais doit-on se refuser à rêver quand on a trois ans de plus ? Président du Cercle Condorcet d’Auxerre, Sylvain JOLITON a ouvert les débats ce vendredi matin et retracé quelques souvenirs engrangés au fil de ces deux décennies. A commencer par ce repas partagé avec l’Auxerrois Michel MORINAU et le sociologue Michel WIEVIORKA, où fut évoquée pour la première fois l’idée d’un colloque annuel réunissant des intellectuels de tous horizons autour de sujets de société ou philosophiques.

C’est la voix nouée par l’émotion qu’il a évoqué ce douloureux samedi 14 novembre 2015, au lendemain des attentats parisiens, lorsque sur scène comme dans la salle, chacun s’évertuait à tenter de mettre des mots sur ce qui venait de se passer : « quand le chagrin fracasse la pensée, il faut la reconstruire par la parole et échanger dans la confrontation des idées et dans la compréhension du monde… ».

Rappelant que l’idée première de ces entretiens annuels était bien de s’opposer inlassablement à toute forme d’obscurantisme, « que ce soit par la pensée, la culture, la réflexion, l’intelligence, l’émotion, la controverse, la vie tout simplement… ».

 

 

Quand tout est interdit, il est quand même possible de rêver…

 

Oser et rêver : deux verbes à l’apparence antinomique, dont se sont inspirés les élus présents sur scène pour l’ouverture officielle du colloque. A l’image de l’adjointe en charge de la culture à la Ville, Céline BÄHR, pour qui le thème des Entretiens 2021 laisse supposer « que le rêve ne va pas de soi, que l’on pourrait voir ses rêves amoindris ou confisqués. Peut-on vraiment avoir le loisir de rêver quand on mène une vie soumise à la nécessité, peut-on rêver de ce que l’on ne connaît pas ? ». Citant notamment dans son discours la chef étoilée Anne-Sophie PIC et son plaidoyer « pour conjuguer l’insouciance de celle qui rêve et la détermination de celle qui ose… ».

Même accent philosophique pour la conseillère régionale, Isabelle POIFOL-FERREIRA, qui s’interroge sur la liberté même de rêver : « oser, c’est se donner le droit de franchir une barrière, mais quelle barrière franchir alors que le rêve est sans doute la première des libertés ? Quand tout est interdit, quand tout semble impossible, il est quand même possible de rêver… ». Soulignant combien il pouvait être difficile aujourd’hui de revendiquer toute forme d’utopie sans être marginalisé et perçu comme « irréaliste et doux rêveur ». 

 

 

Oser la politique, car ce n’est pas un gros mot…

 

« L’animal politique » qu’est Guillaume LARRIVÉ (dixit l’intéressé lui-même !), se revendique comme citoyen engagé dans la vie de la cité : « oser, nous appelle à ne pas se satisfaire du statu quo, à se résigner au désordre des hommes et des choses et ça me plaît ! Rêver, c’est s’abandonner dans ce continent très obscur de l’inconscient, alors que la cité est par définition le lieu du réel, de la réalité… ». La politique autorise-t-elle le rêve ? Oui, répond le député de l’Yonne, qui rêve « d’un débat public où le relativisme n’est pas dominant, où la dynamique de l’intelligence permet d’admirer, où l’on ne considère pas que tout se vaut et que rien ne vaut rien… ». Appelant à « oser l’Homme, oser la raison, la nuance, oser l’engagement. Rêvons bien sûr, mais dans la cité et faisons de la politique, ce n’est pas un gros mot… ».

Ponctuant les interventions avant le premier débat de la matinée, la présidente du Conseil scientifique des Entretiens d’Auxerre, Valentine ZUBER est pour sa part revenue sur le thème choisi à l’occasion de ce vingtième anniversaire, synonyme d’espoir et de désir d’avenir : « il y a bien sûr les dangers de l’utopie, de devenir mortifère, mais cela n’invalide pas complètement le rêve, qui est aussi le moteur faisant avancer, qui fait progresser, permet les découvertes et aussi une plus grande mobilisation des énergies sociales. Et c’est bien ce que nous recherchons ici à susciter, aux Entretiens… ». 

 

Dominique BERNERD

 

 

 

L’enveloppe financière, validée par les élus de la Région Bourgogne Franche-Comté lors de la commission permanente ce vendredi 19 novembre, est conséquente. Elle se monte à 1,11 million d’euros. Un coup de boutoir supplémentaire pour encourager les producteurs locaux à développer la commercialisation de leurs produits en circuit court…

 

DIJON (Côte d’Or): Vingt-trois professionnels de la filière agricole de notre contrée doivent avoir le sourire ce samedi matin. En effet, les conseillers régionaux, réunis en commission permanente la veille, ont adopté le principe d’une rallonge budgétaire afin de soutenir la commercialisation en vente directe des productions locales.

Soit un total d’1,11 million d’euros délivré dans le cadre du PAIR, le Plan d’Accélération de l’Investissement Régional.

Depuis le début de l’année, ce sont in fine 94 dossiers qui ont été ainsi soutenus par les aides de l’exécutif de Bourgogne Franche-Comté. Plus de 3,7 millions d’euros de subsides visant à favoriser le renforcement des circuits courts, aptes à écouler plus facilement les productions agricoles de la filière.

Une stratégie que la Région encourage vivement depuis plusieurs années et que les consommateurs ont adopté, eux-aussi, avec grand intérêt, soucieux de d’acheter des fruits et légumes du cru. En évitant les intermédiaires.

 

Thierry BRET

 

 

 

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