Il ne manquait que la téquila et les sombreros, couvre-chefs nécessaires pour se protéger du chaud soleil et de la touffeur limite caniculaire en ce milieu d’après-midi à l’Abbé Deschamps, pour accueillir l’invité de marque, reçu par Baptiste MALHERBE, directeur de l’AJ Auxerre. Un air de mariachi aurait également fait l’affaire pour ne pas dépayser le team-manager de l’équipe nationale olympique du Mexique, Francisco SERRA, de passage dans la ville icaunaise…

 

AUXERRE : C’est sûr, l’hôte du jour a dû apprécier la chaleur extérieure en coupant la climatisation de son véhicule de location, une agréable « C4 Citroën » à conduire sur la RN 77 depuis Troyes, son dernier lieu de passage, avant de fouler le sol auxerrois. Une température qui ne peut tout de même lui faire oublier les chaleurs torrides qui sévissent dans le centre du Mexique, son pays natal !

Team-manager de l’équipe nationale olympique de la nation qui arbore un aigle flamboyant sur son drapeau tricolore – le Mexique a conquis le titre en 2012 et le bronze lors du dernier tournoi à l’estampille des Jeux à Tokyo en 2021 -, Francisco SERRA ne se présente pas dans la capitale de l’Yonne pour y faire du tourisme. Même s’il a reçu un présent officiel de la part de Philippe LALA, directeur de Projet territorial du Département de l’Yonne, mettant en valeur notre terroir gustatif : une bouteille de chablis.

Ce personnage ô combien important dans l’organigramme de la Fédération mexicaine de football découvre le complexe sportif auxerrois en repérage. La formation vise naturellement la phase de qualification pour la phase finale des Jeux de Paris 2024. Elle vient d’ailleurs d’accéder à la troisième marche du podium du Tournoi Maurice REVELLO disputé à Toulon et à Aix-en-Provence ces jours-ci, avec l’équipe des U20.

 

Plusieurs villes dont Auxerre prêtes à accueillir la formation mexicaine…

 

Après Montpellier, puis Troyes, Francisco SERRA poursuit donc en solo son parcours initiatique lui permettant à chaque étape de découvrir de nouvelles infrastructures sportives, susceptibles de pouvoir accueillir la préparation préolympique de son équipe fétiche. Voyageant à bord de TGV et en véhicules de location, le team-manager, à la poignée de main chaleureuse et aux convenances de courtoisie établies, ajoute une étape supplémentaire à ce presque « Tour de France » des stades qui la conduit à Auxerre.

C’est là que Baptiste MALHERBE, directeur de l’AJ Auxerre, l’a accueilli sur le parvis de l’un des salons, avant de pénétrer dans l’enceinte pour y effectuer une visite en règle des installations. Une visite qui se prolongera du côté de Joigny et de Migennes, le lendemain. Avant que le dirigeant mexicain ne rallie en automobile la bonne ville de Bayeux (prendra-t-il le temps d’admirer la célèbre tapisserie ?) et de filer ensuite à Caen.

On l’aura compris plusieurs villes sont sur les rangs pour recevoir la formation mexicaine au printemps 2024 dans le cadre du programme « Terre de Jeux », concept auquel a adhéré le Conseil départemental de l’Yonne, ainsi que son corollaire « Relais de la flamme olympique ».  

Il aura soufflé un air très exotique en cette fin d’après-midi sur Auxerre, un vent chaud en provenance du Mexique avec son parfum fort prononcé de compétitions internationales et d’exotisme coloré…Aïe Caramba !

 

Thierry BRET

 

 

Elle peut bien se nommer Nathalie DELON. Ce n’est pas vraiment elle, la « star » du jour ! Non, le véritable patronyme à retenir, c’est la douce appellation de « Kyrie » ! Le clown, pourraient rétorquer les seniors ayant connu les heures glorieuses de l’antique ORTF diffusée en noir et blanc en pensant à ce fameux dessin animé ? Que nenni ! Il s’agit d’une jeune chienne, aux côtés de sa propriétaire, maître-chien de son état, qui est le « collaborateur » de VEOLIA. Objectif : détecter les fuites sur le réseau de distribution d’eau potable. Pas si bête, non ?

 

SENS : Sacrée « Kyrie » ! A voir évoluer la « bestiole », équipée de son harnais, qui flaire dans tous les sens pour déceler la faille, c’est « Plutô » impressionnant comme aurait pu le suggérer Mickey, affublé de son célèbre compagnon canin s’il avait eu l’usage de la parole !

Le test, qui in fine n’en était pas un, s’est révélé plus que convaincant. Sur un long linéaire d’une canalisation en PVC – elle ne réagit pas en écoute aux fuites avérées du précieux liquide aquatique, contrairement aux canalisations en fonte -, notre amie à quatre pattes a réalisé des prouesses (elles parurent tellement naturelles, en fait) pour trouver là où le bât blessait ! La fuite d’eau, préjudiciable au système de distribution, assurée par l’opérateur et dommageable pour la note à régler au final par le consommateur !

 

 

Une perle rare à la recherche d’une fuite d’eau…

 

La truffe en alerte, le canidé bien éduqué par Nathalie DELON – si, si, c’est quand même un sacré petit bout de femme d’artiste ! – fait des merveilles, sous les regards toujours ébahis des observateurs.

La patronne de KYROC Consulting a réalisé encore un de ces tours de passe-passe réussi dont elle a le secret tel que Presse Evasion avait déjà pu le constater dans les chemins forestiers de la Nièvre lors d’une opération similaire, placée sous l’égide de tests grandeur nature cet hiver. Obéissant au doigt et à l’œil, et aux délicates friandises qui viennent récompenser le labeur de l’animal, Kyrie est une virtuose dans son domaine. Une perle rare qu’une petite goutte d’eau, voire en version flaque, n’effraie pas !

Surtout qu’au final, ce qui avait valeur de démonstration un brin sympathique s’est finalement muée en opération « commando » réussie avec à la clé, en guise de conclusion, un bilan plus que satisfaisant. Une dizaine de points de fuites potentiels ont ainsi été détectés par le flair sans peur et sans reproche de notre joyeux animal réclamant sa « surprise » ! Et affectueux comme un agneau !

 

 

Des humains forcément sous le charme du canidé…

 

Les techniciens de VEOLIA furent stupéfaits de la probité du résultat : certaines fuites étaient très significatives par leurs bruits distinctifs à l’oreille humaine, d’autres l’étaient nettement moins car quasi indétectables, enfin, certains secteurs étaient localisés dans des zones guère accessibles que seule ce « Indiana Jones » à quatre pattes et aux crocs tenaces avait pu repérer dans ses divagations sur le terrain !

Comment concrétiser positivement l’intuition animale en un véritable outil opérationnel : du pain béni pour les stratèges de VEOLIA !

Forcément, les « humains » ne purent que se ravir de l’expérience devant un tel succès. A l’instar de la présidente du SIVOM du Gâtinais-en-Bourgogne, Mme AITA, de sa vice-présidente Mme PASQUIER ou de M. WILLEMIN, directeur général des services de la Communauté de communes du Gâtinais-en-Bourgogne.

 

 

Entre « surprises » à croquer et méthode minutieuse…

 

Durant quatre jours, la « Belle et la Bête », soit ce tandem de choc antifuites insolite, arpentèrent avec méthode, minutie (et surprises à croquer de temps à autre !) un linéaire investigué compris entre 15 et 20 km afin de chercher la faille en direct sur le terrain.

Compte tenu de la chaleur, Nathalie et Kyrie firent équipe dès potron-minet, voire plus tard dans la soirée, afin d’éviter de fortes températures.   

Une démarche très raisonnable, tout de même : il n’aurait pas fallu que la recherche fructueuse de fuites sur un réseau de distribution d’eau potable ne se transforme en une véritable corvée, façon « vie de chien » !

 

Thierry BRET

 

 

« Toi et moi », précise l’affiche. Un simple contact, sur la base d’une rencontre opportune. Que l’on ne s’y méprenne pas : il n’y a rien de libidineux dans la proposition ! Décente et très sérieuse, elle se déclinera ce mercredi 15 juin dans le milieu de l’après-midi à Auxerre dans l’une des entreprises, fort pourvoyeuse en emplois. Entre de futurs candidats et leurs tuteurs ! Chez ARMATIS, un spécialiste de la relation clientèle depuis trois décennies…

 

AUXERRE: Il n’y a pas à couper les cheveux en quatre sur la signification du concept lorsque l’on découvre le leitmotiv de l’opération déclinable, ce mercredi 15 juin, sur l’un des sites d’exploitation de cette entreprise. « Seul, c’est bien, à deux, c’est mieux ! ».

Les adeptes de l’alternance, soucieux de transformer l’essai en accumulant les expériences et le savoir-faire inculqué par la culture d’entreprise, sont les bienvenus sur le site auxerrois d’ARMATIS. Une animation spécifique s’y déroulera, orchestrée avec le concours de THOT LEARNING, une structure entrepreneuriale positionnée sur l’audit, le conseil et la formation qui rayonne sur le territoire de Bourgogne Franche-Comté depuis Dijon.

Ils y seront accueillis par…leurs futurs tuteurs ! Des collaborateurs volontaires de la société qui, au détour d’une kyrielle d’animations ludiques, voire récréatives, profiteront de l’instant présent pour nouer des liens avec les postulants de ce concept qui va faciliter leur immersion en entreprise.

 

Une double mission formative pour le centre de formation THOT LEARNING…

 

Chargée de recrutement chez ARMATIS, Sandrine PELOIS pilote le dispositif. Un processus de « matching » entre tuteurs et alternants testé pour la première fois sur le site auxerrois qui est en quête de nouvelles recrues.

« En fait, explique Aurélie VALLOT, coordinatrice du recrutement au sein du groupe ARMATIS, pour mener ce projet à bien, nous sommes partis du postulat suivant : à quoi peut bien servir un tuteur et dispose-t-on de ces personnes au sein de notre effectif ? ».

Sachant, en toile de fond, que le rôle du tutorat est primordial, l’encadrante de la société, connue pour ses centres d’appel, a pris soin de sélectionner une vingtaine de salariés du groupe, volontaires pour endosser cette responsabilité novatrice sur leurs cartes de visite.

« C’est là, devait-elle ajouter, que THOT LEARNING et son dirigeant, Benoît DRILLIEN, s’invitent dans la danse afin de former comme ils savent le faire ces apprentis tuteurs à leur future mission… ».

Un engagement à double effet puisque le centre de formation dijonnais interviendra en parallèle dans le cadre d’un autre partenariat, se rapportant à la formation de « conseillers relations clients à distance » (CRCD).

Intégrer des jeunes gens (mais aussi des personnes plus âgées) au sein de son unité de production auxerroise fait figure de priorité pour ARMATIS.

 

 

Début de l’immersion en entreprise : dès le 11 juillet…

 

Face à la surcharge de travail, le service des ressources humaines souhaite anticiper en s’appuyant sur de nouvelles forces vives. L’animation prévue ce mercredi est l’une des clés de voûte pour y parvenir.

Une quinzaine de personnes devrait prendre part à cette première expérience qui pourrait en supposer d’autres à Auxerre. Avec à l’issue pour ces alternants, âgés de 17 à 30 ans maximum – il n’y a pas de limite d’âge pour les personnes atteintes d’un handicap -, un contrat d’apprentissage rempli en bonne et due forme.

L’immersion en entreprise s’effectuera dès le 11 juillet sur une base de quatre jours en intégration professionnelle et une journée passée en centre de formation.

 

Thierry BRET

 

 

C’est la surprise du chef de ce premier tour des législatives dans l’Yonne ! Même si, dans son for intérieur, elle était convaincue mordicus de son succès au terme d’une soirée dominicale au suspense garanti qui restera à jamais gravée dans le marbre. Exit les deux favoris de ce scrutin, le député LR Guillaume LARRIVE et son challenger Victor ALBRECHT (Ensemble), Florence LOURY peut désormais caresser le rêve de siéger au Palais Bourbon…

 

AUXERRE : Aura-t-elle bénéficié de la lame de fond nationale provoquée par la récente création de la NUPES, ce rassemblement hétéroclite des forces de gauche pour contrer le pouvoir en place ? Ou de l’éparpillement local des voix de la « discorde » entre les deux favoris naturels de ce scrutin qui n’auront eu de cesse de se lancer des piques et invectives par meetings interposés au point d’en lasser peut-être leurs électeurs ?

Dans tous les cas, l’écologiste Florence LOURY a joué un sacré tour à sa façon aux deux prétendants à la qualification de ce second tour des législatives, renvoyant tous les pronostiqueurs du sérail à leurs chères analyses qui ne valaient in fine pas tripette !

 

 

Des clameurs trop effervescentes dans les têtes…

 

Qui aurait misé un seul centime d’euro sur la victoire confortable (24,25 %) de l’égérie de la protection environnementale et de la mobilité verte en ce 12 juin au soir ?

Personne, assurément ! Hormis, les quelques aficionados de la première heure qui ont toujours suivi et soutenu la conseillère municipale d’opposition d’Auxerre dans ses aventures et pérégrinations écologistes !

Une Florence LOURY qui n’en croyait pas elle-même de ses yeux, en consultant l’ultime slide affichant les résultats complets de ce vote vécu dans la première circonscription de l’Yonne, ni de ses oreilles quand les clameurs de ses supporters résonnèrent bruyamment dans la salle des pas perdus de l’hôtel de la préfecture aux alentours de 22 heures.

Provoquant la consternation, voire la tristesse des autres partisans des candidats éliminés qui ne se firent pas prier pour plier les gaules derechef et ignorer ainsi le buffet républicain tapissé de canapés et de coupes de champagne.

Question effervescence, les cachets d’Alka Seltzer devaient remplacer sans doute les bulles remplies d’oligo-éléments du précieux breuvage de la région voisine afin d’éviter le mal de crâne !

 

 

Le ralliement au front républicain pour bouter hors du jeu le RN…

 

Totalisant 9 339 voix, dont une grande partie provienne des bureaux de vote de la capitale de l’Yonne, Florence LOURY peut désormais envisager d’être investie d’une mission hexagonale de haute volée en s’installant à l’Assemblée nationale. D’autant, que le front républicain semble se mettre en ordre de marche autour de son patronyme puisque la sénatrice Dominique VERIEN, le président du Conseil départemental Patrick GENDRAUD, Mahfoud AOMAR et même Victor ALBRECHT, le quatrième prétendant qui termine au pied du podium avec 19,50 % des suffrages, ont appelé très clairement quelques heures après le verdict à voter en sa faveur afin de faire barrage au surprenant et peu médiatique Daniel GRENON, du Rassemblement National. Ce dernier finit néanmoins à la seconde place, avec 23,92 % des voix, soit 9 214. Pas très loin de la lauréate verte, à une longueur derrière elle avec seulement 125 voix d’écart !

 

 

« Renvoyer les profits faits aux entreprises » aux calendes grecques…

 

Toutefois, le plus dur commence pour la professeure d’éducation physique, normalement habituée aux courses d’endurance. Il faudra convaincre les abstentionnistes, grands vainqueurs de cette élection sans réelle saveur ni passion exacerbée. Le taux s’élève à 48,14 %. Ce qui n’est pas rien, en vérité.    

Dans un communiqué, adressé ce lundi, Florence LOURY en appelle « à tous les électeurs de gauche et écologistes, à tous les républicains (Républicains ?!), sincères épris des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité » à se rassembler derrière sa candidature. Sera-ce suffisant pour mobiliser les forces vives de l’électorat le 19 juin prochain ?

Le RN peut toujours l’emporter dans cette circonscription traditionnellement à droite, au vu des scores parfois impressionnants réalisés par le parti bleu marine dans les villages de Puisaye.

Celle qui désirait devenir sénatrice en septembre 2020 peut accéder dorénavant à la députation dans quelques jours. Soucieuse de proposer des textes de loi en faveur de la transition écologique tout en étant l’un des poils à gratter contestataire dans l’hémicycle contre les lois de la politique d’Emmanuel MACRON.

Histoire de renvoyer, selon elle, « la politique de droite et les profits faits aux entreprises du chef de l’Etat », qu’elle fustige, aux calendes grecques ; en préservant, nonobstant, la défense des intérêts des citoyens. Le pot de fer contre le pot de terre ?

 

Thierry BRET

 

 

« Ah, qu’ai-je fait de mon existence ! ». Voilà de sempiternels regrets qui ne cessent de s’additionner aux remords, une fois la fin de carrière aboutie. Toutefois, ce n’est pas au moment de prendre sa retraite qu’il faut se lamenter sur son triste sort à la manière d’un acteur de tragédie grecque ! « Vingt ans déjà… aurait rétorqué Alexandre DUMAS que la V.A.E. est fonctionnelle dans le paysage de la formation hexagonale. Une V.A.E. accessible à tous et dont il faut s’imprégner pour transformer en mieux sa vie professionnelle…

 

AUXERRE : La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) souffle de la plus belle des manières les vingt bougies de son existence. Elle bénéficie d’une semaine spéciale qui lui est entièrement consacrée en Bourgogne Franche-Comté jusqu’au 17 juin. Grâce à la Région, d’une part, organisme ayant la compétence autour de la formation et de l’apprentissage. Mais, aussi, d’autre part, de Pôle Emploi. Une VAE qui se décline en différents modèles, plus vertueux les uns que les autres et dont ont su profiter, ne serait-ce que par le biais de l’établissement public régional, 146 personnes au niveau de la contrée, dont 23 pour le seul territoire de l’Yonne.

Serait-ce l’argument moteur qui aura justifié le lancement officiel de ladite manifestation depuis le siège auxerrois de Pôle Emploi, ce lundi en milieu de matinée ?

 

Une tangente pour faire rebondir sa carrière…

 

En tout cas, Isabelle LIRON, vice-présidente de la Région, en charge de la formation professionnelle, des demandeurs d'emploi, mutations économiques et dialogue social territorial, mais aussi de la transition professionnelle pour les besoins de prévention sur les secteurs en tension et en difficulté, se sera acquittée d’une visite matinale du site de la rue Guynemer. Elle y rencontrera celles et ceux des demandeurs d’emploi ayant eu vent de cette semaine anniversaire. Pôle Emploi n’ayant pas lésiné sur la communication par ses canaux habituels.

La VAE est un dispositif utile et judicieux qui demande à être connu, et reconnu. Rappelons que cet outil favorise l’obtention d’un diplôme, un titre ou un certificat de qualification à partir de l’expérience professionnelle, ou du bénévolat. Donc, c’est un moyen de progresser dans le cadre d’un plan de carrière, voire de choisir une tangente pour rebondir vers une autre branche professionnelle qui était peut-être jusque-là insoupçonnée.

 

Exploiter toutes les opportunités offertes par le sésame VAE…

 

Alors que le taux de chômage s’établit à l’heure actuelle à 6,5 % - ce n’est certes pas la panacée du plein emploi mais jamais les entreprises tous secteurs confondus n’avaient eu autant de besoin en main d’œuvre -, il est peut-être nécessaire de s’interroger sur son profil de carrière, VAE à l’appui ! Peut-être pour progresser vers une nouvelle fonction dans l’entreprise qui vous salarie ou sauter tout bonnement sur la moindre opportunité qui se présenterait à vous, ailleurs, garante d’un rebond.

Donner un sens aux diverses expériences vécues, tant dans le milieu associatif que professionnel, représente une formidable opportunité de se mettre en lumière aux yeux d’un employeur. Outre la sécurisation d’un parcours carriériste, la VAE se compare un sésame dont il faut exploiter la moindre possibilité.

Parmi les demandes les plus courues, l’année dernière, figurent les filières d’éducateur spécialisé, d’acteur dévolu à la petite enfance, à la mécanique, à la coiffure.

 

 

De six à dix-huit mois d’accompagnement…

 

S’immiscer parmi les 43 rendez-vous que concoctent la Région et Pôle Emploi en Bourgogne Franche-Comté offre un sérieux panel de tout ce qu’il faut savoir et appréhender sur la thématique. Avec le concours d’une trentaine de partenaires, institutionnels, consulaires et entreprises.

Isabelle LIRON le précise, à ce propos, « cet anniversaire – premier du genre -  se compose de webinaires, de rencontres, de mises en situation, de plateaux. Un melting-pot de rendez-vous où seront présentés les acteurs de l’accompagnement, les financements mobilisables, les acteurs socio-économiques du territoire.

A ce titre, la VAE ne s’improvise pas. Elle se prépare de façon méthodique, engageant le bénéficiaire sur de longues périodes d’introspection professionnelle pouvant osciller de six à dix-huit mois.

 

Un taux de réussite qui excède les 60 %...

 

Face à cela, les professionnels de la Validation des Acquis de l’Expérience sont parfois confrontés à des craintes, des atermoiements de la part d’un public ne croyant pas à la méthodologie. Un processus trop austère, très long et difficile à aborder, exigeant aussi puisque sanctionné par un diplôme. La réponse de ces spécialistes ne se fait pas attendre.

Yves HUTIN, directeur départemental de Pôle Emploi, le martèle à maintes reprises : « notre objectif est de rassurer ces publics sur le concept en le démystifiant. Il est question de remise en confiance. D’aides financières, aussi… ».

La Région y pourvoit. Sachant que le tarif peut allègrement osciller entre 500 et 1 500 euros selon le niveau de la formation. Rien qu’en 2021, 33 demandeurs d’emploi ont eu recours à un financement spécifique pour mener à bien leur opération. Pôle Emploi, intervenant quant à lui, sur les frais annexes.

« Au bout du compte, lâche Séverine DUTREIX, directeur de l’antenne auxerroise de Pôle Emploi, c’est le demandeur ne paie rien… ».

A l’échelle de l’Hexagone, 500 000 personnes ont déjà choisi ce moyen de revalorisation de leur carrière depuis 2002. Mais, il ne faut jamais oublier que 60 % de suiveurs de cette VAE, à l’époque sans emploi, ont pu se « vendre » mieux auprès d’un employeur et retrouver le chemin de la vie active.

 

Thierry BRET

 

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