La ville de Sens continue de se mobiliser en faveur des personnes âgées. La distribution des colis de Noël qui est programmée jusqu’au 24 décembre complète une année d’accompagnement et d’assistance riche en cette période de crise sanitaire si spécifique...

SENS: Dans la salle où était organisée la manifestation trônaient de nombreux colis de Noël, prêts à être livrés par les élus et les bénévoles. C’était l’occasion d’apporter un peu de plaisir aux personnes âgées au terme d’une année tumultueuse, source d’angoisse et de solitude.

Comment la ville de Sens prend-elle soin de ses aînés même s’il est difficile de rassurer concrètement celles et ceux qui sont isolés suite aux mesures sanitaires imposées pendant le confinement ?

Ce n’est pas si aisé, il est vrai. Globalement, la distanciation et le virtuel, comme la relaxation par téléphone, ont clairement leurs limites en termes d’accompagnement et de réconfort.

 

Lutter contre l’isolement, vecteur de tristesse et d’angoisse…

 

Le fait est, que « cette période est très mal supportée par les personnes les plus âgées à cause de cet isolement... rappela Marie-Louise FORT, maire de Sens et présidente du Grand-Sénonais, présente à cette animation. Certaines personnes ont même pleuré lorsque la ville s’est vue dans l’obligation de condamner les clubs accueillant d’ordinaire les personnes âgées.

Isolées, face à une information anxiogène diffusée en boucle à la télévision sur l’épidémie, les personnes âgées sont en proie à l’angoisse et à la solitude. Un sentiment qui se sera parfois prolongé lors des périodes de déconfinements en raison d’une peur accrue de leurs proches de les contaminer en les côtoyant.

Le maire de Sens avait instauré dès le mois de mars le dispositif de bienveillance citoyenne. Un système qui permettait de recenser les personnes âgées et les personnes isolées fortement fragilisées par la situation de confinement. 

Depuis, le dispositif perdure et de nouvelles actions bien rôdées ont été mises en place telles que l’opération « Faites des pompons » ou encore « Papot’âge ».

 

 

Une mobilisation sans précédent pour la distribution des colis

 

Cette année, les retraités sont privés de repas de Noël. Aussi, la ville a décidé de leur faire profiter du traditionnel colis de fin d’année, normalement réservé aux plus de 70 ans. Tous ceux qui en ont fait la demande recevront donc un panier gourmand composé de produits du terroir.

Beaucoup de personnes ont proposé leur aide pour leur livraison : des élus, en nombre plus élevé que les années précédentes, des bénévoles, les jeunes du Service Prévention, des enfants citoyens du centre de loisirs et du périscolaires ainsi que des partenaires comme l’AMAPA, spécialiste du service à domicile.

Ces « Pères Noël » éphémères mais solidaires ont pour mission de remettre 845 colis, dont 600 pour les personnes seules et 245 pour les couples.

 

Une livraison effectuée en toute sécurité

 

La ville exclue une expédition des colis par La Poste afin de maintenir un contact avec les personnes âgées. Cette opération est rendue possible grâce à l’application des gestes barrières.

Mais la municipalité voit aussi ces mesures comme la garantie d’une sécurité physique des bénéficiaires, un contact moindre en prévention d’éventuels rôdeurs ou arnaqueurs qui essaieraient de s’introduire chez l’habitant.

Ces « Pères Noël » seront donc munis d’un badge spécifique. Il les rendra reconnaissables. Ces bénévoles n’entreront absolument pas dans les logements. La livraison sera donc faite à l’extérieur ou sur le palier de l’habitation. Il n’y aura alors plus qu’à se régaler !  

 

Floriane BOIVIN

 

 

A l’instar de ce qui se pratique déjà en Charente-Maritime, le tribunal de Commerce d’Auxerre devrait mettre en place d’ici peu un dispositif de soutien destiné aux entrepreneurs en souffrance. Une réunion d’information, organisée en présentiel se déroulera ce jeudi 03 décembre dans la grande salle des fêtes de VENOY (et dans le respect des gestes barrière) à 14h30. Elle offrira l’opportunité au président de l’institution Pascal BAILLY de faire toute la lumière sur ce projet. Dont il évoque les contours dans cette tribune…

TRIBUNE : La crise sanitaire inédite que nous traversons s’inscrit dans la longueur et nous oblige à la plus grande prudence et à une grande vigilance.

Tout d’abord, l’accueil et l’activité du Tribunal de Commerce fonctionnent tous les jours de la semaine, par téléphone, par mail, ou sur rendez-vous pour respecter les gestes « barrière ».

Les audiences de contentieux et procédures collectives se tiennent en présentiel dans le respect le plus strict de mesures sanitaires.

A ce jour, l’activité du Tribunal de Commerce d’Auxerre est depuis le début de cette crise sanitaire très nettement en baisse concernant les demandes de redressement judiciaire.

Alors qu’à l’opposé, le nombre de créations et inscriptions au registre du commerce conserve une activité normale.

 

Agir à plusieurs niveaux pour faire face aux difficultés…

 

Au premier regard, la photographie que nous pourrions faire aujourd’hui, pourrait nous satisfaire mais n’est peut-être pas le reflet le plus juste de la situation économique, compte tenu des aides et délais octroyés.

Alors, comme évoqué dans mon propos introductif, ce constat nous oblige d’une part à la plus grande prudence mais surtout à une grande vigilance. Les difficultés de toute nature des entreprises sont souvent autant d’épreuves également personnelles pour les chefs d’entreprises.

Ainsi, face aux difficultés que pourraient rencontrer les entrepreneurs, les magistrats du Tribunal de commerce sont convaincus qu’il faut agir dès à présent, à plusieurs niveaux.

 

 

D’emblée, en plus des mesures préventives prévues dans les textes, le Président ou un magistrat délégué à la prévention se tiennent à disposition des chefs d’entreprises en difficultés pour des rendez-vous confidentiels.

Par ailleurs, le Tribunal de commerce travaille à la mise en place d’une association d’aide psychologique à destination des entrepreneurs leur permettant de bénéficier gratuitement d’un soutien psychologique (APESA). Cette association à vocation départementale sera mise en place dans les prochains jours.

 

Un soutien psychologique adapté aux besoins des entrepreneurs…

 

Depuis 2013, ce dispositif original appelé APESA (Aide Psychologique aux Entrepreneurs en Souffrance Aiguë) initié d’abord au Tribunal de Commerce de Saintes a vu le jour et a été adopté par de nombreuses juridictions. Celui d’Auxerre a décidé de mettre en place ce dispositif et d’y associer les structures et organismes qui vivent au quotidien par les entreprises et pour les entreprises  afin de permettre aux entrepreneurs en souffrance de trouver, gratuitement et s’il le souhaite, d’un soutien psychologique adapté.

Cette démarche s’inscrit dans la philosophie de notre institution consulaire qui se veut pragmatique, efficace, à l’écoute des justiciables et également préoccupée des conséquences humaines de ses décisions.

 

En savoir plus :

 

Pour en connaître davantage sur le dispositif, consulter la référence suivante : www.apesa-france.com

 

Pascal BAILLY

Président du Tribunal de Commerce d’Auxerre.

 

Les travaux se poursuivent inlassablement sur ce point névralgique que représente ce pont surplombant l’Yonne dans le nord de notre territoire. Construit avant-guerre, l’édifice présentait quelques signes de fatigue. Nécessitant sa réhabilitation : un chantier qui incombe financièrement au Conseil départemental en charge de la voirie et de l’état du réseau routier. Les élus se sont rendus récemment sur le site afin d’en apprécier sa progression…

PONT-SUR-YONNE : D’un investissement global de 7,2 millions d’euros, la rénovation de la fameuse structure qui permet de traverser Pont-sur-Yonne continue, sans être affectée par les affres du confinement et de l’épidémie de coronavirus.

Accueillant la D 606 (ex-nationale 6 au temps jadis), l’ouvrage dont le début de l’édification date de 1938 voit chaque jour un trafic de douze mille automobiles et poids lourds très conséquent l’emprunter. Autant dire que sa réhabilitation devenait nécessaire avec le poids des années !

Gestionnaire de la structure, le Conseil départemental a donc fait le pari de procéder à un sérieux lifting en consolidant l’ensemble en maintenant la circulation.

 

 

 

 

Une livraison de l’ouvrage prévue en juin 2021…

 

Accompagné des vice-présidents du Département Christophe BONNEFOND et Dominique SINEAU, le président de l’exécutif départemental Patrick GENDRAUD a pu observer avec beaucoup d’intérêt les premiers effets de la mise en circulation sur une voie unique sur le pont. Une bascule technique, assurée la nuit même avant la visite de la délégation. Celle-ci fut accueillie par l’édile de Pont-sur-Yonne et conseiller départemental Grégory DORTE.

Si les délais sont respectés selon le cahier des charges initial, ces travaux devraient se clore au mois de juin 2021. Idéal pour avoir un pont remis à neuf avant le grand rush des vacances estivales ?

 

 

 

 

 

 

Coquillages et crustacés. On connaît la célèbre ritournelle popularisée par le joli minois de Brigitte BARDOT au temps de sa splendeur langoureuse. On ne savait pas, en revanche, que parmi les élèves qui fréquentent les classes professionnelles préparant aux métiers de l’hôtellerie restauration certains pouvaient prétendre rejoindre la Marine nationale pour y faire carrière ! Une opportunité maritime qui s’appuie depuis quatre ans sur un partenariat…

AUXERRE : L’initiative est rarissime dans le landerneau régional. Mieux : elle est unique et tout à l’honneur du lycée des métiers de l’Yonne qui a su en poser les jalons initiaux.

Dans ce lieu de savoir-faire, permettant d’embrasser une carrière dans l’hôtellerie et la restauration, voire celui plus exotique de s’illustrer dans le monde des cocktails grâce à ces mentions spécifiques, espérer tôt ou tard rejoindre la Marine nationale n’est donc pas une ineptie en soi.

Les embruns maritimes ont beau souffler loin des rivages icaunais, les jeunes « moussaillons » esthètes des arts de la table et des métiers de bouche du sérail bourguignon peuvent s’ils le désirent, après une phase préparatoire prise en charge financièrement par la Marine nationale, intégrer ce corps d’armée pour y exercer leur profession.

Car, c’est bien connu : dans les forces militaires, il y a pléthore d’opportunités pour s’insérer dans la vie active !

Initiée à l’origine en 2016, la convention de partenariat qui lie le lycée des métiers Vauban à la Marine nationale vient d’être prorogée de trois années supplémentaires. Selon la sage décision, prise par la directrice de l’établissement pédagogique, Capucine VIGEL, enthousiaste par ce projet.

L’expérience si elle demeure unique n’en est pas moins passionnante tant au plan intellectuel (la découverte des us et coutumes à bord d’un bateau, le rituel pour dresser la table du pacha – le commandant de bord –) qu’au plan des perspectives d’emplois offertes in fine.

 

 

De jeunes mousses avides d’en savoir plus sur les us et coutumes militaires…

 

A l’issue de leur diplôme, les apprenants peuvent bénéficier d’un contrat  déclinable pendant un an, avant de s’embarquer sur un bateau pour y vivre une aventure inoubliable.

Début octobre, vingt-quatre de ces élèves, répartis en petits groupes, ont pris connaissance des potentialités de carrière existantes dans ce corps militaire. Le second volet de cette séquence découverte a eu lieu ce lundi 30 novembre.

Mais, malheureusement, sans la présence du premier-maître, Mme GUILLAUMAIN, cheffe de cuisine, qui fut refoulée le matin même par la gendarmerie nationale alors qu’elle sortait de la capitale par l’autoroute et qui s’est vue délivrée une amende conséquente malgré l’attestation en poche faisant foi de la nécessité de son déplacement professionnel dans l’Yonne !

Toutefois, cela n’empêcha nullement les deux intervenants militaires (le capitaine de frégate commandant Sylvain LE HOUSSEL et le premier-maître Sylvain OLIVIER) de délivrer leurs connaissances aux jeunes « mousses » avides d’en apprendre davantage sur les subtilités de la marine et de ses codes gastronomiques.

D’ores et déjà, et le rendez-vous est biffé dans les agendas des intéressés, quatre enseignants de Vauban dont les professeurs de cuisine Frédéric BENUCCI et Jérôme DE MEYERE iront s’immerger au cœur de la base navale de Cherbourg en octobre 2021. Ils y accompagneront une demi-douzaine de jeunes gens volontaires pour appréhender l’esprit du grand large. Et respirer l’air pur de ces embruns salvateurs…

Thierry BRET

 

Douze. C’est le nombre de places d’hébergement qui viennent d’être créées sur notre territoire afin de répondre aux urgences vitales des femmes qui subissent au quotidien des outrages conjugaux. Une cellule de prise en charge est aussi opérationnelle pour renforcer le suivi des situations les plus complexes…

AUXERRE : Les violences faites à la gent féminine sont croissantes avec les périodes successives de confinement. Et sur ce registre très douloureux, l’Yonne n’est pas un département qui demeure inactif. Bien au contraire.

Engagé dans une démarche volontariste, notre territoire vient de prendre un certain nombre d’initiatives dans sa lutte contre ce méprisable fléau. La Journée internationale du 25 novembre aura permis de le rappeler à bon escient.

D’une part, une cellule de prise en charge des femmes victimes de violence est désormais fonctionnelle afin de suivre pas à pas les problématiques de ce fait de société.

D’autre part, ces malheureuses victimes de la vindicte masculine peuvent être hébergées en urgence dans l’une des douze places d’hébergement qui peuvent les accueillir sur l’ensemble du territoire départemental. Une création qui fait suite à un appel à projets national issu du Grenelle contre les violences conjugales.

Organisés en concertation avec les centres commerciaux LECLERC (Auxerre, Migennes, Saint-Denis-les-Sens), des points d’accueil éphémères tenus par les services de la CIDFF et ADAVIRS ont pu sensibiliser le jour J la population sur les dérives vécues en couple. Une manifestation à laquelle participait le préfet de l’Yonne Henri PREVOST à Auxerre…

 

 

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