Décidément, les actualités volent en escadrilles en cette fin d’année pour l’opérateur ORANGE dans l’Yonne. Il y a peu, il était encore question de l’état des lieux (très avancé) du déploiement de la fibre optique sur le bassin de l’Auxerrois – nous y reviendrons très prochainement – et, en cette matinée de vendredi, c’est dans la commune nouvelle du Val d’Ocre, centrée autour de Saint-Aubin-Château-Neuf, que le spécialiste des télécommunications a posé ses jalons. Objectif : y animer un atelier numérique « citoyen »…

 

VAL D’OCRE : Ils en ont de la chance, Jean-Philippe et Mathias. Ces deux sympathiques et très relationnels collaborateurs exerçant leur savoir-faire chez ORANGE ont l’excellente opportunité, sous le sceau du volontariat, de faire de la pédagogie auprès de nos concitoyens ! Et pas, n’importe lesquels ! Celles et ceux qui veulent en découvrir davantage sur les multiples usages de l’outil numérique dont ils sont abreuvés d’informations depuis si longtemps. Mais, rien ne vaut la pratique démonstrative pour en optimiser toutes les subtilités, c’est bien connu !

 

17 % des Français éprouvent encore des difficultés avec les usages du numérique…

 

Dans le cadre d’un programme national, baptisé « Orange Digital Center », une quinzaine de villageois se sont donc présentés dans la matinée pour se répartir dans deux ateliers : le premier, sur la prise en main du smartphone – indispensable pour en connaître toutes les opportunités -, le second qui s’intéressait plus spécifiquement à la protection des données personnelles.

Sous le regard attentif du premier élu de la localité, Bernard CURNIER, les deux animateurs illustraient leurs propos d’exemples concrets. L’objectif étant de placer l’égalité numérique – c’est-à-dire la maîtrise des nouvelles technologies par tous – comme une évidence.

 

 

Un plan qui constitue le fil conducteur chez ORANGE, judicieusement désigné par ailleurs sous le vocable « Engage 2025 ». Déléguée régionale d’ORANGE en Bourgogne, Véronique MORLIGHEM devait rappeler que « 17 % des français peinaient à utiliser les outils numériques du quotidien tandis qu’une entreprise sur deux manquait de compétences internes pour accompagner la montée en puissance des pratiques liées au numérique... ».

 

Des ateliers ouverts à tous les publics, particuliers et professionnels…

 

Face à cette réalité, l’entreprise a donc décidé de lancer ce fameux  programme « Orange Digital Center » afin de renforcer ses actions de développement des compétences numériques sur l’ensemble du territoire français.

Accessible à tous les publics mais aussi aux professionnels, commerçants et artisans, le concept « Orange Digital Center » propose ces ateliers pour découvrir les outils numériques quel que soit son âge, à l’aide de jeux de sensibilisation aux bons usages du numérique pour les jeunes, voire des espaces « FabLab » pour expérimenter, fabriquer, prototyper, ainsi que des conférences et ateliers pour accompagner les femmes entrepreneuses.

 

Thierry BRET

 

 

Des ateliers, des rendez-vous avec experts et spécialistes, des aspects ludiques à découvrir à l’aide d’un quizz afin de remporter un prix spécial, des confiseries à déguster à la pause… : pas de doute la déclinaison icaunaise de la Semaine régionale de la création/reprise d’entreprise, proposée par les deux acteurs consulaires, avait de quoi séduire les porteurs de projets avant qu’ils n’appuient sur le bouton devant les placer sur orbite…

 

AUXERRE : Une quarantaine de rendez-vous formalisés au terme de la journée, une petite dizaine de stands pouvant accueillir les visiteurs en quête de renseignements, des entretiens en direct et en face à face afin de découvrir toutes les subtilités de l’entrepreneuriat : l’étape icaunaise de la Semaine régionale de la Création/reprise d’entreprise aura tenu toutes ses promesses dans l’un des bâtiments de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat.

Organisé avec la Chambre de Commerce et d’Industrie, ce rendez-vous, soutenu par la Région, BPI France et le Crédit Agricole, se retrouvait en présentiel à la plus grande joie des conseillers consulaires de la CMA qui officiaient en qualité de force accueillante au service de leurs hôtes.

 

 

 

Parmi les porteurs de projets ayant bloqué la date de cet évènement sur leur agenda, figuraient de futurs entrepreneurs désireux de se positionner dans le domaine de l’automobile, l’agriculture, la viticulture ou encore la communication.

Apparue en 2012, cette opération se justifie dans le calendrier des deux chambres consulaires afin de proposer aides et accompagnements pendant sept jours dans les huit départements de la contrée. Une incitation intelligente de fixer en Bourgogne Franche-Comté, celles et ceux des porteurs de projets en création/reprise d’entreprise qui souhaitent y développer leurs affaires…

 

Thierry BRET

 

 

 

En partenariat avec le réseau des Missions Locales de Bourgogne Franche-Comté, le lycée Chevalier d’Eon de Tonnerre accueille un forum des métiers, ce vendredi 25 novembre. Un rendez-vous, décliné exclusivement l’après-midi, qui permettra aux élèves de ce bassin géographique de découvrir les potentialités professionnelles ainsi que les filières qui permettent de les atteindre sur le territoire.

 

TONNERRE: Quatre heures à vivre de façon intense et instructive pour les élèves du secondaire qui fréquentent l’établissement scolaire de la capitale du Tonnerrois ! Quatre heures à mettre à profit pour les adolescents et jeunes adultes à récolter le maximum d’informations se rapportant aux possibilités existantes en matière d’orientation. Pas si simple en vérité pour découvrir les filières pléthoriques qui existent parmi les grandes branches professionnelles composant le monde du travail.

Ce sera peut-être un tour de force pour la plupart de ces jeunes gens qui, pour certains, s’intéresseront de manière liminaire à ce sujet. Devant célébrer d’ici quelques jours, les 07 et 14 décembre, tant à Avallon qu’à Tonnerre, ses trente années d’existence dans l’Yonne, la Mission Locale jouera un rôle majeur dans ce forum, en mobilisant autour d’elle bon nombre de ses partenaires naturels et de chefs d’entreprise afin d’y prendre part.

L’objectif étant de valoriser la richesse professionnelle de notre territoire et sa réelle employabilité, via des exemples, des témoignages, des contacts, des échanges, des suggestions, des pistes conduisant à la recherche personnelle ou familiale, selon les cas.

« Nous devons ouvrir les yeux de nos jeunes sur le monde de l’entreprise, affirme Radouan GSSIR, responsable de la MILO de l’Avallonnais et du Tonnerrois.

Gageons qu’avec une telle initiative, ce sera réussi !

 

Thierry BRET

 

 

C’est sûr, au vu des conditions climatiques particulièrement humides de ce samedi de la mi-novembre, les bottes étaient de circonstance pour découvrir en toute quiétude la production arboricole des pépinières NAUDET. Qu’importe ! Ministres – au nombre de deux –, élus territoriaux et représentants des corps institutionnels étaient parés de leurs précieux atours pour cette pose nécessaire en terre de l’Yonne à l’occasion d’un déplacement officiel où fut annoncé le soutien à la filière « Graines et plants forestiers » de la part de l’Etat avec cinquante millions d’euros injectés à la clé…

 

CHEU: Lauréate du programme France Relance, les pépinières NAUDET pourront se targuer, avec le recul, d’avoir accueilli un jour sur son exploitation icaunaise deux représentants du gouvernement. Ce qui n’est pas chose courante, doit-on avoué ! En effet, dans le cadre du chantier de la planification écologique se rapportant à la forêt, Sylvie RETAILLEAU, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Marc FESNEAU, son homologue de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, avaient choisi l’un des sites de la société pour y effectuer leur déplacement conjoint dans l’Yonne. Une immersion ô combien importante, à plus d’un titre.

En guise de hors d’œuvre, le tandem gouvernemental avait effectué dès le prime matin, une étape dans la capitale de l’Yonne. Dans les locaux de la préfecture, où ils eurent tout le loisir de pouvoir échanger avec les représentants départementaux de la filière forestière. De celle qui intervient en amont, c’est-à-dire les grainetiers, les pépiniéristes, les reboiseurs, les acteurs qui interviennent sur les chantiers en forêt.

Une filière des graines et des plants forestiers qui représente un maillon essentiel pour la réussite de la transition écologique. Une transition nécessitant un soutien en termes d’investissements, de recherche et de développement.

La feuille de route ministérielle est simple : elle vise à repenser la forêt de demain, sous toutes ses composantes, tant en amont qu’en aval. Par le prisme de la replantation de la forêt hexagonale, comme l’envisage avec vigueur le Président de la République. Une politique qui est appliquée depuis peu par la cheffe du gouvernement Elisabeth BORNE, et son gouvernement.

 

Une enveloppe de 50 millions d’euros pour rebâtir la forêt de l’Hexagone…

 

A cette occasion, une annonce capitale pour la filière aura été lâchée par les visiteurs parisiens. Le PEPR, programme et équipement prioritaire de recherche, qui s’intègre dans le cadre du plan France Relance 20230 a été dévoilé à l’auditoire icaunais. Un dispositif devant favoriser le renouvellement et l’adaptation de la forêt au changement climatique, qui se traduit par l’injection de 50 millions d’euros à sa réussite.

Ce programme sera assuré en matière de recherche publique par l’INRAE (Institut de recherche public pour un développement cohérent et durable de l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) comme pilote en lien étroit avec le CNRS, le CIRAD et le GIP ECOFOR.

Naturellement, tous les acteurs de la filière bois seront associés à ce projet qui poursuit trois objectifs majeurs : assurer la vitalité à long terme des écosystèmes forestiers et de leurs services associés, concilier l’offre et la demande de services et produits issus de la forêt, développer, enfin, une gouvernance partagée des forêts alors que l’agriculture, la forêt ou les besoins urbains peuvent se concurrencer les espaces.

 

 

Un appel à projets favorable aux pépinières NAUDET…

 

Autre nouvelle importante pour les représentants de la filière forestière du cru : l’annonce de la seconde vague de lauréats englobant les spécialistes du reboisement, ainsi que de l’appel à projets graines et plants, proposés dans le cadre de France Relance 2030.   

Conséquence : 94 nouvelles entreprises dont les pépinières NAUDET – elles sont une dizaine d’unités à en profiter en Bourgogne Franche-Comté - vont ainsi bénéficier de 5,3 millions d’euros de subventions de l’Etat afin d’assurer la modernisation et l’augmentation de leurs capacités de production.

Quant à l’appel à projets, il concerne les semenciers. Il a été lancé en début de semaine pour assurer la modernisation de leurs infrastructures tout en leur permettant de diversifier l’offre en production de semences forestières, source de résilience des peuplements forestiers renouvelés. Des annonces qui ont sans doute rassuré les professionnels de la filière…

 

Thierry BRET

 

 

En ce temps-là, Eric GALLET, cuisinier au joli parcours professionnel, chez LOISEAU à Saulieu avant l'arrivée de la troisième étoile début 1990, puis au « Crillon » parisien du temps du truculent et exigeant chef Christian CONSTAN, était en cuisine. Nous sommes au début du siècle, et au rond-point de Paris à Auxerre, il venait d'ouvrir « Au Parfum d'ailleurs ». Alors que je dînais avec Patrick GAUTHIER, récemment étoilé Michelin à Sens, il nous fit un espadon au combawa, un agrume réunionnais qu'à l'unisson nous découvrîmes ce soir-là. Merci Chef !

 

AUXERRE : Ensuite, Eric ouvrit un restaurant italien, puis « Le Bourgogne », voici une quinzaine d'années. Une table longtemps distinguée d'un « bib » gourmand au Michelin. Encore une adresse valeureuse et injustement supprimée comme d'autres dans l'Yonne de la sélection Michelin en 2021.

Eric est plus restaurateur désormais et a laissé les fourneaux à un cuisinier aussi discret qu'efficace quant aux alliances de  goûts et saveurs, parfois inédites, le chef Ismaël est à son affaire aux fourneaux avec sa petite équipe ! Un mot aussi sur le souriant trio féminin au service ce jour-là, mené de main de maître - ou plutôt de maîtresse ! - par Julie, une ancienne de « La Côte Saint-Jacques » et amatrice des nectars bourguignons.

 

 

On peut y admirer des toiles de Georges HOSOTTE…

 

Mon précédent repas au « Bourgogne » le fut en compagnie d'une élue de terrain, la sénatrice Dominique VERIEN ainsi que le maire de Gron. C'était en mai 2021. Nos restaurants rouvraient alors. Mais en extérieur, uniquement. Ce midi-là, il ventait et pleuvait, mais nous étions contents d'en être, juste histoire d'assurer de notre soutien, nos cuisiniers. Un joli « Pouilly-Fuissé » accompagnait les gouttes d'eau de pluie !

Récemment, plus confortablement installés à l'intérieur, on en profite pour admirer les jolies toiles du peintre Georges HOSOTTE accrochées au mur. Irancy y est joliment cerné de neige. En reverra-t-on désormais sur le vignoble de ce village atypique ?

 

 

 

 

L’une des plus belles interprétations culinaires de l’escargot…



L'apéritif, un « Américano », est élégamment servi avec gougères et terrine de volaille. En entrée, selon moi, l'une des plus belles interprétations de l'escargot se présente à nous : en petit pot et au beurre mousseux persillé. Ce mets est fin et délicat, et permet de mieux apprécier ce plat si représentatif de notre Bourgogne. La seconde entrée, la grosse raviole de ris de veau et de bœuf séché,  au coulis d'herbes, est aussi surprenante que goûteuse : une très belle entrée,  joliment inattendue.

Ensuite, les ris de veau de cœur - les vrais, jamais donnés, on le sait -  aux morilles sont délicieux et cuits comme trop rarement, moelleux à cœur mais croustillants et assaisonnés sur l'extérieur. C’est la patte d'un vrai cuisinier.  Un mets de roi mais sans galette toutefois !

 

 

Le plateau de fromages, une tradition qui tend à disparaître…

 

La maison possède aussi quelque chose qui tend à disparaître : un plateau de fromages. Celui-ci est aussi joli que varié. Goûtons donc l'inattendu - et moins connu - gaperon, un fromage auvergnat qui ne demande qu'à être dégusté ! 
Suit alors un joli dessert à base de « griottines » de Fougerolles (Haute-Saône), juste histoire de terminer un bon repas dans cette Bourgogne auxerroise où la clientèle se sent bien. Tout simplement…

 

 

 

En savoir plus :

 

Les - : le pain n'est pas.....inoubliable.

Les + : le service est très plaisant, professionnel et souriant : la clientèle n'en demande pas plus. Une certaine recherche culinaire aussi. De la Bourgogne un peu raffinée !

 

 

 

Contact :

 

Le Bourgogne

15, Rue de Preuilly

89000 AUXERRE

Tel : 03.86.51.57.50.

Ouvert du mardi au samedi inclus.

La première formule déjeuner est proposée à 29 euros.

 


Gauthier PAJONA

 

 

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