Sa dernière visite dans la capitale de l’Yonne date du 03 mai 2019. En pleine période des élections européennes et bien avant que ne survienne le funeste épisode de la COVID. Lundi 15 novembre, le président de Debout La France sera à Auxerre où il tiendra une conférence de presse. Histoire de tordre le cou aux sondages dont il n’a cure et d’expliquer qu’il a un rôle à jouer, même coincé entre Marine LE PEN et Eric ZEMMOUR…

 

AUXERRE : Avant de se rendre dans le département du Jura pour y tenir une réunion publique le 25 novembre, le leader de DLF (Debout La France) fera auparavant une courte halte à Auxerre. Ce sera ce lundi.

Sa dernière apparition dans la capitale icaunaise remonte au mois de mai 2019. Elle correspondait alors à la campagne explicative inhérente aux échéances électorales européennes.

Ce jour-là, dans un restaurant bien connu de la cité auxerroise, face à la presse, et aux côtés des candidats qui allaient défendre les couleurs du parti souverainiste, le député de l’Essonne et ancien maire d’Yerres s’appuyait sur sa dernière publication (« Résistance : comment en finir avec ce système et rendre le pouvoir aux Français ») pour expliciter ses axes stratégiques.

L’ancien candidat à la présidentielle 2017 qui avait captivé l’intérêt et les suffrages de près de deux millions d’électeurs lors du premier tour retourne donc au combat de ce round élyséen 2022. Un rendez-vous pavé d’incertitudes, à bien des égards.

 

La défiance envers les sondages qui se sont trompés aux régionales…

 

Entre-temps, la crise sanitaire a bouleversé la physionomie du pays, tant au plan économique qu’au niveau sociétal. Sans parler de la géopolitique mouvante qui peut déstabiliser à tout instant la planète et de surcroît l’Europe. Avec, en outre, le réchauffement climatique qui inquiète les jeunes générations. Celles qui ne veulent plus de cette course effrénée au libéralisme destructeur.

En interne, Debout La France a aussi connu de sérieuses turbulences au cours de ces derniers mois avec le départ de plusieurs cadres. Ceux-ci ont migré vers d’autres cieux, créant ainsi de nouvelles formations politiques. Une nébuleuse confuse dans le paysage politique où les aficionados favorables à la défense des intérêts de l’Hexagone peinent à s’y retrouver.

Un récent sondage positionne Nicolas DUPONT-AIGNAN très loin derrière la meute de candidats voulant renvoyer le président MACRON dans ses pénates ! Tout juste 2 % d’intention de vote.

Un chiffre que l’intéressé balaie du revers de la main, en précisant qu’il n’accorde aucune confiance à ces extrapolations statistiques. Des sondages qui, il est vrai, se sont lamentablement plantés lors des récentes élections régionales qui donnaient pourtant le RN, en très large vainqueur du scrutin !

 

 

Une stratégie reposant sur cinq axes prioritaires…

 

Celui qui ne veut pas s’incliner devant cette arithmétique parfois un peu trop convenue n’avait pas prévu, a contrario, l’émergence surprenante et hyper médiatisée du « pseudo » candidat Eric ZEMMOUR.  

Sur les ondes de RTL, NDA affirmait il y a peu que « les Français n’attendaient pas des oiseaux de malheur pour traiter leurs problématiques, mais bel et bien des propositions et des solutions… ».

Des solutions que ne manquera pas d’exposer le parlementaire de l’Essonne lors de ce point avec la presse, en ce début d’après-midi auxerrois.

Celles-ci seront par ailleurs mises à approbation du prochain Conseil national prévu le 27 novembre.

La stratégie de NDA repose sur cinq axes prioritaires : rendre le pouvoir aux Français en lui redonnant sa souveraineté, récompenser le travail en garantissant l’indépendance de la France au niveau industriel, rétablir l’ordre afin de juguler les flux migratoires et le laxisme judiciaire, reconstruire les services publics (Santé, Education…) afin que tous les citoyens aient un accès égal à ces services et développer enfin une écologie positive intelligente qui règle les véritables problèmes des émissions de gaz à effet de serre sans pour autant pénaliser les Français.

Un programme que le candidat à la présidentielle évoquera en présence du secrétaire départemental de DLF pour l’Yonne, Patrick MOREAU. Le maire de Foissy-les-Vézelay, ancien candidat aux élections européennes en 2009, est en effet le nouveau porte-étendard du parti depuis 2020.  

En revanche, le délégué régional de Debout La France et candidat aux législatives 2022 Pascal LEPETIT n’assistera pas à ce rendez-vous avec les médias. Se réservant pour une réunion interne concoctée avec l’ensemble des adhérents de l’Yonne qui est programmée en milieu de l’après-midi dans le Vézelien.

 

Thierry BRET

 

 

Un an d’application et déjà des enseignements très précieux pour la présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté. Cette dernière a participé à une table ronde en ouverture des Rencontres industrielles de la région (RIDY) où elle a présenté le bilan du PAIR, le Plan d’Accélération de l’Investissement Régional. Un dispositif complémentaire à celui de l’Etat qui va se poursuivre en 2022…

 

AUXERRE : Juste avant de rejoindre l’estrade qui accueillait la première des nombreuses conférences ponctuant l’intense journée des Rencontres industrielles (RIDY) concoctées par la CCI de l’Yonne, la présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté Marie-Guite DUFAY s’est fendue d’un petit exercice oratoire avec la presse.

Histoire de remémorer aux journalistes les fondements essentiels de ce qu’est le PAIR, le fameux Plan d’Accélération à l’Investissement Régional, l’une des clés de voûte du dispositif de relance sur notre territoire.

Un PAIR dont elle a ensuite extrait en substance les grandes lignes directionnelles lors de son intervention aux côtés de la sous-préfète en charge du plan de relance auprès du préfet de Région Fabien SUDRY, Natacha VIEILLE, et Alain PEREZ, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne.

 

5 000 emplois créés malgré la conjoncture ambiante…

 

Alors, quel est le mode d’emploi applicatif de ce PAIR ? Réponses de la patronne de l’exécutif régional face à la presse…

« Pourquoi l’avoir mis en exergue sur notre territoire, ce Plan d’accélération de l’investissement ? Parce qu’à la suite de la crise sanitaire qui avait stoppé net l’activité économique l’année dernière, il nous a semblé judicieux de nous situer dans le moyen terme et de faire en sorte qu’en accompagnant des projets d’investissements qui dormaient, qui étaient larvés, qui avaient besoin d’un sérieux coup de pouce, on stimulait la création d’emplois partout sur le territoire en soutenant les projets des entreprises.   

Ce dispositif repose sur trois domaines fondamentaux : l’industriel, l’écologique et celui de la solidarité. C’est pourquoi à la lecture de ce premier bilan anniversaire depuis octobre 2020 on constate que nous sommes intervenus à la fois pour aider des processus de décarbonation dans les entreprises comme nous nous sommes appliqués à mettre en place un complexe sportif auprès d’une collectivité ou d’impulser des actions en faveur de l’emploi… ».

L’emploi, l’un des chevaux de bataille de ce dur combat dans lequel s’est engagée l’élue régionale, originaire de Franche-Comté. Un premier chiffre est donné à ce propos : 5 000 emplois créés malgré l’âpreté de la période !

 

 

60 % des fonds de ce PAIR ont été affectés sur le terrain…

 

« Quand on investit, c’est en faveur du développement de l’entreprise, ajoute-t-elle, mais chacun sait que derrière ce développement se trouve l’emploi. Naturellement, ce sont les chefs d’entreprise qui créent cette valeur ajoutée qu’est l’emploi. Ce n’est pas la Région. Par contre, la Région peut avec beaucoup d’humilité accompagner les entrepreneurs pour qu’ils embauchent les profils dont ils ont besoin… ».

Logique. D’où l’importance des financements et de ces subsides accordés aux projets des entreprises.

« L’entreprise, poursuit Marie-Guite DUFAY, a justement besoin de prendre des décisions qu’elle avait peut-être du mal à arrêter parce qui lui manquait précisément ces financements. Donc, ces aides publiques doivent arriver au moment opportun : lorsqu’un projet de développement se concrétise. Sachant que derrière ces projets, il y a de nouveaux emplois… ».

Au 01er octobre, plus de 255 millions d’euros sur l’enveloppe initiale de 432 millions ont été affectés pour soutenir les projets répartis sur les huit départements. A peu près 60 % de la réalisation de ce plan.

Une donnée statistique qui satisfait la présidente. Qui précise : « Quand nous additionnons la globalité des projets sur lesquels nous sommes intervenus, nous observons que cela avoisine déjà avec les cinq mille créations de postes ! ».

 

 

L’hydrogène et son écosystème composantes du plan stratégique à venir…

 

Evidemment, comme toutes bonnes choses, le PAIR connaîtra une fin. Marie-Guite DUFAY réfléchit-elle déjà en ce début de nouveau mandat à une méthodologie particulière pour trouver de nouvelles orientations ?

« Oui bien sûr ! Nous travaillons à une stratégie de développement économique qui va se construire avec l’ensemble des partenaires du territoire, avec les chambres consulaires, aux côtés des organisations professionnelles... ».

A ce propos, le lancement officiel de cette stratégie sera dévoilé début décembre. Mais, chut ! La présidente n’en donnera point d’autres détails au cours de cet entretien, ne déflorant pas davantage la feuille de route qu’elle s’était fixée en effectuant ce déplacement en terre de l’Yonne pour inaugurer ces RIDY.

Toutefois, on peut raisonnablement supposer que la filière de l’hydrogène et la mise en œuvre de son écosystème à usage protéiforme, tel que ceux-ci sont articulés sur l’Auxerrois depuis l’ouverture de la zone de stockage, intègrent cette future stratégie ?

« Ecoutez, je l'espère ! En tout cas, je me souviens qu'aux dernières RIDY, datant de 2019, j'avais parlé de l’hydrogène. A l’époque, j'avais rencontré à la fois de l'intérêt, mais aussi beaucoup d'étonnement de la part de mes auditeurs. On s'étonnait alors qu'une présidente de Région évoque de façon aussi affirmée ce secteur d'avenir que représente effectivement l'hydrogène. Or, nous y sommes ! Et je suis heureuse que la ville d’Auxerre compte désormais parmi les lieux de développement de l'hydrogène en France. Je l'avais dit, je l'ai fait et nous devons continuer ! Parce que dans le monde incertain dans lequel nous sommes, notamment d'un point de vue de l'énergie, l'hydrogène ne représente peut-être pas encore la solution d'aujourd'hui. Mais, une chose est certaine : c'est la solution d'après-demain ! ».

D’autant que du côté de Belfort, le bassin historique du projet de cette énergie renouvelable, se construisent les prémices de la véritable complémentarité entre les deux pôles. A suivre !

 

Thierry BRET

 

Le chiffre treize porte bonheur à Maud BREGEON. Non seulement, c’est le nombre de déplacements que la porte-parole nationale de LREM a effectué en un laps de temps très court (à peine huit semaines) à travers l’Hexagone avec enthousiasme. Mais, en outre, c’est le chiffre qui lui a permis aussi de souffler quelque peu en rejoignant le stade de l’Abbé Deschamps pour y voir l’affiche de Ligue 2 du jour, l’AJA opposé au Pau FC. L’équipe chère au MoDem François BAYROU !

 

AUXERRE : Elle accumule les kilomètres comme d’autres enfilent les perles, la porte-parole nationale de La République en Marche Maud BREGEON. Normal, quand on exerce le métier d’ingénieure spécialiste du nucléaire pour le compte d’EDF, c’est sûr, on a de l’énergie à revendre !

La jeune égérie de l’exécutif national n’en manque pas visiblement, se concoctant un copieux programme de visites lors d’une courte mais indispensable escapade en terre de l’Yonne, ce samedi matin.

Finement ciselé par deux des ténors de LREM sur notre territoire (Victor ALBRECHT, en charge du Pôle élection au national et Patrice José TAMPIED AZURZA, délégué départemental), le déroulé des opérations menant le porte-voix du parti élyséen à la rencontre des militants de la majorité présidentielle passait par Toucy et Auxerre. Deux étapes clés lors d’une animation de tractage de documents, à la gloire d’Emmanuel MACRON et de son bilan, après quasiment cinq années de pouvoir.

 

Un tour de chauffe matinal sur le marché de Toucy…

 

Dès 09 heures, Maud BREGEON arpentait aux côtés des partisans de LREM le marché, en général bondé, de la capitale de Puisaye. Un préambule, façon tour de chauffe, avant de rejoindre la place de l’hôtel de ville d’Auxerre pour y assurer la même prestation.

La venue de la jeune femme qui avait fait étape ces derniers jours dans le Tarn, le Gers, la Somme, l’Aude ou encore l’Aisne, à Saint-Quentin dans le fief de Xavier BERTRAND (tiens, tiens !), s’inscrit dans le cadre de l’opération de défense des résultats du président de la République.

Alors que celui-ci n’a pas encore officialisé sa candidature à sa possible réélection. Ce qui ne fait pas l’ombre d’un doute, vu la mobilisation frétillante de ses états-majors.

 

 

D’ailleurs, outre le fait de vouloir expliquer les résultats obtenus par le locataire de l’Elysée depuis 2017, Maud BREGEON venait surtout en terre icaunaise pour conforter le lancement des comités de soutien à Emmanuel MACRON, structures au nombre de trois à date en leur apportant son soutien.

Après le double épisode des marchés, la résidente de Levallois-Perret eut droit à sa séance de porte-à-porte afin de rencontrer de visu des Icaunais, avec un départ organisé depuis la place des Cordeliers.

 

 

Un point presse autour de l’opération « Cinq ans d’écoute »…

 

C’est dans l’un des estaminets de la même place centrale d’Auxerre que Maud BREGEON, aiguillée par l’un des membres du service de presse de LREM Benjamin SAYAG, se posa au terme d’un repas rapidement avalé pour faire le point autour de cette nouvelle opération « Cinq ans d’écoute » avec les journalistes.

Une rencontre qui fut menée tambour battant, horaire de match à l’AJA oblige, en présence de deux responsables des comités de soutien au Président de la République, Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI, conseiller régional et président de la CC de Puisaye-Forterre et de Thierry CORNIOT, maire de Seignelay.

Une dernière séance photographique avec un large sourire collectif (Benjamin SAYAG n’a pas son pareil pour distraire les participants de cette séance en leur lâchant le nom d’un ancien président qui prête à se détendre !) et le tour est joué !

Maud BREGEON quitta alors rapidement la place de l’hôtel de ville, accompagnée des soutiens au président pour gagner le complexe sportif de l’AJ Auxerre où un autre rendez-vous, plus distractif, l’attendait : la rencontre de football opposant le club fétiche de la Bourgogne septentrionale à celui de Pau, dont le maire n’est autre qu’un très proche conseiller d’Emmanuel MACRON, le président du MoDem, François BAYROU. 

Et à propos du Mouvement des Démocrates, mais où était donc passé son président départemental Pascal HENRIAT lors de cette visite auxerroise ? On ne l’aura pas vu être immortalisé sur la photo de famille ?!

 

Thierry BRET

 

 

Cinq clics suffisent-ils pour gagner son job ? Au-delà d’une formule toute faite, s’appuyant sur une communication aux contours alléchants diffusée vers le jeune public, la Mission Locale de Tonnerre/Avallon vient d’expérimenter un processus ayant porté ses fruits. Dix-huit personnes en ont été les bénéficiaires dans le cadre du plan « 1 jeune 1 solution ». Une initiative adoubée par la représentante de l’Etat, la sous-préfète Cécile RACKETTE.

 

AVALLON : Le concept se nomme « Gagne ton job en 5 clicks ». Ou « clics » si l’on francise l’appellation anglophone se rapportant à cette référence informatique ! Testé avec bienveillance par la Mission Locale de la zone méridionale du département, le module a réuni une petite vingtaine de jeunes gens (dix-huit avec exactitude) avec à la clé l’opportunité pour eux d’obtenir un passeport préventif aux risques professionnels en entreprise.  

La session de formation, scindée en deux groupes, s’est étalée sur une quinzaine de journées, intenses et enrichissantes pour chacun de ses participants. Neuf jeunes issus de Tonnerre y assistaient du 04 au 15 octobre. Le relais fut repris ensuite pour instruire les dix derniers stagiaires, entre le 18 et le 28 de ce même mois dans la sous-préfecture de l’Yonne.

Mais, de l’avis général, bien qu’ils ne se soient jamais croisés hormis le jour de clôture de cette judicieuse expérimentation, assurée en présence de la sous-préfète de l’arrondissement Cécile RACKETTE, l’immersion à la découverte des problématiques de sécurité inhérentes aux entreprises a été vécue comme une véritable bouffée d’air pur chez ces jeunes gens.

 

 

Un précieux sésame à faire valoir auprès des employeurs…

 

Un cycle pédagogique qui aura été concocté avec le concours tout en expertise du GRETA et de l’ARCEF, un organisme de formation professionnel ayant de plus en plus de velléités d’implantation sur le territoire icaunais.

Muni de ce précieux sésame, se rapportant à la prévention des risques sécuritaires en entreprise, les jeunes lauréats disposent dorénavant d’une nouvelle carte maîtresse dans leur jeu, à faire valoir auprès des employeurs dans leur quête à l’insertion professionnelle.

Certains ont des projets bien arrêtés dans leurs têtes. D’autres hésitent encore entre diverses possibilités de carrière. Mais, tous ont à cœur de travailler au plus vite et de se lancer dans ce que l’on nomme communément la vie active !

Ce cursus, un peu spécifique sur le papier, n’en demeure pas moins fort utile pour la suite de la prospective de ces jeunes gens en recherche d’un emploi.

Bon nombre d’entreprises estiment que les formations de premier niveau doivent sensibiliser aux risques professionnels.

Préparés aux chausse-trappes des problématiques liées à la sécurité, les futurs embauchés peuvent ainsi mieux les appréhender en connaissance de cause. Joindre l’utile à l’agréable, en quelque sorte !

 

 

Un petit bonus en prime : un jeu de carte sur la sécurité routière…

 

Aux côtés des représentants de l’ARCEF (Fabrice CAYARD, responsable de l’agence Bourgogne), du GRETA de l’Yonne (Eric GUYOT, l’un de ses intervenants) et de la Mission Locale (Radouan GSSIR, son directeur), la sous-préfète Cécile RACKETTE a pu remettre à chacun des jeunes gens les attestations de formation et le fameux passeport qui permet d’ouvrir plus largement les portes menant à l’emploi.

En sus, la représentante de l’Etat leur a glissé à chacun un jeu de cartes, un « Mille bornes » des plus spécifiques, un outil ludique les initiant aux dangers de la circulation routière.

Décidément, la sécurité aura été le maître mot de cette opération qui ne demande qu’à être réitérée dans un proche avenir.

 

Thierry BRET

 

C’est une véritable immersion parmi les profondeurs de la ville. Dans la pénombre un peu glauque d’un bassin d’orage de près de quatre mille mètres cubes, situé sous une aire de stationnement à Auxerre. Celui des Chaînettes, la bien-nommée ! Un simple exercice de routine, orchestré de main de maître par l’équipe d’intervention du SDIS 89. Sous le regard scrutateur des responsables de VEOLIA qui assure l’entretien du site.

 

AUXERRE : Que faire en cas de situation de crise lorsque l’on évolue à une dizaine de mètres de la surface de la terre dans un boyau extrêmement étroit et guère salubre ? Où la présence d’hydrogène sulfuré à forte dose pour vous faire passer de vie à trépas en un clin d’œil ? Une galerie permettant de circuler dans cet univers si particulier où toute idée de claustrophobie est à proscrire avant même de poser le premier pied sur l’échelle menant à huit mètres de fond. Un endroit où y placer un humain correspond forcément à une prise de risque.

Pourtant, ce bassin de rétention d’eaux pluviales, situé à quelques encablures de l’Yonne et ses quais, est régulièrement fréquenté. Par les équipes de techniciens de VEOLIA, qui y intervient très souvent.

 

 

Des équipements efficaces contre les atmosphères confinées toxiques…

 

Cadre de l’entreprise, Thierry CHANUSSOT assiste attentif avec l’une de ses collaboratrices à l’exercice grandeur nature qui se joue devant ses yeux en cette matinée ensoleillée. Une vingtaine de sapeurs-pompiers du Service départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) de l’Yonne s’activent, équipements spécifiques sur le corps, autour d’une bouche béante sur le vide. Obscure, insondable, peu rassurant pour ceux qui vont s’y engloutir.

Munis de systèmes de protection contre les atmosphères confinées toxiques, les soldats du feu se muent en prospecteurs de galeries profondes. Avant d’y pénétrer, ils ont pour objectif de récupérer l’un des trois employés de la société descendus pour une simple visite de routine mais coincé au fond de ce piège, pris d’un malaise. Ceci n’est que fictif, fort heureusement !

 

 

Une sensibilisation permanente des salariés à la sécurité…

 

Alertés par Thierry CHANUSSOT, les sapeurs-pompiers n’ont pas manqué de réagir prestement dans les minutes ayant suivi le drame. Le SDIS a pris soin de mobiliser des équipes de différentes compétences selon la typologie du sinistre. Notamment les spécialistes intervenant en atmosphère confinée. La suite, on l’imagine aisément après la vingtaine de minutes de cette simulation qui aura permis d’extraire le blessé des entrailles de la terre, sain et sauf.

« Il est fondamental de simuler ce type d’exercice, précise Thierry CHANUSSOT, parce qu’on est confronté à la vie réelle de l’exploitant. Or, chez VEOLIA, la sécurité n’est pas un vain mot ! La priorité, c’est la sécurité optimale de nos agents. Nous devons tout faire pour qu’ils rentrent chez eux le soir en parfaite santé ! ».

L’acteur économique multiplie donc les exercices relatifs à la sécurité. Chaque salarié est ainsi sensibilisé à la culture sécuritaire à maintes occasions dans l’année. Des séances répétitives jugées utiles par celles et ceux qui les suivent, histoire de pratiquer l’art de l’anticipation à loisir en cas de réelles problématiques.

Du coté des sapeurs-pompiers, son de cloche identique ! Ils apprécient l’opportunité de pouvoir tester à dimension réelle leurs équipes et les matériels de manière constante.

L’unique bassin de rétention qui permet de stocker les eaux pluviales de la ville d’Auxerre est donc placé sous une étroite surveillance par VEOLIA.

Un site entretenu et contrôlé qui ne présente pas d’aspérités particulières dans son processus de fonctionnement. Plutôt rassurant pour celles et ceux qui s’y baladent munis de torches et masques protecteurs…

 

Thierry BRET

 

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