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La sécurité aux Jeux Olympiques de Paris constitue un enjeu très important pour les organisateurs de la manifestation, les pouvoirs publics, les forces de l’ordre, les athlètes, les spectateurs, mais aussi pour le Président de la République. Emmanuel MACRON a souhaité réaliser des Jeux hors normes et surtout, comme étant la consécration de son deuxième quinquennat !

 

TRIBUNE : Le terrorisme représente aujourd’hui le risque le plus important des Jeux. L'EI-K a revendiqué l’attaque de Moscou le 22 mars dernier. Or, ce groupe a déjà sévi à plusieurs reprises ces dernières années et compte récidiver très vite sur le continent européen. Toutes les grandes puissances sont visées et les différents conflits actuels jouent en sa faveur. Avec ses 4 000 fanatiques, ce groupe est bien plus sanguinaire que peut l’être Al-Qaïda, au plus fort de l’Etat islamique. Une inauguration sur les berges de la Seine semble suicidaire pour bon nombre de spécialistes de la sécurité. Le risque de manifestations et de grèves est aussi une épée de Damoclès au-dessus de la tête de tous. N’oublions pas, non plus, le risque sanitaire : la pollution de la Seine ne sera peut-être pas réglée d’ici le 26 juillet prochain.

 

Un risque accru d’actes terroristes

 

Les terroristes du groupe EI-K se disent prêts à l’action. Il faut craindre aussi Al-Qaïda. Le terrorisme est un mode d’action violent au service d’une idéologie. Historiquement, trois formes de terrorisme sont apparues en France à partir de la fin du XIXe siècle : le terrorisme révolutionnaire qui souhaite changer radicalement la forme de l’état en poussant la population vers la lutte armée ; le terrorisme de libération qui réclame l’indépendance d’une partie du territoire d’un état ; le terrorisme étatique qui traduit la volonté d’un état d’accroître sa capacité d’influence hors du champ diplomatique, par des actions clandestines et contraires au Droit international.

Protéiforme, le terrorisme international cible la France depuis les années 1970. Cette menace trouve d’abord sa source dans des conflits extérieurs à nos frontières, servant jusqu’au milieu des années 1980 des revendications nationales ou des intérêts étatiques. Les années 1990 sont celles de l’émergence d’une menace terroriste d'inspiration islamiste radicale, en relation avec la guerre civile algérienne. Elle est favorisée par le développement de l’idéologie salafiste en France, portée par des islamistes algériens ayant fui leur pays ou par les réseaux du Groupe Islamique Armé (GIA).

Enfin, à compter du début des années 2000, la France est visée par la menace djihadiste globale insufflée par la mouvance Al-Qaïda puis par l’État Islamique. Cette menace tend aujourd’hui à s’autonomiser en s’émancipant en partie de l’influence de ces organisations terroristes.

 

 

Terrorisme de « libération nationale » et terrorisme d’Etat dans les années 1980 

 

Issues de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), des factions terroristes palestiniennes prennent pour cible des intérêts israéliens et la communauté juive en Europe dès les années 1970, à l’instar de l’attentat des Jeux Olympiques de Munich, commis par l’organisation « Septembre Noir » en 1972. En France, le groupe « Carlos » commet plusieurs attentats au cours de cette période, qu’il revendique au nom de la cause palestinienne. Parallèlement, des groupes palestiniens ciblent la communauté juive en France. Le 03 octobre 1980, un attentat à la bombe vise la synagogue de la rue Copernic à Paris, faisant quatre morts et des centaines de blessés. Le 09 août 1982, un groupe dissident de l’OLP commet un attentat meurtrier qui cible un restaurant juif, rue des Rosiers à Paris. À la fin des années 1980, en raison d’une évolution de la situation internationale qui leur est défavorable et d’une pression accrue des états visés, les groupes terroristes perdent leurs principaux commanditaires et soutiens, et cette forme de violence se tarit progressivement.

Au milieu des années 1980, l’Iran, alors en guerre avec l’Irak et principal porte-drapeau de l’islamisme politique, commandite des attentats en France, en représailles à divers contentieux opposant les deux états et au soutien apporté par la France à l’Irak. À la même époque, les intérêts français au Liban puis en France sont frappés par le Hezbollah. En 1986, un réseau terroriste qui lui est lié commet une série d’attentats à la bombe en France : dix attaques causent la mort de 14 personnes et en blessent 300 autres, notamment rue de Rennes à Paris, le 17 septembre 1986.

 

L’apparition du terrorisme djihadiste dans les années 1990

 

En 1992, à la suite de l’interruption du processus électoral en Algérie, des militants islamistes prennent le maquis et fondent notamment le Groupe Islamique Armé (GIA), lequel s’engage dans une démarche radicale d’inspiration salafiste-djihadiste (massacres de civils, assassinats de coopérants français). Le GIA critique vivement la France, accusée de soutenir le régime algérien. Le 24 décembre 1994, quatre terroristes du groupe prennent le contrôle d’un aéronef d’Air France à l’aéroport d’Alger. Ils abattent trois voyageurs avant de décoller vers Marseille, où ils retiennent les passagers de l’avion en otages, jusqu’à leur neutralisation par le GIGN. En 1995, le GIA décide de passer à l’offensive sur le territoire national. Durant l’été, six attentats frappent la France, notamment à Paris, où un attentat à la bombe fait 8 morts et 119 blessés, à la station RER Saint-Michel, le 25 juillet 1995. Les membres du réseau du GIA présents sur le territoire national sont arrêtés ou neutralisés au cours des mois suivants.

 

L’influence d’Al-Qaïda sur la mouvance islamiste radicale française

 

Dès 1996, des individus issus de diverses mouvances salafistes-djihadistes du monde arabe se regroupent en Afghanistan, alors contrôlé par les Talibans. Al-Qaïda s’impose à la fin des années 1990 comme porte-parole d’un nouveau mode d’engagement djihadiste en déclarant la guerre à l’Occident. La France figure parmi les pays visés, en raison de son statut d’allié des États-Unis et de son rôle historique en Afrique.

Sous l’influence d’Al-Qaïda, des filières de recrutement se structurent sur le territoire national, connectées aux théâtres de djihad successifs. Deux principales zones attirent des volontaires français : l’Afghanistan et l’Irak. Ils sont tous volontaires pour rejoindre les 72 vierges de leur paradis et mourir en martyrs. Groupes organisés, matériels sophistiqués, drones, explosifs, pour des stratégies élaborées : il ne faudra pas oublier les actes individuels d’illuminés incontrôlables. Aujourd’hui, les Jeux de Paris deviennent leur cible prioritaire.

 

Des Jeux perturbés par des  mouvements sociaux ?

 

En sus, les revanchards de la défaite de la réforme des retraites veulent marquer les Jeux de leurs empreintes. Des syndicats, comme FO et la CGT ont déjà déposé des préavis de grève durant les Jeux dans les trois branches de la fonction publique (Etat, la territoriale et la fonction hospitalière).

Les transports sont aussi concernés. La police menace aussi de faire grève, si les primes promises pour le maintien de l’ordre durant les Jeux,  ne sont pas versées. La filière « Collecte et traitement des déchets » défie également l’Etat. La RATP assure un moyen de pression pour leurs revendications en assurant des grèves pour les JO. Quid d’autres mouvements non contrôlés par les syndicats, et mécontents des actions gouvernementales tous azimuts ?

Tous ces mouvements de colère peuvent perturber grandement les athlètes et les spectateurs ! C’est un scénario catastrophe pour les pouvoirs publics : que notre sport national, la grève, devienne épreuve olympique ! Que les syndicats se saisissent de l’occasion de présenter au monde les spécialités locales, baguette, bon-vivre et… manifs.

Seulement voilà : six mois après une mobilisation historique contre la réforme des retraites, et à six mois du début des épreuves, la probabilité d’une grève générale semble ténue. D'après le préfet de police de Paris, Laurent NUNEZ, l’organisation de manifestation est possible : « L’organisation des Jeux n'écrase pas la liberté d'expression ou la liberté de manifester, explique le responsable, en poste depuis 2022.

Hôtellerie-restauration, commerces, sites touristiques : c’est la grande inconnue. Ajoutons que la direction de la SNCF assure qu’il n’y aura pas de grèves et les contrôleurs aériens affirment qu’ils respecteront la trêve olympique ! Aussi incongru que cela puisse paraître, la France sociale négocie.

Espérons… ou mieux encore, nous invitons les chrétiens à faire brûler des cierges à Sainte Rita, la patronne des causes perdues…

Fin de la première partie

 

Jean-Paul ALLOU

 


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Un véritable come-back ! Aussi bien maîtrisé et réussi que celui d’une rock star en quête d’un regain de popularité avec sa nouvelle tournée mondiale, après une retraite presque dorée et en dilettante de son art. Oui, mais dans le cas présent, rien n’était réellement écrit. Ni acquis après la descente aux enfers de la saison dernière. D’ailleurs, l’évènement est assez rare pour y consacrer un éditorial. Réintégrer l’élite après seulement une toute petite saison vécue au purgatoire, ce n’est pas commun.

Malgré leur persévérance, leur pugnacité ou leur manque de réalisme, d’autres ténors du football hexagonal n’y arrivent toujours pas et ne cessent de se morfondre dans les limbes de l’étage en dessous, au grand dam de leurs supporters.

Nancy, Laval, le « Red Star », Sochaux, Bordeaux, Saint-Etienne, Troyes et tant d’autres encore restent toujours en cale sèche et devront se priver encore d’une saison, voire de plusieurs, de l’effet miroir en termes de renommée de la Ligue 1. Cette première division qui a eu l’outrecuidance de durcir le trait et les conditions  à son accessibilité il y a une saison de cela. Il n’y a plus désormais que dix-huit places dans le championnat majeur de notre football contre vingt auparavant. D’où l’immensité du chantier pour parvenir à se maintenir à l’issue de ces joutes parfois épiques ou à se hisser d’un cran inférieur, pour y briller.

Oui, mais, voilà : impossible n’est pas bourguignon, visiblement !

 

Un yo-yo rarissime entre rétrogradation et accession…

 

Ou, Icaunais, pour rendre à César ce qui lui appartient. Rares sont les clubs qui se sont amusés à faire le yo-yo ou l’ascenseur au terme de leur unique année de rétrogradation et d’accession. Et là, avec cette configuration, que l’on soit féru inconditionnel, simple aficionado ou total béotien en la matière, on ne peut tirer que notre chapeau à la bande de Christophe PELISSIER, le coach très inspiré et efficace de cette formation auxerroise en plein boum qui a réussi cet exploit.

Oui, car c’est bien d’un exploit sportif dont il s’agit ! S’ils n’ont jamais excédé la neuvième place du classement général au fil de la saison, les footballeurs émérites de l’AJ Auxerre sont toujours demeurés aux avant-postes tout au long de cette saison qui se déroulait comme le tapis rouge menant aux marches du palais du festival à Cannes.

 

 

Dans le top cinq, la plupart du temps, talonné par deux de ses plus farouches adversaires, le SCO Angers, qui l’accompagnera en Ligue 1 après l’avoir lui aussi quitté la saison dernière de la même manière – comme quoi la prime au sortant fonctionne souvent en guise de victoire et ce n’est pas réservé seulement aux choses de la politique ! – et l’AS Saint-Etienne, qui une fois encore échoue à bon port alors qu’un simple succès sur Quevilly-Rouen aurait suffi à leur bonheur afin de passer outre ! Oui, mais ça, c’était écrit sur le papier et ne correspondait pas à la réalité. Les Verts auront encore la possibilité de se refaire la cerise lors des matches de barrage, où le surprenant Rodez et l’habitué Paris FC s’affronteront…

 

Une liesse qui fait du bien à l’âme

 

Alors, voilà : le rêve en bleu et blanc va se vivre éveillé au bord de l’Yonne la saison prochaine ! Pas la peine de se pincer la peau, après le fracassant succès contre la modeste équipe de l’US Concarneau (4 à 1), l’accession en division supérieure est amplement méritée par les coéquipiers du toujours fringuant Gauthier HEIN, chevelure bleue comme à la précédente époque de l’accession et la pléiade de vedettes qui se sera  copieusement distinguée tout au long d’un championnat réputé âpre et difficile, du fait de la grande qualité de ses pensionnaires.  

La liesse dans la capitale de l’Yonne, mais aussi dans le département, la Région et la France entière car l’AJA est une équipe qui possède de multiples supporters aux quatre coins de l’Hexagone, mais aussi à l’international – les éternelles retombées du phénomène Guy ROUX – se veut actuelle pour ce long week-end de Pentecôte, entre célébrations officielles par les autorités (réception en préfecture, à l’hôtel de ville…), et festivités dans les lieux d’amusement et de loisirs de la place.

Une liesse qui fait du bien à l’âme. Et qui enorgueillit un territoire semi-rural semi-urbain qui n’est pas toujours gâté par son actualité, résultante de tragiques faits divers survenant sur les routes (un taux de mortalité les plus élevés de France), de difficultés économiques patentes, de zones de désertification diverses et variées tant sanitaire que  technologique, une absence de rayonnement au national.

 

Que ce rêve dure le plus longtemps possible

 

Voilà que la lumière des projecteurs se rallume enfin sur ce département souvent moqué « L’Yonne, l’épouse du lion !, dixit un directeur de la communication d’un grand constructeur de marque allemande exerçant ses fonctions depuis Paris – véridique, c’est du vécu ! -, souvent critiqué aussi pour son manque de dynamisme et sa faible attractivité – fort heureusement cela change au fil des années – à pouvoir attirer de vraies potentialités économiques, souvent oublié par les grands faiseurs en termes de décision politique (le monde agricole et viticole local pourrait amplement témoigner !), voilà que ce territoire qui possède ses pépites patrimoniales, touristiques et gastronomiques, quand ce ne sont  pas culturelles se rappelle positivement à notre bon souvenir avec ce séculaire club sportif, une AJA pugnace et toujours aussi fringante, prête à relever les défis et à soulever les montagnes. Pour notre plus grand bonheur et celui de toutes celles et tous ceux qui la soutiennent. Y compris les nombreux partenaires de la sphère entrepreneuriale…

Ce rêve en bleu et blanc nous accompagnera donc l’été prochain, dès le mois d’août, avec la reprise du championnat de Ligue 1. Faisons en sorte qu’il dure le plus longtemps possible tant sportivement qu’économiquement (un message adressé à ses dirigeants et actionnaires) et qu’il ne soit pas un simple fétu de paille qui se consumerait au terme d’une seule saison où l’on retournerait dans les abysses.

Il en va du crédit et du sérieux de ce club, de ce territoire, de cette région et de ses habitants…Que ce rêve ne se transforme pas en cauchemar…s’il vous plaît !

 

Thierry BRET

 


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Effet d’annonce garanti lors de la prise de parole du directeur du parc des expositions auxerrois, ce vendredi lors de l’inauguration de la 94ème Foire commerciale d’Auxerre : Sébastien FUENTES a joué avec les nerfs de son auditoire en promettant de l’exceptionnel dans sa programmation 2024, avec en préparation un concert où se produirait le « fils d’un célèbre chanteur décédé il y a quelque temps et qui est toujours très populaire » ! Ah que ! Mais, est-ce que cela n’aurait pas un lien de parenté avec le regretté Johnny, toujours aussi adulé par ses fans ?!

 

Lundi   

Le roi « Lire » est mort et avec lui disparaît tout un pan de notre passé télévisuel. « Il rend intelligent même les plus sots, c’est Bernard PIVOT », comme le chantait en son temps l’ami Pierre PERRET. A son paroxysme, son émission pouvait rassembler le vendredi soir jusqu’à cinq millions de téléspectateurs, comblés de se voir ainsi « apostrophés », pour le meilleur et pour le « lire »… Passeur de mots, ambassadeur indéfectible du beaujolais, supporter acharné de l’AS Saint-Etienne, l’homme était orchestre et savait faire partager ses passions. Les souvenirs rattachés à l’émission phare sont multiples : du « Ta gueule Bukowski » de CAVANNA au vent du goulag soufflant sur le plateau avec la venue d’Alexandre SOLJENITSYNE, en passant par cet interview sans fard de Marguerite DURAS ou la réception d’un libertaire anti militariste comme Georges BRASSENS aux côtés du va-t’en-guerre qu’était le Général BIGEARD ! Pour tout cela et pour le reste, ces quelques mots empruntés à Jean-Michel RIBES et son émission culte des années 80 : « Merci Bernard » !

 

Mardi  

Et d’un coup, grâce aux fumigènes, le ciel devint bleu, effaçant pluie et grisaille… En battant le Paris FC par deux buts d’écart, l’AJA était quasiment assurée de décrocher son ticket pour la Ligue 1. Peu importe pour les milliers de supporters présents, qu’il faille attendre le déplacement à Amiens pour « officialiser » le titre de champion de Ligue 2 et la montée. La bande à PELISSIER a fait le « job » et cela suffisait à leur bonheur. Des paillettes plein les yeux, toutes et tous attendent l’ultime match contre l’US Concarneau, ce 17 mai, pour enfin faire la fête et savourer la victoire, devenue au fil des mois, « leur » victoire. Place au feu d’artifice, aux couleurs bleu et blanc, bien sûr !

 

 

Mercredi

Le 04 décembre prochain, il y aura très exactement sept ans que le « Taulier » s’en est allé, laissant orphelins des millions de fans qui continuent à lui rendre hommage, comme ce promeneur croisé sur le vide grenier de Cravant, à la panoplie sans équivoque. De son vivant déjà, il y a longtemps que « l’Idole des jeunes » était devenue l’idole du « merchandising », pour le plus grand profit de tous ces requins qui tournaient alors atour de lui. Posters, tee-shirts, perfecto, mugs, stylos, coussins, montres, pendentifs, décapsuleurs, bandanas, caleçons (sic !) et autres crucifix argentés, ont depuis sa mort, continué à faire leur fortune et celle de sa veuve « éplorée et inconsolable », Laetitia HALLIDAY… Même si le chanteur au « cœur de rocker » repose pour l’éternité à « Saint-Barth », destination inaccessible au plus grand nombre, ses fans semblent en perpétuer le souvenir dans les objets du quotidien. Je leur dédie ces quelques vers empruntés au grand Jacques BREL, évoquant un ami trop tôt disparu : « Six pieds sous terre, Jojo, tu chantes encore, six pieds sous terre, tu n’es pas mort »…

 

Jeudi

Les vignobles icaunais et les plaines céréalières une nouvelle fois sous les feux de l’actualité. Après avoir déjà connu le gel, certains secteurs, notamment dans le Chablisien et en pays d’Othe, ont dû affronter de violents orages qui en quelques minutes ont ruiné les espoirs de nombre de professionnels. Pour l’occasion, les médias nationaux se sont succédé à travers champs et côteaux pour recueillir le témoignage de certains viticulteurs ou agriculteurs, à l’image de France 2, qui en a diffusé le reportage le 2 mai, dans son journal de 20 heures. A ce détail près que les personnes apparaissant à l’écran, qu’il s’agisse du chablisien Éric CRUCHOT ou du céréalier Fabrice POLETTO installé à Arces-Dilo, étaient présentées comme habitant dans… l’Orne ! Département comme chacun sait, bien connu pour ses cépages prestigieux… Yonne Tourisme a décidément encore du pain sur la planche pour faire connaître notre département au plus grand nombre et lui donner l’aura qu’il mérite !

 

 

Vendredi

Le 18 avril dernier, les sénateurs argentins s’octroyaient une augmentation de 170 % de leur traitement, au cours d’un vote expédié en quelques minutes, portant leur salaire mensuel à près de 5 000 euros. Une mesure qui a scandalisé l’ensemble du pays, confronté à une austérité budgétaire sans précédent, où l’inflation avoisine les 300 %, avec un salaire minimum dépassant à peine les 270 euros par mois et un revenu minimum des retraites à 185 euros. Toutes proportions gardées, il est bon de rappeler que nos propres sénateurs ont voté en novembre dernier une augmentation de 700 euros par mois de leurs frais de mandats « pour tenir compte des conséquences du contexte inflationniste ». Applicable au 01er janvier de cette année, ladite indemnité mensuelle s’élève désormais à 6 600 euros, englobant les dépenses des parlementaires dans l'exercice de leur mandat : permanence locale, déplacements, frais de représentation, etc… Et dire qu’il y a peu, notre grand argentier Bruno LE MAIRE appelait à faire de nouvelles économies, faute de croissance !

 

Samedi

La tête de liste du parti Reconquête aux prochaines élections européennes semble privilégier des combats dont la hauteur de vue ne pourra sans nul doute que la conduire à briguer un jour les rênes de l’Etat ! Après s’être opposée à la publicité pour les produits alimentaires halal dans les supermarchés, après avoir déploré qu’une « bimbo » de banlieue à la double nationalité franco-malienne soit pressentie pour chanter l’hymne national à la cérémonie d’ouverture des Jeux de Paris 2024, après s’être moquée sur X d’une famille homoparentale par un tweet lourd de signification, « où est la maman ? », Marion MARECHAL LE PEN s’est découverte un nouveau cheval de bataille en déplorant la présence d’une drag-queen parmi les relayeurs de la flamme olympique dans les rues parisiennes en juillet prochain… Pas de « gay friendly » dans le parti présidé par Éric ZEMMOUR !

 

 

Dimanche

Comme un clin d’œil au regretté Bernard PIVOT et à sa célèbre dictée éponyme… Pas certain que l’entreprise funéraire à l’origine de cette plaque déposée sur une tombe d’un cimetière de l’Auxerrois ait des chances de passer les épreuves de qualification !

 

Dominique BERNERD

 


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Ca y est ! C’est bel et bien l’ultime ligne droite pour le département de l’Yonne dans sa phase préparatoire à l’évènement sportif le plus universel du globe. En accueillant jusqu’au 28 mai, une athlète de la Chine Taipeh (Taïwan) et deux membres du staff, la Patriote Sénonaise est l’un des clubs icaunais à bénéficier de cette aura médiatique. Ce qui réjouit le vice-président du Département 89, en charge des Sports, François BOUCHER…

 

SENS: Une note d’humour en guise de préambule. « Elles ne parlent pas français ! ». La précision, de manière laconique, émane de la présidente du club de tir sportif de sens, La Patriote Sénonaise, Monique LANGUILLAT ! Forcément, la langue de Molière n’intègre pas encore l’ADN oral des ressortissantes de Taïwan, l’ancienne île de Formose, rebaptisée par les instances internationales du sport, « Chine Taipeh », du nom de la capitale de cet état, à peine reconnu par quelques poignées de démocratie sur la planète.

Cela n’empêchera nullement l’adjoint de la Ville de Sens, Romain CROCCO, de s’essayer à la pratique de l’anglais, en ânonnant quelques timides mots, histoire de lancer la conversation. Lui qui est en charge des sports dans sa ville de prédilection, il donne l’exemple !

Face à lui, l’athlète Tien CHIA-CHEN. Une esthète dans le tir au pistolet à 25 mètres qui peut nourrir de quelques prétentions pour décrocher une breloque pour son pays – l’île de Taïwan devrait être représentée dans une douzaine de disciplines sportives lors des Jeux de Paris avec une cinquantaine d’athlètes -, son entraîneuse, Chen SZU-WEI et une interprète (en anglais only !) qui n’est autre que la sœur de la sportive quadragénaire, Tien YU-HSUAN.

 

Le Liban, le Canada, Taïwan : l’Yonne s’internationalise…

 

Sens à l’heure des Jeux de Paris ? C’est une réalité palpable, on dirait ! La petite délégation asiatique, accueillie jusqu’au 28 mai dans la cité la plus septentrionale de l’Yonne, a été reçue par les officiels. Notamment, le vice-président du Conseil départemental de l’Yonne, François BOUCHER, très satisfait de ce séjour.

« On rentre dans l’action proprement dite, confie le maire de Migennes, avec la venue de cette délégation qui permettra à la tireuse de la Chine Taipeh de participer à ses troisièmes Jeux Olympiques… ».

 

 

A ce titre, l’Yonne s’internationalise de plus en plus à la grande joie des représentants du Comité départemental et sportif de l’Yonne (CDOS). Il y a peu, à Brienon-sur-Armançon, le Liban avait déjà dépêché l’un de ses athlètes qualifié pour le tournoi olympique de tir à l’arc.

Quant à l’équipe féminine de rugby à sept du Canada, elle est attendue d’ici peu à Auxerre où elle aura l’opportunité de fouler la pelouse des terrains locaux pour s’y entraîner avant le début des épreuves.

 

 

Des retombées pour les clubs sportifs en nombre de licenciés

 

Une autre délégation, originaire d’Asie, et positionnée sur les épreuves d’athlétisme, est également annoncée. Une information confirmée par François BOUCHER. D’ailleurs, pour être tout à fait complet sur ce propos, cette délégation aurait arrêté son choix sur les nouvelles infrastructures du Stade Auxerrois qui dispose désormais d’une piste au revêtement similaire à celui du stade olympique parisien, une infrastructure qui a été inaugurée lors d’une cérémonie parrainée par l’inoubliable Guy DRUT, champion olympique du 110 mètres haires aux Jeux de Montréal en 1976, cette semaine.

C’est donc une phase d’accélération pour le calendrier de ces ultimes préparatifs et réglages d’avant JO pour l’Yonne, puisque le 15 mai aura été dévoilé le parcours exact du passage de la flamme le 11 juillet, assorti de ses diverses animations.

Une vraie motivation tant pour les retombées économiques à venir que pour les clubs locaux qui verront sans doute leurs rangs grossir dès l’automne en nombre de licenciés.

 

Thierry BRET

 

 


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Ca y est. Le funeste chiffre est tombé. Mettant très mal à l’aise la communauté internationale, dans son ensemble, qui constate et observe les faits mais qui n’agit pas. Ou si peu. On relèvera tout de même une résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies, visant à arrêter les combats, et une comparution devant la Cour internationale de Justice pour des crimes de « génocide » contre l’Etat hébreu. Mais, rien n’y fait. Les chiffres progressent et la barre des 35 000 victimes mortes (113 000 au total en y incluant les blessés, femmes et enfants) vient d’être dépassée depuis quarante-huit heures. Marquant ainsi d’une pierre blanche, l’histoire de l’Humanité…

 

HUMEUR : A ces chiffres-là, déjà édifiants, il faut ajouter les dix mille disparus. Le tout obtenu dans un contexte très particulier, celui de la guerre sans limite, de la privation de droits et de toit en déplaçant les populations, de famine et de destruction massive. Bien sûr, nul ne peut occulter de la mémoire ce terrible jour du 07 octobre 2023 où près de 1 400 personnes ont péri dans des conditions particulièrement atroces alors qu’elles vaquaient à leurs occupations ordinaires de petites gens. Oui, mais la loi du talion, selon le principe de l’application « dent pour dent », « œil pour œil », n’est-elle pas transgressée en l’état actuel des choses par ses auteurs ? Même les Etats-Unis, soutiens inconditionnel d’Israël, commencent à hausser le ton devant la situation dramatique vécue par le peuple palestinien, vivant dans la bande de Gaza…L’Union européenne, lui emboîtant le pas.

Dimanche, le ministère de la Santé à Gaza a publié un dernier communiqué, en dévoilant le nombre de tués (35 034) et de blessés (78 755) depuis le 07 octobre. Trop, c’est trop : il est temps que ce massacre cesse.

 

 

Le PCF veut empêcher le bain de sang à Rafah…

 

Comme le réclame la Fédération du Parti Communiste français, via son antenne de l’Yonne et sa secrétaire départementale, Marie-France GHERSI-BURIER.  

« La prise de contrôle du point de passage de Rafah, seul lieu d’entrée de l’aide alimentaire, bafoue l’arrêt de la Cour internationale de Justice qui enjoignait le gouvernement israélien d’arrêter les opérations conduisant à un risque génocidaire. Elle aggrave les menaces d’un risque d’embrasement généralisé… ».

Le PCF exprime ainsi sa solidarité envers les victimes civiles palestiniennes de cette nouvelle offensive, et exige que la France prenne des initiatives concrètes pour contraindre le gouvernement de Benyamin NETANYAHOU à arrêter ce bain de sang et à accepter un cessez-le-feu immédiat et permanent. Cela permettrait aussi de libérer les otages israéliens comme les prisonniers palestiniens.  

D’ailleurs, Marie-France GHERSI-BURIER parle de sanctions à appliquer envers l’Etat hébreu. « Des criminels de guerre, précise-t-elle dans un récent communiqué.

« Il faut suspendre les accords d’association entre l’Union européenne et Israël, arrêter la livraison d’armes – les Etats-Unis ont adopté cette mesure selon la volonté de Joe BIDEN -, rappeler l’ambassadeur de la France pour consultations, traduire le chef du gouvernement et ses ministres devant la justice internationale. Si la Cour pénale internationale émet un mandat d’arrêt contre eux, alors la France devra faire tout son possible pour qu’il soit appliqué… ».

Quant à la reconnaissance de l’Etat de Palestine, il devient urgent que la France le fasse, sur la base des frontières de 1967 avec l’est de Jérusalem pour capitale, aux côtés de l’Etat d’Israël. Un avis émis par le PCF que bon nombre de Français approuvent à l’heure actuelle. Avant qu’il ne soit trop tard…

 

Thierry BRET

 

 

 


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