Une dernière série de brèves à poser sur le site. Quelques dates, aussi, pour actualiser le plus possible et pendant qu’il en est encore temps, l’agenda du mois de décembre, voire au-delà, jusqu’en 2026.
Hier, il y eut l’ultime feu d’artifice rédactionnel avec la couverture de ce cinquantième anniversaire d’un centre de formation départemental, le CIFA de l’Yonne, qui prône depuis ses origines les vertus de l’envie, de la passion, du dynamisme et de l’excellence. Telles que le veulent ses responsables dont un certain Didier CHAPUIS pour qui je voue une réelle admiration avec son épouse, Evelyne, tant pour leur approche humaniste emplie d’humilité de la vie que dans leur existence professionnelle identifiée par « FESTINS ». Un exemple dont beaucoup devraient s’inspirer chaque jour !
Envie, passion et excellence : des valeurs fortes qui furent similaires à celles de votre média en ligne, « Presse Evasion », qui tourne définitivement la page en ce jour dominical du 07 décembre 2025 avec cet éditorial, même si dans les faits, sa consultation sera encore fonctionnelle sans autres ajouts informatifs jusqu’au terme de ce mois. Dès 2026, on en parlera donc au passé !
Des remerciements pour celles et ceux qui ont cru au projet
Ainsi s’achève le fruit créatif de dix années d’existence, au service d’un lectorat et de partenaires qui souhaitaient un traitement différent de l’information départementale et régionale. « Un autre regard sur l’actualité », tel était le credo originel de ce site d’information numérique, pionnier en la matière sur le département de l’Yonne, et professionnalisé auprès des instances officielles dès son apparition.
Un média qui n’avait en tout et pour tout qu’un seul et unique objectif à sa fondation, être au plus près des acteurs de l’économie, de la vie institutionnelle, des représentants politiques de toute obédience avec objectivité, des milieux associatifs et culturels de notre territoire, l’Yonne en Bourgogne-Franche-Comté.
Un média qui démarra avec un seul contributeur, votre serviteur, et qui aura su faire fructifier son effectif grâce à des collaborations judicieuses et opportunes proposées par des anciennes plumes de la presse, la plupart déjà à la retraite. Merci à eux ! Merci à Dominique BERNERD pour ses écrits pertinents et parfois corrosifs qui fleuraient bon l’esprit des « barricades » de 68 ; merci à Jean-Paul ALLOU, personnage truculent à la réflexion très spirituelle aux multiples facettes et aux idées bien établies ; merci au gourmand et gourmet Gauthier PAJONA à qui il aura fallu créer une rubrique spécifique, pour aiguiser son appétit et sa large soif de découvertes culinaires (« L’Aile ou la Cuisse ») ; merci à Floriane BOIVIN, précieuse auxiliaire intervenant dans le Sénonais avec son regard féminin ; merci à Maryline GANDON qui nous ouvrit les portes de la culture et autres actualités artistiques méconnues…Merci aux autres collaboratrices et collaborateurs qui furent éphémères mais si utiles au développement de cette aventure.
Merci, enfin, au concepteur de l’arborescence de ce média et à l’apport de ses inestimables plus-values technologiques durant toutes ces années – de l’hébreu pour moi ? Que nenni, de l’araméen ! -, j’ai nommé le très professionnel Jérôme CASSEGRAIN et sa société « Créative Cocktail ». Il fut un conseil incontournable dans la prise de décisions techniques, synonymes d’évolution et de progrès via les réseaux sociaux.
Merci également à mon épouse, Christelle, qui m’aura encouragé à 200 % sur la voie de la prise de risques et d’initiatives, moi le féru de l’hyper activité à fortes doses que je suis depuis quarante années de vie professionnelle ! Elle aura été là, aussi, dans les périodes de doutes et de joies, lorsque le concept augmentait petit à petit ses parts de marché, élargissant un peu plus sa notoriété territoriale.
Merci à mon expert-comptable, Marc DEMONTEIX et aux collaboratrices de son cabinet chablisien qui furent de précieux alliés dès qu’il fallait parler argent et investissements ! Merci aux partenaires juridiques des annonces légales et aux régies qui y ont été associées, également. Merci et mention spéciale à mon ami Gérard GUILLOT, spécialiste de l’immobilier auxerrois qui m’aura accueilli gracieusement dans ses locaux en me prêtant un espace bureau pendant deux ans pour commencer à travailler sereinement à la réalisation de ce projet…La force des amis et des réseaux, il va de soi ! Merci aux lectrices et aux lecteurs qui, fidèles, m’auront toujours suivi !
La retraite ? Non la RSE !
Bien sûr, que serait un média indépendant aujourd’hui – eh oui, chez « Presse Evasion » il n’y avait personne qui influençait la ligne éditoriale et les choix des sujets de ce support quotidien, ni au-dessus ni en-dessous ni sur les côtés de gauche ou de droite ! – sans l’apport bénéfique et indispensable de partenaires !
Je ne pourrai pas les citer, évidemment, de peur d’en oublier entre ceux qui s’embarquèrent à mes côtés dès le démarrage de ce concept, longuement réfléchi durant une année, mais ils se reconnaitront : ceux de la sphère institutionnelle, des fédérations patronales, des entreprises, des secteurs bancaires et assurantiels, des chambres consulaires, des opérateurs énergétiques, des mécènes, du monde associatif, aussi !
Mille mercis à vous toutes et tous, pour votre confiance et votre engagement aux côtés de la petite équipe de « Presse Evasion » qui aura pu grâce à vous fonctionner 365 jours sur 365 jours, sans se préoccuper de « courir chaque jour après le beefsteak pour subvenir au lendemain » !
Entreprise saine et sereine dans le milieu de l’information, « Presse Evasion » va donc disparaître du paysage médiatique, par décision et choix personnels, sans liquidation judiciaire ! Sans regrets ni remords mais avec le devoir du travail accompli, même si parfois il y eut des oubliés dans le suivi de l’information ou de reportages réalisés mais non traités, non pas par manque de volonté ni par censure, mais par faute de temps, évidemment. Ce temps qui m’aura tellement manqué malgré des journées de 12 heures et plus…
L’heure de la retraite a donc sonné, comme le dit le vieil adage. Retraite ? Un mot que je ne porte pas dans mon cœur sur le plan étymologique. « Se retirer de la vie ». « Etre en retrait de… ». Ce n’est pas fait pour moi !
Mais, quarante années de presse écrite, radiophonique, institutionnelle, numérique et tant d’autres choses encore, vécues au détour de mes immersions successives au sein du « Progrès de Lyon », du « Journal de Saône-et-Loire », de « l’Yonne Républicaine », de « Centre France », de « France Bleu Auxerre », etc. finissent par user le bonhomme, tant au niveau des cervicales que des lombaires ! Mais, pas intellectuellement, fort heureusement !
En dix années, côté chiffres, on retiendra de « Presse Evasion » plus de 50 000 articles, brèves, infos agendas publiées. 50 000 kilomètres de déplacement automobile à l’année et des amplitudes horaires frisant l’anarchie, allant de 07 heures du matin jusqu’à…point d’interrogation pour la fin de journée du lundi au dimanche !
Un travail titanesque ? Non, les fruits de la passion exacerbée pour le plus beau des métiers du monde : celui de journaliste qui me faisait tant rêver quant à l’âge de 6 ans, à la Noël 1968, j’avais exigé de mes parents – que Dieu les préserve à ses côtés là où ils sont…- le gros dictionnaire « Larousse » tout en couleur et une mappemonde pour déjà tout comprendre de l’information encyclopédique, historique…et géopolitique !
C’est pour cela que j’ai choisi d’appliquer à moi-même pour cet épisode de retraite débutant ce que les entreprises en responsabilité environnementale appliquent dans leur stratégie du quotidien. A une différence près que l’acronyme initial « RSE » devienne pour mon cas, la « Reconversion Spirituelle et Existentielle » ! Il y a déjà des adeptes autour de moi, si, si ! Car le concept se veut éclectique te riche, autour de la notion "d'être utile à...!".
Alors, comme le chantait si bien le regretté Thierry LE LURON, jadis en clôture de ses galas, « nous nous reverrons un jour ou l’autre si Dieu le veut… » au détour de multiples projets, implications et rencontres à vocation économique, institutionnelle, associative, sociétale, politique à venir.... Ici ou ailleurs.
Merci aux lectrices et aux lecteurs, merci aux amies et amis, évidemment, pour tous vos encouragements, témoignages et soutiens après l’annonce de ce départ. Mais, aujourd’hui, le rideau tombe sur cette carrière ! Définitivement…
Thierry BRET
On appelle cela des « lockers ». Un terme anglicisant qui désigne plus communément un casier dit intelligent, servant de consigne de retrait automatique pour les consommateurs. Cà et là, ils fleurissent un peu partout dans les villes et métropoles de l’Hexagone. Naturellement, l’Yonne ne déroge pas à la règle de cet hyper-modernisme technologique dans le développement des services et en est pourvue dans ses villes importantes, comme la capitale départementale Auxerre, mais aussi dans des agglomérations un peu moins peuplées, à l’instar de Toucy ou de Charny-Orée-en-Puisaye.
A l’intérieur desdits casiers, le consommateur peut récupérer à sa guise et moyennant un code d’accès ses colis le plus souvent adressés par les grands acteurs du commerce numérique. Des multinationales ayant pignon sur rue depuis plusieurs années, qu’elles soient américaines ou chinoises, soit dit en passant. Des multinationales qui ne paient peu ou prou pas d’impôts sur le sol tricolore ou si peu, qui inondent le marché hexagonal et européen de produits très peu onéreux à la qualité parfois plus que douteuse, des produits dont raffolent désormais les consommateurs du cru, délaissant de fait les valeureux défenseurs du made in France. C’est-à-dire nos commerces et artisans de proximité dont beaucoup déposeront le bilan dès les premiers jours de janvier 2026. Plus de 70 000 entreprises à l’échelle du pays sont déjà concernés ; et cette hémorragie ne semble pas prête à se résorber, de l’avis des esthètes en la matière…
Un « Black Friday » qui tombe à pic !
Et voilà que ce sacro-saint « Black Friday », nouvelle hérésie commerciale qui nous arrive des Etats-Unis depuis quelques années, en remet une couche cette semaine ! Avec ses prix relevés à la hausse quelques jours avant la date fatidique (évidemment !) et les arnaques habituelles qui vont de pair où bon nombre de « gogos » se font berner en croyant réaliser l’affaire du siècle ! Ah, ces modes populaires importées des States et dont semblent se nourrir à satiété les Européens sans réagir : on pourrait les évoquer des heures durant ! Il serait bon aussi d’en voir le revers à la médaille avec la hausse mirobolante des droits de douane et le nouveau diktat économique imposé par l’administration TRUMP qui nous place, nous autres Européens, si faibles, si crédules et si dépendants, dans une position intenable dans la durée...
Pas étonnant alors que des collectifs comme « Extinction Rébellion » et nonobstant toute idéologie politique quelconque, semblent vouloir tirer la sonnette d’alarme à grands renforts de coups de communication pour tenter réveiller des consciences de plus en plus amorphes dans le pays du coq ! Vendredi, jour de ce « Black Friday » insupportable et très incitatif aux dépenses parfois inutiles, une action de sensibilisation a été menée précisément sur ces fameux casiers recevant les colis, situés à Charny-Orée-de-Puisaye, Toucy et Auxerre.
Cette action consistait à poser des affiches sur ces casiers afin d’y dénoncer l'évasion fiscale de ces multinationales qui inondent de leurs produits à bas prix le territoire en attirant ainsi l'attention du public sur les pratiques dites d’optimisation fiscales de ces entreprises et sur les conséquences sociales et écologiques de ces stratégies.
Des sociétés ne payant pas leurs impôts en France !
Dans un communiqué, le collectif précise la chose suivante : « Chaque année, selon de nombreuses organisations, les multinationales recourent à des montages juridiques complexes leur permettant de réduire drastiquement leur contribution fiscale. Ces pratiques représentent des dizaines de milliards d’euros qui manquent au financement des écoles, hôpitaux, crèches, transports publics, ainsi qu’aux investissements nécessaires pour faire face à l’urgence climatique… ».
Des sociétés, qui selon une étude publiée de 2019, dissimuleraient une part importante de leurs chiffres d’affaires réalisés en France, facilitant un transfert de profits vers l’étranger. Des sociétés régulièrement pointées du doigt pour avoir payé zéro euro d’impôt sur leurs activités dans l’Union européenne en 2020 et 2021 !
Et pendant ce temps-là, notre gouvernance exige des Français, actifs et retraités, urbains et ruraux, qu’ils mettent davantage la main au gousset dans un souci collectif d’effort fiscal citoyen afin de combler les trous abyssaux des dépenses publiques de l’Etat !
Il est grand temps de ne plus croire au Père Noël ! Et de cesser de soutenir ces opérations de surconsommation sans borne et contre-productive aux inspirations d’Outre-Atlantique au détriment des activités commerçantes et artisanales de proximité…Et de nos terroirs que l’on aime tant.
Thierry BRET
Sur le polyamide et les collants, il est intarissable Laurent TROGNON ! Le sémillant responsable de DIVINE et ex-rugbyman en connaît un rayon sur la question depuis qu’il s’intéresse au recyclage desdites fibres synthétiques auxquelles il entend bien redonner une seconde chance après une première utilisation ! D’autant que les Françaises déversent dans leurs poubelles près de 7 500 tonnes de collants chaque année : l’équivalent du poids de la célèbre construction métallique née de l’imaginaire de Gustave EIFFEL à Paris !
JOIGNY: C’est incontestablement une excellente nouvelle pour la capitale du Centre-Yonne. Une information qui réjouit tout particulièrement le vice-président de la Région Bourgogne Franche-Comté en charge des Finances et du Développement économique, Nicolas SORET, édile de Joigny et président de l’EPCI. Une annonce s’avérant très prometteuse pour l’emploi et l’attractivité du bassin local. « Non seulement, c’est une nouvelle entreprise qui va s’installer dans nos murs, explique l’élu entouré des responsables de l’entité professionnelle, mais en plus, il y aura la création d’une usine… ». Et pas n’importe quelle unité de production ! Puisqu’en choisissant de délaisser définitivement l’Auxerrois pour venir s’implanter à une trentaine de kilomètres plus au nord, la société « ECOLLANT » devrait être à l’origine d’un vent d’optimisme et de belles perspectives à Joigny, en concrétisant enfin la phase d’industrialisation de son processus de recyclage révolutionnaire de la fibre synthétique polyamide, contenu dans les collants, objets fétiches des femmes élégantes…Un processus concocté avec les ingénieurs du CNRS de Lyon ! On l’aura compris : on joue là dans la classe internationale avec ce site unique du retraitement de ce type de vêtement. Serait-ce une première mondiale ? « Oui !, le confirme un Nicolas SORET rayonnant ; ce dernier devait découvrir l’existence de cette entreprise par le biais de ses activités régionales. Une entreprise qui se positionne dans la transition environnementale et la décarbonation en travaillant de la matière recyclée.
Créer une boucle circulaire dans le traitement des déchets
Et cela ne s’invente pas, ECOLLANT va donc s’installer rue des Entrepreneurs en zone industrielle de Joigny sur 1 800 mètres carrés, créant au passage dix-sept emplois dès le printemps 2026. L’objectif dans un intervalle de quelques années serait de porter sur les fonts baptismaux de l’employabilité, une trentaine de postes. « Accueillir des représentants de l’économie de proximité et une nouvelle industrie à Joigny m’interpelle positivement, ajouta Nicolas SORET, c’est un élément précieux par rapport à l’historique du bassin industriel du Centre Yonne… ».
Partant du collant au démarrage, le procédé va pouvoir s’appliquer à d’autres matières visant à être recyclées. Ce que précise Frédéric AUSTRUI, le complice de toujours de Laurent TROGNON et directeur général de la structure : « on va pouvoir récupérer 70 % de polyamide dans n’importe quel textile ! Mais, cela concernera aussi tous les plastiques dans le secteur automobile, cela nous ouvre des portes énormes à l’avenir… ».
Différents marchés seront visés par la jeune société. « On a trois générations de stocks de déchets devant nous, souligne Laurent TROGNON, donc de très larges opportunités ! ».
Une solution industrielle de retraitement des déchets à Joigny qui ravit Nicolas SORET, très inspiré par la question.
« Aujourd’hui, l’essentiel de ces textiles finissent en enfouissement ou en incinération. Il faut créer une boucle circulaire avec ces déchets d’hier qui deviendront les matières premières de demain afin de faire face à cette crise textile qui pollue l’Europe… ».
Levée de fonds et fonds d’investissement dans le viseur !
Représentant à date 200 millions de paires vendues, le marché du collant équivaut au poids de la Tour Eiffel avec ses 8 000 tonnes de produits annuels qui circulent en France. Autant dire que la société ECOLLANT ne devrait pas chômer avec les rebuts de ces vêtements usagés. Dès 2026, un démonstrateur sera finalisé sur le nouveau site de Joigny. « On espère recycler entre 50 et 100 tonnes de matière en 2026, confie Frédéric AUSTRUI, on veut communiquer sur cette industrie nouvelle et d’avenir dès à présent. Une agence de presse travaille à nos côtés : nous sommes déjà intervenus sur BFM et les grands médias nationaux, voire la RTBF en Belgique où nous avons beaucoup de clients… ».
Par la suite, le recyclage du polyamide s’élèverait à mille tonnes de matière en 2027, avant de poursuivre vers une progression exponentielle pouvant aller jusqu’à 20 000 tonnes d’ici les quatre prochaines années. Le fruit de dix-huit mois de recherches, devenant palpable désormais. Une levée de fond a été réalisée afin d’enclencher ce processus d’industrialisation : 5 millions d’euros ont ainsi été collectés. Un joli coup à mettre à l’actif de cette structure icaunaise qui pèse aujourd’hui dix millions d’euros. Et qui n’a pas peur de se frotter à un marché estimé à 6 milliards d’euros pour la seule Europe !
Labellisée « Deep Tech » en 2022, avec le concours de BPI France, membre de la French Tech et présente dans tous les pôles de compétitivité de l’Hexagone, ECOLLANT se rendra le 04 décembre prochain à Paris aux côtés de vingt autres structures à Bercy pour y rencontrer des spécialistes des fonds d’investissement. C’est dire si la petite structure de l’Yonne qui n’a pas encore mis en route ses outils de production de manière officielle – le démarrage est prévu au printemps - est convoitée à l’heure actuelle !
L’ère de l’économie circulaire est bel et bien présente dans le Jovinien. Avec la venue de la société « ECOLLANT », elle ne fait que se renforcer…
Thierry BRET
Une nouvelle flamme de passage à Auxerre ? Oui ! Après celle des Jeux Olympiques de Paris, à l’été 2024, la capitale de l’Yonne a accueilli avec davantage de modestie et beaucoup plus de discrétion un tout autre trophée, la « Flamme des coopératives », soutenue par les Nations Unies, ce vendredi. En partenariat avec la coopérative « The Originals » dont est adhérent l’établissement hôtelier « Le Normandie », ses responsables, Laura et Sylvie RAMISSE, ont eu le privilège de poser pour la postérité aux côtés de cet objet, symbole de ce modèle économique humaniste et vertueux qui fait florès dans le monde…
AUXERRE : Aux côtés de sa fille, Laura, elle est tout sourire, Sylvie RAMISSE, l’une des dirigeantes de l’établissement hôtelier auxerrois, « Le Normandie ». Ce vendredi 21 novembre 2025 est un grand jour ! Le Tour de France de la « Flamme des coopératives », opération promue par les Nations Unies dans le monde, fait étape dans l’Yonne, à l’occasion d’une séquence de présentation à laquelle s’associeront plusieurs représentants de la vie économique et institutionnelle de notre territoire, à commencer par le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne, Thierry CADEVILLE, venu en voisin et qui n’a eu que la route à traverser à pied pour se rendre depuis son bureau consulaire dans l’un des salons douillets et cozy du complexe hôtelier.
Accueillie chez les coopérateurs, ladite flamme – un objet décoratif présenté avec faste et solennité qui n’a presque rien à envier à sa célèbre grande sœur olympique pour le symbole ! – trône en bonne position dans l’un des salons de l’hôtel auxerrois aux alentours de midi. Invités et convives, intrigués par cette présence pour le moins insolite, reçurent quelques minutes plus tard toutes les explications justifiant leur venue à la rencontre de cet objet symbole, rattaché à l’une des formes économiques vertueuses et humanistes qui ne semble pas trop perturbée par les soubresauts de la crise.
Un modèle qui renforce les liens familiaux et l’humanisme
Membre du conseil d’administration de la coopérative à laquelle est fédérée, Sylvie RAMISSE, hôte de ces lieux, rappelle le poids économique de la structure qui est à l’origine de ce passage inattendu de cette flamme.
« Il est important de faire valoir le droit de ces valeurs que nous portons au sein du système coopératif, explique la vice-présidente de la CCI de l’Yonne, j’en ai donc profité pour inviter lors de ce passage plusieurs coopérateurs de l’Auxerrois, des entreprises et des élus… ».
Un modèle coopératif qui favorise les échanges tout en renforçant parfois les liens familiaux et qui permet également à ses adhérents de devenir actionnaires. Un modèle à préconiser dans un milieu économique complexe.
« Même si nous sommes libres et indépendants, ajoute Sylvie RAMISSE, nous avons une charte de qualité à respecter une fois intégrés au sein de la structure. Ce sont des valeurs que nous devons partager… ».
On n’aura pas été surpris finalement de retrouver parmi les invités d’autres représentants de la sphère hôtelière à l’instar des dirigeants locaux de l’enseigne « Best Western » ou du fameux « Parc des maréchaux ». Tous adhérents à des coopératives. On notera aussi la présence de Corinne ROGUIER, la représentante du syndicat de l’hôtellerie et de la restauration dans l’Yonne, l’UMIH.
« Et puis, il y a aussi Olivier DUFIT, directeur général de la coopérative « The Originals Human Resort », une entité qui représente 350 établissements hôteliers dans le pays…, souligne Sylvie RAMISSE.

Un système économique à l’agilité rare…
En provenance de Toulouse, la flamme aura trouvé le froid et la neige dans l’Yonne ! Une flamme qui aura pas mal voyagé depuis un mois à travers le pays et qui justifie son périple en cette année internationale des coopératives, une action décidée par l’ONU depuis New York. Le seul modèle économique qui est reconnu par les Nations Unies depuis le lancement de cette opération remontant à vingt ans. On doit cette flamme à la créativité de Coop FR, une association fédérant bon nombre de structures et à la FCA, la Fédération du Commerce Coopératif et Associé. La flamme aura été accueillie également lors des réunions régionales des coopératives.
« C’est un moment de partage autour de ce modèle économique, rappelle Olivier DUFIT, qui est particulièrement performant avec des chiffres intéressants. Son rayonnement est important et les consommateurs ont une perception très positive autour de ce modèle… ».
Il est vrai que le système coopératif perdure en France et en Europe, sa progression est constante. « Ce système a une agilité énorme et une capacité de pouvoir s’adapter à la conjoncture actuelle, précise l’intervenant, il y a de la résilience et de la force avec ce modèle. Trente types de marchés fonctionnement avec 650 000 salariés et 52 000 points de vente différents. Il y a un gros travail pour faire connaître ce système économique… ».
Un modèle qui permet aussi à l’humain d’être mis en valeur : ce qui n’est pas rien dans le monde d’aujourd’hui !
« Tout est co-construit dans un système coopératif, complète Olivier DUFIT, les finances, le commercial, la technologie, la communication…c’est une communion de points de vue et de réflexions, validés par un conseil d’administration… ».
Des coopératives dont il faut valoriser les fondamentaux et où ses acteurs se sentent bien notamment dans les valeurs humaines et la RSE. A travers le respect des individus, dont certains secteurs économiques devraient grandement s’inspirer, qu’on se le dise, avec tous les problèmes de maltraitance et de harcèlement moral qui existent désormais dans les entreprises !
Thierry BRET
Alors que bon nombre d’entreprises de l’Hexagone souffrent à l’aube de la nouvelle année 2026 – les observateurs annoncent déjà la liquidation judiciaire de 70 000 entités professionnelles dès le mois de janvier ! -, et que leurs dirigeants s’interrogent très sérieusement sur leurs capacités à exister encore d’ici quelques mois à la tête de leurs unités de production, un vent de renouveau optimiste semble souffler, a contrario, sur le modèle des sociétés coopératives, qui semble-t-il, serait mieux armé pour affronter les soubresauts de la crise économique actuelle. Une succession de crises devrait-on dire qui ne cesse de s’accumuler depuis de nombreuses décennies…
En pleine Semaine de l’Industrie, portée entre autres par l’UIMM, le MEDEF et les CCI, voilà qu’un autre secteur économique se remémore à notre bon souvenir en assurant sa promotion tant auprès de ses adhérents que des néophytes qui seraient tentés par l’aventure, celui de la coopérative. Comment ? Par le biais d’une flamme, à l’image de la fameuse torche irradiante des Jeux Olympiques, qui sillonne depuis plusieurs mois le territoire hexagonal dans le cadre d’un long périple promotionnel qui devrait s’achever d’ici le terme de l’année 2025.
Certes là, s’arrête la comparaison avec la célèbre flamme allumée sur le site d’Olympie en Grèce comme le veut la tradition ancestrale, une flamme devant briller haute dans le ciel pendant la quinzaine des Jeux. Toutefois, les futurs Jeux d’Hiver ne sont plus très loin de nous : ils occuperont la majeure partie du temps de travail des journalistes sportifs, dès le mois de février 2026 du côté de la botte italienne…
Mais, revenons à cette autre flamme, nettement moins populaire mais présentée avec fierté par les adeptes de ces structures coopératives qui ont fait florès au fil de ces dernières années en France.
2025, année internationale des coopératives grâce à l’ONU !
Ce tour de l’Hexagone a fait étape dans l’Yonne à Auxerre, ce vendredi 21 novembre, sans tambour ni trompette, mais tout de même avec les honneurs pour celles et ceux de ces entrepreneurs qui se reconnaissent en elle et à ses vertus. Une flamme à la ligne un peu étrange et très particulière qui ressemble davantage à un mobile à suspendre dans une chambre d’enfant mais qui se remarque de loin du fait de ses couleurs jaunes et orangées telles que pourraient l’être des flammes à la vive incandescence dans un feu de cheminée.
Pourquoi cette flamme ? Tout simplement afin d’assurer la promotion visuelle et identitaire de l’un des évènements marquants de cette filière de coopérateurs qui entreprennent : soit l’année internationale des coopératives, dont bon nombre de nos concitoyens ignorent les véritables motivations. Une année qui a été décidée par l’ONU, seul modèle économique encouragé par l’organisme international !
Des réunions pour en apprendre davantage sur le modèle coopérateur
Le principe de ce Tour de France coopératif est simple : non seulement, l’évènement se distingue par son ancrage territorial mais aussi la volonté de ses organisateurs du cru de créer une manifestation comme celle qui fut concoctée dans l’Yonne pour en faire connaître toutes les subtilités. En s’ouvrant vers différents acteurs de l’économie, des chambres consulaires, voire des élus qui aimeraient en apprendre plus sur les sociétés coopératives. A Auxerre, point d’élus ! Mais, une vingtaine de personnes qui ont pris soin d’écouter les messages ultra positifs de ces coopérateurs qui ont l’air de s’y retrouver avec leur mode de fonctionnement économique, mieux que bien d’autres entrepreneurs englués dans les sempiternelles problématiques du quotidien du chef d’entreprise lambda.
Plus de 650 000 salariés dans ce secteur
La mise en lumière de ce modèle humaniste, familial et vertueux est l’objectif de ce passage de la flamme aux quatre coins de notre territoire. Un modèle qui fait vivre 52 000 établissements professionnels dans la France de 2025, ce qui est loin d’être négligeable. Tant dans l’hôtellerie que dans le monde de l’impression, tant auprès des professionnels de l’optique, de l’immobilier ou de l’alimentation. Un modèle méconnu, juste, équitable et transparent, mais qui bénéficie aussi d’une excellente presse auprès des Français. Un modèle qui pèse aujourd’hui 210 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans sa configuration commerce et service pour 650 000 salariés évoluant dans une trentaine de secteurs différents. Montant en puissance au fil des années, ce modèle est très présent dans le quotidien des Français dans leurs achats les plus courants. Un juste retour de flamme, n’est-ce pas, pour mettre en exergue ce secteur d’activité bien trop méconnu, non ?!
Thierry BRET