Soixante-dix personnes mobilisées à cet effet, une douzaine de véhicules formant la caravane logistique, vingt-et-un cantons qui seront visités et une quarantaine de disciplines à découvrir qui, au bout du compte, égayeront l’emploi du temps de jeunes gens de la tranche 6/17 ans jusqu’à la mi-août. Après deux annulations successives, imputables à la crise sanitaire, le grand « barnum » du Département de l’Yonne refait surface sous le chaud soleil de l’été. Un évènement apprécié de tous…

 

PONT-SUR-YONNE : Bien avant dix heures montre en main, et aux abords du stade municipal inondé de soleil, la foule ronge son frein. Les enfants, surtout qui gesticulent et piaffent en virevoltant tels des moineaux d’en découdre au plus vite avec l’une des disciplines proposées en cette journée inaugurale !

A croire qu’ils attendent avec une impatience non feinte le retour tant espéré de cette programmation si ludique qui fleure bon la période estivale. Le « grand » retour, devrait-on dire !

Car, après deux années consécutives de disette et surtout d’absence totale du calendrier des manifestations – merci la COVID 19 ! -, parents et enfants se retrouvent enfin réunis sur un complexe sportif aménagé dans l’esprit de ce rendez-vous afin de pouvoir pratiquer de manière gratuite une kyrielle d’activités, parfois des plus originales et aux antipodes de leur ordinaire.

 

 

Lutter contre les inégalités territoriales, l’une des raisons d’être de l’évènement…

 

Pour cette édition 2022, les organisateurs – c’est-à-dire le service ad hoc qui porte le projet au sein du Conseil départemental de l’Yonne – n’ont pas mégoté sur les animations. De la plongée à l’escrime, du judo au biathlon avec carabines laser ou de la tyrolienne au mur d’escalade, le choix s’est voulu multiple, simple mais presque déroutant pour les néophytes un brin apeurés qui s’essaient tant bien que mal au maniement de quads et à la mini-moto !

« Yonne Tour Sport » représente une indéniable institution dans le paysage des évènementiels estivaux qui nous reviennent chaque année à pareille époque. Un concept éprouvé et rôdé dont les organisateurs connaissent le moindre morceau du puzzle, qui au jour le jour, va cheminer à travers le territoire dans vingt-et-un cantons de l’Yonne. Au total, ce seront 27 localités qui recevront la visite insolite de ce « grand barnum » de la pratique sportive et de la cohésion sociale, accessible à tous.

Permettre aux enfants vivant dans les zones rurales de bénéficier d’activités ludiques répond au premier critère justifiant cette opération portée par l’organe institutionnel départemental. Ceux qui sont visés, sont ceux qui ne partent pas en vacances. Le lien social est l’autre vecteur qui explique le succès de cette animation, décidément toujours aussi populaire.

De manière plus globale, le « Yonne Tour Sport » répond aussi à la vocation initiale du Département de lutter contre les inégalités territoriales et le maintien du service public en milieu rural.

Durant six semaines, au plus fort de l’été, rien n’arrêtera le périple journalier de ce rendez-vous si cocasse à l’allure de « cirque » - et ce n’est pas péjoratif, loin s’en faut ! – devant apporter de la joie et du bonheur aux plus jeunes. La formule se voulant la plus souple et pratique possible pour les familles qui peuvent inscrire leur progéniture selon des modules horaires très précis.

 

 

 

En savoir plus :

 

Voilà la liste non exhaustive des activités proposées qui peuvent varier selon les intempéries, le personnel disponible et la place sur site : trampoline aérien, trampoline 6 places, Biathlon/Tir à la carabine laser, murs d’escalade (9 m et 4 m), tir à l’arc, VTT Trial, VTT parcours Savoir Rouler à Vélo (SRAV), trikkes, trottinettes, balance bike, sumo, judo, kart à pédales, tyrolienne, home-ball, disc-golf, sports collectifs (football, handball, basket-ball, rugby...), quads et mini motos sur parcours, piste de BMX, break-dance, pana-foot, golf, boxe, hockey, escrime, tchouk-ball, canoë sur les sites adaptés, parcours de motricité, Training Tour, petit toboggan, UFO Street, etc.

 

 

Le calendrier :

 

JUILLET

 

  • Lundi 11/07/22 PONT-SUR-YONNE
    Rue de la résistance -Stade de football
  • Mardi 12/07/22 CHABLIS
    Stade - Avenue des enfants de Chablis
  • Mercredi 13/07/22 APPOIGNY
    Parc Communal - Rue du Gué de la Pucelle
  • Vendredi 15/07/22 MIGENNES
    Stade Lucien Masson
  • Lundi 18/07/22 AVALLON
    Centre-ville - Rue Mathé
  • Mardi 19/07/22 SAINT-FLORENTIN
    Stade Jean Lancray
  • Mercredi 20/07/22 MONÉTEAU
    Stade -Tennis - Quai
  • Jeudi 21/07/22 ANCY-LE-FRANC
    Parc Gymnase - Caserne des pompiers
  • Vendredi 22/07/22 CHEVANNES
    Salle Polyvalente - Rue des Écoles
  • Lundi 25/07/22 MONTHOLON (AILLANT-SUR-THOLON)
    Rue du Gymnase - Stade de football
  • Mardi 26/07/22 TONNERRE
    Le Pâtis - Rue du pâtis
  • Mercredi 27/07/22 LES VALLÉES DE-LA-VANNE (THEIL-SUR-VANNE)
    Route du Miroir - Salle des Fêtes
  • Jeudi 28/07/22 VENOY
    Espace des Joinchères - Stade - Salle des Fêtes
  • Vendredi 29/07/22 CUDOT
    Mairie - Rue du Château

 

AOÛT

  • Lundi 01/08/22 VILLIERS-SAINT-BENOÎT
    Le Pâtis - Rue Paul Huillard
  • Mardi 02/08/22 CHEROY
    Parc Höhenkirchen - Rue Jean Moulin
  • Mercredi 03/08/22 ANNAY-SUR-SEREIN
    Mairie - Parc - Grande Rue
  • Jeudi 04/08/22 MALAY-LE-GRAND
    Chemin de Covequelee - Salle des Fêtes
  • Vendredi 05/08/22 DEUX RIVIÈRES (CRAVANT)
    Rue des Fossés - Terrain de sport - Salle des Fêtes
  • Lundi 08/08/22 QUARRÉ-LES-TOMBES
    Parc - Rue des Écoles
  • Mardi 09/08/22 SAINT-SAUVEUR-EN-PUISAYE
    Rue des Renards - Parc du Château
  • Mercredi 10/08/22 ROGNY-LES-SEPT-ÉCLUSES
    L’île - Accès par Rue Léon Jaupitre
  • Jeudi 11/08/22 DIXMONT
    Terrain Communal - Rue de la Porte du Bois – City Stade
  • Vendredi 12/08/22 MONTILLOT
    Gymnase - Stade - Salle polyvalente - Rue des Framboisiers
  • Lundi 15/08/22 VINNEUF
    Plan d’eau des Graviers
  • Mardi 16/08/22 SAINT-CLÉMENT
    Rue des Vignes - Stade - Dojo
  • Mercredi 17/08/22 SAINT-GEORGES-SUR-BAULCHE
    Collège Jean Bertin - Complexe Sportif du SIVOS

 

 

Contact

Direction Jeunesse, Culture et Sports du Département de l'Yonne
Tél. : 03. 86. 72. 88.50.

 

Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Thierry BRET

 

Cela ressemble à s’y méprendre à un acronyme de chaîne de télévision. Mais, à l’instar de la fameuse formule rappelant le « Canada dry », toutes comparaisons fortuites s’arrêtent là ! « OTV » représente tout bonnement un service novateur favorisant la modernisation digitale du ministère de l’Intérieur dans le renforcement de la sécurisation des biens immobiliers, qu’ils soient appartement ou maison. Un dispositif que la Gendarmerie nationale et la Police nationale déclinent évidemment dans l’Yonne…

 

AUXERRE : Dormir sur ses deux oreilles sur son lieu de villégiature cet été sans se trop se tracasser des risques éventuels de cambriolages qui pourraient survenir à son domicile distant de plusieurs centaines de kilomètres de là ? Possible ! Voire probable, en cas d’adoption des bons réflexes ! Et, en s’inscrivant au tout nouveau dispositif diligenté par le ministère de l’Intérieur.

Nom de ralliement : « OTV » ! Un acronyme fleurant bon l’audiovisuel dans sa version cathodique et l’influenceur en goguette !

Oui mais, voilà, dans la stricte réalité, ce sigle signifie « Opération Tranquillité Vacances ». Ni plus, ni moins ! Apparu lors de la première année du mandat présidentiel de Valéry GISCARD d’ESTAING – cela ne nous rajeunit pas puisque situé en 1974 ! -, ce dispositif a pour vocation d’aider les vacanciers à être plus sereins. Autrefois limitée aux seuls mois de juillet et d’août, l’opération est désormais élargie (c’est là l’une des innovations tangibles de ce dispositif probant) toute l’année, avec une vigilance spécifique lors des périodes d’absence prolongée des particuliers, lors des congés scolaires.

 

Un lien numérique pour s’inscrire de manière gracieuse…

 

Déclinable aussi bien en zone gendarmerie (rurale)  que police (urbaine), cette aide à la sécurisation des biens immobiliers requiert en premier lieu une inscription de la part du propriétaire du logement surveillé. En se rendant au commissariat de police ou à la gendarmerie, on se fait remettre un formulaire à remplir pour finaliser la demande.        

La nouveauté 2022 vient de la possibilité de pouvoir s’inscrire en le faisant désormais en ligne via une plateforme unique et commune à tous les services (Police nationale, Gendarmerie nationale, préfecture de police) au préalable. Pour ce faire, il suffit de se rendre sur le lien suivant : https://psl.service-public.fr/mademarche/OperationTranquilliteVacances/demarche.

 

 

Une fois validé leur dossier, les bénéficiaires de ce service sont assurés d’être prévenus en cas d’anomalie – soit en personne, soit par une personne de confiance résidant à proximité du lieu d’habitation selon les typologies de cas suivants : tentatives d’effractions, effractions, cambriolages. Informés, les victimes et leurs proches restés sur place sont en mesure d’agir au plus vite pour limiter le préjudice subi avec le remplacement des serrures, l’inventaire des objets volés, les contacts avec la société d’assurance, etc.

Des patrouilles sont organisées par les forces de l’ordre de manière régulière. Elles permettent de vérifier du bien-fondé de la mission de surveillance. Grâce à l’inscription faite au préalable, policiers et gendarmes sont ainsi autorisés à pouvoir effectuer le tour du propriétaire en pénétrant sur les espaces extérieurs du lieu d’habitation à surveiller.

 

Compléter le dispositif de surveillance dans les communes…

 

A date, mais nous n’en sommes qu’aux prémices des vacances, ce sont une cinquantaine d’habitations qui constituent les points de surveillance des forces de l’ordre de notre territoire à l’aide de ce dispositif. Depuis le début de l’année, deux mille propriétés urbaines et rurales sont ainsi passées sous les radars de ce contrôle permanent aux effets forcément dissuasifs pour les cambrioleurs.

Les statistiques traduisent un tassement de ces actes de malveillance depuis le premier épisode de la COVID.

Pédagogues, la directrice de cabinet du préfet de l’Yonne, Marion AOUSTIN-ROTH, le colonel Christophe PLOURIN, commandant le Groupement de Gendarmerie départementale et Raphaël JUGE, directeur départemental de la Sécurité Publique, ont expliqué les arcanes de ce nouveau dispositif numérique lors d’une conférence de presse, tenue dans les locaux de la préfecture, lundi en milieu d’après-midi.  

Un dispositif qui complète la panoplie d’outils déjà existants comme la participation citoyenne où plus de deux cents localités icaunaises sont signataires de cette convention partenariale avec les forces de l’ordre, « Voisins vigilants » ou le diagnostic « Sûreté et sécurité ».

 

Thierry BRET

 

Au soir du second tour des législatives, l’Yonne s’est colorée un peu plus de bleu marine en envoyant deux députés du Rassemblement National siéger au Palais Bourbon. Dans l’Avallonnais, André VILLIERS signe un nouveau bail de cinq ans, mais de justesse. Des élections marquées une fois encore par une participation en berne…

TRIBUNE : A la pénurie d’huile, de moutarde, de pâtes, il faut désormais rajouter à chaque élection un manque d’électeurs ! Particulièrement les plus jeunes générations, dont la défiance vis-à-vis du monde politique n’a jamais été aussi grande. Les chiffres de l’abstention pour ce second tour des législatives sont tombés et la République n’en sort pas grandie : 53,77 % au national, pour 51,8 % dans le département. Une seule consolation, dont se sont emparés les médias : ces chiffres sont en léger retrait par rapport à 2017. A qui aura profité cette abstention ? Difficile à dire alors que les instituts de sondage ont toujours affirmé qu’elle pénalisait en priorité les partis extrêmes. Les résultats, notamment dans l’Yonne, ont fait preuve du contraire !

 

 

Le rouge a hissé le drapeau vert…

 

Dans la première circonscription, l’élimination dès le premier tour du député sortant a rebattu les cartes. Longtemps dévolue à Jean-Pierre SOISSON, puis à son poulain, Guillaume LARRIVÉ, la Puisaye a cette fois-ci tourné casaque et voté massivement pour le représentant du Rassemblement National Daniel GRENON. Un enfant du pays, né à Saint-Fargeau et ancien commerçant à Toucy, mais novice en politique. Arrivé en tête au second tour dans 70 communes de la circonscription, dont une grande partie de celles de Forterre et de Puisaye. C’est à Saint-Privé que le nouvel élu fait son meilleur score, avec 69,6 % des suffrages alors même qu’il n’était crédité que de 27 % des voix au soir du premier tour. Preuve s’il en était besoin d’un report massif sur sa personne, des 40 % d’électeurs qui avaient choisi Guillaume LARRIVÉ le dimanche précédent. Un scénario partagé par nombre communes du territoire. Si Florence LOURY l’emporte largement à Auxerre, comme dans d’autres communes de la périphérie auxerroise, c’est grâce notamment à un bon report de voix du candidat de la majorité présidentielle, Victor ALBRECHT. Cela n’aura pas suffi à la représentante écologiste qui ne cachait pas son amertume et sa colère ce dimanche soir. Elle pourra toujours se consoler autour d’un verre d’Irancy, la commune où elle a obtenu le meilleur résultat, avec plus de 67 % des suffrages exprimés. Le rouge a hissé le drapeau vert !

 

 

  

La déferlante Julien ODOUL s’abat sur la troisième circonscription…

 

Dans la troisième circonscription, la plus peuplée du territoire, avec 89 743 inscrits, mais au taux de participation le plus faible, 46,25 %, le résultat final n’aura pas été d’une grande surprise, tant la victoire du candidat RN, Julien ODOUL, était attendue. Quasiment un carton plein, avec près de 90 % des communes du territoire le plaçant en tête à l’issue du second tour. Un véritable camouflet pour la députée sortante et rivale, Michèle CROUZET, qui n’aura obtenu la pole position que dans une douzaine de communes. Le maillage du Rassemblement National est total, avec des résultats à plus de 60 % dans plus de la moitié des communes de la circonscription, dont sept à plus de 70 %. Julien ODOUL obtenant son meilleur score à Villeperot, avec près de 80 % des suffrages exprimés.

 

 

 

 

Migennes ou le triste record de l’abstention…

 

Le duel était inédit : d’un côté, un baron local, bien ancré dans ses bottes et dans le territoire, André VILLIERS, député sortant et de l’autre, une parachutée du RN dans cette deuxième circonscription, Audrey LOPEZ, élue d’opposition à Villeneuve-sur-Yonne et Conseillère régionale aux côtés de Julien ODOUL. Une circonscription qui a pour particularité d’être la plus étendue du département, avec des cantons qui s’étendent de Migennes à Quarré-les-Tombes, en passant par Brienon-sur-Armançon, Chablis et Tonnerre. Si le match a tourné en faveur du premier, ce fut de justesse, André VILLIERS ne l’emportant qu’avec 857 voix de plus que son adversaire. Sans surprise, l’ancien maire de Vézelay est sorti victorieux dans la majorité des communes de l’Avallonnais et pour partie, dans celles du Tonnerrois, mais également, dans la plupart des communes revendiquant l’appellation chablis. Comme quoi, en sa qualité d’éleveur de charolais, le « blanc » reste sa couleur fétiche ! Audrey LOPEZ pour sa part, profite d’un ancrage marqué de l’extrême droite sur les secteurs du Migennois et du Florentinois, pour sortir en tête dans un grand nombre de communes de ces territoires. C’est à Pimelles, village du Tonnerrois qu’elle réalise son meilleur score, avec 84,4 % des suffrages exprimés, là où au premier tour, elle était créditée de 54,5 % contre un peu plus de 24 % à son adversaire le plus direct, Philippe VEYSSIERE, de la NUPES. Un résultat semblant confirmer une certaine porosité entre les électorats de ces deux formations. Taux de participation sur la circonscription : 48,55 % avec de tristes records, comme à Migennes, où près de 63 % des électeurs inscrits ne se sont pas déplacés. Même constat à Brienon et Saint-Florentin, où la participation ne dépasse pas la barre des 38,5 %.

 

Dominique BERNERD

 

Cinquante ans. Pile poil ! Le bel âge pour ajouter une ligne supplémentaire à un CV qui est déjà bien fourni. Un parcours illustrant une carrière bien remplie au sein de l’un des corps préférés de nos concitoyens, les sapeurs-pompiers ! Successeur du colonel Jérôme COSTE – ce dernier a fait valoir ses droits à une retraite amplement méritée mais sans doute très active au printemps ! -, Sébastien BERTAU, colonel de son état, a pris ses nouvelles fonctions, celles de chef du corps départemental des sapeurs-pompiers de l’Yonne et de directeur départemental des services d’incendie et de secours le 01er juin…

 

AUXERRE : Il a réalisé sa première prise de commandement, le nouveau « patron » des sapeurs-pompiers de l’Yonne. Sous une étouffante chaleur estivale à l’occasion de la Journée nationale des sapeurs-pompiers, une manifestation qui s’est déroulée à travers l’Hexagone, ce samedi 25 juin. Sobre et solennelle, la cérémonie auxerroise rassemblait sur le site de la Plaine des Isles plusieurs personnalités de la sphère institutionnelle et politique. Dont le président du conseil d’administration du SDIS 89 (Service départemental d’incendie et de secours), le vice-président du Département Christophe BONNEFOND ou Marion AOUSTIN-ROTH, directrice de cabinet de la préfecture de l’Yonne.

L’opportunité pour le nouveau directeur du SDIS 89 de humer l’atmosphère ambiante de ce casernement qui lui sera désormais familier au fil de l’eau. Détenteur d’un master de droit et de gestion des collectivités territoriales, possesseur d’un certificat en sciences politiques, Sébastien BERTAU présente un parcours diplômant très riche. Il a ajouté à son escarcelle un master de gestion des risques de sécurité civile, obtenu à l’Université de Haute Alsace.

 

 

 

 

En provenance de la Moselle, où il assumait la direction adjointe et chef de corps départemental adjoint du SDIS de ce territoire de Lorraine, le colonel a connu de nombreux lieux d’affectation par le passé depuis ses premiers pas en qualité de sapeur-pompier.

Parmi ceux-ci : citons le Loiret, l’Ille-et-Vilaine ou encore Paris où l’officier supérieur exerça en qualité de lieutenant-colonel les fonctions de conseiller social du directeur général et du directeur des sapeurs-pompiers au ministère de l’Intérieur à la DGSCGC (Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises). Il va désormais devoir s’acclimater avec les typicités de l’Yonne…

 

Thierry BRET

 

 

C’est comparable à une rentrée scolaire (peut-être universitaire au vu de la moyenne d’âge de ces « bons élèves studieux » de la République ?!) que viennent d’effectuer ces jours-ci les nouveaux pensionnaires de l’Assemblée nationale au Palais Bourbon. Leur retour dans l’hémicycle après l’épisode électoral. Ils sont à pied d’œuvre, aujourd’hui, avec le scrutin permettant de désigner celle ou celui de ces députés qui s’installera au perchoir présidentiel de la vénérable institution ! Les néophytes, plongés dans le grand bain institutionnel à l’instar des élus du Rassemblement national de la région, découvrent…

 

PARIS : « J’ai voté pour que Sébastien CHENU devienne le prochain président de l’Assemblée nationale… ». L’enthousiasme du néo-député du RN Julien ODOUL n’aura été in fine que de courte durée en cet après-midi de scrutin dans l’hémicycle parisien.

La candidate se présentant sous les couleurs de la majorité présidentielle, Yaël BRAUN-PIVET, est arrivée en tête des votes après le premier tour de piste, recueillant 238 suffrages sur les 553 exprimés. Certes, un résultat pas suffisant, toutefois, pour lui offrir le perchoir dès sa première tentative. Elle obtiendra le Graal en fin de journée devenant ainsi la première femme politique de l’Hexagone à présider l’Assemblée nationale.

 

Le retrait de Sébastien CHENU pour que « l’institution fonctionne »…

 

Quant à Sébastien CHENU, le favori du nouveau député de la troisième circonscription de l’Yonne Julien ODOUL – pour mémoire, une victoire sans aucun suspense obtenue face à la parlementaire sortante Michèle CROUZET (MoDem) avec près de cinq mille voix d’écart et un score net et sans bavure de 55,84 % contre 44,16 % dans le Sénonais - il ne recueillera que les 89 voix naturelles des représentants du parti bleu marine. Plus un bulletin supplémentaire que les observateurs pourraient presque attribuer au seul et unique membre de Debout La France, présent dans cette recomposition législative 2022 : Nicolas DUPONT-AIGNANT !

Précisons que la candidate de la NUPES, Fatiha KELOUA-HACHI fera le plein des voix auprès de sa formation « kaléidoscope » avec 146 suffrages tandis que la prétendante des Républicain et de l’UDI, Annie GENEVARD ne récoltera que les 61 voix de son groupe. Nathalie BASSIRE, non-inscrite, fermera le ban avec 18 voix.

Quelques minutes plus tard, le RN Sébastien CHENU retirera sa candidature avant même que ne débute le second tour. Une décision qui engendrera le non-vote de la formation souverainiste de ce scrutin interne. Un retrait que le poulain de Marine LE PEN a justifié par cette simple déclaration : « On souhaite que l’institution fonctionne… ».

 

 

 

L’Yonne, nouvelle terre de prédilection du Rassemblement National…

 

Pour les élus RN de Bourgogne Franche-Comté (ils sont au nombre de cinq après ce très surprenant second tour du 19 juin à avoir fait leurs premiers pas au Palais Bourbon), c’était aujourd’hui l’opportunité de s’immerger immédiatement dans les rouages de l’appareil stratégique de la chambre basse du Parlement.

Et l’occasion de réaliser quelques photos de famille, façon rentrée scolaire potache, le sourire sans option !

Le chef de file du Rassemblement National en Bourgogne Franche-Comté – il en est le président de groupe à la Région – rappelait au lendemain de son succès « qu’avec ces victoires obtenues aux quatre coins de France, c’était le peuple qui faisait son entrée à l’Assemblée Nationale ».

Rien que dans l’Yonne, les trois candidats qualifiés pour le second tour – Audrey LOPEZ aura échoué de peu face au député sortant de la seconde circonscription André VILLIERS –, recueillirent plus de 54 000 voix. Confirmant ainsi le virage à 360 degrés vécu par le département septentrional de Bourgogne.

Désormais, le Rassemblement National occupe le leadership sur le territoire en devenant la première force politique. Du jamais vu jusque-là…

« Quand le peuple vote, le peuple gagne, avait alors déclaré Julien ODOUL au soir de son succès, avec l’arrivée de 89 députés RN à l’Assemblée, c’est notre ruralité abandonnée et méprisée par la gouvernance actuelle qui retrouve enfin une voix ! ».

De quoi faire oublier l’échec du porte-parole du Rassemblement national qui avait échoué lors de sa tentative précédente aux législatives en 2017…et de briser le fameux plafond de verre en remportant le match retour cinq ans plus tard.

 

Thierry BRET

 

 

 

 

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