On ne peut évidemment pas le deviner sous son masque de protection mais le directeur des services départementaux de l’Education nationale de l’Yonne a le sourire. Normal : plusieurs motifs de satisfaction viennent étayer les aspects positifs de son bilan régulier qu’il présente à la presse. Peu d’élèves ont manqué les cours depuis le début de la seconde période de confinement. Seules quatre classes sont encore fermées à date…

AUXERRE : Le successeur d’Annie PARTOUCHE n’imaginait pas hériter d’un pareil dossier quelques mois après sa prise de fonction sur notre territoire. Comme cadeau de bienvenue au poste de directeur des services départementaux de l’Education nationale de l’Yonne, il y a eu mieux, il est vrai !

Quoi qu’il en soit, Vincent AUBERT veille scrupuleusement à ce que tout soit entrepris pour que les mesures barrière soient respectées le mieux du monde dans l’ensemble des établissements scolaires de sa zone d’influence.

La récente conférence de presse, tenue vendredi dernier aux côtés du préfet de l’Yonne Henri PREVOST, a de nouveau rassuré quant à la maîtrise du sujet sécuritaire au sein de l’Education nationale.

La généralisation du port du masque et l’application du dispositif de circonstance en matière de protection répondent aux objectifs fixés par l’Etat. De l’avis de Vincent AUBERT, leur mise en œuvre est synonyme de réussite.

Deux commentaires de l’intéressé viennent confirmer ces propos : d’une part, peu d’élèves ont manqué l’école durant cette période de confinement seconde variante ; quant au nombre de classes fermées, il ne dépasse le chiffre de quatre à l’heure actuelle.

 

 

 

Malgré la pandémie, les enseignements se poursuivent…

 

Autant dire une broutille vu le nombre de classes qui peuvent accueillir les têtes blondes et les adolescents en besoin de scolarité dans l’Yonne.

Autre satisfecit pour le représentant de l’Education nationale : l’enseignement stricto sensu. Malgré la pandémie, la grande majorité des cours ont été assurés. Soit en présentiel, soit à distance en utilisant de vertueuses et efficientes configurations numériques.

Un son de cloche similaire pour qualifier ce qui s’est déroulé dans les lycées. Même si les procédés l’ont été différemment des écoles primaires et des collèges.

« Chaque établissement du secondaire a pu adopter son propre schéma, souligne Vincent AUBERT, les outils informatiques y ont été déployés avec un effort conséquent… ».

Quant aux relations avec les familles, elles ont été constantes et rassurantes pour ces dernières. Peu d’entre elles étaient finalement réfractaires au port du masque de leur progéniture à l’école. Le dialogue des équipes pédagogiques aura permis de résoudre un faible pourcentage de problématiques.

 

 

A l’instar de ce qui se pratique déjà en Charente-Maritime, le tribunal de Commerce d’Auxerre devrait mettre en place d’ici peu un dispositif de soutien destiné aux entrepreneurs en souffrance. Une réunion d’information, organisée en présentiel se déroulera ce jeudi 03 décembre dans la grande salle des fêtes de VENOY (et dans le respect des gestes barrière) à 14h30. Elle offrira l’opportunité au président de l’institution Pascal BAILLY de faire toute la lumière sur ce projet. Dont il évoque les contours dans cette tribune…

TRIBUNE : La crise sanitaire inédite que nous traversons s’inscrit dans la longueur et nous oblige à la plus grande prudence et à une grande vigilance.

Tout d’abord, l’accueil et l’activité du Tribunal de Commerce fonctionnent tous les jours de la semaine, par téléphone, par mail, ou sur rendez-vous pour respecter les gestes « barrière ».

Les audiences de contentieux et procédures collectives se tiennent en présentiel dans le respect le plus strict de mesures sanitaires.

A ce jour, l’activité du Tribunal de Commerce d’Auxerre est depuis le début de cette crise sanitaire très nettement en baisse concernant les demandes de redressement judiciaire.

Alors qu’à l’opposé, le nombre de créations et inscriptions au registre du commerce conserve une activité normale.

 

Agir à plusieurs niveaux pour faire face aux difficultés…

 

Au premier regard, la photographie que nous pourrions faire aujourd’hui, pourrait nous satisfaire mais n’est peut-être pas le reflet le plus juste de la situation économique, compte tenu des aides et délais octroyés.

Alors, comme évoqué dans mon propos introductif, ce constat nous oblige d’une part à la plus grande prudence mais surtout à une grande vigilance. Les difficultés de toute nature des entreprises sont souvent autant d’épreuves également personnelles pour les chefs d’entreprises.

Ainsi, face aux difficultés que pourraient rencontrer les entrepreneurs, les magistrats du Tribunal de commerce sont convaincus qu’il faut agir dès à présent, à plusieurs niveaux.

 

 

D’emblée, en plus des mesures préventives prévues dans les textes, le Président ou un magistrat délégué à la prévention se tiennent à disposition des chefs d’entreprises en difficultés pour des rendez-vous confidentiels.

Par ailleurs, le Tribunal de commerce travaille à la mise en place d’une association d’aide psychologique à destination des entrepreneurs leur permettant de bénéficier gratuitement d’un soutien psychologique (APESA). Cette association à vocation départementale sera mise en place dans les prochains jours.

 

Un soutien psychologique adapté aux besoins des entrepreneurs…

 

Depuis 2013, ce dispositif original appelé APESA (Aide Psychologique aux Entrepreneurs en Souffrance Aiguë) initié d’abord au Tribunal de Commerce de Saintes a vu le jour et a été adopté par de nombreuses juridictions. Celui d’Auxerre a décidé de mettre en place ce dispositif et d’y associer les structures et organismes qui vivent au quotidien par les entreprises et pour les entreprises  afin de permettre aux entrepreneurs en souffrance de trouver, gratuitement et s’il le souhaite, d’un soutien psychologique adapté.

Cette démarche s’inscrit dans la philosophie de notre institution consulaire qui se veut pragmatique, efficace, à l’écoute des justiciables et également préoccupée des conséquences humaines de ses décisions.

 

En savoir plus :

 

Pour en connaître davantage sur le dispositif, consulter la référence suivante : www.apesa-france.com

 

Pascal BAILLY

Président du Tribunal de Commerce d’Auxerre.

 

Les travaux se poursuivent inlassablement sur ce point névralgique que représente ce pont surplombant l’Yonne dans le nord de notre territoire. Construit avant-guerre, l’édifice présentait quelques signes de fatigue. Nécessitant sa réhabilitation : un chantier qui incombe financièrement au Conseil départemental en charge de la voirie et de l’état du réseau routier. Les élus se sont rendus récemment sur le site afin d’en apprécier sa progression…

PONT-SUR-YONNE : D’un investissement global de 7,2 millions d’euros, la rénovation de la fameuse structure qui permet de traverser Pont-sur-Yonne continue, sans être affectée par les affres du confinement et de l’épidémie de coronavirus.

Accueillant la D 606 (ex-nationale 6 au temps jadis), l’ouvrage dont le début de l’édification date de 1938 voit chaque jour un trafic de douze mille automobiles et poids lourds très conséquent l’emprunter. Autant dire que sa réhabilitation devenait nécessaire avec le poids des années !

Gestionnaire de la structure, le Conseil départemental a donc fait le pari de procéder à un sérieux lifting en consolidant l’ensemble en maintenant la circulation.

 

 

 

 

Une livraison de l’ouvrage prévue en juin 2021…

 

Accompagné des vice-présidents du Département Christophe BONNEFOND et Dominique SINEAU, le président de l’exécutif départemental Patrick GENDRAUD a pu observer avec beaucoup d’intérêt les premiers effets de la mise en circulation sur une voie unique sur le pont. Une bascule technique, assurée la nuit même avant la visite de la délégation. Celle-ci fut accueillie par l’édile de Pont-sur-Yonne et conseiller départemental Grégory DORTE.

Si les délais sont respectés selon le cahier des charges initial, ces travaux devraient se clore au mois de juin 2021. Idéal pour avoir un pont remis à neuf avant le grand rush des vacances estivales ?

 

 

 

 

 

 

Ce mardi 1er décembre devrait être chaud bouillant pour la présidente de l’exécutif de Bourgogne Franche-Comté. Participant au comité de suivi du fonds de développement de l’industriel américain GENERAL ELECTRIC, Marie-Guite DUFAY entend bien défendre le projet de reprise d’activité déposé par les salariés de GE Hydro. Contre l’avis du directeur général de la filiale française…

DIJON (Côte d’Or) : Entre GENERAL ELECTRIC et l’exécutif de la Région Bourgogne Franche-Comté, le torchon brûle. Surtout après l’annonce de nouvelles suppressions de postes dans le cadre de la réorganisation de l’industriel américain. Ce sont 300 emplois qui sont sur la sellette dont 240 affectés au site de Belfort dans la branche du « steam power ». Celle qui conçoit la fabrication des turbines présentes dans les réacteurs des centrales nucléaires.

S’entretenant il y a peu avec le ministre de l’Economie et de la Relance Bruno LE MAIRE, Marie-Guite DUFAY endosse une fois de plus sa vêture de chevalier blanc, en défenseuse toute acquise à la préservation de l’emploi dans sa zone géographique de prédilection.

Favorable à un rachat par EDF et FRAMATOME de l’ensemble de la branche énergie de GENERAL ELECTRIC, ce qui favoriserait la création d’un grand groupe énergéticien aux couleurs nationales, l’élue régionale sollicite pour la énième fois la présidence de la République.

Depuis deux ans, Marie-Guite DUFAY multiplie en effet les contacts auprès d’Emmanuel MACRON afin que ce dernier s’empare enfin du dossier. En vain. Pour l’heure, rien ne bouge et ses demandes restent lettres mortes.

« Sans l’intervention du chef de l’Etat, nous assisterons à la destruction massive d’emplois et de compétences uniques au monde, souligne-t-elle dans un communiqué de presse, les intérêts de notre pays et la filière française de l’énergie sont menacés… ».

 

 

Exit le temps des promesses, des mensonges et des trahisons…

 

Fustigeant l’attitude du géant américain qui n’a pas tenu ses promesses (« depuis le rachat de la branche énergie d’ALSTOM, ce n’est que mensonges et trahisons…), Marie-Guite DUFAY dénonce la stratégie de l’industriel.

Une politique qui touche à la souveraineté industrielle de la France tout en mettant en péril notre indépendance énergétique et notre sécurité nationale à terme.

Il y a un an, GENERAL ELECTRIC s’était engagé après d’âpres tractations à signer un accord pour pérenniser l’activité gaz à Belfort. Mais, aujourd’hui, les négociations ne sont toujours pas abouties.

Quant aux mille emplois promis en France par l’industriel nord-américain, ils se sont évanouis comme par enchantement dans la nature. Laissant la place, en revanche, à de multiples plans sociaux ou de départs volontaires qui se succèdent en cascade.

Enfin, rappelons, qu’au mois de septembre dernier, ce sont 83 salariés de la filière Hydro qui ont été sortis des effectifs au nom d’une restructuration comptable.

Mardi, face à Hugh BAILEY, directeur général de GE France, et contre son avis, la présidente de région soutiendra mordicus les intérêts des salariés de GE Hydro qui consiste en une reprise de leur activité. Une rencontre qui sera certainement « électrique » entre les deux parties…

 

 

Sortir des prisons et des bagnes que l’on construit autour de soi, tel est le propos. On pourrait aussi appeler cela une méthode de résolution de problèmes ! Pompeux et prétentieux, dites-vous ? Peut-être… Alors disons que c’est un moyen pour enlever  nos œillères…

 

TRIBUNE (partie une) : Et pour débuter cette chronique, commençons par un petit exercice !

 

 

Reliez ces neuf points en quatre droites maximum, sans lever le crayon !      Mais, il existe aussi une solution avec trois traits seulement…

 

 

 

 

Deuxième proposition : encore plus fort avec seulement trois traits !

 

 

 

 

………… : un seul trait pour relier les neuf points déplacés !

 

 

L’unique difficulté résulte du fait que l’on s’enferme dans le carré imaginaire délimité par les neuf points. On dit juste neuf points et non neuf points qui délimitent un carré. Pour réussir ce test, il faut sortir du cadre que certains ont inventé. Le cadre ne fait pas partie du problème posé !

Si nous prenons en compte les solutions proposées, la liberté prend sa source dans la créativité. Elle  s’exprime par l’utilisation d’un maximum de ressources, en sortant en permanence d’un cadre qui ne représentait que la contrainte, que nous nous étions inconsciemment imposée.

Elle ne constitue en rien un assujettissement à la problématique réelle. On édifie trop souvent nos bagnes et nos prisons ! De facto, c’est prendre les problèmes et la vie aussi simplement qu’ils se présentent.

Il convient de remettre en question, en permanence, ses croyances, ses dogmes, s’ouvrir à toutes les sources possibles : être inventif, créatif, productif, ingénieux, fertile…

Par exemple, on cherche des réponses à une crise économique découlant de la crise sanitaire. Dans la foulée, on s’enferme dans des solutions connues depuis plus d’un siècle et que l’on sait inopérantes aujourd’hui !

On s’emprisonne dans le passé et dans un système de pensées très limité. On peut aussi se dire que la crise sanitaire est la conséquence de nos crises économiques et de nos modes de productions. Trouver des solutions en imaginant le futur.  Les clefs proposées seront plus innovantes et différentes !  On a coutume à dire que la moitié des solutions se trouvent dans le problème bien posé ! Et Einstein de conclure : « Un problème sans solution est un problème mal posé. ».

 

Nous sommes prisonniers de notre étroitesse d’esprit…

 

Ce petit test nous montre combien nous sommes les prisonniers, volontaires ou non, d’une étroitesse d’esprit. Cette même étroitesse qui nous conduit vers des aprioris, des intégrismes idéologiques de tout poil : religieux, politiques ou philosophiques. Finalement, les neuf points nous entraînent vers le rêve et la libre pensée…

Quelles applications aujourd’hui ? Un vaccin contre la COVID-19 : c’est en bonne voie !

Le plus préoccupant reste dans les aspects économiques et sociaux actuels. Comment sortir du terrorisme et de l’insécurité prégnante dans nos villes et nos banlieues, sans pour autant céder à la tentation du tout répressif ou de l’amalgame « religion musulmane » et « intégrisme musulman politique ».

Dans ce cas, les réactions purement émotionnelles, populistes et démagogiques sont vouées à l’échec. Elles nous laissent très loin de l’une des devises de la France, gravée sur le fronton des édifices publics : la « FRATERNITE ».

La liberté est mise à mal par les décisions gouvernementales et aliénées par les extrémistes de tout bord, l’égalité devient de plus en plus illusoire face à la croissance exponentielle des plus riches et devant l’impossibilité de nos dirigeants d’assurer l’équité ! Alors que reste-t-il ? La fraternité !

Cette fraternité qui unit les hommes quel que soit la couleur de leur peau, leurs convictions religieuses, leurs préférences sexuelles, leurs engagements politiques.

Un aspect important de la crise économique consécutive à la crise sanitaire, focalise l’attention de tous : les commerces « non indispensables » des centres villes !

Au-delà des manifestations et des appels à la révolte, voire des élus qui forcent l’interdiction à coups « d’arrêtés municipaux » aussitôt annulés par le Tribunal administratif sur demande d’un préfet. Petite précision au passage, le préfet n’a pas le pouvoir d’annuler, seul, les arrêtés municipaux.

Bon, toutes et tous à nos copies : Etat, communes, Chambres de Commerces et d’Industrie, Chambres des Métiers et de l’Artisanat, étudiants, commerçants, artisans, agriculteurs, syndicats professionnels, associations spécialisées, amateurs motivés et même les clients…

 

 

Se vider de soi pour aborder les défis d’aujourd’hui et de demain…

 

 

La résolution de ce problème est non seulement vitale mais urgente, compte tenu de la succession de crises sanitaires qui risquent, hélas, de polluer notre environnement et nos économies.

Il faut envisager des solutions pour contrer également une concurrence, incontournable, celle des GAFA ! A nos stylos et nos blocs de papier ? Peut-être pas, ne nous enfermons pas immédiatement dans une contrainte qui n’est pas dans la donne de départ.

« Si on vous traite d’amateur, dites que ce sont des amateurs qui ont construit l’Arche de Noé et des professionnels le Titanic. La suite, on la connaît, alors croyez en vous… a précisé Morgan Freeman.

Il est nécessaire de se vider de soi pour aborder les défis d’aujourd’hui et de demain, pur de toute contrainte afin d’aborder la recherche des solutions sans a priori. La seule « contrainte imaginable » est celle de mettre en valeur et en exergue la fraternité qui doit circuler entre tous les protagonistes décelés.

La fraternité change tout. La justice sans fraternité rend impitoyable ; la vérité sans fraternité rend critique ; le savoir sans fraternité rend présomptueux ; la responsabilité sans fraternité rend autoritaire ; l’intelligence sans fraternité rend calculateur ; la mémoire sans fraternité rend rancunier ; la gentillesse sans fraternité rend hypocrite ; l’honneur sans fraternité rend orgueilleux ; la richesse sans fraternité rend avare ; le don sans fraternité rend amer. Quant à la foi sans fraternité, elle rend fanatique…

Jean-Paul ALLOU

 

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