Il n’est pas question de s’illusionner sur les difficultés économiques, financières et sécuritaires qui existent, tant sur le plan national que sur le plan international. Mais, il est bon, aussi, de s’arrêter un peu sur les signes positifs autour de nous. Nous avons des raisons de croire en l’homme et dans sa capacité à aider son voisin dans la peine et le désarroi. Nous devons montrer à notre jeunesse qu’elle peut aussi sourire à la vie. Nous pouvons affirmer à nos anciens, que nous serons toujours présents pour les accompagner dans leurs difficultés ou leur mal-être…

 

TRIBUNE: La France doit faire face à une flambée d’incendies gigantesques. Résultats : plusieurs pays d’Europe nous envoient des dizaines de sapeurs-pompiers et deux d’entre eux, l’Italie et la Grèce nous prêtent des « Canadairs ». Un bel élan de solidarité qu’il faut saluer.

Ajoutons que de nombreux jeunes, des paysans, des locaux, ont apporté leur concours aux soldats du feu. À chaque fois qu’une catastrophe naturelle survient sur n’importe quel point chaud de la planète, la solidarité s’organise : envoi de professionnels et de bénévoles aguerris, expédition de vivres, de médicaments, de vêtements…

Plus récemment, l’Ukraine, la Russie, la Turquie… se sont bon an mal an organisés afin de permettre l’acheminement des céréales ukrainiennes bloquées. En France, comme partout en Europe, des familles ukrainiennes qui fuient la guerre sont accueillies…

 

 

Malgré ses contradictions, le monde peut se révéler fraternel…

 

En France, les associations sont nombreuses à soutenir nos contemporains dans la souffrance : les SDF, les vieillards, les sans-abris, les réfugiés, ceux qui souffrent de la faim, les mal-logés… C’est tout un monde qui connaît en profondeur les maux de nos sociétés modernes.

Au-delà des structures associatives, c'est aussi une fraternité qui s’impose d’elle-même. Les témoignages sont nombreux : tel jeune couple échange quelques heures de garde d’enfants avec des « anciens » contre les courses au supermarché, tel autre qui n’a plus la force de ramasser les fruits du verger en les laissant pourrir, partage ses petites récoltes afin de profiter aussi de quelques pommes…

Au moment des grandes inondations, c'est le même scénario : les populations locales hébergent les victimes du sinistre. Des collectes de nourriture et de vêtements s’organisent spontanément. D’autres apportent leur concours pour nettoyer la boue recouvrant les maisons…

Bref, même si nous vivons dans un monde imparfait et ourlé de contradictions, il peut se révéler fraternel.

 

 

« Honorer » ses parents constitue un droit et un devoir…

 

Les familles bougent sans cesse aujourd’hui. Rendant complexes les rapports « parents-enfants » qui sont de plus en plus difficiles, pour ne pas dire conflictuels. On entend trop souvent dire : « Je ne parle plus à mes parents » !

Douloureuse réalité, d’autant plus culpabilisante pour les croyants, si on doit suivre l’un des Dix Commandements communs aux juifs et aux chrétiens : « Tu honoreras ton père et ta mère » !

Précision linguistique fondamentale : « honorer » à l’époque signifiait : « Tu ne les laisseras pas mourir de faim ni de froid ».

Que nous coupions parfois certains liens avec la famille, c’est peut être une nécessité sur le terrain psychologique. Toutefois, cette disposition ne peut pas nous empêcher d’être solidaire de notre propre famille.

 

Le paradoxe de l’humain, tantôt fraternel, tantôt égoïste…

 

Imposer la fraternité par la loi, ça ne fonctionnera jamais. C’est d’abord une approche personnelle qui vient de l’esprit et du cœur. La fraternité, ça s’apprend dès le plus jeune âge par l’exemple et le témoignage.

Sur ce point, la France a toujours été un pays exemplaire. C’est d’abord la nation où sont nés « les Droits de l’Homme », une lumière pour le monde. Mais, aujourd’hui, sommes-nous fraternels ou égoïstes ?

Les deux, mon capitaine ! Là se situe notre paradoxe. Nous sommes tantôt l’un, tantôt l’autre. Retenons que les paradoxes peuvent être conciliés ! La différence qui existe entre deux choses qui paraissent diamétralement opposées, comme la fraternité et l’égoïsme, n’est qu’une différence de degré.

 

 

« Tous les paradoxes sont conciliables… »…

 

La fraternité et l’égoïsme peuvent se concilier si on considère qu’il s’agit de deux pôles d’un même axe. Fraternité et égoïsme sont identiques par nature. Mais, différentes par les degrés. Ce que l’on oppose n’est en fait que deux éléments reliés par un même axe : c’est la « réconciliation universelle » des pôles opposés. Il en va de même pour le tout : l’esprit et la matière ne sont que les deux pôles d’une même nature…

Parfois, notre attitude s’approche de l’égoïsme et souvent, elle se rapproche de la fraternité : là est notre espoir. Nous pouvons tout et son contraire. Mais, nous avons toujours été sensibles à la détresse de nos voisins sans se soucier de la couleur de leur peau, de leurs convictions politiques, de leurs pratiques religieuses…

« Tout est double… Tout a deux extrêmes ; semblable et dissemblable ont la même signification… Les extrêmes se touchent ; toutes les vérités ne sont pas des demi-vérités ; tous les paradoxes peuvent être conciliés ». Le Kybalion.

 

Jean-Paul ALLOU

 

 

Ils se sont prêtés au jeu avec beaucoup d’empathie, les professionnels de l’AJ Auxerre ! Forgeant ainsi des souvenirs indélébiles dans la tête d’une trentaine d’enfants dont les parents sont résidents de l’Office Auxerrois de l’Habitat. Cette expérience unique a été vécue dans le cadre d’un partenariat qui officialise des relations pérennes et constructives entre le bailleur social de l’Yonne et le nouveau pensionnaire de la Ligue 1…

 

AUXERRE : Ils en ont tous rêvé un jour ou l’autre, les gamins auxerrois qui d’ordinaire imitent leurs idoles en tapant dans le ballon au pied de leurs immeubles. Incarnant à tour de rôle l’un des attaquants ou des défenseurs revêtus de la fameuse parure blanche et bleue, symbole d’une AJ Auxerre renaissante.

Le miracle a eu lieu. A cœur de cet été caniculaire, pourtant peu propice à la pratique raisonnable d’une activité physique. Une immersion parmi le « saint des saints » de ce fleuron sportif régional : le complexe sanctuarisé de l’Abbé Deschamps aux yeux de ces enfants de quartiers, parfois sensibles.

 

 

Le programme était de belle facture. Initiation à la pratique footballistique avec les entraîneurs de l’équipe féminine (une formation qui ne cesse de progresser au fur et à mesure des saisons écoulées), découverte de la séance d’entraînement de l’équipe première depuis le bord du terrain, mais aussi cerise sur le gâteau, la remise par le club icaunais d’un équipement à l’estampille de l’AJA. L’apothéose devait suivre pour ces jeunes pousses, conviés à pique-niquer en salle de vie en présence des joueurs pros, peu avares en dédicaces !

Grâce à ce partenariat contracté avec l’OAH, l’AJ Auxerre soutient chaque année moult opérations de sensibilisation à la citoyenneté et à la cohésion sociale. Bien au-delà de la seule pratique du football…

 

Thierry BRET

 

 

 

 

 

Projeter le quatrième opus cinématographique narrant les folles aventures du « dieu du tonnerre » dans la seule ville hexagonale qui porte un nom à l’identique du super héros de la saga des « Marvel » ne relevait nullement du pur hasard. Un joli coup de pub médiatique à porter au crédit de la cité orientale de l’Yonne qui n’en demandait pas tant, ni pour son cinéma-théâtre, ornementé de tous les attributs décoratifs d’usage pour faire de cet évènement culturel l’un des moments phare de l’année…

 

TONNERRE : C’est un retentissant « coup de tonnerre » qui a résonné au-dessus de la localité éponyme, chère à Cédric CLECH, édile de la ville et professionnel de la communication audiovisuelle !

Organiser une avant-première cinématographique nationale dans le charmant complexe du cinéma-théâtre qui jouxte l’hôtel de ville s’est très vite révélé fructueux quant aux retombées médiatiques, en amont et en aval de l’évènement.

La preuve : « Le Figaro », « Le Huffington Post » ou les antennes de « France Télévisions », sans omettre la presse régionale, se sont fait largement écho de cette soirée spéciale, peu ordinaire, qu’auront pu vivre durant près de deux heures 141 cinéphiles « privilégiés », choisis par tirage au sort ou invités par l’organisation, ce jour-là.

Concoctée par la filiale française de la compagnie Walt DISNEY, la manifestation artistique aura permis à ces spectateurs chanceux de découvrir avant tout le monde, y compris le public de Paris qui ne l’aura visionné que six jours plus tard, le quatrième volet de la saga aventureuse de cette divinité « bodybuldée » qui brandit lors de ces combats épiques son fameux marteau, baptisé « Stormbreaker ». Il s’agit évidemment de Thor, l’un des super héros les plus populaires des studios Marvel qui n’en finissent plus de caracoler en tête du box-office planétaire et de glaner des succès phénoménaux en exploitant tous les filons de ces fameux personnages, initialement issus de la bande dessinée américaine.

 

 

Un long-métrage à couper le souffle qui surfe sur le succès…

 

Les alentours proches du cinéma-théâtre, dont la programmation incombe à la comédienne Mariana GIANI – cette dernière était joliment déguisée pour la circonstance - étaient pavoisés d’éléments festifs, panneaux publicitaires, personnages vêtus dans l’esprit très décorum de ce long-métrage et autre tapis rouge, donnant un petit air de « Croisette » à la cité tonnerroise.   

Quatrième épisode de cette saga orchestrée autour de ce mythologique guerrier évoquant le grand nord – ce dieu de la protection, de la force et de la fertilité était vénéré par les peuples germaniques et scandinaves aux temps jadis -, « Love and thunder » (littéralement « amour et tonnerre ») a été réalisé par Taika WAITITI qui en a par ailleurs co-écrit le scénario : on n’est finalement jamais aussi bien servi que par soi-même !

Du côté de l’intrigue, précisons que ce film à effets spéciaux spectaculaires narre les aventures cosmiques et dangereuses du héros principal qui affublé de son emblématique marteau, et que rien n’altère ni n’arrête, part affronter un tueur galactique répondant au doux nom de Gorr, surnommé le « Boucher des dieux » !

Tout un programme à couper le souffle, en vérité, qui nous éloigne des scénarii imaginés par  Woody ALLEN, Claude LELOUCH ou Jean-Luc GODARD, pour les puristes du septième art !

 

 

Une petite demi-heure avant le « Grand Rex » à Paris…

 

Nonobstant, ce « coup de foudre », non pas à « Nothing Hill » mais sur la ville qui accueille la fosse Dionne, a suscité que du bonheur dans l’existence de la charmante Mariana GIANI, programmatrice du cinéma-théâtre, placé sous le feu nourri des projecteurs de la France entière ou presque.

« Ce projet à peine croyable et magnifique est le fruit d’un partenariat avec l’un des plus gros distributeurs de France, explique-t-elle, d’ordinaire, nous touchons ces films trois à quatre semaines après leur sortie nationale. Là, nous l’avons obtenu six jours avant les autres salles de l’Hexagone et même une demi-heure avant la mythique salle du « Grand Rex » à Paris ! ».

La jeune femme, habillée en Valkyrie – l’une des héroïnes de ce dernier épisode présenté à l’affiche depuis le 20 juillet aux côtés des autres succès de l’été – n’en revient toujours pas de cette inoubliable expérience vécue grâce à la complicité de la maison Disney.

Un seul regret, toutefois pour elle, que les 5 000 habitants de Tonnerre n’aient pu assister tous à cette séance exceptionnelle et valorisante pour la promotion culturelle de la ville.

Mais, par chance, ils auront toujours la faculté de pouvoir visionner ce film américain à fort potentiel aux heures chaudes de la journée ou en soirée, en se rendant entre amis ou en famille dans leur cinéma de prédilection. Du rêve et de la détente sur grand écran avec le mythe de « Si j’avais un marteau » !

 

Thierry BRET

 

C’est incontestablement le « tube » de l’été en France ! Serge REGGIANI s’en était inspiré en 1982, gratifiant ses admirateurs de l’un de ses fameux titres composés pour son album annuel de ce doux mot suave qui fleure bon la sérénité retrouvée, la propreté, l’environnement et le bien-être : « Poubelle » ! Un terme devenu depuis plusieurs semaines le référent de la salubrité bien ordonnée dans les grandes villes qui suffoquent à cause de la canicule et des odeurs pestilentielles comme à Marseille, Paris ou…Auxerre.   

 

BILLET :

 

Lundi

 

L’on connaissait déjà l’accouchement sous X, synonyme d’enfant confié à sa naissance à l’aide sociale à l’enfance pour une éventuelle adoption. Doit-on désormais parler de « décès sous X », si l’on en juge par cet avis d’obsèques paru dans les colonnes de « L’Yonne Républicaine » le 15 juillet dernier… ? Un patronyme pour le moins difficile à prononcer. A moins que le doigt du stagiaire ait fourché sur le clavier !

 

 

Mardi

 

Les horaires d’ouverture des différentes déchetteries de l’agglomération auxerroise ont pris leur tempo estival ! Accessibles seulement le matin jusqu’à 13h15, il n’est pas rare d’y voir se former d’impressionnants « bouchons », comme ici à Auxerre…On peut toujours positiver et s’imaginer être sur l’autoroute, un jour de départ en vacances, classé rouge par Bison Futé !

 

 

Mercredi

 

Qu’on les appelle éboueurs, agents de propreté ou « ripeurs » ne change rien à la chose. Leur métier fait partie des moins prestigieux sur l’échelle sociale et ces travailleurs de l’ombre ne semblent exister et gagner en notoriété que lorsqu’ils sont absents du paysage urbain ! Une timide reconnaissance de leur action avait vu le jour lors du premier confinement. Mais, cela n’aura duré que ce que durent les roses, bien vite oubliée une fois la liberté de circuler retrouvée. Un métier pour le moins pénible et souvent dangereux, dans un univers malodorant, exercé en toutes saisons, sous la pire canicule comme sous les frimas les plus rigoureux… Les poubelles s’entassant depuis une dizaine de jours sur les trottoirs auxerrois nous rappellent ce qu’on leur doit. Juste envie en ce nouveau jour de grève de les saluer et leur dire merci !  

 

Jeudi

 

Après la diplomatie du caviar, celle du gaz ! L’Union européenne a annoncé avoir conclu un accord avec l’Azerbaïdjan, avec l’objectif de faire passer ses importations de gaz naturel en provenance de ce pays du Caucase de 8 à 20 milliards de mètres cubes. Un pays que la présidente de la Commission européenne, Ursula von DER LEYEN, juge « fiable et digne de confiance… ». Un riant pays, bien connu pour son respect des droits de l’homme et la totale liberté d’expression accordée à ses opposants ! Décidément, le gaz n’a pas d’odeur…

 

Vendredi

 

L’air serait-il à son tour devenu matière précieuse et rare… ? Nous parvient-t-il d’Ukraine lui aussi… ? Pas moins de deux euros demandés pour vérifier ou faire vérifier la pression des pneus de son véhicule dans ce garage auxerrois, là où il n’y a pas si longtemps la gratuité était de mise ou se soldait par une piécette donnée à l’apprenti. Une histoire qui en tous les cas ne manque pas d’air !

 

 

Samedi

 

Il fait chaud ce 16 juillet à Paris… Comme il faisait chaud ce 16 juillet 1942 il y a tout juste 80 ans, lorsqu’à compter de 04 h du matin, plus de 7 000 policiers et gendarmes sous les ordres du secrétaire général de la police de Vichy, René BOUSQUET, plus de 13 000 juifs parisiens furent appréhendés et rassemblés au Vel d'Hiv, avant d’être déportés vers les camps de la mort. Ils ne furent qu’une centaine à en revenir, mais aucun des 4 115 enfants arrêtés cette nuit-là. Il fallut attendre 53 ans pour qu’à la faveur d’un émouvant et courageux discours du président CHIRAC, soit reconnue en 1995 la pleine et entière responsabilité des seules autorités françaises dans cette rafle. Si quelques gradés ou simples gardiens de la paix surent conserver honneur et dignité en prévenant ou laissant fuir les personnes qu’ils étaient venus appréhender, combien de fonctionnaires zélés ont perdu alors toute part d’humanité ? Aucun ne fut inquiété à la Libération, pour cause de réconciliation nationale. Vivant le reste de leurs jours avec le seul poids de leur conscience…

 

 

Dimanche 

 

Pauvres parisiens ! Leurs poubelles débordent, comme ici, place de la Concorde et pas un maire à l’horizon, ganté de près, pour venir nettoyer les lieux ! Mais que fait Madame HIDALGO… ? Entre deux tournées de ramassage dans les quartiers, Crescent MARAULT, son homologue à la mairie d’Auxerre, saura-t-il trouver un peu de temps pour venir à son secours… ?  

 

Dominique BERNERD

 

 

Cycles et piétons n’ont plus que quelques semaines à patienter avant de pouvoir traverser en toute sécurité la D 606 à hauteur du pont de la Cour Barrée, entre Escolives et Champs-sur-Yonne. Grâce aux feux tricolores mis en place et à la passerelle en phase finale de réalisation qui leur sera réservée pour passer d’une rive à l’autre. Un atout supplémentaire pour le département en matière touristique, que ce soit dans le cadre du « Tour de Bourgogne à vélo » ou d’une boucle familiale, au départ d’Auxerre, via les sections aménagées de chaque côté de la rivière.

 

LA COUR BARREE : A peine ralentis par les températures caniculaires de ces derniers jours, les travaux vont bon train sur le pont enjambant l’Yonne et le canal du Nivernais à hauteur de Champs-sur-Yonne, sur l’ancienne route nationale aujourd’hui rebaptisée D 606. Débutés le 16 mai dernier, ils devraient s’achever mi-septembre. Avec à la clé, une passerelle flambant neuve toute de bois et métal revêtue qui, associée à des feux tricolores pour réguler le trafic routier, permettra aux cyclistes comme aux randonneurs, de ne plus avoir à se confronter à la circulation automobile pour continuer leur balade.

Montant de l’opération : 627 K€, cofinancés pour 30 % par le Département, 30 % par la Communauté d’agglomération de l’Auxerrois. Les 40 % restants étant du ressort de la Région. Plusieurs projets ont été envisagés, dont l’un passant sous le pont existant mais vite écarté, du fait d’un coût trois fois plus élevé. La solution retenue est celle d’une passerelle en bois au tablier incrusté d’aluminium anti dérapant, qui déborde du pont de 80 cm pour une largeur totale de 2,50 m, séparée de la route par un muret, tout en conservant une largeur de circulation de 6,50 m pour les véhicules.

 

 

Une réalisation qui ressemble à un bon compromis…

 

Un « bon compromis » selon Christophe BONNEFOND, vice-président du Conseil départemental, en charge de la commission des structures, qui mise aussi sur l’intérêt touristique d’une telle réalisation : « outre le fait de s’inscrire dans le grand « Tour de Bourgogne à vélo », cette passerelle permettra à des familles d’effectuer, une boucle cyclable au départ de l’Arbre-sec et, via la route de Vaux, de rejoindre en toute sécurité l’autre rive pour revenir le long de l’Yonne sur Auxerre par Augy ».  

 

 

Si le projet n’a souffert d’aucune contestation au sein de l’instance départementale, comme de la Communauté d’agglomération de l’Auxerrois, quelques voix protestataires se sont fait entendre parmi les riverains. Certains craignant notamment des nuisances sonores supplémentaires engendrées par le redémarrage des voitures et camions arrêtés aux feux. Plus de 8 500 véhicules dont 750 poids lourds empruntent quotidiennement cet axe et les feux tricolores seront équipés d’un bouton d’appel, à l’image de ce qui existe en ville pour les piétons, afin de limiter les nuisances que pourrait provoquer un arrêt prolongé.

 

 

Priorité à la sécurisation des lieux…

 

Pour Christophe BONNEFOND, il y avait urgence à sécuriser les lieux : « même s’il n’y a jamais eu d’accident grave, on joue la prévention avant tout. Et puis, qui peut dire combien on aura de vélos dans dix ans ? Certainement beaucoup plus qu’aujourd’hui et je suis convaincu qu’à l’été 2023, ils seront nombreux à faire la boucle en famille… ».

Son homologue au Conseil départemental Yves VECTEN est déjà dans les starting-blocks : « dès que les moissons sont finies, on va m’y voir souvent du côté du canal et pour l’instant, toujours sur un vélo normal sans assistance électrique… ».

L’on n’en attendait pas moins du maire d’Escamps, dont tout le monde connaît l’âme sportive bien trempée !

 

Dominique BERNERD

 

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