L’information a bel et bien été confirmée par les services de l’Agence régionale de Santé (ARS) ce mercredi en fin d’après-midi. La campagne de vaccination contre la COVID-19 commencera quelques jours après le Nouvel an sur notre territoire. Les premiers bénéficiaires en seront les personnels soignants et les pensionnaires des soixante-dix EHPAD.

AUXERRE : Celles et ceux qui souhaitaient être vaccinés à partir d’un traitement européen en seront pour leurs frais ! La solution thérapeutique proposée par SANOFI et GSK ayant connu quelques déboires quant à leurs résultats applicatifs, les deux industriels, le français comme le britannique, ont été contraints de remettre l’ouvrage sur la table et de repousser la sortie de leur vaccin au…dernier trimestre 2021.

Conséquence, les bénéficiaires des premières campagnes de vaccination dans l’Hexagone, y compris dans l’Yonne, ne seront pas traités avec la solution européenne mais celle commercialisée par la société américaine PFIZER.

Lot de consolation pour les puristes du savoir-faire scientifique européen : BioNTech, partenaire du puissant laboratoire d’outre-Atlantique, est originaire d’Allemagne et s’est spécialisé au développement de la fabrication d’immunothérapies actives dans le traitement des maladies graves. On doit précisément la réalisation de ce vaccin à ARN tant espéré à ses fondateurs natifs de Turquie !

Toujours est-il que le temps presse pour sauver des vies et qu’il ne faudra pas faire la fine bouche quant au choix précis du produit injecté. Ainsi, sur notre département, la campagne de vaccination orchestrée par la préfecture de l’Yonne et l’Agence régionale de Santé (ARS) sera opérationnelle aux premiers jours de 2021.

Priorité sera donnée aux personnels soignants mais aussi aux personnes fragilisées et aux résidents des EHPAD afin de recevoir la dose initiale de cet antidote contre ce coronavirus. Vingt-et-un jours plus tard, une seconde injection sera administrée aux patients afin de se prémunir contre le risque de cette infection.   

On estime que les 40 000 pensionnaires vivant dans les EHPAD de Bourgogne Franche-Comté seront traités très rapidement. Rappelons, toutefois, que les conditions de stockage de ce vaccin à utiliser dans un délai de cinq jours sont drastiques : le produit devant être conservé en zone ultra froide à – 80 °.

 

Fort du succès rencontré sur l’Auxerrois, la structure associative n’exclut pas de s’enraciner davantage sur le Sénonais dans un proche avenir. La réflexion est désormais lancée pour son responsable, le président de l’antenne départementale Roger ROUSSEL. La demande de logements y est importante. Les opportunités d’y répondre existent…Il suffit de mettre cela en adéquation !

SENS : Développer un pôle de référence similaire à celui de l’Auxerrois sur la zone septentrionale de l’Yonne trotte depuis un moment dans la tête des responsables de l’association solidaire Habitat & Humanisme.

Alors qu’il procédait il y a quelques jours à la visite de plusieurs logements entièrement réhabilités à destination de personnes en difficulté à Auxerre, en présence du préfet de l’Yonne Henri PREVOST et de Didier ROUSSEL, directeur départemental des Territoires (DDT), le président de la section icaunaise d’Habitat & Humanisme Roger ROUSSEL a émis le souhait d’initier un travail complémentaire sur le Sénonais.

Une zone géographique où le potentiel existe et la demande de logements sociaux est en constante progression. Pour l’heure, des choses sont réalisées à Sens où l’entité dispose déjà de trois logements. Trop peu pour répondre aux réels besoins des familles qui peinent à trouver un habitat correspondant à leurs aspirations dans des conditions optimales.

Lors de la visite de ce chantier comprenant la rénovation de nouveaux trois appartements dans une vieille bâtisse rue du docteur Marie à Auxerre, les deux responsables de l’antenne icaunaise d’Habitat & Humanisme, Anne AZALBERT et Roger ROUSEL, ont pu démontrer dans les faits que des projets ambitieux pouvaient se réaliser dans le domaine de la rénovation énergétique avec le concours financier de la Communauté d’agglomération de l’Auxerrois et l’Agence nationale de l’Habitat (ANAH).

 

 

La quête de propriétaires solidaires pour lutter contre le mal-logement…

 

On ne le dira jamais assez, mais Habitat & Humanisme 89 est toujours en quête de logements vacants dans les deux grandes villes de notre département ou dans leurs périphéries.

Pour aider en les logeant dans un confort acceptable les plus précaires d’entre nous. Une action altruiste qui fait également appel à la générosité des propriétaires solidaires. C’est-à-dire ceux qui posséderaient des logements habitables de suite ou qui seraient à rénover.

La démarche s’assortit de nombreux avantages. Une fiscalité intéressante avec des abattements fiscaux ou exonération de la taxe foncière pour le bail à réhabilitation, la valorisation du patrimoine avec les aides obtenues sous certaines conditions à la rénovation énergétique, la tranquillité de la gestion. Logique, puisque tout est pris en charge par l’association et son équipe de bénévoles aguerris.

C’est le fondement même de cette structure apparue il y a déjà plus de trois décennies dans le paysage de l’immobilier solidaire en France.  

 

Thierry BRET

 

L’expérience sera unique en Bourgogne Franche-Comté. Peut-être même à une échelle encore plus lointaine. Elle aura pour objectif d’apporter des éléments de réponse précis et détaillés à celles et ceux des entrepreneurs qui ne sont pas vraiment familiarisés avec le droit. Une discipline pédagogique qui demande rigueur et discernement…

AUXERRE : Les notions de droit à la portée de tous les chefs d’entreprises du secteur industriel ? Pourquoi pas ! C’est en tout cas un vaste chantier sur lequel travaillent depuis plusieurs semaines déjà les responsables de la Maison de l’Entreprise de l’Yonne.

Une mise en œuvre qui devrait aboutir après moult réflexions dès les premiers jours de janvier. Et ce, sous la forme de podcasts.  

La nouveauté devrait trouver son public comme l’a affirmé il y a peu lors d’une interview le délégué général de la Maison de l’Entreprise Claude VAUCOULOUX.

Le principe de ce rendez-vous régulier conçu avec la diffusion de contenus audio numériques est d’alimenter un certain nombre de courtes chroniques, d’à peine cinq minutes, autour du droit et de ses innombrables subtilités.  

Ce sont les représentants du service juridique de l’organisme qui accueille en son sein les antennes départementales de l’UIMM et du MEDEF qui décortiqueront les items choisis au préalable par leurs soins. Des thèmes devant nécessairement se rapporter à l’actualité et à ses implications directes sur la vie des entreprises.

 

 

 

 

Des documents élaborés dans les règles de l’art !

 

Les juristes enregistreront de petites séquences audio de quelques minutes. Celles-ci seront ensuite accessibles via la plateforme podcast de la Maison de l’Entreprise.

Un gros travail d’écriture est en phase d’élaboration par l’équipe juridique de l’établissement. Le droit, il est vrai, est une science complexe qu’il est nécessaire de vulgariser et d’expliquer avec les formules les plus adéquates de la compréhension.

La Maison de l’Entreprise a fait appel aux services d’un prestataire extérieur pour assurer la partie enregistrement. Les podcasts seront donc réalisés dans les règles de l’art, la qualité sonore en plus !

Les documents une fois finalisés devraient être déposés sur la plateforme auditive dès les premiers jours de la nouvelle année. Un suivi sera nécessaire sous la forme d’une réactualisation des informations fournies en ôtant de la plateforme les éléments devenus obsolètes. Le droit, on le sait, reste une matière vivante qui n’est jamais figée, en constante évolution...

 

Elle ne cesse de l’affirmer haut et clair : « Le numérique représente un enjeu important pour l’Yonne et son développement ». Vice-présidente en charge de ce dossier au sein de l’assemblée départementale, Malika OUNES s’est prononcée à l’instar des autres élus du Département en faveur de la prorogation d’une année supplémentaire de la convention de délégation de service public…Un avenant qui répond à différents enjeux.

VENOY : Unanimes, les élus du Conseil départemental de l’Yonne, réunis en session plénière en présentiel ce vendredi, ont finalement opté pour le prolongement d’un an de la convention de DSP (délégation de service public) inhérente au développement de la fibre optique sur notre territoire.

L’avenant permet, en effet, d’adapter le périmètre et la répartition des prises entre le premier réseau d’initiative public, la société publique locale « BFC Numérique » et celui qui est déployé dans le cadre de la Délégation de service public (DSP).

C’est-à-dire YCONIK qui depuis son attribution en décembre 2019 doit réaliser les prises dans le cadre de cette convention signée avec l’institution départementale. Soit 60 % de couverture de la population de l’Yonne.

Conséquence, plusieurs enjeux seront ainsi traités grâce à la prorogation de cet accord. Primo, il s’agira de fixer le calendrier définitif de réalisation des prises pour les zones où l’entreprise en charge des travaux n’était pas désignée. Secundo, l’avenant prend en compte l’impact de la crise sanitaire sur le contrat de la DSP YCONIK.

Dans le premier cas, il apparaît clairement que la carte de déploiement diffusée au Conseil départemental de l’Yonne reste toujours d’actualité. Toutefois, une clarification a été apportée pour quatre secteurs qui représentent tout de même la bagatelle de 17 000 prises.

 

 

Une date de livraison arrêtée pour mi-2023…

 

A la suite d’échanges avec les différents partenaires sensibilisés par ce projet, le secteur de Joigny sera intégré au réseau d’initiative public « BFC Numérique ». Ce premier réseau couvre l’aménagement de l’installation de la fibre optique pour 20 % de la population icaunaise.  

Dans le même temps, il a été spécifié par le président du Département Patrick GENDRAUD que les zones en suspens, soit l’Aillantais, celle de Toucy et du Chablisien dépendraient directement d’YCONIK. Une répartition qui favorise ainsi l’objectif de pouvoir atteindre le déploiement de la fibre sur ces territoires en 2021.

Sachant que, crise sanitaire oblige, le délai de construction du réseau YCONIK passe ainsi de trente-six mois à quarante-deux mois au maximum à partir de la signature du contrat survenu en janvier 2020. La fin de la construction de cet édifice numérique capital à l’attractivité de notre territoire est donc arrêtée à la mi-2023 au plus tard.

Rappelons, qu’au-delà des secteurs couverts par l’initiative privée (à Sens et la majorité des communes de l’Agglo auxerroise), ces deux réseaux complémentaires dits d’initiative publique que sont BFC Numérique et YCONIK doivent assurer la couverture de l’Yonne à 80 %.

Pour Malika OUNES, « la collectivité que représente le Conseil départemental est la porte d’entrée naturelle dans l’accompagnement des territoires pour accroître leur développement numérique, lancé en 2012 dans le cadre du Schéma directeur de l’aménagement numérique territorial (ANT)… ».

En 2018 fut prise la décision d’accélérer le déploiement de la fibre optique en partenariat avec les communautés de communes et d’agglomérations, la Région, l’Etat et l’Union européenne.

Thierry BRET

 

 

Peu coutumier du fait, le geste est cependant fort en symbole. Sans doute à la grande stupéfaction des automobilistes qui ont été bloqués quelques minutes aux heures de pointe sur l’un des axes principaux à Auxerre. L’action de la Police nationale avait pour but de dénoncer les propos tenus par Emmanuel MACRON contre la profession...

AUXERRE : C’est un véritable coup de gueule à l’adresse du locataire de l’Elysée que vient de lancer la Police nationale. Une protestation en bonne et due forme qui s’est traduite par la mobilisation de plusieurs représentants des forces de l’ordre à l’appel du syndicat Alliance Police Nationale.

L’action s’est déroulée en deux temps. A Auxerre, tout d’abord, ce jeudi où les policiers ont affiché publiquement leur courroux en organisant des opérations de ralentissement et de blocage de la circulation avenue Charles-de-Gaulle aux heures de pointe. Un filtrage au compte-goutte des véhicules de part et d’autre de la chaussée où les automobilistes surpris se sont vus demander s’ils préféraient avoir une amende ou une papillote !

Solidaire envers les revendications des policiers, la population a opté tout naturellement pour la seconde des deux possibilités.

 

 

 

Le Chef de l’Etat ne soutient pas les forces de police dixit le syndicat…

 

Le lendemain, c’est devant l’hôtel de police de Sens que les représentants de ce mouvement contestataire faisaient part de leur mécontentement.

C’est à la suite des déclarations du président de la République que le syndicat Alliance Police nationale a appelé à manifester. Pour ce dernier, le Chef de l’Etat n’a pas affiché de soutien aux forces de police que leurs syndicats étaient en droit d’espérer.

Souhaitant interpeller l’opinion publique, les policiers ont remis des tracts aux automobilistes pour expliquer le motif de cette sourde colère qui devient effective désormais dans la rue.

« Nous sommes violents et en même temps racistes » pouvait-on lire sur l’un d’entre eux : un contre-pied ironique évident afin de démontrer tout l’inverse de la part des forces de l’ordre, pointées du doigt par l’Elysée.

 

Thierry BRET

 

 

 

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