Le quartier Saint-Siméon à Auxerre dispose d’une nouvelle infrastructure. Un édifice inauguré il y a peu par le maire-président Crescent MARAULT et son adjointe en charge de la culture, Céline BAHR. La médiathèque salue la mémoire de l’emblématique écrivaine de l’Yonne, COLETTE. Logique que le directeur de la maison éponyme à Saint-Sauveur-en-Puisaye Frédéric MAGET et son président Jean-François BREGY soit associés à cet évènement.

 

AUXERRE : Durant le confinement, la bibliothèque de quartier Saint-Siméon, située dans les hauts de la ZAC d'Auxerre, est fermée. Consignes sanitaires oblige, les activités ont été transférées dans les locaux de la bibliothèque Jacques Lacarrière, quartier du Pont.

Dans un premier temps, les livres ont été mis en quarantaine. Ce fut une très grosse opération logistique. Soit 18 000 ouvrages référencés, avant d’être déménagés par les agents de la ville qui sont mis à pied d'œuvre pour réaliser cette mission titanesque.

A l'heure actuelle, c'est un prévisionnel de 4 000 ouvrages environ qui entrent chaque année sur les trois sites des bibliothèques de la ville d'Auxerre.

En juin 2021, la médiathèque Saint-Siméon intègre des locaux rénovés, plus spacieux (317,55 m2) et modernes. Elle se situe toujours dans le groupe scolaire Saint-Siméon, mais dans un tout autre bâtiment, baptisé « Colette », avec une entrée indépendante et accessible aux personnes à mobilité réduite.

Du coup, ces transferts et déménagements successifs ont fait l'objet d'une réouverture de l'annexe de la bibliothèque municipale d'Auxerre à Saint-Siméon. Cette bibliothèque revêt une nouvelle appellation : la médiathèque Colette.

 

 

Se cultiver et s’instruire dans un lieu de cohésion sociale…

 

« Les enjeux innovants de cette nouvelle médiathèque Colette, confie Carine RUIZ, la responsable des trois bibliothèques d'Auxerre, sont de proposer un espace culturel avec du mobilier complètement renouvelé dans l'idée de faire de ce lieu, un endroit accueillant où les gens viennent emprunter des livres mais pas uniquement... ».

L'objectif principal, c'est de faire du livre, un objet familier, de faire de ces lieux des espaces familiers où les gens se sentent parfaitement apaisé, propices à se cultiver ou bien s'instruire.

C'est un lieu où l'on a envie de rester, de faire des activités puisque les médiathèques ont un rôle social très important. Elles proposent diverses activités dont à l’avenir le concept d’atelier numérique, facilitant la prise en main de l'outil informatique.

La médiathèque ludo-éducative se destine aux plus jeunes des enfants. Elle suscite de l'éveil et de l'intérêt. Le public peut se développer dans l'auto-formation comme l'apprentissage d'une langue ou réviser son code de la route, suivre des méthodes de développements personnels ou pédagogiques liés aux programmes scolaires, visionner des génériques, des films, se plonger en immersion dans plusieurs univers de savoirs (cinéma, littérature, théâtre, arts, etc...).

Autres enjeux importants : la médiathèque peut aussi proposer des spectacles ou organiser des rencontres avec des auteurs dans une nouvelle salle relookée, conviviale et animée avec soins. Cet espace reçoit différents groupes scolaires de la ville ainsi qu'un accueil pour le jeune public avec les parents s’ils le souhaitent.

Une infrastructure qui aide au développement de la grande cause nationale voulue par la présidence de la République jusqu’à l’été 2022 : la lecture et son apprentissage. Enfin, signalons que le complexe offre aussi la possibilité de pouvoir emprunter CD et DVD.

 

Mérouan MOKADDEM

 

 

Les bras levés au-dessus de la tête, l’heureuse gagnante des primaires de la droite républicaine savoure son succès. Un large sourire s’affichant sur son visage rayonnant. D’ailleurs, le score de ce second tour de scrutin est net et sans appel.

Qualifiant ainsi sa victoire en triomphe avec 61 % des suffrages électroniques recueillis contre 39 % à attribuer à son dauphin, l’inattendu et très surprenant Eric CIOTTI. C’est la liesse avant l’heure dans le camp des Républicains qui depuis leur QG entrevoient déjà l’ouverture en grand des portes de l’Elysée.

Il faut cependant relativiser et tempérer les ardeurs trop optimistes de reconquête des aficionados de la droite et du centre droit traditionnel.

Si succès il y a, et ce de manière incontestable et légitime pour la présidente de la Région Ile-de-France, qui aura su tirer avec efficience son épingle du jeu face aux deux autres poids lourds engagés dans la course, Xavier BERTRAND et Michel BARNIER, le chemin devant la propulser au Nirvana suprême de la plus haute instance du pouvoir de la République est encore très long.

Un parcours, par ailleurs, semé d’embûches et de chausse-trappes de tout crin que d’illustres de ses prédécesseurs dans sa propre famille politique ne sont pas parvenus à accomplir jusqu’à son terme : François FILLON, rattrapé par d’insidieuses affaires, et Alain JUPPE, écarté de la compétition alors « qu’il incarnait le meilleur d’entre tous les Républicains », selon la célèbre formule imputable à Jacques CHIRAC !

Même le toujours très populaire ex-président de la République et influent parmi les arcanes de la droite classique Nicolas SARKOZY y a laissé des plumes. Dès le premier tour des primaires de la droite en 2017 où il fut battu à plate couture, ne pouvant convaincre un électorat qui lui était jusque-là fidèle.

 

 

Les partisans d’Eric CIOTTI en arbitre de la présidentielle 2022 ?

 

Le premier de ces douze travaux tentaculaires à la Hercule à laquelle la lauréate LR devra s’atteler dès la semaine prochaine, c’est incontestablement le rassemblement de sa propre famille politique. Qui apparaît, malgré la façade de franche cordialité et de convenance sympathique sous le feu nourri des projecteurs des médias, beaucoup plus fragilisée et divisée qu’il n’y paraît.

D’une part, le poids au sein de l’appareil politique du plus radical des représentants de la droite républicaine Eric CIOTTI est loin d’être anodin. Un peu plus de 39 % des 148 000 militants encartés au sein du parti LR et désireux de s’exprimer par leurs voix, ce n’est pas rien.

D’ailleurs, quelques heures après l’annonce des résultats, deux des plus sérieux rivaux de Valérie PECRESSE à la présidentielle 2022, Marine LE PEN et Eric ZEMMOUR se sont déjà fendus de demandes de ralliement à leurs propres causes auprès des soutiens du candidat défait.

 

 

Lequel n’a jamais caché ni ses liens de camaraderie ni sa préférence de vote dans le cas d’un second tour face à Emmanuel MACRON pour Eric ZEMMOUR !

Jusqu’où iront donc l’intérêt et la fidélité à l’esprit de la famille LR chez les partisans du parlementaire des Alpes-Maritimes qui devient indubitablement l’arbitre de ces présidentielles ? Une chose semble évidente au vue des divergences très nettes d’opinion qui existent au sein de la famille gaulliste sur certains grands dossiers prioritaires que la porosité des voix LR sera certainement une réalité palpable en avril prochain.

 

 

Rassembler l’ensemble de la droite et du centre droit : un terrain de jeu délicat…

 

A un degré moindre parce moins clivant que les susnommés partisans précédents, un son de cloche identique pourrait ternir quelque peu les velléités conquérantes de la lauréate si les déçus du premier tour ne la suivaient pas à ses côtés dans cette aventure à 100 % !

A ce titre, en vaincu honorable et tolérant dans l’acceptation de la défaite, Xavier BERTRAND semble beau joueur et tout acquis à la cause de Valérie PECRESSE pour la suite du périple élyséen. Alors qu’il était le candidat préféré des Français se reconnaissant dans les valeurs de la droite traditionnelle selon les innombrables sondages d’opinion d’avant la primaire…

Mais que penser, a contrario, de l’attitude plus que mitigée et nettement contradictoire de l’européaniste Michel BARNIER qui a accusé le coup après la défaite en soutenant la gagnante du bout des lèvres ! Une attitude étrange qui ne grandit pas ce haut personnage de l’Etat en matière d’humilité…et d’esprit de famille !

Le second chantier de Valérie PECRESSE qui se plaît à rappeler à tout va qu’elle peut le faire pour vaincre Emmanuel MACRON en avril prochain alors que sa côte de popularité au premier tour n’a jamais excédé 12 % (!), devra fédérer toutes les composantes de la droite et du centre droit pour y parvenir.

Un terrain de jeu risqué, nettement plus vaste et plus ardu que de s’approprier les suffrages des 150 000 militants que comptent aujourd’hui Les Républicains dans l’Hexagone.

D’autant que cette frange de la population citoyenne est très courtisée par le locataire de l’Elysée qui en a fait l’une des clés de voûte de sa tactique inédite (le « en même temps » de pure politique avec la gauche et la droite réunies sous la même bannière identitaire au gouvernement). Et que les extrêmes convoitent également avec avidité et appétit les déçus de la droite « molle » ou trop encline à flirter de près avec le pouvoir en place à l’heure actuelle.

Il restera ensuite à Valérie PECRESSE à élargir le champ d’action à l’ensemble des citoyens français de tout bord. Quel que soit leurs appétences politiques et leurs appartenances à une caste sociale.   

La présidente de la Région lle-de-France ne manque ni de courage ni d’audace pour y parvenir. En outre, la première de ses victoires est de placer pour la première fois dans l’histoire de la famille gaulliste une femme sur la plus haute marche du piédestal présidentiable. C’est une opportunité rarissime qu’elle ne voudra pas gâcher…

 

Thierry BRET

 

 

 

Elle est « tout feu, tout flamme » l’incandescente Silvana VUCIC ! L’artiste polymorphe nous revient au zénith de sa forme, en cette période bénie des dieux et de féérie, avec les festivités de la Noël, pour illuminer la scène de ses exploits. Un spectacle de danse avec le feu où accompagnée de ses deux comparses, Olivier et Laurent, la « brûlante » artiste illumine la nuit de figures oniriques et sensuelles…

 

AUXERRE : « Light my fire » clamait à la face du monde le bondissant et imprévisible Jim MORRISON, apôtre des DOORS, en 1967 ! Ce feu brûlant qui lui coulait dans les veines a su faire des émules de génération en génération à travers le monde. Incontestablement, l’égérie de la culture hybride et décalée de l’Yonne, la fantasque et troublante artiste d’origine serbe Silvana VUCIC, se consume des mêmes envies que l’éternel Roi Lézard californien. Dont on a commémoré dans une indifférence quasi générale (surtout en France alors que l’auteur de « The End » est inhumé au Père Lachaise depuis juillet 1971 le cinquantième anniversaire de sa disparition).

Ce feu rédempteur et purificateur, si mystérieux et tellement fascinant, la « Belle » tente de le dompter avec aisance et après beaucoup de travail depuis plusieurs semaines. Pas toute seule et avec précaution, certes. Aux côtés d’Olivier et de Laurent. Formant ainsi un trio atypique et inattendu, baptisé les CATS’FIRE. « Les Chats du feu » ?!

 

 

Une touche-à-tout de génie qui ose se mettre à nue…

 

L’avant-première de ce spectacle enflammé a eu lieu à Charbuy il y a peu. Vibrant, captivant, enivrant. L’ensorceleuse Silvana se transcende intérieurement avec sa grâce et par sa gestuelle sous les sonorités de la musique lénifiante, faisant rêver les spectateurs aux yeux écarquillés. De la magie, sans aucun doute. Noire, peut-être, à l’identique des tenues sombres portées par ces trois esthètes de l’art absolu qui n’hésitent pas à cracher le feu et à jongler avec l’incandescence ?

Eclectique jusqu’au bout des ongles, Silvana VUCIC accumule les talents. L’imaginaire est débridé. Les idées fourmillent dans un esprit qui tourne bien rond celui-là, à la différence du regretté MORRISON !

Photographie, plasticienne, peinture (y compris sur le corps car la jeune femme aime se « mettre à nue » même dans l’interprétation de ses œuvres), dessins, compositions, explorations multi-sensorielles composent cet incroyable patchwork de créativité qui fait de cette auxerroise d’adoption une artiste libre et complète. Tout ce qu’elle touche se mue en or côté inventivité !

Alors, travailler sur un projet où elle deviendrait la muse du feu sacré originel qui a su façonner l’humanité depuis la nuit des temps ne lui fait pas peur.

 

 

La recherche d’une créativité encore plus aboutie…

 

Sous la tutelle de l’association CREASIS & Cie, voilà que naît ce trio à l’appellation animalière qui fait penser au ronronnement du feu dans la cheminée ! Un doux feulement sur le papier mais très expressif dès sa représentation scénique. L’exercice est complémentaire. Chacun muni de ses accessoires offre sa technicité, sa fluidité harmonieuse à l’ensemble. Le plaisir est bien là, palpable, entre ce trio à l’esthétique parachevée. Preuve d’une grande complicité ouvrant sur l’amitié.

Et puis, par-dessus tout, il y a ce symbole de la puissance domptée, en apparence. Ce feu qui crée une atmosphère hypnotique, presque surnaturelle, faisant de Silvana VUCIC cette grande prêtresse toute de noir vêtue qui se livre là à un étrange rituel. Entre arts martiaux et jonglerie, immersion dans la période moyenâgeuse et univers circassien. Un melting-pot finement orchestré.

 

 

 

Féline, sauvageonne, indomptable (« Angélique marquise des Anges » pour les plus anciens ayant des références cinématographiques !), Silvana VUCIC endosse tous les qualificatifs, au vu de sa brillante prestation. L’artiste s’ouvre à une créativité encore plus aboutie, faisant éclore ses envies à fleur de derme, entre sensibilité et intuition. L’émotivité est présente.  

La performance ne fait que débuter. Ce soir à Bazarnes, si les conditions météorologiques le permettent car le feu, c’est bien connu, n’aime ni la pluie ni le vent. Un peu plus tard à Auxerre, à la mi-décembre.

Ailleurs sans doute dès que ce spectacle bluffant à bien des égards et insolite franchira les frontières de l’Yonne. Une représentation lumineuse qui devrait se propager comme une trainée de poudre à l’échelle régionale, voire nationale, du fait du charisme de son artiste « incendiaire » et éclairée…

 

Thierry BRET

 

 

 

 

La belle initiative altruiste de la semaine est à mettre à l’actif de la municipalité de Monéteau. Illuminer en orange le bâtiment de la mairie. Un acte non anodin qui ne situe pas dans la prochaine configuration des fêtes de fin d’année. Non, il s’agit là d’un acte militant pour marquer son soutien à la Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes. Un militantisme qui aurait pu déborder dans d’autres grandes localités de l’Yonne, restées elles dans la pénombre…

 

BILLET :

 

Lundi

 

Interrogé sur les vacances de fin d’année, le secrétaire d'Etat chargé du Tourisme Jean-Baptiste LEMOYNE l’a déclaré haut et fort ce matin sur France Info : « nous sommes outillés pour faire face à cette nouvelle vague de COVID-19… ». La verve et l’enthousiasme de l’ancien président de l’agence Yonne Tourisme sont bien connus. Ce qui l’était sans doute moins ce jour-là, c’était l’arrivée prochaine d’un certain variant sud-africain « Omicron », susceptible de rabattre bien des cartes…

 

Mardi 

 

La Coupe du monde de football 2022 attribuée au Qatar sera-t-elle celle de la honte ? Entachée depuis longtemps de soupçons de corruption, la grande « fête » sportive attendue par des dizaines de millions de personnes devra compter avec le nombre de travailleurs morts sur les chantiers de construction des infrastructures devant accueillir les compétitions. Originaires pour la plupart du Pakistan, d’Inde, du Népal ou du Bangladesh, ils seraient ainsi plusieurs milliers à avoir perdu la vie, exposés à des chaleurs extrêmes. Le chiffre terrifiant de 6 500 victimes a même été avancé ! Transformant les stades en véritables cimetières…

 

 

Mercredi 

 

Des tensions avaient éclaté en août dernier à Auxerre, entre des militants de l’association de protection animale « Respectons » et le cirque de Rome, venu planter son chapiteau quelques jours dans le chef-lieu de l’Yonne. Les premiers accusant les seconds de faire vivre leurs animaux dans des cages et de maltraitance, en leur faisant exécuter des numéros de dressage sous la contrainte. Les camions et caravanes ont depuis repris la route. Mais subsiste pour longtemps encore, trace de leur passage, sous forme d’un affichage sauvage protéiforme, à l’image de ce visuel capté boulevard Vauban à Auxerre, dont les habitants n’ont pas fini de « bouffer » du lion !

 

 

Jeudi

  

Ce jeudi 25 novembre marque la journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes. L’initiative prise par la municipalité de Monéteau d’illuminer en orange ce soir-là les bâtiments de la mairie, couleur symbole de cette journée est à saluer des deux mains. Et si chaque commune relevait le défi et colorait à l’unisson ses bâtiments les plus emblématiques… ? Tour de l’horloge à Auxerre, Hôtel de ville de Sens, remparts d’Avallon, pont de Joigny, Hôtel dieu de Tonnerre… Belle façon de sensibiliser le plus grand monde et rappeler qu’en 2020, les violences conjugales ont augmenté de 10 %, faisant au total près de 160 000 victimes.

 

Vendredi

 

La 37ème campagne d’hiver des Restos du Cœur vient d’être lancée. Les responsables de l’antenne auxerroise veulent recueillir un maximum de jouets en perspective de l’arbre de Noël qu’ils souhaitent organiser à destination des plus démunis… A leur création à l’automne 1985, il n’est pas certain que COLUCHE ait pu imaginer que 36 ans après, les restos seraient toujours là et même devenus indispensables… « Enfoiré ! ».

 

Samedi

 

Eric ZEMMOUR est à deux doigts de se déclarer candidat aux prochaines présidentielles. Voire même depuis son déplacement à Marseille ce samedi, à un doigt de le faire… Doigt d’honneur ou de déshonneur, chacun jugera mais en tous les cas, un geste déplacé bien loin d’une stature présidentielle. Comme dirait François FILLON : « Imagine-t-on un seul instant le Général de GAULLE, etc… ».

 

Dimanche

 

Depuis l’enquête diffusée jeudi dans le cadre de l’émission « Envoyé spécial », Nicolas HULOT est dans la tourmente. Son nom venant grossir la liste des personnalités politiques ou médiatiques visées ces derniers mois par des accusations de viols ou agressions sexuelles. Longtemps circonscrite à la planète artistique, la déferlante « Me too » balaiera-t-elle un jour ces deux mondes où l’omerta et le non-dit sont encore trop présents ?

 

Dominique BERNERD

 

La passion du métier, jusqu’au bout du micro ! La présidente de la Chambre départementale des notaires de l’Yonne Maryse BELLIAU a pu dire quelques mots lors de la cérémonie de remise de diplômes aux étudiants du BTS Notariat du groupe scolaire Saint-Joseph-la-Salle. Des mots de bienveillance et d’encouragement destinés aux jeunes lauréats de ce précieux sésame devant les emmener vers la vie active…

 

AUXERRE : Entre le monde du notariat et le groupe d’enseignement privé de l’Auxerrois, la relation est quasi fusionnelle. Et ce, depuis fort longtemps, date de la première signature de ce partenariat intelligent qui permet aux jeunes gens suivant leur scolarité au sein de l’établissement lassalien de pouvoir s’immerger le temps d’un stage dans une étude. Une aubaine intellectuelle qui facilite la découverte des divers aspects de la profession.

Alors quand il s’agit de remettre les prix sanctionnant l’aboutissement de deux années studieuses et d’efforts qui forgent déjà le mental et l’appétence des lauréats à cette future filière, il est clair que la chambre départementale du notariat ne boude pas son plaisir.

 

 

Le sens de l’adaptabilité entre le présentiel et les cours à distance…

 

En témoigne la présence de plusieurs de ses représentants (Me Laurent TOPIN ou Me Hervé CHANTIER), trop heureux d’observer les moments émotionnels vécus par celles et ceux (plutôt rares par ailleurs tant la féminisation est prégnante dans ce cycle d’études), qui ont enfin perçu le « salaire » de l’apprenant : le diplôme officiel !

François-Xavier WILLIG, nouveau patron de l’établissement catholique comptant le plus grand nombre d’élèves en ses murs sur le département, ouvrait le bal, avec ses mots de bienvenue.

Des paroles salvatrices à bien des égards car exprimées pour saluer le travail de ces jeunes étudiants contraints de s’adapter à la délicate réalité de la crise sanitaire. Pas si simple, au demeurant, d’avoir été si souvent balloté au cours de cet épisode de sinistre facture entre le présentiel en jauge réduite et le suivi de cours à distance avec tous les aléas informatiques que cela peut comporter en zone rurale.

Bref, l’adaptabilité est une vertu que ces apprenants aux métiers du chiffre et du droit ont eu à pratiquer durant cette période sans que cela n’altère nullement leurs résultats définitifs avec l’obtention de l’examen.

 

 

Le diplôme : loin d’être anodin pour les parents et les étudiants !

 

« Ce sont de beaux résultats que nous avons là s’est contenté de dire François-Xavier WILLIG, qui a parfaitement résumé le ressenti de la soirée.

Invariablement puisque tel est son leitmotiv, la directrice de l’enseignement supérieur dispensé au sein du groupe scolaire Céline MARTI évoqua les valeurs intrinsèques que le millier d’élèves reçoivent lors de leur passage dans cet antre du savoir et de l’érudition ; des valeurs devant accompagner ces jeunes pousses à la tête bien pleine tout au long de leur cheminement terrestre.

Puis, en présence d’une équipe enseignante remerciée pour son implication, les titulaires des deux dernières sessions d’examen furent appelés tour à tour sur le devant de la scène afin d’émarger le livret scolaire et toucher enfin le Graal de leur réussite. Un morceau de papier beaucoup moins anodin qu’il n’y paraît aux yeux des parents et des élèves concernés par cette réception !

 

 

L’ouverture à l’apprentissage : une innovation indispensable entre vie professionnelle et études…

 

Le témoignage d’anciennes diplômées fut intéressant à plus d’un titre, tant sur la perception personnelle de leur passage en ces murs que de leur intégration au cœur de la vie active. Force est de constater que bon nombre de récipiendaires du fameux diplôme se situe désormais aux antipodes… du notariat !

Mais, les bases pédagogiques inculquées par les enseignants ainsi que les valeurs vertueuses lassaliennes demeurent dans les esprits, à l’instar de certains commentaires dont celui de la jeune Cassandra CHALONS, aujourd’hui en poste chez DOMANYS.

Notons, que l’établissement Saint-Joseph s’est ouvert également à la pratique de l’apprentissage depuis le printemps 2020. Deux étudiantes ont suivi en effet ce chemin novateur en s’insérant dans une étude notariale. Elles furent trois cette année à suivre ce parcours initiatique de l’alternance, y compris l’un des rares représentants du sexe masculin.

C’est une certitude : la rencontre entre le monde scolaire et l’univers professionnel s’inscrit donc parmi les grandes priorités de ce BTS qui n’en finit pas de séduire celles et ceux qui en empruntent la voie…

 

Thierry BRET

 

 

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