L’Hexagone se parera-t-il de la couleur verte au soir du second tour de ce scrutin municipal ? Loin d’être palpitante, la campagne 2020 figurera à jamais dans le livre des records du fait de son interminable longueur organisationnelle à la sauce des « Feux de l’Amour ». Toutefois, elle possède deux enjeux de taille pour les observateurs de la chose politique. Ce qui lui confère, il est vrai, un intérêt très particulier dans son appréciation finale.

D’une part, il existe pour ces exégètes de l’analyse et du commentaire avisés ce besoin viscéral de connaître le nombre d’abstentionnistes, la clé de voûte inéluctable de ce vote, qui feront de cette élection l’une des moins populaires et suivies de la Vème République.

D’autre part, alors que le phénomène, indéniable, s’est amplifié à très grande vitesse depuis les Européennes de 2019, il s’agira pour eux de mieux cerner et comprendre les origines de cette très nette poussée écologiste qui progresse à travers le pays.

Comme la pratiquait Monsieur Jourdain sans même le savoir dans son for intérieur au sujet de la prose, nos concitoyens sont tous devenus au fil de ces années antérieures des écologistes pur jus qui s’ignorent. Nonobstant, la minorité de sempiternels réfractaires à tout et à son contraire !

 

La France du quotidien verdit : c’est désormais une évidence…

 

L’écologie n’est plus un vain mot obscur, saupoudré d’illusions utopiques, voire totalement farfelues parmi les promesses de campagne de bon nombre de candidats. Certains de tout bord et de tout poil n’hésitent plus à repeindre leur tableau parfois angélique de propositions alléchantes d’un chatoyant coloris à la verte espérance.   

Il est désormais révolu le temps des prêches que beaucoup qualifiaient de parfaitement saugrenu du candidat écolo René DUMONT.

Il tentait vaille que vaille sur le tube cathodique de nos téléviseurs en 1974 de faire prendre conscience à nos concitoyens ignares des risques que la planète encourait déjà après la première crise pétrolière !

Le visage caché derrière de grosses lunettes d’écaille, ce personnage visionnaire mais au franc-parler arborait alors un pull-over d’un rouge écarlate pendant la campagne présidentielle. Un code vestimentaire distinctif qui lui permit de sortir l’écologie et la protection environnementale du néant dans lesquelles elles se trouvaient alors à cette époque. Même si ces notions en faisaient sourire et rire plus d’un !

Quatre décennies plus tard, force est de constater que René DUMONT n’avait pas tout à fait tort de nous alerter avec ses mots à lui sur les futurs maux de la planète. Même s’il n’obtint qu’un pourcentage insignifiant de suffrages…

De gauche comme à droite, en passant par le centre, sans omettre les extrêmes : l’intelligentsia politique y va dorénavant de son couplet environnemental à grandes doses d’arguments salvateurs qui pour la plupart tiennent résolument la route.

Entre-temps, la Terre a dû affronter une série de malaises sans précédent : le réchauffement climatique, le dérèglement de la météo, la fonte des glaces polaires et des glaciers, la multiplication des catastrophes naturelles en tout genre, la crise de l’eau et de la faim, la déforestation et la disparition de la biodiversité, sans oublier ces fameux trous dans la couche d’ozone. Du pur George ORWELL dans le texte à la simple lecture de cet énoncé qui n’est guère réjouissant pour notre avenir.

 

Chasser le naturel, il revient au galop !

 

Les faits s’apparentent déjà comme avérés par les premiers retours analytiques des sociologues. La crise sanitaire que les Français ont dû subir ces trois derniers mois renforce leur désir de vivre autrement à la campagne, d’accroître leur potentiel de nature au fond de l’assiette et dans leur mode de transport, de ne plus bouger de chez eux même pour y exercer leur travail…

Preuves manifestes que les paradigmes bougent et évoluent malgré tout : le nouveau monde réclame du vert à outrance non plus en le saupoudrant de décisions parfois arbitraires çà et là mais en l’incorporant de plein gré dans le tréfonds de son existence.

Aujourd’hui, et au seul plan politique, alors que certains bastions historiques de la gauche et de la droite pourraient tomber dimanche soir dans l’escarcelle des mouvements écologistes toutes obédiences confondues (Strasbourg, Lyon, Orléans, Montpellier, Annecy, Lille, etc.), un front républicain, une première, s’est constitué au cas par cas de manière locale entre forces du Parti socialiste et Les Républicains pour barrer la route d’un probable succès aux candidats verts !

Un front républicain qui, il n’y a pas si longtemps encore, était uniquement réservé pour faire chuter les candidats du Rassemblement national de leur piédestal dès le lendemain d’un premier tour victorieux.

Etranges alliances que celles-ci, entre vigoureux opposants d’hier qui deviennent amis de circonstance aujourd’hui le temps d’une élection pour demain alors que tous se revendiquent à géométrie variable des principes vertueux de l’écologie !

Chasser le naturel, il revient au galop comme le précise l’adage : décidément, c’est sûr, l’homme reste égal à lui-même dans son mode de fonctionnement, avant ou après la crise de la COVID-19 !  

 

Thierry BRET

 

Le concours de dessin satirique « Prix Charlie », réservé aux 18-25 ans, lancé par Charlie Hebdo et ses partenaires, l’association Dessinez Créez Liberté, le Trophée Presse Citron/BnF et l’École Estienne, permet désormais de découvrir les dessinateurs de demain. Quinze nominés plus tard, deux lauréats s’affichaient au palmarès et voyaient leurs dessins publiés dans l’hebdomadaire le mercredi 10 juin. Céèf, 24 ans, jeune diplômé du CELSA d’origine sénonaise, et Tyll Peters, un lycéen allemand de 18 ans ont su faire preuve d’audace.

PARIS : Les attentats du 07 janvier 2015 avaient ravagé le monde de la presse satirique. Mais depuis, Charlie Hebdo a continué de brandir l’étendard de la liberté d’expression dont il demeure le symbole.

Ce concours était un moyen de rappeler au grand public qu’il est avant tout « un journal d’actualité qui ne se résume pas » à ce drame estime Pierrick JUIN, dessinateur de Charlie Hebdo depuis cinq ans et membre du jury. Le dessin satirique poursuit son objectif de communication par l’humour.

Les dessinateurs ont pour mission de « dégager des problématiques, questionner le lecteur, le surprendre ». L’essentiel pour Pierrick JUIN est de rester cohérent vis-à-vis de ses convictions. « Charlie, c’est un journal politique. Il faut que ça ait un sens ». Mais que ses lecteurs se rassurent, l’hebdomadaire n’est pas près de se taire.

 

Deux lauréats arrivés ex-aequo...

 

Parmi 258 participants, quinze ont été nominés. Deux vainqueurs ont finalement été désignés par le jury. Ils avaient présenté des dessins pleins d’humour que l’hebdomadaire fut ravi de publier.

« Ce qui nous a plu, ce n’est pas tant le coup de crayon que le côté acerbe de la phrase qui était vraiment bien sentie. Il y avait un effort de caricature qu’on avait envie d’encourager » explique Pierrick JUIN.

Le caractère laconique de la bulle dans le dessin de Céèf et la critique sur les relations hommes-femmes depuis la préhistoire de Tyll ont incontestablement fait mouche.

Céèf, de son nom d’artiste, se dit « très honoré » de voir sa réalisation retenue par le jury. Pour lui, « c’était l’occasion d’être jugé, d’avoir un retour » sur son travail. D’autant que les dessins du jeune homme sont déjà publiés sur le web et depuis près de deux ans, dans la presse étudiante dont Sorbon’ On, webzine de l'université la Sorbonne, et La Gazelle de l'ENS (Ecole Nationale Supérieure).

 

 

 

Charlie Hebdo, dénicheur de talents...

 

La toute première édition du « Prix Charlie » était l’occasion de donner une chance aux jeunes dessinateurs non professionnels de se faire connaitre. D’ailleurs, le concours présentait un double challenge pour les accros du portable : exécuter un dessin satirique de qualité et s’approprier le thème, « Vivre sans portable ».

Les dessins des deux lauréats, Céèf et Tyll, ont orné la page 12 du journal le mercredi 10 juin 2020. Et visiblement, l’essayer c’est l’adopter. Charlie Hebdo a publié un nouveau dessin de Céèf dans l’édition du  mercredi 17 juin.

Céèf et Tyll recevront également un pack de cadeaux offerts par les partenaires de Charlie Hebdo (matériel, bons d’achat, livres d’art) ainsi qu’un trophée. La remise des prix aura lieu à Paris en septembre, au lieu du jeudi 26 mars. L’événement ayant été reporté en raison de l’épidémie de Covid-19.

Floriane BOIVIN

 

Egérie de la liste écologiste « Les Printemps pour Auxerre », la nouvelle alliée du maire sortant Guy FEREZ souhaite un sursaut des électeurs auxerrois pour qu’ils usent de leur bulletin de vote de manière utile et responsable ce dimanche 28 juin.

AUXERRE : « Ne laissons pas l’abstention choisir à notre place ! ». La pensée de la principale des colistières de Guy FEREZ, édile d’Auxerre en quête d’un renouvellement de mandat, est on ne peut plus explicite.

Alors que la capitale de l’Yonne est créditée selon les observateurs nationaux d’un taux d’abstention record, l’ancienne chef de file de la liste écologiste, « Les Printemps pour Auxerre », ralliée depuis l’entre-deux tours à la cause du président de l’Agglomération, tente de mobiliser les électeurs avant ce second tour au verdict ô combien important.

« Nous appelons en cette journée dominicale l’ensemble des électeurs et à celles et ceux en particulier qui nous ont soutenu au premier tour à se rendre aux urnes et à voter utile… ».

Sous-entendu en filigrane : le dépôt du bulletin à l’estampille de la liste « L’Assurance d’une transition sereine » dans l’isoloir. Une liste que Maud NAVARRE copilote avec le maire sans étiquette d’Auxerre depuis quelques semaines.

Les raisons en sont simples : « C’est la seule liste aujourd’hui en capacité de porter les propositions fortes et surtout réalistes pour le développement durable, explique la jeune femme dans un communiqué de presse.

Le ticket FEREZ/NAVARRE a donné naissance à une liste quelque peu remodelée en intégrant des représentants des « Printemps pour Auxerre ». Il place l’écologie et la solidarité envers toutes les générations parmi ses axes prioritaires.

 

Le refus des querelles de chapelle pour gagner en sérénité…

 

S’insurgeant contre les positions dogmatiques qui résistent mal à l’épreuve de la réalité, Maud NAVARRE ne souhaite pas nourrir les querelles de chapelle qui persistent.

« Nous voulons travailler dans l’intérêt collectif, c’est-à-dire de tous, face aux urgences climatiques et sanitaires auxquelles nous sommes confrontés. Cela est conforme aux valeurs qui ont toujours été les nôtres… ».

Plaçant sa confiance (et sa voix) sur le candidat Guy FEREZ, la jeune femme rappelle que l’écologie est indispensable pour pouvoir s’en sortir.

« Le maire d’Auxerre s’est toujours montré très soucieux de la question du développement durable. Il s’engage à continuer dans cette voie en renforçant l’action de la collectivité dans ce sens… ».

La fusion de leurs deux listes respectives en témoigne, assurément…

 

 

 

 

 

 

Obtenant 2,97 % au soir du premier tour du scrutin, la tête de liste « Auxerre, ensemble pour un avenir meilleur » a pris soin de se manifester quelques jours avant le terme définitif de cette échéance municipale qui n’en finit plus. Son soutien au tandem écologiste, Florence LOURY/Denis ROYCOURT, ne sous-entend aucune contrepartie. Si ce n’est de ne pas oublier les quartiers d’Auxerre délaissés depuis trop longtemps selon lui…

AUXERRE : Sa décision était mûre dans sa tête depuis fort longtemps. Un choix sans équivoque possible car il n’y a pas de demande spécifique de sa part. Si ce n’est celui d’améliorer le sort des Auxerroises et des Auxerrois dans leur quotidien. Et à ce jeu-là, pas de doute pour Mourad YOUBI, sa préférence va incontestablement vers le duo Florence LOURY/Denis ROYCOURT, de la liste « Auxerre Ecologie La Ville Envie ».

D’autant que plusieurs propositions complémentaires à celles des deux porte-voix de l’écologie avaient été défendues par le candidat malheureux du premier tour. Développement de l’offre de soins, cohésion sociale, accompagnement éducatif, accès à la culture et aux activités sportives, création et prévention dans les quartiers qui doivent prendre tout leur relief dans le projet municipal : il est vrai que sur le papier de nombreuses convergences existent entre ces deux courants de pensée.

Souhaitant joindre l’utile à l’agréable, Mourad YOUBI s’est donc fendu d’un communiqué de presse suffisamment explicite pour que les doutes soient levés sur ces intentions. Il en appelle à un vote massif pour la liste bicéphale le 28 juin. Rappelons que 237 électeurs lui avaient accordé leurs suffrages.

Conseiller municipal démissionnaire, Mourad YOUBI sait qu’il peut ramener dans son sillage les indécis et les déçus de la sphère politicienne qui croient davantage aux vertus pragmatiques des représentants de la société civile.

S’insurgeant contre les arrangements politiciens qui « mettent à mal la relation de confiance avec les concitoyens », Mourad YOUBI s’engage avec le ticket écologiste pour apporter un avenir meilleur aux habitants de la capitale de l’Yonne.  

 

Mohamed ERRAFI est un chef d’entreprise heureux ! Figurant parmi les huit ultimes rescapés de ce très long challenge concocté par les organisateurs du Salon des Entrepreneurs et notre confrère « Les Echos », le génial inventeur de sacs à dos à bretelles spéciales permettant de réduire leur charge triomphe au bout d’un parcours du combattant entamé en juin…2019 !

PARIS : C’est fait ! Après un périple de plusieurs mois, l’édition 2020 du « Marathon Pitch » a enfin délivré son verdict définitif vendredi 19 juin. Une semaine d’âpres tours de table entre ses membres aura permis au jury de trancher parmi les huit finalistes encore en compétition. Il s’est prononcé en faveur de GRAVIPACK, l’enseigne portée par le talentueux Mohamed ERRAFI, patron de GRAVIBAG.

Présentes sur le Salon des Entrepreneurs 2020, ces start-up avaient pour objectif de convaincre un jury de professionnels et de journalistes économiques sur la pertinence et l’innovation de leur concept.

Le parcours devait être plutôt rude cette année. Près de trois mille structures se lançaient sur la grille de départ dès le mois de juin 2019. Pour n’être plus que 340 au mois de novembre après quelques séances éliminatoires. Le 05 février, il ne devait en rester que soixante-quinze !

Qualifié pour l’ultime round de cette épreuve où chacun des entrepreneurs devait faire l’éloge oralement de sa société et de ses produits face au jury, Mohamed ERRAFI a décroché la lune et le gain de davantage de visibilité au niveau international parce qu’il était le seul des huit prétendants à l’accessit final à avoir inventé son propre produit : les fameuses bretelles permettant de réduire la charge de ses sacs à dos.

 

 

Argumentant de la manière la plus opportune les réponses au questionnaire du jury, le chef d’entreprise lauréat de ce challenge bénéficiera d’un sérieux coup de pouce en matière de notoriété.

Influenceurs et médias économiques du monde entier, soit un fichier de 36 000 contacts en e-mails lui sera offert dès l’automne dans le cadre d’une vaste campagne de communication.

Fort de ce succès, Mohamed ERRAFI produira dès juillet une gamme de sacs à dos permettant aux scolaires d’être équipés en recherchant des financements par la voie du crowdfunding.

L’un de ses fidèles soutiens (il est devenu actionnaire de la structure) et ambassadeur de la marque n’est autre que le footballeur international Bacary SAGNA.

 

 

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