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Dégustateur hors pair, exégète mondialement reconnu, ce passionné de vins, grand amateur de Chablis, honorera de sa présence en qualité de président du jury, le célèbre concours de dégustation, placé sous l’égide du BIVB, le Bureau interprofessionnel des Vins de Bourgogne. Une manifestation qui se déroulera dans la matinée du samedi 19 janvier…

CHABLIS : Le trente-troisième Concours des Vins de Chablis bénéficiera de la participation d’une illustre sommité qui promène sa silhouette dans le milieu de la critique viticole internationale : le Britannique Tim ATKIN, le « Master of Wine » confirmé après plus de trente années d’expériences.

Critique mettant sa plume d’esthète et son appréciation méticuleuse au service de nombreuses revues incontournables de la presse vineuse (« Harpers », « Decanter », « The World of Fine Wine », « Gourmet Traveller Wine » ou encore « The Drink Business »), Tim ATKIN aura le plaisir de présider le jury de dégustateurs professionnels lors de cette manifestation, toujours très attendue des fins connaisseurs de nectars aux robes colorées.

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Ayant obtenu par le passé une trentaine de distinctions honorifiques pour la qualité de ses reportages rédactionnels et ses photographies raffinées, l’épicurien voue une passion sans borne aux vins de Chablis.

Aux côtés des membres de ce jury 2019, Tim AKTIN aura l’opportunité de déguster les meilleures productions vineuses proposées selon la répartition suivante : petit chablis 2017, chablis 2017, chablis Premier cru 2017 et chablis Grand cru 2016.

Le verdict et l’annonce des résultats de ce trente-troisième rendez-vous seront connus au terme d’un déjeuner, réunissant experts et jurés.

Une enquête flash circule depuis quelques jours via les outils numériques de communication auprès des membres de la Confédération des moyennes et petites entreprises (CPME) et de l’Union des métiers de l’industrie hôtelière (UMIH) de l’Yonne. Objectif de ce sondage spot : connaître les effets réels de la crise revendicatrice qui secoue le pays sur le quotidien des entreprises de notre territoire. Ces informations, une fois récoltées, serviront de base de réflexion aux représentants de ces deux syndicats patronaux. Ces derniers transmettront les fruits de leur enquête à leurs instances nationales mais aussi aux services de la préfecture…

AUXERRE : Du concret pour mieux cerner la véracité du contenu informatif du moment. C’est le souhait liminaire du président départemental de la CPME, Olivier TRICON. Pour se faire : le responsable du syndicat patronal des petites et moyennes entreprises de l’Yonne, en accointance avec l’antenne icaunaise de l’UMIH, a décidé de concevoir sa propre enquête d’opinion. Pour savoir ce que vit sa base.

La consultation se diffuse depuis quelques jours à l’ensemble des adhérents des deux organismes. En toile de fond, il s’agit d’évaluer l’impact réel du mouvement des « Gilets jaunes » sur l’économie territoriale. Et d’en tirer de précieux enseignements.

Connaître les désagréments subis par les entrepreneurs de l’Yonne devenait indispensable au moment où le conflit se durcit parmi les différentes strates de la population. Ainsi, l’étude propose de recueillir les commentaires des entrepreneurs sur la baisse de fréquentation dans leurs entreprises, les conséquences sur leur chiffre d’affaires et les difficultés observées.

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Recenser et comprendre les problèmes des entrepreneurs…

Tâter le pouls de leurs adhérents afin de mieux comprendre leurs problématiques actuelles devenait un impératif pour les responsables de la CPME. Avec son corollaire sur l’économie.

« Il nous faut comptabiliser l’ensemble des méfaits et des pertes économiques qu’ont eu à subir nos adhérents pour avoir un aperçu réel de la situation, explique Olivier TRICON, ces informations constitueront un socle de données importantes que nous adresserons ensuite à nos instances nationales ».

Les éléments informatifs de cette enquête, élaborée à chaud, se destineront aussi aux services de la préfecture de l’Yonne. Histoire de traduire dans les faits, et commentaires à l’appui, ce que pensent réellement les chefs d’entreprises des TPE et PME de l’Yonne des effets sournois de la contestation populaire sur leur outil de travail.

 

 

 

 

 

Paraphée ce jeudi 29 novembre dans l’hémicycle de la Région, la convention de partenariat engageant l’exécutif régional et le partenaire historique en matière d’énergie porte sur trois axes prioritaires : la transition énergétique, le développement économique et l’emploi ainsi que l’innovation. Via l’apport de solutions intelligentes en vue d’améliorer le bien-vivre dans les territoires. Cela représente les domaines spécifiques de ce nouveau contrat moral. A terme, la Bourgogne Franche-Comté deviendra une référence nationale sur les questions de transition énergétique, notamment dans les territoires ruraux…

DIJON (Côte d’Or) : Effervescence à l’Hôtel de la Région en ce jeudi 29 novembre. Devant une assistance bien garnie d’élus et de représentants des milieux économiques et institutionnels, la présidente de la Bourgogne Franche-Comté, Marie-Guite DUFAY, apposait sa signature sur les documents officiels, une liasse de papiers importants, placés devant elle. A ses côtés, et respectant un rituel identique, le président-directeur-général du groupe EDF, Jean-Bernard LEVY, procédait avec la même dextérité à ce geste capital.

Entérinée peu avant midi, la ratification de cette convention de partenariat scelle dorénavant les deux structures vers des objectifs similaires. Construire parmi plusieurs domaines, nés de la nécessaire transition énergétique, la Bourgogne Franche-Comté de demain.

Devenir une région bas carbone à terme…

On le sait l’un des vœux de la présidente de la Région est de placer son territoire de prédilection au firmament de cette transition écologique et énergétique, indispensable désormais à la sauvegarde de la planète. Pour y arriver, la responsable de l’exécutif régional a tablé sur trois axes stratégiques majeurs, clés de voûte de son mandat.

Sa politique volontariste s’articule autour de ce précepte qui l’anime : propulser la Bourgogne Franche-Comté parmi les références nationales de ces territoires à énergie positive et zéro déchet à horizon 2050.

Il apparaissait logique qu’elle s’allie avec l’incontournable leader de la distribution et production d’énergie de France, à savoir le groupe EDF. C’est donc son président national en personne, Jean-Bernard LEVY, qui est venu depuis Paris, conforter ce choix politique et environnemental.

Un message fort, en faveur de l’énergie renouvelable, source d’emploi et d’innovation technologique, adressé à tous les détracteurs de cette cause !

Dans un premier temps, l’objectif de ce partenariat est d’optimiser la transition énergétique dans les zones rurales. Plusieurs axes de travail ont ainsi été retenus : le développement des énergies renouvelables, notamment le solaire ; la mise en place du SPEE (service public de l’efficacité énergétique) et son application concrète dans les bâtiments ; l’essor de la mobilité énergétique et l’amélioration de l’acceptabilité des projets d’énergie renouvelables électriques au sein des territoires.

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Une succession de pistes exploitables dans les prochains mois…

En second lieu, le volet emploi figure parmi les vecteurs essentiels de ce plan de développement à plusieurs années. Ainsi, l’emploi local sera développé pour répondre aux attentes de la filière énergie. Le renforcement de l’attractivité de la filière industrielle deviendra une évidence.

L’insertion et la conversion professionnelles, à l’instar de la promotion des compétences de la filière énergie gagneront en efficience. Des exemples de projets ont déjà été cités comme la création de l’école de production de Chalon sur Saône à l’initiative d’EDF, avec le soutien de la Région, ou la formation des jeunes pousses aux métiers de la maintenance des parcs solaires, dispensée au lycée de Montbard en Côte d’Or.

Reste le troisième point de cet accord bipartite. Il concerne la promotion et le déploiement de solutions énergétiques intelligentes et alternatives en particulier la structuration d’une filière hydrogène régionale.

Jean-Bernard LEVY a, par ailleurs, confirmé que le groupe EDF apporterait sa contribution et son expertise à l’expérimentation et au déploiement de ces solutions. On pense notamment à l’axe de la mobilité écologique et son corollaire avec la déclinaison ferroviaire via les TER.

Enfin, la mise en exergue de démarches novatrices articulant la gestion de l’eau, la biodiversité et le tourisme durable représente une autre piste que les deux partenaires désirent privilégier à l’avenir.

 

 

Des échanges particulièrement vifs et virulents ont ponctué les débats de la dernière séance de l’Assemblée départementale ce vendredi 23 novembre à Auxerre dès que fut évoquée la fermeture définitive de l’antenne icaunaise de l’Ecole nationale vétérinaire à Champignelles. L’hémicycle a retenu son souffle lorsque le député de l’Yonne André VILLIERS a pointé du doigt l’inertie, selon lui inexplicable, du secrétaire d’Etat en charge des relations européennes et des Affaires étrangères, Jean-Baptiste LEMOYNE, sur la défense de ce dossier qui met à mal l’enseignement supérieur dans le territoire. Pris à parti par l’ancien président du Conseil, le représentant du gouvernement a balayé d’un revers de la main ces considérations verbales en optimisant sur les réelles potentialités offertes par le site. Invitant les élus à regarder l’avenir avec confiance et courage…

AUXERRE : Etrange passe d’armes que celle dont ont été témoins les élus de l’Assemblée départementale vendredi dernier. Alors que l’ordre du jour abordait le revirement inattendu de la contribution de l’Etat dans le cadre du développement du plan numérique scolaire (voir notre prochain article), un autre sujet, beaucoup plus brûlant, devait faire une entrée fracassante dans l’hémicycle. Engendrant de sérieux remous entre deux ténors politiques de l’assistance : le député André VILLIERS et le secrétaire d’Etat Jean-Baptiste LEMOYNE.

Qualifiant « d’insulte faite à l’encontre du territoire de l’Yonne la décision de fermer l’antenne icaunaise de l’Ecole vétérinaire de Champignelles », le député UDI de la seconde circonscription a fustigé l’immobilisme incompréhensible et latent du représentant gouvernemental à propos de ce dossier.

« Une nouvelle fois, ce sont les filières d’enseignement supérieur de nos territoires ruraux qui pâtissent des décisions arbitraires prises par les ministères, s’insurgea André VILLIERS, les conséquences économiques à l’issue de cette fermeture seront très importantes pour l’Yonne. Mais qui s’en soucie réellement ? C’est un enterrement de première classe dont nous sommes tous les victimes… ».

Un dossier suffisamment défendu par les élus de la majorité présidentielle ?

Attristé par l’irrévocable décision, le député de l’Yonne rappela en aparté que les précédents gouvernements avaient toujours apporté leur soutien au maintien de l’ENVA à Champignelles. Et de renchérir de par sa qualité de tribun, sur une interrogation que beaucoup se posaient intérieurement : « est-ce que ce dossier a été suffisamment défendu par celles et ceux des élus de la majorité présidentielle qui nous représentent ? ».

Rejetant l’inutilité de la câlinothérapie faite par le Président de la République lors de sa visite au Congrès des maires, André VILLIERS fustigea l’absence de concertation du pouvoir étatique auprès des élus de proximité.

Profitant de la colère profonde du parlementaire du sud de l’Yonne, Nicolas SORET (Parti socialiste) proposa qu’un vœu officiel soit prononcé de manière officielle afin de clarifier la position de l’hémicycle.

« C’est bien qu’il y ait des déclarations de principe, devait-il marteler, mais il est temps de concrétiser ces paroles par des actes ».

Autre élue à s’être exprimée en faisant montre de son inquiétude, Isabelle FROMENT-MEURICE. Cette dernière expliqua que le centre de formation pour l’apprentissage de Champignelles (CFA) était lui aussi menacé de fermeture. La Région ayant perdu toute compétence en matière de gestion de ces établissements. Sept cents d’entre eux pourraient être concernés à l’avenir au plan national.

Présent dans l’hémicycle, Jean-Baptiste LEMOYNE ne tardait pas à réagir aux banderilles cinglantes que lui adressa le député VILLIERS.

« Ce site de Champignelles a pour vocation de poursuivre des activités pédagogiques, expliqua-t-il, le comité de pilotage qui réunit élus et parlementaires a déjà travaillé sur différentes pistes permettant la préservation de ce lieu. Grâce à ces activités complémentaires, le site pourrait être utilisé entre 40 et 50 semaines par an au lieu des 28 semaines actuelles pour la seule occupation vétérinaire… ».

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Le combat des chefs entre deux ténors de la politique

En guise de conclusion, le secrétaire d’Etat décocha une flèche implicitement envoyée vers André VILLIERS. Caractérisant la tournure hypocrite de ce débat.

Il fit un clin d’œil appuyé à l’ancien dossier de fermeture du laboratoire vétérinaire départemental IDEA à Auxerre. Une fermeture assurée par l’ancien président du Département (« celui qui est en face de moi »). Le secrétaire d’Etat conclut sur une note plus positive en précisant que différentes pistes dont certaines émanant de structures départementales se présentaient dans le dossier de Champignelles.

Mais, ce combat des chefs entre les deux orateurs devait se poursuivre dans le même état d’esprit.  Survolté, et souhaitant répondre à « celui qui était en face de lui ! », le député André VILLIERS rappela qu’il avait pleinement assumé la fermeture de l’IDEA à l’époque.

« Je n’accorde pas de crédits à ces arguments de bas étage, affirma-t-il, le travail exercé dans ce laboratoire vétérinaire avait fondu progressivement comme neige au soleil. Son activité coûtait un point de fiscalité au budget du Département. En outre, nous avons assuré le reclassement des quarante personnes qui y étaient employées. Enfin, dois-je rappeler à « celui qui est face à moi » qu’il avait lui aussi voté cette décision… ».

Et André VILLIERS de continuer avec la même véhémence orale, « je ne voudrais pas qu’il y ait un nouvel avenir à cette formation vétérinaire sur le dos des seules collectivités ! N’oublions pas que l’on ferme l’antenne à cause d’un déficit comptable… ».

Et de conclure, « je vous rappelle que cette décision illogique est une injure faite à notre département ! ». Une manière catégorique de clouer aux piloris toute velléité de réponse…

 

 

 

 

 

 

Quelle est la place actuelle de la ruralité face à l’hégémonie constante exercée par les grandes métropoles ? Partant du simple postulat que bon nombre de domaines ordinaires de la vie quotidienne ne cessent de migrer des campagnes vers ces zones d’influence puissantes (santé, éducation, culture, économie…), le député du Loiret et ancien maire de Montargis, Jean-Pierre DOOR, a évoqué ce sujet ô combien inquiétant pour la pérennité et l’autonomie des zones rurales. Invité dans le cadre de la quatrième journée des Entretiens de Champignelles, l’élu Les Républicains en appelle à la résistance. Celle des territoires ruraux qui devraient se fédérer autour de ses atouts et de pôles économiques à développer afin de pouvoir subsister face à la centralisation à outrance, préconisée par l’Etat…

CHAMPIGNELLES : Le maire rural face à la métropolisation. Voilà, une manière concrète, autour de cet énoncé liminaire, de mettre les pieds dans le plat de la réflexion constructive alors qu’une frange importante d’élus ne souhaite pas reconduire leur mandat à l’horizon des municipales de 2020 ! Lassés par tant d’incertitudes et de minimalisation de leur rôle premier…

Pourtant, cette thématique, déclinée lors de la quatrième journée de ces 29èmes Entretiens, interpellait une majorité d’édiles de Puisaye-Forterre, conviés à ce rendez-vous. D’autant que plusieurs interlocuteurs de poids devaient s’exprimer sur la nature profonde d’un sujet opportun qui embarrasse aux entournures les acteurs des territoires ruraux et urbains.

Car, derrière ce terme technocratique de « métropolisation », les effets induits commencent à se faire cruellement ressentir dans les campagnes. Département semi-rural, l’Yonne ne déroge pas à la règle dans sa globalité géographique. Que dire du territoire de Puisaye-Forterre !

Pas un jour ne s’écoule en effet sans que l’on constate que les services publics et les différentes strates opérationnelles de la sphère économique ne quittent ces zones devenues quasiment blanches de toute espérance de développement futur. Malgré les efforts méritoires d’une poignée de quarterons de la vie politique et institutionnelle locale.

Les exemples abondent. Santé, école, enseignement supérieur, culture, économie, numérique, transport…autant de pôles fondamentaux pour le devenir de la territorialité qui échappent petit à petit au contrôle des zones rurales pour se diriger de facto vers les grandes métropoles.

Que va-t-il rester à la campagne et aux structures de développement des zones rurales ? La question a eu le mérite d’être posée en guise de préambule de ces travaux réunissant les maires et leurs conseillers municipaux. Pour y répondre, entre autre, Jean-Pierre DOOR, député du Loiret et ancien maire de Montargis, venu en voisin.

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Le trop-plein de métropoles en France par rapport à l’Europe…

Apportant son propre éclairage sur le rôle de la métropolisation dans notre environnement, l’élu LR a rappelé les origines de ce regroupement. Il a été adossé à l’application de la loi NOTRe, promulgué le 01er janvier 2016, et assorti à un texte législatif portant sur la modernisation des territoires.

« Si à l’origine de ce projet de loi, asséna-t-il, seuls huit grandes métropoles étaient concernées par ces décisions, il en existe aujourd’hui vingt-deux ! Cette course à l’échalote encouragée par les maires de ces grandes villes a conduit à la création de communautés urbaines qui oscillent entre 200 000 et 400 000 habitants. Outre, Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille, Lille, Strasbourg, Toulouse, Montpellier, voire Nice et Clermont-Ferrand, des villes à dimension plus réduite en termes de densité de population à l’instar de Dijon, Tours ou Orléans leur ont emboîté le pas. Aujourd’hui, force est de constater que la France possède un nombre de métropoles beaucoup plus élevés que dans les autres pays européens. Trop, c’est trop ! Conséquence directe : cela induit un déséquilibre latent avec en toile de fond, l’interrogation suivante : existera-t-il un salut hors des métropoles ? ».

Derrière cette observation, appuyée par les travaux de certains géographes et démographes, le risque d’éloignement des territoires ruraux de ces zones hyper concentrées est dorénavant palpable. Ils risquent de tomber dans l’oubli de manière irrémédiable. Un véritable paradoxe alors que 81 % des Français considèrent la vie à la campagne comme le mode de vie idoine.

Halte aux métropoles qui siphonnent les potentialités offertes par les zones rurales

« Une métropole est faite pour rayonner. Pas pour siphonner les atouts de la ruralité, devait renchérir Jean-Pierre DOOR, à la tribune face à une assistance qui devait l’écouter religieusement, en pratiquant de la sorte, on exclut les petites villes. Celles comprises entre 20 000 et 50 000 habitants comme les nôtres qui existent sur nos territoires. N’oublions jamais qu’un quart de nos compatriotes vivent et travaillent dans les zones rurales. Sans parler des personnes qui y coulent leurs jours de retraite… ».

Enchaînant avec l’avènement de la paupérisation qui ne cesse de progresser, l’élu du Loiret constate avec amertume les effets de la disparition des services publics et leur centralisation vers les capitales régionales.

Citant le terme désertification, il précise que « ce mot de désert ne lui sied pas à l’esprit ».

Puis de poursuivre ses propos, « je préfèrerai avoir du développement sur ces secteurs où il existe un bassin d’emploi. Je milite pour conforter les petites villes, leur reconnaissance, leur cœur d’activité, en défendant les intérêts de ces communes et de leurs habitants. Curieusement, les métropolitains nous envient. Ils viennent nous visiter dès qu’ils le peuvent en s’éloignant de la pollution, du bruit et de l’insécurité. Mais, c’est à nous semi-ruraux et semi-urbains de faire valoir nos atouts multiples auprès de ces personnes. Afin de ne pas perdre ni notre identité, ni notre âme, et en sachant défendre la richesse, le patrimoine et la convivialité de nos terroirs… ».

Réclamant de vrais choix politiques à l’avenir pour ne pas sacrifier la vie quotidienne et les vitalités des acteurs de ces territoires ruraux, Jean-Pierre DOOR rappelle que les métropoles ne possèdent pas le monopole de la modernité.

« Les petites villes existent bel et bien et intègrent ce nouveau monde, celui des technologies à outrance. Notre enjeu majeur pour assurer notre sauvegarde est de se regrouper avec des communes qui gardent leur autonomie. Nous devons favoriser ces bassins de vie et d’emploi à taille humaine. En formant un PETR et en créant des associations d’intercommunalités. Cela a été le cas sur le bassin de Montargis qui accueille après la mise en place de ce dispositif, un potentiel de 136 000 habitants. Aujourd’hui, il nous faut résister face aux métropoles qui pourraient manger les zones rurales, voire les départements. Ne soyons plus aspiré par ces mégastructures qui nous entourent… ».

Une intervention qui restera sans doute longtemps dans les mémoires des participants de cette session.

 

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