La vente de 80 Rafale fabriqués par le poids lourd de l’aviation française, le groupe DASSAULT, aux Emirats Arabes Unis aura-t-elle un impact conséquent sur l’emploi dans l’Yonne, terre d’accueil de plusieurs sous-traitants de la filière aéronautique ? Difficile de le dire à l’instant « t » où tombe cette information. Même si les dix-huit entreprises de la région, affiliées au groupement « GISAéro », espèrent récolter les fruits de cette poussée commerciale de l’industriel vers le Moyen-Orient.

 

AUXERRE : Le contrat est historique pour le groupe DASSAULT Aviation. S’élevant à 18 milliards d’euros, il concerne la vente de 80 appareils Rafale, fleuron de la haute technologie hexagonale, aux rois du pétrole : c’est-à-dire les Emirats Arabes Unis.

Signé en début de semaine, cet accord coïncide avec le terme de la visite du président Emmanuel MACRON sur la péninsule arabique, à Abu Dhabi. Sous le regard élyséen, le président directeur général du groupe DASSAULT Eric TRAPPIER, président de l’UIMM (Union des industries et des métiers de la métallurgie), devait apposer sa griffe aux côtés de celles des dignitaires de ces états richissimes du Golfe.

Ces appareils aux fonctions multiples équiperont l’armée de l’air des émirats. Ce n’est pas la première fois que le constructeur français place ses produits dans cette partie du globe. Les avions de chasse Mirage, puis, plus récemment les Mirage 2000-9, dont la modernisation a été actualisée en 2019, ont renforcé 45 ans d’échanges commerciaux.

Présent dans plus de 90 pays, avec plus de dix mille avions militaires et civils livrés, DASSAULT Aviation a fait de ses objectifs essentiels dans les années 2020 la vente de ses appareils de combat Rafale une priorité.

 

Des certitudes en emplois en Nouvelle-Aquitaine, mais quid de la Bourgogne ?

 

Ce qui ne l’empêche nullement de proposer sur ces juteux marchés des jets haut de gamme de type Falcon en passant par les drones militaires et les systèmes spatiaux. Précisons qu’en 2020, le chiffre d’affaires de ce géant qui emploie plus de 12 000 collaborateurs dépassait largement les cinq milliards d’euros.

Naturellement, ce contrat fait figure d’excellente aubaine pour la France. Surtout après l’échec de la cession de sous-marins à l’Australie, torpillée par les Américains et les Britanniques comme chacun le sait.

Près de quatre cents entreprises contribuent aujourd’hui à la construction du Rafale en France. De grandes sociétés comme des PMI et de toutes petites structures, véritables pépites de l’intelligence technologique sur des domaines bien précis.

On le sait à l’avance : en région Nouvelle-Aquitaine, berceau historique de l’aéronautique, ce sont des milliers d’emplois qui sont assurés dans la prochaine décennie. Mais quid de la Bourgogne septentrionale qui accueille pourtant un groupement de professionnels de ce secteur dans l’Yonne ?

 

 

Vers une pérennisation des emplois déjà existants dans le secteur dans l’Yonne…

 

Pour le savoir, nous avons questionné l’un des animateurs du groupement GISAéro, Jean-Marc DENIS qui exerce ses compétences au sein de la Maison de l’Entreprise de l’Yonne.

Une réunion prévue dans les locaux où siègent également le MEDEF et l’UIMM le 16 décembre devrait permettre d’y voir un peu clair parmi les retombées obtenues par les dix-huit acteurs formant cette cellule de l’aéronautique en Bourgogne du Nord. Une structure qui accueille de belles vitrines industrielles comme ANTHALYS, KEP, MPH, SEVA, ROSLER, DAVEY BICKFORD ou MK AIR.   

Certaines de ces entités fournissent déjà des pièces à DASSAULT, utiles pour élaborer le Rafale. Ce qui fait dire à Jean-Marc DENIS, en fin analyste de la situation, que « cette information forcément excellente devrait pouvoir stabiliser et pérenniser les activités de celles de ces entreprises qui ont de l’or (comprenez par là le savoir-faire) dans les mains ».

De là  dire que cela créerait de nouveaux emplois dans le landerneau à terme, il serait bon de relativiser. Surtout après la crise aux incidences incroyables que le secteur de l’aéronautique a connue et connaît encore.

 

 

Tout dépendra de la cadence de production chez DASSAULT…

 

A contrario, au-delà de la fabrication des appareils, et cela a été confirmé par Eric TRAPPIER sur les ondes ce mardi matin, la maintenance de ces avions de combat sera assurée par les Français. Donc par capillarité des sous-traitants qui apportent leur expertise.

Avec le ralentissement du trafic aérien et des perspectives commerciales en berne, certains de ces industriels ont connu des fortunes diverses quant à leurs résultats. Il suffit de citer le nom de FIGEAC Aéronautique, en attente d’un repreneur sur le site d’Auxerre, pour en apprécier le degré de baisse d’activité.

En outre, le Rafale nécessite environ trois années pour sa construction. Un sur mesure qui ne correspond pas à de l’industrie en très grande série. Donc pas nécessairement consommateur de gros volumes d’heures de travail.

« Tout dépendra du cadencement de la production de DASSAULT, glisse Jean-Marc DENIS, avec une question que l’on peut se poser : l’entreprise assurera-t-elle le doublement de sa chaîne de production et pour quels montants d’investissement ? ».

Plutôt qu’une vague importante de nouvelles créations de postes afin de répondre à cette commande mirifique, le représentant de la Maison de l’Entreprise de l’Yonne envisage la possibilité d’une préservation des emplois déjà existants dans un secteur qui a touché le fond en l’espace de vingt mois.

Ce qui au final serait déjà du meilleur acabit pour la filière et celles de ses entreprises qui y sont répertoriées…

 

Thierry BRET

 

 

De la pure logique. Elle se concrétise, non pas par la pose d’une simple plaque commémorative enrubannée de son référent tricolore à découper par les officiels comme le veut l’usage. Mais, de deux rappels à l’ordre, visuels et bien situés évoquant ce « saint des saints » de l’excellence gastronomique en mode apprentissage finement ciselé ! Adoubé par la vénérable institution qu’est depuis 1883 l’Académie Culinaire de France, le CIFA de l’Yonne bénéficie désormais d’une reconnaissance universelle aux petits oignons !

 

AUXERRE : Quelle palette face à nous ! La fine fleur des grandes toques du territoire Icaunais se retrouve dans l’antre de l’excellence gastronomique départementale exprimée dans sa version la plus éducative possible : l’apprentissage.

Des chefs de renom discutent avec le plaisir lors de ces retrouvailles enjouées. Parfois au glorieux passé. Pour d’autres, aux recettes succulentes dont certaines copiées n’ont jamais été égalées depuis leur jus initial !

Réunis dans l’espace brasserie du restaurant d’application, tous portent beau. Les vestes d’apparats sont munies de leurs insignes si caractéristiques et reconnaissables. Celles qu’ils arborent fièrement avec magnificence et droiture, traduisant leur appartenance à l’honorable Académie Culinaire de France.

Une institution mémorable que cette structure, fondée en 1883 par un esthète de la cuisine, le Suisse Joseph FAVRE, et qui accueille aujourd’hui plus de mille quatre cents membres. Le nec plus ultra de la gastronomie hexagonale : des académiciens…

 

 

Un dénominateur commun usuel aux deux parties : l’excellence !

 

La venue de toutes ces pointures de l’artisanat poussé à son paroxysme professionnel coïncide avec la pose de plaques commémoratives, au nombre de deux, marquant la reconnaissance de l’entité nationale, présidée par Fabrice PROCHASSON, Meilleur Ouvrier de France 1996, au centre interprofessionnel de formation d’apprentis auxerrois.

Cet incontournable CIFA dont on nous tresse des lauriers, synonymes de réussites et de victoires surtout auprès de celles et ceux qui le fréquentent, depuis bientôt plus de quatre décennies.

 

 

Un CIFA qui sait aussi se distinguer à travers l’une des filières corporatives dont il assure la promotion via ses jeunes pousses qui en sortent chaque année diplômes dans l’escarcelle. Les métiers de l’hôtellerie et de la restauration, service compris !

Avec à la baguette pédagogique l’une des figures locales de cette prestigieuse académie Jean-Marie LAMOUREUX, il apparaissait évident que tôt ou tard un tel rapprochement puisse exister entre gens de bonne compagnie ayant comme dénominateur commun ce mot : excellence !

 

 

Des bulles de bonheur dans les yeux des apprenants…

 

Comme devait le préciser lors de son intervention le vice-président des Toques Françaises et ancien chef chez LENOTRE à Paris Fabrice PROCHASSON : «  la vocation de notre institution est de défendre, perfectionner, transmettre l’art culinaire français à travers le globe… ».

Pour les jeunes apprentis qui auront le plaisir de servir à la table du Com’des Chefs cette noria d’étoiles et de références de cet art sublime qu’est celui de la cuisine, c’est l’effervescence façon champagne millésimé !

Des bulles de bonheur qui pétillent jusqu’au fond des regards. Y compris dans les yeux de Michel TONNELLIER.

Le président du CIFA boit du petit lait. Autant de toques connues et reconnues dans un environnement qu’il connaît si bien : cela le laisse rêveur. A l’instar de Marcel FONTBONNE, vaillant directeur de l’établissement qui a même décidé d’entamer un cycle de découverte à la cuisine depuis le mois d’octobre, devenant à son tour apprenant parmi les élèves ! Belle manière d’illustrer le volet de l’exemplarité !

 

Thierry BRET

 

 

 

Les bras levés au-dessus de la tête, l’heureuse gagnante des primaires de la droite républicaine savoure son succès. Un large sourire s’affichant sur son visage rayonnant. D’ailleurs, le score de ce second tour de scrutin est net et sans appel.

Qualifiant ainsi sa victoire en triomphe avec 61 % des suffrages électroniques recueillis contre 39 % à attribuer à son dauphin, l’inattendu et très surprenant Eric CIOTTI. C’est la liesse avant l’heure dans le camp des Républicains qui depuis leur QG entrevoient déjà l’ouverture en grand des portes de l’Elysée.

Il faut cependant relativiser et tempérer les ardeurs trop optimistes de reconquête des aficionados de la droite et du centre droit traditionnel.

Si succès il y a, et ce de manière incontestable et légitime pour la présidente de la Région Ile-de-France, qui aura su tirer avec efficience son épingle du jeu face aux deux autres poids lourds engagés dans la course, Xavier BERTRAND et Michel BARNIER, le chemin devant la propulser au Nirvana suprême de la plus haute instance du pouvoir de la République est encore très long.

Un parcours, par ailleurs, semé d’embûches et de chausse-trappes de tout crin que d’illustres de ses prédécesseurs dans sa propre famille politique ne sont pas parvenus à accomplir jusqu’à son terme : François FILLON, rattrapé par d’insidieuses affaires, et Alain JUPPE, écarté de la compétition alors « qu’il incarnait le meilleur d’entre tous les Républicains », selon la célèbre formule imputable à Jacques CHIRAC !

Même le toujours très populaire ex-président de la République et influent parmi les arcanes de la droite classique Nicolas SARKOZY y a laissé des plumes. Dès le premier tour des primaires de la droite en 2017 où il fut battu à plate couture, ne pouvant convaincre un électorat qui lui était jusque-là fidèle.

 

 

Les partisans d’Eric CIOTTI en arbitre de la présidentielle 2022 ?

 

Le premier de ces douze travaux tentaculaires à la Hercule à laquelle la lauréate LR devra s’atteler dès la semaine prochaine, c’est incontestablement le rassemblement de sa propre famille politique. Qui apparaît, malgré la façade de franche cordialité et de convenance sympathique sous le feu nourri des projecteurs des médias, beaucoup plus fragilisée et divisée qu’il n’y paraît.

D’une part, le poids au sein de l’appareil politique du plus radical des représentants de la droite républicaine Eric CIOTTI est loin d’être anodin. Un peu plus de 39 % des 148 000 militants encartés au sein du parti LR et désireux de s’exprimer par leurs voix, ce n’est pas rien.

D’ailleurs, quelques heures après l’annonce des résultats, deux des plus sérieux rivaux de Valérie PECRESSE à la présidentielle 2022, Marine LE PEN et Eric ZEMMOUR se sont déjà fendus de demandes de ralliement à leurs propres causes auprès des soutiens du candidat défait.

 

 

Lequel n’a jamais caché ni ses liens de camaraderie ni sa préférence de vote dans le cas d’un second tour face à Emmanuel MACRON pour Eric ZEMMOUR !

Jusqu’où iront donc l’intérêt et la fidélité à l’esprit de la famille LR chez les partisans du parlementaire des Alpes-Maritimes qui devient indubitablement l’arbitre de ces présidentielles ? Une chose semble évidente au vue des divergences très nettes d’opinion qui existent au sein de la famille gaulliste sur certains grands dossiers prioritaires que la porosité des voix LR sera certainement une réalité palpable en avril prochain.

 

 

Rassembler l’ensemble de la droite et du centre droit : un terrain de jeu délicat…

 

A un degré moindre parce moins clivant que les susnommés partisans précédents, un son de cloche identique pourrait ternir quelque peu les velléités conquérantes de la lauréate si les déçus du premier tour ne la suivaient pas à ses côtés dans cette aventure à 100 % !

A ce titre, en vaincu honorable et tolérant dans l’acceptation de la défaite, Xavier BERTRAND semble beau joueur et tout acquis à la cause de Valérie PECRESSE pour la suite du périple élyséen. Alors qu’il était le candidat préféré des Français se reconnaissant dans les valeurs de la droite traditionnelle selon les innombrables sondages d’opinion d’avant la primaire…

Mais que penser, a contrario, de l’attitude plus que mitigée et nettement contradictoire de l’européaniste Michel BARNIER qui a accusé le coup après la défaite en soutenant la gagnante du bout des lèvres ! Une attitude étrange qui ne grandit pas ce haut personnage de l’Etat en matière d’humilité…et d’esprit de famille !

Le second chantier de Valérie PECRESSE qui se plaît à rappeler à tout va qu’elle peut le faire pour vaincre Emmanuel MACRON en avril prochain alors que sa côte de popularité au premier tour n’a jamais excédé 12 % (!), devra fédérer toutes les composantes de la droite et du centre droit pour y parvenir.

Un terrain de jeu risqué, nettement plus vaste et plus ardu que de s’approprier les suffrages des 150 000 militants que comptent aujourd’hui Les Républicains dans l’Hexagone.

D’autant que cette frange de la population citoyenne est très courtisée par le locataire de l’Elysée qui en a fait l’une des clés de voûte de sa tactique inédite (le « en même temps » de pure politique avec la gauche et la droite réunies sous la même bannière identitaire au gouvernement). Et que les extrêmes convoitent également avec avidité et appétit les déçus de la droite « molle » ou trop encline à flirter de près avec le pouvoir en place à l’heure actuelle.

Il restera ensuite à Valérie PECRESSE à élargir le champ d’action à l’ensemble des citoyens français de tout bord. Quel que soit leurs appétences politiques et leurs appartenances à une caste sociale.   

La présidente de la Région lle-de-France ne manque ni de courage ni d’audace pour y parvenir. En outre, la première de ses victoires est de placer pour la première fois dans l’histoire de la famille gaulliste une femme sur la plus haute marche du piédestal présidentiable. C’est une opportunité rarissime qu’elle ne voudra pas gâcher…

 

Thierry BRET

 

 

 

Elle est « tout feu, tout flamme » l’incandescente Silvana VUCIC ! L’artiste polymorphe nous revient au zénith de sa forme, en cette période bénie des dieux et de féérie, avec les festivités de la Noël, pour illuminer la scène de ses exploits. Un spectacle de danse avec le feu où accompagnée de ses deux comparses, Olivier et Laurent, la « brûlante » artiste illumine la nuit de figures oniriques et sensuelles…

 

AUXERRE : « Light my fire » clamait à la face du monde le bondissant et imprévisible Jim MORRISON, apôtre des DOORS, en 1967 ! Ce feu brûlant qui lui coulait dans les veines a su faire des émules de génération en génération à travers le monde. Incontestablement, l’égérie de la culture hybride et décalée de l’Yonne, la fantasque et troublante artiste d’origine serbe Silvana VUCIC, se consume des mêmes envies que l’éternel Roi Lézard californien. Dont on a commémoré dans une indifférence quasi générale (surtout en France alors que l’auteur de « The End » est inhumé au Père Lachaise depuis juillet 1971 le cinquantième anniversaire de sa disparition).

Ce feu rédempteur et purificateur, si mystérieux et tellement fascinant, la « Belle » tente de le dompter avec aisance et après beaucoup de travail depuis plusieurs semaines. Pas toute seule et avec précaution, certes. Aux côtés d’Olivier et de Laurent. Formant ainsi un trio atypique et inattendu, baptisé les CATS’FIRE. « Les Chats du feu » ?!

 

 

Une touche-à-tout de génie qui ose se mettre à nue…

 

L’avant-première de ce spectacle enflammé a eu lieu à Charbuy il y a peu. Vibrant, captivant, enivrant. L’ensorceleuse Silvana se transcende intérieurement avec sa grâce et par sa gestuelle sous les sonorités de la musique lénifiante, faisant rêver les spectateurs aux yeux écarquillés. De la magie, sans aucun doute. Noire, peut-être, à l’identique des tenues sombres portées par ces trois esthètes de l’art absolu qui n’hésitent pas à cracher le feu et à jongler avec l’incandescence ?

Eclectique jusqu’au bout des ongles, Silvana VUCIC accumule les talents. L’imaginaire est débridé. Les idées fourmillent dans un esprit qui tourne bien rond celui-là, à la différence du regretté MORRISON !

Photographie, plasticienne, peinture (y compris sur le corps car la jeune femme aime se « mettre à nue » même dans l’interprétation de ses œuvres), dessins, compositions, explorations multi-sensorielles composent cet incroyable patchwork de créativité qui fait de cette auxerroise d’adoption une artiste libre et complète. Tout ce qu’elle touche se mue en or côté inventivité !

Alors, travailler sur un projet où elle deviendrait la muse du feu sacré originel qui a su façonner l’humanité depuis la nuit des temps ne lui fait pas peur.

 

 

La recherche d’une créativité encore plus aboutie…

 

Sous la tutelle de l’association CREASIS & Cie, voilà que naît ce trio à l’appellation animalière qui fait penser au ronronnement du feu dans la cheminée ! Un doux feulement sur le papier mais très expressif dès sa représentation scénique. L’exercice est complémentaire. Chacun muni de ses accessoires offre sa technicité, sa fluidité harmonieuse à l’ensemble. Le plaisir est bien là, palpable, entre ce trio à l’esthétique parachevée. Preuve d’une grande complicité ouvrant sur l’amitié.

Et puis, par-dessus tout, il y a ce symbole de la puissance domptée, en apparence. Ce feu qui crée une atmosphère hypnotique, presque surnaturelle, faisant de Silvana VUCIC cette grande prêtresse toute de noir vêtue qui se livre là à un étrange rituel. Entre arts martiaux et jonglerie, immersion dans la période moyenâgeuse et univers circassien. Un melting-pot finement orchestré.

 

 

 

Féline, sauvageonne, indomptable (« Angélique marquise des Anges » pour les plus anciens ayant des références cinématographiques !), Silvana VUCIC endosse tous les qualificatifs, au vu de sa brillante prestation. L’artiste s’ouvre à une créativité encore plus aboutie, faisant éclore ses envies à fleur de derme, entre sensibilité et intuition. L’émotivité est présente.  

La performance ne fait que débuter. Ce soir à Bazarnes, si les conditions météorologiques le permettent car le feu, c’est bien connu, n’aime ni la pluie ni le vent. Un peu plus tard à Auxerre, à la mi-décembre.

Ailleurs sans doute dès que ce spectacle bluffant à bien des égards et insolite franchira les frontières de l’Yonne. Une représentation lumineuse qui devrait se propager comme une trainée de poudre à l’échelle régionale, voire nationale, du fait du charisme de son artiste « incendiaire » et éclairée…

 

Thierry BRET

 

 

 

 

La belle initiative altruiste de la semaine est à mettre à l’actif de la municipalité de Monéteau. Illuminer en orange le bâtiment de la mairie. Un acte non anodin qui ne situe pas dans la prochaine configuration des fêtes de fin d’année. Non, il s’agit là d’un acte militant pour marquer son soutien à la Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes. Un militantisme qui aurait pu déborder dans d’autres grandes localités de l’Yonne, restées elles dans la pénombre…

 

BILLET :

 

Lundi

 

Interrogé sur les vacances de fin d’année, le secrétaire d'Etat chargé du Tourisme Jean-Baptiste LEMOYNE l’a déclaré haut et fort ce matin sur France Info : « nous sommes outillés pour faire face à cette nouvelle vague de COVID-19… ». La verve et l’enthousiasme de l’ancien président de l’agence Yonne Tourisme sont bien connus. Ce qui l’était sans doute moins ce jour-là, c’était l’arrivée prochaine d’un certain variant sud-africain « Omicron », susceptible de rabattre bien des cartes…

 

Mardi 

 

La Coupe du monde de football 2022 attribuée au Qatar sera-t-elle celle de la honte ? Entachée depuis longtemps de soupçons de corruption, la grande « fête » sportive attendue par des dizaines de millions de personnes devra compter avec le nombre de travailleurs morts sur les chantiers de construction des infrastructures devant accueillir les compétitions. Originaires pour la plupart du Pakistan, d’Inde, du Népal ou du Bangladesh, ils seraient ainsi plusieurs milliers à avoir perdu la vie, exposés à des chaleurs extrêmes. Le chiffre terrifiant de 6 500 victimes a même été avancé ! Transformant les stades en véritables cimetières…

 

 

Mercredi 

 

Des tensions avaient éclaté en août dernier à Auxerre, entre des militants de l’association de protection animale « Respectons » et le cirque de Rome, venu planter son chapiteau quelques jours dans le chef-lieu de l’Yonne. Les premiers accusant les seconds de faire vivre leurs animaux dans des cages et de maltraitance, en leur faisant exécuter des numéros de dressage sous la contrainte. Les camions et caravanes ont depuis repris la route. Mais subsiste pour longtemps encore, trace de leur passage, sous forme d’un affichage sauvage protéiforme, à l’image de ce visuel capté boulevard Vauban à Auxerre, dont les habitants n’ont pas fini de « bouffer » du lion !

 

 

Jeudi

  

Ce jeudi 25 novembre marque la journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes. L’initiative prise par la municipalité de Monéteau d’illuminer en orange ce soir-là les bâtiments de la mairie, couleur symbole de cette journée est à saluer des deux mains. Et si chaque commune relevait le défi et colorait à l’unisson ses bâtiments les plus emblématiques… ? Tour de l’horloge à Auxerre, Hôtel de ville de Sens, remparts d’Avallon, pont de Joigny, Hôtel dieu de Tonnerre… Belle façon de sensibiliser le plus grand monde et rappeler qu’en 2020, les violences conjugales ont augmenté de 10 %, faisant au total près de 160 000 victimes.

 

Vendredi

 

La 37ème campagne d’hiver des Restos du Cœur vient d’être lancée. Les responsables de l’antenne auxerroise veulent recueillir un maximum de jouets en perspective de l’arbre de Noël qu’ils souhaitent organiser à destination des plus démunis… A leur création à l’automne 1985, il n’est pas certain que COLUCHE ait pu imaginer que 36 ans après, les restos seraient toujours là et même devenus indispensables… « Enfoiré ! ».

 

Samedi

 

Eric ZEMMOUR est à deux doigts de se déclarer candidat aux prochaines présidentielles. Voire même depuis son déplacement à Marseille ce samedi, à un doigt de le faire… Doigt d’honneur ou de déshonneur, chacun jugera mais en tous les cas, un geste déplacé bien loin d’une stature présidentielle. Comme dirait François FILLON : « Imagine-t-on un seul instant le Général de GAULLE, etc… ».

 

Dimanche

 

Depuis l’enquête diffusée jeudi dans le cadre de l’émission « Envoyé spécial », Nicolas HULOT est dans la tourmente. Son nom venant grossir la liste des personnalités politiques ou médiatiques visées ces derniers mois par des accusations de viols ou agressions sexuelles. Longtemps circonscrite à la planète artistique, la déferlante « Me too » balaiera-t-elle un jour ces deux mondes où l’omerta et le non-dit sont encore trop présents ?

 

Dominique BERNERD

 

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