Vide de chez vide le rayon des moutardes de l’un des commerces alimentaires emblématiques du cœur de ville d’Auxerre ! Alors que la mayonnaise et le ketchup affichent une « bonne santé » en termes de production, au vu du nombre de pots garnissant les étalages, le fameux condiment dont la Bourgogne a fait l’une de ses spécialités culinaires reconnues à l’international a totalement disparu des supermarchés. Le retour à la normale côté approvisionnement n’est pas prévu avant le printemps 2023 !

 

AUXERRE : Laissez tomber la moutarde, devenue une denrée rare en France à l’instar des autres pays du globe et privilégiez désormais des sauces au yaourt, à base de raifort ou à l’échalote en guise d’accompagnement de vos viandes, de vos plats ou de vos frites lors des repas ! Quant à la vinaigrette, elle se fera de la manière la plus édulcorée qui soit, à l’huile et au vinaigre !

Dans la série estivale des nombreuses pénuries qui s’accumulent à n’en plus finir à la façon des sagas interminables du style NETFLIX en cette année 2022, celle qui s’agrémente autour de la moutarde n’est donc pas prête de se terminer, selon les spécialistes.

 

Le Canada, à la source du problème…

 

La faible production de la graine nécessaire à la composition de ce condiment très goûteux dont la Côte d’Or s’enorgueillit en période normale côté fabrication est à l’origine de cette incroyable situation que personne n’envisageait de vivre un jour. Pas même les gastronomes et autres épicuriens avisés, n’est-ce pas cher Gauthier PAJONA !

Où se situe donc l’origine réelle du problème ? De la Russie qui nous aurait coupés sine die le robinet de ce précieux auxiliaire alimentaire servant à faire avaler une viande un tantinet trop cuite ?

De l’Ukraine qui ne peut plus exporter ces fameuses graines dont on a tant besoin en France (et surtout en Bourgogne centrale pour en concevoir des milliers de pots) parce que ses zones portuaires sur la mer Noire subissent un blocus ? Que nenni !

 

 

Même si les deux frères ennemis de l’instant intègrent la catégorie des producteurs de ces graines, il faut se tourner de l’autre côté de l’Atlantique pour entrevoir avec pertinence la véritable problématique.

Au Canada, précisément, numéro un de l’exportation mondiale de ce produit qu’il cultive de manière intensive. Or, la forte sécheresse (déjà) survenue en 2021 a réduit à néant ou presque (une baisse de plus de 50 %) la production de la fameuse graine.

Conséquence : on connaît la suite face à ces phénomènes économiques qui deviennent récurrents, une production en berne pour alimenter le réseau mondial et des prix qui ont pris la poudre d’escampette de manière vertigineuse vers la hausse !

 

Une production française insuffisante pour répondre aux besoins…

 

C’est très simple : selon les analyses officielles, le prix de la moutarde a grimpé de 9 % en l’espace d’une année. De quoi grever un peu plus le porte-monnaie des consommateurs de l’Hexagone qui n’en sont plus à une augmentation près, au niveau des denrées alimentaires.

La disparition des pots de moutarde des rayonnages risque de perdurer. D’une part, les conditions climatiques de cet été 2022 caniculaire n’ont guère été favorables au développement de la graine tant en France qu’au pays de l’Erable. D’où un impact certain sur les récoltes.

D’autre part, le conflit situé à l’est de l’Europe ne permet pas à la Russie, sous le joug des sanctions économiques occidentales, et à l’Ukraine, prise dans la tenaille de l’Ours russe en mer Noire, de livrer leurs graines sans rencontrer de réelles difficultés.

Il reste toutefois la culture pratiquée dans l’Hexagone qui représente 50 % de la production européenne. Mais, celle-ci est insuffisante pour couvrir les besoins de la consommation française et satisfaire pleinement les amateurs du condiment si savoureux.

Bref, plutôt que la moutarde ne nous titille fortement les narines de sa trop longue absence, il vaut mieux prendre son mal en patience en se rabattant sur la mayonnaise et le ketchup qui eux regorgent sur les étals !

 

 

  

En savoir plus :

 

Les professionnels de la filière moutarde sont regroupés au sein d’une structure, baptisée l’Association Moutarde de Bourgogne qui fédère différents pôles.

L’un est consacré à la recherche pour la sélection des variétés, l’autre concerne la production – il est géré par l’Association des Producteurs de Graines de Moutarde de Bourgogne dont sont membres les producteurs et les organismes stockeurs dont Dijon Céréales, 110 Bourgogne, Soufflet…-,  le troisième volet se rapporte à la transformation au sein duquel on retrouve les industriels moutardiers comme UNILEVER, Reine de Dijon, Fallot, etc.

 

   

Thierry BRET

 

Il n’est pas question de s’illusionner sur les difficultés économiques, financières et sécuritaires qui existent, tant sur le plan national que sur le plan international. Mais, il est bon, aussi, de s’arrêter un peu sur les signes positifs autour de nous. Nous avons des raisons de croire en l’homme et dans sa capacité à aider son voisin dans la peine et le désarroi. Nous devons montrer à notre jeunesse qu’elle peut aussi sourire à la vie. Nous pouvons affirmer à nos anciens, que nous serons toujours présents pour les accompagner dans leurs difficultés ou leur mal-être…

 

TRIBUNE: La France doit faire face à une flambée d’incendies gigantesques. Résultats : plusieurs pays d’Europe nous envoient des dizaines de sapeurs-pompiers et deux d’entre eux, l’Italie et la Grèce nous prêtent des « Canadairs ». Un bel élan de solidarité qu’il faut saluer.

Ajoutons que de nombreux jeunes, des paysans, des locaux, ont apporté leur concours aux soldats du feu. À chaque fois qu’une catastrophe naturelle survient sur n’importe quel point chaud de la planète, la solidarité s’organise : envoi de professionnels et de bénévoles aguerris, expédition de vivres, de médicaments, de vêtements…

Plus récemment, l’Ukraine, la Russie, la Turquie… se sont bon an mal an organisés afin de permettre l’acheminement des céréales ukrainiennes bloquées. En France, comme partout en Europe, des familles ukrainiennes qui fuient la guerre sont accueillies…

 

 

Malgré ses contradictions, le monde peut se révéler fraternel…

 

En France, les associations sont nombreuses à soutenir nos contemporains dans la souffrance : les SDF, les vieillards, les sans-abris, les réfugiés, ceux qui souffrent de la faim, les mal-logés… C’est tout un monde qui connaît en profondeur les maux de nos sociétés modernes.

Au-delà des structures associatives, c'est aussi une fraternité qui s’impose d’elle-même. Les témoignages sont nombreux : tel jeune couple échange quelques heures de garde d’enfants avec des « anciens » contre les courses au supermarché, tel autre qui n’a plus la force de ramasser les fruits du verger en les laissant pourrir, partage ses petites récoltes afin de profiter aussi de quelques pommes…

Au moment des grandes inondations, c'est le même scénario : les populations locales hébergent les victimes du sinistre. Des collectes de nourriture et de vêtements s’organisent spontanément. D’autres apportent leur concours pour nettoyer la boue recouvrant les maisons…

Bref, même si nous vivons dans un monde imparfait et ourlé de contradictions, il peut se révéler fraternel.

 

 

« Honorer » ses parents constitue un droit et un devoir…

 

Les familles bougent sans cesse aujourd’hui. Rendant complexes les rapports « parents-enfants » qui sont de plus en plus difficiles, pour ne pas dire conflictuels. On entend trop souvent dire : « Je ne parle plus à mes parents » !

Douloureuse réalité, d’autant plus culpabilisante pour les croyants, si on doit suivre l’un des Dix Commandements communs aux juifs et aux chrétiens : « Tu honoreras ton père et ta mère » !

Précision linguistique fondamentale : « honorer » à l’époque signifiait : « Tu ne les laisseras pas mourir de faim ni de froid ».

Que nous coupions parfois certains liens avec la famille, c’est peut être une nécessité sur le terrain psychologique. Toutefois, cette disposition ne peut pas nous empêcher d’être solidaire de notre propre famille.

 

Le paradoxe de l’humain, tantôt fraternel, tantôt égoïste…

 

Imposer la fraternité par la loi, ça ne fonctionnera jamais. C’est d’abord une approche personnelle qui vient de l’esprit et du cœur. La fraternité, ça s’apprend dès le plus jeune âge par l’exemple et le témoignage.

Sur ce point, la France a toujours été un pays exemplaire. C’est d’abord la nation où sont nés « les Droits de l’Homme », une lumière pour le monde. Mais, aujourd’hui, sommes-nous fraternels ou égoïstes ?

Les deux, mon capitaine ! Là se situe notre paradoxe. Nous sommes tantôt l’un, tantôt l’autre. Retenons que les paradoxes peuvent être conciliés ! La différence qui existe entre deux choses qui paraissent diamétralement opposées, comme la fraternité et l’égoïsme, n’est qu’une différence de degré.

 

 

« Tous les paradoxes sont conciliables… »…

 

La fraternité et l’égoïsme peuvent se concilier si on considère qu’il s’agit de deux pôles d’un même axe. Fraternité et égoïsme sont identiques par nature. Mais, différentes par les degrés. Ce que l’on oppose n’est en fait que deux éléments reliés par un même axe : c’est la « réconciliation universelle » des pôles opposés. Il en va de même pour le tout : l’esprit et la matière ne sont que les deux pôles d’une même nature…

Parfois, notre attitude s’approche de l’égoïsme et souvent, elle se rapproche de la fraternité : là est notre espoir. Nous pouvons tout et son contraire. Mais, nous avons toujours été sensibles à la détresse de nos voisins sans se soucier de la couleur de leur peau, de leurs convictions politiques, de leurs pratiques religieuses…

« Tout est double… Tout a deux extrêmes ; semblable et dissemblable ont la même signification… Les extrêmes se touchent ; toutes les vérités ne sont pas des demi-vérités ; tous les paradoxes peuvent être conciliés ». Le Kybalion.

 

Jean-Paul ALLOU

 

 

De qui se moque-t-on à la fin ? Sommes-nous les éternels dindons de la farce ou alors nos quotients intellectuels d’Occidentaux sont devenus tellement évanescents au fil des décennies que nous ne possédons plus une once de jugeote ni de discernement !

Sur le registre des sanctions économiques que nous avons, nous autres les Occidentaux et en particulier les Européens, décidé de déployer face à l’ogre russe, il est aussi limpide que de l’eau de roche de constater que les premières victimes de ce couperet très perfectible sont les Européens eux-mêmes ! Un état de fait qui procure une grande joie à peine voilée au maître du Kremlin comme de manière plus insidieuse à la Maison Blanche…

Pauvres Européens que nous sommes, coincés entre l’enclume et le marteau, le cynisme des uns et l’hypocrisie affichée en façade des autres !

Force est d’observer que cinq mois après le déclenchement de cette barbarie sans nom qui se joue sur le théâtre des opérations en Ukraine, à deux heures de vol de Paris et à quelques milliers de kilomètres à peine de chez nous, les victimes collatérales de ce conflit sont les pays de l’Union européenne.

 

 

 

Peut-on entrevoir le bout du tunnel alors que celui-ci n’est même pas construit !

 

 

On aura beau tancer le tyran de Moscou d’infléchir ses positions, de respecter enfin sa parole donnée – vingt-quatre heures après avoir signé les accords de coopération à la libre circulation des céréales ukrainiennes sous l’égide des Nations Unies et de la Turquie par la mer Noire, les Russes balancent déjà leurs premiers missiles meurtriers sur un centre de traitement desdites céréales dans le port d’Odessa ! -, il faut se rendre à l’évidence : rien n’y fait !

Et nous autres, depuis Bruxelles, avec notre diplomatie endimanchée et conventionnelle, trop condescendante à la limite du supportable, de l’utopie et de la faiblesse, tentons de faire passer la pilule en y croyant encore !  

Pendant ce temps-là, les Français à l’instar des Européens, souffrent dans leur quotidien. Et ce ne sont pas les atermoiements, les cris d’orfraie et les gesticulations des parlementaires qui peinent à trouver des solutions potables et pérennes pour leurs administrés qui y changeront quelque chose.

D’usine à gaz – sans jeu de mot ! – aux préconisations de bout de chandelle, les choses tentent tant bien que mal de se mettre en place au Palais Bourbon afin de peaufiner des textes de loi sur le pouvoir d’achat et la maîtrise des dépenses énergétiques qui n’empêcheront pas nos concitoyens de connaître une zone de turbulence sans nom dans laquelle ils ne sont pas prêts de sortir.

Cela pourrait être un proverbe chinois : mais avant de voir le bout du tunnel et sa lumière salvatrice, encore eu-t-il fallu qu’il y en ait un vers lequel s’engouffrer !

 

 

 

On n’est plus à une surprise près, voire à une aberration de plus en géopolitique…

 

  

Etre solidaire de l’Ukraine et de sa liberté inconditionnelle au nom des Droits de l’Homme et de tous les sacro-saints principes internationaux qui régissent ce bas monde est une chose louable à bien des égards. Mais, devenir les vassaux de tout un système parallèle où l’inflation, la corruption et la spéculation sont reines en légitimant le bien-fondé de certains états et leurs appareils économiques en est une autre !

Du fait de leur indécrottable naïveté et de leur frilosité patente, les démocraties européennes n’ont pas su anticiper la catastrophe planétaire qui nous gagne chaque jour.

Faisant des yeux de Chimène à un Vladimir POUTINE de plus en plus arrogant et brutal, empereur absolu du cynisme, de la perfidie et du mensonge depuis vingt-deux ans de pouvoir.

Laissant faire un Viktor ORBAN, « prince » de Hongrie, qui selon ses caprices et ses sautes d’humeur nationalistes, se transforme en girouette du jour au lendemain avec la bénédiction urbi et orbi de son mentor, l’homme du Kremlin, toujours là bien placé dans l’ombre et en embuscade pour faire ployer les démocraties que nous représentons !

Ce même ORBAN qui est opposé depuis le début aux sanctions économiques envers la Russie – même si elles ne servent à rien et se retournent tel un boomerang contre leurs auteurs ! - ne vient-il pas de donner cette semaine un grand coup de pied dans la fourmilière européenne en se plaçant sous la protection énergétique durable (et gazière) de son ami de toujours, le résident de Moscou !

Et dire que la Hongrie est membre à part entière de l’Union européenne – elle profite très largement de ses deniers sous formes de subventions sonnantes et trébuchantes qui lui permet d’exister – et de l’OTAN ! Mais, sous le boisseau de la géopolitique, on n’est plus à une surprise près, ni à une aberration de plus !

 

 

 

Apprendre à vivre dans l’Europe de l’austérité et de l’angoisse permanente…

 

 

On pourrait en dire tout autant de l’autocrate si humaniste de Turquie qu’est Recep Tayyip ERDOGAN, qui en grand seigneur et digne héritier de l’empire ottoman abat ses cartes au jour le jour comme au jeu de poker – entre bluff, tricherie et mensonges – pour tirer la couverture à soi.

Oui, mais après la pluie de missiles russes qui vient de fracasser les installations portuaires d’Odessa et son centre de traitement des céréales, et surtout le pseudo accord sur lequel il a planché depuis tant de jours, le dirigeant de ce pays hautement stratégique doit fulminer et l’avoir mauvaise après la dernière vacherie signée de son ex-ami POUTINE ! Gare à sa réaction !

Pendant ce temps-là, nous l’avons dit les peuples européens sont invités à se serrer la ceinture, à réduire le chauffage, à consommer moins de carburant en privilégiant la mobilité douce – un euphémisme que celui-ci dans les zones rurales ! -, à se passer de moutarde (fabriquée il va de soi en Ukraine !), à vivre et à se complaire dans l’austérité éternelle (faites ce que je dis, pas ce que je fais !), à se projeter dans un futur anxiogène et sans lueur d’espérance, et si possible à ne pas émettre d’avis personnel ni avoir l’once d’une idée positive pour s’en sortir ! En bons moutons de Panurge que nous sommes.

Bienvenue donc dans cette Europe du XXIème siècle aux pieds d’argile qui vacille assurément…

 

Thierry BRET

 

 

 

Projeter le quatrième opus cinématographique narrant les folles aventures du « dieu du tonnerre » dans la seule ville hexagonale qui porte un nom à l’identique du super héros de la saga des « Marvel » ne relevait nullement du pur hasard. Un joli coup de pub médiatique à porter au crédit de la cité orientale de l’Yonne qui n’en demandait pas tant, ni pour son cinéma-théâtre, ornementé de tous les attributs décoratifs d’usage pour faire de cet évènement culturel l’un des moments phare de l’année…

 

TONNERRE : C’est un retentissant « coup de tonnerre » qui a résonné au-dessus de la localité éponyme, chère à Cédric CLECH, édile de la ville et professionnel de la communication audiovisuelle !

Organiser une avant-première cinématographique nationale dans le charmant complexe du cinéma-théâtre qui jouxte l’hôtel de ville s’est très vite révélé fructueux quant aux retombées médiatiques, en amont et en aval de l’évènement.

La preuve : « Le Figaro », « Le Huffington Post » ou les antennes de « France Télévisions », sans omettre la presse régionale, se sont fait largement écho de cette soirée spéciale, peu ordinaire, qu’auront pu vivre durant près de deux heures 141 cinéphiles « privilégiés », choisis par tirage au sort ou invités par l’organisation, ce jour-là.

Concoctée par la filiale française de la compagnie Walt DISNEY, la manifestation artistique aura permis à ces spectateurs chanceux de découvrir avant tout le monde, y compris le public de Paris qui ne l’aura visionné que six jours plus tard, le quatrième volet de la saga aventureuse de cette divinité « bodybuldée » qui brandit lors de ces combats épiques son fameux marteau, baptisé « Stormbreaker ». Il s’agit évidemment de Thor, l’un des super héros les plus populaires des studios Marvel qui n’en finissent plus de caracoler en tête du box-office planétaire et de glaner des succès phénoménaux en exploitant tous les filons de ces fameux personnages, initialement issus de la bande dessinée américaine.

 

 

Un long-métrage à couper le souffle qui surfe sur le succès…

 

Les alentours proches du cinéma-théâtre, dont la programmation incombe à la comédienne Mariana GIANI – cette dernière était joliment déguisée pour la circonstance - étaient pavoisés d’éléments festifs, panneaux publicitaires, personnages vêtus dans l’esprit très décorum de ce long-métrage et autre tapis rouge, donnant un petit air de « Croisette » à la cité tonnerroise.   

Quatrième épisode de cette saga orchestrée autour de ce mythologique guerrier évoquant le grand nord – ce dieu de la protection, de la force et de la fertilité était vénéré par les peuples germaniques et scandinaves aux temps jadis -, « Love and thunder » (littéralement « amour et tonnerre ») a été réalisé par Taika WAITITI qui en a par ailleurs co-écrit le scénario : on n’est finalement jamais aussi bien servi que par soi-même !

Du côté de l’intrigue, précisons que ce film à effets spéciaux spectaculaires narre les aventures cosmiques et dangereuses du héros principal qui affublé de son emblématique marteau, et que rien n’altère ni n’arrête, part affronter un tueur galactique répondant au doux nom de Gorr, surnommé le « Boucher des dieux » !

Tout un programme à couper le souffle, en vérité, qui nous éloigne des scénarii imaginés par  Woody ALLEN, Claude LELOUCH ou Jean-Luc GODARD, pour les puristes du septième art !

 

 

Une petite demi-heure avant le « Grand Rex » à Paris…

 

Nonobstant, ce « coup de foudre », non pas à « Nothing Hill » mais sur la ville qui accueille la fosse Dionne, a suscité que du bonheur dans l’existence de la charmante Mariana GIANI, programmatrice du cinéma-théâtre, placé sous le feu nourri des projecteurs de la France entière ou presque.

« Ce projet à peine croyable et magnifique est le fruit d’un partenariat avec l’un des plus gros distributeurs de France, explique-t-elle, d’ordinaire, nous touchons ces films trois à quatre semaines après leur sortie nationale. Là, nous l’avons obtenu six jours avant les autres salles de l’Hexagone et même une demi-heure avant la mythique salle du « Grand Rex » à Paris ! ».

La jeune femme, habillée en Valkyrie – l’une des héroïnes de ce dernier épisode présenté à l’affiche depuis le 20 juillet aux côtés des autres succès de l’été – n’en revient toujours pas de cette inoubliable expérience vécue grâce à la complicité de la maison Disney.

Un seul regret, toutefois pour elle, que les 5 000 habitants de Tonnerre n’aient pu assister tous à cette séance exceptionnelle et valorisante pour la promotion culturelle de la ville.

Mais, par chance, ils auront toujours la faculté de pouvoir visionner ce film américain à fort potentiel aux heures chaudes de la journée ou en soirée, en se rendant entre amis ou en famille dans leur cinéma de prédilection. Du rêve et de la détente sur grand écran avec le mythe de « Si j’avais un marteau » !

 

Thierry BRET

 

C’est incontestablement le « tube » de l’été en France ! Serge REGGIANI s’en était inspiré en 1982, gratifiant ses admirateurs de l’un de ses fameux titres composés pour son album annuel de ce doux mot suave qui fleure bon la sérénité retrouvée, la propreté, l’environnement et le bien-être : « Poubelle » ! Un terme devenu depuis plusieurs semaines le référent de la salubrité bien ordonnée dans les grandes villes qui suffoquent à cause de la canicule et des odeurs pestilentielles comme à Marseille, Paris ou…Auxerre.   

 

BILLET :

 

Lundi

 

L’on connaissait déjà l’accouchement sous X, synonyme d’enfant confié à sa naissance à l’aide sociale à l’enfance pour une éventuelle adoption. Doit-on désormais parler de « décès sous X », si l’on en juge par cet avis d’obsèques paru dans les colonnes de « L’Yonne Républicaine » le 15 juillet dernier… ? Un patronyme pour le moins difficile à prononcer. A moins que le doigt du stagiaire ait fourché sur le clavier !

 

 

Mardi

 

Les horaires d’ouverture des différentes déchetteries de l’agglomération auxerroise ont pris leur tempo estival ! Accessibles seulement le matin jusqu’à 13h15, il n’est pas rare d’y voir se former d’impressionnants « bouchons », comme ici à Auxerre…On peut toujours positiver et s’imaginer être sur l’autoroute, un jour de départ en vacances, classé rouge par Bison Futé !

 

 

Mercredi

 

Qu’on les appelle éboueurs, agents de propreté ou « ripeurs » ne change rien à la chose. Leur métier fait partie des moins prestigieux sur l’échelle sociale et ces travailleurs de l’ombre ne semblent exister et gagner en notoriété que lorsqu’ils sont absents du paysage urbain ! Une timide reconnaissance de leur action avait vu le jour lors du premier confinement. Mais, cela n’aura duré que ce que durent les roses, bien vite oubliée une fois la liberté de circuler retrouvée. Un métier pour le moins pénible et souvent dangereux, dans un univers malodorant, exercé en toutes saisons, sous la pire canicule comme sous les frimas les plus rigoureux… Les poubelles s’entassant depuis une dizaine de jours sur les trottoirs auxerrois nous rappellent ce qu’on leur doit. Juste envie en ce nouveau jour de grève de les saluer et leur dire merci !  

 

Jeudi

 

Après la diplomatie du caviar, celle du gaz ! L’Union européenne a annoncé avoir conclu un accord avec l’Azerbaïdjan, avec l’objectif de faire passer ses importations de gaz naturel en provenance de ce pays du Caucase de 8 à 20 milliards de mètres cubes. Un pays que la présidente de la Commission européenne, Ursula von DER LEYEN, juge « fiable et digne de confiance… ». Un riant pays, bien connu pour son respect des droits de l’homme et la totale liberté d’expression accordée à ses opposants ! Décidément, le gaz n’a pas d’odeur…

 

Vendredi

 

L’air serait-il à son tour devenu matière précieuse et rare… ? Nous parvient-t-il d’Ukraine lui aussi… ? Pas moins de deux euros demandés pour vérifier ou faire vérifier la pression des pneus de son véhicule dans ce garage auxerrois, là où il n’y a pas si longtemps la gratuité était de mise ou se soldait par une piécette donnée à l’apprenti. Une histoire qui en tous les cas ne manque pas d’air !

 

 

Samedi

 

Il fait chaud ce 16 juillet à Paris… Comme il faisait chaud ce 16 juillet 1942 il y a tout juste 80 ans, lorsqu’à compter de 04 h du matin, plus de 7 000 policiers et gendarmes sous les ordres du secrétaire général de la police de Vichy, René BOUSQUET, plus de 13 000 juifs parisiens furent appréhendés et rassemblés au Vel d'Hiv, avant d’être déportés vers les camps de la mort. Ils ne furent qu’une centaine à en revenir, mais aucun des 4 115 enfants arrêtés cette nuit-là. Il fallut attendre 53 ans pour qu’à la faveur d’un émouvant et courageux discours du président CHIRAC, soit reconnue en 1995 la pleine et entière responsabilité des seules autorités françaises dans cette rafle. Si quelques gradés ou simples gardiens de la paix surent conserver honneur et dignité en prévenant ou laissant fuir les personnes qu’ils étaient venus appréhender, combien de fonctionnaires zélés ont perdu alors toute part d’humanité ? Aucun ne fut inquiété à la Libération, pour cause de réconciliation nationale. Vivant le reste de leurs jours avec le seul poids de leur conscience…

 

 

Dimanche 

 

Pauvres parisiens ! Leurs poubelles débordent, comme ici, place de la Concorde et pas un maire à l’horizon, ganté de près, pour venir nettoyer les lieux ! Mais que fait Madame HIDALGO… ? Entre deux tournées de ramassage dans les quartiers, Crescent MARAULT, son homologue à la mairie d’Auxerre, saura-t-il trouver un peu de temps pour venir à son secours… ?  

 

Dominique BERNERD

 

 

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